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[SPOILERS] Qu'avez-vous pensé du dernier Lapinot ?
Les 176 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .
76. Baloo
- 08/07/04 21:18
- (en réponse à : Conan m'a tuer)
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Dans le genre illustre prédécesseur, Conan Doyle aussi avait tué son héros, Sherlock Holmes (ou du moins l'infâme Moriarty), il en avait marre de ce perso et voulait (se) prouver qu'il était capable d'écrire des trucs plus "sérieux". Sous la pression des lecteurs qui suivaient Sherlock, Doyle l'a remis en piste...
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75. yancomix
- 08/07/04 19:28
- (en réponse à : Blou)
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Il s'agit de "Fritz The Cat" de Robert Crumb.
Je ne sais pas si il est une influence de Blain…
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74. Blou
- 08/07/04 19:21
- (en réponse à : Yancomix)
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Je ne sais absolument pas de quelle BD il s'agit dans ton lien, mais c'est marrant, les deux persos me font un peu pensé a 2 autres (j'ai oublié leurs noms) de Donjon Potron Minet, le sale chat à tout faire de l'oncle du héros et la salamandre assassin avec laquelle il couche et dont le héros est amoureux... y a quand même une sacrée ressemblance, et voir ensemble ces 2 persos qui ressemblent pas mal a deux autres qui vont aussi ensemble me pousse a m'interroger sur le fait que Blain s'en soit inspiré ?
(ma phrase est pas mal tordue mais on comprend non ?)
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73. Lapi
- 08/07/04 17:11
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Salut, j'ai scanné la page inédite de Lapinot sur le 20minutes d'hier. Je vais pas la publier sur le web, cause copyright, mais si certains sont interessé pour la recevoir par e-mail, qu'ils m'envoient un mail avec "lapinot" comme objet a l'adresse:
lobozo@yahoo.fr
attention ! fichier .tif de 1.3Mo...
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72. yancomix
- 08/07/04 16:36
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71. puce
- 08/07/04 16:12
- (en réponse à : blou)
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Argh !! t'as eu le courage de faire la queue ? moi je suis passée, j'ai vu le monde, j'ai écouté 5mn Didier Super pasque c'etait sympa quand meme et j'ai capitulé !
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70. paulie
- 08/07/04 15:39
- (en réponse à : refel)
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J'ai pas de scanner.
Mais c'etait un peu des planches du genre les formidables avantures sans lapinot qui s'inserent entre les vrais extraits du dernier lapinot.
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69. Arta
- 08/07/04 14:10
- (en réponse à : Blou)
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On peut être d'accord ou pas avec le fait que Lewis tue son héros. D'aucuns diront que c'est lui qui l'a créé et qu'il a donc tous les droits. D'autres avanceront au contraire que par l'impact qu'il a auprès de son lectorat, le faire disparaître brutalement n'est pas permis. Les deux avis se défendent sûrement...
Je trouve par contre assez admirable la manière dont Lewis s'enquiert des réactions de ses lecteurs par rapport à cet événement : si je lis bien ce que Blou a écrit, Lewis lui a demandé ce qu'il avait pensé de la mort de Lapinot et s'il lui en voulait. Certains vont peut-être trouver ça normal mais combien d'auteurs (et pas seulement de BD) balancent une mine dans leur oeuvre sans trop se soucier de ce qu'en pensera leurs lecteurs ?
Vraiment, je trouve ça chouette. Ca n'enlève rien au caractère un peu abrupt de la dernière partie de La vie comme elle vient, mais visiblement ça le touche autant que nous.
Bref, salaud (oh oui...) mais alors salaud sado-mazo ;-)
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68. Blou
- 08/07/04 13:53
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C'était au Virgin Grand Boulevard, a Paris (je précise, car je ne sais pas de quelle planète tu viens) et je l'avais appris sur BdP, par Yancomix je crois, sur le forum "Trondheim"...
Y avait donc Trondheim, Blain, Delisle, Bourrhis et Spiessert.
Faut se tenir au courant ma vieille...
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67. Altaïr
- 08/07/04 13:49
- (en réponse à : Blou)
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raaah c'était où ?
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66. Blou
- 08/07/04 13:46
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Ben hier j'ai rencontré Trondheim à une scéance de dédicace, et il m'a bien rassuré en me disant qu'il reviendrait "s'il avait de bonnes idées", ouf !
Sinon il a refusé de me dessiner lui même en train d'assassiner Lapinot (c'était pourtant plutôt une bonne idée de dédicace non ?) en me disant que c'était "cruel", qu'il pouvait le faire en vrai mais pas comme ça... et enfin il m'a demandé si je lui demandais ça parceque je lui en voulais... est ce que je lui en veux ? non, pas du tout, pour moi il a offert a son héro une mort en fanfare, grandiose, spéctaculaire, or que peut on offrir de mieu à son héro ?
Sinon j'ai eu une dédicace de Blain aussi... c'est y pas une journée qu'elle est bonne ça ?
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65. Moi
- 08/07/04 13:27
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>"Le fond rejoint la forme en une totale cohérence. Le récit perd ces derniers attraits romanesque. Lapinot meuret bêtement dans un accident de la route pathétiquement vulgaire."
Je ne suis pas sûr que cet accident soit présenté comme "pathétiquement vulgaire", car la dernière apparition de Lapinot, avant le choc fatal, le présente justement dans une attitude très dramatisée : en plan rapproché, avec une dynamique du corps dans la case et l'éclairage des phares par en-dessous... Par ailleurs je crois qu'un élément reste intangible et imprime la patte du romanesque sur toute la série : ce sont les personnages animaliers, non ?
