Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

Les 1114 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23


1114. herve - 23/10/17 17:57
Avec ce tome 4 intitulé "Paradise birds", Yann et Romain Huguault débutent un second cycle des aventures d'Angéla ,pilote des WASP dans la série Angel Wings .
Il n'y a pas à dire, les scènes aériennes (et elles sont nombreuses ici) sont de toute beauté.Romain Hugault est vraiment, avec Francis Bergèse, l'auteur le plus talentueux de la bande dessinée aéronautique.
En plus, il se permet de nous gratifier de superbes pleines pages.

Même si, avec ce second cycle, on passe de la Birmanie aux bases des Marines du Pacifique (pas très loin d'ailleurs de la base des "Têtes brulées") et que l'intrigue est autre, Yann conserve comme fil rouge la recherche de la vérité sur la mort de Maureen, la sœur d'Angéla, sur laquelle on restait un peu sur notre faim après l'album précédent.

Dans cet opus, le côté aventure l'emporte largement sur le côté Pin-up, et j'ai vraiment hâte de connaitre la suite de cette histoire d'espionnage.

note:3/5

1113. froggy - 23/10/17 16:58 - (en réponse à : Quentin)
J'etais quasiment certain que tu aimerais La difference invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez. C'est tout a fait un album que je recommande egalement.

1112. suzix@bdp - 23/10/17 11:43
Lu Les Folles Aventures de Spirou HS de Yoann & Vehlmann chez Dupuis (oct. 2017)

Album constitué de plusieurs histoires courtes, la pluaprt déjà publiées (toutes ?). J'ai bien aimé. Parfois lire un Spirou de bout en bout peut être lassant si le sujet ou le thème n'est pas apprécié. Là, on saute en qq pages à une toute autre histoire, rendant la lecture plus inattendue. J'ai bien aimé la première avec la descende dans les "archives".
Note 3,5/5.

1111. suzix@bdp - 23/10/17 11:34
Lu Janitor : Good as Gold de Shavrin & Sztybor chez Ankama (juin 2017)

Une histoire de monstre urbain tuant pour de l'or. Jolis dessins. Ambiance fin du monde en banlieue dans l'indifférence totale.
Note 3/5.

1110. suzix@bdp - 23/10/17 11:32
Lu Les Mondes de Thorgal - La Jeunesse #5 de Surzhenko & Yann chez Le Lombard (octobre 2017)

Cela s'améliore. Yann ne peut s'empêcher d'introduire de nouveaux éléments dans la vie de Thorgal pourtant déjà bien remplie mais si c'est bien fait, après tout pourquoi pas si cela apporte du sel à l'ensemble. Petit SPOILERThorgal ado avait fricotté avec une jeune fille vivant isolée avec ses frères au fin fond de la forêt, celle-ci souhaitant enfin connaître l'amour charnel. Hé bien on recroise rapidement ce petit groupe accompagné d'un enfant de qq années. Il se comporte comme un gosse de 7/8 ans minimum alors ce n'est pas très réaliste qu'il soit l'enfant de Thorgal jeune adulte mais c'est bien ce que veut nous laisser penser Yann qui ne s'embête pas de ce type de subtilités (à son habitude).Fin SPOILER A ce titre, de mémoire, Thogral adulte croise un homme des bois muet (et sa mère peut-être) qui le soigne (ou le sauve?) ... qq'un se souviendrait dans quel album? Marcel et sa mémoire d'éléphant peut-être?
Bref, cet album est sympa à lire imbriqué ou non dans la saga.
Note 3,75/5.

1109. Quentin - 23/10/17 09:12
Quelques BD empruntées dans la bibliothèque de ma nièce de 15 ans:

520km et un été en apnée, de Max de Radiguès, chez Sarbacane. Ce dyptique raconte les premiers chagrins d'amours de deux adolescents. Le premier album montre la vision du garçon, le second celui de la fille. C'est tout simple, ca se lit très vite, ca ne casse rien, mais c'est bien vu et bien raconté, de manière très lisible. Je crois que beaucoup d'adolescents pourraient s'y identifier, d'une manière ou d'une autre.

Quatre soeurs, de Cati Baur d'après Malika Ferdjoukh, chez Rue de Sèvres. L'histoire de 5 soeurs qui vivent dans un manoir breton, qui viennent de perdre leurs parents, et qui vivent sous l'autorité de la soeur plus âgée. L'histoire est un peu décousue, mais surtout prétexte à brosser le portrait des soeurs. Chacune a sa personnalité propre, ses fantasmes, son carnet intime, ses émotions, ses jalousies, ses petites vengeances. Le tableau qui se dégage est un univers entièrement féminin atypique (quoique?) et haut en couleurs (et pas nunuche pour un sou). C'est pas vraiment mon truc, mais il faut reconnaître que ca sort de l'ordinaire et que c'est un univers singulier et cohérent. Le dessin fait penser à Tardi; il s'affine et trouve ses marques au cours des trois albums (les couleurs fades et sombres du premier album s'éclairent par la suite).

Culotées, de Pénélope Bagieu, chez Gallimard. Une série de portraits de femmes (de l'antiquité à nos jours, de tous les continents, et de toutes professions) qui ont fait ce qu'elles voulaient de leur vie. C'est la première série de Bagieu que je lis. Les dessins ne me plaisent pas du tout, mais Bagieu réussit à trouver un ton qui accroche le lecteur et ne le lâche pas. Les cases ont un texte en voix off qui raconte les faits, accompagnés d'illustrations et de phylactères iconoclastes, qui explosent la misogynie et le machisme de toutes les sociétés dépeintes - vues de nos sociétés du 21e siècle. Si c'est ca le féminisme d'aujourd'hui, il est beaucoup plus frais, drôle, mordant et décomplexé que celui de la génération de mes parents (il était quasi absent dans ma génération). J'en redemande!

Au final, ces derniers jours, beaucoup de lectures de BD faites par des femmes, qui apportent véritablement un souffle nouveau dans la BD. C'est là que ca bouge et que se passe pour le moment, on dirait. Ca promet de belles découvertes dans les années qui viennent.

1108. Quentin - 23/10/17 08:14
Coquelicots d'Irak, à l'Association. Trondheim met en image la jeunesse de son épouse, Brigitte Findakly, qui a grandi en Irak avant de venir vivre en France. On a quelque chose entre Marzi (encore un dessinateur qui raconte la jeunesse de sa femme) et l'Arabe du futur (encore le récit d'un enfant issu d'un père Arabe et d'une mère Française, qui grandit au Moyen Orient avant d'aller vivre en France). Mais si le témoignage de Findakly est intéressant, la mise en image est fade et quelconque. Les illustrations n'ajoutent absolument rien au récit. Tout le contraire de l'Arabe du futur et de Marzi. Ca doit être le 3e ou 4e album de Trondheim que je lis, et je ne comprend toujours pas ce qu'on lui trouve de formidable.

