Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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895. Quentin - 15/07/17 14:48
Lu le 7e tome du génie des alpages chez une amie. Dessins immondes, couleurs à chier, histoires nullissimes (et même pas drôles). Rien à sauver. Je ne mettrais même pas ca dans mes chiottes. On publiait vraiment nimporte quoi dans les années 1980.

894. froggy - 13/07/17 00:06
Hyman & Fromental, Le Coup de Prague



J'ai pense que pour illustrer d'une maniere sonore la chronique de cet album, il n'y avait rien de mieux que de vous offrir le generique du film qui y sert de reference, Le troisieme homme. C'est accessoirement une des meilleures musiques de film jamais ecrites et elle est mondialement connue. Enfin, elle le fut, je ne sais pas si les nouvelles generations la connaissent.

Pour en revenir a nos moutons, la BD raconte l'histoire de l'ecrivain anglais, Graham Greene, G. dans le livre, envoye par le producteur de cinema, Alexandre Korda, a Vienne en Autriche au lendemain de la Deuxieme Guerre Mondiale afin d'y faire les reperages pour le film d'espionnage qu'il a l'intention de produire. L'action se situe donc en 1948. C'est la raison officielle de sa presence dans la capitale autrichienne, mais peut-etre y en-t-il une autre secrete? En effet, G. est suivi par de mysterieuses personnes des son arrivee a l'aeroport, il en rencontre egalement d'autres qui appartiennent toutes au monde de l'espionnage. Apres diverses peripeties et aventures diverses, l'intrigue se resoudra a quelques centaines kilometres de la, a Prague juste avant que la Tchecoslovaquuie ne tombe sous le joug de Staline, d'ou le titre. J'ai essaye de faire simple car l'intrigue est quand meme tres complexe et pas facile a resumer.

Et c'est bien la le probleme. En effet, Fromental a imagine une intrigue plutot alambiquee ou il est constamment entre deux feux, tout d'abord la reference premiere au film de Carol Reed et ensuite une histoire d'espionnage tres classique avec en toile de fonds l'ombre des celebres taupes sovietiques installees au coeur meme et au plus haut niveau des services secrets britanniques, Philby, Burgess et Maclean. Pour ceux qui connaissent bien le film, c'est mon cas, ma lecture en a ete agace car evidemment Fromental a glisse dans son scenario plusieurs scenes et allusions directes au film en meme temps qu'il essaye de raconter son histoire d'espionnage. Du fait que son histoire n'est pas simple a cause de la multiplication des personnages, j'en perdais le fil car je reperais les passages lies directement au film, fil que je retrouvais rapidement heureusement. On ne comprend les intentions de Fromental que dans la postface. En effet, le scenariste pense que le scenario de Graham Green pour le film est un scenario a clefs dont le principal destinataire aurait ete Kim Philby, la taupe sovietique. C'est une hypothese tout a fait valable et interessante. Cependant, le resultat final est moyen. Sur une telle trame historique, je prefere relire le roman de John Le Carre, La taupe qui est excellent, je vous le recommande d'ailleurs si ce n'est deja fait.

Heuseusement il y a Hyman au dessin qui fait que la lecture de cet album reste quand meme tres agreable car ce n'est pas un cas Hyman (hello Marcel!). On pouvait craindre que compare a son precedent album, la loterie, dans lequel il s'etait applique avec succes a faire du Edward Hopper, il ne refasse la meme chose. Ce n'est pas du tout le cas ici. Il a parfaitement compris que cela aurait ete deplace pour illustrer ce scenario, il est revenu au style que j'avais decouvert et beaucoup apprecie dans Le Dahlia Noir, son adaptation reussie du roman de James Ellroy. C'est un style tres particulier qui ne peut pas plaire a tout le monde, c'est a mi-chemin entre la peinture et la BD, j'aime beaucoup et cela degage beaucoup de charme en definitive. A premiere vue, cela parait tres statique mais en fait pas du tout. L'impression de mouvement qui m'est chere existe bel et bien tel un Blake et Mortimer de Jacobs. Le seul bemol est la reproduction du bruitage que sont entre autres les crissements des roues d'une automobile, les claquements des pas sur les paves dans les rues desertes dela ville. Cela parasite les cases ou elles sont presentes car elle a manifestement ete realise sur ordinateur et apposee sur la planche au moment de la composition finale, l'effet est rate.

Note finale, 3/5. C'est bien mais cela ne l'est pas autant que ce que j'en attendais, Hyman a superbement dessine ce scenario de Fromental qui aurait du cependant elaguer un peu plus son histoire en faisant intervenir un peu moins de personnages.

PS: Pour le plaisir, je vous mets la meilleure replique du film qui exprime la personnalite d'Harry Lime. Connaissant Orson Welles, je me demande si ce n'est pas lui qui l'a ecrite.


893. suzix@bdp - 10/07/17 19:11 - (en réponse à : UNE SOEUR)
Je confirme qu'avec Vivès, peut-être plus qu'avec d'autres auteurs, il faut avoir un bon feeling de départ avec le thème. Moi ce sont presque tous ses autres albums que j'avais laissé tomber pour cette raison. Ici il n'y a pas vraiment d'histoire. Des tranches de vie plutôt. Alors si le lecteur ne parvient pas à se projeter de lui-même au moins un peu, ça tombe à l'eau. Moi j'ai vraiment aimé cet album mais le thème me plait et me parle (les vacances en liberté, plus que les bisou-bisou un peu poussés!). Et cela fait sans doute toute la différence d'appréciation de cet album.

892. froggy - 10/07/17 18:51
Vives, Une soeur

J'ai entame la lecture avec plaisir car comme beaucoup d'entre nous qui apprecions le dessinateur, j'attendais patiemment son nouvel opus realise seul, son premier depuis Polina. A ce sujet, je ne lis pas Lastman qui ne m'interesse pas.

Je n'ai pas autant aime ce dernier opus que j'avais aime Polina, que j'avais vraiment beaucoup adore. Cette critique, comme toutes les autres d'ailleurs, est forcement subjective encore qu'en ce qui concerne Leo, elle serait franchement objective car c'est objectivement mauvais (n'en deplaise a Piet), mon opinion sur Une soeur n'engage que moi, cela va de soi.

