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Yves Chaland
Les 512 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .
112. francois
- 11/12/01 12:22
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pour al et bob memory : al memory est le premier nom du personnage d'albert qui apparait la première fois dans bob fish. voir la dernière case de la dernière planche de bob fish et les siamois où il donne son nom à bob fish. ensuite il y a eu l'histoire d'al memory où albert est plongé dans l'histoire de la chauve-souris. et enfin il y a eu l'histoire de bob memory sans le personnage d'albert. je crois que c'est une histoire où le scénario est une nouvelle fois prétexte à un hommage de chaland à l'âge d'or de la bd franco-belge.
l'histoire de la chauve-souris est un hommage éclatant à jacobs et le secret de l'espadon. la première grande case de chaland avec les fusées rouges pointées vers le ciel rappelle sans équivoque possible les mêmes fusées de jacobs qu'on voit à la fin du secret de l'espadon. à la planche 2, première case, on voit deux films à l'affiche d'un cinéma ("la revanche de john bravo" explicite ! et "ca y'en a beau congo" un clin d'oeil au spirou de chaland dont l'histoire se passe au bocongo). deuxième case le voisin d'albert dans le tram lit le "namur expres". journal que l'on a déjà vu dans bob fish (swartenbroeckx dans son bain). au sujet du titre de ce journal imaginaire, j'y vois deux explications : d'une part, par moquerie on dit que les gens de namur sont lents donc y accoler le terme expres est un clin d'oeil de chaland à la ville namuroise (l'histoire se passant à bruxelles - pareil pour bob fish - il serait étonnant de voir un habitant bruxellois lire un journal régional namurois). d'autre part, jijé a commencé ses premières bandes dessinnées (le dévouement de jojo et les nouvelles aventures de jojo) dans l'hebdomadaire "le croisé" publié à namur. toujours dans le tram, albert lit "la vengeance de la chauve-souris" qui sera le thème de l'histoire et un clin d'oeil à batman. on y voit un extrait de sa lecture avec mention de "jef casak". jef kazak est le nom d'artiste d'un journaliste bruxellois qui a écrit quelques ouvrages en dialecte bruxellois. il a également "traduit" bob fish en bruxellois. toujours sur cette deuxième planche, je ne sais pas pourquoi le tram n°1348 est sur la ligne 18 (case 1) et puis la ligne 42 (case 5). chaland a modifié le numéro de la ligne en exprès mais je ne sais pas pourquoi. à la dernière case, on se trouve dans les bureaux de la "universal press" (papier à en-tête que tient la secrétaire) qui est un clin d'oeil à la world press de georges troisfontaines qui a régné sur la bande dessinée d'après-guerre en belgique ("fournisseur " de presque toutes les séries pour spirou). le directeur de cette universal press s'appelle barks qui est un clin d'oeil au créateur de donald duck et picsou. d'ailleurs à la planche 4 barks va se rouler dans son or à l'instar de picsou. et enfin, toujours à la dernière case de la planche 2, la secrétaire annonce la visite de mr van melckebeek, référence implicite au van melkebeke du lombard et qui a travaillé avec jacobs sur le secret de l'espadon. à noter qu'au fil de l'histoire, barks va écorcher le nom de van melckebeek à l'instar de la castafiore avec haddock (van belkemeek, van kelbemeke, van melbeckeer, van kelmelbeek). voilà, en une planche d'introduction toutes les références sont déjà là ! la toute dernière planche de l'histoire d'al memory nous rappelle une nouvelle fois jacobs lorsque bruxelles est en flammes, c'est une allusion directe au secret de l'espadon lorsqu'au début de l'histoire on voit plusieurs capitales en flammes. et lorsque chaland écrit "les citrons, avec la traitrise qui caractérise leur race....", il fait référence aux "jaunes" du secret de l'espadon et aux "faces de citron" des premières aventures de buck danny (hubinon/charlier inspiré par...georges troisofntaines) la boucle est bouclée !
dans l'histoire de bob mémory il y a énormément de références à franquin et tillieux mais j'y reviendrai un autre jour....
fd
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111. jean-paul
- 11/12/01 12:21
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Moi aussi,je dis un grand bravo à Ramo Nash pour sa démo.Et puis,pour répondre à Nemo,moi non plus,je n'ai pas lu toutes ces BDs auxquelles fait autoréférence l'oeuvre de Chaland. On m'a acheté mes premières bédés en '63 et je ne savais pas encore lire.A cette époque,la plupart des "grands" de la période "Age d'or" de la Bd franco-belge avaient produit pas mal de chefs-d'oeuvre et,pour parodier la formule d'Eric Satie,par rapport à ceux-ci,"je suis né trop tard dans un monde trop vieux".
Mais n'ayons pas de regrets : il nous est loisible de les (re)découvrir tous,aujourd'hui,via les nbreuses et excellentes rééditions en "intégrales",par exemple et pratiquement sans bourse délier si nous ne souhaitons pas les acheter : il suffit de fréquenter les bonnes vieilles bibliothèques publiques !!...
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110. francois
- 11/12/01 00:15
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bravo ramo, très beau pladoyer pour robert poisson. on en redemande ! puis-je me permettre de signaler que personne n'a encore répondu à la question de vincent sur la marque de voiture à la planche 29.....ou bien tout le monde est d'accord avec ma proposition pour une renault ? à christ : dans le brouillard sur le pont de tolbiac ? en ce qui me concerne, il faudra que je relise ça avant de donner une opinion, la (al) mémoire flanche un peu.....
fd
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109. Christ Oliver
- 10/12/01 23:36
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Je profite du haut niveau de ce sujet pour poser des questions sur une histoire de Chaland où je n'ai absolument rien compris: Bob Memory.
Quel est le propos de l'histoire ? Que veut dire cette histoire de double ?
Est-ce que Bob Memory est un mélange de Bob Fish et Al Memory ? Ou est-ce Al Memory adulte ?
Pourquoi Al Memory s'appellait dans une fausse pub Bob Memory ?
Pourquoi la fille meurt (d'après les observations de Bob), pour apparaitre ensuite bien vivante, pour ensuite être vraiment bel et bien morte d'après une annonce à la radio ?
Je suis pourtant très familer avec l'oeuvre de Chaland, mais cette histoire me laisse dans le brouillard.
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108. Nemo
- 10/12/01 22:21
- (en réponse à : A RamoNash)
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Waaaooo. Alors là, chapeau ! Quelle démonstration ! Et on dit que le niveau baisse sur ce forum ?
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107. RamoNash
- 10/12/01 20:06
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>Très réjouissant même si le scénario est quasi inexistant.>
C'est très juste: le scénario est exsangue. Mais Bob Fish ne raconte pas une histoire, le propos de Chaland est tout autre : Bob Fish c’est une B.D qui parle de la B.D.
