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Yves Chaland
Les 512 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .
62. Nemo
- 17/11/01 23:58
- (en réponse à : Pour Vincent)
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Bonjour Vincent ! Je n'ai pas encore lu 'Vacances à Budapest'(ça va pas tarder :o) mais ta remarque au niveau du scénario m'étonne car d'après ce que j'ai lu, Yann a aussi particpé à ce scénario (très décevant semble-t-il) ainsi qu'à F52. En tout cas pour La Comète, la collaboration a parfaitement fonctionné.
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61. RamoNash
- 17/11/01 21:11
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Vincent,
Content que tu partages notre enthousiasme et merci pour ce projet de couverture inédit. De Chaland je n’avais encore jamais vu de dessins en couleurs directes.
Bon, le lien de Francois ne marche pas, en voici un plus direct, en croisant les doigts peut-être que ça va marcher: cliquez ici et regardez comme c'est beau.
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60. francois
- 17/11/01 20:14
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l'adresse web donnée par vincent est mauvaise, la bonne adresse est :
http://www.bdscriptura.com/SVQ%2031%20‡%2050.htm
fd
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59. Vincent
- 17/11/01 19:35
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Pour les fans de l'image et des inédits , j'offre cette référence à visiter pour découvrir une couverture INEDITE de Chaland :
http://www.bdscriptura.com/SVQ%2031%20à%2050.htm
Rendez-vous sous sa rubrique n°37 qui rendait ainsi un hommage pour le 10° anniversaire de la mort de Chaland en juillet 2000.
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58. Vincent
- 17/11/01 19:30
- (en réponse à : à vous)
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Là je suis sur le cul !!
Enfin un sujet digne d'un vrai forum , autrement que pour d'autres sujets où il n'est pas possible d'intervenir sans se faire agresser vebalement !!
Merci François de m'avoir ramener vers ce sujet alors que je ne voyais plus d'intérêt d'encore venir sur BDP vu les circonstances. Mais François savait que j'étais un fan de ce grand qui marqua les années 80 .
Bravissimmo à Ramo Nash et Nemo pour leur analyse de ce bijou qu'est La Comète !
Quel cauchemar pour Jean-Paul qui a loupé la lecture de deux albums de référence des annes 80.
Malheur à cet accident qui prit la vie de Chaland (et de sa petite fille) voici un peu plus de onze ans déjà. On se serait bien passé de cette ultime référence à Maurice Tillieux qui nous quitta lui aussi dans un autre accident de la circulation plus de dix ans au paravant !!
Au fait François , avais-tu remarqué cette référence à jijé dans
le Bob Fish ? La scène de la cour de récréation !
Pour la Comète , il me semble que la paternité de l'aspect hermétique revient plutôt à Yann pour la plus grosse partie ! Non ? Il suffit de voir le niveau des vacances à Budaest pour ne pas en douter !!
Il serait sans doute amusant de signaler les références cachées à propos de certaines mises en scène , certains cadrages , certains décors que Chaland glisse tout au long de ses albums par rapport à ses lectures d'enfance : hergé , franquin , tillieux , jacobs , jijé ...
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57. francois
- 17/11/01 10:05
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je me doute qu'il s'agit d'un symbole. pour fermer la parenthèse scientifique : on compte aujourd'hui 810 comètes individuelles, dont 155 sont classifiées comme périodiques, de période inférieure à 200 ans, les 655 restantes comme de longue période, c’est-à-dire de période supérieure à 200 ans (la période est la durée de révolution autour du Soleil). j'ai trouvé quelques comètes de périodes supérieures au millénaire : Hale-Bop 2380 années, Bennett 1700 années et la comète de Arend-Roland qui fut découverte le 8 novembre 1956 (un peu après l'insurrection d'octobre à budapest !) à l'observatoire d'Uccle et qui a une périodicité de 10.000 ans !!!
fd
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56. Nemo
- 16/11/01 23:31
- (en réponse à : Pour François)
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J'ai cherché aussi sans succès pour la comète. En plus je ne sais pas s'il existe des comètes avec des périodes si longues que 2000 ans. A voir quand même. Je pense qu'il faut plus y voir le coté symbolique : Dans cette histoire tous (?) les persos ont des doubles dans l'antiquité (- 2000 ans). Donc la comète revient comme les personnes après 2000 ans, un éternel recommencement en quelque sorte...
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55. Nemo
- 16/11/01 23:22
- (en réponse à : carpentier.gilles@free.fr)
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D'accord avec toi Ramo (Euh tu permets que je t'appelle Ramo ?)pour le 'destin de la statue'. J'en avais parlé (imparfaitement) dans un précédent message. La photo présente dans le sac de Alaïa pourrait effectivement indiquer une parenté avec Ava. En fait la BD pose encore des tas de questions (la bague d'Alaïa (offerte par Carrier Deleuze), que cherche Alaïa dans la grotte, pourquoi Carrier Deleuze est-il habillé ainsi lors de sa dernière apparition, meurt-il, qui a vraiment assasiné Ava (finalement, ce n'est peut-être pas si évident !)etc...).
Pour les dialogues que tu cites RamoNash, il est très intéressant de les redécouvrir. Par contre l'idée de les supprimer lors de la publication en album était géniale. Ca donne une page 24 magnifique et franchement je trouve que le coté humoristique (? tuez-la , tralala !), ne collait pas du tout.
Bon encore (!) une hypothèse : n'est ce pas Carrier Deleuze qui povoque l'éboulement pour tuer Alaïa (p 10, alors qu'elle tente de s'échapper) puisque c'est lui qui le provoque(p41) pour la protéger cette fois...brrr j'ai la tête qui chauffe un peu ! Allez je m'accorde un WE de repos !
PS : Frustré ! oui je suis vraiment frustré de ne pas pouvoir trouver F52 et les autres Freddy L. Je trouve vraiment incroyable que les Freddy Lombard de Chaland ne soit pas dispo à ce jour. Merci si vous avez des pistes sur Lille/Tournai voir mon e-mail.
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54. francois
- 16/11/01 23:08
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bien, j'ai fait quelques recherches sur les passages de comète au XXe siècle et ça donne ceci :
1901 Grande comète
1910 Grande Comète de Janvier
1910 Halley
1927 Skjellerup-Maristany
1947 Comète australe
1948 Comète de l'éclipse
1957 Arend-Roland
1962 Seki-Lines
1965 Ikeya-Seki
1970 Bennett
1976 West
1996 Hyakutake
1997 Hale-Bopp
il n'y a donc pas eu (sauf erreur) un passage de comète en 1956, du moins un passage visible de la France.
d'autre part, au point de vue historique, j'ai trouvé ce texte-ci : "Elles pouvaient être associées à des victoires, comme la comète de -344 av. J.C. que Thimoléon de Corinthe considéra comme un présage du succès de son expédition contre la Sicile, ou encore comme une autre comète qui surgit avant la prise de Carthage par Scipion au IIIème siècle avant notre ère. L’une des comètes les plus marquantes de l’Antiquité fut associée à la mort de Jules César...." je continue mes recherches et puis dodo !
fd
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53. RamoNash
- 16/11/01 19:52
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les personnages qui s'expriment sont hors-champ voulais-je dire...
