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765. Victor Hugo - 19/11/18 00:33
Renee Stone 1, Meurtre en Abyssinie. J'ai pas réussi à aller plus loin que 7 pages. Insupportable, chiant, texte lourd omniprésent sans une respiration et le dessin est vraiment moche.
Il en fait trop Oubrerie, il n'a pas le niveau pour se permettre de bâcler, j'ai réussi à finir Isadora, mais on est bien loin de Pablo, c'était plus intéressant et mieux foutu niveau dessin.

764. froggy - 19/11/18 00:11
Renee Stone 1, Meurtre en Abyssinie

Renee Stone, un ecrivain anglais, arrive a Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie, en octobre 1930 pour assister au couronnement de l'empereur Haile-Selassie. En chemin, elle a rencontre un archeologue, John Mallowan. Celui-ci est tombe immediatement amoureux de sa consoeur britannique. Mais la belle n'a d'yeux que pour Alfred Theziger, un explorateur que John lui a presente, qui la fait rever. Le plus grand des hasards va conduire ces 3 personnes sur la piste d'un tresor assyriens, serait-ce celui fabuleux d'Assurbanipal qui regna sur la Mesopotamie en des temps bien lointains? Cet album raconte la premiere etape de cette chasse au tresor. A n'en pas douter, elle sera longue et parsemee d'embuches.

D'une maniere generale, j'aime bien les histoires de chasse aux tresors a part celui de Rackham le Rouge, qui est a mon un des albums les plus faibles de la serie, n'en deplaisent a certains. Le plus important dans une telle histoire est la quete et non l'objet de cette quete. C'est le fameux McGuffin cher a Hitchcock dont une des caracteristiques est qu'il doit etre tres important pour les heros de l'histoire mais pas du tout pour le spectateur, un principe pas si evident que cela a mettre en application quand on y reflechit bien. Qui dit archeologue et McGuffin vous fait immediatement penser a Indiana Jones et bien sur le premier film de la serie, le si merveilleux Aventuriers de l'arche perdue. En sera-t-il de meme ici? Je l'espere bien car cette premiere partie debute le recit sur des bons rails.

C'est une femme, Julie Birmant, qui a ecrit le scenario et cela se ressent dans certaines scenes et certaines situations nonobstant bien entendu le fait que le heros est une heroine. Ce n'est pas du tout un reproche, bien au contraire. J'aime ainsi beaucoup le fait qu'il y ait un triangle amoureux qui sert de base de depart et offrira ainsi de nombreux ressorts dramatiques par la suite (enfin, je l'espere). Ce meme triangle qui permet de creer des moments de diversion dont celui ou la romanciere fantasme sexuellement sur l'explorateur. Mais egalement, ce triangle est generateur de tension entre les 3 sommets qui le constituent, et ce ne sont pas des tensions erotiques. Loin s'en faut. La scenariste fait avancer son recit plutot rapidement a un rythme soutenu tel un coureur sur un 1000m, on n'est pas dans le sprint du 100m mais on n'est pas non plus dans celui des petites foulees du marathonien. Ce rythme convient tres bien a cette BD puisqu'il ne permet pas au lecteur de s'ennuyer, il ne faut pas surtout pas s'arreter et en changer de vitesse.

J'ai achete cet album plus par le synopsis que Dargaud, l'editeur, a mis sur leur site web que sur le dessin. En effet, celui-ci peut en rebuter plus d'un si ce n'est deja fait bien entendu. Clement Oubrerie est le dessinateur. Je le decouvre avec cet album, je ne sais pas ce qu'il a fait avant. On peut rapprocher son style de celui de Christophe Blain dans une certaine mesure bien qu'il en soit tres differents mais a mon avis, l'esprit qui l'insuffle est le meme. On aime ou n'aime pas mais il ne laisse pas indifferent. A priori, il y a beaucoup d'erreurs graphiques, anatomies, perspectives entre autres et j'ignore si elles sont voulues ou intentionnelles. Il n'empeche que passee la surprise des toutes premieres pages, je me suis laisse prendre par le charme que degage le dessin. Je me souviens qu'il en fut de meme pour moi avec celui de Blain et de quelques autres dessinateurs. Le dessin d'Oubrerie ne seduit pas immediatement comme ceux d'Herge ou de Berthet par exemple dont on tombe immediatement amoureux grace a leur elegance et leur clarte. Au contraire, telle une personne aux traits moins elegants, on se prend a etre conquis grace a la vivacite et l'energie que cette personne aurait. Il en est de meme ici, le dessin d'Oubrerie ne plaira pas certainement pas a tout le monde, mais il aura definitivement ses amateurs. Il faut se laisser aller et laisser ses aprehensions et certitudes au vestiaire. C'est un dessin qui a de la personnalite et forcement, il aura ses detracteurs. J'espere pour lui qu'ils seront moindres que celui de ses amateurs. Le seul defaut que je trouve a cet album reside dans le lettrage, je ne l'aime pas du tout mais j'ai rapidement fait l'impasse sur cet ecueil qui s'avere en defintive bien minime.

Note finale, 4/5. Laissez-vous tenter. A mon avis, vous ne le regretterez pas. De mon cote, je n'ai pas ete decu du tout.

763. suzix@bdp - 18/11/18 23:45
Dommage. J'y ai vu plus de profondeur (et pas que de bonnet) que ça.

762. herve - 18/11/18 23:30 - (en réponse à : suzix)
je reconnais le côté un peu fable de cette histoire.
Mais cela va un peu trop vite non?
Du prof de fac qui tombe subitement amoureux, au flic rencontré par hasard qui finit par se la faire, en passant par les mateurs façon dogging, cela fait beaucoup, en quelques heures, pour une jeune fille assez prude au début de l'histoire (et encore je passe sous silence la conclusion de ce livre) . Bref c'est assez irréaliste.Pourtant, je suis assez friand de bd dites "pour adultes", on le sait ici.Bref, je n'ai pas été choqué par les scènes de sexe présentes dans cet ouvrage.

En tout cas, au fil du temps, j'ai fini par me dire qu'un livre que j'aime est un livre que j'ai envie d'acheter pour une raison simple: c'est de le relire!
Là, je me contente de l'emprunter à la médiathèque et cela me suffit amplement.

761. suzix@bdp - 18/11/18 23:05 - (en réponse à : hervé)
Je remonte les échanges que j'avais eu avec Danyel il y a un mois.
Il me semble qu'il y a plus que du nichon et un clin d'oeil à Manara. C'est plus profond que cela amha.

706. suzix@bdp - 16/10/18 14:23
oui il a plusieurs niveaux de lectures. On peut s'arrêter à la fille qui met un chemisier qui plait aux hommes ou philosopher sur les aspirations humaines les plus intimes. Est-ce que se libérer totalement est moral ? Ce doit être un thème abordé en philo ça non? ... j'ai pas fait philo. Moi j'ai fait physique! (;o)

Vivès est un très bon raconteur d'histoires en BD. J'avais bcp aimé "Une soeur" aussi.

705. Danyel - 16/10/18 13:24
Je suis d'accord avec ton spoiler.
En fait, le côté léger de cet album n'est qu'apparent. Je m'en rends compte avec le recul et en en discutant avec toi.
Vives est décidément très fort.

