Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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1125. froggy - 23/01/19 23:06
Tant mieux pour toi, qu'il t'ait plu. De mon cote, il n'est pas passe. Si tu veux, je te refourguerai mon exemplaire. Et gratuitement bien sur. Passe le prendre a la maison quantd tu veux.

1124. marcel - 23/01/19 22:58
J'ai pas lu cet album, mais moi j'aime bien le dessin de Zezelj d'habitude. Et meme sur cet album-ci, je suis alle voir, ca ne merite certainement pas tes invectives.


1123. froggy - 23/01/19 22:46
Zezelj et Paljan, Les pedes

Ou apres les couvertures mensongeres, les editeurs, ici Mosquito, proposent des pitch mensongers.

Voici le texte figurant au 4e plat de cet album, je le recopie tel quel:"Un gamin croate regarde avec naivete l'amitie entre son grand frere et son copain Vanjac mais dans un petit village perdu au bout d'un monde arriere et borne il n'y a pas de place pour la difference..." C'est ce texte qui m'a incite a l'acquerir. Tout d'abord une BD faite par deux auteurs croates, c'est suffisamment rare pour que cela attire l'attention. Cela me permettra d'en savoir un peu plus sur ces contrees. En plus, le sujet, des amours malheureuses confrontees a un environnement hostile est toujours un theme qui est capable de m'attirer car derriere une apparence severe et bourrrue, je cache une ame sensible et delicate au coeur gros comme ca. Je suis tres triste a la fin de Romeo et Juliette/West Side Story et le dernier acte de La Traviata m'emeut toujours autant. Que ce soit des amours heterosexuelles ou homosexuelles masculines ou feminines n'a aucune importance, le plus important est que ce soit une histoire d'amour contrarie par les autres. Le seul bemol qui m'a un peu fait hesiter est le titre que je trouve tres racoleur si ce n'est vulgaire.

Voila ce que j'ai lu et attention spoiler mais cela na aucune importance: c'est le dernier jour de classe et David et Vanjac, qui doivent 16/17 ans, ne sont pas la pour la petite ceremonie qui marque la fin de l'annee scolaire. Jacob, 12/13 ans, rentre chez lui, il parle avec sa mere et un ami de ses parents, Peko. Elle lui demande d'aller chercher son frere aine qui se trouve comme a son habitude avec son ami au pied d'un gros cerisier. Une semaine plus tard, la famille va a la ville voir David qui travaille maintenant chez Peko comme manutentionnaire dans sa boutique. Apres une discussion fort interessante et passionnante qui se deroule sur 2 planches, discussion declenchee par Jacob qui s'enquiert de savoir ce que l'oiseau dans sa cage mange. Du coup, cela lui a donne l'envie d'avoir un oiseau aussi. On lui rappelle que la semaine d'avant c'etait un chien, puis avant, un chat, et meme un singe. Alors, il va retrouver son frere aine pour lui donner l'ipad confie par Vanjac pour son ami. Plus tard, le gamin veut une nouvelle paire de baskets comme celle de Vanjac. Puis, on apprend David ne s'est pas presente a son travail. On apprend aussi que Vanjac serait avec lui. 3 jours passent et les recherches se poursuivent activement. Jacob leur a enfin dit qu'il etait possible que les deux garcons soient au cerisier. Tout cela n'empeche pas la mere d'emmener Jacob au marche pour lui acheter une nouvelle paire de baskets. Au moment de regler, son portable sonne, elle decroche et elle s'evanouit rapidement car on a retrouve les deux adolescents pendus a l'arbre. On passe directement a la scene du retour du cimetiere et dans la voiture qui les ramene, on discute de choses essentielles et importantes dans de tels moments telles que de savoir si il faut mettre la climatisation ou et si une Renault vaut mieux qu'une VW. Puis le fils se met a jouer a Boule et Bill en cachant les yeux du conducteur et demande tout en riant, "devine qui c'est?". La voiture fait une embardee, s'arrete et la mere interdit a son ami de toucher a son fils. FIN.