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52. RamoNash
- 16/11/01 19:49
- (en réponse à : StakaNoviste@aol.com)
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Voilà comme prévu les dialogues qu'on peut lire dans la première version de la page 24 (planche 22 donc) de la Comète de Carthage telle qu'elle est parue dans Métal Hurlant n° 113 en 1985. Les dessins et la mise en page sont assez semblables sauf qu'ici, détail important, les personnages ne s'expriment sont pas hors-champ:
Carrier-Deleuze
-C'était il y a deux ans, j'errais tragiquement sur la plage de Tunis: j'avais passé ma vie sans comprendre, usant se mon talent dans une sculpture complaisante. Une autre âme était perdue sur ce rivage, une femme belle et sensuelle mais en proie à une triste langueur. C'était Salammbô ! La passion de l'art me posséda comme dans ma lointaine jeunesse et je convainquis Alaïa de me suivre. Déterminé, j'entrepris mon oeuvre ultime, seul, à l'écart du monde, ma vie désormais vouée à la perfection... ... ... Personne ne s'interposera entre moi et mon but suprême !
Freddy
-Quand allez-vous tuer Alaïa ? Vous devriez vous y résoudre Carrier-Deleuze, vous trouveriez ainsi la paix. L'âme humaine est inimitable: tant qu'Alaïa vivra, sa jeunesse et sa beauté feront un pied de nez à votre chef d’œuvre. Ne tirez pas les moustache du grand dieu Pan ou, tel Prométhée, vos viscères seront livrées en pâture aux rapaces. Tuez-là ! Tuez-là ! Tuez-là ! Tralala !
Je crois comprendre pourquoi tout ce passage a été supprimé : il est trop explicite, et trop bavard. De plus, l’évocation de cette rencontre rappelle un peu trop les souvenirs des ruines de Carthage qu’évoque Dina pages 18-19. Mais pour nous il est passionnant. Il n’explique pas tout loin de là. Par exemple il ne dit rien d’Ava dont le lien avec Alaïa reste obscure: peut-être pourrait-il s’agir de sa sœur, et pourquoi pas sœur jumelle…
Un détail vient aussi de me sauter aux yeux à la lecture de ce dialogue: c’est le destin de la statue de Salammbô au cours de l’histoire. Lorsqu’on voit la statue pour la première fois, elle est visible entièrement mais le visage est inachevé. Par la suite, page 26 l’œuvre est recouverte d’un drap humide ce qui nous la rend invisible. Ensuite page 31, alors que Freddy se rend la nuit dans l’atelier après qu’Alaïa ait blessé Carrier-Deleuze, on comprend que ce dernier a achevé sa sculpture dont le visage nous est partiellement caché par le linge. Enfin, alors que l’histoire s’achève, la dernière case (qui n’en est pas une puisque c’est un médaillon), nous montre enfin le visage de Salammbô, mais la tête de la statue a été brisée par la chute de la branche.
Je ne me sens pas assez en forme pour interpréter tout ça mais il y a à mon avis une symbolique facile à déchiffrer.
Pour ce qui concerne la réplique de Freddy, je ferai remarquer une chose : la référence au dieu Pan est confortée dans l’album par la statue présente systématiquement dans l’atelier au premier plan dans les pages 14,19, 26 et qui représente, précisément, le dieu Pan. Page 26 toujours on peut voir une peinture au mur de la villa ou l’on reconnaît une bacchanale avec satyres et Ménades.
A+
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51. jean-paul
- 16/11/01 12:48
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j'avais promis ma liste à Ramo Nash pour ce vendredi : hélas,ma distraction légendaire...Il faut dire que je communique via les ordis d'une bibliothèque : je m'étais donc fait une liste exhaustive que j'avais avec moi mercredi mais n'est pas eu accès à un poste.Aujourd'hui,j'ai accès mais ai oublié ma liste !
Enfin,si vous voulez voir jusqu'où peut mener la connerie de la collectionnite...J'ai par ex. "le Testament de Godefroid de Bouillon" en E.O. avec l'épinglette Expo 58...toujours sous cellophane (plus rare selon le BDM).Je sens déjà le rouge de la honte : il faudra que je l'emprunte un jour pour le lire enfin, ce chef-d'oeuvre...
Et, plus grave encore : j'ai "Coeurs d'acier" sous boîtier : 2 tomes + enveloppe contenant 10 planches "à coller" dans le tome 2 mais JAMAIS OUVERTE. Ouf ! voilà : c'est dit.J'ai donc 2 BD exceptionnelles dont je ne connais pas le contenu.
J'aurais dû aussi visiter le site de Lebrun (magnifique, faut-il le dire )car si je n'ai Jamais vu "Cauchemars", il y parle d'autres portfolios que me sont tout aussi inconnus
Mais j'ai encore bien d'autres trucs...
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50. RamoNash
- 16/11/01 09:19
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Bluehelvête
Les exploits du géant c'est le type même du produit pour collectionneurs: 5 planches publicitaires sans grand intérêt mais à tirage limité. Le dessin n'est pas très bon, c'est représentatif de ce que faisait Chaland avant Bob Fish. Désormais on peut voir ces fameux exploits dans le bouquin Chaland et les publicitaires. Justement, je l’ai acheté le week-end dernier lors d'un festival: c’est amha un ouvrage d’un faible intérêt, ces travaux pour des campagnes de pub utilisaient, comme Chaland le disait lui même, son style au premier degré. Or le premier degré ne se conjugue pas avec Chaland. Les commentaires des auteurs « amis » (Serge Clerc, Floc’h, etc.) sollicités, rivalisent souvent en vacuité, enfin il y a quand même une poigné de très belles illustrations.
Francois
Un site sur Chaland il y en a déjà, c'est celui de Lebrun, il y a même aussi celui de ChM, mais c'est vrai que leur approche est différente: une bio, une biblio illustrée et quelques dessins inédits. Pour ma part je suis nul en informatique et je serai bien incapable de mettre un site sur pieds. En plus ces temps ci je n'ai pas beaucoup de temps, je suis pris par des études d'un tout autre genre...Si il y a des personnes qui sont intéressées par l'idée de mettre tout ça en ligne qu'elles se manifestent. Quant à faire une thèse là dessus, pourquoi pas ? (o:
Jean Paul
N'hésite pas à diffuser ta liste, je ne rigolerai pas promis même si les collectionneurs me font rire. J'ai d'aillleurs été fan de Chaland pendant quelques années mais j'en suis revenu; de plus je m'étais limité à acheter les albums qui étaient à la portée de ma bourse. Depuis 1995 je crois être devenu un simple amateur de Chaland. J'aimerai quand même en savoir plus sur Les rapports de la police belges (le supplément de 1986 au testament de Godefroid de Bouillon, repris partiellement dans l'intégrale), le t.2 de cœurs d'acier (le texte de Yann), l'édition Champaka du Jeune Albert (en 1991 je crois)et enfin les Inachevés.
Nemo
Je vais lire tout ça avec attention; sinon tu as raison, Yann est le grand oublié de l'affaire depuis le début. Pour un exemple de système de réfèrence subtile (mais dans un tout autre genre) il faut lire son chef d'oeuvre, Yoyo : La lune Noire, avec Le Gall.
