Les Cités Obscures et Nous (15)

Les 196 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .



96. jean-paul - 19/10/01 12:26
Je trouve que Flammarion ferait bcp mieux d'investir dans la qualité de ce qu'il produit,même et y compris sur le plan matériel (cf les reliures pas solides dont nous parle Alex)plutôt que dans des livres aux propos nauséabonds et calomniateurs comme celui traitant le roi Albert de pédophile.
Je ne suis pas spécialement royaliste, mais il y a des limites.
D'autant qu'avec ce procès perdu, ils vont casquer et devront donc augmenter leur prix pour compenser.
Qui va payer la note, en définitive ?
Nous, les cochons de payants, of course.C'est vraiment pas malin de leur part : merci, Messieurs les nouveaux gestionnaires de Casterman !

95. Recherchiste - Sylvain - 19/10/01 11:03 - (en réponse à : sylvst@total.net)
Flammarion (1842-1925 AD) était un astronome français qui a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et contribué à rendre la science populaire. Il travaillait donc en effet souvent dans l'obscurité...

94. René C37 - 19/10/01 00:39
En effet toutes mes excuses à la défunte maison Casterman, c'est bien Flammarion qui est aux commandes. Celà dit qu'en est-il du désir réel de BP et FS au sujet de cette réédition ? Il y avait peut-être autre chose à rééditer à la place non ?
Par ailleurs je trouve au nom "Flammarion" un parfum très Obscur (sans rire)

93. Alex - Passages - 18/10/01 13:32
La reedition de l'echo des Cites n'apporte en effet rien de neuf! Juste la jacquette qui est refaite et la couverture qui est en fait la jacquette faite pour Espace BD lors de la premiere edition en album geant. Le cas Abraham n'apporte rien de plus non plus par rapport a la version ASuivre si ce n'est un petit prologue avec un dessin inedit. Le bouquin est ceci dit de mauvaise qualite car j'ai eu deux exemplaires en main et dans les deux cas, la reliure s'est cassee quand j'ai ouvert le bouquin. Vraiment pas fameux... Mais il semblerait qu'il ne faille pas en vouloir a Casterman mais plutot a Flammarion qui a rachete Casterman. Selon mon libraire, depuis que c'est les cas, tous les produits Casterman sont consideres par Flammarion comme "quantite negligeable" pour ne pas dire autre chose.

92. René C37 - 17/10/01 13:09
Cette nouvelle mouture de l'Echo... Bon je trouve que Casterman commence à nous embêter à force de vouloir regonfler les ventes (ça ce voit trop !). Si encore "Abraham" était offert avec la réed de l'Echo bon, mais il faut DEUX albums dela série, et encore pas dans toutes les librairies si j'en juge ci dessous ! Ne comptez pas sur moi :-((( (d'autant que la réed n'apporte rien, corrigez-moi si je me trompe)

91. Recherchiste - Sylvain - 16/10/01 23:54 - (en réponse à : sylvst@total.net)
Un "panel" est une conférence/discussion sur un sujet donné. On parle d'un sujet et l'audience participe.

90. jean-paul - 16/10/01 13:08
C'est en effet désolant, Jérôme !
Moi aussi, j'avais cru comprendre qu'en sus d'un important remaniement du contenu de l'Echo,nouvelle édition, on pourrait acheter ce "Cas étrange du Dr Abraham" auquel on adjoindrait éventuellement d'autres histoires courtes et complètes, façon "les Réparateurs", nouvel album de Moebius; et bien que nenni : c'est tout au plus un petit "+" pour les nouveaux fans de BP & FS !
Dommage !!

89. Christophe - 16/10/01 12:02 - (en réponse à : Christophe_compere@yahoo.com)
Ca conciste en quoi 'animer un panel' ?

88. Recherchiste - Sylvain - 16/10/01 11:29 - (en réponse à : sylvst@total.net)
Pour les quelques-uns parmis vous qui habitent Montréal ou ses environs (et je sais qu'il y en a), j'animerai un panel sur les Cités Obscures dans le cadre du congrès de Science Fiction et Fantastique Con*Cept dans quelques jours. Le congrès se déroule de 9:00 heures samedi le 20 octobre jusqu'à 3 heures du matin le lendemain à l'hôtel Days Inn Métro Centre, 1005 rue Guy. Le panel en question est à 16:00 heures.