La B.D. au premier degré, celle dont le scénario est « captivant (!!), l'histoire solide et bien ficelée, où le suspense savamment dosé », bref les productions qui suscitent ce genre de commentaire (qu'on peut s'attendre à trouver sur bdisio quand sort un nouveau Van Hamme), tout ça n'intéresse pas Chaland.
L'énumération méthodique de toutes ces références met en évidence une chose: le fondement même de son discours.C’est un travail à faire soi-même car, heureusement la démarche de Chaland n’est ni analytique ni « historio-critique », c’est celle d’un artiste, et l’analyse ne peut venir qu’appuyer son propos (c’est ce que j’essaie de faire, et c’est pour ça que je ne serai jamais Chaland).
Il adopte un point de vue réflexif sur ce qu'est la B.D. Chaland dit "voilà quelle est la B.D. que j'aime : oui les héros sont réac’, le propos raciste mais assumons tout ça sans le cautionner, car c’était les lectures de notre enfance, parce que cette époque c’était aussi une certaine esthétique, que les personnages étaient bien habillés, les bagnoles, les avions et les meubles au si parfait design donnaient une vision rassurante de l’avenir", voilà, c'est une sorte de profession de foi.
Bob Fish, c'est la suite logique et implacable de son album précédent :Captivant (sans doutes le plus hilarant qu’on ait jamais lu).
En effet il n'y a pas d'histoire, le sujet n'est pas ce prétexte de kidnapping sordide, le sujet ce sont ces ruelles de Bruxelles, ces banlieues, ces fausses pub sur les mur des villes, ces conduites intérieures noires, c'est tout ça Bob Fish.
Chaland affiche ici quelles sont ses références, et elles sont grosses comme des maisons, évidentes.
Il synthétise, il recréé, il ressuscite en un récit, tous les poncifs du genre, et ce n'est pas pour rien qu’il rejoue des scènes comme celles du téléphone qui sonne dans le bain, du cas de conscience, etc. ce sont devenu des classiques, imprimés dans la culture du lecteur. Nous n’avons pas affaire à des personnages qui ont une âme, une psychologie, Bob Fish n’a pas de personnalité, il ne pense rien, c’est une marionnette dans les mains de Chaland : il est rien et tout à la fois, c’est Valhardi, c’est Félix, c’est Spirou, Tintin, …Ici nous assistons à une mise en scène, à un petit théâtre où l’auteur donne à voir son univers.
C'est donc une recréation moderne, une réflexion adulte sur la B.D. pour enfant.
Chaland prend position, il affirme une identité, une culture, il porte aussi un jugement sur tous ces auteurs: ce sont des dieux auxquels il ne voue pas un culte aveugle (o:
En résumé : Bob Fish c’est génial.
A+
P.S. Relisez la vie exemplaire de Jijé qu'il avait dessinée pour Métal en 1981, tout y est.
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106. Nemo
- 10/12/01 15:55
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En effet... Mais je connais pas assez bien toutes les références de la BD des années 50-60 (?) que vous citez pour apprécier pleinement.
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105. jean-paul
- 10/12/01 15:15
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Comment ça ,"scénario inexistant"?
Relier tous ces référents d'une manière logique et cohérente,faire en sorte que ça raconte malgré tout une histoire,que la mayonnaise prenne,c'est un fameux tour de force,non?
Ca ne compte pas pour du beurre. Il suffit d'essayer et vous verrez : ça n'est pas aussi simpliste qu'il y paraît à première vue...
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104. Nemo
- 09/12/01 23:11
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Rajouter un commentaire ? Après tout ça, j'en suis incapable. Si, juste pour ajouter que Bob Fish c'est vraiment très bien graphiquement et ce coté 'revisite' des classique de la BD amusant. Très réjouissant même si le scénario est quasi inexistant.
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103. vincent
- 09/12/01 19:33
- (en réponse à : à ramo)
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je complète ton analyse :
pl.3 : mention du "XX° siècle " où Hergé réalisé Tintin jusqu'en 1940.
pl.5 : bousculade au coin de la rue = Général Alcazar et Tintin au début de coke en stock ?
pl.6 : surement blondin et cirage comme l'a déjà signalé françois plus bas
pl.7 : impérial noire = Oreille cassée avec Tintin aussi éclaboussé par le passage de la voiture
pl.10 : scène de classe = tintin au Congo qui donne sa leçon de géographie dans le même cadre (voir version originale)de classe
pl.11 : cour d'école --> voir référence donnée par François
pl.14 : LINDA = compagne du Félix de Tillieux publié dans Héroïc Album
pl.15 : scène nocturne de la carrosserie = tillieux et Surboum sur 4 roues ?
pl.16 : scène des deux frères qui attendent et regardent par la fenêtre = Oreille cassée avec ramon Zarate ...
pl.18 : terrain vague et ombre qui surgit = scénario de Tillieux pour les "masques de mort" de jess long
pl.19 : chute du lit ... voir Spirou ou fantasio ; portrait de Félix au mur
pl.26 : bagarre sur les toits de bruxelles = gil jourdan dans "la voiture immergée" sur les toits de londres
pl.29 : scène de la poursuite et cadrage du rétroviseur = "oreille cassée" avec la moto de tintin qui poursuit l'opel beige
pl.30 : réveil de fish = réveil de spirou dans "la mauvaise tête" après sa chute
pl.30 : hôpital brugman = hôpital bruxellois
pl.30 : station des taxis verts = "taxis rouges" de peyo dans benoît brisefer
pl.34 : poteau "beersel" dont "le trésor" de vandersteen a marqué chaland (voir seconde partie de l'album)
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102. RamoNash
- 09/12/01 18:58
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Ca vas nous changer de parler de Bob Fish !
C'est la première B.D. de Chaland que j'ai lu. C'était dans la version bruxelloise éditée par Magic Strip.
Je me souviens que cet album m'avait donné un choc: tous les poncifs des B.D. de mon enfance y étaient passés à la moulinette de la verve féroce de Chaland. Les héros étaient des réactionnaires sadiques à la psychologie sommaire. Le dessin synthétisait avec virtuosité tous les styles de l'école de Marcinelle (Jijé, Franquin, Tillieux). Les couleurs en bichromie évoquaient celles des publications des années '50 telles qu'elles paraissaient dans le journal de Tintin, Spirou. Même si cet album n’est pas le plus élaboré de l’auteur, il reste l'une des références de ma bibliothèque idéale.
