Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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1225. suzix@bdp - 19/02/19 19:01
Froggy est fidèle à ses classiques ... je connais ça avec les Tuniques Bleues et Jeremiah. Mais c'est vrai que Froggy les cumule. (;o)

1224. marcel - 19/02/19 18:58
Dis donc, c'est moi ou tu ne fais que des mauvaises pioches, en ce moment ?...

1223. froggy - 19/02/19 18:56
Sambre 8, Celle que mes yeux ne voient plus

Ou bientot la fin du grand oeuvre d'Hislaire.

Bernard-Marie, le fils de Bernard et de Julie, a 14 ans et s'ennuie dans sa province ou il eduque par sa tante Sarah, soeur de son pere, aveugle et folle. Pour passer le temps, il etudie les insectes et acquiert un appareil photographique avec lequel il capture les fantomes des esprits qui hantent certains de ses sujets. Il reve d'aller a Paris, projet qui contrarie sa tante. Dans la capitale, la soeur de Bernard-Marie, Judith, dont il ignore l'existence mais dont il la pressent, est prostituee dans un maison close. Un des clients la poursuit de ses assiduites. Elle en profitera pour assouvir son reve, s'echapper de sa condition et devenir comedienne. L'album se conclut avec l'arrivee du jeune homme a Paris ou il voit l'affiche du prochain spectacle avec pour vedette, Judith.

On ne va pas ecrire que c'est mauvais car ce n'est pas vraiment le cas mais ce n'est pas tres bon non plus. La description des affres et tourments de l'adolescent est longue, longue. A trop vouloir faire dans le romantique tragique, Yslaire a commis l'album de trop car il ne se passe rien ou tellement peu de choses que je me suis tres ennuye en lisant cela. Les seules scenes d'action sont celles ou Judith sont car elle veut grimper socialement telle l'heroine du roman de Zola, Nana auquel il est impossible de ne pas penser car c'est manifestement l'inspiration du personnage. Pour le reste, ca cause, ca cause. Et on soupire d'ennui en lisant cela.

Le dessin est toujours aussi superbe et les planches bien belles a voir quand on tourne les pages. Vous connaissez tous le style d'Yslaire, on ne le presente plus.

Je ne sais evidemment pas ce que le sera le dernier album de la saga des Sambre sinon qu'evidemment, la fin sera tragique puisque Bernard-Marie mourra ainsi que l'arbre genealogique qui ponctue la fin de cette histoire nous le fait savoir. Judith le suivra peu de temps apres dans la tombe. J'espere simplement que les envolees romantiques et lyriques que l'auteur imaginera pour les deux seront plus enlevees que la litanie sur les etats d'ame du jeune garcon que le lecteur doit subir.

Note finale: 1,75/5. Le moins bon album dela serie

1222. suzix@bdp - 19/02/19 16:39
ah ok. Bon ben faut que je trouve ça! (;o)

1221. torpedo31200 - 19/02/19 15:45 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 1216)
Le plus drôle et le plus scandaleux, amha.

1220. torpedo31200 - 19/02/19 15:43 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 1213)
Pas d' accord.
Les melons de la colère me semble très au-dessus de Petit Paul.
En terme de trait (7 ans d' écart), de découpage, de narration (notamment les scènes de transition et les ellipses), et je le trouve bien plus subversif.

J' attends néanmoins avec impatience ton avis sur La décharge mentale, avec ses 3 stickers d' avertissement sur blister, si tu te le procures neuf.

1219. Bert74 - 19/02/19 14:45 - (en réponse à : marcel)
Eeeeet oui...

Mais c'est bien de voir qui y en qui suivent (alors qu'ils sont au boulot, nomdidju !!!)...

1218. marcel - 19/02/19 14:16
Ah merde, je vois pas ton image au boulot, tu dois probablement avoir mis la meme.

1217. marcel - 19/02/19 14:15
Pour Hokusai, c'est Le reve de la femme du pecheur...


1216. suzix@bdp - 19/02/19 12:24
Très juste.

Il faut que je trouve "La décharge mentale" que j'ai raté. Comme ça j'aurai toute la collec! (;o)

1215. Bert74 - 19/02/19 11:53
Pour revenir sur Vivès et ses BD de cul, Le Chemisier emprunte par exemple beaucoup plus à la culture érotique occidentale (la babysitter, la voiture,...).

1214. Bert74 - 19/02/19 11:50 - (en réponse à : suzix)
A mettre en parallèle avec son album "Une soeur" ... je suppose que Vivès a consulté pour cette obsession.

Je pense surtout que cela vient de sa culture manga et plus particulièrement hentai dont l'inceste est un sous-genre à part entière comme pas mal d'autres : uniforme, pédophilie, SM, harem, contrainte, animalier (des perso qui ont des caractéristiques animales, comme Goku et sa queue de singe), tentacules, etc.
Ce dernier thème, tentacules est particulièrement intéressant dans l'historiographie de l'art graphique japonais, puisqu'il aurait été inspiré par Hokusai lui-même.


1213. suzix@bdp - 19/02/19 10:35
Lu Les melons de la colère de Vivès chez Les Requins Marteaux (4e trim 2011).