1107. Quentin - 23/10/17 08:01
Les petites victoires d'Yvon Roy, chez Rue de Sèvre. L'histoire d'un père qui découvre que son fils est autiste, et qui décide de tout faire pour qu'il s'intègre le plus possible dans la société. Il développe sa propre méthode qui est à l'opposé de l'approche mainstream actuelle. Au lieu d'éviter le plus possible de déranger les routines de son fils, l'auteur va au contraire progressivement tout désorganiser et mettre des obstacles de plus en plus difficiles à surmonter, pour lui apprendre à devenir indépendant et à fonctionner en société. Ca marche du tonnerre et fait l'admiration des professionnels qui travaillent dans cette branche. Une belle leçon de vie.

La différence invisible, de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez, chez Delcourt. Encore une BD sur l'autisme, cette fois-ci sur une femme Asperger qui a une vie relativement "normale" (qui travaille et est en couple). On voit ici l'autisme de l'intérieur (c'est plus ou moins autobiographique), avec les difficultés des Asperger à s'intégrer dans la société, mais surtout avec les difficultés de la société à accepter la différence. On apprend ainsi que la France a 40 ans de retard sur tous les pays voisins dans l'approche de cette forme d'autisme. La plupart des psys continuent de penser qu'il s'agit d'un problème psychologique lié à des traumatismes de la petite enfance, au lieu de reconnaître cela comme un problème physique/biologique. Le florilège de remarques que l'auteure se recoit en pleine gueule, quand elle est finalement diagnostiquée Asperger et l'annonce à son entourage, est un modèle d'incompréhension qui nous renvoie à notre propre bêtise et ignorance. C'est donc un livre très utile et instructif - à défaut d'être émouvant.

1106. froggy - 22/10/17 21:30
Wayne Shelton 13, Vendetta

Questionne par mes soins sur le forum d'en face concurrent mais neanmoins ami, Christain Denayer, le dessinateur de cette serie, m'a fort aimablement repondu qu'effectivement, c'est la derniere serie que JVH continue sur les desirs de son epouse, Huguette, alors qu'il avait annonce il y a 2 ou 3 ans qu'il arretait d'ecrire des scenarios de BD pour se consacrer au theatre. Moralite: cherchez la femme!

J'avais beaucoup aime le titre precedent No return. Il n'en est pas de meme pour celui qui n'est qu'honnete. Il n'est que distrayant, sans plus.

Cette fois-ci, Shelton est confronte a la Mafia ou la Cosa Nostra ou la Main Noire ou l'Honorable Societe. Si vous vous attendiez a voir passer les ombres de Marlon Brando et d'Al Pacino dans les rues etroites de Little Italy a New York, c'est rate car l'action se passe principalement en Belgique, Grande-Bretagne et Italie. Le recit commence par l'assassinat au debut des annees 70 de la niece de Don Cesario Malaforte qui se trouve etre un parrain de la Mafia ou Cosa Nostra ou Main Noire, etc. La niece venait d'accoucher d'une petite fille a Bruxelles. Le bebe a miraculeusement survecu a l'attentat ainsi que le pere. 40 ans plus tard, Malaforte charge Wayne shelton de retrouver l'enfant qui se trouve etre la seule heritiere de son empire et du milliard de dollars qui va avec. Evidemment, une telle fortune ne laisse pas indifferent tous ceux qui sont impliques de loin ou de pres aux Malaforte. Ce n'est pas dans un panier de crabes que Shelton et sa copine vont plonger, mais dans un veritable panier de viperes ou de scorpions au choix.

Bien entendu, JVH connait son affaire et sait mener son recit tambour battant. Cela commence par une scene d'action forte et violente, le meurtre de la niece, scene suivie par un autre meurtre (eh, il faut ce qu'il faut!) moins spectaculaire, puis cela se calme un peu avec la scene explicative de la mission (comme pour un James Bond ou un Mission:Impossible) et ainsi de suite, le recit est rythme par quelques scenes d'action pour en arriver au climax. On ne s'ennuie pas une seconde bien que les choses se compliquent au milieu ou JVH ennuie un peu le lecteur avec les details de l'arbre genealogique des Malaforte afin d'expliquer la vendetta en question. C'est un peu du genre, "Elle trompe l'amant de sa mere avec le petit-fils du frere de sa belle-soeur" En lisant ces pages, je revenais constamment a la genealogie tres succincte des Malaforte que JVH et Denayer ont obligeamment fourni au lecteur au debut de l'album car cela a de quoi rendre chevre toute personne un peu fatiguee. Ce bemol mis a part ajoute a l'enorme coincidence qui permet de conclure le recit, je ne me suis pas ennuye une seconde en lisant cela mais je n'ai pas ressenti la meme intensite eprouvee avec No return. D'ou une petite deception.

On le sait Denayer n'est pas le plus grand dessinateur du monde, cela se saurait, mais il est un collaborateur efficace de JVH dont il sert tres bien les scenarios, je le mettrai au meme niveau que Francq a part que Denayer n'a pas tendance a dessiner des anorexiques quand il s'agit de femmes. Bien au contraire, Honesty Goodness, un nom que Ian Fleming, le createur de James Bond, aurait tres bien pu revendique, est pulpeuse et sensuelle, telle Alexandra, la fiancee de Malko Linge, SAS pour les intimes. Il dessine toujours aussi bien les voitures meme si le recours a la table lumineuse est plus visible qu'avant. J'ai egalement apprecie le clin d'oeil ou hommage, comme on veut, a Blake et Mortimer, puisque l'un des agents britanniques avec qui Shelton a affaire n'est rien d'autre que notre bon vieux colonel.

Une derniere chose et je vais faire mon pinailleur, il y a une TRES grosse erreur a la fin du premier tiers, planches 15 et 16, a la case 3 de cette derniere, on y apprend que l'attentat a eu lieu le dimanche 20 juillet. Ce qui est corrobore par la vegetation tres estivale telle que dessinee par Denayer. Or, la case 5, nous dit que le bebe est nee 3 jours avant l'attentat, c'est a dire "le jeudi 17 janvier" (!). Y-a-t-il un correcteur dans la salle? En attendant, je trouve cela parfaitement inadmissible. C'est un scandale! Appelez-moi le gerant, bordel!

Note finale, 2.75/5. Parfaitement dispensable, ce livre est ideal pour emprunter a une mediatheque si vous habitez en metropole.

1105. froggy - 22/10/17 00:09
Hedge Fund 4, L'heritiere aux vingt milliards

Soit Le Lombard nous a menti, soit les auteurs ont estime qu'ils avaient encore quelque chose a dire. En effet, quand le premier album sortit en 2014, on nous avait annonce qu'il n'y en aurait que 3. J'avais beaucoup aime comme je vous en avais fait part a l'epoque. L'annonce de cet album m'a donc surpris car non seulement je pensais que la serie etait finie mais aussi que si un quatrieme etait donc annonce, cela voulait dire qu'elle avait remporte suffisamment de succes pour que Le Lombard la continue. Or, a part nem° qui avait montre son interet pour la serie lorsque j'avais chronique le troisieme titre, je n'ai rien lu d'autres dessus de la part des autres. Et pas beaucoup en face non plus.