Vous avez remarque la difference. Je ne sais pas si j'ai lu le meme livre ou bien si l'editeur ou l'imprimeur et on intervertie les quatrieme plats. Je n'ai lu lnulle a presence d'un village d'arriere, element d'un environnement hostile des qu'il y a une histoire d'amour entre deux hommes ou quoi que ce soit d'autres qui ferait de cet album un drame a faire pleurer les chaumieres du Marais a Paris, du West Village a New York, de Dupont Circle a Washington, de West Hollywood a Los Angeles et du Castro District a San Francisco ou tout autre ames sensibles vivant ailleurs. Seul le titre indiquerait la nature de la veritable relation qui unit les deux garcons, mais le scenario ne corrobore pas ce fait. Et je vais m'arreter la pour la critique du scenario car j'ai deja passe trop de temps a ecrire cela.

Pour le dessin, en un mot et meme plusieurs, il est moche, laid, horrible, degueulasse, a gerber, pas beau, hideux, inelegant, repugnant, affreux, atroce etc. Et certaines planches ou/et cases sont rigoureusment incomprehensibles.

Je sais bien que ma critique donnerait presqu'envie de le lire comme on a envie de voir Plan 9 from outer space, le film d'Ed Wood, histoire de savoir que peut bien etre le plus mauvais film du monde. Il se trouve que la, on peut en rire a plusieurs quand on est dans une salle de cinema. La lecture etant un plaisir solitaire, vous aurez du mal a faire partager votre hilarite. C'est tellement moche que c'en est meme pas drole.

Note finale, 0/5. De la merde, purement et simplement

1122. Quentin - 23/01/19 16:31

1121. Quentin - 23/01/19 16:27
Je dirais même monstrueux

1120. Victor Hugo - 23/01/19 10:50
Et le dessin est dégueulasse.

1119. Quentin - 23/01/19 10:14
C'est vrai que la narration de "Moi ce que j'aime, c'est les monstres" n'est pas linéaire. Elle est déroutante, très ardue et demande un véritable effort intellectuel. En ce qui me concerne, ce n'est qu'après environ 300 pages, quand Anka commence à raconter sa vie, que j'ai accroché à l'album.

Cette BD a clairement beaucoup de défauts. C'est long, c'est lourd, c'est confus, ca n'avance pas. Mais c'est en même temps un voyage dans les tréfonds de l'âme humaine et de la société. En tout cas, pour un premier album, ca en jette vraiment.

1118. heijingling - 23/01/19 06:03 - (en réponse à : vh1115)
Impossible n'est pas français, essaie encore, échoue encore, échoue mieux.

1117. Danyel - 22/01/19 20:23
Je lis TRA au Japon, à la médiathèque de l'Institut français.

1116. froggy - 22/01/19 15:58 - (en réponse à : Laurent)
Alors, cela doit-etre moins bien si tu n'y bosees plus.

1115. Victor Hugo - 22/01/19 12:52
Moi, ce que j'aime c'est les monstres
Impossible à lire, j'ai pourtant essayé.

1114. Victor Hugo - 22/01/19 12:51
C'est très bien Télérama, j'y ai bossé, c'est dire!

1113. Mr Degryse - 22/01/19 10:52
Même si Telerama est grandement et souvent critiquable ( bien moins que les inrocks selon moi) , il reste un des derniers magasines qui proposent à la fois des critiques littéraires, des avis sur le ciné,cds, bds,théatre, livre jeune, exposition musée, concerts et aussi quelques articles plus ou moins intéressants.

1112. heijingling - 22/01/19 01:15
Non, mais je ne le lis pas quand je suis en France non plus :)
Cela dit, il y a des critiques de films, de disques, de livres, donc on peut aussi le lire pour se tenir un peu au courant de l'actualité culturelle.Par contre, je ne comprends pas non plus le délire de lire Pariscope à NY.

1111. froggy - 22/01/19 00:09
Remarque que l'interet de lire Telerama quand on habite la Chine est assez limite, non?

Cela me rappelle que, toutes les semaines, je pouvais trouver a New York chez un marchand de journaux du Village, Une Semaine de Paris: Pariscope, je n'ai jamais compris ce que cela y faisait.

