Les 71 critiques de eddy sur Bd Paradisio...

Cette série est vraiment super chouettos, et chaque album est un petit bonheur. Je parlais d'un rythme lent au précédent tome ? Laissez tomber! Non seulement ça bouge, mais c'est en plus très rigolo. On tombe dans un merveilleux un peu Manga, une sorte de comptie enfantine, et l'ambiance rappelle les meilleurs Myazaki. Aaaah! Les sales cons qui se prennent une beigne ! Et Addidas, vraiment, elle est super !
Désoeuvré par eddy
Attention, voici une BD sur la BD. Mise en abyme de notre ami Lewis qui nous fait une BD pour expliquer pourquoi il arrête temporairement de faire de la BD. Concept intéressant, certes, et un peu contradictoire. Mais Lewis est le premier à démontrer ses contradictions tout au long de l'album, sous diverses formes (Dont l'intervention de Lapinot.) Point de vue dessin, je trouve que le progrès depuis son premier carnet de bord est indéniable, même si je ne suis pas sur de comparer des choses comparables. Point de vue fond, c'est effectivement sujet à de nombreuses polémiques, et heureusement, il ne démontre rien. On apprend plein de choses sur les dessinateurs, on accompagne Lewis dans ses raisonnements qu'on peut à loisir réfuter ou accepter, mais pas de message final sur une quelconque idéologie de la BD. Qu'est-ce qu'on peut en penser alors? Franchement, je rejoindrais Emile Bravo sur la dénomination exacte de ce type d'oeuvre : une auto-analyse psychiatrique. Je prends ce livre non pas comme un objet commercial ou artistique, mais plutôt comme une expiation personnelle de ses craintes et de sa crise de la quarantaine. C'est une réplique (au sens sismique du terme) de Approximativement. Et j'aime bien relire Approximativement de temps en temps. Donc j'aime bien ce bouquin. Mais c'est purement personnel.
Houlah ! Grand délire chez les mythos ! Revoilà l'illiade et l'odyssée intégralement réécrite ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les grands héros tragiques prennent du plomb dans l'aile! Le premier tome nous avait présenté un Héracles fragile sous sa masse de muscle, inculte, macho et crétin, et maintenant, nous tombons sur un Ulysse blasé, fatigué, et... Plus si affinité. La distribution des rôles est légèrement modifiée, et leurs psychologies mises à l'épreuve. Seul Socrate le demi-chien essaie de rester spectateur dans cette histoire, et c'est rigolo de voir la confrontation d'idée "musclée" entre Héracles le pragmatique et Homère le poète. Le dessin de Blain est et reste une merveille de mise en mouvement des personnage, et on espère une attente du tome 3 moins longue ! Pour les fans de cette "nouvelle vague" de la BD, cette BD est un incontournable.
A la première lecture, on se demande bien ce que c'est que cette BD. Est-ce de la pornographie, du délire absurde, de l'écriture automatique, bref, ou va-t-on ? Et puis on prend un peu de recul, et on retrouve alors un vieux combat de l'ami Sfar : réhabiliter sa chère philo qu'il aime tant. Et là, la deuxième lecture prend tout son sens ! Philo du sud au début, philo du nord ensuite, Sfar prend clairement parti puisqu'il y en a une qu'il adore et l'autre qu'il déteste. Tout cela dans une ambiance pour le moins licencieuse, mais pas gratuitement pornographique. C'est intelligent, touchant et léger... Maintenant, comme ca parle de sexe et que ce n'est pas du Manara, je ne sais pas comment ça va être accueilli par le public...
A la fin de la lecture de ce troisième tome, une conclusion évidente s'impose : Tanquerelle n'est pas qu'un dessinateur qui "s'inscrit dans la tendance nouvelle vague de la BD". Il est beaucoup plus que ça. On a souvent comparé son dessin à celui de Sfar et on l'a qualifié d'"élève". Non, Tanquerelle a son style propre et un talent indéniable mais surtout pas emprunté. Mais la force de sa série, c'est l'histoire et la narration. Et là, pardon, mais il s'impose parmi les meilleurs. Au delà des Tomes qui remontent dans le temps pour raconter les aventures des différents porteurs de l'anneaux, on découvre une histoire tout à fait palpitante de manipulation de masse, de magie noire et de sorcier dans une ambiance de conquête napoléonienne. Un seul regret, on aurait du voir monsieur de Saint-Loup "se rire des poisons" mais peut-être était-ce une image...