Vous connaissez tous l'histoire qui consiste dans les premiers emois et troubles amoureux d'un garcon de 13 ans envers une jeune adolescente de 3 ans son ainee venu epasser une semaine de vacances d'ete dans une maison au bord de la mer en Bretagne. Je savais le sujet qui ne m'interressait pas outre mesure mais comme cela venait de Vives, j'en ai fait fi car j'aime beaucoup son dessin. Pour le coup, j'ai un peu de mal a trouver les bons mots, ce qui explique ma difficulte a ecrire cette chronique de lecture

Je n'ai pas trouve le dessin au diapason du scenario. En effet, je n'ai pas retrouve ici tout ce que j'avais aime dans Polina. Ne nous meprenons surtout pas, j'aime beaucoup le dessin de Vives qui est superbe. Il sait manifestement dessiner. Le probleme est que son parti pris de ne pas toujours dessiner les yeux m'a particulierement gene ici (Decidement, apres Quartier lointain de Taniguchi, j'ai un probleme avec les yeux). Cette characteristique que j'avais tant aime dans Polina et qui servait bien cette histoire dessert considerablement Une soeur. Les personnages sont tres bien campes bien que peu echappe aux cliches du genre, meme nos deux heros, la fille assez deluree et le jeune garcon paralyse par des emotions qu'il n'arrive pas toujours a controler.

J'aime autant les tranches de vie que les tranches de gateau , pour reprendre une expression chere a Hitchcock. Je considere meme que les tranches de vie sont plus difficiles a faire car il faut exprimer des emotions et faire ressentir des sentiments et ce n'est pas donne a tout le monde. J'aurais peut-etre du etre plus attentif au sujet qui ne m'interessait pas du tout et c'est peut-etre une des raisons qui m'ont empeche de rentrer completement dans cet album. Je n'ai pas trouve le decoupage et l'enchainement des scenes ou Vives manipule le temps (certaines sont tres courtes, d'autres tres longues au contraire, les plus importantes bien sur) passionnants. De mon cote, il n'a pas reussi a rendre l'ordinaire extraordinaire, ce que j'exprime par magnifier le quotidien. Je viens de revoir le long film de Chantal Akerman, Jeanne Dilman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles qui raconte 3 jours de la vie d'une femme chez elle, elle fait le menage, la cuisine, s'occupe de son fils, va au marche, cela dure 3h20 et c'est passionnant de bout en bout grace a la rigueur de la mise en scene. Tout cela est une question de point de vue, pour Une soeur, j'ai trouve que Vives n'avait pas adopte le bon. Les scenes se suivent les unes aux autres sans qu'il y ait un arc narratif, leur banalite reste banale aussi bien dans les cadrages que dans les dialogues. J'ai par contre beaucoup aime la fin ou Vives introduit le roman dans le quotidien, je ne veux pas la devoiler car ce serait un beau spoiler mais j'ai trouve que c'etait une excellente idee et puis la derniere case est de toute beaute qui conclut bien la sequence du depart ou Vives, enchaine les cases silencieuses sur un gros plan du jeune garcon. Elle est bien dessinee car il y dessine ses yeux qui expriment tant de tristesse de voir partir Helene. C'est le meilleur moment de l'album, malheureusement il vient trop tard.

Note finale, 2.75/5. Je mets juste au dessus de la moyenne grace au dessin. Vives est assurement un des meilleurs dessinateurs de la nouvelle generation d'auteurs de BD.

891. suzix@bdp - 10/07/17 18:35 - (en réponse à : ah j'avais pas vu !)
883. Piet Lastar - 09/07/17 01:50
L'âge du déclin varie très fort. De plus, quand on part de très haut on peut décliner longtemps et rester bon.

Dans la production actuelle, Lambil (81 ans) et Hermann (78 ans) me semblent encore très au (haut) niveau.


... c'est qd même pas ce que c'était il y a 20 ou 30 ans! ... ou alors c'est la nostalgie de mes 20 ans ! (;o)

890. Cedricd - 10/07/17 18:24
Petite lecture d'hier soir : sur les traces de Dracula : Transylvania, par Dany et Yves H. Je ne saurais dire, j'en ressors avec une drôle d'impression ? Ce n'était pourtant pas la première fois que je lisais cette BD, et j'en gardais un bon souvenir. Là, je suis assez mitigé. La première partie de l'album m'a semblé assez pénible à lire, et la seconde moitié accumule pas mal de clichés ; ainsi que la fin. Et pourtant, je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais je ne suis pas très emballé par ma lecture. Est-ce que l'histoire traîne trop en longueur, ou au contraire aurait elle dû être plus développée, sur deux tomes par exemple, afin de prendre le temps de faire plus ample connaissance avec les personnages, dont la plupart ne semblent là que pour le décors ?

889. Cedricd - 10/07/17 09:38
Il faut prendre en compte que Franquin sortait de plusieurs années de dépression, durant lesquelles il n'a quasi pas dessiné. Quand il a repris le dessin, il reconnaissait lui-même en interviews qu'il n'arrivait plus à son niveau d'avant, qu'il avait eu beaucoup de difficultés à retrouver son trait et les visages de ses personnages.

888. froggy - 10/07/17 00:03
A propos d'immense dessinateur (et ce n'est rien de l'ecrire) dont les derniers travaux sont quand meme tres en-deca de ce a quoi il nous avait habitue, j'ose avancer le nom de Franquin. Je ne fais pas de la provocation en ecrivant cela. J'ai toujours trouve le dernier album de Gaston Lagaffe pauvrement dessine d'une maniere generale. Il y a bien sur des fulgurances, c'est quand meme Franquin apres tout. Mais ce n'etait plus le feu d'artifice permanent qui habitait toutes ses cases

887. froggy - 09/07/17 23:58 - (en réponse à : Quentin)
881. Quentin - 08/07/17 19:18 - (en réponse à : froggy)
Tu peux continuer à tout acheter aussi longtemps que tu veux


C'est ce que je fais depuis ma premiere BD.

et à regretter leur âge d'or.

Je ne le regrette pas, je constate seulement que c'est moins bien qu'avant. Je ne pense pas avoir exprime ici-meme la notion de regret.

Moi je préfère acheter et lire autre chose

Tant mieux pour toi, si c'est cela qui te rend heureux.

Je ne lis pas des BD pour revivre éternellement ma jeunesse

Moi non plus, je deteste le sentiment de la nostalgie, a part pour une seule et unique chose, le cinema hollywoodien des annees 70, celui qu'on appelle Le Nouvel Hollywood. De toutes facons, c'est l'esprit qui reste jeune, je sais tres bien que le corps vieillit bien que je croaah que j'ai encore le corps beau.

886. Quentin - 09/07/17 18:58
Je viens de lire Martha et Alan, de Guibert, à l'Association. Après la guerre d'Alan, Guibert continue d'explorer la jeunesse de son ami. Il fait le choix de proposer une série de grands dessins s'étalant en pleines pages, servis par des textes courts. Il fait aussi le choix de la couleur - et quelles couleurs!!! L'histoire raconte l'amitié entre Alan et une fille de quelques années plus jeune que lui. Les aléas de la vie les ont séparés. Des décennies plus tard, Alan reprend contact avec celle qui a sans doute été son premier amour - et on devine qu'il ne peut s'empêcher de se demander ce qu'aurait été sa vie s'il l'avait passée en compagnie de la fille en question.