1110. heijingling - 20/01/19 23:02
Je n'aime ni ne lis télérama (ni les inrocks, ni libé, ni elle,etc.), mais j'aime Moi, ce que j'aime c'est les monstres , et aussi Johan et Pirlouit, mais ce sont des oeuvres assez différentes. Du moins, je trouve.

1109. herve - 20/01/19 21:21
Moi, ce que j'aime c'est les monstres

Emprunté à la médiathèque, je n'ai pas réussi à dépasser le tiers de l'album. Graphiquement, c'est assez surprenant voire parfois somptueux mais je n'ai pas accroché du tout à l'histoire.
A réserver aux lecteurs de Télérama :-) ou au membres du jury d'Angoulême 2019.

Je suis peut-être passé à côté d'un chef d’œuvre, mais je préfère nettement me replonger dans l'intégrale de Jehan & Pirlouit de Peyo (Niffle) que je viens de rouvrir ce week-end.

1108. froggy - 20/01/19 01:32
Marc Jaguar 2, Les camions du diable

Ou voila une suite que personne n'attendait et surtout que personne n'avait demande.

Marc Jaguar est temoin d'un accident de voitures. Pendant que les conducteurs des deux vehicules entres en collision s'invectivent, un clochard derobe une valise du siege arriere de la Renault 4 CV qui appartient a l'un des automobilistes. Il l'ouvre, se dit, "Mince alors! C'est bien ma veine de tomber sur un truc comme ca!". Il la referme y laissant son contenu et la jette finalement dans un petit etang. Plus tard, le conducteur de la 4 CV qui s'est retrouve passager d'une depanneuse s'apercoit du vol. Il se fait arreter dans un cafe, demande a telephoner et annonce a son correspondant a l'autre bout du fil de ce qui s'est passe, il donne les coordonnees de Jaguar qu'il pense etre le voleur. Puis il est pris d'un malaise soudain, et s'effondre alors qu'il etait toujours en communication. Il est mort constate le cafetier quand celui-ci decouvre le corps inanime dans la cabine telephonique. Un autre client de l'etablissement et a l'allure louche qui se trouvait la par hasard (ou pas) fait s'eloigner le tenancier et s'empare de la valise que le maintenant defunt avait avec lui.

Ca, c'est le point de depart de l'histoire que Tillieux avait commencee. Or, la prepublication de Risque-Tout, l'autre hebdomadaire de BD des Editions Dupuis avec Spirou, s'arreta pour cause d'insucces et avec lui, Marc Jaguar. L'auteur le remplacera par par Gil Jourdan. Quant au scenario, curieusement, Tillieux ne le reprit jamais comme il le fit pourtant si souvent en recyclant ses scenarios de Felix pour Tif et Tondu, Jess Long et Natacha surtout. Pourquoi cela? Nous ne le saurons jamais bien entendu. Comme nous ne saurons jamais ce que Tilleux avait imagine, un dossier en debut de l'ouvrage nous apprend que le dessinateur n'avait laisse aucune note, aucun synopsis.

J'avais decouvert ces 8 planches dans une version noire et blanche dans le numero des Cahiers de la BD consacre a l'auteur et bien sur, je mourrais d'envie de connaitre la suite, cela avait l'air tellement bien. Cela date de 1956, il aura fallu donc 62 ans pour la decouvrir. Le grand ami de Tillieux, Francois Walthery aide d'Etienne Borghers (qui lui avait ecrit quelques Natacha) au scenario et de Jean-Luc Delvaux au dessin. Il leur faudra 65 planches pour resoudre cette enigme alors que pour Tillieux, 44 auraient ete largement suffisantes. On ne va pas tourner autour du pot 107 ans, et autant appeler un chat un chat, ce n'est pas un tres bon album, ce n'est meme pas un bon album du tout.

Les scenaristes font voyager Jaguar dans toute la France, de La Baule a Monte-Carlo en passant par Paris, Rouen et Valence dans la Drome, mais a la difference de celui d'Asterix, le lecteur s'ennuie ferme au tour de France de Marc Jaguar. Outre les lieux de l'action , Borghers et Walthery ont multiplie les personnages, surtout ceux des mauvais, car attention en traversant une telle BD, un trafiquant peut en cacher un autre. Et qu'est-ce qu'ils trafiquent ces trafiquants? Des armes, de la drogue, des secrets divers qu'en sais-je? Et surtout quelle importance, c'est le fameux McGuffin cher a Hitchcock. Le personnage de Jaguar est caracterise a la Tillieux, c'est un dur et apre au gain. Mais a un tel point qu'il en devient antipathique bien que la fin le rachete un mais il est trop tard, le mal est fait chez le lecteur, Marc Jaguar n'est pas tres sympathique.

