[SPOILERS] Qu'avez-vous pensé du dernier Lapinot ?

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26. Coacho - 05/07/04 15:02
Bon, je viens de poster ma critique sur BDP et, sans appeler de débat particulier sur le pourquoi du comment qui est propre à Lewis Trondheim, ses choix sont souverains, je souhaitais lui rendre cet hommage et parler de mon ressenti à la lecture du dernier Lapinot.
Voilà donc en substance mon texte...

Cela faisait un moment que je n’avais plus proposé de critiques sur BDP.
La lassitude peut-être, les mauvais albums, souvent, le temps d’écrire, assurément.
Puis, samedi 3 juillet, je suis allé acheter « La vie comme elle vient ».
Histoire de voir mon pote Lapinot que je n’avais plus vu depuis trop longtemps, à part pour cette incursion dans le monde de Spirou qui m’avait laissé un bon souvenir.

Seul quelques instants, je me suis assuré que personne ne viendrait troubler ma lecture, à commencer par ma ravissante petite fille…
Je sais, la paternité rend benêt, mais j’assume !

Je le savais déjà, cet album serait l’objet de ma 100° critique !

Avant de lire la première planche, je repensais aux multiples implications du travail de Lewis dans ma vie de tous les jours, et à ce coup de semonce lu dans son dernier »Carnet de Bord » et confirmé par lui ici-même sur ses intentions, non pas d’arrêter la BD, mais bien de lever le pied…
Le risque de schizophrénie guette tout scénariste aussi productif que Lewis.

Après la révélation que fut pour moi « Approximativement », et je ne m’étendrais pas ici sur les raisons profondes de mon affection pour ce travail psychanalytique qu’il a sublimé, je fus empreint d’une certaine appréhension à la lecture de ce tome 8 des aventures de Lapinot.

Tome 8 ? Oui, qui sort après le tome 9 mais qui, en comptant le tome 0 et »Les carottes de Patagonie », représente en fait le 11° tome des aventures du myxomateux !
Et oui, c’est ça Lewis Trondheim !

Je ne veux rien révéler de l’intrigue de cet album et je vais m’attarder sur le type de sentiments qu’on éprouve à la lecture de ce type d’album.

Lewis Trondheim est un aventurier du quotidien. Un poète du rien, un Mozart de la platitude.
D’un élément aussi insignifiant que la réservation d’un billet d’avion, enfin, insignifiant, pour qui n’accorde aucune importance à cela, il est capable de vous faire un 48 planches haletant !
Parce que le jeu, difficile s’il en est, est de rendre palpitant la platitude.
Certains albums donnent dans la lenteur pour créer une ambiance ( »Lupus » dans un genre nordique, ou »Où le regard ne porte pas… » dans un genre latin pour des albums récents) dans laquelle nous nous laissons porter, submerger, et dont les sentiments nous parlent…

Lewis s’adresse d’abord aux jeunes adultes, voir jeunes parents, qui sont face à ces petits drames du quotidien, les contrariétés, les stress divers, les responsabilités que l’on veut fuir, la nostalgie et tout ce qui fait le parcours de ces participants à la vie de société telle qu’elle est aujourd’hui.
On s’amuse d’un rien, on a peur de tout, l’insouciance guide les pas de certains, la névrose guette les autres…

Alors nous voilà dans un monde qui oscille entre paranoïa et schizophrénie, encore, et qui, a bien y regarder est croqué avec une acuité exceptionnelle.

Tous ces moments, toutes ces situations, tous ces quiproquos, tous ces non-dits nous parlent…
Nous avons tous ressenti, ou vécu quelque chose de similaire aux situations que décortique et expose Lewis Trondheim…
Le frisson vous parcoure l’échine pour ses amours inavouées, le sourire vous vient aux lèvres à telle situation loufoque et difficile à vivre, le rire explose à certains moments de cette pureté absolue que le quotidien peut revêtir…