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64. Refeul
- 08/07/04 13:26
- (en réponse à : Paulie)
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et pour les "provinciaux" il serait possible de les voir ces planches soit sur BDP ou autrement sans bien sûr se retrouvé fourdroillé pour des raisons de droit d'image ?
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63. Altaïr
- 08/07/04 13:13
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Rah qu'il est bien ce lapinot, qu'il est bien !
Comme souvent chez Trondheim, chaque personnage a son propre caractère et transmet sa propre vision de la vie (et en l'occurence de la mort), ses propres contradictions, ce qui donne un mélange de réflexions se répondant passionantes. A mille lieu d'une "pensée unique" qui gâche un peu certains Larcenet, par exemple, puisqu'il semble de mise de les comparer.
C'est riche et intelligent, j'adore.
Quant à l'attitude de la bande à l'enterrement de lapinot, moi elle ne m'a pas choqué. Face à un évènement bouleversant comme la mort d'un proche, chacun peut réagir d'une façon différente. Faire de l'humour idiot ou garder les yeux secs peuvent cacher une grande détresse intérieure. Enfin c'est ainsi que je l'ai ressenti...
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62. spip
- 08/07/04 13:05
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plutot d'accord avec yancomix...
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61. yancomix
- 08/07/04 11:46
- (en réponse à : boubou)
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« Ce livre me semble en effet fonctionner aux procédés, c'est à dire qu'il ne cache ni ses ficelles ni sa construction. Je ne pense pas que cela soit voulu (ou alors Lewis Trondheim est la réincarnation de Machiavel), cela semble plutôt être un défaut de la BD »
Je peux me tromper, mais je crois ne pas être du tout d'accord avec ça.
Les procédés dans cet album sont non seulement voulu mais exploités en tant que tel.
Comme, dans une forme courte, Imbroglio il y a quelques années, basé sur un système visible, et où l'auteur va au bout de sa mécanique.
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60. boubou
- 08/07/04 09:53
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Alors je crois que je vais tenter une petite analyse. Je ne prétant pas qu'elle soit pertinente, et certains auront peut être l'impression que je découvre la Lune, mais je m'y risque (et pardon pour l?orthographe et la grammaire)...
Attention, ça spoile grave de chez grave.
Bovarysme et romanesque.
Dans « Emma Bovary », Flaubert n'a de cesse de confronter les idées romanesques romantico-nunuches de son époque à la dure réalité de la vraie vie, qui reste soit fade, soit triviale, soit vulgaire. Il me semble que « Les formidables aventures de Lapinot » répondent au même objectif, et ce, sur deux plans distinct : celui des genres classiques de l'aventure et celui plus difficile de la « chronique sociale » (appelons cela comme ça).
Lapinot commence ainsi sa carrière dans « Lapinot et les carottes de Patagonie », démystifiant de manière ironique les divers poncifs de l'héroïque-fantaisie en y opposant une sorte de bon sens terre à terre et réaliste (une sorte de « Beuh... C'est même pas possible votre truc... » à n'importe quel action qui, dans le cadre d'un récit classique d'aventure paraîtrait plausible, mais qui, confronté à une sorte de principe de réalité, ne tiens pas la route). Le même principe de dé-romantisation, de dé-romanesquisation (hou le joli mot tout pourri) sera ensuite décliné au travers de différents genres : le western (avec différents niveaux : il y a des cow-boys qui ressemblent plus à des clodos qu'autre chose et qui rate leur cible quand ils tirent, mais il y a aussi l'institutrice idéaliste qui croit à une idée romantique de la non violence et qui en prend plein la gueule -au propre et au figuré), le fantastique XIX° façon Mary Shelley et le roman romantique du XIX° (contre qui s'excitait déjà Flaubert, la boucle boucle).
L'accélérateur atomique se prend lui le luxe de s'attaquer au standard de la BD des années 60 (l'âge d'or, Franquin, Goscinny, Uderzo, et patati et patata).
Les autres histoires de Lapinot (contemporaines) suivent le même schéma. Il s'agit de faire quitter aux personnages leur statut purement romanesque et fictif pour les rendre plus réaliste, plus humains, et par de là plus proches (« plus réaliste que les réalistes », dixit Lewis Trondheim dans son post).
Lapinot déchoit donc petit à petit de son statut de héros de BD à la Tintin pour rencontrer des problèmes de boulot et une petite amie, « acquérir des parents » (morts, déjà) et un prénom (qui restera inconnu du lecteur). Splendide procédé qui voit donc un personnage de BD nous devenir de plus en plus proche, parce que chaque album nous le fait mieux connaître ET parce que chaque album nous le fait connaître sous un jour plus semblable aux nôtres). Splendide procédé... J'ai d'ailleurs la faiblesse de penser que Lewis Trondheim a su le conceptualisé et le rendre plus prégnant tout au long des albums, alors qu'aux débuts « Les formidables aventures de Lapinot » cela ne me semble être qu'une vague intuition, un simple point de vue ironique sur le medium.
Tout cela culmine dans « La couleur de l'enfer » où un titre accrocheur comme un film de James Bond cache en réalité une analyse très fine et minutieuse d'un certain quotidien. Toutes les montagnes de suspence gravitant autour de Lapinot accouchent de souris triviales, fades... (La palme au terroriste extrémiste : rien de romanesque ou romantique dans la prise d'armes, le personnage est ridiculisé).