Tillieux faisait dans le lineaire avec un minimum de personnages, tous marquants meme si on le ne les voyait que le temps d'une seule case ici. En multipliant les personnages et les lieux ou l'action se deroule, les auteurs ont rendu l'album tres confus. Le lecteur suit le deroulement mais a peine, il risque d'etre largue dans le virage. Si cela avait ete un film, il aurait ete rigousement incomprehensible. L'humour si cher a l'univers de Tillieux est evidemment vehicule par les bons mots et reflexions de l'acolite frenetique de Jaguar, mais ils ne sont pas aussi percutants que ceux inoubliables de Libellule.

Un autre probleme que j'ai eu en le lisant est venu des dialogues ou on peut lire des trucs comme "Fils de p...!, Me..e!". Le probleme est que la BD se presente vintage, comme si elle avait ete dessinee a l'epoque. Or, il est absolument impensable que de tels dialogues auraient figure dans une publication Dupuis en 1956 du fait de la famille Dupuis, d'une part, et de la loi francaise de juillet 1949 sur les publications destinees a la jeunesse. De tels dialogues meme avec les trois petits points sont totalement incongrus, c'est vraiment une fausse note, une de plus me direz-vous dans une partition qui est partie a la derive tres rapidement.

Je ne connaissais pas le dessinateur, Jean-Luc Delvaux, jusqu'a present. Il a fait un travail tres honnete, consciencieux mais sans genie, tel l'artisan habile dont on sait que le dessin ne deplaira a personne. Il s'est particulierement attache a bien dessiner les nombreuses voitures qui parsement le recit, il faut dire que Tillieux etait un maitre en la matiere, et en cela, Delvaux fut un bon choix, ses automobiles sont impeccables. Ses personnages sont pas mal mais sans plus, il sont un peu trop caricaturaux et pas assez realiste, un juste milieu que Tillieux maitrisait tel un orfevre dans les premiers Jourdan. Mais tout depend de ce qu'on lui avait demande. Vintage ou hommage moderne?

Note finale, 1/5. Je note large grace au dessin des voitures, c'est bien la seule chose qui valent la peine de lire cette BD. Parce que pour le reste, peuh...!

1107. torpedo31200 - 18/01/19 20:53 - (en réponse à : marcel - post # 1106)
Tu peux commencer à l' envisager pour les 2 derniers Trondheim que tu as pris mercredi. Car ce sont loin d' être ses 2 meilleurs. Mais très très loin.
Ou alors tu les ramènes à ton point de vente, en prétextant qu' on te les a offert et que tu les possèdes en double.
Ou alors tu créées un mouvement de manifestation pour que Lewis cesse de se disperser avec 5 scénarios/an depuis qu' il a dépassé les 50 ans.

1106. marcel - 18/01/19 01:03
Non, mais je devrais. Mais j'ai la flemme de passer par EBay, de faire des colis et ces conneries. Et pas grand monde reprend des BD sur Nice, les bouquinistes ont ferme les uns apres les autres.

1105. froggy - 18/01/19 00:04 - (en réponse à : Marcel)
Ton avis sur le dernier MAM me conforte lorsque j'ai decide de de ne pas l'acheter. J'ai vraiment eu l'impression que l'exercice etait vain.

Sinon, t'arrive-t-il de revendre des BD?

1104. marcel - 17/01/19 11:30
Pourquoi j'ai ecrit "verites" au lieu de "reveries", moi ?...
Merci mais je vais le garder quand meme.

1103. Quentin - 17/01/19 11:11 - (en réponse à : marcel)
Si tu veux te débarasser de 3 rêveries, je suis preneur :-)

1102. marcel - 17/01/19 11:03
J'oubliais un truc : a part pour le rouleau, la forme n'a aucun interet, un bete bouquin avec une illustration par page aurait eu le meme rendu.