C'est un tort car c'est presque aussi bien que Largo Winch, le cote bling-bling en moins. Pour faire image, Largo Winch serait Las Vegas avec tous ces neons clinquants, et Hedge Fund aurait l'aspect austere d'une rue du quartier de Wall Street a New York le soir apres 19h. Et j'aime bien cela.

Mais attention, austere ne veut pas dire chiant, Hedge Fund ne l'est pas et cet album confirme tout le bien que j'avais pense des 3 premiers. Apres les deboires qu'il y a vecus, le heros, Franck Carvale, a decide de se racheter et de gerer son hedge fund en respectant des valeurs ethiques telles que respecter le droit du travail et l'environnement. Oups! se disent les actionnaires de ce fond d'investissement qui ne veulent pas entendre ce genre de discours puisqu'ils ne pensent qu'a la rentabilite a court terme et non a long terme comme le preconise notre heros. Ce fond a perdu beaucoup d'argent recemment a cause de cela et menace Franck de le virer afin qu'il aille cultiver son jardin. Notre Candide est bien embete. Il doit rechercher un nouvel investisseur. Par chance, une jeune femme, sensible a ce discours, decide de lui confier une partie de son argent. Or, cette tres jolie jeune femme a herite de $20 milliards. Elle est originaire d'Erythree et a ete adoptee par de tres riches milliardaires qui a leurs deces lui ont legue leur fortune. Elle veut faire quelque chose pour son pays d'origine et a pense a Franck Carnavale et son beau discours. De fait, ils partent tous les deux la-bas et decouvrent ce que peut etre un des pays les plus pauvres du monde (le cinquieme selon la BD), et ils ne sont pas decus. La dictature y regne et tout le monde y est corrompu, le dictateur en tete cela va de soit. Il ne faut pas oublier l'ex-tuteur de la belle qui a bien l'intention de mettre son grain de sel dans cette histoire, il est difficile de voir echapper la gestion d'une telle fortune quand on n'est pas tres scupuleux. Finalement, la belle est volage et prefere aller s'amuser ailleurs avec ses amis (?) et sniffer de la coke plutot que de rester dans ce pays misereux. Tout cela forme un cocktail bien fort et au gout tres interessant.

Le scenario est bien ecrit alternant les quelques scenes explicatives pour les neophytes comme moi, peu au fait des questions de la finance internationale, et les autres. Il n'y a pas de scenes d'action a la Winch, mais cela ne veut du tout dire que l'action n'est pas soutenue, bien au contraire, elle l'est tout au long de l'album. Les scenaristes, dont l'un, Philippe Sabbah, est banquier, ce qui explique le contexte de la BD, respectent les conventions du genre et delivrent un excellent travail. Les personnages sont bien caracterises bien que tombant parfois dans les cliches mais cela permet au lecteur de suivre l'histoire sans etre perdu en cours de route quand il y a de legeres digressions qui enrichissent certains personnages. Mais on ne sait pas encore si elles en sont, nous le saurons dans le prochain episode car evidemment, cette histoire se termine sur un cliffhanger.

Le dessin de Patrick Henaff est tout fait conforme aux canons de la collection Troisieme Vague dans laquelle cette serie s'inscrit. Il est realiste bien entendu, ses personnages sont bien types et on ne les confond pas les uns avec les autres, comme cela arrive trop souvent. Et surtout, j'ai l'impression qu'il utilise un miroir pour dessiner les expressions de ses personnages tel Jacobs ou Herge qui demandait a ses collaborateurs de le croquer afin qu'ils capturent l'expression qu'il voulait donner a un des ses caracteres. De ce cote-la, je dois dire que c'est une reussite et cela ne rend que l'ensemble que plus vivant. Je presume qu'il utilise la table lumineuse pour les decors afin qu'ils soient le plus realiste possible mais j'ai aussi la tres nette impression qu'il le fait avec parcimonie ou a tout le moins qu'il a suffisamment de metier et qu'il est sur de son coup de crayon pour que cela ne soit pas trop visible et ecrase trop les personnages, ce qui arrive egalement trop souvent parfois. Pour finir sur le dessin, les planches sont bien composees et l'ensemble est d'une lisibilite exemplaire.

A l'issue d ema lecture, je suis ravi que les auteurs aient decide de continuer cette serie, j'espere que la suite de cet album paraitra dans un delai court qu'il ne le fut pour les deux premiers titres, 9 mois seulement. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud.

Note finale, 4.25/5. Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aime cet album que je recommande chaudement si vous voulez vous distraire intelligemment. C'est passionnant et vous ne le lacherez pas avant la fin

1104. froggy - 21/10/17 18:09
1095. lobabu - 21/10/17 09:38 - (en réponse à : froggy)
Aahhh! mais si tu savais ce que l'on trouve dans l'éducation nationale!: l'AP, les EPI, la DNL, l"enseignement curiculo-spiralaire"...
Quesaco de tout cela?

A vous lire, j'ai l'impression qu'on rigole bien a l'Education Nationale. Goscinny aurait adore cela.

1103. herve - 21/10/17 17:57 - (en réponse à : oups)
la saga de ...

1102. herve - 21/10/17 17:45
La sage de Grimr Jérémie Moreau

J'avoue avoir eu du mal au début à m'approprier au style graphique de Jérémie Moreau, un style assez simple mais au fil des pages, son talent s'affirme. Et les scènes nocturnes,toutes en aquarelles, sont superbes (les premières pages du chapitre 4 sont d'une beauté à couper le souffle) .
L'auteur nous offre une histoire forte dans une Islande du XVIIIème siècle,dominée par le Danemark , et où une nature hostile rend la vie difficile aux habitants.

A travers les aventures de Grimr, l'auteur relate tout un pan d'une certaine histoire de l'Islande, histoire méconnue par la plupart d'entre-nous (légendes, société ...)

De l'injustice des hommes, aux caprices de la nature, rien ne sera épargné au jeune Grimr, dès les premières pages d'ailleurs.

Le scénario est bien construit, le chapitre 1 faisant écho aux planches de fin, et repose finalement sur une touche d'humanité que l'on attendait (presque) pas.

Un très bel album.

note:4/5

1101. longshot - 21/10/17 14:55 - (en réponse à : hervé, pm)
À la base le référentiel bondissant c'est du Claude Allègre, hein — et on connaît sa bonne foi irréprochable. À ma connaissance l'expression n'a jamais été utilisée « en vrai ».

Le « milieu aquatique standardisé », il me semble que si, mais ce n'était pas censé être uniquement une piscine — même si en pratique... mais potentiellement un bord de mer calme, vaguement aménagé etc. où les enfants pourraient apprendre à nager.

Après, les sigles...

1100. herve - 21/10/17 12:22
en parlant d'expression ridicule :

Yatta !!!!!!!