87. jouvray - 15/10/01 21:19
Bon, les copains...que quelqu'un me corrige si je me trompe:
la nouvelle édition de l'écho , que j'ai juste feuilleté, n'apporte rien de nouveau, ( à pars le dos de la jaquette ) elle est plus petite, c'est tout...
l'étrange cas du Dr Abraham est au format classique cartonnée et fait douze page, les memes que dans à suivre.
C'est offert pour l'achat de 2 albums de la série.
Trouvé ds librairie spécialisée mais au virgin de Lyon zéro !

86. kuri - 15/10/01 16:12 - (en réponse à : kuri@geocities.com)
Une competition pour nous : http://dev.casterman.com/citation
Bonne chance!

85. Raymond - 13/10/01 12:26
Au sujet de Robbe-Grillet, il ne faut pas oublier le caractère subversif et provocateur de ses films ou de ses livres.
Il ne me semble pas que l'on retrouve cette dimension subversive dans les Cités Obscures (sauf dans Brüsel dont le caractère satyrique et politique est annoncé par les auteurs).

84. jean-paul - 12/10/01 12:21
Avant de poser la question,j'aurais dû lire l'article sur les récits autobiographiques chez R-G (Hergé ??,tiens,tiens...) la connivence dans la démarche paraît assez évidente.
Ne me demandez pas pq : il faudrait citer tout l'article.Je vous convie donc,si ça vous intéresse,à vous procurer ce passionnant dossier.Pour les films,je n'en ai vu qu'un (la Belle captive)et ça me plairais vraiment bcp de voir les autres.
Et puis n'oublions pas l'admiration commune des 2 hommes pour Roland Barthes,son oeuvre et sa démarche.
J'espère que Benoît Peeters n'a pas sa complaisance pour le pétainisme et ses phantasmes à forte connotation pédophile...

83. Raymond - 09/10/01 19:08
Je ne suis pas un grand connaisseur de Robbe-Grillet, mais je peux discerner un point commun avec B. Peteers. Outre le fait que c'est l'un des grands littérateurs du XXème siècle, Robbe-Grillet conçoit la littérature comme un art pur qui joue avec les mots et les formes. Il refuse de réduire ses livres à une signification vulgaire (psychologique, symbolique etc...). Il a d'ailleurs joué un rôle important dans l'après-guerre, à un moment où l'intelligentsia dominante analysait toute oeuvre en fonction de sa signification politique.

Chez Peteers, on trouve une conception ludique de l'écriture,qui ne l'empêche pas de construire ses livres (ou ses scénarios) avec minutie. Ses scénarios présentent un mélange de sérieux, de complexité et de fantaisie pure (comme dans les livres de Robbe-Grillet), et nous taquinent parce que nous cherchons à y trouver une signification.
Je pense qu'il y a donc une conception commune du récit plutôt que des influences d'idées ou de thèmes. Peteers fait des scénarios de BD de la même façon que Robbe-Grillet écrit des livres.

PS: ceci ne remet toutefois pas en question les commentaires que j'ai pu faire auparavant sur l'interprétation mystique ou symbolique de certains récits des CO. Il faut simplement garder à l'esprit qu'il y a plusieurs lectures possibles.

82. The Mole - 09/10/01 17:28
C'est vraiment une secte ici!

81. SebV - 09/10/01 17:04
J'ai vu la réédition en France, à Lille pour être précis (d'ailleurs, ça n'est pas si loin de la Belgique !).

80. Quentin - 09/10/01 15:11
Je crois que tu as raison, Alex. Et je crois que cette collaboration n'a pas tellement bien tourné d'ailleurs...

79. Alex - Passages - 09/10/01 13:18
Je ne suis pas sur de ce que je dis car je n'ai pas le livre ici a cote de moi, mais je crois qu'Alain Robbe-grillet a participe au film Taxandria de Raoul Servais en tant que co-scenariste. Voila qui indiquerait un lien entre cet auteur, Benoit Peeters et l'univers des CO.
Sebv, As-tu vu la reedition en France ou en Belgique. Car si tu la vu en France, cela voudrait qu'il est sorti dans ce pays en tout cas...