Dans la collection "BD-Cul" pour ceux qui ne voient pas ce dont il s'agit. (;o)
C'est "Petit Paul" version grande soeur. Bon disons-le, direct, l'histoire n'est que prétexte même si Vivès essaie ainsi d'y mettre un peu de morale ... une seule scène de sexe fait l'objet de plus d'une case c'est celle que l'on peut voir un peu partout où Magalie masturbe son frère "Petit Paul" membré comme un âne. A mettre en parallèle avec son album "Une soeur" ... je suppose que Vivès a consulté pour cette obsession. (;o)
De la morale pour ce galop d'essai. Mais apparemment cela n'a pas satisfait Vivès puisque 7 ans plus tard "Petit Paul" est lui totalement transgressif sans chercher d'excuse ou de bons sentiments. "Petit Paul" est clairement plus réussi que "Les melons de la colère" où Vivès n'était pas allé complètement à fond dans son délire.
Note 3/5.
A lire pour les fans du trait de Vivès. Les autres peuvent passer leur chemin. Trouvable sur Ebay dans les 12€ + expé.

1212. froggy - 18/02/19 00:42
Les vieux fourneaux 5, Bons pour l'asile

Apres un debut en fanfare et un premier album absolument phenomenal, la nouvelle serie vedette de chez Dargaud adopte son rythme de croisiere.

L'action nous amene a Paris ou un des papys, Pierrot, s'est fait arreter par la police pour avoir fait une demonstration symbolique devant l'ambassade de Suisse. Il retrouve au commissariat une femme dont il avait eu la charge quand elle etait une gamine. Elle est devenue officier de police. Parallelement, les deux autres, Emile et Antoine arrivent dans la capitale avec l'arriere-petite fille du deuxieme. Ils doivent asssister le soir a un match international de rugby. Ils se separent, et Antoine et la petiote vont en fait passer la journee avec le grand-pere de l'enfant, c'est a dire, le fils d'Antoine. Les deux hommes ne s'entendent pas du tout et la rencontre forcee a ete provoquee par Sophie, la petite-fille et fille des deux hommes respectivement. Emile, lui se retrouve au siege d'un fonds d'investissement, societe qui n'est qu'une faceade pour en fait aider les emigrants sans papier qui arrivent en France, au nom des principes revoltionnaires de nos pays anarchistes. Il y a une quatrieme petite intrigue qui fait intervenir Sophie, la petite-fille d'Antoine qui elle aussi a quelque chose a faire. Pourquoi frequente-t-elle assidument ce restaurant?

Le scenariste, Lupano, a donc imagine 4 intrigues, 3 mettant en scene nos 3 papys et le moins que l'on puissse dire a ce sujet, est qu'il maitrise parfaitement sa narration a la difference de certains (suivez mon regard). Tout cela est tres fluide et le lecteur tourne les pages sans avoir avoir a retourner en arriere pour essayer de s'y retrouver car chacune de ces intrigues est tres simple, elles ne se chevauchent pas entre elles et les fils se croisent a la toute derniere planche pour une triste conclusion. Le probleme est que tout cela n'est pas tres palpitant. Lupano denonce quelques travers de la societe moderne, et pas des moindres, essentiellement avec l'histoire d'Emile. C'est bien mais il manque dans cet album ce que j'avais tant aime dans le premier et le precedent a celui-ci, ce petit grain de folie qui donne plus de douceur a l'amertume generale qui domine la serie. On est dans une comedie douce-amere, mais ici, c'est l'amertume qui domine car les histoires d'Antoine et de Sophie sont des histoires de rendez-vous manques, meme si elles se terminent bien. J'ai eu l'impression de lire un telefilm fait pour France 3 et non un film de cinema comme c'etai tle cas pour les autres albums de la serie. Ce qui sauve l'ensemble est la qualite des dialogues dont certains font vraiment rire.

Je trouve que le dessin de Cauuet s'ameliore de plus en plus, les personnages sont extraordinairement vivants, les decors sont bien rendus. Les cadrages des cases, leurs compositions avec celles des planches font de cet album un plaisir de lire. Le seul defaut que j'y trouve reside dans les posters, pancartes, cartes, tout ce qui est tapuscrit, le dessinateur a utilise l'ordinateur pour les reproduire tels quels dans ses planches et cela denote beaucoup. Au risque de passer pour un Filipini et sa sempiternelle rengaine, "C'etait mieux avant", je regrette les temps ou les Franquin, Herge, Tillieux, Roba, Will et tous les autres, dessinaient tout et recreaient le monde dans leurs planches. Voir cela dans un album de la serie Zombillenium ne me choque pas du tout car c'est realise entierement a l'ordinateur. ici, cela fait vraiment tache, comme c'est celle faite par un vin rouge renverse sur une belle nappe blanche. J'aime bien le dessin de la couverture mais le choix des couleurs est tres discutable. Et c'est un euphemisme.

Note finale, 2,5/5. La moyenne pour un album moyen. Ce n'est plus la jubilation du premier, mais ce n'est pas la consternation du deuxieme non plus.

1211. froggy - 16/02/19 00:33
XIII No 13, L'enquete-Deuxieme partie

Tous les fans de la serie, et ils sont nombreux, connaissent bien sur le principe de L'enquete, l'album qui conclue la premiere partie des aventures de l'amnesique le plus celebre de la BD FB. N'ayons pas peur des mots, cette premiere partie est vraiment formidable, tellement formidable que la deuxieme en patira car evidemment, il etait difficile de rester au meme niveau de suspense et d'enjeu. Le principe de l'album est donc la constitution de fiches plus ou moins detaillees des personnages qui ont intervenu d'une maniere ou d'une autre et plus ou moins activement dans la saga dessinee par Vance et celui dessine par Giraud. Ces fiches regroupees par dossiers thematiques sont entrecoupees de tres courts recits qui ne font pas plus de 4 planches expliquant en bande dessinee, quelques evenements cles de la saga.

