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Breiz Atao de Laurent Verron Yann
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2 critiques
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Par :
Thierry Bellefroid
(24 avr. 2001)
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« Breiz Atao », le tome 5 de la série Odilon Verjus. Désormais dans la collection « Troisième Degré » des éditions du Lombard.
Troisième Degré est né... et ça ne changera pas la face de la terre. Avec cette collection, le Lombard complète son panel de « tiroirs étiquetés » où ranger ses auteurs et s'aligne définitivement sur des concurrents qui avaient tous -ou presque- leur collection d'humour (Humour Libre chez Dupuis, Humour de rire chez Delcourt, Poisson Pilote chez Dargaud, etc...). Pourquoi pas ? D'autant que cette collection devrait permettre à certains albums de connaître une meilleure visibilité (c'est d'ailleurs clairement le but puisque chacun sait qu'une collection, ça intéresse à peu près autant le lecteur que de connaître le nom d'un directeur éditorial...) et aux libraires de s'y retrouver un peu mieux dans le catalogue. A la manière de Troisième Vague (qui en termes de marketing est une réussite totale, il faut l'admettre), le Lombard n'a pas pris beaucoup de risques. La recette avait bien fonctionné, on remet donc le couvert et on crée du neuf... avec du vieux. Trois titres pour démarrer la collection : un vraie nouveauté (Space Mounties), une vraie fausse nouvelle série (Lait Entier, qui n'est autre que « La Vache » de Desberg et De Moor émigrée de la rue Royale (Casterman) à l'avenue Paul Henri Spaak (Lombard) en changeant de nom de série) et le jusqu'ici inclassable Odilon Verjus de Yann et Verron. Force est de constater que le meilleur des trois est bel et bien le Verjus. Notre Vache a connu de meilleurs épisodes (principalement le précédent, dernier opus livré à Casterman, qui était un monument de drôlerie, de fraîcheur et de second degré servi par un dessin des plus brillants, ce qui est toujours le cas mais qui se voit moins dans ce récit plus urbain). Space Mounties est relativement dénué d'intérêt : une paire de flics oisifs tente tant bien que mal de faire rire le lecteur avec une aventure qui se termine à la planche 33 sans jamais avoir commencé. Et enfin, Odilon Verjus, album sans doute le plus réussi depuis les débuts de la série, un vrai bonheur tout en finesse servi par un dessin énergique qui a trouvé sa personnalité propre quelque part entre Franquin, Walthéry et Roba. Il y a quelque chose d'Astérix dans ce Verjus et ça ne tient pas seulement au fait qu'il se déroule en Bretagne. Yann fait flèche de tout bois, comme à l'accoutumée. Avec talent, il mêle l'humour, l'érudition, l'histoire et les clichés. Le contexte de cette aventure chez les nationalistes bretons est parfaitement exploité. Les personnages secondaires sont truculents. Le rythme est constant. Bref, c'est du tout bon.
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Par :
Edouard
  
(15 avr. 2001)
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Après Jack Palmer dans l'Enquête Corse, voici Odilon Verjus dans la lutte indépendantiste bretonne. Les luttes extremistes sont décidément à l'honneur et à l'humour ces temps-ci dans la BD. Dans une Bretagne emplie de dolmens, de druides et de légendes qui ont la vie dure, les revendications "explosives" se mêlent aux conflits des générations et aux intérêts divergents de chacun. Yann excelle décidément dans cet humour "bon enfant" et "grinçant" tout à la fois, entraînant nos deux curetons à croiser des personnages drôles ou attachants, parfois assez caricaturaux, dans des positions pas toujours très glorieuses. Beaucoup de clins d'yeux dans cet album dont un très beau à Goscciny et Uderzo (caricaturés) ainsi qu'à leurs célèbres personnages gaulois (tiens, ça tombe bien) : Obélix et sa marmite, "celle-de-quand-il- est-tombé-dedans".
La série continue son petit bonhomme de chemin, nous faisant à chaque fois passer un excellent moment, se positionnant également comme fer de lance de la nouvelle collection lancée par Lombard : Troisième Degré (collection à l'humour décallé). Explosive !
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