78. jean-paul - 09/10/01 12:44
Benoît Peeters-Alain Robbe-Grillet (suite) :
dans le même magazine,p.59, article sommaire de présentation pour : "Alain Robbe-Grillet,Conversations avec Benoît Peeters."
Il s'agit d'un double DVD vidéo (durée totale 6h15 !!).Les Impressions Nouvelles/IMEC (diffusion Alterna),250FF.A paraître en octobre 2001.
On y apprend que "Benoît peeters est grand connaisseur de l'oeuvre de Robbe-Grillet".
Je trouve qu'il cloisonne bien ses passions car l'univers de Robbe-Grillet ne transparaît pas vraiment dans les CO.Qu'en pensez-vous ?

77. jean-paul - 09/10/01 12:36
Puisque nous parlons littérature (Chamisso,Dante,...)tout en passant du coq-à-l'âne (L'Ombre d'un homme,puis l'Echo des Cités)permettez-moi d'embrayer : je viens d'acheter le dernier n° du Magazine littéraire (n°402 d'octobre); il est consacré à Robbe-Grillet et contient, p.57 à 60, un article de Benoît Peeters intitulé "Un cinéaste à redécouvrir".
Voici comment l'auteur de l'article est présenté :"B.P. est écrivain et cinéaste.Il publie en novembre aux Impressions Nouvelles une réédition de son premier roman,Omnibus,ainsi qu'un recueils de fragments, Poussière de voyages. Il vient d'achever la réalisation de longues conversations filmées avec Alain Robbe-Grillet".
J'ignorais totalement l'intérêt deBenoît Peeters pour un des chefs de file du Nouveau Roman.Comme quoi,si nos intérêts sont fort éclectiques,ceux de notre ami scénariste ne le sont pas moins !! (mais ça, on le savait déjà !!)

76. Recherchiste - Sylvain - 08/10/01 18:26 - (en réponse à : sylvst@total.net)
"L'étrange cas du Docteur Abraham" est un petit album qui doit être normalement remis à tout acheteur de deux albums des oeuvres de Schuiten. Nous n'en verrons probablement pas l'ombre d'un au Canada, même quand la réédition de l'Echo pointera ici (éventuellement).

75. SebV - 08/10/01 17:22
C'est bizarre... J'ai vu Samedi après-midi la réédition de l'écho des cités en vente, mais je n'ai pas eu le temps de la feuilleter. Question : y a-t-il des inédits dans cette réédition ? L'étrange cas... est-il en encart ou bien est-ce une entité distincte ?

74. cube n°47 - 08/10/01 14:43 - (en réponse à : ramette@village.uunet.be)
Pas d'ECHOoooooooooo :) dans les librairies bruxelloises :(
a+

73. cube - 08/10/01 14:43
Par contre une autre réédition de B. Peeters, voir www.urbicande.be

72. cube n°47 - 08/10/01 14:40 - (en réponse à : ramette@village.uunet.be)
Pas d'ECHOoooooooooo :) dans les librairies bruxelloises :(
a+

71. Alex - Passages - 08/10/01 12:54
Bad news guy! Je reviens de chez mon libraire prefere qui m'a appris que la sortie de la reedition de "l'echo des cites" plus "l'etrange cas du dr Abraham" sont reportes a une date ulterieure inconnue! Desole a ceux qui n'aime pas ca pour ce message "cheveux dans la soupe"...

70. Raymond - 08/10/01 12:23
Je reviens sur le poème qui est illustré à la fin de l'Ombre d'un Homme. En relisant la Divine Comédie, j'y retrouve la 1ère phrase du poème, déjà citée par Francis, mais la suite est différente. Comme le texte de Dante est très long, on peut supposer que les autres versets du poème sont également présents, mais de façon disséminée. Je n'ai pas eu le courage de lire en entier ce livre de 400 pages (ce n'est pas mon livre de chevet), mais il y a là un intéressant sujet d'exploration.