1099. pm - 21/10/17 12:18 - (en réponse à : Hervé)
Je me demanderai toujours quel est l'intérêt de ces expressions a priori totalement inutiles et ridicules.
...piscine...

1098. herve - 21/10/17 11:51 - (en réponse à : pm )
Dans le style, il existe aussi "milieu aquatique profond standardisé " pour désigner .....

1097. herve - 21/10/17 11:49
oui un ballon !

(mais je crois que ce terme a été retiré des programmes)

PS: je travaille dans l'éducation nationale et je me souviens d'avoir donné, lorsque j'étais formateur concours, une liste de 3 ou 4 pages d'acronymes (et encore les plus connus), à mes stagiaires !

1096. pm - 21/10/17 11:37 - (en réponse à : Langage ednat)
Un des must c'est quand même le jargon écrit pour les profs de gym ( pardon EPS ).
Savez vous ce qu'est un " référentiel bondissant "?

1095. lobabu - 21/10/17 09:38 - (en réponse à : froggy)
Aahhh! mais si tu savais ce que l'on trouve dans l'éducation nationale!: l'AP, les EPI, la DNL, l"enseignement curiculo-spiralaire"...

En fait c'est tout un monde de poésie de l'absurde...

1094. froggy - 21/10/17 00:51 - (en réponse à : Merci Herve)
C'est beau comme formule, non? Ils ont trouve cela tout seul a l'Education Nationale?

1093. herve - 21/10/17 00:35 - (en réponse à : froggy)
sciences et vie de la terre

Ex sciences nat',.quoi!

1092. froggy - 21/10/17 00:24
Pitie pour le pauvre expatrie que je suis qui doit avouer son ignorance, mais c'est quoi SVT? Science et Vie du Travailleur? Savoir la Vie de Trump?

1091. herve - 20/10/17 11:59 - (en réponse à : suzix)
te plains pas, sa prof de SVT aurait pu lui demander de lire le dernier Giovanna Casotto !

ok, je sors!

1090. herve - 20/10/17 11:56 - (en réponse à : Danyel)
Pour le dernier Giovannissima, je sais pas si c'est une réédition mais pour ma part, je ne connaissais pas encore ces planches.
(mais le fait d'être en n&b penche vers effectivement une réedition)

Pour le sketchbook à paraitre, je ne l'ai pas encore trouvé.

1089. bert74 - 20/10/17 11:50 - (en réponse à : Jérôme)
Ach ! Tu me blesses avec ta critique, moi qui me faisait une joie de revoir l'ami Giacomo.
Je n'ai pas encore acquis l'album, mais je pense que je vais le prendre quand même en espérant qu'il ne soit qu'un passage un peu faiblard vers de vraies nouvelles aventures.

Pourtant en feuilletant la preview dispo sur le net, j'en étais arrivé à la même conclusion que toi concernant les dessins et couleurs de Griffo.

1088. Danyel - 20/10/17 11:35 - (en réponse à : Hervé, post 1086)
Merci Hervé.
Encore une réédition que je ne vais pas acheter. Se fichent un peu du monde chez Dynamite à embrouiller les lecteurs comme ça.
Par contre, j'ai vu qu'un sketchbook de la bellissima était annoncé pour novembre. Serait-ce la réédition de celui dont tu nous avais parlé naguère ?

1087. suzix@bdp - 20/10/17 10:27 - (en réponse à : hervé)
bonne nouvelle pour cet Astérix. Non pas que je voulais absolument le lire mais mon fils (en 6e cette année) s'est vu demandé de le lire en français. Lorsqu'il m'a annoncé cela, je suis monté tout rouge et demandé le carnet de correspondance histoire de faire savoir à cet inculte de prof de français que s'il voulait mettre les gosses (surtout le mien) à la BD FB, il y avait bien mieux à faire que de faire lire le dernier Conrad/Ferri sans aucun doute surpassé par la quasi totalité des Astérix de Goscinny. Et s'il n'y connaissait rien, je pouvais lui proposer les illustres classiques que sont par exemple Le tour de Gaule (s'il veut faire traverser un pays à ses héros), Le domaine des dieux (s'il veut faire le parallèle avec les pb de logements de notre époque), Le devin (s'il veut explqiuer les risques de la religion), Obélix et compagnie (s'il veut toucher du doigt l'individualisme et la consumérisme à la Macron), Le grand fossé (s'il veut illustrer le ridicule de la fabrication de murs ...), La grande traversée (s'il veut un peu d'exotisme et de voyage) et même Astérix le gaulois tiens! (s'il veut interpeller les élèves sur ces personnages encore dans leur jus) ... bref, je refusais même tout net d'acheter cet album devant mon fils dépité se voyant déjà donner ce mot à son prof ... malin, il ne m'a jamais amené son carnet! (;o)

1086. herve - 19/10/17 22:46
Giovannissima #4

Bizarre autant qu’étrange.
Avec le tome 3 de « Giovannissima ! », je pensais que les éditions « dynamite » avaient enfin achevé la réédition des albums de Giovanna parus sous d’autres titres comme « Selen présente… »
Pourtant avec ce nouvel opus, certes je découvre des aventures, je crois, inédites, mais en noir et blanc alors que le tome 3 de « Giovannissima » avait amorcé la mise en couleur par Giovanna Casotto, de ses histoires érotiques. D’ailleurs, la série des « Oh ! Giovanna », « Giovanna ! Ah ! » et « Giovanna !Si ! » , parues bien précédemment , sont ,sinon en couleurs, tout du moins en bichromie.
Bref, à force de rééditions d’histoires courtes sous des titres ou maquettes différents, on finit par s’y perdre !
En tout état de cause, Giovanna Casotto nous offre des histoires émoustillantes avec des femmes toujours aussi plantureuses, et vivent des fantasmes inavouables parfois.
Car chez Casotto, comme souvent, c’est la femme qui impose voire domine dans les rapports amoureux ( on est assez loin de l’image des femmes soumises que l’on retrouve dans les albums d’Ardem, par exemple)
Nouveauté avec ces mini-récits, l’apparition de la troublante Vénus, héroïne récurrente que l’on retrouve dans « le complot », « exhibition » et « exhibition 2 ».
L’album se conclut avec un bonus de quelques portraits de pin-up, qui n’ont rien à envier à la femme présente en couverture de cet quatrième opus.
Même si je préfère les planches en bichromie de Giovanna Casotto, cet album est de très bonne qualité, avec notamment l’histoire intitulée « Vœux à gratter » qui n’est pas sans rappeler la bande dessinée « Esmera » de Zep & Vince, parue en novembre 2015.