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49. Nemo
- 15/11/01 22:07
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J'ai retrouvé les infos qui m'avait semblées fort interessantes à la première lecture à propos de Carrier-Belleuse. A la relecture, les similitudes de la vision artistique de Chaland (+ Yann Lepennetier ne l'oublions pas) avec Carrier Belleuse/Rodin sont très troublantes. La citation est très longue mais me semble fort intéressante aussi bien pour la technique de Carrier Belleuse que pour les similitudes des démarches artistiques :
Rodin avait acquis une solide expérience du métier de sculpteur chez Carrier-Belleuse dont il fut près de dix ans l'employé. Carrier-Belleuse était devenu un spécialiste dans l'art de transformer ou de combiner ensemble des moulages d'oeuvres existantes, faisant naître ainsi de nouveaux groupes de personnages sans grand effort. La paresse, on le sait, est la mère de l'invention.
Rodin s'inspira de cette méthode et cet apport important de son séjour chez Belleuse marquera une partie importante de sa production.
Rodin gardait des états de ses modelages, il en gardait un véritable inventaire qu'il appelait ses morceaux. De plus, il faisait fabriquer par ses assistants des pieds, mains, jambes, à des échelles différentes. Ces éléments étaient assemblés parfois, selon la méthode de Carrier-Belleuse, pour former de nouvelles sculptures : tête d'un personnage assemblée sur le corps d'un autre, couples formés de deux sculptures différentes, formes humaines surgissant de vases, accouplements divers, à l'échelle ou non, etc... La Cathédrale est formée de deux mains... ...droites !
Rodin confia que plusieurs de ces morceaux provenaient en fait d'agrandissements de maquettes ; certaines parties avaient gardé leurs proportions lors de l'agrandissement, d'autres ne s'étaient pas ajustées à leur nouvelle échelle : d'où leur amputation. Rodin appelait ces morceaux ses abattis. Il arrivait aussi que lors d'un assemblage, ou marcottage, un morceau soit amputé afin de ne pas nuire à la composition. Invariablement, il se retrouvait dans les tiroirs du Maître, quitte à reservir plus tard dans un autre assemblage.
« Encore faut-il savoir où couper, tout l'art est là... »
Pour Rodin, le fragment était souvent plus intéressant que la pièce entière et l'étude de ce fragment lui paraissait légitime, convaincu que « toute partie du corps est expressive ». Bourdelle, qui fut un de ses assistants, estimait que l'amputation revenait à enlever à la sculpture l'obligation de « signifier » quelque chose, empêchant toute tentative ultérieure d'interprétation littéraire ou anecdotique. Un pas vers l'abstraction.
Quoiqu'il en soit et malgré les protestations de plusieurs critiques devant ces ruines simulées, les morceaux, les pièces non terminées répondaient à un certain goût naissant du public de l'époque pour l'allusion, au détriment du rendu achevé qui ne laisse aucune part à l'imagination. Plus important encore, Rodin se considérait par cette pratique comme un innovateur :
« Je suis un inventeur; je livre le résultat de mes recherches en des morceaux qui sont l'étude des plans et du modelé. On me reproche de ne pas en tirer toutes les applications qui en découlent. Que ceux qui me suivent s'en chargent. Je dois me contenter d'avoir amené l'intelligence des artistes de mon temps dans les environs de Michel-Ange et de l'Antique. Quand Volta découvrit la pile électrique, il ne put en donner lui-même les applicatioions qui, depuis, ont bouleversé la science : cependant, c'est à lui qu'on les doit... Un torse bien fait contient toute la vie. On n'y ajouterait rien en y adjoignant les bras et les jambes. Mes morceaux sont des exemples que je propose à l'étude des artistes. Ils ne sont pas finis, dit-on. Et les cathédrales sont-elles finies ? À celle-ci il manque une tour, le choeur de celle-là ne fut jamais construit; mais celui qui les étudierait et les comprendrait telles qu'elles sont deviendrait un maître à son tour. » Il ajoutera plus tard : « Est-ce que la Nature finit ? »
Rodin/Carrier-Belleuse extrait de www.musee-rodin.fr/
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48. francois
- 15/11/01 22:01
- (en réponse à : à JU bis)
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accident de la route (avec sa fille). disons que la pauvre c'est plutôt la veuve !
fd
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47. JU
- 15/11/01 21:36
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Ah ben non là je savais pas, le pauvre , il est mort de qoiu ?
Diable, ça m'en fiche un coup, alors.
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46. francois
- 15/11/01 21:29
- (en réponse à : à JU)
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c'est de l'humour noir ? yves chaland 03.04.1957 - 18.07.1990 r.i.p.
fd
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45. JU
- 15/11/01 21:23
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Comment se fait-il que l'on entend plus parler de ce grand de la BD ? Est-ce qu'il ne publie plus rien ?
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44. Les exploits du géant
- 15/11/01 21:16
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sont en 1981, un portfolio publicitaire de 5 chapîtres de 2 planches
pour la Sélection du Reader's digest qui met en scène un super héros
à la superman mettant en avant l'importance et la diversité du lectorat
auprès des annonceurs potentiels.
(3000 puisque c'est le tirage indiqué dans le BDM)
Le style y est assez proche des héros dessinés dans Captivant.
Choci Loni
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43. Blouhelvète
- 15/11/01 16:25
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Quelqu'un connaît "les exploits du géant" ? S'il est en mesure de m'en dire plus...
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42. Gégé
- 15/11/01 15:37
- (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
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Concernant les trames des films d'impression quadri (CMYK). Les différents degrés d'orientation de trame font que les points ne se superposent pas mais créent une illusion de couleur à l'œil,un peu à la manière Impressionniste.
A noter qu'un noir quadri est plus beau qu'un noir pur. Et il ne correspond pas à la superposition des 4 couleurs à 100% car sinon on a un problème de maculage, en clair, la surcharge d'encre déborde sur la feuille offset d'impression.
Un noir quadri ne dépasse jamais en total des % tages de couleur 300 à 320%. Sur certaines Bd, on voit des zonages dans les noirs, ils provient de la superposition du film du noir et de la mise en couleur en noir scanné en CMYK, d'ou interprétation du noir en couleur et superposition du film du noir pur de la planche, d'ou contraste…
En clair, il faut définir au début de la BD comment on va réaliser ses aplats (grandes zones) de noir.
Toutes vos remarques sont super, décidement il va falloir que je relise.
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41. RamoNash
- 14/11/01 23:27
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Nemo
On avance, on avance:
Sophocle est l'auteur d'une tragédie intitulée Philoctète.
Il faudrait faire des recherches pour identifier les différentes oeuvres d'art qui sont disséminées dans la villa du sculpteur: sans doutes appartiennent-elles à l'art carthaginois, ou phénicien et peut-on en trouver des reproductions dans des livres d'art. Il faut aussi connaître la bio de ce Carrier-Belleuse, peut-être aura-t-on des surprises. Pour la maladie du sculpteur je n'avais pas du tout fait le lien avec les médicaments, preuve que j'avais mal lu l'album, je pensais simplement que Carrier-Deleuze s'en était servi pour se soigner après avoir été blessé par Alaïa. Or on voit bien les fioles avant l'incident: felicitations, donc!
D'accord pour dire que Carrier-Deleuze réalise le portrait de Salammbô. Pour les photos voici mon explication: après avoir achevé leur portrait en sculpture, l'artiste a en quelque sorte "transféré" le visage de ses modèles dans son oeuvre. Leur beauté devient éternelle mais leur personnalité propre est éliminée. Il garde les photos pour conserver la trace de physique de ses femmes, peut-être les a t-il aimé...Aussi, il ne semble pas anodin que Carrier-Deleuze finisse ses sculpture par le visage.