Toute fois, Lapinot restait un PERSONNAGE de PAPIER. Si le discours de Lewis Trondheim était bien de nous (j'utilise ici le nous par pure convention réthorique -moi est plus juste) faire renoncer au romanesque dans nos propres vies pour plus simplement profiter des petits rien qu'il mettait en avant (point de vue de l'auteur que je ne partage pas), la façon qu'avait Lewis Trondheim de nous démontrer son point de vue était, elle, romanesque ; car si la vie de Lapinot n'était pas romanesque, la façon de raconter cette vie l'était au combien (il n'est plus à prouver, il me semble, que Lewis Trondheim est un des meilleurs auteurs quant à la structure de ces récits). Ainsi, je pense, Lapinot ne nous séduisez pas seulement sur le fond par sa ressemblance psychologique et son éloge du quotidien, mais aussi sur la forme, par ces dissemblances romanesques et le plaisir qu'on éprouve à lire simplement un bon bouquin, de nous en évadé grâce à 46 pages en quadrichromie.
Là est le paradoxe ; et pour me résumer je répéterait que si le fond invite au quotidien, le forme n'en reste pas moins romanesque (parce que développant tous les atouts de la séduction qu'un récit peut avoir - notamment cette lente progression de Lapinot de son statut BD à notre quotidien, tout en douceur, sans nous brusquer) et fait que Lapinot conservait dans notre esprit son statut de personnage que les turpitudes de notre brave vie ne pouvaient pas trop atteindre.
De là vient enfin mon désarroi à la fin de « La vie comme elle vient ». Lewis Trondheim suit sa logique et ruine nos dernier espoirs romanesque. Le fond rejoint la forme en une totale cohérence. Le récit perd ces derniers attraits romanesque. Lapinot meure bêtement dans un accident de la route pathétiquement vulgaire. C'est la suppression totale du bovarysme. Il ne nous est plus possible d'oublier un tant soit peu notre vie banale en lisant les 46 pages de cette BD parce que la mort de Lapinot rend ces 46 pages définitivement identiquement banale à notre vie.
Ne reste plus qu'à appliquer la méthode préconisée par l'auteur et vivre des petits rien qu'il a décrit tout au long des albums.
(Et je l'ai déjà dit je ne partage pas le point de vue de l'auteur mais je trouve qu'en arriver à ce point de cohérence, c'est super top génial de la mort.)
P.S. Une petite remarque sur Flaubert qui, lui, n'a jamais renoncé à un point de vue romanesque, regardant Emma Bovary de haut (j'ai même trouvé sa mort plutôt très drôle), voulant toujours mieux dire son propos par une écriture géniale.
Mais voilà, Flaubert a beau être mon auteur favoris, je ne crains pas de dire que Lewis Trondheim fait plus fort que le gros Gustave en alliant définitivement forme et fond tandis que Flaubert développait les deux de manières décorrélées, refusant la « fusion » pour la beauté du style (et quelle perfection dans le style ; mes aïeux!!!).
P.P.S. Concernant la remarque de « Moi » sur l'aspect procédé de cet album.
Je trouve en effet cet album plein de procédés (notamment le coup du répondeur qui, s'il semble avoir touché beaucoup de gens, n'en reste pas moins un truc de scénaristes déjà aperçus maintes fois à la télévision ou ailleurs). Ce livre me semble en effet fonctionner aux procédés, c'est à dire qu'il ne cache ni ses ficelles ni sa construction.
Je ne pense pas que cela soit voulu (ou alors Lewis Trondheim est la réincarnation de Machiavel), cela semble plutôt être un défaut de la BD, mais c'est un défaut qui paraît aller dans le sens de cette fameuse dé-romanesquisation (dé-bovarysation) que je défend ci-dessus. Ce livre n'est plus une histoire fluide qui nous emporte (tout du moins dans son dernier tiers) mais une oeuvre théorique qui (sur)expose ces procédés pour en montrer la futilité. (c'est futile parce que Lapinot meure de manière bête et injustifié, sans qu'aucun des procédés mis en place par les personnages pour survivre -le tarot, le parano, etc...- ne serve à quoi que ce soit, sans qu'aucun des procédés mis en place par l'auteur ne serve plus à rien, alliance forme-fond, etc, blablabli, blablabla). Mais peut-être que je me monte le bourrichon et ce bazar sur les procédés est une autre histoire et je m'arrête là.
(Ne tapez pas trop fort pour les critiques, SVP.)
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59. paulie
- 08/07/04 09:20
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Je les ai et il y a au moins 2 pages entierement inédites :).
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58. eddy
- 08/07/04 07:41
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???
Je viens de lire un "20 minutes" par hasard, et j'y ai vu une planche qui n'est pas dans la BD!!!
Lewis nous aurait pas fait 2 BDs quand même!!
QUI A LES 17 PREMIERS "20 MINUTES" AVEC LAPINOT EN PREPUB?????
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57. jicece
- 07/07/04 22:54
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qui croire, avec ces "spirou" qui marchent sur les eaux auvec des reflets à l'envers (jusqu'à preuve du contraire ;-) ?
c'est le monde à l'envers
ha oui, c'est peut être un exercice de plus de l'Oubapo, excusez moi d'avoir été long à comprendre... bon, je crois que je vais aller me coucher, fatigué moi ...
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56. spip
- 07/07/04 22:49
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Le lapinot contemporain meurt dans le tome 8...et le lapinot à thème,on l'a de nouveau dans le tome 9 en Spirou...donc rien ne dit qu'il n'y aura pas un nouveau Lapinot à thème...
...c'était ma reflexion optimiste de la soirée.
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55. Arta
- 07/07/04 22:43
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ok, Lewis, c'est bon... tu nous as bien eu ! On a tous marché !
Tu peux nous donner la vraie fin.
Non ? Vraiment pas ? C'est sûr, ça aurait été trop facile... Tu peux peut-être alors juste dire qu'on a perdu UN Lapinot, le contemporain, mais que rien ne dit que l'AUTRE Lapinot, celui des aventures à thèmes, pourrait très bien revenir un jour où l'envie de caresser le crayon te reviendra. Même si ce n'est pas vrai, j'aurais plaisir à le croire et je crois que je ne serais pas le seul.