Puisqu’on parle de références, voici celles que j’ai relevées après une relecture rapide de l’album :
Première partie :
pl. 1 : la scène de la tour des congrès évoque celle du théâtre dans les 7 boules de cristal.
pl. 2 : Le W1 et le W2 sont des clins d’œil au produits inventés par le comte de Champignac. La piqûre renvoie à celle du Radjaïdjah dans Le Lotus bleu.
pl. 3 :la diffusion des infos à travers le monde c’est aussi une référence au Lotus bleu. (cf. p. 22). le dessin de presse est un pastiche de celui de Caran d’Ache pour l’affaire Dreyfus et il est signé…Georges Remy.
pl. 4 : la couverture « Bob Fish » parodie celle du journal Héroïc Album dans lequel paraissait le Felix de Tillieux.
pl. 5 : Parmi les publications de la première case on peut voir la page précédente, une couverture de Captivant (la fausse publication créée par Chaland et Cornillon), une couverture de Spirou avec en première page Le repaire des grenouilles (une histoire de Fripounet et Marisette), enfin, une pile d’album de "Jen & Ric", une série de jeunesse de Chaland (cf. ce qu’en dit José-Louis Bocquet dans Les années Métal).
L’ange et le diablotins qui personnifient les cas de consciences sont un clin d’œil à Tintin où ils sont abondamment utilisés (cf. Milou…).
pl. 11 : les gamins rappellent souvent "Quick & Flupke" mais peut-être aussi "Blondin & Cirage".
pl. 12 : En avant dernière case, une exemple de pub idiote comme on en voit chez Franquin.
pl. 14 : Namur Express titre : « J. Gillain est mort ! ». Le téléphone qui sonne dans le bain, c’est un classique qu’on trouve dans L’Oreille cassée et dans Spirou et les héritiers.
pl. 18 : L’Avant dernière reprend l’une des couvertures de Captivant.
pl. 20 : La chambre de Bob Fish : on retrouve les rideaux typiques de Fantasio (avec les abominables rayures), au dessus su lit un portrait de Félix (encore lui).
pl. 22 : Le bureau de Bob Fish : on peut y voir des objets qui rappellent ses précédentes aventures, avec entre autres un casque de scaphandrier comme dans Le trésor de Rakham le Rouge. Le Baudouin auquel il est fait référence c’est sans doute le roi des Belges.
pl. 23 : Une pub pour Minerva.
pl. 25 : Encore une référence au Lotus bleu avec la tasse de café qui vole en morceaux (cf. p.10).
pl. 29 :Une pub pour les cigarettes Belga, je crois que Jacobs a dû réaliser une affiche pour cette marque.
pl. 30 : Le héros qui sort de l’Hôpital en allant à l’encontre des conseil du médecin : encore une scène classique de Tintin (cf. par exemple mais il y en a d’autres).
pl.33 : Dans la chambre de Bère on peut voir une figurine à l’image du Marsupilami. La voiture de Bob Fish rappelle la turbotraction. Il y a en effet une affiche pour l’orange pied-bœuf.
Deuxième partie :
pl. 2 : Une affiche pour John Bravo son personnage créé pour Astrapi.
pl. 4 : Le milliardaire qui nage dans son or, tel Uncle Scrooge.
pl. 5 : Un bouquin de H. Vernes (pas Jules, hein), le créateur de Bob Morane.
pl. 6 : La chauve souris vient d’une histoire de Bob et Bobette, encore une pub Belga, à nouveau le cas de conscience.
pl. 8 : Dans la cabine, des graffitis : « Vive le roi ! » et « Congo libre !» (indépendance du Congo belge en 1960)
Ouf…
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101. Nemo
- 09/12/01 00:34
- (en réponse à : Clins d'oeils dans Bob Fish)
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Pour en rajouter à ce qu'écrivait précédemment François, il y a des tonnes de clins d'oeil dans Bob Fish. Je les comprends pas tous mais on trouve aussi :
-Des affiches "Oranges Piedboeuf" (->Gaston Lagaffe)
-Un n° de "NOIR & BLANC" avec Baudoin (?)
-le café jacquemotte (?)
- Plusieurs références à Hergé
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100. colonel_olrik
- 08/12/01 18:19
- (en réponse à : colonelolrik@hotmail.com)
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C'est pas trouvable, sur internet, une version terminée de Spirou au Bocongo, faite par un fan, comme pour "Tintin et l'Alph-Art" ?
Ca doit exister...
Sinon, je le ferai peut-être (si j'ai le temps)...
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99. Nemo
- 07/12/01 21:40
- (en réponse à : Retour sur la comète. Ellipses suite...)
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Que se passe-t-il entre les planches 30 (p32) et 31 (p33) de la Comète de Carthage ?
Planche 30 : Freddy recherche Phidias et tombe en fait sur Piccard. (que fait-il là ? je vois pas...)
Planche 31 : Début du rêve de Freddy qui se réveille planche 33 dans la grotte.
L'explication détaillée serait laborieuse mais en fait, il faut juste comprendre que les planches 34-35 se déroulent avant les planches 31-32. A partir de là tout devient assez clair.
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98. frads
- 07/12/01 17:29
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Justement, je crois que ce qu'il ressort de l'ouvrage de Dayez, c'est que cette dualité n'était pas réelle, qu'elle était fabriquée par des accords en sous-mains, qu'elle n'existait que dans les mentalités mais qu'en clair elle était superficielle. Oui, Chaland l'a bien compris, ça je suis d'accord. Aller travailler ET chez Spirou ET chez Humanos, fallait le faire! Vive Chaland et son génie!
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97. jean-paul
- 07/12/01 12:35
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François, je vois avec plaisir que tu es incollable sur l'école de Marcinelle et l'âge d'or de la maison Dupuis. Moi aussi, c'est une époque que j'ai adoré et pour laquelle j'éprouve et éprouverai sans doute encore longtemps bcp de nostalgie.
Il existe un ouvrage signé Bruno Lecigne intitulé : "Les Héritiers d'Hergé" dans lequel il consacre un chapitre à l'étoile montante de la BD qu'était alors Yves Chaland (ouvrage du début des années 80')Et c'est vrai qu'il est souvent fait allusion à Hergé et que l'école du journal Tintin est svt parodiée dans les BD de Chaland, mais pas davantage que les auteurs maison de chez Dupuis et je m'en réjouis.
Hugues Dayez a écrit naguère un essai intitulé "Le Duel Tintin-Spirou", hors ce qui me gène dans ce titre et dans l'ouvrage proprement dit aussi c'est qu'on présente tjrs ces 2 maisons d'éd. et leur lectorat comme des ennemis irréconciliables : on était soit "école de Bxl",soit "école de Marcinelles" hors personnellement, j'achetais régulièrement les 2 journaux que j'appréciais également.Et c'est ce que Chaland avait très bien compris, lui aussi : on peut être ET Tintin ET Spirou, et avec bonheur, croyez-le bien Monsieur Dayez !!