The XIII Mystery-L'enquete s'arretait au Jugement et est un petit pave de 110 pages. Ce deuxieme tome couvre donc le reste des albums scenarises par Van Hamme, c'est a dire de Secret defense au Dernier round. Ce qui ne represente que 6 albums, ce deuxieme tome ne faisant que 32 pages.

Certains ont du penser que ce n'etait pas assez et en auraient bien voulu plus, de mon cote, j'eprouve un sentiment inverse, c'est a dire que ce sont 32 pages de trop qui n'apportent strictement rien a la saga et qui meme plombent encore plus les derniers episodes ecrits par JVH qui sont tres faibles, reconnaissons le. En etant un plus severe, on les qualifierait meme de mediocre. Je presume que l'origine de cet album vient des commerciaux de chez Dargaud qui ont du prendre le scenariste dans le sens du poil pour qu'il reprenne une derniere fois l'ecriture de cette serie devenue culte. Il est sur que lorsqu'on imite le cri de l'euro le soir au fond des bois, certains ne peuvent que reagir. Si Jean Van Hamme venait me dire en face qu'il avait fait cet album car il avait qu'il avait encore a dire quelque chose sur XIII, je lui repondrais "Menteur!". Il n'y a rien d'interessant dans cet album, c'est du vent, de la poudre aux yeux, du fluff, c'est bling-bling. Il n'a tellement rien a ecrire qu'il reprend les fiches de personnage deja evoques dans le premier tome en ajoutant pour faire "plus veridique" avec une insistance aussi legere que la prose d'Achille Talon les coucheries qu'ont connu certains de ces personnages. C'est d'un pathetique, je vous jure. Durant ma lecture, j'ai leve les yeux au ciel plus d'une fois tellement j'etais consterne par le contenu de ces fiches, c'est d'une mediocrite effarante venant d'un homnme que j'estime etre un des meilleurs scenaristes du FB quoi qu'en pense certains ici.

Il y a deux ou trois ans, notre ami Laurent avait qualifie d'inutile un album qu'il venait de lire, Un amour exemplaire de Cestac et Pennac. Je lui avais reproche sa critique en lui ecrivant que ce n'est pas tres aimable de sa part. et que l'on pourrait ecrire la meme chose au sujet de son oeuvre. Il faut me rendre a l'evidence, Laurent avait raison quand il ecrivait cela si c'est ce qu'il pense. En effet, de mon cote, je pense que ce deuxieme tome est completement inutile. Il ne sert qu'a enrichir les auteurs, l'editeur et les libraires. Evidemment, il a fallu abattre plusieurs centaines d'arbre pour sa fabrication, quel gaspillage en ces temps de rechauffement climatique!

C'est a un certain Philippe Xavier qu'a ete confiee la lourde tache de succeder a Vance sur la serie avec un scenario de JVH (himself!). Il s'en sort plutot bien, a tout le moins avec des honneurs. Je ne le connaissais pas jusqu'a a cette lecture. Je ne sais donc pas quel est son style graphique personnel ou si il a decide d'etre a Vance que que Seron fut pour Franquin, j'espere pour lui que non. C'est lui justifie qui la note que je donne a cette chose.

Note finale. .25/5. Passez votre chemin, regardez droit devant vous et surtout ne vous retournez pas

1210. Bert74 - 13/02/19 18:20
Presse-agrume de Stark lui-même fortement inspiré de l'illustration de Jacobs pour la Guerre des Mondes... On tourne en rond, là.


1209. froggy - 13/02/19 16:41 - (en réponse à : Herve)
Tant mieux pour toi que tu aies aime cet album, il faut de tout pour faire un monde, n'est-ce pas?

Cette Vallee des immortels n'est qu'une longue, longue, tres longue, trop longue mise en place. Il y a trop d'elements disparates dans ce scenario, la fin du 3e conflit mondial, l'avenement de la Chine communiste avec ses deux corollaires; le tresor archeologique refugie a Taiwan et le chinois descendant du premier empereur qui veut devenir empereur a la place du president et qui prend Olrik comme homme de main, et pour finir, le Skylantern, la nouvelle invention de Mortimer qui a quand meme trouve le temps de travailler dessus alors qu'il etait aux prises avec le regime de Basam-Damdu (dors-t-il jamais cet homme la?), Skylantern dont la forme n'est jamais que le presse-agrume dessine par Philippe Starck mais renverse.

Alessi PSJS Juicy Salif Citrus Squeezer

Trop, c'est trop.

Quant a ta liste des meilleurs B&M post-Jacobs, mes 3 preferes sont Le testament de William S., L'affaire Francis Blake et Le sanctuaire du Gondwana car je trouve le rebondissement final excellent.