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54. spip
- 07/07/04 20:56
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Voilà,j'l'ai lu!..bien en retard par rapport à beaucoup d'entre vous!:c'est formidable,un scénario épatant,très bien rythmé,des dialogues toujours aussi brillants...une fin bouleversante...bon,ça sert à rien d'en rajouter:tout a déjà été dit(et bien dit,notamment par Coacho...)mais malgrè tout cela,j'en veux à mort à ce salopard de Trondheim!!!...C'est devant la justice que vous allez devoir vous expliquer,Môssieu Lewis!!!...snirfl...
...ah puis,à la suite, le nouveau Isaac le Pirate:je trouve que Blain a encore atteint un nouveau palier graphique:que c'est beau!!!...et quelle finesse nouvelle dans le trait...bon,le scenar,je sais pas trop ou ça veut aller,mais je me suis quand meme bien laisser porter....
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53. Bert74
- 07/07/04 19:58
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Comme c'est apparement l'usage :
Trondheim, salaud !!
J'ai passée ma soirée à pleurer et à ne pas y croire (j'ai véritablement relu plusieurs fois les dernières pages pour être sûr que je ne m'étais pas trompé dans ma lecture).
C'est un peu comme ne pas arriver à réaliser la mort subite d'un proche. Peut-on croire qu'il ne sera plus là ? Tout le monde (en tout cas sous nos tropiques) vit le quotidien comme si chacun était immortel, non ?
Et quoi de plus immortel pour nous qu'un personnage imaginaire ?
Pourtant Lewis nous a merveilleusement propulsé dans la "réalité des personnages imaginaires"...
En lisant tous les post de ce sujet j'ai un peu l'impression d'être à une veillée funèbre. Ca fait drôle...
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52. Lapi
- 07/07/04 17:19
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Bonne route Lapinot, bienvenue au pays des carottes fleuries..
tu nous manquera...
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51. Refeul
- 07/07/04 14:18
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Comme tout le monde ou presque j’ai été à la fois fortement impressionné et bouleversé par cet album. Je voulais juste dire qu’il m’avait laissé une drôle d’impression, d’une part pour toutes les raisons qui ont déjà été données (on aurait aimé plus de compassion de la part de Nadia et des autres, on aurait surtout voulu encore voir une bonne centaine de planches de lapinot, on ne s’y attendait pas, etc) et d’autre part parce que même si je ne crois pas à la théorie "foutage de gueule" de Lewis j’ai quand même ressenti (c’est certainement inconscient de sa part) l’impression que la mort de Lapinot était une sorte de punition pour les lecteurs qui s’y étaient attaché (càd tous) alors que ce n’était qu’un personnage de BD, et que Lewis n’était pas près à assumer cette attente des lecteurs, les bédéphiles savent pour la plupart que Lewis n’est pas homme à rechercher les autographes et les interviews donc qu’il n’aime pas nécessairement cette exaltation autour de son travail. Peut-être, finalement, ne faut-il y rechercher rien de très psychologique ou profond, tout simplement un déroulement de l’histoire cohérent et en tout cas qui est apparu comme logique à Lewis d’après ce qu’il nous en a dit ici. J’espère que j’ai été clair et que ce post reflète vraiment mon état d’esprit (qui est très troublé, l’esprit). En tout cas merci pour tout M. Trondheim et revenez-nous vite avec des BD "REALISTES" comme celle-ci (j’aime aussi les autres alors vous faites comme vous préférez) ! Bises à tous.
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50. jicece
- 07/07/04 10:05
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"Il y a quelques annés, Hendrix brulait sa Fender en public, aujourd'hui, monsieur Trondheim sacrifie son héros, je pense que la comparaison n'est pas osée..."
pourquoi ? il est gaucher Lewis ?...
bon ok, a part cette blague un peu nulle, je dois dire que je l'ai déjà relue plus de 2 fois cette BD, en moins de 2 jours...
c'est grave docteur ?
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49. M_Spock
- 07/07/04 09:52
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[attention spoiler, mais de toutes façons, y'en a partout dans ces posts]
Moi aussi j'ai été très secoué par la lecture de cet album.
Mais je trouve qu'il y a un grand courage de la part de Lewis pour faire ce qu'il a fait. Car quoi qu'il en dise, dans l'esprit du public, Lapinot était un héros récurent et donc immortel, tout comme lucky Luke, Spirou, Astérix ou Tintin ; le faire disparaitre est une vrai marque de courage de la part d'un créateur.
Cela m'a également fait repenser à la théorie qui veut qu'Hergé aurait fait mourir Tintin dans l'Alph'art pour en finir avec lui, on ne le saura jamais car Hergé n'a pas survécu à sa création. Lewis, lui, a eu l'oportunité et le courage de le faire, je le redis , je lui tire mon chapeau, d'autant que Lapinot reste son personnage phare depuis les carottes de Patagonie. Trondheim est le premier auteur de BD à nous faire ressentir aussi ouvertement ce qu'est le deuil, d'ailleurs n'avez-vous pas tous relu 'La vie comme elle vient' une 2ème fois juste après l'avoir fini ? N'est-ce pas un signe que nous n'acceptons pas la mort du héros (la première étape du deuil est le refus d'accepter l'évènement) ? Quand à ceux qui trouvent que les protagonistes ne pleurent pas assez, avez-vous imaginé ce qui peut se passer après la dernière case ?
Il y a quelques annés, Hendrix brulait sa Fender en public, aujourd'hui, monsieur Trondheim sacrifie son héros, je pense que la comparaison n'est pas osée...
Bonnes vacances monsieur Trondheim.