Une BD qui donne le sentiment de vivre chaque image, c'est rare. Une BD dont le tome 1 était une merveille et dont le tome 2 est encore plus fort, c'est également rare. La juxtaposition des photos et du dessin, pleinement maitrisée par Guilbert nous emporte dans cet hôpital de fortune mis en place par "Médecin sans frontières". Et tout à coup, la guerre n'est plus à l'autre bout du monde, l'horreur devient réelle, et la banalisation des journaux télévisée éclate comme une bulle. Et pourtant, pas de sensationalisme, juste un vrai témoignage d'une guerre d'il y a 20 ans, et qui a recommencé il y a peu. Et en plus, la découverte d'un peuple qui ne ressemble pas à sa caricature, d'une religion qui n'est pas nécessairement violente, des "Moudj'" qui sont d'une tendresse désarmante avec leurs enfants , des médecins simples et héroïques qui vont au bout d'eux-mêmes, et au milieu de tout ça, ... Le photographe.
Une adolescente se retrouve embrigadée dans une aventure d'héroïc-fantasy. Tiens, mais ne serait-ce pas un énième scenario de chez Soleil ? Tout faux ! Même si beaucoup d'allusions sont faites envers cette maison d'édition concurrente, cela ressemble plus à de la remise en place qu'à un hommage ! Vous vouliez une héroïne aux gros seins qui se bat à l'épée en string en guise d'armure ? Changez de BD d'urgence. Entre les 2 premières pages, on passe d'une ambiance de sitcom mièvre à une ambiance à la Conan le Barbare, tendance dure. Les héros principaux de la série apparaissent de manière anecdotique, l'histoire étant principalement celle de cette nouvelle héroïne qui va découvrir le sang, le sexe et la souffrance, et pas de manière édulcorée. Les couleurs donnent au dessin de Killofer un rendu superbe. Une BD qui donne envie de connaitre les autres oeuvres de ce dessinateur. Un seul point, pourquoi garder cet album dans la collection "Humour de rire" ? Parce que pour le coup, c'est pas l'éclat de rire à chaque page.
Comment qualifier Les chercheurs de trésors? C'est une bande d'amis si hétéroclytes qu'on ne parvient pas à savoir comment ils font pour s'aimer autant. Leurs aventures se passent dans Bagdad la magnifique, et ils doivent se battrent contre les démons sortis d'un mélange des contes des milles et une nuit et de cauchemars terrifiants. C'est un récit magique où la magie, la mort, la danse, la lumière et les ombres se mèlent étroitement, où la peur est un refuge et l'ange de la mort un ami innatendu. Mais ne le défiez pas ou bien cachez vous dans son ombre !
Après un troisième tome plus sombre, revoilà notre peintre pirate qui s'en revient chez lui. Et l'aventure est bien loin d'être terminée ! Le voilà embarqué dans la guilde des voleurs locale. Et ca bouge ! Et alors pour le mouvement, on peut faire confiance à Blain pour le restituer. Et puis on en apprends plus sur Jacques, le compagnon de voyage, et tout ce petit monde devient de plus en plus familier. Certes, ceux qui attendent le dénouement peuvet être un peu déçu, mais quand une bonne série dure, c'est pas forcément désagréable.
Je suis encore pas mal retourné par cet album. Même si cette grande bringue de vampire continue à virevolter entre ses amourettes (celle de cette album étant d'ailleurs super sensuelle), la légèreté passe un peu à la trappe au profit d'une violence étrange et presque défoulatoire. Les bonnes gens passent avec des torches et dessinnent des pentacles sur les maisons des sorciers. (Tiens? Ca ressemble à un phénomène connu, et malheureusement d'actualité...). Et les sorciers?? Bin cette fois-ci... Les sorciers, faut pas trop les chercher... Fini le temps de l'insouciance et du papillonnage, bienvenu dans un monde cruel, bête et presque animal.
Ce tome 6 devrait réconcilier tout le monde avec la série. Les critiques sont tombées sur le tome 4 comme quoi ça ne parlait pas assez de moto, le tome 5 et le retour de Bar2 en demi-album ont déclenchés pas mal de frustration, (dont la mienne, malgré ou à cause du talent indéniable de Bar2). Ce tome 6, c'est de la bourre,du "Vabro-Vabro", de l'arsouille comme on l'aime, et le dessin de Fane colle superbement ! Le meilleur album de la serie depuis le tome 1, et pourtant, les autres ne sont pas des albums de lopettes !