Par contre on se retrouve entierement sur L'onde Septimus. Tu vois, on arrive quand meme a etre d'accord. :))

1208. herve - 11/02/19 22:03 - (en réponse à : froggy)
En restant sur B&M, j'avais posté ma liste des meilleurs albums post-Jacobs, sur bdgest

1/ L'Étrange Rendez-Vous
2/ Le Bâton De Plutarque
3/ La Machination Voronov
4/ L'Affaire Francis Blake
5/ La Vallée Des Immortels 1
6/ Le Serment Des Cinq Lords
7/ Le Sanctuaire Du Gondwana
8/ La Malédiction Des Trente Deniers 1
9/ La Malédiction Des Trente Deniers 2
10/ Les Sarcophages Du Sixième Continent 1
11/ Les Sarcophages Du Sixième Continent 2
12/ Le Testament De William S
13/ L'Onde Septimus

prouvant que,"le Testament de William S", n'étant pas dans mon top five des albums post-Jacobs

1207. herve - 11/02/19 21:54 - (en réponse à : froggy post1194)
Je ne suis pas du tout d'accord avec toi sur le dernier B&M
Autant "le testament de William S" m'a fait baillé d'ennui, autant "la vallée des immortels" m'a enthousiasmé, à tout niveau, dessin et scénario très riche.
Je suis un grand fan de B&M depuis l'âge de mes 12/13ans , date à laquelle mon père m'avait offert les B&M édition Dargaud.

J'avais d'ailleurs posté cet avis sur "la Vallée des immortels":
Après le très décevant « testament de William S », Yves Sente revient en force avec « la vallée des immortels », premier volume d’un diptyque qui se conclura fin 2019.
Tout d’abord, il faut souligner la qualité graphique de cet album, avec deux dessinateurs que je découvre avec cet album, Teun Bererik et Peter Van Dongen qui nous offrent des planches incroyables, très proches du style de Jacobs. Jamais depuis Antoine Aubin et Ted Benoit, je n’avais ressenti une telle émotion de retrouver la patte du maître du bois des pauvres. En outre, j’ai choisi de lire cette nouvelle aventure de Blake et Mortimer dans l’édition dite « bibliophile » qui présente des pleines planches (hors texte),de toute beauté. C’est d’ailleurs ce qui fait l’atout de cette édition numérotée et limitée à 7000 exemplaires, en plus d’une couverture alternative réussie (et de la présence d’un ex-libris)
D’ailleurs certaines planches, si l’on excepte celles directement inspirées par « le secret de l’Espadon » font écho à d’autres aventures de Blake et Mortimer. Je pense notamment à celles sur le British Museum qui me font furieusement penser aux planches sur le Musée du Caire, dans « le mystère de la grande pyramide ». Même le dialogue entre Mortimer et le professeur Bao Dong au restaurant du Savoy s’inspire de la conversation entre Mortimer et le professeur Amhed, au continental Savoy du Caire.
Yves Sente ne se contente pas de faire des clins d’œil aux canons de la série, mais il utilise aussi des personnages secondaires déjà présents chez Jacobs (je pense au « bon » docteur Sun Fo ) mais aussi dans ses propres albums, notamment « le bâton de Plutarque » (album le plus abouti au demeurant) avec le professeur Nathan Chase (que l’on entrevoit dans le préquel de l’Espadon) . Peut-être que les références un peu trop appuyées à Odilon Verjus et à William Gibbons (« le lotus bleu » Hergé) sont un peu gratuite, mais Yves Sente a fini par prendre l’habitude de distiller de tels clins d’œil dans ses albums.
Côté scénario, Yves Sente nous a concocté une histoire dense, riche en rebondissements qui nous tient en haleine tout au long de la lecture. Nous retrouvons un Olrik fourbe, retord et manipulateur à souhait.
J’ai hâte de découvrir la suite de cette histoire, de connaître le véritable but de la nouvelle invention du professeur Mortimer, le « skylantern », et du devenir de la fameuse « Aile rouge III ».
Ce nouvel opus de « Blake et Mortimer » est passionnant, et mérite une lecture soutenue, comme pour les albums signés Jacobs, signe d’une grande qualité.

1206. suzix@bdp - 11/02/19 11:21
Lu Kidz #1 de Joret & Ducoudray chez Glénat (janvier 2019)

Aussitôt acheté aussitôt lu. En général c'est très bon signe. Et ouaip, cela m'a bcp plu. C'est au rayon "enfants" mais c'est lisible par des adultes et ce serait plutôt "ado". C'est du "Seuls" mais un peu plus trash.
Dans un post-apo zombiesque, une bande d'ado fait la chasse aux zombies et ... se filme. L'ambiance fait très colonie de vacances à la "Club des cinq" ... mais sans Dago! (;o) L'arrivée de deux jeunes filles va permettre de faire parler les garçons et découvrir que tout n'est pas si rose ...
Note : 5/5 ... je ne serais pas surpris que cet album soit dans la sélection jeunesse d'Angoulême 2020.

1205. Bert74 - 11/02/19 11:01
Je pense que Sente évite soigneusement la règle d'or des scénaristes : "toujours se relire".

Il doit penser que cela enlèverait toute la fraîcheur de sa prose ô combien dadaiste...

1204. heijingling - 11/02/19 10:07
Exactement! Vous aimez le mainstream? Lisez Debeurme! Vous aimez le pas evident d'acces? Lisez Debeurme (mais pas les memes albums)!

1203. helmut perchu - 11/02/19 09:36
Epiphania #1 et #2 de Debeurne et c'est carrément prenant. Debeurne s'essaye au "mainstream" et c'est réussi. Je pensais que c'était en 2 tomes et j'étais hyper frustré à la fin du tome 3 de pas avoir la suite.

