|
|
La mort au ventre de Daniel BardetEric Chabbert
-
4 critiques
Ajouter une critique
Par :
Fred
  
(16 nov. 2001)
|

Voici une réelle bonne surprise dans la collection Bulle Noire; un très bel album empreint de beaucoup de sensibilité dans le trait et dans la psychologie des personnages. Le dessinateur/coloriste a choisi le parti-pris de couleurs très raffinées qui, loin du chromo et des couleurs tape-à-l'oeil, permettent de retranscrire fidèlement ces ambiances d'un romantisme noir à la Victo Hugo. Ce livre d'atmosphère relève aussi par bien des aspects de la tradition des romantiques allemands. Il y a du "Friedrich" dans les décors torturés et dans cette omniprésence des corbeaux.Les architectures somptueuses pèsent de tout leur poids sur ce récit sombre et gothique et font de l'abbaye le vrai personnage principal de ce drame.
Un album puissant et sensible à la fois qui met vraiment en relief le talent conjugué de ses auteurs.
|
Par :
Thierry Bellefroid
(02 août 2000)
|

« La mort au ventre », tome 3 de la série Docteur Monge, par Bardet et Chabbert, dans la collection Bulle Noire des éditions Glénat.
Personnage parfois un peu difficile à cerner, ce docteur Monge, mais pas inintéressant. Dans ces campagnes facilement gagnées par un obscurantisme entretenu par le clergé, cette nouvelle histoire affirme encore le côté anticonformiste du héros imaginé par Daniel Bardet. Le médecin est surtout un libre-penseur prêchant la tolérance dans un monde où les apparences sont souvent trompeuses. Ainsi, le personnage du père Liotard, atteint de syphilis, apparaît comme l'un de ces hommes enfermé dans le secret de sa charge et dévoré par l'amour et la honte. C'est sur l'opposition entre des gens comme lui ou comme le violent Anthime (dont les traits ressemblent étrangement au visage de Frank Giroud) et ceux qui choisissent l'autre voie, celle de la tolérance, que se construit cette histoire. Monge y apparaît sans doute plus entier que jamais, moins victime de sa propre vie que dans les épisodes précédents.
Dommage que le dessin d'Eric Chabbert -qui est loin d'être mauvais- louche très souvent sur les productions de ses confrères. De trop nombreuses pages rappellent Sambre, y compris dans le choix des couleurs ou même dans la physionomie des personnages. Et quelques autres (notamment la planche 40) font un peu trop penser au 3ème Testament. Pour un dessinateur qui a déjà beaucoup de Juillard et de Martin Jamar dans son trait, ça fait un peu trop d'influences...
|
Par :
Erik
 
(24 juil. 2000)
|

On n'aime ou on n'aime pas, mais on ne peut en tout cas qu'admirer les dessins de Chabbert et sa mise en lumière des décors et des personnages. Les scènes reflètenent admirablement les atmosphères de l'époque, et ce troisième album se déroulant dans un monatère dégage ces relents un peu viellots-un peu mystico-religieux du siècle dernier... et c'est assez savoureux.
Quant à l'intrigue, elle démarre assez fort au début de l'album, mais c'est une chute un peu décevante à laquelle nous assitons, même si l'ensemble se laisse lire agréablement. J'insisterais néamoins pour que ceux qui ne connaissent pas encore la série, la commencent par le tome 1 (même si ce sont tous des histoires complètes), parce que c'était de loin le meilleur.
|
Par :
pifou
  
(20 juil. 2000)
|

meme si la série ne casse pas des briques,je voudrais tout d'abord féliciter bardet pour les intrigues qu'il mets en place(pas si facile au moyen age)et surtout a chabert d'albums en albums son style et son talent évoluent de manière significative,après des débuts hésitants (cf tome 1)il commence a trouver son style(proche de klimos et d'arnoux) ,bravo néanmoins il devrais laisser place a un coloriste non pas qu'il sois mauvais mais ses couleurs bien que collant a l'ambiance sont un peu morne et monotones
en bref un album sympathique.
|
(http://www.BDParadisio.com) - © 1996, 2018 BdParadisio
|
|