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| Parution : | avril 02 |
| Prix : | 13.50 euros |
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Auteurs :
Jean-Yves Delitte , Philippe Richelle
Voir critiques (4) . Ajouter critique
Murphy est en planque dans un phare, Lucy est avec lui. Mais la police le retrouve et Murphy tire accidentellement sur la jeune fille avant de se suicider. Pendant ce temps, Clive Baker a décidé de collaborer avec la police en lui remettant des documents compromettant John Watson et qu'il a dérobés dans une des sections du Parti, à York. Le Commandant Caine et son adjoint Burkinshaw ne comprennent pas la volte-face de Baker, qui part maintenant annoncer à Mélanie Watson qu'il veut rompre. Avant d'expliquer à Watson lui-même sa "trahison" et les raisons qui l'ont poussé à livrer des informations aux autorités : Baker soupçonne en effet Watson d'être impliqué dans le meurtre de Sir Stuart. Tandis que les enquêteurs poursuivent leurs efforts pour éclaircir cette sombre affaire, Clive décide de parler à la presse.. A-t-il d'ores et déjà mis sa vie en danger ? Et le Commandant Caine réussira-t-il à démasquer tous les coupables ? Ce 4ème volet des "Coulisses du pouvoir" clôture avec brio la première enquête. Un superbe polar politique, une étude de caractères pointue : Delitte et Richelle forment un duo à toute épreuve et maîtrisent le genre avec élégance.
____________ Je viens de lire ... ____________
« Vérités », tome 4 de la série « Les coulisses du pouvoir ». Par Delitte et Richelle. Chez Casterman.
Qui a tué l'ancien Premier Ministre, Sir Stuart Parkinson, quelque temps après qu'il ait annoncé avoir des révélations à faire sur des magouilles au sein même du gouvernement ? Cette question, le lecteur se la pose pendant près de deux cents pages. Philippe Richelle ne pouvait donc pas rater la conclusion de son intrigue de politique-fiction. Ce quatrième et dernier tome révèle à la fois les dessous des cartes et donne un sens à toutes les histoires des personnages secondaires ou principaux qui ont émaillé l'histoire. Avec une remarquable maîtrise du rythme, Richelle pose ses derniers jalons. Il fait en sorte que la vérité n'apparaisse que par paliers. C'est rudement bien joué. Il évite ainsi l'écueil principal des fins d'histoires policières où, pour des raisons de suspense, on attend la dernière minute pour révéler la clé du mystère, au risque de proposer une conclusion bavarde et indigeste. Ici, les vérités ne sont jamais complètes. Au contraire, elles se complètent les unes les autres, s'emboîtant comme des poupées russes et amenant jusqu'au dernier moment leur lot de rebondissements. Dans le même temps, le destin de tous les personnages est brossé en quelques traits. Le lecteur assiste ainsi au dénouement de l'intrigue et à la « morale » des histoires sentimentales ou professionnelles qui l'ont tenu parallèlement en haleine. L'exercice était périlleux.
Le dessin de Delitte s'est quant à lui débarrassé de quelques-uns de ses tics pour privilégier des ambiances aussi crédibles et réalistes que possible. C'est toujours aussi réussi à travers les « gueules » des personnages qui sont d'une justesse toute britannique. Ce l'est aussi à travers une mise en scène sobre que les textes très nombreux ne doivent pas toujours simplifier. Une saga indispensable dans la bibliothèque de tout amateur d'histoires de politique-fiction.
Je viens de lire, de Thierry Bellefroid.
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