704. suzix@bdp - 16/10/18 09:48
... ne serait-ce pas finalement du bovarysme que nous a écrit là Bastien Vivès?

703. suzix@bdp - 16/10/18 09:41
Une "fable", c'est le mot qu'il me manquait. Merci Daniel. On voit qui a fait des études littéraires! (;o)

SPOILER Je n'ai pas mis cette révélation de soi uniquement sur l'attirance qu'ont les hommes envers l'héroïne lorsqu'elle porte le chemisier. Elle le ressent et cela lui plait mais c'est la face sombre de sa personnalité que cela révèle. Ce mauvais djinn qu'est le chemisier va la pousser à expérimenter sa nouvelle "condition" de femme à l'excès. C'est le combat entre la liberté d'être à tout prix contre trouver sa place dans la société. Elle avait bcp plus besoin d'attention que de sexe. Chamboulée par son nouveau pouvoir de séduction, elle en abuse et c'est finalement le seul qui lui prêtait (un peu) d'attention (son petit ami lui demande si ça va dans une des premières scènes lorsque tous les autres ne la voient pas) qui va être la victime principale de cette nouvelle femme fatale qui bout du désir de vivre et va tout sacrifier pour sa satisfaction personnelle. Etait-elle déjà ainsi intérieurement avant ou bien est-ce sa nouvelle condition qui l'a changé? Sans doute un peu des deux ... c'est donc à mon sens, aussi une histoire sur l'égoïsme en même temps que sur la difficulté à vivre avec du pouvoir nouvellement acquis ... n'est-ce pas M. Bennalla!? (;o) Fin SPOILER

702. Danyel - 16/10/18 05:58
Dans l'histoire, l'estime de soi de l'héroïne naît du désir brut qu'elle génère chez les hommes quand elle porte le chemisier. C'est donc grâce à un simple accessoire qu'elle prend confiance en elle et s'impose. C'est aussi par ce même accessoire que les hommes, ces gros bourrins, la remarquent.
Le constat est désabusé et est à prendre comme une fable sur notre époque et l'obligation du paraître. Le diktat des temps modernes : vivre par le regard des autres et la marchandise. Autrement dit, une version contemporaine de la société du spectacle.

701. suzix@bdp - 15/10/18 10:27
Lu Le chemisier de Vivès chez Casterman (octobre 2018)

Une jeune femme se tâche en faisant du baby-sitting. Le père de l'enfant lui donne un des chemisiers de sa femme pour se changer ... "Vous êtes certain!?" dit-elle lorsqu'il lui tend le chemisier en soie. Cette jeune femme quelconque et tristement transparente arrive à une soirée entre amis avec le chemisier qu'elle vient de mettre ... et ça change tout. Et elle le ressent. Ce chemisier va la révéler aux autres et à elle-même. Cet album est l'histoire de l'estime de ... soi! (jdm!) (;o). Ou comment l'on se sent influence les autres et crée un cercle vertueux. J'ai adoré cet album. Vivès a de très grandes qualités narratives. A lire.
Note 5/5.


760. suzix@bdp - 18/11/18 23:00 - (en réponse à : hervé)
Je ne suis pas d'accord avec ton post. Il y a plus que du sexe dans cet album. Il y a bcp de psychologie, de découverte de soi pour les bons côtés (pris de confiance) et les mauvais.

759. herve - 18/11/18 21:55
Le chemiser Vivès

Bastien Vivès a fini par se forger une solide réputation dans le monde de la bande dessinée. Il publie beaucoup en ce moment, de "last Man" au très controversé et jubilatoire " Petit Paul", en passant par "Le chemisier", il n’arrête pas.
J’avais beaucoup apprécié son précédent album "Une sœur" qui combinait tendresse et premiers émois sexuels.
Ici, c’est tout à fait le contraire. Vivès n’y va pas par quatre chemins en nous racontant un épisode de la vie Séverine Armand. J’avoue que cet album est assez déroutant voire parfois irréaliste tant l’appétit sexuel de Séverine, à travers ce chemisier qui lui est prêté, se développe. Ce livre est un prétexte pour Vivès, à dessiner de voluptueuses poitrines (il ne s’en cache pas, et c’est assez réussi) et des scènes explicites (quel intérêt de nous avoir montré cette scène de dogging qui semble surréaliste en l’espèce), mais je préfère quand il le fait de manière plus franche et affirmée comme dans "La décharge mentale" ou "Les melons de la colère" ou le plus récent "Petit Paul".
Cet album se lit assez vite (raison pour laquelle, je n’ai fait que l’emprunter à la médiathèque), mais le dessin de Vivès est toujours aussi bon.
Vivès a voulu faire de ce chemisier, ce que Manara avait fait du boitier, bien que la comparaison soit assez lointaine, dans "Le déclic" , mais on a du mal à y croire ici.
Bref on est assez loin de son chef d’œuvre"Polina".
Graphiquement réussi, le scénario demeure assez mince au final

note:2/5

758. herve - 18/11/18 15:00
Double 7 Yann et Juillard

Avant de me lancer dans la lecture de "Double 7" , je me suis replongé dans l’œuvre de Juillard avec notamment " le long voyage de Léna " et "Léna et les trois femmes", que j’avais beaucoup apprécie mais aussi « Mezek », véritable petit chef d’œuvre , scénarisé par Yann.
Si " Double 7" débute comme "Mezek", par le bombardement d’une ville (Tel-Aviv pour le second, et Madrid, pour le premier), la comparaison s’arrête là. Dans le dernier album de Juillard et Yann, le scénario est poussif, et fini d’ailleurs par décoller à partir du moment où la police politique des miliciens communistes commence à liquider les sympathisants du POUM (cet acronyme m’ a toujours fait sourire) .
J’ai trouvé sans intérêt ce qui tournait autour des parties de cartes truquées et inutile et lourde l’intervention d’Hemingway dès le début de l’album. Par contre, la fuite de Roman et celle de Lulia, vers la fin de l’album sont très bien traitées et le final de l’histoire est assez surprenante, dans le bon sens.
J’ai lu cette aventure dans l’édition"format à l’italienne"-édition limitée à 3500 exemplaires- , car je possède déjà les albums de Juillard consacrés à "Blake et Mortimer", dans ce format. Et j’avoue que son dessin n’en est plus que réussi , à mes yeux, dans cette édition. Mais l’inconvénient, en l’espèce, c’est qu’avec un scénario assez pauvre, la lecture est plus longue (près de 200 pages). Il faut tout de même souligner la qualité des couleurs employées, qui tranche avec le travail de Juillard sur" Blake et Mortimer "
Avis mitigé donc.

note: un généreux 3/5 pour le dessin et les couleurs

757. froggy - 18/11/18 00:58
J'ai arrete de lire les nouveaux Lucky Luke, il y a quelques annees deja et je ne regrette pas ma decision. Je n'ai meme pas envie de les lire comme pour Les Tuniques Bleues, cela ne me dit plus rien.