1202. froggy - 10/02/19 22:56
On a heureusement echappe a B&M a Bangkok, il nous aurait recommande les meilleurs gogo bars (avec anachronisme).
As-tu des addresses? :))

18 paragraphes et plus de 2000 mots

Tu serais pas de Marseille par hasard? Il y a 7 paragraphes et 1338 mots seulement. Oui, je sais c'est un peu long, mais quand c'est long, c'est bon non?


1201. lobabu - 10/02/19 17:33 - (en réponse à : pierrecedric)
Le peu que j'en avait lu dans Ouest-france cet été m'avait convaincu du piètre résultat et je m'en serais contenté, mais ma femme me l'a offert à Noël, pensant me faire plaisir, alors....
Pourtant, je ne suis pas anti-Sente, je trouve "La machination Voronov" excellent, de fait le meilleur album de la série depuis la reprise. Mais comme dit Froggy, son obsession à tout relier au 1er cycle ne fonctionne pas.

1200. pierrecédric - 10/02/19 13:36
J'ai regardé des extraits, bon c'est sûr leurs vêtements sont larges m'enfin...
Par contre le scénario ne donne vraiment pas envie.

1199. Lobabu - 10/02/19 07:22
"bavé"

1198. Lobabu - 10/02/19 07:03 - (en réponse à : Froggy)
Il y a quand même un signe que l'on sort de la guerre et que les personnages en ont baver:ils flottent tous dans leur vêtement ou uniformes 3 fois trop grands surtout les manches.ils sont tellement légers qu'ils donnent l'impression de flotter dans certaines cases.L'histoire n'est pas bonne mais en plus le dessin est à chier

1197. heijingling - 10/02/19 01:26
"Pendant ce temps, au bar du Hong Kong Club, Mortimer profite de son avance pour parcourir la presse locale tout en savourant un Cardhu, 12 ans d'age". En lisant cela, j'ai eu l'impression que Sente veut nous faire savoir qu'il est un homme de tres bon gout et qu'il connait de tres bons malts.
On a heureusement echappe a B&M a Bangkok, il nous aurait recommande les meilleurs gogo bars (avec anachronisme)

Cette bizarre sensation d'absence de coherence dans tout cela est renforcee par les scenes ou on voit des gens tres bien habilles diner dans des restaurants tres chics ou on peut manger de tout, je n'imagine pas du tout de telles scenes quelques semaines seulement apres la fin d'une guerre.
Et tu as bien raison, le rationnement s'est fini en Angleterre en 1954 seulement, bien apres le continent. Sinon, j'ai deja ecrit combien je trouvais stupide et absurde cette volonte de certains repreneurs de series de vouloir rationnaliser a l'extreme, que ce soit pour Spirou , B&M ou autres, au final on arrive a des situations tolalement grotesques.

Et cela m'a amuse de constater que le Peninsula n'a pas change. ces deux dessinateurs sont vraiment une belle trouvaille. La base est la meme, mais une grande tour a ete construite au dessus.

>suzix: ´tain Froggy, 18 paragraphes et plus de 2000 mots pour parler d’un album auquel tu mets 1/5, ´scuse mais c’est du masochisme !
Et moi, je lis 2000 mots d'une critique d'un album qui ne m'interesse pas et que je suis sur que je ne lirais pas, c'est grave, docteur? :)

1196. Victor Hugo - 10/02/19 01:13
Vous pourriez être sympa avec ce pauvre con de Sente, il n'est pas scénariste, il sait pas faire, il s'est juste propulsé là pour piquer du pognon, mais ce n'est qu'un éditeur, c'est dire s'il est con.

1195. suzix@bdp - 09/02/19 23:38
´tain Froggy, 18 paragraphes et plus de 2000 mots pour parler d’un album auquel tu mets 1/5, ´scuse mais c’est du masochisme ! Un B&M en plus! C’est de l’acharnement thérapeutique à ce niveau. Faut arrêter les soins! Tu ne sauveras pas « Le soldat Blake » ! Faut le laisser en paix maintenant ! (;0)

1194. froggy - 09/02/19 23:32
Blake et Mortimer 25, La vallee des immortels (T1)

Ou Sente est retombe dans ses travers.