note:3/5

1085. herve - 19/10/17 20:45
Astérix et la Transitalique Ferri & Conrad

Par Toutatis, les auteurs commettent un triple sacrilège en omettant la célèbre carte de la Gaule, en passant à la trappe la galerie des personnages du villages Gaulois et en faisant débuter l’album par la planche 1 à gauche !
Mais cela finalement, n’a aucune importance puisque cette nouvelle aventure d’Astérix et surtout d’Obélix est d’un très bon niveau. Définitivement, Conrad & Ferri ont dépassé le niveau des albums signés du seul Uderzo.
Par une incipit bien amenée, on rentre de plein pied dans le sujet de cette histoire, à savoir une course de chars, non pas une de celles « qui ont tendance à tourner en rond », comme le dit le sénateur Lactus Bifidus mais une véritable course à étape, véritable prétexte à découvrir un empire Romain pas si unifié que cela.
Les jeux de mots de Jean- Yves Ferri fusent dans cet opus (peut- être un peu trop, parfois) , du meilleur comme « le changement de carrière » d’Obélix aux multiples variations liés aux « Cimbres » en passant par des jeux de mots plus douteux comme « le déplacement des bornes » ou encore le très facile « Capri ; c’est fini ! »
Le scénariste introduit dans cette aventure une pléiade de noms, (collant, comme toujours, à notre époque) que n’aurait pas renié Goscinny comme Coronavirus et Bacillus, le très actif Lactus Bifidus, Bioétix, Pataquès et j’en passe.
Même si quelques gags sont assez inutiles dans le récit (je pense aux « galettes », à l’apparition d’un Séguéla, et au Vésuve), l’histoire se déroule, comme la course, sur un train d’enfer. Le scénario est rythmé et au fil des albums, Jean- Yves Ferri s’approprie de plus en plus, et de de mieux en mieux, l’esprit de Goscinny, dont on commémore le 40ème anniversaire de sa disparition.
Côté dessin, Didier Conrad s’est définitivement moulé dans le style d’Uderzo, même si son Jules César diffère un peu de celui que l’on rencontrait dans les anciens albums. D’ailleurs, je ne peux que vous recommander la lecture de cet album dans l’édition « grand format », qui propose, en outre, une version crayonnée de l’aventure.
Avec « Le payrus de César », les auteurs avaient déjà placé la barre assez haute.
Mais « Astérix et la Transitalique» (titre qui sonne très mal, soit dit en en passant) Jean-Yves Ferry et Didier Conrad prouvent qu’ils sont les dignes successeurs d’Uderzo & Goscinny.

note :5/5
je vais le relire !

1084. froggy - 19/10/17 01:29
C'etait vraiment si bien que cela Giacomo C.? Serais-je passe a cote de quelque chose?

1083. herve - 18/10/17 11:40 - (en réponse à : Mr Degryse)
Le retour de Giacomo C. se fera sans moi.
Pourtant c'était une de mes séries préférées il y a quelques années. J'avais adoré ses aventures dans la Sérénissime.
Mais pour moi, la série est terminée.

J'ai feuilleté cet album et je l'ai laissé sur la pile.
Ton avis justifie amplement ma décision.
Je l'emprunterai, le cas échéant, à la médiathèque

1082. Mr Degryse - 18/10/17 10:07
Giacomo C. Retour à Venise


J'aimais beaucoup la série Giacomo C à la fois d'un point de vue scénario ( un des meilleurs boulot de Dufaux. C'était frais) mais aussi graphiquement ( surtout les premiers tomes. J'en ai même une planche originale).

C'était une série finie pour moi. Fallait il sortir Giacomo de son exil forcé ? L'histoire allait elle proposer quelque chose de neuf ou clairement continuer dans la même veine ?


La réponse est clairement, on prend les mêmes et on recommence. Il n' y a aucune recherche d'originalité. Le retour est vite expédié ( en un tome) pour qu'on puisse recommencer les aventures vénitiennes de Giacomo faites des mêmes recettes ( intrigues plaisantes mais minimalistes, des coucheries semi erotico de Giacomo le séducteur, des disputes avec son valet, turpitudes avec l'autorité, etc. Cela se laisse lire plaisamment mais n'apporte rien. Y avait un intérêt à cette suite autre que pécuniaire ? J'aurais pu comprendre une suite à la série si on s'était intéressé à l'exil de Giacomo ( pour raconter du neuf)


Si Dufaux fait le boulot tranquille sans se fouler mais honnêtement , c'est à ma grande surprise pas du tout le cas de Griffo. Ou est le dessinateur dont j'aimais tant le trait ? Ici les cases sont vides, les décors autrefois précis sont à peine esquissés..... Je ne trouve plus la précision du dessin etc. Griffo travaille vite mais là on l'impression qu'il a bâclé. Les couleurs de ne sont pas une réussite non plus.

2.5/ 5

1081. herve - 17/10/17 22:55
Betty Boob Cazot & Rocheleau

Vivement recommandé par mon libraire, je me suis plongé dans cette bande dessinée quasiment muette illustrée par Julie Rocheleau, dans son style aussi élégant que dans "la colère de Fantomas".
Vero Cazot nous offre une merveilleuse histoire à partir d'un sujet grave, le cancer du sein. Tout en subtilité, l'auteur aborde ce thème sans pathos , en nous épargnant le côté médical de cette maladie.
A travers le destin, a priori brisé, et les doutes de celle qui prendra le nom de Betty Boob (superbe trouvaille, au demeurant, et hommage à cette pétillante héroïne des années 30), Vero Cazot nous offre une note d'espoir, une bouffée d'espérance non seulement uniquement pour les femmes mais aussi pour les hommes.
Les rapports homme- femme à qui l'on a ôté un sein, sont très bien traduits dans les premières pages du livre et donnent à réfléchir.
C'est une œuvre forte, belle mais toute empreinte de poésie, qu'il faut évidemment lire.
Histoire, couleurs et dessin...tout est réussi.

note:4/5

1080. suzix@bdp - 17/10/17 08:47
effectivement, c'est mieux! (;o)

1079. froggy - 17/10/17 00:22 - (en réponse à : Herve)
Je n'ai pas encore pris mon whisky quotidien, ceci doit expliquer cela.

Je recommence donc apres avoir dument corrige mon intervention precedent qui n'a strictement aucun sens.

Marrant, nos gouts sont totalement opposes sur ces deux albums. J'ai beaucoup aime le Larcenet et nettement moins le Vives.

C'est mieux n'est-ce pas?

1078. froggy - 17/10/17 00:19 - (en réponse à : Herve)
Marrant, nos gouts sont totalement opposes sur ces deux albums. J'ai beaucoup aime le Larcenet et nettement moins le Larcenet.

1077. froggy - 16/10/17 00:20 - (en réponse à : Marcel post #1068)
Tant mieux pour toi que tu aies aime, je n'ai jamais pretendu que mon opinion etait la seule et unique valable.