Ces émotions, Lewis les drapent avec tout son talent dans un mélange d’humour enrobé d’acidité.
Cet humour qui, s’il revêt plus de la causticité cynique et ironique, n’en est pas moins la politesse du désespoir.
Je ne prétends pas que Lewis est désespéré mais je reste persuadé qu’il est particulièrement affecté par ce qu’est la vie, marqué par des cicatrices qui, même si elles peuvent paraître superficielles, n’ont sont pas moins douloureuses quand elles sont multipliées à l’infini du quotidien…

Alors le propos peut parfois relever de la catégorie de l’humour alors qu’il est en fait un vrai drame personnel.
Nanti Lewis ?
Avec les sujets qu’il traite, il est la démonstration vivante de ce qu’on peut bien gagner sa vie et éloigner les contraintes matérielles, mais ne pas moins être profondément affecté par son entourage, son environnement, et ne jamais arriver à vraiment s’en soustraire.
Manu Larcenet est proche de ce paradoxe de vie qui les fait vivre de ce qu’ils dénoncent souvent…

Mais pourquoi Lapinot, ce ridicule petit lapin et ses amis animaliers peuvent faire écrire autant de choses ?
Et bien pour tout cela, pour la simplicité de son propos qui en constitue en fait toute la complexité.

Une petite soirée entre amis, une petite poignée de personnages, un motif, et voilà Lewis qui brosse avec brio la toile de fond de son intrigue qui lui permettra de déboucher sur ce qui pourrait être un coup de théâtre pour les non-initiés, mais qui n’est en fait qu’une confirmation de l’inéluctable destin prêté à son personnage par l’auteur.

Une fois encore, les petits défauts, petites tares des uns et des autres, les nôtres donc, viennent rythmer ce lent débat qui n’est qu’un sprint vers une fin en apothéose.
Oui, je dis bien en apothéose car ma centième critique sera dédiée à un album qui m’a ému, vraiment…
Car la lecture du message qui est laissé sur le répondeur de *****, après l’accélération de la situation finale, tous ces petits riens qui ont conduit à cette fin si évidente et si poignante, cette fin qui n’est en rien une surprise, ce message donc, fut pour moi l’occasion de laisser une larme perler sur ma joue.
Pris d’un sentiment d’impuissance, je n’ai pas été en mesure d’accepter sans révolte ce qui m’était proposé tout en applaudissant de tout mon être cette décision…

Comment faire pour ne pas révéler cette fin ?
Je ne suis pas adepte du spoiler et finalement, je préfère laisser cette surprise à tous les lecteurs, à tous les amis de Lapinot et lire cette aventure avec autant de délectation que j’ai pu en avoir.

Monsieur Lewis Trondheim, je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous me procurez, et ce que vous communiquez à vos lecteurs…

Et si vous n’êtes pas le prochain Président d’Angoulême, c’est à n’y plus rien comprendre…
En même temps, il faut juste prendre la vie… comme elle vient !

;o))

25. dam - 05/07/04 14:30 - (en réponse à : suite )
ou alors il a attiré la Mort sur lui et a donc sauvé un de ses Amis ...
mouais ...

24. candebrelot - 05/07/04 14:02
bouuuuuuuuuuuuuuuuuuh, c'est trop triste.

Dites, monsieur Trondheim, à l'instar de Dumas pleurant d'avoir tué Portos, avez-eu quelque tristesse de "tuer" Lapinot ?

Autre question avez-vous investit récemment dans l'industrie pharmaceutique section anti-dépresseur et comptez-vous aider à soutenir le niveau de leurs ventes ?
Passe encore la mort de Lapinot, mais la dernière page quel uppercut, ça m'a foutu un sacré coup au moral ! Quel talent !

Si vous passez par là : Bravo pour ce très bel album.

23. dam - 05/07/04 13:29
une chose qui m'a interpelée ...
Lapinot n'est pas du style à croire aux prédictions. Il ne pense donc pas vraiment au début que quelqu'un va mourrir. Pourtant il décide d'aller voir la voyante qui aurait la "solution miracle". Il semble donc qu'il est prêt à donner foi à ces prédictions. Et c'est ce qui provoque la "réalité" de la mort annoncée : si Lapinot avait continuer à ne pas croire à la prédiction, il n'aurait pas courru chez la voyante et il ne serait pas mort et donc la prédiction aurait été fausse !
C'est parcequ'on l'a pensée vraie quelle l'est devenue !!!
voila, voila,voila ...