Le résultat est époustouflant. Une BD à nulle autre pareille. Un feu d'artifice de couleurs. Une mélancolie implicite qui vous fend le coeur. Une réussite totale. Sans aucun doute une des meilleures BD de 2016.

885. Quentin - 09/07/17 18:43
Lambil je ne lis pas, mais Hermann, ca fait bien 10 ans que je n'achète plus. Il nous a déjà donné tout ce qu'il pouvait je n'attend plus rien de bon de sa part (surtout avec son rejeton au scénario). J'ai bien essayé d'acheter l'un ou l'autre de ses albums sur cette période, mais c'était mauvais et j'ai vite revendu.

884. stefan - 09/07/17 08:41
Moebuis est resté bon jusqu'au bout, j'ai adoré inside Moebius. Tu as déjà cité Baudoin. Will Eisner pareil, ses dernières œuvres sont magnifiques. Charles Schultz n'a jamais montré le moindre signe de déclin. En musique on peut citer Leonard Cohen, David Bowie, Paul Mc Cartney, Iggy Pop entre autres, qui ont continué ou continuent à un age avancé à rester créatif, à se renouveler et se mettre en danger.
A noter que Trondheim a sorti le très réussi Désœuvré sur le sujet.

883. Piet Lastar - 09/07/17 01:50
L'âge du déclin varie très fort. De plus, quand on part de très haut on peut décliner longtemps et rester bon.

Dans la production actuelle, Lambil (81 ans) et Hermann (78 ans) me semblent encore très au (haut) niveau.





882. Piet Lastar - 09/07/17 01:35
Si Macron s'y attaque, c'est que c'est une idée jeune, dynamique et progressiste ! Waw ! L'humanité lui dit merci...

Putain, on n'est pas sauvé...

881. Quentin - 08/07/17 19:18 - (en réponse à : froggy)
Ils peuvent continuer à dessiner aussi longtemps qu'ils veulent et produire toutes les bouses qu'ils veulent. Tu peux continuer à tout acheter aussi longtemps que tu veux et à regretter leur âge d'or. Moi je préfère acheter et lire autre chose. Je ne lis pas des BD pour revivre éternellement ma jeunesse.

Sinon, si la plupart des gens partent à la retraite vers 65-67, voire 70 ans, il y a une bonne raison: c'est en général vers cet âge là qu'on commence à décliner. Même les auteurs de BD devraient pouvoir prendre leur retraite à 67 ans. Et si c'est pas possible, alors il faut changer le système (j'ai d'ailleurs cru comprendre que Macron allait s'y attaquer)

880. froggy - 08/07/17 17:58 - (en réponse à : Quentin)
Je trouve ta position dangereuse et presque digne de l'univers du film de SF, L'age de cristal. Si la raison de vivre de Leloup est de dessiner Yoko Tsuno jusqu'a sa mort, au nom de qui l'en empecherait-on? Si il veut prendre sa retraite, qu'il la prenne. Il fait ce qu'il veut.

Ce qu'il fait maintenant est nettement moins bon qu'avant, nous en convenons tous, cela ne nous empeche pas de critiquer ce qu'il fait et non ce qu'il est.

Il y a d'autres exemples celebres en peinture, Matisse et Renoir, par exemple, ont dessine quasiment jusqu'a la fin et leurs dernieres toiles sont de tres, tres loin (et c'est un euphemisme) moins belles que celles qui firent leur gloire.

A l'oppose, un cineaste comme Hitchcock qui a travaille toute sa vie et qui ne vivait que pour son travail est decede quelques mois apres avoir arrete car il s'etait rendu compte qu'il ne pouvait plus faire de cinema.

879. Quentin - 05/07/17 22:10
Ah OK, j'ai compris pourquoi c'est devenu si nul. Leo est né en 1944 et il a donc 73 ans. Faut pas chercher plus loin. Je vais sans doute encore me fritter avec Torpedo pour écrire ca, mais Leo aurait dû prendre sa retraite depuis plusieurs années. Passé 67 ans, la plupart des auteurs sont condamnés à produire des bouses (Baudoin étant la seule exception que je connaisse). C'est physique. Leur cerveau fonctionne plus lentement, ils se répètent, radotent, ressassent leurs souvenirs de jeunesse, font des trucs culcul la praline, et la technique va elle aussi en déclinant. Ceci explique cela.

878. herve - 05/07/17 21:46 - (en réponse à : marcel)
Je ne sais plus ou j'ai arrete (tome 5 ? 6 ?) mais ca me fait penser qu'il faut que je revende ce truc. Et Kenya avec.

Je crois que je vais aussi faire du ménage dans ma bibliothèque

877. froggy - 05/07/17 19:24
J'oubliais. Je prendrai un cheque libelle en yen de la part de Danyel-san bien que cela m'ennuie beaucoup car comme chacun sait, la ou il y a yen, il n'y a pas de plaisir.

->

876. froggy - 05/07/17 16:46 - (en réponse à : Quentin)
Mais tu n'as pas compris? Je me suis devoue pour vous tous a lire cet etron. Je ne tenais pas a ce qu'il encombre vos etageres. C'est pour ceal que j'ai ecrit l'integralite du scenario. Je me devais de le faire pour vous parce que je vous aime beaucoup trop et que je voulais vous faire economiser 11 euros.

A ce sujet, vous me devez tous chacun 1 euro pour couvrir mes frais d'achat. Comme nous sommes 11 ici, c'est bon. Bien sur, je ne prends que les cheques libelles en dollars. Je vous aime bien mais il ne faut pas trop abuser de ma bonte legendaire.

875. Quentin - 04/07/17 21:49
Sorry, mais faut vraiment être crétin pour se farcir des albums crétins ;o)

Vous pourriez lire et critiquer autre chose, au lieu de vous taper ces daubes que vous détestez.

874. froggy - 04/07/17 17:31 - (en réponse à : Piet)
C'est tant mieux pour toi que tu continues a aimer Les mondes d'Aldebaran. Nous sommes d'accord sur d'autres BD, non? Ce n'est pas une question d'etre de bon ton, comme l'a ecrit Marcel, tout cela avait plutot bien commence avec les cycles d'Aldebaran et de Betelgeuse meme si j'essayais de faire abstraction du dessin tant bien que mal mais il m'a fallu me rendre l'evidence, Leo n'a plus rien a dire et il nous le dit. Les cycles d'Antares et de Survivants n'auraient jamais du s'etirer sur autant d'albums, deux au maximum, d'une cinquantaine de planches chacun.

Je compte sur toi pour nous raconter ce qui se passera dans le prochain cycle, tout le monde aura compris que j'ai renonce a continuer. J'avais hesite de commencer celui de Survivants car tout le monde en disait le plus grand bien. Et c'etait vrai comme je l'ai ecrit ici-meme a l'epoque de sa sortie. Mais alors la suite! J'en voyais plus le bout. Je voulais simplement savoir comment cela finirait.