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96. francois
- 06/12/01 21:15
- (en réponse à : à vincent ter)
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(ou vin sans terre ?) je viens de relire l'histoire et, en fait, la minerva imperial est la voiture noire des kidnappeurs. donc ce n'est pas la rouge qui se crashe. donc c'est peut être une renault.....? à noter qu'il y avait une marque de voitures belges au début du siècle qui s'appelait imperia et qui a été reprise par minerva qui en a gardé un modèle minerva-imperia (sans le "l" à la fin). j'ai trouvé encore quelques clins d'oeil à jijé dans cette histoire : planches 6 et 7 sur le terrain de golf c'est un remake de l'enlèvement de cirage sur le terrain de tennis dans le nègre blanc. puis un des kidnappeurs se teinte le visage en noir comme blondin dans le même album. toujours la scène du fils qui joue au golf avec son majordome chez chaland, on la retrouve également lorsque blondin et cirage sont prisonniers et jouent au golf dans le parc. la première grande case de la planche 11 (la cour de récréation) de bob fish est une couverture de l'hebdo spirou n°2 du 11 janvier 1945 dessinée par jijé. la voiture de la baronne de la froussardière qui est en piteux état dans le garage du château (le nègre blanc) pourrait être une...minerva ! le majordome précise qu'elle n'a plus été utilisée depuis 1922. et on retrouve le sigle des ailes déployées sur la calandre. autre clin d'oeil à jijé, planche 14 de bob fish, deuxième case, swartenbroeckx lit un journal où on annonce le décès de j. gillain !!!! à propos, swartenbroeckx (culotte noire) pourrait être un clin d'oeil à franquin (les chapeaux noirs) ? autre clin d'oeil à franquin : le kiosque à journaux, première case, première planche "spirou, le repaire des grenouilles" (mi-franquin, mi-jijé !!). aussi la turbotraction dans les deux dernières planches et pleins d'autres petites choses qui traînent (pas innocemment) ici et là. à quel régal !
fd
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95. francois
- 06/12/01 20:38
- (en réponse à : à vincent bis)
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j'ai penché du mauvais côté ! voici ce que pasamonik dit dans le bodoï n°36 "Chaland avait été séduit par la Belgique conforme aux dessins qu’il trouvait dans Franquin. En venant nous voir, il a découvert la truculence des gens, des bistrots comme " La Mort subite " où il buvait de la Gueuze. On lui servait d’experts en belgitude. Bob Fish est bourré d’allusions à la politique belge, de clins-d’œil aux personnalités de la BD comme Van Melkebeke, le supposé nègre, entre autres, d’Hergé. On y voit la seule voiture belge, la Minerva, etc."
(cq)fd
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94. francois
- 06/12/01 20:31
- (en réponse à : à vincent)
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si c'est la voiture qui se crashe (et pas crache sinon il aurait vraiment une grande gueule ce fish !) à la planche 29, je pencherais pour une renault. mais je ne sais pas quel modèle. à noter que c'est un bel hommage à tillieux. comme d'ailleurs les premières cases des planches 15, 16, 18 et 23. scènes de banlieue, toute une atmosphère ! il faut également relever qu'un bob qui fait un accident ça fait pas très sérieux pour la prévention routière, mais à cette époque bob n'existait pas encore....
fd
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93. vincent
- 06/12/01 17:35
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quelqu'un peut-il identifier la voiture de Bob Fish (celle qu'il crache dans l'histoire) : marque et modèle ??
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92. Colonel_olrik
- 02/12/01 16:43
- (en réponse à : colonelolrik@hotmail.com)
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OK Merci.
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91. stef
- 02/12/01 14:29
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C'est bien olivier schwartz qui a créé ce personnage.
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90. Colonel_olrik
- 02/12/01 12:00
- (en réponse à : a François)
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Ca je sais mais est-ce que ce ne sont pas simplement des repreneurs ? Un moment, je crois que c'était un certain Angelot du Lac qui dessainait Bayard. Alors...
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89. francois
- 01/12/01 20:49
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l'inspecteur bayard est dessiné par olivier schwartz sur scénario de jean-louis fonteneau, édité chez...bayard !
fd
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88. Colonel_olrik
- 01/12/01 20:13
- (en réponse à : colonelolrik@hotmail.com)
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J'ai une petite question parce que j'adore Chaland me je m'y connais pas trop:
Est-ce Chaland qui a inventé l'Inspecteur Bayard pour Astrapi ?
Je crois pas mais comme le dessin ressemble assez fort à celui de Chaland et que je sais que Chaland a dessiné dans Astrapi, j'ai quelques doutes...
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87. gégé
- 29/11/01 13:41
- (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
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A voir Infos : sur forum “Aux amateurs de belles lignes claires“
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86. berre
- 26/11/01 19:25
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Encore quelques références dans "La comète". Freddy qui n'arrive pas à dégainer son épée, c'est Lambique, dans je ne sais plus quel album. Sweep qui ne veut pas se séparer de son amphore, c'est Fantasio dans "La corne du rhinocéros". La case de Freddy avec les chiens me rappelle qc mais je ne sais pas quoi (Tintin?).
a+
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85. Nemo
- 25/11/01 21:54
- (en réponse à : Ellipses & Comètes)
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RamoNash a interprété l’ellipse entre les planches 12 et 13. Quelques mots pour l’ellipse entre les planches 27 et 28. Les planches 25-27 se passent la nuit. Alaïa est persuadée que Carrier-Deleuze finira par la tuer. Elle s’enferme dans sa chambre pour se protéger (1 jour entier). Dans la nuit, elle décide de s’échapper, et vole la clé sur la table de chevet de Carrier-Deleuze. Ce dernier s’aperçoit de sa fuite, et la rattrape dans le parc. Alaïa lui tire dessus.
Planche suivante (28), on retrouve Alaïa (le jour, donc bien des heures après) dans la grotte en lutte avec Dina. Que ce passe-t-il entre ces deux moments ?
Alaïa a tiré sur Carrier Deleuze. Celui-ci n’est que légèrement blessé (on le retrouve pl.42). Alaïa soigne-t-elle Carrier-Deleuze ? En tout cas il semble que Carrier-Deleuze la convainc de rester avec lui encore et lui demande une nouvelle fois de le pardonner pour sa brutalité. C’est visiblement au cours de cette nuit que la statue de Salammbo est achevée (Pl.31 : visage fini et traces de sang). Alaïa aime Carrier-Deleuze qui pourtant la bat ( G.Deleuze a écrit là dessus, non?). Elle décide de rester avec lui et donc de récupérer la fameuse bague que lui a offert Carrier-D et qu’elle a donné à Freddy. Elle se rend donc à la grotte pour cela et tombe sur Dina seule qui la surprend en train de fouiller dans les affaires et l’assomme. La réaction de freddy est d’ailleurs curieuse. Il se désintéresse complètement de Alaïa et Dina blessées et se précipite pour retrouver Phidias...