69. René C37 - 06/10/01 20:53
Merci Francis,c'est excellent. Le problème de Chamisso (celui des CO) rejoint celui de Desombres : ce sont des hommes qui se "cherchent". Et ici je ne serais pas tout aussi catégorique que toi (voir ta partie 7) : est-ce qu'ils découvrent leur véritable personnalité d'artiste (dans le cas d'Augustin il s'agit de passer un cap important dans sa démarche : même s'il se sait déjà artiste il doute de son art) grâce à l'amour ? Ou est-ce qu'ils deviennent capables d'amour, est-ce qu'ils rencontrent l'amour, parce qu'ils ont une personnalité d'artiste ? Augustin rencontre-t-il Mary en voulant progresser dans son art ou progresse-t-il parce qu'il rencontre Mary ? Chamisso est-il attiré par une femme ou par une "artiste" en somme ???
Par ailleurs, notons le champagne page 79 de "l'ombre" que l'on peut tout à fait lire, pour poursuivre dans le sens de Francis, comme une éjaculation précoce :-)

68. blampain.philippe@brutele.be - 06/10/01 18:44 - (en réponse à : blampain.philippe@brutele.be)
Non, je ne pense pas que ce soit délibérément voulu par les auteurs, mais les auteurs qu'ils lisent et les inspirent eux l'on voulu délibérément. Parfois certains """"plagiats"""" peuvent influencer d'une manière forte une oeuvre et parfois à la longue la dénaturer, (si on oublie de l'épicer de la même manière de par la suite).
C'est tout.
Un jour j'ai rencontré François à ce sujet sur le cube d'Urbicande, il s'avère que James possèdait l'oeuvre originale plagiée pour inspiration. François n'avait jamais vu ce livre et avait reprit l'image légèrement modifiée d'un autre plagieur, d'une autre époque).
Maintenant, c'est vraiment tout.

67. Francis - 06/10/01 13:37
A Jean-Paul : je parlais de l'Ombre d'un homme.

66. Alex - Passages - 05/10/01 22:50
Ho, pardon, j'attribue a Raymond des paroles de Francis! Excusez-moi!

65. Alex - Passages - 05/10/01 22:48
Que voila une discussion tout a fait passionante! Pour embrayer sur les commentaires de Raymond et du "revelateur", avez-vous remarque que le revelateur et toujours une personne du sexe oppose avec qui le personnage principal va entretenir une relation passionnelle? Le revelateur n'est jamais un ami...

64. Raymond - 05/10/01 16:40
A Théo : Mille excuses pour ne pas avoir embrayé sur ton commentaire, que je trouve également passionnant. Il y a effectivement quelque chose à explorer au sujet du mystère des sphères.

63. Raymond - 05/10/01 16:34
Félicitations Francis, et merci Jean-Paul, car je n'avais pas trouvé de qui était le poème que Max (Chamisso) et Mina illustrent dans le spectacle d'ombres à la fin du récit.

Si Schuiten et Peeters utilisent un poème de Dante à la fin de Ombre d'un Homme, n'est-ce pas une autre preuve qu'ils utilisent volontairement des textes symboliques à des fins que je qualifierai d'"obscures", au sens ordinaire du terme. S'agit-il d'une parodie? d'un commentaire symbolique? d'une utilisation poétique de certaines références? On peut rappeler par ailleurs les références avouées du texte de Dante à la tradition ésotérique et mystique.
Je pense que le poème de Dante commente (ou explique) l'histoire de Chamisso, même si le sens de certaines phrases nous échappe.

62. Jean-paul - 05/10/01 15:22
Excuse-moi,Francis, mais je m'embrouille un peu dans tes explications : tu nous parles de "l'Ombre d'un homme" (les "C.O."),"l'Homme qui a perdu son ombre" d'A. von Chamisso ou de "La divine Comédie" de Dante ? (car : "au milieu du chemin de ma vie,je me retrouvai par une forêt profonde...",ce sont les premiers vers de "La Divine Comédie",ça)

61. Francis - 05/10/01 14:45 - (en réponse à : 8e partie et fin)
Iulus voulait des exégèses, en voici ;-) *il fuit le lit conjugal que l’on retrouve dans le spectacle page 82. **là encore le texte de la page 82 est explicite : “au milieu du chemin de ma vie, je me retrouvai par une forêt profonde car la voie droite était perdue”. Avec la symbolique de la forêt, propre à de nombreux contes (Blanche Neige, le Petit poucet, etc.).