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48. helmut perchu
- 06/07/04 22:58
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Comme mon post précédent est tout pourri je l'refait :
C'est la première fois que je relis une BD quelques heures à peine aprés l'avoir lu la première fois.
C'est la première fois qu'une BD me refile une petite boule dans l'estomac et me coupe la faim.
Alors...
Merci Lewis pour cette magnifique BD mais vous êtes un salopiaud car les prochaines BD que je lirais aurront un goût bien fade...
Merci Lewis de prouver que la BD peut être aussi forte mais vous êtes un salopiaud car je me dit que ça ne sert à rien que je m'essaye à cet art et qui vaudra la peine d'être lu tant vous placez la barre haute...
Merci Lewis d'avoir laissé Richard, Titi et les autres en vie mais vous êtes un salopiaud d'avoir tué mon copain Lapinot...
Merci salopiaud !
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47. helmut perchu
- 06/07/04 20:13
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Wouah! La claque ! J'y croyais pas qu'un perso allait mourrir, et Lapinot encore moins ! Et puis la façon dont c'est amené, la tension monte crescendo... Merci M'sieur Lewis, je suis triste pour Lapinot mais heureux d'avoir lu cet album... Et merci aussi de pas avoir "tué" Richard !
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46. Hong-kong_foufou
- 06/07/04 14:42
- (en réponse à : Juste un commentaire.)
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Merci à Lewis trondheim pour son commentaire après coup, cela confirme d'ailleurs une idée que je ne pensais pas formuler.
>Le pauvre Lapinot s'est donc offert en sacrifice, en
>néo-Jésus pour faire passer mon message.
>Mais il s'est vaillamment battu. Avant d'arriver
>aux pages fatidiques, j'imaginais mille solutions
>pour le faire sortir de là après. Il m'y poussait. Ou
>je m'y poussais. (là oui, il y a schizophrénie,
>sinon désolé de refiler ma paranoia, quoique... elle peut vous sauver la vie à défaut de la pourrir).
Si ça peut rassurer l'auteur, sachez que ça n'est pas la première fois qu'un auteur à eu du mal avec son personnage.
Jean Giono, dans "Un roi sans divertissement" voulait absolument faire vivre son personnage principal, Langlois, mais il ne trouvait pas de fin logique où il devait survivre au mal qui le rongeait, ce qu'à la fin du livre, Langlois mourrait.
Selon certain spécialistes, Langlois (le personnage principal) devait "échapper" à Giono. Evidemment, il y aura toujours des andouilles pour répliquer au spécialiste que "les personnages de papiers, ça ne vit pas et qu'ils ne s'écrivent pas tout seul. Ou qu'un auteur à le controle de tout ce qu'il écrit" mais il ne faut évidemment pas les écouter, ils ne savent pas de quoi ils parlent.
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45. Moi
- 06/07/04 14:05
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C'est tellement beau et soigné ce que dit tout le monde ici que je me sens un peu honteux d'avouer que j'ai trouvé que ce livre marchait beaucoup au procédé : les personnages ne m'ont pas paru très épais et semblent être là juste pour donner un avis sur la vie et la mort ou pour être candidat au "qui va mourir ?"... Je précise que-curiosité maladive-j'ai commencé par feuilleter le livre pour vérifier si Lapinot mourait à la fin (je n'avais pas lu les messages sur le forum)avant de commencer la lecture... et que même dans ces conditions la fin est toujours aussi efficace... Alors procédé ou pas ? Peut-être que la fin de Lapinot est plus forte que les discours qui l'enrobent et qui me donnent l'impression que quelqu'un pense à ma place ? Mais pourquoi cette mort est-elle si forte ? Est-ce le dernier acte de matérialisation d'un personnage bidimensionnel ? (moui un peu ampoulé tout ça, désolé, mais qui lit ça ?)
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44. Arta
- 06/07/04 14:03
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Visiblement, nous avons été nombreux à avoir un bleu à l'âme pendant les quelques heures suivant la lecture de l'album. C'est sûr qu'on ne perd pas un ami - même lointain - de dix ans tous les jours. Perso, ce n'est pas tant la mort de Lapinot en soi (encore que...) que le message laissé sur le répondeur qui a fait mal. Voir la tête de Nadia en l'entendant m'a serré la gorge.
Dans la mesure où cette série décrit vraiment notre quotidien (on connaît tous des Richard, des Titi ou des Marion), on se sent peut-être plus touchés que par la mort d'autres héros... On se sent, on se sait ou on se redécouvre vulnérables.
Deux choses m'ont quand même amusé à la relecture :
Avez-vous remarqué au tout début de la dernière case le chapeau de Spirou et la pipe de Fantasio, annonçant (à ceux qui découvriraient la série dans l'ordre des numéros) le retour de Lapinot dans l'accélérateur atomique ? Du coup, la mort paraît plus symbolique que réelle...
Et tout au début de l'album, la première phrase est un écho à la toute dernière prononcée par Nadia dans Pour de Vrai où elle demande à Lapinot s'il croit aux signes. Certainement pas un hasard...
Deux choses encore : un, relire un autre Lapinot contemporain après, c'est quand même plus tout-à-fait pareil. Deux, croyez-vous qu'Hergé aurait aussi tuer Tintin s'il avait eu le temps de terminer l'Alphart ?
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43. pm
- 06/07/04 12:45
- (en réponse à : Manu(HS))
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C'est un livre vraiment étonnant et construit avec une grande originalité et un grande intelligence, mais attention ça dépasse assez largement le cadre de la bande dessinée. Il s'agit de faire revenir Pasolini regarder le monde d'aujourd'hui avec son langage de l'époque(extraits d'interviews) et qui tout en étant lui-même est forcément un autre. Le propos est très fort, le jugement sévère mais juste et on peut penser à Neaud et à sa lucidité en lisant ce livre.