Juste apres la chute du regime de Basam Damdu apres le bombardement de Lhassa par une escadrille d'Espadon, des milliers de caisses contenant des tresors archeologiques chinois sont transportes par quatre cargos de Nankin a Taiwan. En effet, on craint que les communistes chinois detruisent ces merveilles. Or, durant le voyage, un des cargos se perd dans une tempete et sera recupere par des pirates. Pendant ce temps-la, Olrik qui a survecu miraculeusement au bombardement, s'echappe a bord d'une Aile Rouge mais est capture par un general chinois qui reve de restaurer l'empire de Chine car il serait un descendant direct d'un empereur. Pour arriver a ses fins, il prend Olrik a ses cotes. Pendant ce temps-la, parmi les milliers de caisses, une contenant une statue s'est brisee revelant un parchemin qui aurait ete ecrit par un temoin se posant comme historien et decrivant en detail des evenements qui ont eu lieu au temps du premier empereur de Chine et comment cet empire fut constitue grace a une certaine arme qui permit de vaincre. Avec le parchemin, la statuette contenait un petit objet metallique., Pendant ce temps-la, de retour a la base secrete du Detroit d'Ormuz, Nasir demande a retourner dans son pays natal pour y retoruver sa famille. Pendant ce temps-la, a Londres, Blake participe a une reunion ou les anglais s'inquietent de l'avancee des communistes chinois et craignent pour la securite de Hong-Kong, alors possession de la Couronne. Pendant ce temps-la, dans la meme ville, Mortimer, qui se prepare a aller a Hong-Kong justement, fait la rencontre d'un professeur chinois avec qui il visite le British Museum. Ils y verront entre autres le mecanisme d'une arbalete utilisee par les perses au temps d'Alexandre le Grand. Pendant ce temps-la, Nasir s'est fait capture par le general chinois allie d'Olrik qui lui aussi a reconnu l'ancien serviteur de la prison de Karachi ou Mortimer avait ete incarcere. Pendant-ce temps-la, Mortimer empeche l'enlevement de son nouvel ami chinois et constate qu'on lui en veut vraiment car sa chambre au Savoy a ete cambriolee. Pendant ce temps-la, Mortimer suggere a son ami que lui aussi peut trouver un logement a Park Lane chez Mrs Benson. Un peu plus tard, (enfin, me direz-vous), Blake, Mortimer et Olrik se retrouvent a Hong-Kong mais sans que les deux premiers mentionnes ne sachent que leur futur ennemi jure y est aussi alors que celui-ci le sait au sujet des deux anglais. On y apprend que Mortimer a mis au point dans une base ultra-secrete situee pres de la ville une arme tout aussi secrete, le Skylantern.

Et pendant ce temps-la, alors que le lecteur decouvre ceci, le lecteur s'ennuie, mais s'ennuie, mais s'ennuie. C'est d'un complique, vous n'imaginez pas, j'ai essaye de faire simple en resumant cette histoire. J'espere que vous avez suivi et j'ai fait court car cela s'eternise sur 54 planches bien tassees et la lecture s'apparente a manger un pudding rassis et surtout bien etouffe-chretien qui demanderait au moins 4 jours de digestion pour ceux qui ont un rapide metabolisme.

Les histoires imaginees par Jacobs etaient denses mais d'une simplicite evidente avec un tout petit nombre de personnages, relisez-les et vous le constaterez de par vous-meme. Ici, Sente, prend le chemin inverse, une histoire inutilement compliquee avec un maximum de personnages, inutile d'ecrire que, durant ma lecture, je retournais regulierement en arriere pour me rappeler qui est qui, et qui a fait quoi. Il a applique l'axiome des Shadoks, pourquoi faire simple quand on peut faire complique. La difference est que c'etait drole dans les dessins animes de Jacques Rouxel, ici, cela n'est pas du tout. Bien au contraire. Il est evident que les recitatifs litteraires, marques de fabrique de Jacobs et indispensable pour un B&M, rendent la lecture encore plus fastidieuse. On s'apercoit qu'en fait ces fameux recitatifs passaient sans problemes grace a la simplicite des intrigues jacobsiennes. Il y en a certains d'ailleurs qui sont completement ridicules et superfetatoires tels celui-ci que jamais, o grand jamais, Jacobs aurait ecrit: "Pendant ce temps, au bar du Hong Kong Club, Mortimer profite de son avance pour parcourir la presse locale tout en savourant un Cardhu, 12 ans d'age". En lisant cela, j'ai eu l'impression que Sente veut nous faire savoir qu'il est un homme de tres bon gout et qu'il connait de tres bons malts.

L'autre probleme que j'ai eu avec cette histoire est le fait que Sente veut absolument raccrocher la premiere aventure du tandem, Le secret de l'Espadon dans un cursus chronologique coherent. Or, au temps ou Jacobs etait vivant, cette premiere aventure a ete toujours ete considere comme anachronique, une uchronie comme on dit aujourd'hui. C'etait evidemment une analogie de la 2e Guerre Mondiale qui venait juste de se terminer et tout le monde de le savoir. Les albums suivants de Jacobs n'y font jamais ou tres rarement reference et sont tous ancres a l'epoque ou ils furent dessines. Sente continue a insister sur ce point apres le tres inutile Baton de Plutarque qui se passe avant le deuxieme conflit mondial. Pour Sente, l'aventure de l'Espadon se passe durant une 3e Guerre Mondiale. On est dans le n'importe quoi. Qui plus est, malgre quelques allusions aux travaux de reconstruction, tout l'album nous montre Londres et Hong Kong deja bien reconstruits alors que l'action se deroule quelques jours et semaines APRES la chute de l'Empire Jaune. Nous sommes en 1949, c'est a dire qu'il y a eu 4 annees apres la chute du IIIe Reich mais les londoniens ont continue a reconstruire leur ville durant ce troisieme conflit? Qu'en est-il des vignettes du Secret de l'Espadon montrant les destructions massives des grandes capitales? Tout cela n'est absolument pas coherent. Cette bizarre sensation d'absence de coherence dans tout cela est renforcee par les scenes ou on voit des gens tres bien habilles diner dans des restaurants tres chics ou on peut manger de tout, je n'imagine pas du tout de telles scenes quelques semaines seulement apres la fin d'une guerre.