60. Francis - 05/10/01 14:45 - (en réponse à : 7e partie)
C’est après avoir rejeté son entreprise d’assurance (page 58), le mensonge et l’aliénation qu’elle a installé en lui**, qu’il découvre le désir physique, à travers une femme brune, Mina, par opposition à la femme blonde non désirée. Et c’est elle qui, lui révélant sa véritable nature d’homme (donc désirant physiquement***), d’artiste (malgré le tract, il aime le contact avec le public), qui lui permet d’être ce qu’il désirait être, de s’assumer tel quel. Alors il trouve, grâce à l’âme sœur, une âme : un équilibre corporel et psychologique, l’ombre “en couleurs” disparaît puisqu’elle n’a plus à sous-entendre ce qu’il n’assumait pas, il est devenu ce qu’il désirait être.

59. Francis - 05/10/01 14:44 - (en réponse à : 6e partie)
Et s’il dit page 42 case 3 à Wappendorf “Ce que je veux, c’est juste (…) la discrétion, la tranquillité”, sa véritable nature est tout le contraire puisque à la fin de l’ouvrage il devient “artiste de scène” (situation que l’on retrouve dans la plupart des albums : rappelons-nous ainsi Giovani Baptista qui fût sédentaire la plus grande partie de sa vie et traversa la Tour “de la base au sommet” les dernières années de sa vie, au point de tenir sa célébrité obscure de ce paradoxe, mais encore Robick et la notion d’ordre/désordre, Franz qui doit résoudre une énigme et se retrouve au cœur d’une autre, Mary petite fille devient jeune femme, etc.).

58. Francis - 05/10/01 14:44 - (en réponse à : 5e partie)
Pensons à l’expression “n’être plus que l’ombre de soi-même” : Chamisso assureur ne peut plus se supporter en tant que tel (le mariage arrangé serait le révélateur - précisons qu’en photographie le révélateur est l’un des produits nécessaire au développement d’une pellicule pour faire apparaître l’image [voir la page 82 case 3, une sorte de “négatif”] - de sa véritable personnalité).

57. Francis - 05/10/01 14:43 - (en réponse à : 4e partie)
Wappendorf dit d’ailleurs à Chamisso : “Votre ombre se comporte comme si vous étiez transparent” (page 41, dernière case), c’est-à-dire sans personnalité, intellectuellement inodore, sentimentalement incolore : sans âme.

56. Francis - 05/10/01 14:42 - (en réponse à : 3e partie)
L’Ombre “en couleurs” du héros exprime le désir inconscient, la “projection (on parle d’ombre projetée) psychanalytique” de Chamisso d’être autre qu’il n’est. L’Ombre symbolise le dédoublement de personnalité de Chamisso, celui qu’il n’est pas encore mais désir inconsciemment être (autre signe du dédoublement de personnalité : l’emploi d’un pseudonyme, ce qu’il fera avec “Max”).

55. Francis - 05/10/01 14:41 - (en réponse à : 2è partie)
Au commencement de l’histoire, nous avons un mariage arrangé (voir page 30 case 1, page 32 case 4). Le mari (Albert Chamisso) semble consciemment ne pas désirer physiquement sa femme malgré les invitations de celle-ci (page 9 case 1 et dernière case lorsqu’elle attend un baiser sur la bouche, page 22 case 2 elle fait la tête lorsqu’il demande d’éteindre) et inconsciemment (puisque l’inconscient s’exprime entre autre à travers les rêves) mal vivre sa situation (à priori, il a ces rêves depuis qu’il est marié) : les deux rêves le voient fuir sa femme*. A rester avec elle, il commence à en perdre son âme.