1101. marcel - 17/01/19 11:01
Bon, donc, j'ai "lu" 3 verites de MA Mathieu.
Une tres bel objet... Mais pfffff. Je suis surement tres con, mais j'ai pas compris l'interet (ni meme le propos).
D'abord, y a le "rouleau", une tres longue image qui semble... pas vraiment raconter une histoire, meme si il y a une progession, sur les mots, l'ecriture. C'est quand meme un peu hermetique.
(Au passage, j'ai pris moins de temps pour le lire que pour le re-enrouler).
Ensuite le truc en accordéon. Rien compris (s'il y avait quelque chose a comprendre).
Enfin, un ensemble d'images, dont je suis meme pas sur qu'elles etaient dans le bon ordre, et la encore, rien compris.

Bref, de belles illustrations. Voila voila.

1100. marcel - 17/01/19 10:52
Tiens, un yatta qui traine...

1099. longshot - 16/01/19 15:53 - (en réponse à : Bert)
Ah ça pour être cohérent c'était cohérent ;) Ton sur ton.

1098. bert74 - 16/01/19 15:27 - (en réponse à : longshot)
Ah ouiiiiii, je n'avais pas vu que c'était l'auteur de la BD dont tu parlais !!
Bon ben, ça reste cohérent, quoi...

1097. longshot - 16/01/19 14:45
@ Bert : Oui, David Rault, c'est justement l'auteur de la BD dont je parlais... J'avais vu ses vidéos, que j'avais aussi trouvées très bien, et c'est ça qui m'avait donné envie de lire son livre — ça et la présence de Libon, entre autres, parmi les auteurs.

(Sur Youtube on trouve aussi une critique de son guide, mais le type qui en parle... Bon, disons qu'on n'a pas les mêmes centres d'intérêts.)

@ Danyel : Merci. Mais je ne m'y intéresse qu'en curieux, parce que j'aime bien savoir le nom des trucs. Là c'est quelque chose qu'on croise partout, le moindre éditeur de texte en propose plusieurs dizaines, ça m'intéressait d'en savoir un peu plus sur le sujet. Mais je n'en ai pas vraiment besoin en pratique... Les publications scientifiques laissent de toute façon assez peu de liberté de ce côté...

(Et sinon j'ai vérifié rapidement, je n'ai pas l'impression que Neville Brody soit seulement cité dans la BD. Mais après une rapide recherche sur son nom, effectivement, je comprends pourquoi il était inutile de préciser.)

@ lien : oui, les deux albums datent de 2012, le recueil de 2014. Mais j'ai découvert les auteurs récemment, via leurs chroniques dans la Revue Dessinée, du coup je lis leurs bouquins, un peu dans le désordre — j'avais lu celui sur Nerval que j'avais beaucoup aimé, et j'ai aussi le premier tome de la biographie de Fritz Haber par Vandermeulen dans ma pile à lire.

1096. froggy - 15/01/19 19:31 - (en réponse à : Quentin)
Je ne savais pas cela pour ses autres albums. Cela sera sans moi de toutes facons, je ne suis pas tres interesse par ce genre de sujets.

1095. Quentin - 15/01/19 18:47 - (en réponse à : froggy)
"Ca commence à faire qq bouquins d' auteurs qui racontent leurs galères de dessinateurs. Un jour, ça rejoindra peut-être ceux/celles qui racontent leurs maladies."

Mademoiselle Caroline a aussi fait un album sur sa dépression et plusieurs autres sur ses grossesses et sa maternité donc elle cumule tous les clichés.

Mais j'ai bien aimé la différence invisible, donc si je tombe sur sa vie d'artiste, je lui donnerai peut-être une chance.

1094. froggy - 15/01/19 18:04
Mademoiselle Caroline, Ma vie d'artiste.