Il y a quelques années j'avais lu "animals" un excellent petit livre de Toffolo(chez rackham je crois) qui était passé complètement inaperçu.
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42. Manu Temj
- 06/07/04 12:22
- (en réponse à : pm)
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Il faut acheter le Pasolini de Toffolo donc ?
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41. pm
- 06/07/04 12:18
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Pas grand chose à ajouter, cette lecture de Lapinot fut un moment fort et prenant. Un des meilleurs livres de Trondheim ama avec ces comix(approximativement en intégrale) et avec amour et intérim. Toujours intelligent et brillant et complètement parano...Avec le livre sur Pasolini de Toffolo lu juste avant j'ai eu la chance de lire deux excellents albums hier soir.
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40. dam
- 06/07/04 12:08
- (en réponse à : Beef-Idus)
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c'était pas vraiment une interprétation du Lapinot#8 mais plutôt une réflexion qui s'était glissée insidieusement à mon esprit à la fin de la lecture :^)
Sûrement pour tenter de ne pas penser à cette dure réalité : la fin de Lapinot ...
Mais LAPINOT IS NOT DEAD , il s'est transformé en groom !
;-))
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39. Bifidusse
- 06/07/04 10:33
- (en réponse à : dam)
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>>Lapinot n'est pas du style à croire aux prédictions. Il ne pense donc pas vraiment au début que quelqu'un va mourrir. Pourtant il décide d'aller voir la voyante qui aurait la "solution miracle". Il semble donc qu'il est prêt à donner foi à ces prédictions
Il me semble que dans Pichenettes, Richard fini par convaincre Lapinot de la réalité de la malédiction, et Lapinot n'en est pas mort.
Mais il ne faut pas trop chercher à interpréter une oeuvre, quelle quelle soit, on fini par y trouver plus de choses que ce que son créateur a voulu mettre (du moins, consciemment) ;)
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38. eddy
- 06/07/04 08:44
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Bon, bin, voilà, la messe est dite.
Franchement, les 2 dernieres fois que j'ai été aussi triste à la lecture de BDs, c'étaient les derniers gags de Calvin & Hobbes et celui de Snoopy. Encore que Calvin & Hobbes repartaient dans le blanc en rigolant, redevenant des allégories pures.
Peut-être qu'enfin je ressens le désarroi de la profession quand Guy Vidal est parti: Je trouve plein de points communs entre sa mort et celle de Lapinot. Il était peut-être temps, me direz-vous.
Soyez heureux , monsieur Trondheim. Puissiez-vous vivre votre vie comme Bill Watterson vit la sienne. Je suis sûr que c'est ce que Lapinot aurait voulu.
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37. Maravilla
- 06/07/04 01:19
- (en réponse à : Lewis)
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Cher Lewis,
Que doit-on dire, à un auteur? Merci? Bravo? Pourquoi?
Lapinot nous a accompagné toutes ces années, nous la génération des petites choses, nous l'époque des grands sentiments plus éphémères qu'autrefois, nous la cuvée des petits appartements, des bandes de copains, des portables, de Friends, des jeux vidéo, des Codévi et des RTT, nous le compartiment néo-bobo des journaux de société, avec nos terrasses de "nos cafés" au soleil, nos restaux branchés et nos films asiatiques, nos débats écolo, nos bouquins de Gavalda, et nos week-end en Province, et nos sports en salle...
Lapinot nous a accompagné, peut-être mieux que les Rougon-Macquart ont accompagné le 19ème Siècle. Je ne vois aucun équivalent dans l'écriture contemporaine, aucun reflet de notre temps dépeint si finement, croqué si subtilement, transformé selon les aléas de la magie de l'ordinaire, selon les petits riens du qotidien qui ont la saveur unique d'un jour qui, pour plagier Lapalisse, n'aura lieu qu'une fois puis s'envolera en poussière passée.
Le piège, la routine, la répétition, la place de chacun, la recherche, l'avancée, la nécrose du banal. S'en échapper, c'est aussi l'objectif de Lapinot, notre objectif, finalement. On ne peut que vous accompagner dans votre choix. On ne peut qu'adhérer. Qu'être ça. C'est horrible à dire, mais vous avez raison, et il ne pouvait en être autrement, dans ce dernier album.
Alors, voilà, je vous écris, mais pour vous dire quoi? Qu'est-ce qu'on dit à un auteur lorsqu'il arrive, lui, son héros, et nous par ailleurs, aspirés par l'appel d'air qu'est la capture d'une époque, qu'est-ce qu'on dit lorsqu'il arrive à la fin d'un cycle? Bravo? Merci? Pourquoi? J'en sais rien. Mais j'ai envie de vous le dire.
Ah si! Je sais. Dans cette planche, le dessin du cimetière, vous avez "transposé" le Père Lachaise, et le Boulevard Menilmontant. Je vous imagine dans les allées du cimetière, pour trouver des idées de dessins. Sans le savoir, vous avez croqué mon appartement. Je suis donc derrière une des fenêtres. Je suis dans la BD. Alors, pour m'avoir invité à être le figurant d'un si bel et si marquant album, un évènement de la BD d'aujourd'hui, merci.
Je vais donc m'en aller en réitérant, pour vous faire plaisir, ce compliment qui semble vous avoir été gentiment apporté par wagons pour votre plus grand bonheur: Lewis Trondheim, vous êtes un salaud magnifique.
D'ici là, et en attendant votre renaissance sous quelle forme que ce soit, cher Phoenix, portez-vous le mieux du monde sans trop penser à demain. Un deuil, c'est la célébration de la vie.
A bientôt.
Mara.