Comme je l'ai ecrit, je n'y suis pas arrive et j'ai trouve que toutes les scenes entre Miss Partridge et Clifton, entre le pere de Clifton et Clifton, entre le directeur de Scotland Yard et Clifton, entre Napoleon Bonaparte 11 et Clifton, entre Maureen et Clifton, entre la voyante et Clifton, entre les codisciples de Clifton au college et Clifton, entre Miss Beautycase et Clifton, (en oublie-je?) tres convenues. Je considere l'intrigue totalement debile et demontre que Zidrou n'avait absolument aucune idee pour justifier le titre. Car je suis persuade que c'est parti de la. Il a du dire a Turk, "On va marier Clifton!" qui a du repondre que c'etait une excellente idee mais qu'ensuite, lorsque le dessinateur lui a demande, "Mais pourquoi?" Le scenariste a du etre un peu embete et lui repondre, "Chais pas encore, mais je trouverai bien quelque chose!" On ne peut pas dire que le resultat soit brillant.

J'ai maintenant tres peur pour Ric Hochet.

Bon, j'arrete de parler de cet album. On va croire que j'en suis obsede.

1076. Lien Rag - 14/10/17 23:08 - (en réponse à : Froggy)
Au moins on peut dire que c'est argumenté comme réponse...

1075. froggy - 14/10/17 19:04 - (en réponse à : Lien Rag)
Je savais que tu ne manquerais pas de tiquer sur cette phrase. Je ne l'ai pas placee incidemment.

Le 20e Siecle n'a pas ete celui d'un pacifisme legendaire. Je ne vais pas quand meme pas te faire un cours d'histoire. Et je ne vais pas me plonger dans les precedents, ce qui nous ferait rentrer dans des considerations philosophiques sur la nature humaine et sa propension detruire son prochain. Caractere que Kubrick et Clarke avaient parfaitement saisi dans la premiere partie de 2001, l'odyssee de l'espace.

Tu sais aussi bien que moi que le meme 20e Siecle a ete marque par la possibilite d'enregistrer aussi bien les sons que les images, cela n'etait jamais arrive auparavant dans l'histoire de l'Humanite et les generations futures ont maintenant une inimaginable masse d'information sur ce que fut ce siecle. Ils en sauront plus sur notre epoque que sur tous les siecles passes pris ensemble. Le seul bemol a cette masse d'informations est que, dans 99% des cas, l'enregistrement etaient captes apres que l'evenement ait eu lieu. On pouvait les capturer quand on voulait voir sur un film un evenement dont on saurait qu'il prendrait place, par exemple, une explosion nucleaire. Les 30 secondes de film de la catastrophe du Hindenburg a Lakehurst dasn le New Jersy en 1937 sont exceptionnelles, il en est de meme pour les 27 secondes du film Zapruder qui montre l'assassinat de JFK. Aujourd'hui, tout le monde a un portable, il y a des cameras de surveillance installees partout. Tout est filme, enregistre, conserve. Et si quelque chose se passe, il est sur youtube, dailymotion, facebook etc dans les 10 mn qui suivent. On voit des camions fous ecraser des pietons, des tours jumelles qui s'effondrent, des explosions dans des aeroports, des tueurs tirer sur un pauvre policier le jour de la tuerie a Charlie, des gens qui fuient le Bataclan par les sorties de secours etc. Tout cela quasiment en direct, sous nos yeux ou seulement quelques instants apres. La violence qui etait une abstraction, c'est quoi la violence? C'est quoi ses consequences?, est maintenant devenue une realite quotidienne. Rares etaient les gens qui avaient assiste a une episode violent, il n'y a pas eu d'enregistrement de l'explosion de la bombe Rue de Rennes a Paris en septembre 86 quand la capitale a ete secouee par une vague d'attentats au rythme d'un par jour. Je prends cet exemple au hasard, le seuls documents dont nous disposons sur cet evenement sont les temoignages de toutes celles et ceux qui ont assiste a la scene et les photos prises apres montrant les trottoirs macules du sang des victimes.

C'est pour cela que maintenant, nous en savons plus sur ce qu'est un evenement violent, la representation de la violence a l'image, aussi bien en BD qu'au cinema, est devenue plus delicate. Quand j'etais plus jeune, j'aimais bien les scenes de fusillades prises au ralenti dans les films de Peckinpah, c'est joli, c'est esthetique. Une belle explosion preparee par une equipe de techniciens pour realiser une sequence spectaculaire dans un film, c'est joli aussi. Cela l'est tout autant quand c'est la photo d'un Boeing qui rentre dans un immeuble a New York mais cela n'a PLUS du tout la meme signification. Je m'etais rendu compte de cela pour un evenement dramatique, le tsunami qui a devaste les cotes japonaises apres un tremblement de terre en 2011. Avant cela, quand on parlait de tsunami, que l'on qualifiait de raz-de-maree, on imaginait une vague gigantesque aussi haute qu'un grand immeuble qui faisait "splaf" sur la cote et se retirait tout aussi tot, un truc hollywoodien quoi. Et bien pas du tout, grace a toutes ces cameras de surveillance et les portables des gens effares qui filmaient cette catastrophe, on a pu voir qu'en fait, ce n'est pas une vague aussi haute que cela, que l'eau envahit les terres emergees, qu'elle monte, monte, tres vite, tres rapidement, quelques secondes seulement, que cela dure longtemps, tres longtemps et qu'il n'y pas d'echappatoires a moins de tres haut dans un immeuble car elle va partout et tres loin. Quand j'ai vu ces images, j'ai vraiment ete tres impressionne. C'est terrifiant et on est totalement impuissant face aux forces de la nature.

Tout cela pour dire, qu'avec la possibilite de voir toutes ces images terribles d'attentats, d'explosions, de tueurs fous, etc. et que l'on sait exactement ce que cela est, la representation de la violence doit se faire differemment car on ne la percoit plus de la meme maniere. Je ne suis pas contre cette representation, loin s'en faut, il faut etre encore plus expert qu'avant pour qu'elle ne derange pas trop, la violence est toujours derangeante et Turk et Zidrou ne sont pas des experts en la matiere, loin s'en faut.


1074. herve - 14/10/17 18:23
Valérian par Manu Larcenet

Au risque de m'attirer les foudres de beaucoup de lecteurs, je dois avouer que je suis passé complètement à côté de ce pastiche de Valérian par Larcenet.
Pourtant amateur de Larcenet (mais je préfère nettement le Larcenet sombre comme dans Le Rapport de Brodeck ou des fabuleux Blast et Le Combat ordinaire ), j'aime beaucoup "les aventures rocambesques de ...", mais là rien.
Je n'ai pas du tout été transporté dans cette histoire où René-Valérian vit des nouvelles aventures inter- galactiques.Sinon les pérégrinations sur la planète Walawalla, la planète carcérale" m'ont laissé de marbre.
J'avoue n'avoir lu qu'un seul voire deux Valérian canal historique, mais je ne pense pas que le fait d'avoir lu ou non cette série ait un impact réel sur la lecture de cet album.
Seule la fin a trouvé grâce à mes yeux avec cette pirouette scénaristique bien trouvée.