873. Bert74 - 04/07/17 14:04
Je sais qu'il est de bon ton ici de critiquer Leo.

Hé ! Ho ! Je me suis farci tout Aldébaran et Betelgeuse, et hors toute considération de prise de pose, je pense avoir gagné le droit d'affirmer que ça tourne bien crétin au bout d'un moment. Avec un scénario de téléréalité, parfaitement !

Et puis c'est vrai qu'il ne sait pas faire pleurer ses personnages...

872. marcel - 04/07/17 01:03
Je sais qu'il est de bon ton ici de critiquer Leo. J'ai beaucoup apprécié Les Survivants et ses autres séries.
Mais tu as le droit. Il y a plein de gens qui aiment vraiment Plus belle la vie.
Plus sérieusement, je crois que les critiques contre Leo sont a la hauteur de l'attente creee par les premiers tomes, qui etaient intriguants. Depuis, on s'est rendu compte qu'il n'avait finalement rien a dire, qu'il naviguait a vue, et que le cote telenovela, acceptable au debut, prenait le pas sur une veritable intrigue.
Quant a Trondheim, vue sa production plethorique et variee (et souvent tres bonne), je ne comprends pas que tu n'aies pas trouve UN truc qui te plaise chez lui. Y a de la BD d'auteur, du mainstream, du conceptuel... Dans le genre SF, jette un œil a Infinity 8, y a plus d'idees dans un seul tome que dans tout un cycle de Leo...

871. suzix@bdp - 03/07/17 20:53
ah oui, le dessin de "Space Gangsters" me fait penser à un mélange sympa entre Vatine, Domas et Jim ...

870. suzix@bdp - 03/07/17 20:50
Lu Space Gansters #1 & #2 de Motteler chez Clair de Lune (mars 2016 & mars 2017)

Vous avez peut-être accroché à la couverture du tome 2 qui m'avait fait chercher cet album et son tome 1 ... sans succès en banlieue. J'ai trouvé sur Paris, Rue Dante. Les deux tomes repartaient chez l'éditeur : ventes 0! J'ai donc été le seul à les prendre dans cette librairie pourtant passante. J'en suis resté coi! Le tome 1 avait pourtant eu une prépub sur BDGest.

J'aime bien ces albums. C'est vif, pas prise de tête, les dessins sont agréables, cela se lit bien. C'est de la SF légère où l'on suit deux héroïnes improbables. Ca fait du bien. ... et quand vous découvrirez après quoi court l'une des deux frangines!! (;o) ...
Note 4,75/5.

869. Piet Lastar - 03/07/17 20:15
Alors qu'ici on aime Trondheim. Comprenne qui pourra...

868. Piet Lastar - 03/07/17 20:13
Je sais qu'il est de bon ton ici de critiquer Leo. J'ai beaucoup apprécié Les Survivants et ses autres séries.

867. froggy - 03/07/17 17:33
Sapin, Campagne presidentielle

Ce printemps a senti le sapin pour moi car apres la lecture de Gerard, cinq annees dans les pattes de Depardieu, sa nouveaute, j'ai profite de la reedition de cet album originellement paru en 2012 apres la campagne presidentielle qui permit a Francois Hollande de battre Nicolas "Bling-bling" Sarkozy car il etait sur ma liste des ouvrages a acquerir un jour ou l'autre. Cette reedition est augmentee de 7 pages inedites realisees pour la circonstance.

Je sais bien que cet album n'est plus d'actualite et comme quasiment tous les ouvrages politiques, il est promis a une obsolescence rapide. Je ne sais pas si il interessera quiconque d'entre vous aujourd'hui (certainement pas Torpedo, LOL) mais il n'est pas ininteressant loin de la. En suivant plus ou moins regulierement le candidat socialiste durant sa campagne aux 4 coins de l'hexagone, Sapin nous devoile par le petit bout de la lorgnette les coulisses d'une campagne presidentielle. J'imagine volontiers qu'a peu de choses pres cela devait etre la meme chose pour Sarkozy et que cela a du etre tres similaire pour les candidats des elections anterieures et de la derniere en date.

Le recit commence apres l'investiture d'Hollande comme candidat officiel du PS et se termine le soir de son election. Entretemps, nous aurons vu vu et surtout entendu beaucoup de choses pas toujours tres aimables et meme carrement assasines. Je ne peux pas en ecrire plus du au genre meme de cet ouvrage, il n'y a pas de suspense, on connait la fin. C'st surtout la qu'en reside l'interet. Une chose cependant m'a surpris, c'est le fait que des janvier, tout le monde dans la campagne savait qu'Hollande battrait le president en exercice.

Je ne vais pas s'apesantir sur le dessin de Sapin qui est ce qu'il est. J'en ai traite recemment sur Gerard. Il a cependant croque avec enormement de details cette campagne, les gares, salles de reunion, lieux des meetings, plateaux de television etc. Il semble que manifestement il etait a fond dans son sujet. On reverra ce souci du detail dans Le Chateau, la suite de ce Campagne presidentielle comme je viens de le constater.

L'album se conclue par ces 7 pages dessinees pour cette reedition et qui tentent de remettre en perspective les 5 annees du mandat d'Hollande. Le constat est evidemment amer et desenchante car le bilan d'Hollande n'est pas tres brillant, ce qui explique son refus de se representer, il n'avait aucune chance de le remporter.

Note finale, 3,5/5. C'est une tres interessante et tres agreable lecture bien que je ne vois toujours pas l'interet d'avoir reedite ce livre

866. Bert74 - 03/07/17 15:38
En fait Leo fait du parodique depuis le début, mais comme sont dessin est moins gros-nez, ça ne se voit pas tout de suite, alors que chez d'autres, si.

Exemple : exactement la même scène chez Dubuc et Delaf.


865. Bert74 - 03/07/17 12:49
En fait de télénovellas, je pense que c'est même plus le néant scénaristique de la téléréalité qui inspire Leo :




864. Bert74 - 03/07/17 12:43 - (en réponse à : frogg #862)
Merci monsieur Grenouille pour cette charmante chronique qui a égayé ma matinée.

863. marcel - 03/07/17 00:43
Je ne sais plus ou j'ai arrete (tome 5 ? 6 ?) mais ca me fait penser qu'il faut que je revende ce truc. Et Kenya avec...