Bon OK, c’est un peu lourd comme explication mais ca se défends. Je garde pour plus tard l’ellipse pl. 30 à 33 qui inclut le rêve de Freddy.
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84. RamoNash
- 25/11/01 14:59
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Je propose ci-dessous un copié/collé que j'espère très utile:il compile les extraits d'interview de Chaland ayant trait à La comète de Carthage (par commodité j'y ajoute un extrait d'interview de Yann pour Bodoï). On pourra ainsi s'y référer sans faire de citation erronées ou incomplètes.
Et le troisième album, La Comète de Carthage ?
CHALAND: Le troisième a été écrit avec Yann Lepennetier. On a utilisé la même technique que pour le premier. On s'est rendus à Cassis pour s'imprégner, hors saison touristique, avec vent, pluie, etc. Puis on est rentrés à Paris afin d'écrire le scénario. Mais cela n'a pas été aussi facile. Comme quoi il ne faut pas essayer de faire deux fois la même chose. Cela a été même très difficile, avec des mois de travail. On avait, en plus, une épée de Damoclès au-dessus de la tête : la prépublication mensuelle dans "Métal hurlant". On n'avait pas de temps pour trouver une fin. Alors, pour l'album, j'ai fait des remaniements, j'ai modifié un peu l'histoire pour donner une cohérence à l'ensemble.
Comment avez-vous rencontré Lepennetier et à quel moment avez-vous décidé de faire "La Comète" ensemble ? Etes-vous venu en repérage à Cassis ?
Conrad, vieux compagnon de toujours, habitait Cassis. C'était il y a cinq ans. J'avais déjà l'idée d'une histoire sur la côte avec une comète. L'intention initiale était que, après le premier album où ils se retrouvaient fauchés, Freddy Lombard et ses compères, ayant gagnés à la Loterie coloniale, se soient installés dans une luxueuse villa face à la mer. Quand nous sommes revenus avec Yann sur les lieux, nous nous sommes rendus compte que la luxueuse villa - qui était devenue entre-temps une domus romaine à colonnade- allait rivaliser avec la maison du sculpteur. Freddy est redevenu un clochard, mais l'action est restée à Cassis où nous avions de très bons souvenirs
Travailler avec un scénariste comme Yann est sans aucun doute actuellement le rêve de plus d'un dessinateur ?
A Bruxelles, il travaille dans les endroits publics, dans les brasseries, les restaurants… Lorsque dans un dialogue, il lui manque un élément, une réaction., une phrase, il engage la conversation avec un quidam et doucement l'emmène dans la situation précise de son histoire, ensuite il ne lui reste qu'à noter ce dont il a besoin !
Avec moi le travail se passe différemment ; nous travaillons à Paris dans mon appartement, chacun dans un coin de l'atelier, nous discutons et je prends des notes ! Yann est une personne très importante pour la BD, il peut expérimenter de nombreuses choses grâce aux différents dessinateurs qui collaborent avec lui.
Le personnage de Freddy Lombard n'est pas né spontanément, dans Le Cimetière des éléphants c'est un héros qui s'adresse à un public adolescent, ensuite il a évolué, La Comète de Carthage est probablement le scénario que nous avons le plus travaillé Yann et moi et si l'histoire reste très obscure nous y avons réellement fait un travail de recherche.
Une des idées était de supprimer les bulles de pensée, Yann considérait à l'époque qu'elles étaient nuisibles ; montrer un personnage en train de penser équivaut en fait à considérer que dans les cases sans texte le personnage ne pense pas ! Ce qui est, évidemment impossible ! Il fallait donc les supprimer et laisser le lecteur libre d'inventer cette partie du texte. Personnellement je voulais aussi éviter les textes narratifs en haut des cases, nous avons beaucoup utilisé le système de l'ellipse, laissant encore au lecteur le soin d'imaginer une partie de l'histoire.
Depuis nous avons travaillé cette histoire en modifiant certains détails et en y ajoutant des dialogues
Pour Freddy Lombard, je travaille avec Yann Lepennetier. On essaie d'avoir la vision la plus sèche possible. Aussi bien dans les dialogues qu'au découpage. On cherche à raconter l'histoire avec le moins de dessins et de mots possibles.
Comme dans La Comète de Carthage ?
On voulait être très secs et à mon avis on l'a été un tout petit peu trop. Il nous semblait que donner des informations sur le comportement intérieur des individus était trop grossier, presque un cliché. Yann refusait systématiquement de mettre ce que pensaient les personnages. Alors comme on était dans un conflit psychologique bizarre et qu'on ne savait pas leurs pensée, personne n'a rien compris à l'histoire. Il y a quand même des fans de l'album (une minorité puisque la critique nous a éreintés), mais qui n'ont jamais compris le fin mot de l'affaire
Avez-vous choisi le scénario de Yann pour La Comète de Carthage, qui, au dire de certains journaux spécialisés, paraît assez compliqué ?
Je n'ai pas choisi le scénario de Yann, c'est lui qui est venu travailler, avec génie sur un projet qui m'est très personnel. Votre remarque à propos du scénario compliqué me laisse perplexe. Ce n'est ni mon opinion ni celle des nombreuses personnes qui m'ont parlé de cette histoire que tout le monde juge très épurée d'abord, à cause du nombre limité de lieu (8).
Qui est Phidias ?
Non, je ne peux pas vous expliquer qui est Phidias, tout comme je ne peux expliquer à chacun de mes lecteurs, les mots compliqués qu'ils n'auraient pas compris. Les lecteurs doivent faire des efforts et tant pis pour eux, s'ils ne les font pas. Cela m'indiffère totalement
En janvier 86, La Comète de Carthage sort en album.
YANN : Nous étions co-scénaristes. J’arrivais à Paris avec mon scénario découpé. Je repartais avec, au mieux, le tiers de ce que j’avais amené ! On refaisait tout. Au réveil je me disais " On a bien travaillé ". Tu parles! Yves m’appelait " J’ai une autre idée, on fout en l’air les six pages de cette nuit ! ". Et ça repartait. C’était drôle et stimulant, pas comme pour un boulot de commande. Yves ne pouvait dessiner que ce à quoi il croyait. Nous sommes allés faire des repérages à Cassis, en pleine tempête. On a dormi dans le même lit. Tout ça pour donner une vision de la destinée humaine. Mais de manière amusante et distrayante, hein ! Pour les jeunes sains et positifs, hein !
On trouvera l'interview complète de Chaland sur le site de PLG en cliquant ici
A+
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83. stef
- 25/11/01 14:24
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82. La Mouche
- 25/11/01 02:32
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vaz-y Nemo mets zen moi encore un coup!!
c'est une vrai partouze ce sujet,faut que j'appelle mes zautres copines!