756. Victor Hugo - 17/11/18 18:34
Oui, un peu chiant Charlotte impératrice, on peut espérer que la suite au Mexique soit plus intéressante, c'est d'ailleurs pour cette suite qu'ils s'y sont attaqués j'imagine. Le dessin est très bof, on a connu Bonhomme plus impliqué, on voit bien qu'il ne s'en sort pas avec son archiduc Maximilien et sa barbe à la con. Le scénario n'est pas mal torché parce que Nury sait y faire, mais ce n'est guère passionnant.

755. Victor Hugo - 17/11/18 18:29
J'ai lu le dernier LUCKY LUKE à Paris, c'est pas bon du tout. Bon le dessin c'est de la merde, mais venant de l'autre débile c'est normal, le scénario est naze, ce n'est jamais drôle, c'est poussif,bourré de références jamais exploitées, ni pour faire sens ni pour être drôle. Affligeant.

754. Mr Degryse - 17/11/18 12:20 - (en réponse à : froggy)
Bah moi, j'ai trouvé plutôt cela très moyen la Charlotte surtout pour du Nury et du bonhomme. même aps sûr d'acheter la suite

753. herve - 17/11/18 12:17 - (en réponse à : bert74)
Hervé, ce serait bien que tu arrêtes de parler de clins d’œil quand c'est du pompage éhonté et non assumé, ou du référencement à la truelle prenant les lecteurs pour des imbéciles...

il y a même le capitaine HADDOCK qui est présent dans l'album !

752. froggy - 16/11/18 23:49
Charlotte imperatrice 1, La princesse et l'archiduc

Ou la BD Nury bien son Bonhomme.

Cet album ne fait que nous rendre compte,(mais ne le savions deja nous pas?) que les tetes couronnees ont des soucis comme tout le monde. Cel album raconte une version tres romancee selon un avertissement au lecteur de la vie de Charlotte de Belgique. Il raconte la premiere partie de sa vie, son enfance marquee par la mort de sa mere puis son mariage d'amour avec l'archiduc d'Autriche, Maximilien de Habsbourg dont le frere est l'emperereur d'Autriche-Hongrie. En cadeau de mariage, l'empereur offre a son frere le titre de Vice-Roi de Lombardie-Venetie. Le jeune couple s'installe donc en Italie et font construire un chateau, celui de Miramare. Mais les choses se gatent et le conte de fee tourne a l'aigre, le couple va mal et politiquement cela ne va pas mieux, Maximilien se voit retirer le titre de vice-roi. Le salut viendra du Mexique ou par un jeu d'alliance avec Napoleon III, il deviendra empereur du Mexique et corollairement, son epouse sera imperatrice. Cette premiere partie se conclut avec leur arrivee sur le continent nord-americain.

Le scenario de Nury est effectivement une version tres romancee de ce qu'a du etre la realite. Je presume que des scenes comme celle de la visite du frere de Charlotte venu a Miramare voir sa soeur et se rendre ainsi compte de ce qui s'y passait ne s'est certainement pas passee comme celle qu'ont lit dans l'album, si jamais cette visite eut lieu. J'ai ete surpris par celle de la nuit de noces, je ne sais rien des moeurs et coutumes des cours royales europennes de l'Antiquite a nos jours et encore moins de celles en vigueur au 19e siecle, je ne lis pas Point de Vue-Images du Monde mais le fait que la chef-gouvernante verifie le drap apres que le mariage ait ete consomme tel ce qui se pratique chez les musulmans m'a laisse dubitatif. Est-ce que cela pourrait etre vrai? J'ai beaucoup aime par contre la scene de la nuit de noces qui s'avere un desastre annonciateur des troubles a venir. Et il y a plein de scenes du meme acabit. Le recit est tres bien ecrit, les personnages bien caracterises, avec une mention speciale pour celui d'Elizabeth d'Autriche, l'epouse de l'empereur, et donc devenue belle-soeur de Charlotte. Si, si, c'est Sissi immortalisee a l'ecran par Romy Schneider. Nury tord le cou a la soi-disant gentillesse et mievrerie de la femme vue au cinema et en fait une femme particulierement mechante et cruelle comme en temoigne la scene de la visite du couple imperial a Miramare. Nury alterne les moments de vie publique et de vie privee avec beaucoup d'aisance. Cela en devient en meme passionnant et on regrette que le livre s'arrete aussi abruptement, car j'ai vraiment envie de connaitre la suite. Il y a cependant une bevue malencontreuse, en effet, nulle part au debut, Nury nous explique que le recit commence a Bruxelles, cela n'aurait pas ete plus mal pour tous ceux qui comme moi ne savions rien de la vie de la princesse. Si on veut ecrire un recit historique, il est important de situer ou l'action se situe et de savoir qui est qui. C'est d'autant plus surprenant que la suite contredit puisque les explications sur les raisons qui ameneront Charlotte et son mari au Mexique sont claires et limpides. Ce qui n'est pas une evidence a faire.

Depuis que vous m'avez fait connaitre le dessinateur avec Texas Cowboys et Le marquis d'Anaon, moi aussi, j'aime ce qu'il fait et je suis avec attention sa production. Il a encore evolue et dans le bon sens. Le dessinateur avec le dessin tres gentil de ses debuts a muri et ses personnages ont gagne en substance, sa Charlotte est ainsi depeinte aux traits empreints de douceur puis au fur et a mesure que les infortunes se succedent dans sa vie et qu'elle prend de l'assurance afin de pallier aux insuffisances de son mari, sa figure se durcit et Bonhomme restitue tres bien graphiquement cette evolution psychologique. Les autres personnages sont egalement tres bien campes. Les decors sont aussi du meme niveau. Le reste, couleurs, cadrages, decoupage, contribue a faire de cette BD une excellente lecture.

Note finale, 4,5/5. C'est un brillant debut de saga qui devrait satisfaire tout le monde meme les plus exigeants

751. froggy - 16/11/18 20:21 - (en réponse à : Herve)
Manifestement, nous sommes en complete divergence sur les B&M post-Jacobs. Tu aimes Le baton de Plutarque et moi pas du tout, je pense que cette histoire de prequel est completement inutile a la saga de la serie. Tu n'aimes pas Le testament de William S. que j'ai par contre beaucoup apprecie, je l'avais meme mis dans ma liste des meilleurs albums de 2017 et au point ou je le considere comme le meilleur B&M de la reprise.

J'espere que l'on se retrouve sur Les sarcophages du 6e continent et L'onde Septimus qui sont atroces tous les deux.

750. heijingling - 16/11/18 20:11
Je pinaille rarement, mais un dessin qui se veut realiste peut le justifier: en commentaire, ils parlent du port de Nankin, et sur la carte, cela devient Nanjing, faudrait choisir, c'est comme si l'on disait une fois Londres, uis une fois London(d'autant plus que la transcription Nanjing n'etait jamais vraiment utilisee avant les annees 80.)

749. bert74 - 16/11/18 18:49
Après, faut assumer le patronyme "Van Dongen", quand t'es dessinateur... Ca doit rendre fébrile...

748. marcel - 16/11/18 18:13
Les personnages font un peu penser aux débuts de Rousseau, effectivement... qui aujourd'hui dessine Vasco.

