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| Parution : | avril 03 |
| Prix : | 8.20 euros |
| ISBN : | 2800133260 |
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Auteurs :
Raoul Cauvin , Willy Lambil
Voir critiques (17) . Ajouter critique
Blutch est mort ! Émergeant à peine du coma, le sergent Chesterfield apprend la terrible nouvelle. Effondré, il cherche à retracer les dernières heures de son ami. Mais au fil des rencontres, les versions divergent... Lui a-t-il cédé sa place sur la civière ? L'a-t-il ramené du champ de bataille sur son dos, au péril de sa propre vie ? Le croyant mort, a-t-il cherché à le venger en chargeant seul les lignes ennemies ? Difficile, au milieu de tous ces témoignages contradictoires, de retrouver la vérité. Qu'importe. Désormais, le caporal Blutch est un héros aux yeux de Chesterfield... mais pas pour très longtemps !
____________ Je viens de lire ... ____________
« Requiem pour un bleu », tome 46 des Tuniques Bleues, par Cauvin et Lambil. Chez Dupuis.
Puisque Raoul Cauvin avoue qu'il ne lit pas les critiques et qu'il ne les apprécie guère (voir le dossier spécial que Bodoï lui a consacré), les quelques lignes qui suivent ne lui sont pas adressées.
Mais à vous, cher lecteur, qui tenez peut-être déjà entre vos mains ce 46ème tome des Tuniques Bleues, sachez que vous venez d'acheter une histoire profondément ennuyeuse. Parfois, on me demande si je lis vraiment tout et je réponds : oui, presque tout. Ainsi, j'ai lu « « Emeutes à New York », « L'oreille de Lincoln » ou « Des bleus et du blues », les trois derniers albums des Tuniques Bleues parus avant ce « Requiem pour un Bleu ». Je n'en ai pas écrit une ligne. Parce qu'ils n'avaient pas besoin de moi pour se vendre. Et parce qu'ils se valaient comme se valent 90% des albums de cette série basée sur des ingrédients connus et immuables. Mais celui-ci sort du lot pour deux raisons. La première est que Cauvin a osé faire mourir Blutch, créant un traumatisme chez les lecteurs de Spirou qui ont découvert la tombe de leur héros préféré en couverture du magazine et ont cru défaillir. La seconde est qu'il assume tellement peu ce choix audacieux, qu'il ne cesse de nous raconter la même scène tout au long de l'album. L'humour de Cauvin est tout entier basé sur le comique de répétition. Quel que soit l'album, vous retrouverez les mêmes scènes entre Blutch et Chesterfield, à la virgule et à la mimique près. Quel que soit l'album, vous aurez l'impression que seuls le décor (et encore) et la thématique changent. Cependant, trente-deux pages sur quarante-six pour raconter quatre fois la même scène, ce n'est plus du comique de répétition, c'est de l'acharnement thérapeutique. A moins de parler d'un véritable manque d'inspiration. Le résultat est qu'il ne se passe rien dans cette histoire qui n'en est d'ailleurs pas une et use de ficelles grosses comme les câbles du Brooklin Bridge. Alors, si vous ne tenez pas encore cet album entre les mains, il est peut-être encore temps...
Je viens de lire, de Thierry Bellefroid.
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