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Coeur Tam-Tam
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Coeur Tam-Tam |
 | Edition : | Dargaud |
 | Collection : | Long Courrier |
 | Pages : | 66 pages en couleurs |
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 | Parution : | 04 oct. 2003 |
 | Prix : | 13.00 euros |
 | ISBN10 : | 2205054015 |
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Auteurs :
Tonino Benacquista , Olivier Berlion
Installé dans sa cabane à l'écart de la ville, dans un coin de campagne française, Eugène Rabier coule une retraite paisible. Oh, il a bien ses petites contrariétés, comme tout le monde. Le maire veut à tout prix racheter son lopin de terre pour implanter une raffinerie, et les gosses se moquent un peu de lui. Mais dans l'ensemble, ça peut aller. Jusqu'au jour où une bande de types cagoulés et armés jusqu'aux dents viennent le réveiller en sursaut. Ils sont à la recherche d'un livre qu'Eugène a écrit, il y a bien longtemps, à l'époque où il s'occupait d'une palmeraie en Afrique. Son titre ? Précis de culture de l'elaeis au Congo belge. Attention, ils ne rigolent pas : voilà deux ans qu'ils essaient de mettre la main dessus. Coup de chance, Eugène possède le seul exemplaire survivant. Mais il se demande bien pourquoi ce bouquin anodin - 14 exemplaires vendus, une vraie misère ! – suscite une telle convoitise.. Coeur Tam-tam, ce n'est pas vraiment un polar. Même si l'on croise quelques macchabées, un magot planqué, des coups de feu qui claquent et de vrais méchants. C'est d'abord une rencontre : celle entre un écrivain et un dessinateur. L'écrivain, c'est Tonino Benacquista. Auteur de polars comme La maldonne des sleepings ou Les Morsures de l'aube, scénariste pour le cinéma et la bande dessinée (L'Outremangeur et La Boîte noire, avec Jacques Ferrandez aux pinceaux). D'ailleurs, il n'aime pas tellement s'entendre qualifier d"écrivain" ou de "scénariste". Il préfère dire qu'il "travaille la fiction", que "chaque histoire possède sa forme propre et exige une manière d'être racontée s'imposant d'elle-même : roman, nouvelle ou scénario". Le dessinateur, c'est Olivier Berlion, qui s'est fait connaître avec les sagas des Soupetard et des Sales Mioches. L'histoire qui les a réunis est une nouvelle de quinze pages publiée par le premier, voilà une dizaine d'années, dans un recueil intitulé La Machine à broyer les petites filles. Un de ces textes qui faisaient naître des images dans sa tête et n'attendaient que de trouver leur prolongement visuel. Ensemble, ils ont composé une bande dessinée qui oscille entre réalisme et fantaisie pure. Avec quelques détours réjouissants par l'ethnologie amusante, la sociologie urbaine (ah, les relations de voisinage dans une petite ville de province, quel bonheur !), le joyeux délire et le polar classique de pure facture (dialogues savoureux dignes de Michel Audiard à l'appui). L'Afrique vue par Benacquista et Berlion possède un petit air de Tintin au Congo plutôt rigolo – le maniement du second degré étant bien sûr fortement conseillé, ami lecteur. Bref, c'est un récit complet, dans tous les sens du mot. Les décors sont particulièrement soignés, servis par ce sens subtil de la lumière qui caractérise le travail d'Olivier Berlion. Eugène Rabier est tout simplement parfait, et sa renaissance fait plaisir à voir. Dans Coeur Tam-tam, il y a de la nostalgie, de la tendresse, pas mal d'humour et un vrai suspense, mitonné aux petits soins par un Benacquista en grande forme. Mais jamais, au grand jamais, de cynisme, de mépris pour les personnages ou de "morale de l'histoire".
Je viens de lire... de Thierry Bellefroid.
« Cur Tam-Tam » par Benacquista et Berlion. Chez Dargaud.
Ce n'est pas la première nouvelle de Benacquista à faire l'objet d'une adaptation en BD. La plus célèbre est bien sûr l'Outremangeur, également adaptée depuis peu au cinéma. Mais « Cur Tam-Tam » est sans doute la plus réussie. Une histoire originale qui nous emmène jusqu'au Congo, sur les traces d'un vieux spécialiste des palmeraies rentré en France après des années d'expatriation et victime des moqueries (quand ce n'est pas pire) de ses concitoyens. Eugène Rabier se retrouve pris dans des événements qui frôlent le récit policier : des inconnus cagoulés débarquent chez lui lourdement armés, une bonne partie du village convoite le terrain qu'il occupe avec sa minable masure... tous les ingrédients pourraient mener à une intrigue policière plus ou moins traditionnelle. Benacquista prend cependant les chemins de traverse et si la fantaisie et l'aventure restent le moteur destiné à faire avancer l'ensemble, la machine vaut davantage pour la beauté de ses pistons que pour leurs performances. Rabier est un personnage comme on les aime. Un peu bougon, très nostalgique, totalement à côté de ses pompes. Le client idéal pour un voyage initiatique à l'envers. C'est ce que propose ce livre sensible et plein de poésie que le dessin de Berlion habille avec brio. Le disciple de Corbeyran s'appuie sur ses quelques travaux hors-séries (Lie de Vin puis Histoires d'en Ville) pour donner toute la mesure de son talent. Avec un certain lyrisme, mais sans emphase, il parvient à recréer le monde de Benacquista sans lui voler la vedette. Et même si l'on reconnaît et son trait et ses couleurs, Olivier Berlion semble se défaire ici de quelques-uns de ses tics pour atteindre une très belle maturité graphique sans pour autant renier quoi que ce soit de sa propre personnalité.
Voir critiques (2) Ajouter critique
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fradet:
 
Je suis allé à cet album sur la base du nom du scénariste. Benaquista est pour moi une bonne référence. J'ai lu "Saga" et vu "Sur mes lèvres", deux oeuvres utilisant des moyens différents, mais dont le point commun est de m'avoir passioné. Alors, pour une BD (et ce n'est pas son coup d'essai, mais je n'ai pas lu l'outremangeur), je me disais que ça allait être du tout bon au scénar. Et bien en fait, c'est le dessin qui m'a le plus emballé. La BD a ça de bien, c'est une association entre deux arts qui peuvent vous intéresser de manière différente.
L'histoire de coeur Tam Tam : c'est classique et trés vite emballé. Pas de suspens, il se passe pas grand chose, et tout est basé sur l'atmosphère. La partie africaine est correcte sans plus. Pour les ambiances, Warnauts et Raives ont fait beaucoup mieux. Pour la partie en Europe, c'est plus sympa et c'est là que le personnage prend du relief en étant en décallage avec son environnement. On se dit qu'avec un tel matériau, le scénariste aurait pu faire quelque chose... Tant pis.En fait, ce que moi j'ai aimé ce sont les dessins de Berlion. Superbes. Des couleurs bien dosées. Du semi réaliste qui correspond bien au ton de l'histoire. Des mimiques jamais innocentes. Et le héros : parfait.
En bref, j'ai découvert un dessinateur que je ne connaissais pas. Mais, en revanche, Benaquista ne se reposerait il pas un peu trop sur ses lauriers ?
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Cadou:
 
Quand j'ai vu cet album, cette couverture j'ai tout de suite eu envie de l'acheter. Malheureusement j'ai vite été déçue. Malgré un dessin super, je trouve que cet album est trop rapide, le scénario est sympa, mais pas assez approfondi...j'aurais aimé le lire sur 2 voire 3 tomes.. là, tout se passe à une vitesse folle sans entrer dans les details, je trouve ça dommage...
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