747. Mr Degryse - 16/11/18 17:59
C'est pas beau comme du Martin....

746. Lobabu - 16/11/18 16:56 - (en réponse à : Marcel)
Je suis comme toi, c'est assez indéfinissable. Je trouve presque le dessin "fragile", mal assuré, avec des corps malingres mal placé dans les plans (comme en lévitation...). Cela me rappelle les deux 1ers albums de Condor, une série des années 80 dont à propos de laquelle tu as peut-être quelques souvenirs ?...

745. marcel - 16/11/18 14:28
Justement, j'aime Aubin, bien au-dela de son trait lui-même, pour la reussite de ses choix de cadrage et de mise-en-scene, pour sa capacite a rendre certaines scènes "iconiques", comme pouvait le faire Jacobs.

744. marcel - 16/11/18 14:26
Moi je trouve qu'il y a quelque chose qui cloche dans les cadrages et le placement des personnages mais j'ai du mal a mettre le doigt dessus. Un probleme de lisibilite et/ou de profondeur de champs, je sais pas. Je laisse les experts me dire s'ils ont le meme sentiment.
En tous cas, j'aime pas trop (alors que j'aime beaucoup Ted Benoit et Aubin).




743. bert74 - 16/11/18 14:25
Hervé, ce serait bien que tu arrêtes de parler de clins d’œil quand c'est du pompage éhonté et non assumé, ou du référencement à la truelle prenant les lecteurs pour des imbéciles...

742. Lobabu - 16/11/18 13:16 - (en réponse à : Hervé )
J'avais commencé à le lire cet été dans Ouest-France mais j'avais rapidement abandonné du fait du dessin justement. Il me semblait une copie besogneuse de celui de Jacob. Mais peut-être que la publication en journal ne rendait-elle pas justice au travail des dessinateurs. Je vais retenter car j'aime bien Sente (je préfère La machination Voronov cela dit).

741. herve - 15/11/18 23:07
Blake et Mortimer : la vallée des immortels #1

Après le très décevant « testament de William S », Yves Sente revient en force avec « la vallée des immortels », premier volume d’un diptyque qui se conclura fin 2019.
Tout d’abord, il faut souligner la qualité graphique de cet album, avec deux dessinateurs que je découvre avec cet album, Teun Bererik et Peter Van Dongen qui nous offrent des planches incroyables, très proches du style de Jacobs. Jamais depuis Antoine Aubin et Ted Benoit, je n’avais ressenti une telle émotion de retrouver la patte du maître du bois des pauvres. En outre, j’ai choisi de lire cette nouvelle aventure de Blake et Mortimer dans l’édition dite « bibliophile » qui présente des pleines planches (hors texte),de toute beauté. C’est d’ailleurs ce qui fait l’atout de cette édition numérotée et limitée à 7000 exemplaires, en plus d’une couverture alternative réussie (et de la présence d’un ex-libris)
D’ailleurs certaines planches, si l’on excepte celles directement inspirées par « le secret de l’Espadon » font écho à d’autres aventures de Blake et Mortimer. Je pense notamment à celles sur le British Museum qui me font furieusement penser aux planches sur le Musée du Caire, dans « le mystère de la grande pyramide ». Même le dialogue entre Mortimer et le professeur Bao Dong au restaurant du Savoy s’inspire de la conversation entre Mortimer et le professeur Amhed, au continental Savoy du Caire.
Yves Sente ne se contente pas de faire des clins d’œil aux canons de la série, mais il utilise aussi des personnages secondaires déjà présents chez Jacobs (je pense au « bon » docteur Sun Fo ) mais aussi dans ses propres albums, notamment « le bâton de Plutarque » (album le plus abouti au demeurant) avec le professeur Nathan Chase (que l’on entrevoit dans le préquel de l’Espadon) . Peut-être que les références un peu trop appuyées à Odilon Verjus et à William Gibbons (« le lotus bleu » Hergé) sont un peu gratuite, mais Yves Sente a fini par prendre l’habitude de distiller de tels clins d’œil dans ses albums.
Côté scénario, Yves Sente nous a concocté une histoire dense, riche en rebondissements qui nous tient en haleine tout au long de la lecture. Nous retrouvons un Olrik fourbe, retord et manipulateur à souhait.
J’ai hâte de découvrir la suite de cette histoire, de connaître le véritable but de la nouvelle invention du professeur Mortimer, le « skylantern », et du devenir de la fameuse « Aile rouge III ».
Ce nouvel opus de « Blake et Mortimer » est passionnant, et mérite une lecture soutenue, comme pour les albums signés Jacobs, signe d’une grande qualité.

Note : 4,5/5



740. froggy - 13/11/18 22:52
Gaultier & Caldene, La tragedie brune

L'action de cet album se deroule une decennie avant la Conference de Wannsee qui a fait l'objet d'un album que je vous ai chronique tres recemment. C'est le hasard combine des parutions de cette annee, de mes achats et de mes lectures qui ont fait se succeder si rapidement ces deux livres.

Le scenariste, Caldene, a adapte le recit d'un journaliste francais germanophile de l'entre deux-guerres, Xavier de Hauteclocque. c'est lui le heros de cette histoire qui n'est donc qu'un reportage sur l'Allemagne qui vient de succomber aux chants des sirenes d'Hitler et de son Parti National-Socialiste. Avant de monter dans le train, il peut lire la une d'un journal francais qui titre: "Quand l'Allemagne a la fievre, l'Europe est malade".

Ce reportage a lieu en novembre 1933, sa derniere visite a Berlin avait eu lieu 6 mois avant, les choses ont bien change entretemps et pas en bien comme nous le montre la BD. Des son arrivee a la gare principale de la capitale, il voit un petit rassemblement ou un nazi harangue la foule pour que les electeurs votent en faveur du plebiscite qu'Hitler a organise. Si ils votent non, cela sera comme trahir la Vaterland, eructe-t-il en postillonnant a tout va. La vie nocturne berlinoise a aussi bien change constate-t-il rapidement, de nombreuses boites de nuit et autres clubs ont ferme, les spectacles sont desormais devolus aux causes nazies. Les gens de la nuit, prostituees, souteneurs, mendiants, tout ce peit monde interlope a egalement disparu de la ville. Ils ont ete emmene ailleurs dans des camps. Il apprend egalement que des juifs sont arretes sans aucune raison et sont meme parfois executes par des SA ou des SS avec toute leur famille. Et puis il apprend que des camps de concentration ont ete crees, il ira voir et par la meme occasion rendra compte de ce que le nazisme signifie en province. Il y a bien entendu beaucoup d'autres choses que je ne peux pas ecrire ici par manque de place. Pour resumer, c'est le recit des debuts de la Bete Immonde. Le journaliste paiera de sa vie la publication de son recit car lors d'un autre voyage qui sera donc son ultime,il sera empoisonne par les nazis, son agonie durera 3 semaines. Ce que l'actuel President Poutine fait a ses opposants qui se refugient en Grande Bretagne.

