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| Edition : | Casterman |
| Collection : | Ecritures |
| Pages : | 224 pages en noir & blanc |
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| Parution : | juin 04 |
| Prix : | 12.75 euros |
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Auteurs :
Jiro Tanigushi
Voir critiques (5) . Ajouter critique
Chacune des nouvelles de ce recueil retrace une tranche de vie. Avec délicatesse, et par petites touches, Jirô Taniguchi campe des portraits de jeunes, de vieux, d'enfants à un moment difficile de leur existence. Comme la petite Hiromi, confiée provisoirement par sa maman à ses grands-parents, qui est terrorisée à l'idée d'être abandonnée. Ou comme M. Harada qui ne se résout pas à faire couper cet orme si beau et aux couleurs si subtiles, au simple prétexte qu'en automne, ses feuilles tombent dans la cour des voisins. Ou encore M. Iwasaki qui, par le plus pur des hasards, retrouve sa fille de 25 ans qu'il avait quittée alors qu'elle était encore bébé. Il finit par l'aborder, mais n'ose pas lui révéler son identité.. Une nouvelle démonstration du très grand talent de Taniguchi, tout en pudeur et en sensibilité.
____________ Je viens de lire ... ____________
« L'orme du Caucase », par Taniguchi et Utsumi. Chez Casterman.
L'excellente collection « Ecritures » accueille un nouveau Taniguchi, alors que « Le sommet des dieux » a connu deux parutions en six mois chez le concurrent Kana. A force de vouloir publier du Taniguchi, les éditeurs ne vont-ils pas scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Tout le monde en veut. Et à la lecture de « L'orme du Caucase », on comprend pourquoi. Voilà un livre qui n'a rien à envier aux autres adaptations d'écrivains réalisées par le dessinateur japonais. Au contraire, alors que « Le sommet des dieux » semblait être « L'uvre de l'année », le voilà relégué par une succession de nouvelles au ton universel, qui abordent la solitude, la famille, la douleur de vivre et celle de se réconcilier, parfois. Rien à dire, « L'orme du Caucase » est un de ces livres que l'on n'oublie pas. Le dessin de Taniguchi, toujours aussi précis, approche les émotions et les visages mais magnifie tout autant les lumières ou la nature, très présente dans ces huit histoires. Mais le plus impressionnant, c'est la rapidité avec laquelle les deux auteurs harponnent le lecteur, le plongent au cur de l'émotion. Quelques pages suffisent à chaque fois pour nous faire pénétrer ces âmes blessées, pour nous émouvoir. Plus on avance dans la lecture de ces nouvelles à l'humanité presque bouleversante, plus on regrette d'approcher de la fin. Car on sait qu'en refermant la dernière page, on cherchera vainement un équivalent pendant de longs mois. Une lecture à ne pas rater, donc. Même si vous croyez que Taniguchi ne peut plus vous étonner !
Je viens de lire, de Thierry Bellefroid.
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