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36. trondheim
- 06/07/04 00:38
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Au début, ça ne devait pas être Lapinot qui (SPOILER) devait y passer, mais Titi.
En avançant dans l'écriture de l'album, je trouvais que ça manquait de courage, que c'était mou, que la mort, ça n'est pas que pour les autres.
Le pauvre Lapinot s'est donc offert en sacrifice, en néo-Jésus pour faire passer mon message.
Mais il s'est vaillamment battu. Avant d'arriver aux pages fatidiques, j'imaginais mille solutions pour le faire sortir de là après. Il m'y poussait. Ou je m'y poussais. (là oui, il y a schizophrénie, sinon désolé de refiler ma paranoia, quoique... elle peut vous sauver la vie à défaut de la pourrir).
Ce qui est curieux aussi, c'est que j'ai parfois l'impression de faire des albums plus réalistes que des albums dits "réalistes".
Il est vrai également que de faire mourir Lapinot afin de couper les ponts arrangeait ma phase "prendre du recul" et "éviter de tomber dans les même recettes toute ma vie".
Mais sachez que oui, j'ai eu beaucoup de peine. Mais cette fin me semblait logique, inéluctable même pour cet album.
Et si vous êtes touchés, c'est normal, je n'ai jamais considéré que Lapinot était un héros comme Lucky Luke, immortel.
Et nous sommes tous des Lapinot, pas des Lucky Luke.
De diverses sources, on me dit que l'album est très bien et je reçois le compliment de "salaud". J'assume. C'est un beau compliment.
Je ne réinterviendrai pas ensuite. C'est un thème assez sensible et je n'ai pas envie de m'embourber dans des justifications ou des explications de textes. Je ne suis pas très fort pour ça. Je travaille essentiellement à l'instinct. D'où aussi le fait que je ne donne plus d'interviews depuis des années car ça me met mal à l'aise.
Merci à la plupart d'entre vous, ça me flatte d'avoir des lecteurs de cette qualité.
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35. jicece
- 05/07/04 18:57
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mince, il va faloir faire gaffe aux sorcières de Slavonie maintenant, et ne plus les virer d'une simple pichenette...
sûr que ça fait un choc (oh, là... là)
je pense aussi que Lewis doit certainement être du genre à venir trainer par ici lire les résultats de son oeuvre...
hé bien monsieur Trondheim, je ne sais pas si je vous félicite ou pas... (comme dans les carottes, vous ne connaîtrez pas mon avis - dont par ailleurs vous n'avez rien à faire, je sais...) bien fait pour vous.
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34. Jezus
- 05/07/04 17:58
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Je ne vois pas trop en quoi tu peux dire que l'attitude des personnages est anormale. Juste parce qu'il n'y a que Nadia et quelques autres qui pleurent?
Tout le monde ne réagit pas de la même façon devant la mort...
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33. Blou
- 05/07/04 17:35
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Vous semblez tous profondément remués par cet album, j'avoue que ça m'étonne un peu, étant donné que, bien que ce soit une merveille au niveau du scénario, il me semble qu'il ait un problème au niveau de l'achèvement trop rapide, on a l'impression que certaines choses restent en suspend sans vraiment savoir lesquelles...je me suis senti un poil insatisfait, peut être même frustré.
Quelques petites critiques :
-les dialogues savoureux et philosophiques que l'on retrouve dans tout Lapinot me semblent ici mal amenés, par exemple celui de la page 6 qui arrive sans prréambule, comme si Trondheim l'avait juste "posé" là, sans chercher à l'intégrer à l'histoire... on dirait presque qu'une page de "Cyberculture mon ami" est venu se glisser dans l'album (j'avais pas aimé cette BD d'ailleurs, je trouve que le procédé comique est identique dans presque tous les gags, et donc ça lasse trés vite). Bon alors vous allez me dire que cette discution entre félix et jsaispaski a tout a fait sa place dans cette histoire étant donné qu'elle traite de la vie qui est justement le thème de la BD, d'autant plus qu'il ya également une certaine ironie liée au fait qu'on est là aussi dans le cadre de la "vie organisée" avec une "fausse fin", mais c'est pas ça que je critique, c'ets juste la façon dont c'est amené...
-ensuite, une petite erreur page 10 case 11 (je sais je chipote mais ça m'a amusé de le remarquer), on voit la fenêtre juste sous celle de Richard allumée, alors que le voisin disait bien page 21 "par rapport aux balcons situés au-dessus de la porte principale, votre appartement est le seul à être habité actuellement"... pour les sceptiques qui vont me dire, "comment sais tu quel est l'appart de Richard sur l'image de la page 10 ?" : c'est la seule a être ouverte, et on reconnait la plante de la case précédente...
-enfin, plusieurs petites erreurs de colorisation ( hé ben Brigitte ? c'est la BD de ton mari tout de même , par exemple les cheveux de Marion page 45 case 1.
Por répondre a Tofra (vers le post 16 je crois ), je ne dis pas que l'attitude des persos n'est pas logique, je dis juste qu'elle parait franchement anormale...
Les deux passages qui m'ont le plus touché : le répondeur a la fin (normal, c'est fait pour) et quand Lapinot revoit Richard faire le con dans le metro.
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32. hong-kong_foufou
- 05/07/04 16:31
- (en réponse à : Hé hé oui)
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Non, je suis tout à fait d'accord avec ToFra en dessous, lorsque j'ai appris qu'un personnage de Lapinot allait mourir j'ai immédiatement pensé à Richard ou à Titi, mais absolument pas à Lapinot himself.
De plus, il faut vous souvenir que Trondheim à bossé très longtemps sur cet album, (en novembre 2002 j'en discutais déjà avec lui...) et qu'à l'époque, il n'était pas du tout question de raccrocher les gants.