note:1/5

1073. herve - 14/10/17 17:53
"Une soeur " Bastien Vivès

Cela fait des années que je suis le travail de Bastien Vivès. Certains de ses albums m'ont franchement laissé de marbre, comme "Le goût du chlore" ou "Dans mes yeux", d'autres ont contraire m'ont enchanté comme "Polina" titre étrangement absent des albums de Vivès cités en fin d'ouvrage.
Dans ce one shot, Bastien Vivès nous livre une histoire douce amère d'adolescents, une belle chronique de vacances relatant la découverte de la sexualité par un adolescent de 13 ans.(mais bien loin du style des "melons de la colère") Le tout, en évitant le côte "histoire à l'eau de rose" dans lequel il aurait pu tomber.
C'est drôle comme l'on se retrouve dans cette atmosphère de vacances, on sent presque le vécu (les fêtes sur la plages, les bals
Mais ce qui fait la force de cet album réside dans le dessin épuré de Vivès (où seul , parfois,les contours du visage sont esquissés).
Bref, une œuvre tout en délicatesse, avec une dernière case toute empreinte de nostalgie.
Superbe.

note:4/5

1072. L'observateur critique - 14/10/17 17:20
La figure de style utilisée par Lien Rag s'appelle une antiphrase.

1071. Lien Rag - 14/10/17 13:17
Parce que bien sûr, avant le 13 novembre il n'y a jamais eu d'attentat, et les années 60 étaient particulièrement pacifiques...

1070. froggy - 14/10/17 06:05
Effectivement, avec l'age, je m'apercois que je deviens plus sensible a la violence.

Au cinema, j'ai vu quelques films violents dont certains sont parmi mes preferes, Orange mecanique, L'inspecteur Harry et d'autres nettement moins, La horde sauvage par exemple, tres bof. Ou pas du tout, Bonnie and Clyde. Et cela ne me derange pas enormement car je suis prevenu. Par contre, je deteste les films d'horreur du type Saw ou Hostel que je considere comme malsain. C'est aussi pour la meme raison que je n'aime pas Seven bien que superbement mis en scene et avec un des meilleurs generiques de l'histoire du cinema. Je me dit toujours que le ou les scenaristes de ces films doivent etre plutot chtarbes. Et je peux me tromper bien sur.

Mais en BD, ayant ete abreuve au FB, il y avait relativement peu de violence bien que certains albums le soient avec certaines sequences ou qui baignent le livre en entier. Je pense notamment a la mort du mauvais dans Tintin au Congo, tout Le secret de l'Espadon est violent et particulierement la scene du massacre chez le Zahan-Khan, mais aussi l'evasion d'Olrik deguise qui jette une grenade dans le wagon rempli de soldats et la bataille finale dans la base anglaise ou l'on voit les pauvres soldats britanniques brules vifs aux lances-flamme, la mort de Septimus dans la Marque Jaune est epouvantable. On peut continuer avec La grande menace de Lefranc ou des types se font dechiquetes par des pales dans une soufflerie. C'est dans Barbe-Rouge que Charlier se relachera le plus dans la violence, avec la case de tout l'equipage pendu dans La fin du Faucon Noir et puis dans les derniers episodes qu'il a ecrits qui sont particulierement sanguinolents. Mais chez lui, la scene qui m'a le plus marque est celle ou l'on voit la tete d'Angel Face rentrer dans le foyer de la locomotive a vapeur a la fin de l'album du meme nom. Plus tard, on retrouvera cette violence dans Comanche a partir du troisieme episode, Les loups du Wyoming. Et puis, pour une serie dont vous savez tous que je l'aime beaucoup, Ric Hochet, Tibet et Duchateau se sont laches dans La liste mortelle et Le disparu de l'enfer, mais on en avait deja eu un petit apercu dans Alerte! Extra-terrestres!. Cependant, par la suite, ils feront marche arriere et la serie redeviendra plus soft. Chez Dupuis, c'est Archie Cash qui etait le champion du genre, Le maitre de l'epouvante et la scene ou les pauvres gugusses procedent au deminage de la riziere dans le demon aux cheveux d'ange

Or, toutes les series citees ci-dessus sont realistes. Tu mentionnes Leonard et le pauvre disciple qui en prend plein la gueule, je l'ai lu, j'ai bien aime mais j'ai arrete car cela ne me faisait plus rire du tout, et encore moins sourire apres 40 albums. Or, la serie est ouvertement comique et meme si le disciple a parfois des reveils difficiles a cause de son maitre, on sait que la case d'apres, il redeviendra lui-meme. C'etait la meme chose pour Sammy, la serie de Berck et Cauvin, c'est une violence de comedie et les rafales de mitraillettes camembert y sont plus amusantes qu'autres choses. On rentre la dans le cadre des cartoons de la Warner ou de Tex Avery. Il est evident qu'apres la tragedie du 13 novembre 2015 a Paris ou le massacre de Las Vegas la semaine derniere, ces tirs de mitraillettes font nettement moins sourire. C'est le probleme que j'ai trouve a ce Clifton, la maniere dont ces explosions ont ete representees par Turk me semblent malseantes aujourd'hui. On pouvait montrer l'explosion mais sans ajouter dans les details que j'ai mentionnes dans ma chronique de lecture. A la limite, j'accepterait les vetements qui volent et meme la petite culotte rose, c'est comique mais certaineemnt pas l'oeil arrache avec le nerf optique reste attache, cela ne l'est pas et cela detonne beaucoup dans la serie. C'est comme si Lambil voulait nous montrer en details tres crus, les horreurs de la Guerre de Secession dans Les Tuniques Bleus et ce ne sont pas les occassions qui y manquent. On peut tres bien representer les horreurs de la guerre et rester dans le ton de la comedie, et en cela, lui et Cauvin y arrivent tres bien. Clifton s'est toujours inscrit dans le registre de la comedie policiere et ce depuis le premier episode dessine par Macherot. De toutes facons, je considere cette sequence comme un abus de pouvoir de la part du scenariste dans la mesure ou on n'utilise pas dans un scenario une bombe situee dans une eglise pour tuer d'innocentes personnes. J'avais eu le meme probleme recemment avec un XIII ou on tue des enfants sans raison. Zidrou aurait du trouver autre chose, il est alle au plus facile. Je ne l'imagine pas utilisant un camion foncant dans une foule en train de regarder un feu d'artifice sur la mer et en tirer un effet comique. La realite est bien trop epouvantable pour que je la retrouve dans une fiction.

Quant a Katanga, mon probleme est que je n'etais pas averti et que j'ai ete tres surpris par le climat de violence qui baigne tout l'album. Je pensais lire une BD d'aventures a la Charlier mais traitee de facon moderne, je m'attendais a un peu de scenes gore mais pas tant que cela. Je sais bien que Fabien Nury, le scenariste se protege et justifie son scenario en nous disant que ce qui s'est passe au Congo a cette epoque est encore pire que ce qu'il a mis dans son recit, mais je n'avale pas cela, je trouve cette attitude trop facile et en fait reprehensible. cela s'apparente a de la violence porn comme un intervenant l'a ecrit sur le forum concurrent mais neanmois ami. Mais ne me meprenez pas pour Katanga, j'ai beaucoup aime l'album, je lirai la suite quand elle sortira cet automne, la difference est que cette fois-ci, je sais mieux ce qu'il y aura dedans.