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81. Nemo
- 25/11/01 01:17
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Cette façon de supprimer les bulles de pensées, le récitatif, l'utilisation systèmatique des ellipses me fait penser fortement aux thèses artistiques de Rodin et Carrier Deleuze que j'ai cité plus loin.
« Encore faut-il savoir où couper, tout l'art est là (...) , les pièces non terminées répondaient à un certain goût naissant du public de l'époque pour l'allusion, au détriment du rendu achevé qui ne laisse aucune part à l'imagination.»
Dis Ramonash après ta lumineuse explication de la première ellipse, on attend celle de la suivante... J'ai ma petite idée sur le sujet.
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80. Nemo
- 25/11/01 01:01
- (en réponse à : Pour Stef)
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je crois simplement qu ton url http://perso.wanadoo.fr/stephane.godefroid/chalandcassisgif.gif n'existe pas.... Mais j'ai trouvé sur ton site ceci fort intéressant :
" La comète de Carthage est probablement le scénario que nous avons le plus travaillé Yann et moi et si l'histoire reste très obscure,nous y avons réellement fait un travail de recherche.
Une des idées était de supprimer les bulles de pensée, Yann considéraient à l'époque qu'elles étaient nuisibles; montrer un personnage en train de penser équivaut en fait à considérer que dans les cases sans texte le personnage ne pense pas! Ce qui est évidemment impossible! Il fallait donc les supprimer et laisser le lecteur libre d'inventer cette partie du texte."
(Chaland, dans le "perroquet bleu" en 1989)
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79. RamoNash
- 24/11/01 23:16
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Stef
Excuse-moi mais chez moi l'image que tu as insérée n'apparaît pas.
Sinon, demain je poste les paroles de Syracuse de Bernard Dimey et Henri Salvador ; ce sujet doit tendre à l'exhaustivité (o:
A+
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78. Nemo
- 24/11/01 17:07
- (en réponse à : Appel aux musiciens)
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Il me semble que le principal intérêt de la présence des transistors dans La Comète est la planche 10 (p.12). On y voit Freddy en chef d’orchestre (à l’image de Chaland dans cette histoire?) dont les musiciens seraient les transitors jouant chacun leur thème :
- théme politique (Imre Naguy)
- thème géographique/historique (Syracuse)
- « crrrrrrrrrr » ... le libre arbitre du créateur (yan+Chaland) qui s’amusent à brouiller les pistes et embrouiller le lecteur.
- ??? (partition musicale inconnue) Il serait intéressant de savoir (appel à tous les musiciens!) si les partitions dessinées correspondent à une réalité. Dans ce cas à quelle musique correspond cette seconde partition (en plus de Syracuse)?
Interprétation tirée par les cheveux (de Sweep) ? peut-être :o). En tout cas cette vignette me plait.
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77. Nemo
- 24/11/01 16:55
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Bravo pour ton analyse RamoNash ! Ca me semble juste. Les relations entre Freddy / Carrier-Deleuze et Alaïa sont très ambiguës. Freddy aime évidement Alaïa mais il aime aussi Carrier-Deleuze. Dans la fameuse scène du « dialogue des objets » comme tu l’as justement nommée, cette ambiguïté apparait bien. Dans cette scène Freddy doit choisir en Carrier-Deleuze et Alaïa. Choix impossible qu’il réfute en préférant la fuite (ce qui lui laissera de sacrés remords (voir le rêve))
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76. RamoNash
- 24/11/01 16:04
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Sinon, je reviens sur les ellipses dans la comète de Carthage, j’ai trouvé un exemple assez caractéristique.
L’une des ellipses la plus surprenante, c’est celle qui fait le lien entre le bas de la page 12 et le haut de la page 13.
C’est le soir, le crépuscule plus précisément, Carrier-Deleuze travaille dans son atelier. A la 3e case on voit Freddy qui épie la scène. Il attire l’attention sur lui (on entend un bruit), le sculpteur sort et bat l’espion dans un joli contrechamp (heureusement qu’on est pas sur frab sinon on m’eut déjà lapidé), le point de vue reste celui de l’atelier. Enfin, Carrier-Deleuze revient dans le lieu et annonce que la séance de pose est finie, la scène aussi s’achève, fin de la page 12. Arrivé en haut de la page 13, il y a pour le lecteur classique un problème de jonction évident : en gros cette page nous montre Alaïa sortant de sa chambre et surprenant Carrier-Deleuze et Freddy se laissant aller à une danse étrange, et sans plus de cérémonie ils se séparent ; ensuite l’action retrouve un tour plus classique quand Alaïa offre à Freddy la bague de Carthage.
La question est : que s’est-il passé entre les deux pages ?
Bon, si l’on est attentif on pourra remarquer dans la première case de la page 13 qu’il est exactement 2 heures du matin (cf. l’heure affichée au réveil). La fenêtre entre ouverte laisse constater qu’il y a de la lumière dans l’atelier. Alaïa sort de sa chambre, elle voit donc Freddy et Carrier-Deleuze. On peut déjà supposer que, si à la page précédente la lumière baissait dans l’atelier et à en juger par la couleur du ciel (orangé), et en tenant compte du fait que nous sommes au mois de mai : il est peut-être entre 20 et 21 heures. Il s’est donc écoulé environ 5 ou 6 heures entre les deux pages. Question : que se sont donc dit Freddy et Carrier-Deleuze ? D’une bastonnade à un danse dionysiaque délirante où le sculpteur mime un satyre, il faut mobiliser les apports de la suite de l’album pour s’en faire une idée.
5e case, Freddy repart en sifflotant, la lumière de l’atelier est éteinte. Page 17, Freddy se rend chez le sculpteur une amphore en guise de cadeau, sans doute pour sceller leur amitié. Carrier-Deleuze parle de « notre ami Freddy », et les deux personnage conviennent de s’appeler réciproquement Phidias et Euripide (cf. « vous ressemblez au poète grec »). Ensuite lors de la scène de la page 24 qu’on a déjà évoquée, Carrier-Deleuze ne dit-il pas : « Monsieur lombard, vous qui vous targuez de culture antique, … » ? C’est là que l’imagination du lecteur peut entrer en action. Libre à nous de supposer que les deux hommes ont devisés jusque tard dans la nuit de sujets sérieux, ont parlé de l’Art avec un grand « A », qu’ils ont confronté leur culture classique, qu’ils ont évoqué Phidias et Euripide, qu’ils se sont ensuite laissé aller à interpréter une danse en l’honneur de Dionysos, etc. Encore une fois ça illustre bien les propos de Chaland : « Personnellement je voulais aussi éviter les textes narratifs en haut des cases, nous avons beaucoup utilisé le système de l'ellipse, laissant encore au lecteur le soin d'imaginer une partie de l'histoire ».