Ce qui sauve litteralement cet album du desastre est le dessin. Celui-ci a du a un tandem de dessinateurs hollandais, Teun Berserik et Peter Van Dongen. Ils ont fait pour ce qu'Antoine Aubin avait fait pour L'onde Septimus au scenario de Jean Dufaux de sinistre memoire. Le dessin est plus jacobsien que ce Jacobs aurait fait lui-meme et cela n'est pas plus mal en definitive que Juillard ne l'ait pas dessine, je crois que pour le coup le resultat aurait ete epouvantable. On l'a echappe belle. Tous leurs personnages sont impeccables. Quant aux decors, ils sont egalement tres precis. Leur documentation sur le Hong Kong de 1949 a du etre consequente car ils ont bien reconstitue la ville, le funiculaire qui dessert Victoria Peak entre autres. Et cela m'a amuse de constater que le Peninsula n'a pas change. ces deux dessinateurs sont vraiment une belle trouvaille.

A cause de ce scenario qui ressemble a un oignon du aux multiples intrigues qui se croisent et se superposent les unes aux autres, j'ai ete tres decu par cet album alors que le precedent B&M de Sente, Le testament de William S. avait ete une si heureuse et rafraichissante surprise. J'ai souvent mentionne ici le livre des entretiens Hitchcock/Truffaut. Dans la preface, Truffaut explique que le cinema hitchcockien est beaucoup plus plus complexe qu'il n'y parait derriere une simple apparence simple de thriller et de film a suspense. Il y explique entre autres que la multiplicite des personnages dans une histoire alourdit les recits et rend les spectateurs confus, surtout qu'au cinema, avant la video et les DVD, il etait impossible de revenir en arriere, ce qu'on peut faire dans un livre. J'invite le scenariste et tous ses confreres d'aujourd'hui a aller lire ce livre qui est aussi une veritable lecon de scenario au meme titre qu'une lecon de mise en scene, cela ne pourra que leur faire du bien.

Note finale, 1/5. Pour le dessin uniquement. C'est vraiment a vos risques et perils

1193. froggy - 09/02/19 17:37
Je ne comprends toujours pas comment Charlotte Imperatrice a pu se retrouver dans la selection finale pour le meilleur album lors du dernier festival d'Angouleme, c'est bien certes mais ce n'est pas exceptionnel.

1192. Quentin - 09/02/19 10:02
Le Caravage 2, de Manara (Glénat). Après avoir commis un meurtre à Rome, le Caravage, condamné à mort, s’enfuit en exil d’abord à Naples, puis à Malte et en Sicile. On suit la vie tourmentée de l’artiste, qui produit fiévreusement chef d’oeuvre après chef d’oeuvre, en quête d’un grâce papale qui finira par arriver, mais trop tard. Comme dans le premier tome, Manara nous convie à un voyage dans l’Italie du 17e siècle, très bien documenté et fort inspiré par les tableaux représentant la société et les monuments de l’époque. C’est absolument superbe. La plupart des critiques que j’ai lues de cet album disent que Manara signe là son chef d’oeuvre. Je suis entièrement d’accord. Cela reste toujours du Manara, avec ses belles demoiselles au caractère trempé et son lot de fesses et de seins bien fermes. Mais l’album est très dense et riche, avec plusieurs niveaux de lectures. Hommage au Caravage, bien sûr, avec quelques dessins de Manara clairement Caravagesques, mais aussi hommage appuyé à la peinture paysagiste de l’époque romantique (Piranese compris), et hommage au travail du peintre, et hommage à ses protecteurs et à ses modèles. Un grand moment de lecture.

L’arabe du futur 4, de Sattouf (Allary). Riad grandit en Bretagne avec sa mère et ses frères pendant que son père travaille en Arabie Saoudite et se découvre un nouvel intérêt pour la religion. Le père revient de temps en temps en Bretagne, emmène aussi la famille en vacance en Syrie. S’ensuivent des situations à la fois pénibles et cocasses quand elles sont présentées sous la plume de l’auteur, mêlant conflits entre les parents qui finiront par divorcer, confrontation avec les cousins syriens qui voient Riad et sa mère comme des représentants de Shaïtan, et les relations difficiles entre enfants à l’école (un peu dans la veine des cahiers d’Esther). La lecture est très fluide et la structure hyper efficace dans sa manière d’amener les coups de théâtres, jusqu’à celui de la dernière page qui fait qu’on se demande comment on arrivera à patienter jusqu’à la sortie du prochain tome. C’est excellent de bout en bout.

Charlotte impératrice, de Nury et Bonhomme (Dargaud). Je n’en attendais pas grand chose, mais j’ai néanmoins été agréablement surpris. Bonhomme fait comme d’habitude un boulot impeccable en transmettant les émotions de personnages bien campés. Les décors et les volumes des bâtiments sont parfois un peu exagérés, mais cela renforce le romantisme de certaines situations (comme dans les serres royales au début de l’album, par exemple). L’histoire de Charlotte est attachante et intéressante, même si elle est par moment un peu trop romancée et peu crédible. Le tout se tient bien et donne une lecture agréable. Je lirai la suite avec plaisir.

1191. stefan - 05/02/19 19:58
C'est tout à fait ça

1190. froggy - 05/02/19 19:11 - (en réponse à : Stefan)
Tres chic ca, le forum abandonne et deserte mais que tu continues a hanter pour y stocker tes archives.

1189. stefan - 05/02/19 17:18

1188. froggy - 05/02/19 16:44
Merci Stefan d'avoir creer ce lien, cela m'a permis de relire ta critique sur Talk show de Fabcaro. Critique qui a change le cours de ma vie, rien de moins.

PS: conserves-tu dans des archives quand tu rediges tes chroniques de lecture?