1069. Piet Lastar - 14/10/17 00:06 - (en réponse à : froggy)
Cool ma poule ! Ou plutôt, cool Raoul ! Ne lis jamais un Léonard, dessiné par la même tête de Turk. Il y a un disciple souvent blessé avec des pieds gonflés, des membres lacérés, des doigts charcutés et des têtes tromblonées. Quelle horreur !

Je te charrie. Que tu sois choqué par la violence dans Katanga m'a déjà surpris. Mais alors, dans Clifton ????

Tu aimes les licornes ?


1068. marcel - 13/10/17 22:39
Cet album existe... pour moi. Parce que je l'ai aime, contrairement a toi. Je trouve celui-ci et le precedent bien supérieurs a ceux de Rodrigue. Je trouve que Zidrou a retrouve le ton du De Groot des annees 70, avec des scènes qui m'amusent : dans le predecent, c'etait Clifton qui se laisse aller totalement apres l'absence de meme pas 24H de Miss Partridge, dans celui-ci, c'est le personnage du papa qui m'a bien plu.
Et comme je ne suis absolument pas choque par les scenes que tu trouves violentes (franchement, je ne m'en etais meme pas rendu compte... bon, faut dire que je lis du Garth Ennis, alors, hein...), cette intrigue bien debile, et le plaisir de retrouver le personnage bien cretin de Napoleon 11 ont suffi a me satisfaire.
Je suis nostalgique de ces histoires un peu absurdes et a la limite du fantastique que pouvaient produire De Groot ou Greg sur Achille Talon dans les annees 70, du coup ca me fait plaisir.
Je dis pas ca pour t'embeter ou pour le plaisir de te contredire, mais juste pour donner un autre son de cloche (quitte a ce que ce soit moi, la cloche) sur cet album qui ne merite pas un tel mauvais avis.

1067. Victor Hugo - 13/10/17 22:35

Par ou commence-t-on pour dire que c'est mauvais?

Facile, tu dis que c'est de Zidrou.

1066. froggy - 13/10/17 22:20
Clifton 23, Just married

Par ou commence-t-on pour dire que c'est mauvais? Car mauvais, cet album l'est, vraiment, indubitablement, reellement, indiscutablement, incontestablement. C'est terrifiant de lire cela. En fait, c'est consternant. Je manque d'adjectifs pour exprimer mon ressenti apres cette lecture. C'est bien simple, il n'y a rien a y sauver car tout est y est a l'avenant.

L'histoire consiste en une suite d'attentats commis lors de ceremonies nuptiales. Je vais faire un spoiler mais comme cet album ne vaut strictement rien, ce n'est pas un grand mefait, et si Turk et Zidrou, les auteurs de cette chose, ne sont pas contents, je leur repondrais qu'il ne fallait pas commettre ce crime de lese-BD. L'auteur des ces attentats, est le mauvais de l'album precedent, Clifton et les gauchers contraries, (qui n'etait pas tres bon deja), Napoleon Bonaparte, onzieme du nom et descendant de qui-vous-savez. Il veut prendre sa revanche sur la Perfide Albion. Comme on baigne dans la debilite la plus totale, cela y est tout en fait en phase.

Plusieurs aspects m'ont gene dans cet album; tout d'abord, quasiment rien ne nous montre que l'action se passe dans les annees 60 puisque c'est le nouveau credo des editeurs qui redigent le cahier des charges des series a reprendre, les nouveaux titres doivent se derouler a l'epoque de reference de la serie en question, Blake et Mortimer et Lefranc sont ancres a jamais dans les annees 50, Ric Hochet et Clifton, eux, resteront dans les annees 60 pour l'eternite, etc. Il y a ensuite la question des attentats que l'on voit dans l'album, ils sont franchement epouvantables et consistent en des bombes situees dans des eglises et qui explosent au moment de l'echange des voeux. Dans le premier, Turk y a dessine des morceaux d'oeil qui volent avec perruques, dentiers, mais aussi des vetements tels que chapeaux haut-de-forme, pantalons, chaussures, lunettes et une petite culotte rose. J'imagine volontiers que Turk a voulu rendre hommage ainsi aux dessins animes de la Warner ou l'ont voit Daffy Duck, la tete ebahie, le bec par terre apres avoir recu une bombe dans la figure et regardant le spectateur. C'est vrai que c'est drole. Mais cela l'etait dans les annees 40 et 50 quand ces dessins animes ont ete crees. Cela l'est nettement moins aujourd'hui et nous savons tous pourquoi. Je ne reproche pas a Turk d'avoir dessine cela, je lui reproche de l'avoir insere dans une BD ou cela n'a pas sa place. Mais alors pas du tout! C'est le probleme des BD qui relevent de la comedie policiere, et Clifton, en est manifestement une. On peut y mourir mais on ne doit pas tomber dans l'horreur comme c'est le cas ici. Je ne vois rien de drole a dessiner des morceaux de corps humain pour donner un effet comique a une explosion qui dechiquete une assistance innocente meme fictionnelle. J'avais eprouve la meme chose avec la serie Leo Loden, raison pour laquelle, je l'ai arretee.

Pour le reste, Zidrou introduit des personnages que l'on sera probablement amener a revoir dans les episodes suivants, les voleurs, dignes emules de Skip et Aldo, les cambrioleurs stupides des 3 Taches de Gil Jourdan, qui eux echappent a l'explosion de leur voiture. Vous avez compris que de de mon cote, je ne les reverrai pas car j'arrete les frais la. Cette annee, je pensais avoir atteint le fin du fin avec le dernier Survivants, anomalies quantiques en matiere de mauvais album, et bien pas du tout, il y a maintenant celui-ci qui ira rejoindre dans le palmares de l'enfer de la BD des albums comme Cairo!, Le crime de l'an 2000, Les passe-montagne, Le ciel lui tombe sur la tete pour ceux qui me viennent a l'esprit a l'heure ou j'ecris ces lignes.

Pour le dessin, soyons poli, ecrivons seulement que le dessin de Turk n'est plus ce qu'il etait.

Note finale; 0/5. Et je suis genereux. Ce n'est meme pas une daube car une daube bien cuisinee, c'est delicieux. Cet album mauvais, un point c'est tout, il ne devrait meme pas exister.

1065. suzix@bdp - 10/10/17 09:02
Lu On Mars #1 de Grun & Runberg chez Maghen (août 2017)

Correct. Cela raconte la vie d'une colonie pénitentiaire humaine sur Mars. L'héroïne est une ancienne flic. Le scénar est sans surprise. La qualité des dessins est bonne mais inconstante.
Note 3/5.



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales

(http://www.BDParadisio.com) - � 1996, 2012 BdParadisio