En espérant que vous me pardonnerez cette démonstration un peu lourdingue…
A+
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75. Ramonash
- 24/11/01 15:33
- (en réponse à : Appollo)
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Nous sommes d'acord. Je faisais juste remarquer que dans ces deux albums le trio classique en prenait un coup, ce qui n'est pas le cas dans Vacances à Budapest par exemple.
En effet, le récit de la Comète de Carthage détruit les liens habituels qui existaient entre les trois personnages récurrents de la série, on pourrait justement penser que c’est le passage même de la comète qui est responsable de cela. Dina et Sweep sont mis à l’écart mais Freddy, lui, quitte un trio pour un autre : l’histoire, dès les pages 13-14 va se recentrer sur Freddy/Alaïa/Carrier-Deleuze dans un triangle amoureux éminemment classique. Cela est peut-être étrange en effet, mais c’est dû, ama, à une volonté des auteurs : dans la première version de la page 20 (celle parue dans Métal n° 113) il y avait une longue case où l’on voyait Dina et Sweep se lamenter. Sweep dit ceci :
Depuis le petit drame de la bague il y a une semaine, Freddy ne nous adresse plus la parole et disparaît tous les jours à la même heure. A croire que nous n’existons plus.
On constate qu’après le cataclysme (et le départ d’Alaïa) le trio se ressoude devant l’adversité alors qu’à la page 45 (deux pages avant la fin), Sweep se retrouvait seul avec Dina à l’occasion de son anniversaire.
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74. Appollo
- 24/11/01 14:31
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La répartition des rôles n'est pas du tout la même dans F52 que dans La Comête. Alors que dans le premier, on retrouve nos trois personnages distribués socialement de manière satirique - comme tu le signales -, dans le second, seul Freddy agit véritablement en protagoniste, Dina et Sweep se contentant étrangement des rôles d'adjuvants.
Je crois que non seulement Chaland recrée une époque historique, les années 50, mais aussi un pays, la Belgique. Tout l'univers des albums de Chaland est dans ce cadre spatio-temporel là : celui de la BD belge de l'âge d'or, même quand ils se passent en Afrique (au Congo, belge quand même) ou à Cassis (celui de Jijé). C'est vraiment ce qui est fascinant : un univers de référence largement fictif, celui de la BD, même quand il se réapproprie le temps historique, comme c'est le cas pour Budapest. Je crois que Chaland s'adresse à des lecteurs de BD, dans un univers de BD. J'ai lu des Bob et Bobette, et j'ai découvert encore plein de références qui m'échappaient jusque là : la chauve-souris de Bob Fish/Al Mémory, le chateau de Bouillon etc. Ainsi la ligne claire de Chaland n'est pas simplement un manièrisme post-moderne, c'est véritablement une esthétique qui interroge sur la lecture et les lecteurs. Chaland, c'est le Cervantès de la bd ! Il faut aussi préciser que si l'arrière-fond bédéphile-belge est pregnant, cela ne signifie pas pour autant qu'il fonctionne comme une hermétique : on peut lire Chaland, l'apprécier pleinement sans rien connaître de ses références.
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73. RamoNash
- 24/11/01 12:19
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Bienvenue à Appollo même si il a dû se faire un peu tirer l'oreille pour venir (o:
Pour revenir sur ce que tu disais, on peut donc dire que les années cinquante de Chaland ne sont pas un cadre historique, mais une recréation artistique qui s’inspire de l’esthétique de l’époque (le design, la mode, la foi naïve dans le progrès technique) sans chercher à vraiment restituer les mentalités du temps; les préoccupations de Chaland sont modernes, on peut aussi dire que Chaland a "inventé" ses années cinquante. Je crois qu’il serait impossible de trouver une B.D. de Chaland qui se passe à l’époque contemporaine. Il était passionné par le design de ces années là, il collectionnait le mobilier Arflex et Tecno, celui qui meuble les B.D. de Franquin dans les aventures de Spirou. Son atelier, le lieu où il créait, reproduisait un environnement année cinquante. Ainsi il est scrupuleux dans le rendu de certains détail : je suis quasi sûr que le poste de radio jaune est la reproduction d’un modèle existant. C’est pour ça que l’incohérence chronologique de La Comète de Carthage n’est pas très importante (on entend parler à la radio des évènements d’octobre alors qu’on est au mois de mai…).
En ce qui concerne les règles de la tragédie classique, comme le faisait remarquer berre, on les retrouve scrupuleusement dans F. 52 : si l’on excepte l’introduction (l’aéroport du Bourget), l’action se déroule dans un avion supersonique en route pour un trajet de 24 heures. L’action est limpide, une seule trame, et pas d’intrigues parasites. D’ailleurs on peut remarquer que le F. 52 fonctionne un peu comme une société en réduction. On y retrouve une opposition physique entre deux classes. En bas, une population moyenne ou modeste, nombreuse, abritées dans des conditions sommaires, en haut, les nantis, peu nombreux, détenteurs du pouvoir, voyagent dans le luxe, on beaucoup d’espace, etc. Pour faire le lien entre les deux : l’équipage, et les services d’ordre. Sinon les deux mondes sont hermétiques, ils ne se croisent pas, vivent en parallèle, c’est même visible dans la scène de l’embarquement. Pour qu’il y ait une histoire, il faut que l’impossible se produise : la petite fille de classe économique va pénétrer dans la classe super luxe, avec pour cause, une défaillance humaine (Brutus a mal fait son boulot…) et des conséquences surprenantes. C’est amusant de voir comment le trio Freddy Lombard, Dina, Sweep se trouve démantelé (comme dans la Comète, mais d’une autre manière) par cette opposition : Sweep détenteur du simple certif’ se retrouve avec les pauvres, alors que Dina (qui a un BEP) et Freddy (Bac classique mention très bien) servent les riches.
La question maintenant : F. 52 est-il un album marxiste ? Qui veut répondre ?((o:
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72. stef
- 24/11/01 08:56
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71. stef
- 24/11/01 08:27
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Chaland avait pour habitude de se rendre en vacances à Cassis, en famille. C'est la qu'il retrouvait Yann et qu'ils bossaient ensemble sur les scénarios de Freddy Lombard.
La municipalité de Cassis avait d'ailleurs organisé une expo-dédicace le 5 avril 1986 en présence des deux auteurs. Il avait été prévu à cette occasion la sortie d'une version spéciale du tirage de luxe de la comète intitulée "la comète de cassis", mais des problèmes d'organisation avec les humanos ont rendu impossible ce tirage.
Il reste de cette rencontre une belle affiche et une cuvée spéciale de bandol "chaland".
Je peux fournir un scan du crayonné préparatoire à l'affiche de cette manifestation si quelqu'un peux me dire comment le mettre sur ce forum.