862. froggy - 02/07/17 20:31
Les mondes d'Aldebaran 21, Survivants, anomalies quantiques, episode 5

Voila enfin le dernier tome de cette saga ecolo-politico-science-fictionelle mais aussi terriblement inspiree des romans feuilletons a l'eau de rose insupportable de mievrerie. Est-ce que le jeune et beau et docteur va epouser la jeune et jolie infirmiere tel le Pirnce Charmant decouvrant Cendrillon? Il faut dire que Leo n'y va pas avec le dos de la cuillere quand il s'agit des sentiments amoureux, il parait que cela est du a l'influence des tele-novelas bresiliennes qu'il a vues la-bas, j'aurai prefere qu'il soit plus influence par la samba afin de donner plus de rythme a ses recits.

Apres 5 tomes, nos survivants qui ont saute dans le temps comme moi je sautais a la marelle dans la cour de recreation de mon ecole quand j'etais petit se sont enfin retrouves apres maintes peregrinations qui ont (helas!) dure le temps de 220 planches pas bien tassees car cela aurait du etre beaucoup plus court, Leo ayant etire son histoire au maximum afin de fournir plus d'albums donc plus de sous pour lui car la serie a un certain succes, ce 21eme album en est la preuve. Le probleme ets que cela n'est pas fini, un 5eme cycle est annonce ou on devrait voir les deux tres poitrinaires heroines (a mon avis, elles font du 95 C), Kim et Manon se rencontrer. A part etre toutes les deux, des Marie-couche-toi-la, elles ont aussi en commun la particularite d'avoir avaler la fameuse gelule bleue offerte a eux par la Mantrisse, gelule qui entre autres bienfaits leur a offert une esperance de vie decuplee. En ce qui me concerne, je ne sais pas si c'est un bienfait car si je devais vivre 200 ans a lire Les Mondes d'Aldebaran, je en sais pas si j'y survivrais.

J'ai souvent ecrit ici-meme que je crois beaucoup au phenomene d'identification du lecteur vers le heros. A chaque fois que j'entame une BD, je deviens Blueberry, Ric Hochet, Blake et Mortimer, Pirlouit et tous les autres le temsp d'un album. C'est peut-etre un peu moins flagrant aujourd'hui l'age venant mais c'est encore regulierement le cas. Cela n'a pas ete possible ici carje me suis apercu durant ma lecture qu'en fait, je me fichais eperdument du sort qu'avait reserve Leo a ses heros. Ils pouvaient bien tous mourir, cela m'en aurait touche sans faire bouger l'autre, comme disait si bien Chirac. C'est vous dire le degre de detachement que je ressentais vis-a-vis de cet album.

L'intrigue est reduite au strict minimum syndical. Donc Alex et Manon se retrouvent sur une plage, echappent a une mort horrible grace a des etres dont ils ne comprennent pas le langage, etres qui les hebergent dans leur campement constitue d'une roulotte, prennent une douche, font l'amour, decident de rester obeissant a un pressentiment, quittent le campement comme des voleurs, ne remerciant pas leurs sauveurs, retrouvent les mechants lezards qui vont les stuer, sont sauver in-extremis par la Mantrisse. Arrive alors tel un deus ex-machina, Sven, l'extra-terrestre, ex-amant de Kim et pere de sa fille accessoirement (nous avons enfin le lien avec les autres cycles), qui veut les emmener sur Aldebaran, mais ils ne peuvent pas partir comme cela, il faut sauver les autres membres du groupe. Ce qu'ils font avec l'aide de Sven, ils se retrouvent donc tous, tuent tous les mechants lezards, arrivent tous sur Aldebaran, se retrouvent tous dans une taverne locale ou ils boivent de la biere et mangent des frites, pleurent un petit peu en memoire de ceux qui n'ont pas survecu. FIN.

Je viens de tout vous raconter pour vous epargner une depense inutile. Cet album est tellement nul que je me devais de faire cela pour vous.

Le dessin de Leo est au diapason de son scenario, il est mauvais. Il ne sait vraiment pas dessiner. Les fameuses creatures bizarres qui avaient marque mon interet au debut de cette serie sont quasiment inexistantes de tout l'album, deux seulement apparaissent rapidement au tout debut et puis c'est tout. Il en est de meme pour la nature avec des plantes tout aussi etranges. Partis, y'a p'us! Leo se veut etre parfois violent, et bien c'est rate, les scenes sanglantes sont aussi horribles que de voir du ketchup sur un plat de nouilles blanches. Les dialogues sont aussi merveilleux: "Oh, une douche! Regarde Alex du savon!" s'exclame Manon. Dois-je continuer? Quant aux personnages, tous raides comme des piquets a croire qu'ils tous un manche a balai plante dans le derriere! Quand Alex se taille la barbe, je ne l'ai meme pas reconnu tel dessine par Leo, j'ai cru que Manon couchait maintenant avec une fille (de la a penser que Van Hamme a intervenu dans le scenario, il n'y a qu'un pas que je n'ai pas ose franchir). Quant a Manon, dans certaines cases, elle a 20 ans, dans d'autres elle en a 40. Un effet secondaire de la gelule bleue peut-etre? Mais le meilleur reste pour la fin ou tous les survivants sont reunis autour de la table de l'auberge. Comme je vous l'ai ecrit plus haut, Leo les fait tous pleurer en memoire des morts, quand j'ai vu le dessin, j'ai en fait eu l'impression qu'ils pleuraient tous parce qu'ils epluchaient des oignons.

Note finale, 0/5. Je m'attendais au pire, c'est encore pire


861. froggy - 01/07/17 19:05
Tanguy et Laverdure "Classic" 2, L'avion qui tuait ses pilotes

Voici la seconde partie du diptyque commence l'annee derniere adapte d'un roman ecrit par Charlier en 1971 paru dans la Bibliotheque Verte. Il faut rappeler qu'a cette epoque, la serie televisee tiree de la bande dessine avait beaucoup de succes, je presume qu'Hachette, editeur de la collection de ces livres pour enfants et jeunes adolescents, avait contacte Charlier pour profiter de cette popularite. Moi-meme, je me souviens que j'avais une Renault 4 militaire de chez Dinky Toys avec des figurines des deux heros tandis que mon frere aine, fan de Johnny Halliday avait le 45t de la chanson du generique interprete par le chanteur. Alors pourquoi pas un roman, tant qu'on y etait.