La patte de lapin ça ne serait pas plutôt page 32 sur la table de chevet ? L'ombre de la page 22 est bien celle du professeur Piccard qui vient de siphonner un réservoir (cf. le jerrican).
Je m'y remets,
A+
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40. Nemo
- 14/11/01 22:22
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Tout cela est fort intéressant. J'attends impatiemment les dialogues inédits de la page 24 ! (pour info, p24 sur la table se trouve un livre de Sophocle.) Pour les photos, comment peut-on expliquer que les visages soient effacés ? je suppose que vous avez remarqué que la sculpture réalisée par Phidias est celle de Salammbô (telle que révée par Freddy et évidemment double de Alaïa). Le visage de la sculpture n'est d'ailleurs pas réalisé avant la page 31 soit après seulement que Alaïa lui ait tiré dessus. On peut même supposer qu'il a terminé la statue après avoir été blessé (trace de sang sur la statue). Le visage de la statue finie (dernière vignette) correspond parfaitement avec le visage dans le rêve de Freddy. le 'but inaccessible' de Phidias semble être de sculpter le visage de Salammbô
Ce que je trouve aussi fascinant dans cette BD : ce que j'appelerai les 'auto-références' qui donnent une cohérence interne au récit. (ex : la patte de lapin de Piccard p34, la torche de Phidias p 30 etc...). Chaque détail a son importance, rien n'est inutile (avez-vous remarqué l'ombre qui observe Alaïa p22 ?)
Autre chose très forte, les raccourcis très réussis : par exemple, la maladie de Phidias que l'on déduit simplement d'une vignette (corticoïde, morphine, seringue sur la table de chevet). Je ne retrouve plus mes infos sur Carrier-Belleuse (qui forma en partie Rodin et l'influença beaucoup) mais il y a la une piste intéressante à creuser sur les techniques de sculpture.
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39. francois
- 14/11/01 21:16
- (en réponse à : à ramo nash)
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bien vu pour les hommes grenouilles. ça fait longtemps que je ne l'ai pas lu. je crois effectivement que c'est dans l'interview de PLG que j'avais lu l'histoire de la couverture. oui je suis un homme heureux ! mais si tu veux être tout autant heureux, va voir sur le site d'ebay, il y a un dessin de chaland (http://cgi.fr.ebay.com/aw-cgi/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=1029390306) qui vaut la peine, quoiqu'un peu trop cher à mon goût. pour semper sapiens, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une devise, je l'ai traduite comme je le pense mais ça doit être une trouvaille de chaland. moi je le répète, avec tout ce que tu as trouvé il y a matière à faire un site (si pas une thèse universitaire !). je trouve que c'est une manière intelligente d'approcher la BD car on y apprend beaucoup de choses. continue tes recherches :-))))
fd
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38. RamoNash
- 14/11/01 20:57
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Tout ceci est très intéressant Francois,
pour ma part j'ai approfondi le lien qui existe entre Spirou et les hommes grenouilles et La comète de Carthage. Dans l'histoire de Jijé, Fantasio s'est acheter un bateau pour faire visiter les calanques aux touristes: il a baptisé son bateau "Fantasia", or Freddy Lombard possède lui aussi une barque qui porte le nom de..."Freddy Lombard", ça ne s'invente pas. Je continue sur ma lancée: dans l'histoire de Spirou les héros vont trouver refuge dans une grotte aménagée qui évoque celle de Freddy, Dina et Sweep, enfin, le trio pratique la plongée sous-marine tout comme l'officier de marine à la recherche de son coffret de diamants. Voilà c'est ça Chaland: Freddy Lombard marche 5 ans après sur les traces du Spirou de Jijé, n'est-ce pas une façon de court-circuiter l'influence de Franquin sur le personnage, et même sur la bande dessinée en générale ?
Sinon j'avais lu l'histoire de la couverture de jeunes ailes édité chez Yann Rudler dans l'interview de PLG, il y a aussi la couverture de Trinet et Trinette dans l'Himalaya de Magic-strip qui est due à Chaland et qui est très réussie. Bref, si je comprends bien, tu es un collectionneur heureux. (o:
Le Jules César de mankiewicz : oui je l’ai déjà vu, c’est dommage qu’il n’y soit pas question de cette Laetitia (avec un « c » dans l’album) .
Et la devise « Semper Sapiens », puisqu’elle n’est pas scoute, d’où vient-elle ?
Il reste encore des références précises que j’avais relevées et mises de côté mais que j’avais oubliées en cours de route : ce sont celles qui se trouvent dans cette scène superbe, que j’avais déjà surnommée précédemment : le « dialogue des objets » (faute de mieux). Carrier-Deleuze menace son hôte du « supplice qu’infligea Philoctète au suborneur de la femme de Ménélas ». Une telle allusion est très claire pour celui qui se « targue de culture antique ». Il faut ici se référer à L’Iliade : le suborneur en question c’est Pâris, la femme de Ménélas c’est la belle Hélène: en enlevant cette dernière, il provoque la guerre de Troie. Philoctète, général aux ordres de Ménélas mis à mort Pâris qui était aussi l'assassin d'Achille, tué d’une flèche -guidée par Apollon- dans le talon. J’ignore par contre en quoi consista le supplice qui lui fut infligé. On peut donc supposer que freddy, après sa tentative infructueuse de fuite avec Alaïa, apparaît aux yeux du sculpteur comme un nouveau Pâris.
A la page suivante, les photos compromettantes des modèles disparus sont dissimulées entre les volumes de Théopompe et d’Hipponax. Le premier était un orateur et historien grec du Ve siècle avant J-C, « brillant dans l’éloquence et l’apparat, il obtient un prix pour son éloge de Mausole ». Le second fut un poète grec du Vie siècle avant J-C : « les courts fragments conservés de ses satires acharnées révèlent la force de son réalisme, surtout dans l’évocation de la vie et du langage de la pègre qui l’entourait » (Robert des noms propres).
Prochainement je compte retranscrire les dialogues inédits de la première version de la page 24 qui sont très éclairants sur les circonstances de la rencontre entre Carrier-Deleuze et Alaïa.
A+
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37. francois
- 14/11/01 19:28
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en relisant la comète cet après-midi (après le boulot :-)) j'y ai encore trouvé quelques clins d'oeil à d'autres albums des années 50 : la clef de bronze de bob et bobette (album dessiné en 1956 !) pour la recherche d'amphores (planche 9 entre autres) et l'ouragan de feu de lefranc (qui a du être dessiné vers la même époque) pour le phare (planche 1 de la comète).
en ce qui concerne un film avec brutus et laetitia, je pencherais vers le "jules césar" de joseph mankiewicz (1953) d'après la pièce de shakespeare avec marlon brando (marc antoine) et james mason (brutus). bien que laetitia je ne sais pas trop qui elle est. j'ai bien une fille de 14 ans qui s'appelle ainsi mais elle n'a pas encore connu de brutus....
fd
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36. jean-paul
- 14/11/01 14:15
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A RamoNash,tout d'abord :
Je répondrai à ta demande (la liste de ce que j'ai, de Chaland)tout à l'heure ou vendredi au plus tard : attends-toi à être très surpris.