22. Bifidusse - 05/07/04 13:28 - (en réponse à : Tofra)
Le taxi-écraseur, c'est bien le même que celui qu'il a pris avant de retirer de l'argent ? Si oui, pourquoi ce taxi ? Trois fois le même dans l'histoire !

21. Bifidusse - 05/07/04 13:27
En lisant l'album, je n'avais parfois "plus envie de vivre", ou du moins, je ressentais un profond malaise bien plus important que ce que l'on peut avoir en lisant / regardant une "vraie fiction" (genre : avec des zombies).

20. eddy - 05/07/04 13:21
Paranoïa.

La schizophrénie, c'est le fait de partager plusieurs personnalités

Brlrzt!

Ne l'écoutez pas il raconte n'importe quoi!

Brlrzt!

mais pas du tout! Je suis sur de mon fait!!!

19. olivier54 - 05/07/04 12:45
merci monsieur trondheim pour ce super livre;
grace a vous je vais prendre une assurance incendie;
maintenant je regarde bien a droite et à gauche avant de traverser;j'evite desormais d'embeter mes voisins avec leurs musiques assourdissantes sous peine de represailles;et j'arrete definitivement de fumer;
ah oui maintenant pour retirer de l'argent je me rends desormais a la banque;
merci monsieur lewis pour m'avoir refourgué votre schizophrenie(ca s'ecrit comme ca?);

18. ToFrA - 05/07/04 12:19 - (en réponse à : Bifidusse)
Ok, on s'attendait à la mort d'un héros, ok lapinot était probablement la cible la plus probable... mais jusqu'au bout j'ai cru qu'un autre pouvait mourrir. Ca doit être ça la force de ce scenario.
Je m'attendais à une mort avant d'ouvrir ce bouquin et que vois-je sur la couverture? Titi sur la carte de la mort... J'ai cru à la mort de Richard aussi à un moment... et puis au suicide de la voyante... et finalement, on ne veut pas y croire mais c'est Lapinot qui meurt dans les phares d'une voiture... y-a-t-il une plus belle mort pour un lapin?

17. ToFrA - 05/07/04 12:05 - (en réponse à : Blou)
Bah l'attitude des personnages face à la mort de lapinot s'explique par le titre, ils prennent la vie comme elle vient.

16. Bifidusse - 05/07/04 11:42
Je suis surpris que vous ayez été surpris de la mort de Lapinot. En fait, j'ai trouvé cet album très émouvant, mais finalement moins qu'un CO2. Celui-là m'a presque arraché une larme, ce qui n'est vraiment pas courant.

En effet, pour Lapinot, même si je n'en étais évidemment pas sûr, la mort d'un héros, surtout un héros sympathique, n'est pas chose courante, bon, d'accord, j'arrête de mettre des virgules, bref, pour Lapinot, quand on sait que Trondheim lève le pied et quand la "4ème de couv" annonce la mort, ben... Certes on n'y croit pas, enfin pas trop, mais c'est aussi logique de la part de Trondheim, je trouve, c'est le genre à proposer de telles fins, le genre à aller au bout de son raisonnement.

Comme on l'a déjà dit, les personnages de Lapinot sont parfois légers et voient la vie sans trop se prendre la tête, sauf Lapinot, et c'est finalement lui qui meurt.

Mais donc, vu cette légère légèreté, qu'il meure n'est finalement pas étonnant, voire pas grave. J'ai été plus marqué par [SPOILER Combat Ordinaire 2 ;)] par le décès du père de Manu. Là c'était inattendu, fort, percutant.

Il reste malgré tout la perte d'un ami, de papier certes, mais de "quelqu'un", finalement. Mais c'est aussi avec la mort que l'on reconnaît la vie de ces personnages, qu'on leur rend hommage, qu'on concrétise bien l'importance qu'ils avaient / ont tjs (l'avantage de la BD sur la vraie vie, c'est qu'on peut les relire...). Un Lapinot mort est sûrement préférable à un Lapinot XIIIifié.