Je ne sais pas comment cette BD est nee, est-ce que le dessinateur de pair avec son sceanriste a soumis son projet a un editeur ou bien est-ce que le scenariste seul a soumis son projet a un editeur et ensuite, ils ont cherche un dessinateur, Ou bien, est-ce que l'editeur ayant pris connaissance du reportage de Hauteclocque a cherche un scenariste et un dessinateur pour concretiser son projet. Il serait interessant de la savoir. Toujours est-il que le fait que le dessin soit tres ligne claire est une tres bonne idee. Ce style de dessin ne peut que renforcer le recit, le dessinateur s'est mis au service du scenario sans fioritures, artifices, coquetteries d'aucune sorte. Comme l'illustration de couverture nous le montre, c'est l'histoire d'un homme vetu de son impermeable qui marche et qui fait son boulot de reporter tout simplement. La realite qu'il decrit n'est pas belle a voir. Et comme nous le savons tous, elle sera encore moins belle plus tard pour carrement tomber dans la folie et l'horreur absolue ainsi que Wannsee l'a montre. "Le sommeil de la raison engendre des monstres" a dit le peintre espagnol Goya. Il en faudra du temps pour que cette anesthesie cesse en Europe de l'Ouest.

Le president Macron n'a pas tout a fait tort quand il compare ce qui se passe aujourd'hui aussi bien en Europe, qu'aux USA et au Bresil avec ce qui s'est passe dans les annees 30 et la montee des mouvement populistes de droite bien que le contexte economique soit completement different. Ce livre est la pour nous rappeler que Francois Mitterrand avait bien raison quand il prononca cette formule dans un de ses discours: "Le nationalisme, c'est la guerre".

Ce livre est formidable pour rappeler aux gens qui vivent en Europe de l'Ouest en 2018 la chance qu'ils ont de vivre en paix et dans une prosperite et un confort absolument inoui depuis 73 ans maintenant. C'est du jamais vecu dans l'Histoire recente. Il ne faut pas prendre cela pour acquis, rien n'est eternel et cela peut s'interrompre rapidement si on y prend garde. On attribue a Karl Marx le mot que l'histoire begaie, j'espere que la lecture de La tragedie brune contribuera a prouver qu'il s'etait aussi trompe sur ce point

Une fois n'est pas coutume, je terminerai ma chronique par cet extrait de Cabaret, la comedie musicale de Bob Fosse sur un sujet tres eloigne des grandes comedies musicales de la MGM, la montee du nazisme a Berlin en 1931. A chaque fois que j'entends cette chanson, je ne peux m'empecher d'avoir des frissons. Il faut dire que la sequence est admirablement filmee et montee ou comment en 3mn, Fosse nous montre comment un pays fut hypnotise par une bande de fous furieux. C'est brillant. Et n'oublions pas le plan final du film.





Note finale, 5/5. Par les temps qui courent, j'estime que ce livre est totalement indispensable. C'est passionnant de bout en bout

739. Lien Rag - 13/11/18 21:59 - (en réponse à : Binet)
Tout à fait d'accord avec Bert.
Binet explique s'être censuré dans cette BD, d'ailleurs, et évidemment je le regrette.

738. froggy - 13/11/18 18:14
Attention leger spoiler: la fin tourne au melo quand meme.

Je le relirai avec plaisir mais je ne sais pa sencore quand. J'ai tellement de Bd au pied de mon lit entre celles recemment acquises et celles que j'ai rapatriees de France.

Ce n'est pas plus mal d'ailleurs, cela me laissera le temps de l'oublier un peu.

737. suzix@bdp - 13/11/18 17:34
il me semble bien qu'après lecture je l'ai mis dans les "à vendre" oui. C'est pas une mauvaise BD, j'aime bien le dessin et l'intrigue est sympa. Les perso aussi mais je ne suis pas féru de cinéma alors cela me parle peu. J'avais imaginé un truc plus extravagant ou/et fantastique.

736. froggy - 13/11/18 17:21 - (en réponse à : Suzix)
Tu comptes le revendre?

735. suzix@bdp - 12/11/18 23:03
Si vous aimez le cinema et la BD, cet album est manifestement pour vous meme si vous ne connaisssez rien au giallo. Les autres devraient egalement aimer car c'est une bonne BD policiere tres divertissante.

je suis d’accord. Et ils peuvent l’acheter chez moi! (;0)

734. froggy - 12/11/18 18:41
Semerano & Headline, Midi-Minuit

Honte sur moi, je n'ai percute sur le titre de l'ouvrage que bien longtemps apres avoir en entame la lecture. Pour ceux qui ne le savent pas, le Midi-Minuit est ou etait (je ne sais pas si il existe encore) un cinema des Grands Boulevards specialise dans le cinema fantastique du genre les films de la Hammer avec Peter Cushing, Vincent Price ou Christopher Lee ou les films italiens du genre "giallo". Il faut dire que je n'y suis jamais alle, n'etant pas tres grand fan de ce genre de films. Je sais, j'ai tort et chacun sait que le tort tue. Or, cet album m'a donne envie de decouvrir ce cinema de genre. En effet, il consiste en un hommage au giallo. Petit probleme, ce n'est pas dans la banlieue de Washington que les cinemas du type Midi-Minuit fleurissent. Il va falloir eplucher les programmes de TCM et ce que Netflixx a en stock pour decouvrir ces films. Mon seul regret est que je suis quasiment certain que c'est mieux dans une salle avec des gens que tout seul devant un ecran de tele bien que mon canape soit outrageusement confortable.

Deux jeunes journalistes, l'un belge, l'autre francais, tres grand amateur de giallo, decroche le graal, en l'occurrence, un entretien exclusif avec un des metteurs en scene de giallo les plus celebres, Marco Corvo. Celui-ci les a convies a venir l'interviewer dans sa villa des environs de Bologne en Italie. Ce realisateur a cesse toute activite pres de 25 ans auparavant apres que son actrice principale, Luisa Diamenti, dont il avait fait une star a mysterieusement disparu en plein milieu du tournage de Lumiere noire, qu'il etait en train de mettre en scene. Le realisateur interrompit la production qui ne reprit jamais, par la meme occasion, il cessa de travailler et personne ne vit jamais le film car il ne sortit jamais en salles. Peu de temps apres leur arrivee a Bologne, une serie de meurtres debute dont les victimes sont tous des critiques de cinema qui n'aimaient pas les films de Corvo. Qui est l'assassin?

Douglas Headline, est pour celles et ceux qui ne le savent pas, le fils de Jean-Patrick Manchette, l'ecrivain de romans policiers bien noirs dont Tardi et maintenant Max Cabanes adaptent les romans en BD. Un chien ne fait pas des chats comme dit le proverbe et en ecrivant cette histoire, Manchette Jr a demontre qu'il est capable d'en ecrire une qui soit a la fois un recit policier et un hommage a une genre maudit. Il faut dire que le genre giallo n'avait pas tres bonne presse quand il etait fructueux. Ce qui correspond a une bonne dizaine d'annees, grosso-modo entre le mileu des annees 60 et celui des annees 70 selon le dossier consacre au genre qui ponctue le livre. J'ai ete ete donc embarque dans cette intrigue qui respecte les codes du genre et cette lecture s'est avere fort agreable en definitive. Outre l'intrigue, j'ai appris plein de choses sur un aspect meconnu du cinema italien, cinema qui fut florissant apres-guerre aussi bien qualitativement que quantitativement et qui fut tue par Berluscon. Le giallo avait contribue a sa maniere a sa bonne sante.