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70. Appollo
- 24/11/01 06:16
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Tout ce que vous dites est très intéressant.
On peut aussi signaler que Chaland a délibérément choisi comme univers de référence celui de la BD belge de l'âge d'or. Ainsi, Le jeune Albert et Bob Fish reprennent le cadre temporel du secret de l'Espadon (avec sa guerre sino-occidentale), tandis que la Comête se situe au moment de l'Etoile mystérieuse. C'est une forme d'intertextualité, où le monde réel s'éclipse au profit de celui de la BD. Freddy et Bob Fish sont donc des contemporains de Tintin et de Blake et Mortimer. Cette reprise est rigolote parce qu'elle joue sur la confusion entre le fait historique réel (Budapest, les pbs de la Monarchie belge) et l'histoire paralèlle imaginée par Hergé ou Jacobs. Du coup, les clins d'oeil sont tarabiscotés : Chaland s'inspire de Tournesol pour créer son personnage de savant lunatique qu'est Picard, alors même que justement Tournesol est directement inspiré du vrai Picard...
A propos du monologue de Dina face à la mer, il ne s'agit évidemment pas d'une vraie citation de Flaubert, mais d'un détournement, d'un pastiche de Salammbo, tout comme la dramaturgie de la Tragédie classique (avec les fameuses trois unités : de temps - celui de la comête -, de lieu - le huis-clos à Cassis, et d'action - l'évasion de la jeune fille) est quasi parodiée : la scène finale du Kraken donne un ton burlesque, alors même qu'on attend une issue fatale (mais, là encore, c'est pour rappeler que Chaland se place dans une logique de bande dessinée).
Parmi les effets stylistiques de la Comête, on peut signaler aussi : le jeu sur l'ellipse (ce qui donnait un rythme tout à fait étonnant à la prépublication dans Metal), la récurrence des métaphores filées (notamment celle de la comête au début, avec toutes ses déclinaisons), le refus de la bulle de pensée (mais l'autorisation du monologue !) etc.
Bon, tout ça est en vrac, mais ça peut aider à la construction d'une analyse de l'album.
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69. Nemo
- 23/11/01 23:58
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J'ai réussi à me procurer "L'intégrale Chaland" tome 2 (Budapest / F52) + tome 3 (Bob Fish & co)... Superbe cette intégrale !! vraiment très très belle... "Votre prochaine mission si vous l'acceptez est de trouver les tomes 1 et 4" ;o)
Les documents donnés en annexe de l'intégrale m'ont confirmé quelques intuitions que j'avais sur la Comète. Bon dès que j'ai un peu de temps je poste ça.
A la lecture de Bob Fish je me suis apercu qu'un titre de l'ex-groupe "L'Affaire Louis Trio" (Cleet Boris) est directement inspiré de cette BD. Il s'agit de "Bob et Linda" dans l'album "Le retour de l'Age d'Or"
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68. Jean-Paul
- 21/11/01 12:20
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Je voudrais également dire,à l'attention de Ramo Nash,que j'ai aussi 2 très belles dédicaces de 1982 dans mes éd. de "Captivant" et de "Bob Fish" en bruxellois.Si le dénommé Lebrun,auteur du magnifique site,habite Bruxelles,pas trop loin d'une gare,je veux bien faire un saut jusque chez lui pour qu'il les scanne sur son site,histoire d'en faire profiter tout le monde...
Sinon,bravo les gars,vos analyses sont vraiment très fouillées. Vous m'avez donné envie de relire ces albums. Je vais m'y atteler, après avoir imprimé ce sujet pour mieux profiter de vos commentaires !
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67. RamoNash
- 20/11/01 22:32
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Idem que Nemo,
j'ai relu dernièrement La Comète et je pense qu’il reste pas mal de précisions à apporter sur le sujet, il y a notamment des détails, ou des clins d’œils, des allusions et des liens avec d’autres oeuvres que j'ai encore relevés.
J'aimerai aussi qu'on arrive à se mettre d'accord sur une vision global du scénario : que se passe-t-il dans cet album ? Qui est qui ? Qui a tué qui ? etc. On pourrait ensuite faire le point sur les zones de l'histoire qui restes encore sombres, les thèmes à creuser (symbolique de la comète dans l'antiquité par exemple), relever les innovations narratives. Problème : je n’ai pas le temps. Alors rendez-vous ce we peut-être.
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66. Nemo
- 20/11/01 22:10
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A propos de clins d'oeil dans la comète. Ramonash a cité la panne de telé (La marque jaune). On peut ajouter la vignette page 13 ou Freddy saute par dessus la grille qui rappelle aussi La Marque Jaune (page 40). Sur le fond de l'histoire, ca m'a travaillé pas mal vu que j'en ai même révé la nuit ! Ca m'a donné quelques pistes d'interprétation. vais essayer de remettre mes idées en ordre pour expliquer ça.
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65. vincent
- 18/11/01 13:51
- (en réponse à : à ramo nash)
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Alors là , bravo pour le lien !
De nouveau un travail de pro !!
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64. berre
- 18/11/01 10:01
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Salut, très intéressant vos discussions. Je ne trouve pas que le scénario de 'Vacances à Budapest' est décevant. C'est un scénario typique de Yann sur un épisode révolutionnaire de l'histoire, comme 'Mai 68', ou 'Nuit Blanche'. Mais vous avez raison, cet album n'a pas ce coté surréel qu'on retrouve dans la Comète ou F-52. D'autre part, je considère F-52 comme le chef d'oeuvre ultime de Chaland. C'ets une véritable comédie humaine condensé, qui suit strictement les règles du drame classique (unité de lieu, de temps, d'action). La fin est absolument grandiose, digne des frères Coen.
Je crois qu'on peut encore trouver cet album à Bxl, je l'ai vu soldé il y quelque temps.
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63. RamoNash
- 18/11/01 00:47
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Nemo
Vacances à Budapest est quand même un bon album, pris isolément. Mais coincé entre La comète et F.52, il ne souffre pas la comparaison; Yann a d'ailleurs bien collaboré aux trois.
Pourquoi est-il décevant ? C'est sans doute parce qu'il est trop ancré dans une réalité historique et qu'on y retrouve pas la "distance" propre à Chaland dans ses autres œuvres : là il s’est sans doutes planté en voulant faire « l’album sur les évènements de Budapest qui aurait dû existé à l’époque ». Chaland n’est pas à l’aise dans le réalisme. Ceci dit, malgré ses bonnes intentions, ce bouquin se laisse lire agréablement, mais les amateurs de clins d’œil et de références seront déçus.
Il pourra peut-être faire l'objet d'un futur débat, je ne prétends pas détenir la vérité absolue et certains l'ont peut-être mieux appréciés que moi…
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