Lapinot est mort, vive Lapinot !

15. eddy - 05/07/04 10:24
Oui, enfin, attention, [Vous avez vu? C'est un SPOILER]

Quand je parle de "s'en foutre" , je veux dire si Trondheim est affecté ou pas par la mort de son personnage.

A aucun moment je ne pense au "foutage de gueule". Je répète que son album est formidable. Mais pour moi, c'est un petit coup de poing au foie.

14. CoeurDePat - 05/07/04 09:59
>> Je ne sais pas si Lewis se sent bien ou s'en fout. (On peut se foutre d'un personnage qu'on fait vivre depuis si longtemps?)

Je crois personnellement que cette question que pose effectivement l'album vient enrichir sa lecture, qu'elle soit volontaire (= Trondheim ne s'en fout pas) ou non (= Trondheim s'en fout).

Je ne sais pas si tu avais vu sa réponse à propos de "Bleu" sur je sais plus quel sujet (la question étant "est-ce du foutage du gueule ou non ?"), mais elle fournissait des infos tout en laissait (volontairement, bien sûr) en suspens la question centrale. C'est en partie pour ça (parce que Trondheim semble adorer ce genre d'ambiguïtés qui oblige le lecteur à se farfouiller le cerval) que je suis à peu près convaincu que ce dernier Lapinot est vraiment très bien fait, prenant justement à contrepied l'attachement du lecteur à un personnage de papier, quelque chose "qui n'existe pas en vrai", le surprenant totalement en faisant quelque chose "qui n'est pas possible", qui est totalement inattendu, auquel on n'aurait jamais pensé.

On peut d'ailleurs penser à Conan Doyle, qui confronté au succès de Sherlock Holmes, a voulu le tuer... Sauf qu'il a été obligé de le ressusciter face à la pression populaire. Victime de son imagination et de l'attachement des gens à son personnage, en quelque sorte. En plus ce qui est très fort, c'est que là, Trondheim on lui en veut pour ce qu'il a fait ! Et en même temps l'album est tellement bien foutu, tellement fort, tellement émouvant, qu'on l'adore ! Susciter un tel bouillonnement de sentiments, une telle contradiction, quand même c'est très fort !

13. eddy - 05/07/04 08:56
Personnellement [SPOILER TOUJOURS!!!]ce décès m'a pas mal affecté pour un perso de papier.

lapinot, je le connais depuis longtemps, c'est un personnage recurrent, et puis ses aventures, sa vie de tous les jours ses défauts un peu chiants parfois, ca en faisait un bon copain...

Alors sa mort, ca me fiche un peu mal. Ca m'affecte d'autant plus que je ne suis pas sur que Trondheim l'ai complètement maitrisée.
Je m'explique:
Dans ses carnets, Lewis parle à un moment de son angoisse de la création, de cette trouille d'être arrivé au meilleur de lui-même et de devoir assister à sa propre déchéance.
Moralité, le voilà qu'il se met lui-même à une retraite. Temporaire, peut-être, mais retraite quand même. Et comment faire avec ses héros pour pas qu'on l'emmerde avec "KANTESS K'IL SORT, LE PROCHAIN LAPINOT?"? Bin on l'abat.

Je suis sauvage, là, parce que ca se fait vite, dans un bordel parfaitement amené, ce qui fait qu'on est tellement bousculé que ça se fait quasiment sans douleur! Relisez-le, vous verrez un travail de scénar, de découpage, de narration exceptionnel! On retiens son souffle comme rarement dans une BD! (Le fait de faire une soirée à 13! Bonjour la référence!)

Mais il reste quand même un grand vide. Je ne sais pas si Lewis se sent bien ou s'en fout. (On peut se foutre d'un personnage qu'on fait vivre depuis si longtemps?) Peut-être qu'il le fera revivre dans une autre BD style Accelerateur Atomique, ou même dans un donjon, bien que Sfar ne l'aime pas. mais ça ne fera pas tellement sérieux.
Mais bon, moi, là, je porte le deuil, et j'envoie toutes mes condoléances à Nadia. A Richard, non, lui il se bat désespérément pour que sa vie reste rigolotte. Il a raison. Quand à Titi, j'éspère qu'il s'en sortira.