Si je le fais,ce n'est pas pour m'attirer l'admiration ou l'envie, car je ferai aussi rire à mes dépens, tu verras !
Pour tous : "Chaland,les années Métal (Champaka)" est encore trouvable : je sors du "Dépôt III" à Liège où j'ai vu l'exemplaire 818. Le prix ? 2500,-FB.Il y avait encore 2 ex des travaux publicitaires et une floppée de monographie (tous 2 chez Champaka, encore et tjrs)
Alors, pour les amateurs, à vos tire-lires !
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35. francois
- 14/11/01 08:34
- (en réponse à : à ramo nash)
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eh oui, chaland avait de l'admiration pour jijé (comme moi...). jijé a habité à cassis en 1951 avec sa femme, ses quatre enfants et...will. il a habité à la villa gineste pendant quelques mois puis a logé au "petit moulin" à port miou pendant une année scolaire. suite à quoi la petite famille est allé habiter pour trois ans à antibes. will ne les y a pas suivi. c'est lors de son séjour à cassis qu'il a dessiné les hommes grenouilles et sur la première planche, il y a une grande case avec une vue du port, on peut y voir jijé (avec un béret basque) et will dans le coin inférieur droit de la case si je me souviens bien. autre référence chaland-jijé : le F52 reprend plusieurs scènes du "jeunes ailes" de jijé (le 3e album de blondin et cirage première époque). chaland a d'ailleurs refait la couverture de cet album pour la réédition de jeunes ailes aux éditions yann rudler en 1980, quelques mois avant la disparition de jijé. chaland a expliqué dans une interview qu'il a fait cette couverture en une nuit ! j'ai la chance d'avoir pu l'acquérir il n'y a pas longtemps... allez au boulot !
fd
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34. RamoNash
- 14/11/01 00:18
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Salut Francois,
Tiens juste un détail qui va t'amuser et qui va prouver la richesse de cette oeuvre: On sait à quel point Chaland vénérait Jijé, et son Spirou, dont tu parles, lui doit autant qu'à celui de Franquin. Or, Les hommes grenouilles, la dernière histoire de Spirou dessinée par Jijé en 1951 je crois, se passe...à Cassis, et dans les Calanques !
Sinon j'ai encore trouver de nombreuses références et clins d’œil qui m'avaient échappés, peut-être n'ont-ils pas tous une importance déterminante, peut-être que j'extrapole, mais après tout on est là pour s'amuser:
Euripide est l'auteur entre autre d'une tragédie intitulée: Les Phéniciennes, on sait que Carthage a été fondée par la cité phénicienne de Tyr.
"Fugientem Italiam" page 14-15: c'est tiré, je pense, de L'Enéide de Virgile. Enée après la chute de Troie se réfugie à Carthage chez la reine Didon.
"Carthage, mon amour". Moi ça m'évoque immanquablement Hiroshima mon amour le film de Resnais et Duras (1959).
Page 30, on a même un clin d’œil à Blanche Neige et les 7 nains: dans un sens, Alaïa n'est-elle pas une princesse aux yeux de Freddy ? (cf. page 11)
Il y a des détails notoires comme les bibelots orientaux qui décorent le café L'Escale, issus sans doutes de la contrebande avec la Tunisie.
N'oublions pas au passage que Marseille est une ancienne colonie grecque fondée par les Phocéens. Et à Cassis on trouve même un musée archéologique: pensons aux amphores que Sweep et Freddy remontent à la surface.
J'oubliais de parler de l'Etoile mystérieuse: toute l'ambiance des 10 premières pages (un bolide va s'écraser sur la terre) se retrouve en quelque sorte à travers l'histoire de la Comète. Il y a cette phrase de Tintin par exemple :"maudite étoile !", et celle-ci de Fernand le gendarme: "maudite comète. Nous mourrons tous !" (page 17)
Le bathyscaphe selon certains renverrait à L'Enigme de l'Atlantide (faudra demander à Morti), et la panne de T.V. à la Marque Jaune
Enfin, la comète est je crois présente dans Salammbô de Flaubert, elle y joue un rôle dans les scènes finales, et c'est donc pour ça qu'on la voit aussi dans le rêve de Freddy page 33: peut-être le personnage croit-il (ou veut-il) revivre une histoire qui se déroula 2000 ans au paravent ?
Il faudrait au passage évoquer le Salammbô de Druillet dont je n'ai lu que le premier volume (il y en a 3: 1980, 1982), 1986).
Nemo
C'est vrai que le sujet prend des allures "obscures", c'est sans doute ce qui a attiré Jean-Paul !
Sinon je suis d'accord avec toi concernant le problème de date: il est incontestable que l'histoire se passe au mois de mai (page 40), mais le gouvernement provisoire d'Imre Nagy semble n'avoir commencé qu'en octobre...Pour l'indépendance de la Tunisie tu m'as coupé l'herbe sous le pied: j'y arrivais (o:
Ce sujet me surprend, je ne pensais pas qu'on puisse aller si loin en si peu de temps: prochaine étape, l'interprétation de La comète de Carthage, il v a falloir s'accrocher...Bon, c'est l'heure d'aller au pieu,
A+
P.S. Pour info : je crois sans me tromper avoir vu un exemplaire de Chaland à la FNAC de Lille : c’est un bouquin superbe: essentiellement constitué d’illustrations (sérigraphies, affiches, pub, portfolios dont les inoubliables Cauchemars du jeune Albert et F.52), retrace remarquablement l’évolution de sa carrière. Il comporte en outre une bio/bibliographie complète et illustrée. Un bouquin Indispensable à l’amateur de Chaland.
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33. ptit lien
- 13/11/01 23:35
- (en réponse à : sympa)
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http://cgi.fr.ebay.com/aw-cgi/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=1032969682&r=0&t=0&showTutorial=0&ed=1006121545&indexURL=0&rd=1
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32. francois
- 13/11/01 23:15
- (en réponse à : à némo)
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passionnant ce sujet ! vous avez fait un travail de recherche considérable, il y a de quoi en faire un site web. semper sapiens = en tous temps raisonnable (toujours sage). presqu'une devise scoute !!! j'ai découvert chaland par l'intégrale des humanos et ce sont les histoires de freddy lombard que je préfère (la comète et f52). je n'aime pas trop captivant, bob fish etc.. par contre son essai de spirou je le trouvais plutôt concluant. on trouve énormément de clins d'oeil dans ces histoires et c'est pour cela qu'elles nécessitent quelques relectures pour le plaisir de nouvelles découvertes. votre sujet m'a donné envie d'y replonger, j'y vais de ce pas !
fd
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31. Nemo
- 13/11/01 22:57
- (en réponse à : Chronologie dans 'la comète ..')
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En y réfléchissant, je me dis que j'ai été un peu rapide dans ma chronologie de la comète de Carthage. En effet rien de permet de préciser le délai entre la mort d'Ava et la découverte du corps. Dis RamoNash, que veut dire Semper Sapiens ? je parirai pour 'Toujours savoir', non?