C'est un heritage qui a decide de la vocation de l'auteur. En effet, dans cet album ou elle raconte sa vie, elle y raconte que c'est la decouverte d'un carton a dessins dans une maison du Vivarais heritee par sa mere qui la fit devenir auteur de BD. Elle y narre son enfance marquee par le dessin, puis ses 5 annees d'etudes a l'Ecole Penninghen, une ecole prestigieuse et tres difficle a integrer a l'issue de laquelle bardee de son diplome, elle travaillera quelques mois en tant qu'assistante-illustratrice dans une agence de publicite. Mais lassee de l'ambiance deletere qui y regne, elle se met en freelance et deviendra finalement un auteur de BD mais la aussi, les malhonnetes ne manquent pas. Heureusement, elle est arrive a se faire editer chez Delcourt. Les choses se sont arrangees.

C'est le hasard qui a fait que je lisais cet album alors que Torpedo aavit ecrit ceci dans son post #1004, "Ca commence à faire qq bouquins d' auteurs qui racontent leurs galères de dessinateurs. Un jour, ça rejoindra peut-être ceux/celles qui racontent leurs maladies.". Cela m'a bien fait sourire.

Comme toujours et ainsi que je l'ecris regulierement dans ces chroniques de lecture, lorsqu'une histoire est aussi peu originale que celle-ci, c'est le traitement qui fait la difference. Et ici, le ton adopte par l'auteur convient parfaitement au recit. Elle sait tres bien que sa vie n'a rien d'exceptionnel, sauf pour elle et sa famille. Ses recitatifs sont ironiques et elle n'hesite pas a raconter des scenes qui ne sont pas a son avantage, elle y est meme parfois ridicule mais ces moments d'auto-derision apportent des moments bien amusants dans un recit qui serait d'une rare banalite sans cela, j'avais oublie le cliche de ses parents qui voulaient absolument qu'elle excerce une profession plus honorable et qui l'aideront cependant dans sa route au succes. J'ai ete immediatement pris par le ton du livre qui ne m'a pas quasiment pas lache jusqu'a la fin que j'ai trouve un peu longue ou elle raconte ses deboires dans les salons et festivals de province, cela donne quelques anecdotes amusantes mais elle aurait du couper un peu.

On le sait, il a toujours ete difficile de devenir un auteur de BD, il y a beaucoup d'appeles et peu d'elus. Avant, il n'y avait que Spirou, Tintin, Pilote et Vaillant/Pif ou les places etaient trustees par les grands auteurs. Aujourd'hui, on edite beaucoup plus, trop disent certains, mais on demande a un jeune de 18/20 ans d'avoir autant de talent qu'un Franquin ou un Giraud avec 20 ans d'experience. C'est cela oui.

Mademoiselle Caroline raconte donc qu'etre un auteur de BD n'est pas une sinecure et qu'il faut avoir du temps et meme de l'argent avant de pouvoir vivre ou a tout le moins subvenir de ses droits d'auteurs. Il faut un soutien qui reside pour elle en un epoux car elle a fait l'experience de deboires financiers dus a des personnes fort peu scrupuleuses.

Je l'avais decouverte avec Touriste ou elle a mis en images les voyages de Julien Blanc-Gras, album que j'avais suffisamment aime pour acquerir celui sur l'autisme, La difference invisible qui lui m'a aussi m'avait beaucoup plu ainsi que je l'avais ecrit ici meme. J'aime bien son style fausssement lache. Au fur et a mesure que le recit avance, le dessin devient de moins en moins simple afin de montrer ses progres. Ainsi, les couleurs apparaissent quand elle recoit en cadeau une boite de crayons de couleurs, les pages consacrees a l'ecole Penninghen sont egalement l'occasion de dessiner avec des outils differents, etc. J'ai trouve que c'etait une bonne idee et permet ainsi de rester proche de l'heroine et meme de s'identifier a elle un petit peu.

Note finale, 3,75/5. Cet album s'est avere etre une tres bonne surprise en definitive.


1093. Lien Rag - 15/01/19 16:20
Shelley, c'est sorti il y a plusieurs années c'est ça?
J'avais plutôt bien aimé quoique ayant été très dérouté par le passage de la biographie à la fiction pure, j'ignorais que c'était deux albums rassemblés par contre.