54. Francis - 05/10/01 14:41 - (en réponse à : 1ère partie)
Je n’ai pas lu d’ouvrages de Chamisso, mais les propos de Raymond confirme ce que ma récente relecture de l’Ombre d’un homme me laissait supposer. Désolé, je suis obligé de scinder le texte, sinon il ne passe pas.

53. jean-paul - 05/10/01 12:43
Quelqu'un a naguère créé un sujet sur ce site : "en dehors des BD,à quoi vous intéressez-vous?"
En tout cas,il est manifeste que la réponse va de soit en ce qui concerne certains d'entre nous et même la plupart d'entre nous : aux sujets les plus divers et variés,susceptibles de satisfaire notre curiosité particulièrement éclectique !!
Tout ceci est en effet très intéressant

52. Raymond - 05/10/01 12:37
En 1814, Adelbert von Chamisso écrit une nouvelle qui s'appelle "Peter Schlemihl". Cette oeuvre appartient au répertoire classique de la littérature allemande, et doit être disponible en librairie ou dans une bibliothèque publique. Vous trouverez facilement des informations sur le livre ou l'auteur dans une encyclopédie. Pour ma part, je les connais depuis mes études, car le livre faisait partie du programme de mon cours d'allemand !
"Peter Schlemihl" raconte l'histoire d'un homme qui vend son ombre (au diable), contre une bourse d'argent inépuisable. Ceci entraîne de multiples aventures, et à la fin, il manque d'y perdre son âme.
L'Ombre d'un homme raconte l'histoire d'Albert Chamisso, homme terne et sans coeur, qui se retrouve du jour au lendemain avec une ombre en couleur. Ceci lui vaut des tribulations multiples, mais lui permet à la fin de trouver l'amour (et donc une âme !).
Ainsi résumé, on en vient à admettre le récit de Peteers et Schuiten raconte l'inverse de ce qui arrive Peter Schlemihl. L'utilisation de nom de Chamisso appuie encore plus leur intention d'incorporer l'écrivain (et Peter Schlemihl) au monde des CO.
Le sens premier du récit est sans aucun doute la fantaisie et l'humour, mais d'autre lectures restent possibles. On peut aussi simplifier les choses en se demandant si Adelbert von Chamisso (l'écrivain) et Albert Chamisso (le personnage) ne sont pas le même homme ? On retombe alors dans un débat beaucoup plus classiques (pour les obscurophiles).

51. Theo - 04/10/01 15:18
Dans "l'enfant penchée" ce qui m'a plus interpellé, intrigué voire perturbé ce sont les sphères. Lorsque l'action se situe sous terre, au milieu des sphères, Axel Wappendorf découvre un endroit où il suppose qu'une sphère s'est brisée. Plus tard la sphère "de Mary" qui est fendue, craquelée, sera réparée par Augustin Desombres dans sa peinture. Plus que tout autre passage du livre, si je devais donner une interprétation, c'est bien ce passage là que je choisirais. Je suppose que chacun, chaque obscur, a sa sphère. Elles bougent, vivent, souffrent, meurt. La sphère "de Mary" est malade parce que Mary est rejetée à cause de sa différence, sa rencontre avec Augustion qui l'accepte telle qu'elle est permet de soigner son mal. Si l'on veut pousser les choses plus loin cette sphère endommagée est peut être la planète elle-même, la terre, sur laquelle les fractures, les différences font que notre planète va mal alors qu'un peu d'amour arrangerait beaucoup de choses.

50. Quentin - 04/10/01 13:38
Effectivement, le débat est de plus en plus intéressant... Philippe, on peut sans doute voir dans l'angle de Mary une référence à l'inversement des poles, à l'axe de rotation de la terre, où même à l'Atlantide et au déluge, tant qu'on y est (ainsi qu'à la rumeur que des civilisations extra-terrestres seraient derrière tout ca). Ma question est très simple: est-ce voulu par les auteurs ou est-ce ton interprétation personnelle? J'aimerais sincèrement connaître la réponse à cette question. Raymond, tu donnes vraiment d'excellentes informations. J'aimerais en savoir un peu plus sur ce livre de Von Chamisso. Que raconte-t-il? En quoi est-ce qu'on peut faire la comparaison avec l'ombre d'un homme? Personnellement, je vois surtout dans l'enfant penchée l'histoire du vilain petit canard, justement (bien vu Christophe). L'histoire d'une enfant que tout le monde croit anormale, handicapée, bonne à rien, alors que cette différence est justement ce qui fait sa richesse (on retrouve d'ailleurs le même thème dans l'ombre d'un homme). Bref, j'y vois qq part une ode à la différence et à la tolérance.