C'est evidemment en Italie que le scenariste est alle cherche son dessinateur. Je ne connaissais rien de celui-ci bien entendu car il est supremement inconnu de ce cote des Alpes. Cet album est donc pour lui une formidable opportunite de se faire connaitre chez nous. J'ai ete un peu surpris de son style quand j'ai entame ma lecture mais au fur et a mesure que celle-ci continuait, je me suis a l'apprecier de plus en plus et alors que je reposais le livre une fois fini, je pensais qu'il convenait tres bien au scenario. Habilement, le dessinateur a place des photos des films cites quand les heros regardent un de ces films qu'ils aiment tant. Il y aussi quelques legeres audaces graphiques, et d emise en pages. Mais attention, on n'est pas dans de l'avant-garde. Semerano ne se pose en revolutionnaire du dessin, il tient a donner plus d'impact a son histoire. Certaines sequences sont aussi tres bien decoupees et cadrees, elles auraient pu etre confuses mais elles ne le sont pas.

Si vous aimez le cinema et la BD, cet album est manifestement pour vous meme si vous ne connaisssez rien au giallo. Les autres devraient egalement aimer car c'est une bonne BD policiere tres divertissante.

Note finale; 4,25/5. Pour resumer, c'est une bonne BD tout court.

733. Bert74 - 12/11/18 13:42
je remets ici mes propos tenus sur le sujet "achats" à propos de L'Institution, donc :

149. Bert74 - 12/10/18 15:18
Des albums de Binet, pourtant déjà pas si souvent tendre avec les réalités sociales dans les Bidochon, L'Institution est de loin le plus amer, et c'est euphémisme.
C'est un véritable règlement de compte-confession de sa part, avec même une dénonciation claire des dérives pédophiles de l'église. Et tout ça dès 1981.

Ca m'étonne qu'il ne soit pas plus cité en référence dans le débat public actuel.

Pas lu depuis longtemps, mais sa lecture m'avait vraiment marqué.

732. yancomix - 10/11/18 12:54
Le meilleur livre de Binet, un chef-d'oeuvre de la bd autobio ! (avec, dans un autre registre, "Déconfiture au petit déjeuner")

731. froggy - 10/11/18 00:51
Binet, L'institution

Je n'avais jamais entendu parler de cette BD avant que je n'en apprenne l'edition qui est donc en fait une reedition sortie l'ete dernier. Il semble que les ajouts aux editions precedentes consistent en un avant-propos de Binet et d'un entretien qui sert de postface a l'ouvrage.

Dans cet album, l'auteur nous raconte son enfance dans une ecole privee catholique durant les annees 50. Cela donne lieu a des saynetes de longueur variable, de la demi-planche a plusieurs, et que je qualifierai de tragi-comiques. Comment ne pas sourire et meme parfois rire a ce que les cadres de l'institution decrite par Binet enseignent a ces enfants? Et en meme temps, comment ne pas fremir en lisant cela aujourd'hui? En 2018. Egalement, comment ne pas fremir quand on voit ce que les gosses se font subir entre eux? Les enfants sont souvent cruels entre eux que ce soit aussi bien en pension ou ils se retrouvent en vase clos que dans un etablissement scolaire qu'ils quittent le soir pour le retrouver le matin. Et Binet nous montre avec pudeur ce qu'il dut endurer. Il precise que tout ce qu'il raconte est strictement authentique, il n'a fait que condenser quelques personnages en un seul et quelques situations vecues en differents lieux, dans cet endroit unique qu'est ce pensionnat ou il aura passe 9 ans qui sont peut-etre les plus importantes de la vie d'un homme ou d'une femme et laissent une trace indelebile en chacun de nous. Avec justesse, l'auteur restitue le fait qu'un enfant est seul bien que vivant dans une collectivite.

On connait tous le dessin de l'auteur grace a ses Bidochon. Ici, il est legerement different. On sent moins le sarcasme, l'ironie qui baignent cette serie. Ici, comme il dessine des enfants, il y a plus de tendresse. Ce sont les adultes qui comme d'habitude ne sont pas montres sous leur meilleur jour. C'est moins mechant car l'auteur ne fait pas une critique acerbe et acide d'une France beaufisante, il ne fait que constater une realite qu'il a vecue et cela n'a pas ete drole tous les jours. Le dernier recit est tres, tres triste et resume bien l'atmosphere generale du livre.

Une derniere chose, il est difficile de ne pas penser aux Paracuellos de l'espagnol Gimenez qui lui aussi a raconte son enfance dans une pension de son pays. La difference notable est que lui, il a grandi sous le regime franquiste et la France meme de Vincent Auriol et Rene Coty est quand meme plus supportable. Par contre, les humilaitions et brimades que subissent les enfants sont tout aussi traumatisantes de part et d'autres des Pyrenees. Les deux BD sont parues quasi simultanement dans Fluide Glacial et ce n'est pas un hasard, Binet est redevable a Gimenez, il dit qu'il n'aurait pas fait sa BD si l'espagnol n'avait pas fait la sienne.

Note finale, 4/5. C'est BD tres poignante et souvent emouvante qui laisse cependant un souvenir amer a cause de la tonalite de l'ensemble et de la profonde tristesse que degage la fin.

730. froggy - 09/11/18 00:35 - (en réponse à : Bertrand)
Le film est cite a la fin de l'ouvrage parmi les references. Je ne peux pas te le dire, je ne l'ai jamais vu.

729. pierrecédric - 08/11/18 15:58
Toujours rien de tordant dans "One punch" pour le moment.

728. Bert74 - 08/11/18 13:34 - (en réponse à : froggy)
Pas lu cette BD, Wannsee, (juste les premières pages sur internet) mais j'ai l'impression que l'auteur s'est fortement inspiré pour la mise en scène du (remarquable) téléfilm Conspiration avec Kenneth Branagh, qui exposait en temps réel le déroulement de la conférence de l'arrivée des protagonistes à leur départ. Ce téléfilm était d'ailleurs un remake.

727. froggy - 08/11/18 01:00
Le Henanff, Wannsee

Le sujet de cet album a trait a une reunion de quelques hauts cadres nazis qui a eu lieu a Berlin en janvier 1942. Cette reunion qui ne dura qu'une heure et demi aura change la face du monde rien de moins puisque c'est la que fut enterinee la solution finale, c'est a dire l'extermination des juifs, un processus deja commence quelques mois auparavant. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils auront malheureusement reussi en partie leur but, n'en deplaisent aux negationnistes.

Comment traiter l'innommable? C'est ce que l'auteur a tente de faire.

Le livre est decoupe en trois temps, la preparation de la reunion, puis la reunion proprement dite qui commence par la presentation de ses membres avec a leur tete et son organisateur, Heydrich, et son bras droit, Eichmann, et enfin l'epilogue ou chacun de ces hauts fonctionnaires repartira vers leurs bureaux respectifs afin de mettre en application la decision la plus epouvantable qui soit.