1187. suzix@bdp - 05/02/19 15:32 - (en réponse à : danyel )
Légalement et pas autoproclamé. Pourquoi ça te défrise?

1186. suzix@bdp - 05/02/19 15:30
Qui méprise qui ici ?

1185. marcel - 05/02/19 15:11
Pour mepriser les plus pauvres que lui.
Dites, vous voulez pas continuer votre discussion dans le sujet que je lis pas ?...

1184. Danyel - 05/02/19 14:57
Et tu t'es auto-promu chef d'entreprise maintenant ?
Tu crois que ça te donne plus de légitimité pour quoi au juste ?

1183. Danyel - 05/02/19 14:54 - (en réponse à : C'est lui qui le dit.)
Quand deux phrases sont associées du genre :
- Chaque français en veut à la terre entière
- de ne pas être multi-millionnaire!
tout est faux dans ces 2 phrases mais associées c'est juste gerbant.


Suzix est la preuve vivante qu'il n'y a pas de corrélation entre l'intelligence et le niveau d'études.

1182. suzix@bdp - 05/02/19 14:40
... mais je le savais aussi! J'ai juste pas voulu trop briller en société! (;o)

1181. suzix@bdp - 05/02/19 14:37 - (en réponse à : heijingling)
Voilà à quoi servent les gens cultivés! (;o) ... à t'expliquer que tout a déjà été pensé et réfléchi par d'autres! (;o)

1180. heijingling - 05/02/19 14:30
suzix:Plus une décision est longue à prendre, moins elle aura d'incidence. Il faut apprendre à décider sans avoir tous les éléments en main. Si l'on doit attendre qu'un bouquin soit écrit sur un sujet pour statuer on est mort.
Autrement dit, tiré de "Qu'est-ce que le bouddhisme", de Borges et Alicia Jurado (chap. 5) "la parabole de l'homme blessé par une fleche et qui ne veut pas qu'on la lui retire avant de connaitre la caste, le nom, les parents et le pays de celui qui l'a blessé. Procéder ainsi, dit le Bouddha, c'est se mettre en danger de mort. Moi, j'enseigne a retirer la fleche."

1179. bert74 - 05/02/19 14:17 - (en réponse à : Economix)
il faut un capitalisme qui est réglementé, des économies mixtes mélangeant public et privé, un impôt progressif qui redistribue les richesses, un état fort avec des services publics accessibles et de qualité, une démocratie qui fonctionne et qui n'est pas à la botte des riches et des médias qu'ils contrôlent. (...)

Il est un peu dommage que le bouquin soit tellement centré sur la politique Américaine ce qui permet de nourrir un doute sur la pertinence de l'analyse en dehors des USA.


C'est bien cela le problème de ce genre de démonstration (j'ai juste feuilleté le bouquin, donc je ne me permettrai pas de le critiquer). Pour que la démonstration soit claire et accessible, il faut prendre les exemples les plus flagrants des dérives capitalistiques et c'est le modèle anglo-saxon exporté outre-atlantique (et issu de la féodalité à l'anglaise : les forts domine les faibles). C'est un exemple tellement écrasant qu'il gomme les autres et notamment la France qui, depuis la perte de son empire colonial, pratique justement un capitalisme beaucoup plus réglementé, du moins dans la forme (via le code du travail, par exemple).

C'est surtout que les grandes théories capitalistes pourrait fonctionné si les USA ne les avaient pas dévoyées dès le départ. Je pense là plus aux principes énoncés par David Ricardo qu'à la main invisible d'Adam Smith

1178. suzix@bdp - 05/02/19 13:54 - (en réponse à : quentin)
mais je ne suis pas anti-impôts sinon j'aurais mis un gilet jaune!
Je suis pour une politique sociale-libérale, allez et même écologique si tu veux (c'est Nemo qui va halluciner). Cela signifie qu'à la fois que personne n'est laissé derrière ni spolié.
Ce ne sont pas les impôts et les taxes que je critique, c'est les commentaires qui vont avec et les fausses vérités quand deux phrases sont associées du genre :
- "On est riche à partir de 4000€"
- "Les riches ne paient pas d'impôts" ... tout est faux dans ces 2 phrases mais associées c'est juste gerbant.

1177. Quentin - 05/02/19 13:37
Juste dire que la couverture parle d'elle-même sur les opinions et donc les analyses de cet album qui ne doit pas faire de la manichéen pas très subtil. Me trompe-je?

Oui tu te trompes. C'est partisan bien sûr, mais c'est subtil. Si tu le lisais, tu te rendrais compte que tu es à ranger plus parmi les victimes du système que parmi les privilégiés du système. Et tu dirigerais ta vindicte vers des choses qui en valent plus la peine (les ultra-riches, les corporations, les oligopoles, au lieu des pauvres qui te sucent soi disant la moelle). Tu te rendrais compte que ton discours anti-impôts fait le jeu des puissants de ce monde, et crée beaucoup plus de problèmes qu'il n'en résout.

1176. suzix@bdp - 05/02/19 12:31
Plus une décision est longue à prendre, moi elle aura d'incidence. Il faut apprendre à décider sans avoir tous les éléments en main. Si l'on doit attendre qu'un bouquin soit écrit sur un sujet pour statuer on est mort. Je n'écris pas des bouquins sur des artistes, je dirige une boite. Pas le même niveau d'approfondissement, pas la même réactivité. Il faut faire et pas uniquement y penser.



 
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