Une série profonde. Sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, cette bande dessinée a un rythme volontairement lent, pas forcément beaucoup de dialogue ni d'action. Mais qu'est-ce que c'est bien ! Les auteurs arrivent à mettre en scène des silences magnifiques ou 2 personnes se regardent sans rien dire parce qu'il n'y a rien à dire. Et puis les personnages : Pas de réels méchants dans cette série. Que des pauvres types écrasés par un destin qu'ils ne contrôlent pas. Même le commissaire imbécile qui envoie le père au trou au lieu de l'aider à retrouver sa petite fille n'est rien d'autre qu'un fonctionnaire frustré qui applique le règlement à la lettre parce qu'il est simplement dépassé. C'est minable, c'est bête, c'est toute l'humanité. Et puis un peu de merveilleux, du Alice au pays des merveilles pour ne plus revenir à la réalité. Certes, je suis moins enthousiaste que pour le tome 1, peut-être parce que je suis rentré dans le rythme, et j'attends la suite, comme les héros. Mais ça reste du très bon, et je continue à recommander.
Qu'est-ce qu'il est difficile de modérer son enthousiasme après la lecture de cette merveille. Dieu que ça palpite dans ce théâtre extraordinaire ! Nos bretteurs rimaillent et féraillent sans se départir de leur panache dans un monde onirique presque idéal ! Un absurde poétique, delicieusement aventureux, où se mèle un parfum d'Alexandre Dumas, un doigt de Munchausen, Molière, toujours, La fontaine encore et le roman de renard. Et c'est vraiment drôle! Et à chaque fois que je referme un tome nouvellement acheté, le même désespoir : il faut attendre le prochain !
Van Gogh, c'est un des personnages favoris de Larcenet. On le retrouve tout au long des gaudrioles qu'il a pu faire dans Fluide, à l'exception peut-être de Bill Baroud. (Regardez dans les aventures de Sigmund, le sherif se coupe une oreille pour peindre un tournesol... Si !) D'ailleurs, ce Van Gogh là est un mélange du peintre déjà décrit dans "Soyons fou", du fameux espion au brushing ridicule et aussi du héros du "combat ordinaire". Patchwork ? Non, de l'essence de Larcenet. J'ai lu sur le Forum qu'on qualifiait cet album de mélange entre "Goossens pour la premiere partie et David B. pour la deuxième". Un peu lapidaire peut-être comme description... Il y a effectivement cette dualité entre l'humour absurde et les visions de cauchemar, comme si on avait mergé les entremondes avec les albums fluide, les albums des "rêveurs" avec Bill Baroud. Mais ça reste du larcenet et du pur! Son dessin évolue, je trouve certaines scènes d'action magnifiques. Mais plus loin que ça, ce personnage, ce héros Mi-Baroud, Mi-Marco, finit par évoluer dans un monde d'angoisse et d'horreur, débarrassé de ses craintes et frustrations. Une sorte de super Larcenet enfin apaisé, débarrassé de sa peur de la mort. Voulez-vous que je vous dise? C'est mon Larcenet préféré.
Dernier album dessiné de Trondheim... Avant le prochain si un jour il y en a un... Pratique, ce carnet autobiographique, ça explique simplement le pourquoi de cette décision annoncé sur le forum de BDP de "faire une pause". Plusieurs trucs m'ont amusés. Premièrement, le fait que Lewis ne dessine dans son carnet que quand il est coincé entre 2 aéroports, ou en salles d'attente, ou autres. Ca permet de faire un point rapide sans trop en raconter. A la différence de Sfar (on est bien obligé de comparer, il y a même une scène commune entre les 2 carnets), il n'y a pas d'enthousiasme dans ses carnets, plus une forme de mélancolie et d'aigreur. Normal, vu les moments qu'il choisit pour les écrire! Et puis les interventions de Blain (Comme chez Sfar !) qui a trouvé un moyen de faire de l'autobiographique à peu de frais en se collant aux carnets de ses copains. Nan, j'rigole, les interventions de Blain sont très drôles, et prennent vraiment le contrepied à Lewis. Et la différence entre le premier et le dernier carnet, notamment au sujet de l'île de la réunion, montre une certaine évolution du bonhomme. Si ca se trouve, un jour, Lewis sera même sociable! Indispensable si vous avez les autres carnets. A éviter si vous voulez garder vos sous pour autre chose.
Pourquoi une critique seulement maintenant alors que je possède cette BD depuis un moment? Et bien cette BD peut se lire et se relire avec assez de bonheur pour que ce soit meilleur à chaque fois. Le style de narration permet une histoire dense et complexe dans un format de BD de 46 pages. Le dessin rappelle les caricatures de la fin 19eme, début 20eme, et c'est forcément voulu. L'histoire de cette prise de conscience politique par une jeune fille romantique qui s'essaie au cambriolage de gentleman est toute en nuance bien que tous les représentants soient des caricatures de tous les bords. Bref, on s'y croirait. Mention spéciale pour les parents d'Ariane, surtout la mère et son langage à faire rougir un charretier. C'est rigolo, ça se relit avec plaisir, vivement le tome suivant!