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30. Nemo
- 13/11/01 21:52
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Retour sur la Comète de Carthage. Quelques remarques en vrac (on va bientôt se croire dans le sujet des Cités obscures ;-) :
Si l'action se passe en 1956 (Budapest, gouvernement provisoire d'Imre Nagy), elle se passe cependant vers le 24 mai (v.page 40, date du meurtre). Il y a aussi une référence aux Emeutes en Tu(nisie) (voir journal page 6). Le meurtre d'Ava (tunisienne) est avant tout un crime raciste ( Le tout puissant lui-même, se soucie-t-il d'une arabe qui d'ailleurs a glissé à l'eau par accident !).
La symbolique de la comète est claire : ...les mêmes croyances se manifestèrent chez les Grecs : une comète apparue en 372 Avant J.-C. et décrite par Aristote comme ayant une queue de 60°, annonca selon Diodore de Sicile, la décadence des Lacédémoniens, et selon Ephore, la destruction par la mer des villes d'Hélice et de Bura en Achaïe. (Astronomie Flammarion édition 1955). Il serait d'ailleurs amusant de savoir si une comète était visible à Cassis en 1956 ! (une comète d'une période de 2000 ans d'après Dina : Regarde la comète Sweep, dans deux mille ans elle reviendra vérifier si nous sommes bien tous morts.). Cela veut dire que le précédent passage de la comète peut très bien se situer dans la partie 'rêve de Freddy'.On peut préciser la chronologie : Meurtre 25 mai 1956, découverte cadavre 26 mai, 28 mai : anniversaire Dina + raz de marée.
A propos de la Tunisie, en cherchant sur le Web : " A partir de 1954, Mendès France engage la négociation et accorde l'autonomie interne à la Tunisie ( discours de Carthage de juillet 1954 ).Après lui, Edgar Faure puis par Guy Mollet poursuivent cette politique qui aboutit en 1956 à l'indépendance de la Tunisie et du Maroc." Voir ici : Décolonisation. Décidemment, il y a beaucoup à dire sur cette BD !
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29. RamoNash
- 13/11/01 13:10
- (en réponse à : StakaNoviste@aol.com)
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Jean-Paul
>J'ai perso quelques belles pièces car j'étais un fan, à l'époque,mais il me manque quand même certaines choses : le portfolio "Cauchemars" par exemple (jamais vu !!)
Est-ce que ça vous dit qque chose ? >
On peut voir les planches reproduites dans la monographie Chaland parue chez Champaka 1995, c'est au pages 47-50: il s'agit de 6 illustrations superbes qui mettent en scène les cauchemars du Jeune Albert. Idem pour le portfolio F. 52 il est y reproduit intégralement. Quand on voit les côtes atteintes par ces ouvrages on ne peut que ce féliciter des les voir (même dans un format plus petit) dans un bouquin abordable.
Sans vouloir être indiscret quelles sont les pièces que tu possèdes ? Ca peut toujours faire avancer le sujet. Merci pour tes encouragements mais là j'en suis qu'au défrichement, j'ai encore pas mal de trucs à dire sur La Comète de Carthage mais je manque un peu de temps. Tous les intervenants sont les bienvenus !
Gégé
Bon, merci! Là ça devient plus précis, je commence à entrevoir le fonctionnement du BenDay. Quand on voit l'importance qu'accordait Chaland aux aspects techniques de l'imprimerie, le soin qu'il portait à la réalisation de ses albums et sérigraphies, ce serait dommage de ne pas chercher à en savoir davantage.
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28. gégé
- 13/11/01 12:43
- (en réponse à : chabertgerard@aol.com)
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Le benday s'obtient à partir d'un nuancier CMYK (Cyan, Magenta Yellow, blacK). Les couleurs viennent en remplissage sur une zone déterminée par le dessinateur, le metteur au net ou le directeur artistique. On fait la meme chose sur ordinateur aujourd'hui avec des programmes.
Pour observer l'effet des trames, je te conseille pour environ 30FF de t'acheter un compte-fils à Nature & D&couvertes ou d'aller regarder de prêt les affiches 4 x3 des métros et autres panneaux d'affichages.On obtient par superposition et densité une illusion optique.
L'impression et les presses rotatives font ensuite la qualité de l'impression. En fait à chaque machine et son degré d'usure, correspond un taux marginal d'engraissement du point de trame qui modifie légèrement la définition de la couleur, d'ou l'obligation d'un réglage appelé callage et de la nessecité du commanditaire du travail d'être sur place pour valider le callage. Inutile de te dire qu'il faut un œil averti en colorimétrie.
Ce qui explique en partie les différences de couleurs parfois.
Mais il y a aussi un autres paramètre : la qualité des scann pour les planches en couleurs directes et bleus de couleurs qui ne rentre pas en compte pour couleurs en bendays d'ou une meilleur éfficacité.
A plus!
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27. jean-paul
- 13/11/01 12:29
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Wouah, on a affaire à des spécialistes de Chaland,ici, et pas n'importe qui apparemment !Quel pied de constater que cet auteur est toujours à ce point apprécié.
J'ai perso quelques belles pièces car j'étais un fan, à l'époque,mais il me manque quand même certaines choses : le portfolio "Cauchemars" par exemple (jamais vu !!)
Est-ce que ça vous dit qque chose ?
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26. RamoNash
- 13/11/01 12:23
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Gégé
Merci pour ces précisions mais il y a certaine choses qui m’échappent encore dans ce procédé car je ne suis pas très au fait des techniques de l’imprimerie:
J’ai là une définition (http://www.volusoft.com/asp/chercher.asp?IdMot=211) qui me semble à peine plus claire :
BENDAY :
Procédé de création d'images ou (SHADING MEDIUM) aplats tramés sans prise de vue (SHADING SHEET) photographique, par décalques successifs de tramés de différentes forces dans les trois couleurs primaires + le noir. Par superposition des trames orientées les unes par rapport aux autres d'égales ou de différentes forces on obtient une teinte à l'impression. L'obtention d'une couleur déterminée est facilitée par l'utilisation d'un nuancier qui fournit le pourcentage de la trame à employer pour chaque couleur souhaitée.
Stef
Si tu as eu la chance de lire les Inachevés de Chaland pourrais-tu nous dire en quoi consistait ce projet abandonné « le groom vert de gris » ? Je crois savoir que ça devait relater la rencontre entre Spirou et Fantasio mais je n’en sais pas plus…
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25. RamoNash
- 12/11/01 21:33
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Nemo
Si on faisait le point sur les références qui se trouvent dans la Comète de Carthage ?
En ce qui concerne les références historiques on a:
La prise de Carthage (page 44) : la ville fut prise en 146 avant J-C à l’issu de la 3e guerre punique par Scipion Emilien et rasée.
Les évènements de Budapest octobre 1956 (page 12): Pour plus détail il faut lire Vacance à Budapest (album que je trouve très décevant). Grosso modo, ce fut une insurrection populaire contre la présence des soviétique en Hongrie et qui fut matée avec l’arrivée des chars russes en novembre. Cette allusion donne la date où se déroule l’histoire.
Voici quelques références artistiques et culturelles :
Tout d’abord bravo pour Carrier-Belleuse (1824-1887), je ne connaissais absolument pas cet artiste, le Belleuse qui devient Deleuze c’est évidemment un clin d’œil au philosophe Gilles Deleuze (1925-1985), auteur de L’Anti-Œdipe. Ensuite Phidias et Euripide les grand tenants de la culture grecque du Ve siècle avant J-C : le premier dirigea notamment le chantier de l’Acropole, et est l’auteur des frises du Parthénon ; le second est l’auteur de tragédies.