(Si ça se trouve, les dernières cases mettaient en scène la mort d'un autre personnage.... mais, dans ce cas là, le coup du répondeur téléphonique n'aurais pas pu être effectif (à moins qu'il l'ai réécrit pour l'inclure dans l'intrigue, étant donné qu'il a jeté des pages et abandonné tout un pan de l'histoire, mais ça m'étonnerais un peu...)
C'est à mon point de vue le MEILLEUR LAPINOT (je l'ai fait lire à ma soeur et à ma mère qui ont bien aimé aussi...)
Avis que je poste partout ailleurs parce que je suis fainéant...
02/07/2004 21 h 52
Merde, ça fait bien 30 minutes que je viens de terminer le dernier album de Lapinot et j'arrive pas à faire autre chose. Le cerveau fonctionne à 100 à l'heure et j'ai du mal à faire autre chose que de relire vainement des pages de "La vie comme elle vient." Putain, le choc! C'est le dernier album avant que Trondheim ne raccroche les gants et cette mort m'affecte plus que celle de Marlon Brando. (En même temps, Marlon Brando, il ne faisait plus aucun film, il était assez agé...)
Je veux bien croire que Trondheim à eu beaucoup de mal à terminer cet album : 20 pages jetées à la poubelle et réécrites, quand même, un album annoncé depuis plus de 3 ans, une prépublication des premières pages sur différents support (le net, dans le point, dans 20mn) et surtout cette rumeur qui tourne : Un personnage de l'univers de Lapinot mourrirais dans cet épisode. De spoiler cette phrase en est le leitmotiv de l'album :
"Ce soir une soirée (pour fêter quoi au fait?) est organisé chez Lapinot, Marion, une des invitée, prédit la mort d'un des personnage au cours de la soirée, donc... qui va mourir ?" Un des seconds rôles habituels ? Un des personnage régulier des "aventures sans lapinot" ? Un des nouveau personnage ? Qui sait...
Trondheim s'amuse à poser de fausses-vraies pistes un peu partout dans l'album et même en dehors sur l'identité de ce personnage et l'histoire passe peu à peu d'une comédie à la Friends teinté de reflexion sur les habitudes des gens, au polar spéculatif (légèrement teinté de surnaturel comme dans les lapinots.)
C'est inévitablement le meilleur album de Lapinot qu'ai jamais écrit Trondheim. Après quelques albums ronronnants, Lapinot et Nadia retrouvent de l'intérêt (ils étaient un peu chiant tout les deux...) les seconds rôles comme Titi, Richard ou Félix sont au meilleur de leur forme et les nouveaux personnages introduit dans cet album sont rapidement introduit et finement dépeint. Les réflexions sur la vie en général et l'humour qui émaille le début de l'album sont excellente et mémorable au point que les 20 premières pages racontent des petites histoires géniales. (la publication dans 20mn les présente d'ailleurs de façon séparées.) Trondheim à vraiment fignolé son album
Je conseille cet album à quiconque, et même s'il n'a pas lu un seul album de Lapinot. Même SURTOUT s'il n'a jamais lu un album de Lapinot, (si l'on ne sait pas qui est qui ou un personnage régulier c'est encore plus dur de savoir qui va mourir...) De plus, l'histoire ne fait aucune référence specifiques à des albums antérieurs.
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31. Kurtis
- 05/07/04 16:26
- (en réponse à : 100% spoiler)
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Je sais pas si ça vaut le coup de créer un topic "renverser par une voiture : dans quels Album ?" mais des fois on est victime de collisions inattendues entre deux BD.
Ce week-end, après lecture de "La vie comme elle vient", j'ai enchainé avec "Monster T15" et Paf ! La même scène. Ou plutôt la même ellipse.
Mais ce n'est rien comparé à cette autre collision (y a du mauvais jeu de mot dans l'air), circulaire cette fois :
La case finale avec le message laissé sur répondeur m'a renvoyé au dernier épisode de Friends (Rachel laisse un message à Ross où elle lui avoue son amour) qui lui même renvoyait de façon allusive aux messages laissés sur répondeur à leurs proches par les victimes du 11 septembre ... ce qui nous ramène à la mort de lapinot.
Bon, on peut aussi éviter les collisions et prendre un raccourci : la conclusion de l'histoire en forme de morale renvoie directement à la citation du début.
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30. Coacho
- 05/07/04 16:20
- (en réponse à : Manu)
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Mais je ne demande que ça moi punaise !
Quand la BD atteint ces niveaux, que dire de plus...
;o)
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29. Manu Temj
- 05/07/04 15:39
- (en réponse à : Coacho)
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Un petit bémol quand même...
Je serais ravi que ce Lapinot soit récompensé, dans les Charentes, à la fin du mois de janvier...
...mais je souhaite que le second semestre de 2004 nous réserve encore 2 ou 3 moments de bande dessinée de ce calibre, afin que ce prix soit un vrai casse-tête pour le jury !
Déjà... entre Lupus 2 et Lapinot 8... :o)
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28. Manu Temj
- 05/07/04 15:24
- (en réponse à : Coacho)
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Bravo !
Tu m'économises l'effort de poster une critique sur cet album. Ton propos reflète parfaitement mon point de vue.
Re-bravo ! :o)
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27. Bifidusse
- 05/07/04 15:15
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>>Lewis Trondheim est un aventurier du quotidien. Un poète du rien, un Mozart de la platitude.
J'aime beaucoup cette phrase. Je mettrais cependant Larcenet dans la définition, sans vouloir lancer le débat du "qui a commencé" - cf. un dessin sur le site de Larcenet où un des personnages dit "il a encore tout pompé sur Lewis" ;)
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