Le scenariste ne s'est pas beaucoup foule pour ecrire son roman, il faut dire que l'homme etait tres occupe entre la direction de Pilote meme si il allait bientot la quitter, l'ecriture des scenarios pour ses autres series, dont T&L, et le debut de ses activites journalistiques a la television, activites qui allaient l'occuper jusqu'a la fin de ses jours au detriment de celles de scenariste de BD meme si elles lui fourniraient des idees d'histoire pour lesdites series. J'avais lu le roman il y a un peu plus de 25 ans que j'avais trouve chez Gibert, Bd St Michel a Paris, tout a fait par hasard. Je me souvenais plutot bien de l'intrigue generale et j'avais trouve que le romancier s'etait plagie lui-meme en reprenant quasiment a la lettre le scenario du diptyque de Buck Danny, Prototype FX-13 et Escadrille ZZ. Il n'a fait que ramene l'histoire des USA en France, son principal travail a consiste a ecrire le roman. Ce n'est pas un reproche, seulement une constatation. Pour ceux qui connaissent bien son oeuvre, et je pense en faire partie, il y a de nombreuses ressemblances scenaristiques dans ses series, surtout celles aeriennes, Buck Danny et Tanguy et Laverdure mais aussi pour les trois scenarios de Dan Cooper qu'il a ecrit. Cela etant ecrit, je me permets de vous rappeler rapidement le principe de cette hsitoire. Sur la base d'Istres, T&L, sont charges de proceder a vendre une serie de Mirage a quelques pays qui ont envoye des pilotes d'essai qui testeront l'appareil. Mais ces vols d'essai sont entaches par une serie d'incidents plus ou moins graves. Malheureusement, le dernier l'est assurement car le pilote italien se tue lors de l'ecrasement au sol de son avion alors qu'il faisait une demonstration devant quelques officiels de son pays. La commission d'enquete demontrera qu'il s'agit d'un sabotage, ce qui ne fait que confirmer les soupcons de Tanguy qui n'arrivait pas a croire que l'avion, prestige des ailes francaises, soit une casserole. T&L devront demasquer le coupable. Il y a beaucoup de suspects, presque trop d'ailleurs selon notre heros parce que trop de suspects est deja suspect. Vous pouvez le constater, ce n'est rien que du classique.

Comme Charlier n'est pas un manche dans sa partie, il sait parfaitement raconter son histoire et bien que je la connaissais deja, j'ai eu beaucoup de plaisir a lire cet album. Pour etre totalement honnete avec vous, mes chers lecteurs, je dois avouer que j'avais completement oublie l'identite du coupable. Les peripeties plus ou moins attendues se succedent sans cesse avec bien sur l'humour typique de l'auteur qui n'est pas subtil, reconnaissons le. Nous connaissions la fiancee de Laverdure pour cet album ainsi que sa mere, cette fois-ci, nous sommes mis en presence du pere qui ne semble pas etre aussi pantouflard qu'il en a l'air. L'adaptation est excellente et demontre ainsi parfaitement la nullite de albums post Charlier dans la collection. Meme adapte d'un roman, on reconnait immediatement la patte du scenariste.

Comme cette collection appelee "classic" ramene les personnages dans les annees 60, le dessinateur, Matthieu Durand, reprend le style d'Albert Uderzo, le premier dessinateur de la serie. C'est donc d'une lisibilite exemplaire. Il est evident que les concepteurs de cette ouvrage n'entendent pas revolutionner la serie en l'innovant, ils reviennent sur les fondements qui en ont fait un si grand succes. J'espere pour eux qu'ils arriveront a concocter une bonne histoire totalement originale et avec un sens du decoupage aussi proche que possible que celui du createur de la serie mais comme je n'y crois pas, cela sera sans moi.

Note finale, 3,5/5. Cet album ne depareillera pas dans votre collection de T&L en particulier et de BD en general, c'est du solide travail, une BD faite a l'ancienne si vous voyez ce que je veux dire

860. TILLIERTON - 01/07/17 04:41
Concernant "Imbittable", je me souviens l'avoir vu rangé au rayon des 5-9 ans. Aux antipodes , il faut avoir lu "Patience" de Daniel Clowes. Personne ici n'en a parlé , ce qui est un comble pour un site de BD . Spirou, je veux bien, mais....

859. Bert74 - 30/06/17 10:23
[avis mode tweeter on]
#imbattable : comme son nom l'indique
[avis mode tweeter off]

858. marcel - 30/06/17 09:46
Decidemment, cet album fait l'unanimite, et ca me rejouit. Imbattable a d'ailleurs eu l'honneur de la couverture du dernier recueil Spirou, signe que Dupuis semble y croire aussi.
Accessoirement, Jousselin est egalement present dans L'atelier Mastodonte, ou il fait egalement de tres bons gags (meme si ceux-ci ne jouent pas avec l'aspect formel).

857. froggy - 30/06/17 01:40
Imbattable 1, Justice et legumes frais

La lecture de cet album apres celle intense de Katanga a ete comme une bouffee d'air frais. Quel ne fut pas mon plaisir de lire une BD amusante, drole, spirituelle, tres imaginative en definitive et surtout extremement ludique. Le titre est delicieusement bien choisi et charme le lecteur de par son aspect suranne, le dessin de couverture en est au diapason avec notre super-heros masque et transportant ses cabas remplis de laitues et de poireaux et la baguette sous le bras.

Vous en connaissez le principe grace aux quelques planches que Marcel nous a montre ce printemps. Planches qui m'ont immediatement donne envie de lire cela. Apres les quelques gags introductifs qui ouvrent l'album, l'auteur, Pascal Jousselin, se livre a differentes variations sur le theme du super-justicier qui se joue du code de la bande dessinee en faisant passer son heros et differents objets de case en case. J'ai adore le gag du chat coince sur une branche d'arbre et comme le dit, la grand-mere: "On ne comprend rien a ce qu'il fait!" .

A super-heros, super-mechant bien sur. Et Imbattable aura affaire a un savant fou mais aussi au Plaisantin qui a le pouvoir de passer a travers les pages. Heureusement notre trea astucieux super-heros reussira a mettre un terme a leurs agissements. Il ne faut pas oublier Two-D-Boy, dit Toudi, qui joue avec les dimensions et perspectives ainsi que Pepe Cochonnet qui lorsqu'il se met en colere emet de tres surprenants phylacteres. Mais ces deux derniers ne sont pas vraiment mechants.

Il n'est pas etonnant que la bande parait dans Spirou, le journal de la bonne humeur, c'est l'ecrin ideal pour une telle serie. Elle est tout a fait conforme a l'esprit du journal et je pense que des gens comme Franquin et Peyo auraient adore cette bande. Le dessin de Jousselin est tres rond mais il n'a pas encore la maestria d'un Peyo, dessinateur au style qui conviendrait tres bien a cette serie.

Il s'est avere en cherchant des informations sur Imbattable dans le site bdoubliees.com qu'un gag etait paru dans le numero 4000 du journal, numero que j'avais achete. Je suis alle revoir ca car je ne me souvenais absolument plus de cette histoire. Celle-ci n'est pas incluse dans ce premier recueil et c'est tant mieux car je n'avais pas du tout ete impressionne par ces quelques planches qui rendent hommage a quelques grandes series passees et presentes du journal. Elles ne rendent d'ailleurs pas justice a la bande et elle est a peine representative de ce qu'elle ait. Je presume que cette histoire sera publiee ulterieurement mais sortie du contexte dans lequel elle est parue, il faudra quelques notes explicatives pour celles et ceux qui ne lisent pas l'hebdomadaire, car elle est tres referencee.