1092. bert74 - 15/01/19 15:13
Il y a une série de petites vidéos (liste très courte malheureusement) super bien faites sur la typographie (ou plutôt sur l'histoire de certaines typo) sur la page youtube d'un dénommé David Rault

Ca change de vidéos à charge contre Comic sans MS qui n'expliquent rien du tout.

(je me demande si c’est pas Lien qui en avait déjà parlé ici)

1091. Danyel - 15/01/19 14:44
Non, je ne connais pas. Durant mes cinq années d'Art Déco, mes seuls guides ont été mes professeurs et ma pratique.
Il m'a bien fallu deux années supplémentaires après mon diplôme pour me sentir à l'aise dans les mises en page et les choix typo, trouver ça finalement très amusant et oser des trucs. Avant cela, j'appliquais les règles pour éviter les erreurs. Mais je connais un paquet de jeunes directeurs artistiques qui n'ont jamais franchi ce cap et se reposent entièrement sur l'ordinateur pour les choix typo et la compo. Ce qui donne au pire des résultats atroces, au mieux des mise en pages et titres pauvres et passe-partout. N'importe qui peut manier de la typo avec un ordinateur, mais il faut connaître les règles et surtout aiguiser son œil.
Je ne sais pas quel genre de recommandations peut contenir ce guide. Mais cela peut être utile, je suppose, pour minimiser les erreurs. Et puis, il faut surtout regarder les bouquins de graphisme anglais (pour la folie innovante et chic), américains (pour le classicisme raffiné) et japonais pour le délire graphique tapageur.
On peut éviter les français. Dans les agences anglo-saxones, il y a un poste de "type director", un gars hyper pointu dont la fonction est de créer des mises en pages et rechercher des caractères typographique qui ont une personnalité. Chaque police signifie quelque chose.

1090. longshot - 15/01/19 12:03 - (en réponse à : Danyel, Marcel)
Euh, l'onciale, je connaissais déjà, mais le reste, va quand même falloir que je révise ;)

À propos Danyel, est-ce que tu connais son Guide pratique de choix typographique ? Tu en penses quoi ?

1089. Danyel - 15/01/19 11:32
En effet, mon message peut paraître un peu hermétique. Mais Longshot qui maîtrise maintenant a dû comprendre.

1088. marcel - 15/01/19 09:44 - (en réponse à : Danyel)
J'ai pas du tout le bagage pour comprendre ce que tu dis, mais j'ai au moins appris un mot : "onciale".

1087. Danyel - 15/01/19 02:36
J'ai quand même été ému de voir figurer entre autres noms qui me sont familiers mon prof de typo aux Arts Déco (Albert Boton, grand créateur de caractères et de logos) avec qui j'ai étudié la calligraphie : l'onciale sur toute une année avec des pages et des pages à faire chaque soir pour prendre le coup.
Mais les Arts Déco, c'était surtout l'école suisse en typo avec ses mises en page statiques au cordeau. Inutile de dire que Neville Brody, c'était Satan. :-)

1086. Danyel - 15/01/19 02:28
J'ai trouvé "ABDC de la typographie" décevant. Je ne m'attendais pas du tout à une forme bande dessinée qui a mon avis n'est pas appropriée à ce type de sujet.

1085. longshot - 14/01/19 13:16
ABCD de la typographie, par David Rault et : Aseyn, Singeon, Libon, Seyhan Argun, Delphine Panique, Olivier Deloye, Hervé Bourhis, Alexandre Clérisse, Anne Simon, Jayke Raynal et François Ayroles, chez Gallimard. Plutôt qu'un ABCD, c'est surtout une histoire de l'écriture et de la typographie qui est ici mise en images : de l'invention de l'alphabet au Gotham et au comic sans, en passant par Guthemberg, les grandes étapes sont familières mais les détails et sans doute la plupart des développements récents ne sont sans doute connues que des spécialistes. Qui ici (à part Danyel) a entendu parler de la classification Vox ou des rencontres de Lure ? Sur la forme, parmi les auteurs qui illustrent chaque chapitre (illustrent au sens large... je précise, parce que je viens de lire l'entretien croisé avec Bravo et Sattouf sur ActuaBD...), il y a plusieurs que je connais bien (Libon, Delphine Panique via Topo), d'autres qui m'étaient totalement inconnus (Argun, Deloye ?), mais il me semble assez clair que le choix ne s'est pas fait que sur la base du hasard et des affinités, car le style graphique de chacun colle en général assez bien à la période choisie. Sur le fond, en tant que béotien j'ai trouvé ça à la fois assez intéressant et... pas franchement passionnant. Ça ne tient pas vraiment en haleine, quoi. Mais je le relirai sans doute, à l'occasion...