Le professeur Auguste Piccard (1884-1962) a réellement existé ! Il est bel et bien l’inventeur helvétique du bathyscaphe en 1948 : c’est lui qui servi de modèle à Hergé pour le personnage de Tryphon Tournesol lui aussi inventeur d’un sous-marin quelques années au paravant.
Les postes de radios jouent : Syracuse (page 12) de Henri Salvador et Bernard Dimey (pour les amateurs j’ai les paroles…). La ville de Syracuse, fondée par les corinthiens, était une brillante cité de Sicile qui fut souvent aux prises avec Carthage. Rome s’en empara en 212 avant J-C.
Le « Quis, quid, quibus, ausiliis, cur, quomodo, quando » que prononce Freddy Lombard p.25. Là il faut regarder les pages roses du petit Larousse : ça signifie : « Qui ? Quoi ? Où ? Dans quel but ? Pourquoi ? Comment ? Quand ? ». C’est, je cite, un hexamètre mnémotechnique qui renferme ce qu’en rhétorique on appelle les circonstances : la personne, le fait, le lieu, les moyens, les motifs, la manière et le temps. Tout ceci devient plus intéressant quand on apprend qu’il résume toute l’instruction criminelle, hors ici nous avons bien affaire à un meurtre, celui d’Ava. Quel est le coupable ? Quel est le crime ? Où l’a-t-on commis ? Par quels moyens et avec quels complices ? Pourquoi ? De quelle manière ? A quel moment ? Tout ceci nous a été transmit par ce brave Quintilien (30-100 après J-C). Détail amusant, on trouve aussi cette citation dans la Serpe d’or.
Il y a aussi cette inscription « semper sapiens » page 11. Je ne vois pas de qui cela peut-être.
Enfin il y a Salammbô de Flaubert…C’est l’une des référence les plus importantes et je dois avoué que je l’ai lu il y a bien trop longtemps pour en avoir une idée précise. Allez, pour la bonne bouche :
C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. Les soldats qu'il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d'Eryx, et comme le maître était absent et qu'ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté. Les capitaines, portant des cothurnes de bronze, s'étaient placés dans le chemin du milieu, sous un voile de pourpre à franges d'or, qui s'étendait depuis le mur des écuries jusqu'à la première terrasse du palais ; le commun des soldats était répandu sous les arbres, où l'on distinguait quantité de bâtiments à toit plat, pressoirs, celliers, magasins, boulangeries et arsenaux, avec une cour pour les éléphants, des fosses pour les bêtes féroces, une prison pour les esclaves.
C’est beau, non ? (o:
Le rêve des pages 33-35 revisite l’oeuvre. Ama la tirade de Dina page 19 parodie le style de Flaubert dans Salammbô. Un scoop (mais ça j’en parlerai une autre fois) Dina et Freddy ont été mariés...
Enfin, il y a ce film que regardent les habitants page 36. Est-ce un péplum ? Une adaptation de Shakespeare ? Quelle pièce de théâtre mettrait en scène Brutus et Laetitia ? Je sèche…
Voilà, il reste encore quelques zones d’ombre, mais peut-être qu’avec ces précisions les interprétations seront désormais plus aisées. J’ai ma petite idée derrière la tête mais ce sera pour une autre fois…
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24. Pierre Paquet
- 10/11/01 13:50
- (en réponse à : Editions Paquet)
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Bonjour, je voulais juste vous donner une info. Nous sortons une série au mois de décembre nommée ADA. Les auteurs (Lapone & Vanloffelt) sont 2 fans de chaland. Et le graphisme de Lapone rappel un peu celui de Yves. Le 27 novembre vous pourrez trouver en librairie un journal inédit qui annonce la série. Bref, si vous êtes comme moi, nostalgique de cet incroyable auteur, consolé vous un petit peu en allant chercher ce journal (Gratuit je précise)...
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23. Nemo
- 09/11/01 23:59
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Merci pour ces précisions RamoNash ! ca me plait bien cette idée de Chaland "les lecteurs doivent faire un effort." Pour revenir au premier degré, ce qui m'échappe particulièrement dans cette histoire, c'est la nature des relations entre Freddy Lombard et Phidias (voir page 14-15...) Pour Phidias, je ne connaissais pas et après de longue recherche (;-)merci yahoo-encyclopédie ), c'est un sculpteur grec. Plus amusant, Carrier-Belleuse est un scupteur français du XIXiéme (a rapprocher de Carrier-Deleuze !). Je suis d'accord avec toi quand tu parles de 'poésie'. Voir par exemple cette présence curieuse des postes radios jaunes (qu'on retrouve jusque dans la dernière page).
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22. gégé
- 09/11/01 09:36
- (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
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Graphiste publicitaire, j'ai et j'utilise toujours la technique du benday, cela correspondait autrefois à une mise en couleur indiquée en code graphique CMYK ou Magenta, Cyan, Noir, Jaune et superposée sur calque à l'éxécution traditionnelle.
Le dessin au trait noir est ensuite directement scanné et mis en couleur sur une table électronique de montage (ces appareils à l'époque coûtaient dans les 800000 frs) suivant les % indiqués par zones.
On fait aujourd'hui un peu la même chose sur Illustrator et Photoshop en PAO. Le %tage de couleur est défini de façon fixe dans un fichier encapsulé en postscript 1 ou 2, mais cela n'évite malgré tout pas les callages manuels de chromie chez l'imprimeur.
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21. RamoNash
- 08/11/01 22:35
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C'est idiot d'avoir perdu ce sujet de vue, il est intéressant pourtant...Dommage aussi qu’on ait perdu pm/Choci Loni en cours de route.
Nemo
Content que cet album t'ai plu, je n'ai pas eu souvent l'occasion de parler d'en parler, pourtant il y en des choses à dire.
J'ai eu la même impression que toi quand j'ai lu la comète de Carthage pour la première fois, il y a 8 ans. Pour être honnête cet album m'avait laissé un sentiment de déception, dû essentiellement, je crois, à l'aspect nébuleux de l'histoire, mais à l'époque j'étais jeune et con (o: Par la suite j'ai fait l'effort de le relire et je me suis aperçu peu à peu que je m’étais laisser rebuter par des préjugés inconscients qui portaient sur ce que devait être un album de B.D.: « traditionnel » or, ce livre casse toutes les conventions du genre, et de quelle façon ! La comète de Carthage est un album "expérimental". Mais pas seulement : à chaque relecture ce bouquin m'est apparu plus beau, et j'y ai ressenti d'avantage sa mystérieuse poésie.