Finalement, comme je l'avais anticipe, le format d'un 44 planches convient tres bien a cette serie. C'est la quantite ideale car cela donne envie d'en lire plus sans risquer une lassitude chez le lecteur.

Note finale 4/5. C'est assurement une de mes meilleures lectures de ce premier semestre

856. Quentin - 28/06/17 17:18
David B. Hâsib et la reine des serpents, en 2 tomes chez Gallimard.

Hâsib est un des contes des mille et une nuits (le conte des nuits 483 à 498, pour être plus précis). C'est une histoire en tiroir, dans laquelle les hommes sont faibles et ne réussissent qu'avec l'aide de femmes extraordinaires, mi-oiseau ou mi-serpents. C'est un récit assez alambiqué, qui ne fait donc pas partie des histoires les plus connues du registre, genre Aladdin, Ali Baba et autres Sinbad. Mais ca reste l'univers des mille et une nuits, un univers fait sur mesure pour David B. qui s'en donne à coeur joie à dessiner les djinns, les monstres, les rois, les sages, les magiciens, les palais, les enfers, les batailles, et tout l'univers orientalisant. Il s'inspire d'ailleurs par moment de l'iconographie islamique, ce qui est du plus bel effet.

Un livre pour ceux qui aiment les dessins de David B., ou ceux qui sont curieux de découvrir un conte des 1001 nuits qu'ils ne connaissent pas encore.

855. stefan - 28/06/17 11:24 - (en réponse à : Teaser Mikaël)


854. torpedo31200 - 28/06/17 11:08 - (en réponse à : Quentin - post # 853)
Ca reste même trop cher pour les fans hardcore, vu que la plupart des histoires ne racontent rien.
Ca serait bien qu' il se remette à bosser.

853. Quentin - 28/06/17 09:33
Fior: Les jours de la Merlette, publié chez Ici même.

Une série d'histoires courtes, qui souffre des défauts du genre (ca part dans tous les sens, ca n'a pas vraiment le temps de développer quelque chose, ca se focalise sur l'instantané ou sur l'actualité qui est vite dépassée), mais qui a l'intérêt de rassembler en un ouvrage presque toute la palette des différents styles de dessins de Manuele Fior. A 22 euros, ce livre est plutôt à réserver aux inconditionnels de l'auteur.

852. froggy - 25/06/17 16:46 - (en réponse à : Lobabu)
Cela tombe bien, j'aime beaucoup l'humour grincant que je pratique regulierement et seulement avec ceux qui me connaissent tres bien. J'adore Pierre Desproges par exemple. Recemment, certains gags de Fabcaro dans Talk show et Zai, zai, zai, zai, zai m'ont litteralement fait eclater de rire alors que cela en laisse d'autres litteralement de marbre.

C'est bien pour cela que j'ai immediatement percute sur le pitch de cette serie. Je vais definitivement aller y jeter un serieux coup d'oeil lors de ma prochaine venue en France.

851. froggy - 25/06/17 00:26
Katanga 1, Diamants

C'est la nouvelle serie des auteurs d'Il etait en fois en France. Cette fois-ci, ils nous emmenent en Afrique Noire, au Congo pour etre precis au moment de la decolonisation, c'est a dire en 1960. L'histoire consiste en une chasse a des diamants voles dont le montant represente $30 millions, une somme absolument enorme pour l'epoque (et meme encore aujourd'hui). Ceux qui convoitent ces diamants et son voleur, il s'appelle Charlie a propos, sont; la soeur du voleur, Alicia; une bande de mercenaires avec a leur tete un francais qui a fait la totale des guerres francaises de l'epoque, 2e Guerre Mondiale, Indochine, et Algerie; l'Union Miniere du Haut-Katanaga (UMHK), une societe belge qui comme son nom l'indique exploite les ressources minieres de ces contrees; et puis les hommes du nouveau pouvoir en place au Congo et au Katanga. L'histoire commence par un prologue expliquant ce qu'est le Katanga, comment il fut cree et par qui. Le veritable debut narre le vol des diamants, ce qu'en fait le voleur, puis on assiste a l'introduction des differents protagonistes, comment les mercenaires vont recuperer Charlie cache dans un camp de refugies apres que tout le monde ait appris l'existence de ces diamants. L'album se termine sur Charlie, aux mains des mercenaires qui les emmene vers la cachette des pierres precieuses.

Voila une trame aventureuse que Charlier n'aurait pas renie. Rien que pour cela, j'aurai achete l'album surtout venant de tels auteurs. Malheureusement, il y a un probleme majeur, c'est le dechainement de violence qui domine l'album. Afin de mieux nous plonger dans le bain des le prologue, Nury, le scenariste, nous raconte avec moult details plus horrifiques les uns que les autres la genese du Katanga en insistant lourdement sur les decapitations et emasculations diverses, le plus souvent les deux pour les infortunees victimes. D'ailleurs, on nous montre bien les tetes et autres organes genitaux masculins coupes si on n'a pas bien compris. La suite n'est pas en reste puisque cela continue en autres decapitations, viols, mais aussi cannibalisme avec une jolie case ou l'on voit divers morceaux humains accroches sur des fils en attente d'etre cuits. J'oubliais les cervelles qui degoulinent des trous de balles quand on se tire dessus, mais aussi les fusils a clous (un fusil pou-pou selon le vernaculaire local), clous que l'on recoit en pleine tete (je peux vous dire que le type qui recoit ca en pleine poire, apres ca, il ne vaut plus un clou). J'attendais les lances-flammes et autres joyeusetes de ce genre, je presume que ce sera pour le prochain episode.

Je suis maintenant suffisamment age pour lire des trucs tres durs. J'ai muri en meme temps que la BD et un album comme Diamants aurait ete impensable il y a 30 ans surtout chez un editeur comme Dargaud. C'est comme si Ranxerox etait devenu mainstream, la BD tres violente qui eut ses 15mn de gloire au debut des annees 80. Il y a de cela quelques annees, je me suis rendu compte que de nombreux albums des classiques de la BD FB etait parfois tres violent sur quasiment tout l'album, par exemple Le secret de l'Espadon de Blake et Mortimer mais aussi certaines sequences telles que dans Tintin, la mort du mechant devore par les crocodiles dans Tintin au Congo, les scenes de guerre dans les premiers Buck Danny, le sort des savants dans La tiare d'Oribal, les scenes de sacrifices au dieu Baal dans Le tombeau etrusque, ces deux derniers dans Alix, l'anihilation de Septimus a la fin de La Marque Jaune, la pendaison de tout l'equipage du "Faucon Noir" dans La fin du Faucon Noir dans Barbe-Rouge, etc. Les exemples ne manquent pas. Cette violence n'etait cependant pas montree telle quelle comme on a tous pu le lire. Elle y est tres edulcoree bien que tres presente, le petit lecteur que j'etais comprenait tres bien ce que je lisais mais les auteurs ne la dessinaient pas en detail, mon imagination faisait le reste et j'en frissonnais encore plus. Dans Diamants, on assiste a une veritable surenchere dans le genre pour quasiment lire une BD d'horreur. C'est l'irruption des scenaristes de Saw ou Hostel dans la BD d'aventures franco-belge. Cela m'a laisse un arriere-gout assez bizarre en definitive.