Et re-Vlan dans la gueule! Ah oui, je comprends que ca destabilise les libraires cette collection jeunesse! Douloureux que ce bouquin! Sans pitié ni concession, mais en a-t-on eu avec Riad quand il était jeune? Oui, c'est pour les enfants, ça permet de comprendre que les adultes peuvent vous mentir et vous façonner pour vous faire croire n'importe quoi, que l'école ou la religion utilisées à mauvais escient, ça tourne à l'enfer sur terre. Un bouquin utile pour remettre en place plein d'idées reçues alors que justement on polémique sur l'éducation et la religion.
En voilà un bouquin qui fait parler de lui ! Je dis bien bouquin parce que ce n'est pas une bande dessinée ! C'est d'ailleurs un des gros problèmes de cette collection : Ca se veut être des bouquins pour enfants et c'est fait par des auteurs de BDs. Cependant, "pour enfant", c'est large. Très large. Ce manuel du puceau, c'est pour les grands enfants, ceux qui ont un corps qui change et qui commencent à s'intéresser aux filles. C'est un peu une claque pour ceux qui comme moi ont essayé d'oublier cette période pénible. C'est sans concession, ça appelle un chat un chat, et bien sûr, ça choque les mères de familles et les libraires bien pensants qui n'imaginent pas que les petites têtes blondes n'ont pas forcément une vie toute en rose bonbon. Comme Titeuf en son temps (mais de manière beaucoup plus gentille), ca détruit le mythe de l'enfant sage, et bien sûr ça dérange. Pourtant, le ton est certes amer, mais reste relativement optimiste, et au fond assez drôle, pour pouvoir vraiment exorciser ces "démons" de la puberté. Maintenant, la collection Bréal jeunesse comporte d'autres bouquins bien moins choquants et absolument sympathiques, reste à éspérer que BDP les enregistre dans sa base, qu'on puisse parler de ceux de Sfar, Bravo et autres Guibert, qui ne sont pas nuls non plus.
La forte fréquence de parution des donjons, bien loin de provoquer un écoeurement, a au contraire déclenché chez moi et d'autres fans une forme de boulimie qui fait qu'on en demande encore plus à chaque sortie de nouveau donjon. Et voici le nouveau Monster, dédié à Alexandra. C'est d'autant plus réjouissant qu'Alexandra est un personnage mystèrieux et sexuellement fascinante. Mais voilà: Je n'aime pas le dessin de Nine. Il est des personnages que je ne reconnais pas d'une case à l'autre et retrouver le personnage de Jean-Michel en nain rondouillard pataud me chagrine un petit peu. On a une sensation de crayonné flou perpetuel qui fatigue un peu à force et sans être un adepte fou de la ligne claire, j'en viens à regretter la pâte de Trondheim. Le scenario est, quand à lui, prenant à souhait, les connexions entre les derniers Monsters et les donjons potron-minet sont multiples et l'explication même furtive de la prise de pouvoir de la confrèrie par la "chemise de la nuit" est fascinante. Et enfin, le personnage d'Alexandra se dévoile et est beaucoup plus fragile et touchante que son aspect aventurière laissait penser. Le style de narration est assez surprenant pour de la BD, à la limite plus du conte illustré que d'une réelle bande dessinée. Heureusement d'ailleurs que le texte est là, car il permet de comprendre beaucoup de dessins. En bref, un dessin un peu rebutant, un scenar necessitant la connaissance de toute la série donjon potron-minet et des monsters 5 et 7, un délice pour les fans de la série. Par contre surtout ne pas entrer dans l'univers du donjon par cet album là.
Excellente surprise que cette BD. Ambiance entre les enfants du lagon bleu et Jean de Florette, c'est poétique, c'est poignant, un peu de mystère chamanique par dessus, des persos bien tournés (le père indécrottable optimiste!) un peu à la Pagnol. Le dessin est très accrocheur, et l'oeuvre sort complètement des habituels BDs-bof (je dirais même BDs-Beauf) d'Olivier Pont. Le plus touchant est la date marquée sur la dernière page: 1999. Voilà une BD qui a mis 4 ans à être éditée. (Et bien, messieurs les éditeurs? Ca manquait de meuf à Oilpé, ou de gros gags gras Arf Arf?) Avec un peu de chance, on n'attendra pas autant la sortie du tome 2!
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