Ce qui est frappant c'est la rupture de ton avec les albums précédents qui jouaient essentiellement sur la virtuosité graphique et le second degré. Ici Chaland a renouveler son dessin, l'a épuré et assagi pour le mettre entièrement au service de la narration et de son propos. L’histoire est nourri de références et de clins d’œil à la littérature et à la bande dessinée, à l’histoire (Salammbô, L’étoile mystérieuse, la culture gréco-latine, les évènements de Budapest…). Il y a aussi une recherche formelle intéressante, notamment dans la suppression des « récitatifs », des bulles de pensée (« Yann considérait à l'époque qu'elles étaient nuisibles ; montrer un personnage en train de penser équivaut en fait à considérer que dans les cases sans texte le personnage ne pense pas ! ») et l’utilisation des ellipses qui font du lecteur le créateur de l’œuvre. Un des moment qui me fascine le plus, c’est celui qu’on pourrait appeler «le dialogues de objets » où, dans une semi obscurité, Freddy Lombard et Carrier-Deleuze dissertent hors champs alors que les phylactères laissent imaginer que les voix proviennent d’une statuette et d’une tasse de thé…
J’aime particulièrement le refus de Chaland de donner une quelconque explication à l’oeuvre et sa vision élitiste de l’art : « Non, je ne peux pas vous expliquer qui est Phidias, tout comme je ne peux expliquer à chacun de mes lecteurs, les mots compliqués qu'ils n'auraient pas compris. Les lecteurs doivent faire des efforts et tant pis pour eux, s'ils ne les font pas. Cela m'indiffère totalement ». On pourrait dire encore beaucoup de choses, par exemple sur les rapports étonnant que les personnages entretiennent les uns les autres, le rôle du décors qui est comme un acteur de l’histoire. Mais ce sera pour une autre fois, là je n’ai pas assez de temps.
Il y a sûrement des éléments à tirer des planches inédites qui sont reprises dans l’intégrale (que je n’ai pas sous les yeux).
A mon avis concernant cet album il s'agit non plus d'une oeuvre mais d'une oeuvre d'art, quelqu'un disait que c'était sans doute le seul chef d’œuvre incontestable de la B.D., il n'avait peut-être pas tort.
A+
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20. Nemo
- 01/11/01 13:18
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Depuis 3 jours, j'ai relu 3 fois La Comète de Carthage. C'est vraiment un très grand album aussi bien sur le plan graphique que narratif. Les dessins de Chaland sont superbes et je pourrai passer 10mn à regarder certaines cases. Même si (ou parce que ?) certains aspects de l'histoire restent obscurs pour moi, il entre dans la liste de mes albums préférés.
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19. stef
- 31/10/01 19:12
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Il est à noter que le spirou de chaland a également connu une édition pirate cartonnée format à l'italienne, dont la maquette a été exactement calquée sur celle des premiers gaston.
Dans le tome deux, écrit par yann pour l'édition chez champaka, les personnages de spirou et fantasio n'apparaissent ni dans le texte, ni dans les illustrations, les auteurs n'ayant plus les droits sur ces personnages.
Je terminerai en rappelant l'excellent volume "les inachevés" (toujours chez champaka)ou l'on peut admirer les premières planches du dernier projet "spirou" de chaland et yann ...
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18. RamoNash
- 31/10/01 17:34
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Juste pour info, voici les B.D. où Chaland a utilisé le BenDay:
Captivant (couverture)
Bob Fish (couverture)
Le testament de Godefroid de Bouillon (couverture)
Bob Fish detectief (couverture)
Adolphus Claar (tout l'album)
Le petit Noël et L'Elaoin de Franquin, édition Bédérama (tout l'album mis en couleur en collaboration avec sa femme)
Le Jeune Albert (tout l'album)
Bereke un ketje des Marolles (la couverture)
Voilà, se sont celles que j'ai relevées, si vous en trouvez d'autres tenez moi au courant.
L'utilisation de ce procédé de mise en couleur par Chaland, le BenDay (dont je ne sais pas grand chose), relève d'un véritable parti pris esthétique, en réaction notamment à la généralisation de l'usage du scanner dans les ateliers de photogravure dans les années 80. Voilà ce qu'il disait à ce propos dans une interview donnée à PLG en 1982:
Un des gros problèmes de notre société moderne, c'est l'apparition du scanner dans les ateliers de photogravure ; maintenant le chromiste n'existe plus. On prend l'original couleur (le bleu), on le monte sur le rouleau qui tourne très lentement et un œil électronique analyse les couleurs et photograve point par point. Ca passe directement à l'imprimerie, qui renvoie l'original à l'auteur afin d'éviter de comparer l'original avec le résultat imprimé.(...) La technique d'autrefois était riche et complète, la gamme de couleurs offerte par le scanner est très limitée. Il reste le Benday : beaucoup de travail mais ça a le mérite de boycotter le scanner. Ne serait-ce que pour cela, c'est une technique d'un intérêt appréciable.
Interview complète à cette adresse:http://www.ifrance.com/plg/pages/numeros/n28int.htm
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17. Nemo
- 31/10/01 10:22
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Le BenDay dans la BD ???
A propos de couleurs, j'aime beaucoup celles de La Comète de Carthage qui m'ont fait pensé à La Marque Jaune. Ca donne un coté fantastique, onirique et fin du monde qui colle bien au scénario.
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16. Nemo
- 31/10/01 10:04
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J'ai la seconde édition Jaune... Merci pour le tuyau sur La Comète. Je l'ai trouvé hier chez Kili. Super ! ... Je pars donc à la recherche des autres Freddy Lombard.
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15. RamoNash
- 30/10/01 19:38
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Nemo: si tu possèdes de l'édition jaune (1993 avec une jaquette, rééditée en 1995 sans jaquette je crois) ce sont bien les couleurs originales, superbes d'ailleurs, réalisées par sa femme: l'effet tramé est voulu. Il faudrait justement qu'on parle un jour de l'utilisation du BenDay dans les B.D. de Chaland.
Il y a aussi une édition intégrale chez Chamapka sorti en 1991 à tirage limité, que je n'ai jamais feuilleté.
Il y a pas mal de stocks d'invendus de La comète de Carthage et de Vacances à Budapest qui trainent dans les solderies (pour les amateurs on trouve encore plus facilement Meurtre dans le phare de Serge Clerc...).
En ce qui concerne les exemplaires que j'ai vu, ça remonte à environ une semaine.
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14. Nemo
- 30/10/01 15:23
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Si si, On peux trouver Le Jeune Albert (intégrale)sur BDNET.COM. C'est cher mais ça vaut le coup. Vraiment original, féroce, drôle, entre 1er et 3ème degré! RamoNash, toi qui sais tout ;-), est-ce que les couleurs sont d'origine ? Le fort effet tramé m'a un peu géné... Bon sinon, je suis pas vraiment d'accord avec ce que tu dis pour Les Années Métal. C'est vrai ,c'est très cher, trop cher. Mais trés bien imprimé je trouve. Merci pour les adresses... Je passe assez réguliérement chez Kili et jamais vu de Chaland. c'est récent ? Quelles sont les bonnes adresses BD sur Tournai ?
Pour la Comète de Carthage, je l'ai lu il y a longtemps et j'avais adoré. Et avoir revu quelques images scannés de cette BD sur le net, m'a vraiment donné envi de la trouver.
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13. RamoNash
- 30/10/01 12:38
- (en réponse à : StakaNoviste@aol.com)
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Nemo:
>Sur Lille j'ai pas trouvé mais je connais sans doute pas les bonnes adresses (Fnac et Furet).>
Il n'y a pas de bonnes adresses sur Lille amha...
Tu peux toujours essayer Folle Image (rue de la clé), ou Vauban Collection (rue de l'hôpital militaire). Sinon, j'ai vu des exemplaires de la Comète de Carthage chez Kili, un libraire soldeur de la galerie commerciale de V2, pour 30FF.
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