49. Raymond - 04/10/01 12:08
C'est bien volontiers que je précise ma position. Pour l'Enfant Penchée, je n'ai pas le sentiment qu'il y a une signification ésotérique derrière le récit. C'est avant tout l'histoire d'une quête, qui permet à Mary (et au lecteur) une découverte aprofondie du monde des CO et de ses relations avec la terre. La quête est un canevas romanesque très utilisé (on le retrouve par exemple dans de nombreux romans de science fiction), et certains écrivains (comme Coelho dans le Pèlerin de Compostelle) y ajoutent un message de type initiatique. Ceci ne me semble pas s'appliquer à l'Enfant Penchée.On peut éventuellement comprendre ce récit comme une fable (la comparaison avec l'histoire du vilain petit canard est judicieuse), mais je reconnais que cela réduit l'intérêt du récit.
Par ailleurs, le thème principal de la série est l'exploration un monde proche de la science-fiction, où s'exprime ce que j'appellerai le "merveilleux scientifique". Ce n'est pas par hasard qu'on y retrouve Jules Verne ou Nadard, qui croyaient à la science et au progrès. Il est logique que le principal personnage y soit Axel Wappendorf, qui a toujours une approche rationnelle et scientifique de ce qui parait inexplicable. Enfin, le Guide des Cités précise que les religions ne rencontrent pas de succès dans le monde obscur. Il parait donc logique de conclure que les auteurs n'ont aucun but mystique ou religieux caché.
J'observe néanmoins que Peeters et Schuiten utilisent des références provenant d'une littérature d'inspiration ésotérique (par exemple le Mont Analogue). L'Ombre d'un Homme est un renouvellement humoristique et poétique du "Peter Schlemill" de A. Von Chamisso. Mais comme ce dernier récit a aussi une signification morale et symbolique, on peut se demander s'il y a seulement de l'humour ou de la fantaisie dans les récits de Peeters et Schuiten?

48. Alex - Passages - 03/10/01 22:00
Non, non, Quentin, aucun probleme de bonne definition scientifique cette fois ;-)). Mais cependant ton exemple est mal choisi, la scientologie a un gourou, il s'appelait Ron Hubbard! Aujourd'hui, certains adeptes de la scientologie adorent sa statue quelques part au States. Si c'est pas un gourou ca? Je suis convaincu qu'il y a deux ingredients qui se retrouvent dans la grande majorite (pour ne pas dire toute ;-)) des sectes.
1. Il y a un gourou, un guide, un maitre ou un personnage ou un groupe de personnage de ce genre.
2. Il y a une ligne de conduite, une philosophie, une voie, une message dicte par la secte et qui doit etre observe par ses membres.
Les CO sont absolument depourvues de ces deux facteurs!

47. blampain.philippe@brutele.be - 03/10/01 18:53 - (en réponse à : blampain.philippe@brutele.be)
Interressant débat ...
Une secte est réputée comme telle lorsque son porte étandard ou ses membres formant un étandard commun décident de changer des textes sacré sans aucune preuves à l'appui, surtout quand la religion concernée ne donne pas son accord pour le dit changement.
La non croyance en en Dieu unique par exemple vous rend sectaire dans la plupart des Religions. Soit ...
L'axe de Mary est déjà repris dans le cycle des terre creuses, il faut faire un rapprochement avec le point critique terrestre, 27 °, cela est bien expliqué dans certains textes ... le déluge ... jamais lu ???? L'inversement des pôles ... jamais entendu parler ??? l'engoufrement de l'atlandide !!!! La totalité de ces mythes sont en rapport avec ce chiffre .
A bientôt.



 


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