On se rappelle que l'annee derniere, le scenariste, Fabien Nury, avait ecrit Comment faire fortune en juin 40, album que je n'avais pas aime, comme je l'avais ecrit ici-meme, entre autres a cause de son decoupage calque sur celui d'un scenario concu pour le cinema. Ce qui passe tres bien a l'ecran ne convient pas parfois a la BD. Ici, Nury commet a nouveau la meme erreur pour l'introduction des personnages des mercenaires. Fort heureusement, il reprend un decoupage plus conforme a celui d'une BD ensuite.

Le dessin de Sylvain Vallee m'a laisse perplexe car il est plus tourne vers la caricature que vers le realisme, et on peut bien se demander pourquoi considerant le type de BD dans lequel cet album s'inscrit. Les noirs ont tous des grosses levres et sont tous horribles, les blancs, surtout les mercenaires, ont tous des gueules pas possibles et sont tout aussi horribles que les noirs. La seule personne qui echappe a ce jeu de massacre est le personnage d'Alicia qui est au contraire une tres belle femme a la croupe d'airain et aux seins a faire damner un saint. Par contre les decors sont dessines tres realistiquement.

Tout cela etant, je ne me suis pas ennuye du tout en lisant cet album que j'ai lu d'une traite, j'ai passe un bon moment a lire ces aventures. Les auteurs connaissent bien leur affaire et savent distraire leurs lecteurs en racontant toutes ces perenigrations et les aventures diverses et variees que vivent nos personnages, le rythme ne faiblit aucunement, les personnages sont tous bien campes meme si ce sont tous des stereotypes (mais peut-etre est-ce du au genre?), il y a des traitres, des surprises etc. Je ne sais pas en combien d'albums, cette serie est prevue mais je suis quasiment certain d'une chose, cela finira mal car tous les personnages sont plus epouvantables les uns que les autres, il n'y en a aucun pour racheter l'autre meme Charlie, le voleur des diamants, considerant la maniere dont il a tue le directeur de la mine des diamants au tout debut de l'histoire et a laisse la femme et la fille de celui-ci se faire massacrer par une bande de noirs. La seule personne, a peu pres un peu digne, est le personnage d'Alicia mais c'est une femme noire qui couche avec des hommes blancs pour survivre. Et puis, elle n'est peut-etre pas aussi franc-jeu que cela. Qu'elle est son role exact dans toute cette histoire?

Note finale, 3/5. C'est une note mitigee. J'aurais volontiers mis plus sans cette violence permanente et omnipresente durant tout l'album qui m'a profondement perturbe. Au risque de paraitre begueule, je pense sincerement que cet album n'est pas a mettre entre toutes les mains, des enfants bien sur mais aussi pour des adultes car j'ajouterais un autocollant sur lequel on lirait, "certaines images peuvent choquer". En ce qui me concerne, c'est a ce point la.

850. lobabu - 24/06/17 22:31 - (en réponse à : Suzix, froggy)
"... soit cela a été pris comme une mauvaise vanne, soit cela n'en était pas une. Dans les deux cas le résultat est le même. CQFD."

Il existe une 3e solution, c'est que les gens ne comprennent pas l'humour :)!


Je ne peux pas rajouter beaucoup plus que ce que dit Marcel. Ce qui est bien, c'est qu'ils puisent dans l'actualité (qui évidemment ne l'est plus) pour leurs histoires. Un des meilleurs épisodes est à propos des prothèses mammaires PIP qui a été un gros scandale en France il y a 7 ans.
Le héros est sympa mais pas sans reproche (des fois, il se plante), la galerie de personnages est vraiment réussie (notamment deux acolytes de l'équivalent du MEDEF); bref, c'est à lire si tu aimes l'humour grinçant.

849. froggy - 24/06/17 22:18
J'ai oublie de le prendre au mois de mars quand je suis venu a Paris la derniere fois. Si j'ai de la place dasnmes valises quand je passerai rapidement en septembre, je devrai choisir entre celui-la et le dernier Colonnier. Lequel devrai-je prendre selon vous?

848. herve - 24/06/17 19:25
Collaboration horizontale Navie & Carole Maurel

Cela fait un moment que je suis le travail de Carole Maurel qui avec L'Apocalypse selon Magda (avec Chloé Vollmer-Lo) et Luisa,ici et là avait attiré mon attention et m'avait agréablement surpris.
Son dessin est toujours aussi bon et l'atmosphère de l'occupation est parfaitement mis en relief.Même si le Paris occupé n'est rigoureusement pas décrit dans cet album, j'ai retrouvé un peu l'ambiance du "Dernier Métro" de François Truffaut.
En plus de l'histoire d'amour de Rose, c'est toute la vie d'une petite communauté d'un modeste immeuble que nous suivons, avec ses rancœurs,ses rivalités et ses non-dits. Toute une galerie de personnages, que l'on a pourtant du mal à bien cerner au début de l'album.
Il m'a fallu,en effet, repartir quelques pages en arrière à plusieurs reprises, pour voir les liens qui unissaient les principaux protagonistes, surtout les femmes (normal les hommes étant, guerre oblige, "occupé" ailleurs).

Un album très intéressant ,sans manichéisme, et qui, à travers les deux lettres de la fin, bouleverse quelque peu l'ordre des choses établies au début de l'histoire.

note:4/5

847. froggy - 23/06/17 00:34
842. marcel - 21/06/17 14:49
Y a rien de pire qu'un mec qui repond serieusement a une vanne...
.

Si, il y a pire, deux mecs...

846. suzix@bdp - 22/06/17 18:46
842. marcel - 21/06/17 14:49
Y a rien de pire qu'un mec qui repond serieusement a une vanne...

841. lobabu - 21/06/17 14:32 - (en réponse à : suzix)
Suzix, je vais faire avec toi comme avec certains de mes élèves quand je sors une connerie et qu'ils ne savent pas si c'est du lard ou du cochon: je mes mes mains fermées devant moi, comme si je tenais quelque chose et je leur dis: "imaginez devant moi un panneau où il est marqué 'humour'!". Donc, dans le cas d'espèce qui nous occupe, j'ai sorti le fameux panneau!


... soit cela a été pris comme une mauvaise vanne, soit cela n'en était pas une. Dans les deux cas le résultat est le même. CQFD.



 
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