12. Blou - 04/07/04 19:47
D'accord en tout point avec Kikool ( mis a part pour Richard : il est quand même bien présent en début d'album ), d'autant plus que tous ces persos me semblaient interessants ( le grand névrosé est assez délicieu par exemple), le problème n'est donc pas qu'il rajoute plein de monde, mais qu'il arrête maintenant... Lewis REVIENS !

11. Arkon - 04/07/04 13:02
Je trouve que Trondheim montre qu'il sait encore faire de la BD (ah bon on s'en doutait?), c'est un sorte d'apogŽe. Je ressens comme si tuer son hŽro Žtait un acte qui signe dŽfinitivement la ma”trise et le talent d'un auteur qui nous fait vibrer dans ses pages.
Bref j'ai beaucoup aimŽ, 쳌a casse un peu les lois du genre. Ca se rapproche plus de la vrai vie (ah bon?) o쳌 bien sžr nous mourrons tous et puis il faut voir que dans Donjon, Trondheim (et Sfar) font aussi mourir leurs hŽros, qu'ils n'hŽsitent pas ˆ les montrer aussi dans un Žtat de dŽcrŽpitude avancŽ.

10. kikool - 04/07/04 12:44
Moi j'ai été un peu déçu par ce dernier album... Rien à redire au niveau scénaristique (l'enchaînement des différents points de vue est super bien foutu), mais je trouve qu'on sent un peu trop la fatigue de Trondheim, le fait qu'il avait envie d'en finir. L'action va super vite, avec plus de cases "blanches" (comprendre, sans dialogues) qu'avant, et surtout moins de Richard (bon ça c'est surtout un avis personnel). Mais surtout, j'avoue que j'ai du mal à comprendre l'intérêt d'ajouter 36000 nouveaux personnages alors que c'est le dernier tome, et surtout au déficit d'anciens comme par exemple Pierrot, qu'on voyait déjà presque pas dans le T.7 et pas du tout ici (il vient même pas à l'enterrement de son pote ! c'est pas très sympa ça...)
Bon allez, en fait j'ai bien aimé mais j'aurais aimé un album de 500 pages pour cloturer la série.
Euh sinon pour le T.9 faut pas tirer des plans sur la comète, je rappelle que c'est un Lapinot HS, c'est à dire dans un autre univers, ici Spirou...

9. Bifidusse - 04/07/04 00:07 - (en réponse à : Blou)
Ça m'a choqué, c'est vrai, mais je pense que c'est plus par rapport à ce que "j'éprouvais" pour Lapinot. Les personnages, tjs prêts pour un bon mot même lors de situations tristes (Richard...), continuent, même à propos de la mort de Lapinot. Cela dit c'est vrai que c'est très court comme fin, un peu court comme dirait l'autre. Mais c'est juste mon impression hein ;) C'est vrai qu'on peut p-e partir sur une fausse mort, surtout s'il vit dans le 9. Thorgal n'est pas mort... :p Vais tout relire ;)

8. Blou - 03/07/04 23:48 - (en réponse à : Bifidusse)
Ben il est relativement réaliste, mais je parlais surtout du fait que ses amis ne semblent pas plus le regretter que ça, et c'est ça qui moi me parait complétement irréel dans un univers qui d'habitude l'est... pas d'accord ?

7. Bifidusse - 03/07/04 23:34 - (en réponse à : Jezus)
Ah oui, le tome 9... autant les Donjons sortent n'importe quand tout en respectant, en interne, la chronologie, autant le T9 avec un Lapinot ressucité ?!? Faut que je relise tout ça...

