Nana - T. 1 (Nana) - 2 critiques


Série :Nana - T. 1
Edition :Delcourt
Collection :Mangas
Parution :octobre 02

Auteurs : Aï YazawaScénaristeDessinateur

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Par : Lisbeï13 Date : 26/08/2005
J'ai découvert cette série (qui compte présentement 11 tomes traduits en français) cet été, et j'en ai dévoré tous les tomes avec une joie sans cesse renouvelée.
Je n'étais pas très manga, surtout lorsqu'ils étaient publiés dans le sens de lecture original, auquel j'avais beaucoup de mal à me faire. Et puis, il y a eu Nana.
Deux jeunes filles partagent un prénom et un appartement à Tokyo ; deux jeunes filles que tout semble séparer, histoire familial, look, but dans la vie. Et pourtant, elles vont devenir amies, et les fils de leurs histoires vont se croiser puis se nouer de façon inextricable.
Les dessins sont tantôt beaux, tantôt rigolos, l'histoire oscille sans cesse entre ironie, rire et drame. J'avoue sans honte y avoir été de ma petite larme à certains moments fort émouvants ...
Un grand bravo à l'éditeur français pour sa mise en page soignée, pour la traduction, ainsi que pour le petit lexique bien utile au néophyte (et aux autres...)situé à la fin de chaque tome. En un mot, ma série préférée ... Vivement la suite !

Par : JD Morvan Voir les critiques de JD Morvan Date : 05/11/2002
Il y a un journal de BD dans lequel je fais des chroniques de Manga. C'est un petit boulot sympa parce que j'adore ça, les mangas. Et aussi parce que j'ai envie de dire aux gens qui n'en lisent pas qu'il y a dans ce genre des récits aussi formidables que dans les Bds ou les comics. Je m'étais donc préparé à faire un petit texte pour ledit journal, avant de me rendre compte que c'était impossible rapport au fait que Nana est édité par le même éditeur. Et là, pas question de faire de l'auto-promo aussi flagrante…
Heureusement, BDP est arrivé !! Alors je vais pouvoir y déverser tout le bien que je pense de cette série qui commence et qui est déjà dans les plus grosses ventes au Japon. Décidément, les gens de la Shueisha ont du nez…

Nana, c'est un Shojo. C'est à dire qu'il est fait pour les filles par une fille. Vous me direz que je n'en suis pas une, de fille, et je vous répondrai que vous ne pouvez pas en être sûrs… Je ne sors jamais sans serviette. Cela dit, si je suis une fille, je n'ai quand même pas de chance. Ok, ok, j'avoue. Sans contrefaçon je suis un garçon. Alors pourquoi j'ai aimé Nana, hein ?
Eh bien parce que c'est bien de connaître un peu mieux le sexe opposé, de sortir des poncifs. C'est amusant et instructif de se rendre compte du côté caché des filles… du pourquoi du comment de leurs réactions qui nous semblent parfois tellement incompréhensibles. Finalement, il y a une logique dans tout ça. C'est juste troublant parce que ce n'est pas la même que celle des garçons. Elle est peut-être un peu plus "intime". Et mine que rien, le long d'une intrigue sentimentale légère, Ai réussit à nous y faire entrer, dans l'intimité de ses héroïnes : Nana Komatsu et Nana Osaki.
Outre des prénoms communs, ces deux jeunes filles ont quelques points communs. Elles sont toutes les deux artistes en devenir (la première dans le graphisme, la seconde dans la musique) et veulent monter à Tokyo pour s'accomplir socialement après une rupture sentimentale marquante. Toutes les deux ressemblent à des archétypes de la société Japonaise moderne. Mais on se rend vite compte que derrière ces icônes qui tentent de se distinguer du reste de la société en entrant dans des groupes encore plus stéréotypés, il y a des vrais gens. Ça semble un peu crétin et naïf à dire, mais mine de rien ce n'est pas vraiment une attitude courante d'aller voir derrière les apparences.

Ce manga est découpé en deux parties distinctes pour raconter une partie de la vie de chacune des filles qui ne se connaissent pas encore (vont-elles le faire par la suite ?). On entre en premier dans le vie de Nana Komatsu qui est un vrai cœur d'artichaut. Comme beaucoup de jeunes Japonaises, elle a vécu une aventure avec un trentenaire. Évidemment ils n'avaient pas les mêmes objectifs ni buts dans la vie, alors la séparation fut brutale et plus douloureuse pour elle que pour lui. Alors elle va tenter de comprendre ce qui ne va pas en elle et passer par beaucoup de phases très compliquées avant de comprendre qu'il faut avant tout être simple.
Tout cela est tellement bien mené qu'on est carrément triste de la quitter pour passer à Nana Osaki.

Mais cette déception est de courte durée parce que la vie de cette jeune femme aussi intéressante. C'est une chanteuse débutante qui a eu un coup de foudre pour un bassiste et qui depuis vit avec lui. Mais pour sa carrière, il doit monter à Tokyo. Ils savent tous les deux que malgré ce qu'ils disent, la distance marquera la fin de leur groupe. L'amour ne suffit pas, il y a surtout la vie…
Tellement quotidien, et justement (on pourrait croire "et pourtant") tellement passionnant. Nana commence sur les chapeaux de roues et pourtant sans la moindre cascade.
Nana parle de la matière première du monde : les gens. Ceux dont l'auteur nous parle sont vivants, ce n'est pas si courant dans une BD, n'est-ce pas ?


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