L'auteur a livre un ouvrage aussi froid que la meteo hivernale qui couvre Berlin ce matin la. En effet, la Conference de Wanssee ne fut qu'une reunion de techniciens qui vont parler, avec aussi peui d'emotions que posssible, d'assassiner de millions d'etres humains, comment organiser ce massacre collectif et comment faire. Cela aurait pu aussi bien etre une reunion de cadres dans une entreprise qui deciderait de mettre en oeuvre un programme de grande envergure et des problemes logistiques auxquels ils sont confrontes. Mais cela ne fut pas le cas, la Shoah sera le fait d'une liquidation de type industriel, les nazis extermineront les juifs a la meme cadence que Bayer produit ses cachets d'aspirine. Le Henanff a tente d'animer cela et de restituer aussi fidelement que possible comment une telle monstruosite est devenue une triste realite. Il rend bien compte que la solution finale n'est que la derniere etape d'une logique implacable qui a commence par les lois de Nuremberg dont une des visees est l'exclusion des juifs de la vie politique, economique et artistique en Allemagne. Elles furent edictees en 1935 et un de ses redacteurs, Wilhelm Stukart, fait d'ailleurs partie de la reunion. Autant l'ecrire, c'est passionnant, l'auteur a tres bien reussi a rendre son sujet moins aride, on tourne les pages rapidement bien que parfois, je reposais le livre afin de mieux digerer ce que je lisais car ce n'est rien de moins qu'une reunion de monstres qui decident de commettre des actes encore plus monstrueux et cela donne envie de vomir tellement c'est horrible. Les mots sont faibles pour exprimer ce que je peux ressentir face a cela.

L'auteur insiste beaucoup sur le caractere secret de la conference. En effet, alors que l'administration nazie, enregistrait et conservait enormement de choses, des plus utiles aux plus terribles, telles les listes des noms des juifs envoyes dans les camps de la mort alors qu'ils allent monter dans les wagons a bestiaux qui les meneraient a leur destination finale, ici, le secret le plus absolu est exige des participants. Il leur est demande de ne faire aucune copie et de ne communiquer a qui que ce soit la teneur des documents qui serviront a la reunion. Il en est de meme du proces-verbal de la reunion dont toutes les copies furent detruites sauf une miraculeusement pour les historiens qui permirent d'etablir grace a lui l'existence de la Conference de Wannsee.

C'est le premier album de Fabrice le Henanff que je lis. Son dessin est extremement classique, il est manifestement alle a une ecole artistique et a du dessiner de nombreux nus tellement son style est academique. On pourrait qualifier cela de reproche pour un autre sujet que celui-la mais ici, j'ai trouve que ce style renforcait son propos. C'est un style un peu empese et il accentue la lourdeur du recit. Ainsi qu'il l'ecrit dans un avant-propos, il a dessine ses nazis tres beaux en accordance avec les portraits et photographies officielles du IIIe Reich. Il en est de meme du decor car la villa Marlier ou a eu lieu la conference est un tres beau batiment. Comment tant de beaute peut dissimuler autant d'horreur?

Le seul bemol que je ferai a ce livre est la metaphore evidente de la petite sequence du chat qui chasse puis mange le rat dans la cuisine vide alors que la conference prend place a l'etage au dessus. Le Henanff l'a dessinee selon la methode cinematographqiue du montage parallele. C'est evidemment une reference a Maus de Spielgeman dans lequel l'artiste americain a dessine les juifs sous la forme de souris et les nazis sous la forme de chats. Je ne suis pas un specialiste des rongeurs, or, il se trouve que tel que dessinee, la bestiole ressemble plus a un rat qu'a une souris du fait de sa taille. Je ne sais pas quelle etait l'intention de l'auteur quand il a concu cette scene et ses intentions ne peuvent etre que bonnes mais cela me gene terriblement que les juifs soient compares a un rat.

L'epilogue consiste en une rapide biographie des membres de la conference. Heydrich est mort quelques mois plus tard des suites d'un attentat commis pas la Resistance Tcheque, la plupart fort heureusement sont morts en 1945 lors de la chute du Reich. Mais certains ont survecu, Eichmann a leur tete mais celui-ci fut rattrape par le Mossad a Buenos Aires en 1960; par contre de nombreux autres vecurent plus ou moins longtemps et moururent dans leur lit paisiblement. Il y en a meme un, Georg Leibbrandt, qui acquitte au Proces de Nuremberg vecut le reste de sa carriere scientifique aux Etats-Unis. Il n'est decede qu'en 1982. Si il n'y a pas toujours de justice en ce bas monde, j'espere qu'il y en a une dans l'au-dela pour tous ceux qui ont participe a la Shoah.

Note finale, 4.25/5. C'est un livre remarquable au sens premier du terme, c'est a dire un livre que l'on remarque. Le sujet est ardu et horrible mais traite d'excellente maniere. A lire donc.


726. torpedo31200 - 06/11/18 15:21 - (en réponse à : post # 725)
Y a aussi du McKean, pour 2 histoires et la couverture.

725. suzix@bdp - 05/11/18 15:47
Lu Traces de la grande guerre collectif chez On a marché sur la bulle (octobre 2018)

Les premières histoires (disons les 2/3 de l'album) sont vraiment sympa à lire et les dessins avenants. La fin, je suis un peu moins emballé. Par contre, je vous invite à regarder la liste des auteurs qui est vraiment intéressante.

Pour les dessinateurs je note Adlard (Walking Dead), Maël (Notre mère la guerre qui est donc en terrain connu), Riff Rebs (Le loups des mers, Hommes à la mer, A bord de l'(étoile Matutine), Von Kummant (Gung Ho), Kris et plusieurs japonais que je ne connais pas. Et parmi les scénaristes, Ducoudray, Díaz Canalès, Lapière, Hautière, Morvan ...

724. froggy - 02/11/18 22:16 - (en réponse à : Quentin)
Il sera assurement dans le haut du panier de mon palmares de fin d'annee.

723. Quentin - 02/11/18 19:19 - (en réponse à : Froggy)
Tout à fait d’accord avec toi. C’est la meilleure BD que j’ai lue cette année. J’espère qu’elle remportera les meilleurs prix car elle les mérite amplement

722. froggy - 02/11/18 18:19
Franc et Tubiana, Guantanamo kid, l'histoire vraie de Mohammed El-Gorani

Le hasard de mes achats et de l'ordre de mes lectures a fait suivre rapidement la lecture de cet album apres le dernier volume du deuxieme cycle du Pouvoir des Innocents, Car l'enfer est ici. En effet, si le deuxieme est une fiction qui utilise les attentats du 11 Septembre 2001 a New York a des fins romanesques, cet album est bien au contraire une histoire vraie qui relate les consequences de cet evenement sur la vie d'un jeune adolescent saoudien d'origine tchadienne car ses parents ont emigre avant sa naissance en Arabie Seoudite. On dit souvent que la realite depasse la fiction, c'est bien le cas ici et c'est terrifiant.