6. Bifidusse - 03/07/04 23:33 - (en réponse à : Blou)
Ce tome est réaliste, non ?

5. Jezus - 03/07/04 22:56
Je ne suis pas sur du tout que la série Lapinot soit terminée avec ce tome.

Lapinot est mort dans la série contemporaine OK, mais qu'est qui l'empêche de revenir dans quelques années (si Trondheim décide de s'y remettre) dans un Lapinot Samouraï, SF ou autre?
Ne pas oublier que Lapinot meurt dans ce Tome 8, mais qu'on le retrouve déjà dans le 9 qui est sorti il y a quelques mois (on comprend mieux pourquuoi maintenant d'ailleurs).

En tous les cas, un excellent album. C'est vraiment une bonne année je trouve quoiqu'en disent les esprits chagrins qui voient déjà le déclin de la BD.

4. Blou - 03/07/04 21:31
Et le réalisme, qu'en fais tu ? Les épisodes a suite, étaient trés réalistes, avec des situations qui pourraient être réelles, et des réactions idems, et là non....

3. Bifidusse - 03/07/04 21:12
C'est vrai que les personnages ne pleurent pas bcp, au contraire. Mais en fait, je trouve que ça reste cohérent avec le reste de la série où, finalement, les acteurs prennent la vie... comme elle vient ! (mouah ah ah). Non mais sérieusement, ils se posent bcp de questions, surtout Lapinot, sur la vie. Mais je n'ai pas l'impression qu'ils l'ont prise au sérieux tout au long des albums de la série.

2. Blou - 03/07/04 20:53
je fais un copier collé de ce que j'avais mis sur u autre forum




Donc je viens de le lire, et quelle ne fut pas ma surprise dans les dernières pages de voir (tention c'est là !) que Lapinot meurt, alors ok je comprends que Trondheim arrêtant la BD il tue son héro principal, et je trouve que c'était plutôt judicieu d'amener cette mort de cette façon a travers un thème développé tout au long de l'oeuvre... mais j'ai trouvé tout de même que c'était fait de façon assez brusque et surtout assez bizarre, par exemple, l'enterrement a lieu tout au plus quelques jours aprés son accident (l'opération de Titi s'est achevé peu avant) et ils ont pas vraiment l'air si triste que ça, personne chiale...moi je croyais qu'il était un minimum aimé Lapinot, pov tite bête va....
Et puis autre chose, bon l'album est terrible, tout ça tout ça, mais il m'a quand même laissé une drôle d'impression d'inachévement et de fin brutale, dûe au fait que toutes les situations dans lesquelles se trouvaient les personnages lorsqu'ils cotoyaient la mort de trés prés (magnifique d'ailleurs la façon dont l'action s'accèlére alors....) sont laissé sans achèvement... ok c'est un principe narratif mais je l'ai ressenti bizarrement, j'avais l'impression qu'il aurait été mieu d'avoir une dizaine de pages en plus... mais peut être est-ce uniquement parsque je savais qu'aprés, Lapinot c'était fini fini...

1. Bifidusse - 03/07/04 20:47
Je l'ai terminé tantôt et... c'est effectivement très fort. Rares sont les auteurs qui [SPOILER - au cas où :-p] tuent leur héros. J'ai trouvé cet album extrêmement noir, limite malsain. Non pas qu'il est mal fait, mais il est tellement triste, qu'en le lisant, on voit la vie différemment, tellement fragile... Je ne sais pas si par cet album Trondheim exprime une "détresse" personnelle, comme Franquin avec ces Idées Noires, je laisse à Trondheim le soin de penser ce qu'il pense ;), mais Dieu que c'est sombre. Un peu court p-e sur la fin, un relatif goût d'inachevé et de manque de sentiments, mais cela ne jure finalement pas avec le reste de la série et son aspect "vrai". C'est aussi un album très différent des autres - forcément, on ne fait pas bcp d'albums où l'on tue son héros. Un peu trop p-e, ça sent fort la fin parce qu'il faut une fin, ça manque p-e de progressivité avec les autres titres de la série. J'ai également adoré la page 41, celle où l'on voit toutes les cases des "mourants", très cinéma / vidéo clip. Rare en BD, à mon avis. Cela dit, merci M. Trondheim d'avoir terminé Lapinot, non pas que ça tirait en longueur, mais une série finie, c'est finalement pas si courant que ça... surtout une si bonne série. :)



 


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