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| Série : | Pin-up - T. 6 |
| Edition : | Dargaud |
| Pages : | 48 pages en couleurs |
| Autres tomes : | 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 |
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| Parution : | juin 00 |
| ISBN : | 2871293767 |
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Auteurs :
Philippe Berthet , Yann
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Nous avions laissé la belle Dotie dans une panade pas croyable. Le 19 août 1960, son mari, Gary Powers, pilote de l'avion espion U2 abattu le 1er mai au-dessus de l'URSS, est condamné à dix ans de prison. Son fils Rusty, tire une balle dans le dos du dessinateur Milton qui immortalisera sa mère sous les traits de Poison Ivy, adorable pin-up guerrière qui fit fantasmer tous les GI's du Pacifique.. Dottie, elle, disparaît lors du crash de l'avion qui la ramène de Moscou mais ou elle vient d'assister au procès de Gary.. Nous revoila à New York en 1960. Le colonel Abel, chef espion communiste, charge Gladys, splendide noire aux goûts saphiques, de liquider quelques agents peu fiables. Le milliardaire Howard Hugues qui à promis à Dottie de faire libérer Gary si elle accepte d'assouvir son fantasme secret (gratiné le fantasme, on vous laisse la surprise) et qui ne croit pas à sa mort, charge Chouinard, son homme de main, de la retrouver. Celui-ci déniche Dottie chez.. Gladys, alors que les deux jeunes femmes prennent une douche, brûlante évidemment. Couinard, ancien GI's qui doit la vie à Poison Ivy, trahira son patron et aidera Dottie a lui échapper. On tourne sa veste aussi souvent que les filles, toutes splendides, tombent leur chemise dans cette évocation glamour des années soixante ! Même Lioubov, superbe blonde du KGB qui eut des bontés pour Gary dans sa cellule, choisit la liberté lors de l'échange du pilote contre Abel.
Ainsi s'achève le deuxième triptyque de Pin-up. Pauvre Dottie. Elle n'a pas fini de pleurer sous la pluie Rythmées par les événements de l'époque (mort de Clark Gable, élection de Kennedy, mise en orbite de John Glenn) mélants personnages réels (Hughes, savoureux en tireur de ficelles hystérique se prenant les pieds dans le tapis) et créatures élégantes et décidées, le plus souvent vouées à un destin tragique, Yann poursuit avec bonheur et jubilation ce théâtre d'ombre et de lumière. On y aime et ou on meurt violemment (parfois même très salement) mais, grâce au dessein magique de Berthet, avec toujours une suprême élégance. Le glamour, toujours..
____________ Je viens de lire ... ____________
« Pin-Up » N°6, par Yann et Berthet. Chez Dargaud.
Sur la couverture, un sticker annonce : « fin du deuxième round, bientôt le cycle de Las Vegas ». Pas à dire, Pin-Up, c'est avant tout une affaire qui roule. Et chez Dargaud, quand ça marche, on fait marcher tant que ça peut. Au point d'un rien effrayer le lecteur parano dans mon genre. Moi, quand on me vend l'album qui suit avant même que j'ai tourné la première page de celui que j'ai entre les mains, je trouve ça louche. Quoi, celui-ci est-il donc si mauvais que Dargaud nous rassure en nous promettant un autre cycle « bientôt » ? A moins que ce ne soit pour rassurer les naïfs qui pensaient qu'en bons pères de famille, Yann et Berthet n'allaient pas tirer sur la ficelle mais bien tirer leur révérence, en arrêtant ici leur série fétiche (-iste ?...). Enfin, quoi qu'il en soit, voici donc la fin du deuxième round, ce qui m'amène à cette première constatation : fallait-il donc trois albums pour nous le raconter ? La réponse me semble couler de source : non. Diluée, étirée, édulcorée, cette suite au cycle initial n'en est que l'ombre. Elle n'amène guère de surprises si ce n'est celle, un rien désagréable, de voir Dottie se frotter à une expérience homosexuelle qui, décidément, semble obséder tous les scénaristes en mal de chiffres de vente (Dufaux d'abord, Van Hamme plus récemment, et maintenant Yann... mais qu'est-ce qu'ils ont tous !) Heureusement, non seulement la parenthèse est vite refermée mais en plus elle est traitée avec une certaine pudeur, juste pour faire fantasmer les mecs en mal d'héroïnes bisexuelles et de caresses à la Bilitis. Yann sait ce qu'il fait. Berthet aussi, d'ailleurs. Pin-Up se vend sous toutes les formes : habillée en album, moins habillée en sérigraphie, glamour en figurines de plomb, rétro en affiches ou sur les bouteilles d'armagnac, j'en passe et des moins belles. Les produits dérivés deviennent plus importants que le personnage et cela se ressent sur l'esprit de la série, calqué à 100% sur l'attente d'un public qui en redemande. Pourtant, étant l'heureux possesseur d'un tirage de tête de deux des albums de cette série (non, vous n'aurez pas mon adresse. D'ailleurs, je n'ai que ceux-là, je ne suis pas collectionneur !), je ne cesse pas de m'émerveiller du talent de Berthet. Ses crayonnés sont souvent plus beaux que le résultat publié, même s'il faut lui reconnaître un encrage intelligent et une coloriste tout à fait « dans le ton ». Alors quoi ? On attendrait peut-être un brin de sincérité, quelque chose de plus désintéressé. Mais si ça se trouve, le public ne serait pas d'accord. Car malgré tous les reproches qu'on peut faire aux auteurs, c'est avant tout ceux qui les lisent qui ont fait de Pin-Up ce qu'elle est aujourd'hui : un produit de grande consommation.
PS. Vous aviez des doutes sur l'indépendance d'esprit du chroniqueur de bdparadisio ? Cette chronique devrait les dissiper. Le fait que ce site organise un concours Pin-Up avec albums à la clé ne m'empêche nullement de dire ce que je pense...
Je viens de lire, de Thierry Bellefroid.
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