Le jeune homme ne en 1987 n'a que 14 ans en 2001. Ce detail a son importance dans son recit. Pour diverses raisons expliquees dans l'album, il part s'installer au Pakistan. Quelques temps apres les attentats, un vendredi soir, en sortant d'une mosquee de Karachi ou il etait alle prier, il se fait arreter par la police locale et conduit en prison ou on l'interroge et ou on le torture meme. On le somme d'avouer qu'il fait partie d'une cellule d'Al-Qaida. Il y restera plusieurs semaines et finalement sera transfere a la base americaine de Guantanamo a Cuba apres qu'il ait ete vendu par les autorites pakistanaises a celles americaines, il y restera incarcere jusqu'en 2009 sans avoir avoir jamais ete juge. Il y sera reste 8 ans alors qu'il est innocent car le principal acte d'accusation des autorites americaines a son encontre est qu'il aurait ete un membre d'une cellule Al-Qaida a Londres en 1993. L'annee de ses 6 ans!!!!

L'album raconte comment Mohammed survivra a ces terribles epreuves. Il fait preuve d'une resistance mentale que je qualifierai d'exceptionelle afin de ne pas succomber a la folie comme cela arrivera a d'autres de ses autres infortunes compagnons de prison. On apprend ainsi quelle peut etre la vie quotidienne dans un tel endroit qui est hors du droit, il ne parlait pas l'anglais, il l'apprendra grace a ses interrogateurs mais aussi par certains soldats qui se sont pris de sympathie pour lui. Il raconte les humiliations subies, les outrages commis au Coran par d'autres soldats, il faut dire que Mohammed est un msusulman tres pratiquant, la liste est longue, beaucoup trop de que ce jeune garcon et ensuite jeune homme a du endurer. Il s'en sortira grace a l'intervention d'un avocat de Washington revolte par ce que son gouvernement commet au nom de represailles pour le 11 Septembre.

A ce recit absolument passionnant, je l'ai lu d'une traite et sans aucune interruption, s'ajoute le dessin d'Alexandre Franc que je ne connaissais pas jusqu'a present. C'est un dessin que je pourrai qualifier d'enfantin mais ce n'est pas le cas du tout. Bien au contraire, cette apparente simplicite renforce la puissance du recit, Franc dessine tres bien ses personnages, les decors n'existent que pour servir les scenes, il n'y pas de gras dans cet album, il fallait etre efficace afin de lui donner plus d'impact. En ce qui me concerne, l'objectif a ete reussi.

Cela fait longtemps maintenant que je n'idealise plus les USA, depuis que j'ai appris, vu et vecu de nombreuses choses en fait. Ce livre n'est pas vraiment a la gloire du pays qui a contribue a liberer l'Europe du joug nazi durant la 2e Guerre Mondiale, bien au contraire.

Note finale, 5/5. Un livre inoubliable et au risque d'ecrire un cliche, que j'estime necessaire.

721. froggy - 30/10/18 19:07
Chapron et Dodo, Une histoire corse

Cetr album vous emmenera un peu partout dans le monde et un peu partout dans le temps puisqu'elle se deroule en Corse bien sur, mais aussi a Marseille, Paris, Saigon en Indochine francaise et en Algerie francaise egalement. Quant a l'action elle s'etale de 1942 a nos jours.

En 1982, Catherine en vacances dans sa famille dans l'Ile de Beaute rencontre par le plus grand des hasards un jeune homme qui s'avere etre son demi-frere, Antoine de son prenom. En effet, il s'avere que la mere de Catherine avait eu un autre homme dans sa vie avant qu'elle ne rencontre celui qui allait etre son pere a elle. De ce point de depart, Dodo a imagine une histoire plutot complexe ou s'entremelent amour et haine, mafia, drogues et autres trafics, et puisque nous sommes en Corse, vendetta et nationalisme bien entendu. Catherine etait bien loin d'imaginer tout ce qui allait arriver et tout ce qui s'etait passe quand elle etait venue se reposer cet ete la.

Je n'aime pas du tout le terme de roman graphique, je crois que je l'ai deja ecrit ici meme quelques fois. Cependant, il me faut admettre que ce vocable utilise par les marketeux des maisons d'edition sied remarquablement pour cet ouvrage. C'est un veritable roman ecrit la si ce n'est qu'il a ete dessine. On est embarque dans un tourbillon d'amours et de passions contrariees, avec toute une floppee de gens plus ou moins bien intentionnes aux interets parfois contradictoires, ce qui evidemment entraine des situations conflictuelles qui ne se resoudront pas toujours a l'amiable. Dodo a ainsi tisse une trame qui s'epaissit au fur et a mesure. J'ai bien aime au debut mais au fur et a mesure que le recit avancait et que Dodo ajoutait une couche supplementaire dans son intrigue, j'etais de moins en moins pris, a vouloir embrasser trop d'elements a la fois, elle m'a largue dans tous ces virages. Ne vous meprenez pas, tout est a parfaitement comprehensible et la construction est remarquable, on ne s'y perd pas du tout dans ces meandres dramatiques. Seulement voila, et au risque de ressembler a l'emperereur Joseph II d'Autriche dans Amadeus qui reprochait a Mozart qu'il y avait trop de notes dans L'enlevement au serail, je trouve qu'il y a un trop plein d'intrigues dans cette histoire.

J'ai decouvert Chapron cet ete avec le remarquable Attentat dont je vous avais deja fait part. Cet album ne fait que confirmer son talent. Decors et personnages sont bien campes. Les personnages spnt bien characterises. Comme aux plus belles heures des films de Claude Lelouch, les periodes passees sont traitees de facon sepia pour reprendre un terme cinematographique, je ne connais pas le mot pour la BD. C'est un procede tres simple et tres efficace toutefois qui ne perd le lecteur entre les scenes ayant lieu dans le passe et celles se deroulant dans le present. Chapron s'est mis au service du scenario de Dodo et a essaye de la dessiner avec tout son talent, en ce qui me concerne, c'est une mission reussie.

Note finale, 3,5/5. Malgre ce que j'en ai ecrit, c'est une tres bonne BD et j'ai passe un bon moment a la lire. Le scenario aurait cependant gagne en simplicite, comme dit le proverbe le mieux est parfois l'ennemi du bien.

720. froggy - 30/10/18 17:51 - (en réponse à : Piet)
Tout a fait, il y a avait des types tres dangereux egalement autour de lui, Donald Rumsfeld entre autres.

719. Piet Lastar - 30/10/18 10:12
"Je ne crois pas que Bush Jr soit suffisamment intelligent pour etre aussi machiavélique."
C'est sur mais il n'était pas seul...

718. froggy - 28/10/18 23:54 - (en réponse à : Piet)
Ma these est l'officielle bien sur. Je ne crois pas que Bush Jr soit suffisamment intelligent pour etre aussi machiavelique.

C'est marrant et je passe du coq a l'ane par la meme occasion, je ne le supportais quand il etait a la presidence, rien que le son de sa voix me donnait une crise d'urticaire, c'est vous dire. Quand je vois l'hysterique qui y est maintenant, il me prend de le regretter. Et je ne suis pas le seul.

717. pm - 28/10/18 16:58
Et je veux juste parler de décence. Si en plus l’histoire part sur les théories du complot c’est le bouquet.

716. pm - 28/10/18 16:49 - (en réponse à : Piet)
Je veux dire dans les camps pas pendant la guerre.
Je pense que tu avais très bien compris.



 
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