L'univers, créativité cosmique et artistique (oui c'est le titre complet, qui n'apparaît qu'en pages intérieures), par Hubert Reeves et Daniel Casanave, dans la Petite bédéthèque des savoirs. Bon, autant dire que vu le sous-titre, j'ai quelques réserves... La préface de Vandermeulen évoque le vitalisme de Bergson, on lit au détour d'une case que « les papillons ont pour but de polliniser les fleurs », plus quelques pages sur la genèse et le thème général d'un parallèle douteux entre nature et création artistique, tout ça pour conclure que le sens de la vie, ce serait d'embellir le monde. Pourquoi pas, mais franchement je trouve le mélange des genre assez douteux. Le livre vulgarise assez bien des concepts intéressants, comme la notion d'émergence, mais à part ça... Et apparemment les textes sont tirés directement d'un spectacle de Reeves ! Drôle de collaboration, qui explique peut-être certaines bizarreries, comme le dessin d'un cristal pour représenter un atome... À croire que Casanave était véritablement seul aux manettes. Après, j'apprécie toujours son style (enfin... sauf pour les nus... ses Adam et Ève...), mais sur le fond force m'est de reconnaître que c'est plutôt raté.

Shelley, par Casanave et Vandermeulen, chez Le Lombard. Étrangement sous-titré « La vie amoureuse de l'auteur de Frankenstein », cet album est en fait un recueil de deux volumes, le premier consacré à Percy, le second à Mary. Le récit s'inscrit apparemment dans une collection « Romantica » dont le principe est de mêler biographie d'auteurs romantiques et fiction inspirée de leur œuvre. Pour le coup ce mélange des genres-là ne me dérange en rien, et j'ai trouvé le résultat plutôt réussi.

1084. froggy - 12/01/19 15:41
Il serait interessant de savoir si tout le monde ou a tout le moins une grande majorite de gens est capable de donner le nom de l'artiste si on leur montre un de leurs dessins ou tableaux. Je crois qu'il y aurait des surprises. Comme quoi, la celebrite, cela ne veut pas dire forcement grand-chose.

1083. heijingling - 12/01/19 08:27
C'est un exercice de congratulation réciproque, cet entretien croisé, et c'est bizarre comme Bravo professe le contraire de ce u'il fait:"Ne pas faire la morale", alors que ses albums sont ultra-manichéens, on voit tout de suite qui sont les bons et les mauvais, et "l'humour fait tout passer", alors que ses bouquins ne sont pas franchement droles, pour le coup, c'est Sattouf qui applique bien ces préceptes.

Pour l'autre discussion, Quentin et les autres ne parlent pas de la même chose, on cause de reconnaissance et de célebrité, quand Quentin parle de l'ultra-célebrité, quand l'auteur est devenu (de son vivant ou pas) fabriquant d'icones. Sur ce point, je suis d'accord avec lui, le trait ou la touche d'Hergé, de Mattoti, de Bilal, de Picasso ou de van Gogh est devenu comme un logo que l'on peut mettre sur une voiture ou une cravate, cela s'applique à peu d'auteurs, et ne dépend pas du talent, cela ne fonctionne pas pour Franquin ou Pissaro par exemple.

1082. froggy - 12/01/19 01:37 - (en réponse à : Philippe)
Ta citation de Wilder est probablement plus exacte, je la citais de memoire sans avoir google.

Tu as egalement raison pour Saddam Hussein et l'Irak. J'ai fait la confusion bien involontairement du fait que l'invasion du Koweit est mentionne dans l'album. Et un dictateur arabe est aussi pire qu'un autre dictateur arabe.

1081. pm - 12/01/19 00:51 - (en réponse à : Quentin )
Je trouve que tu fais très fort dans la mauvaise foi, je te parle de Picasso de son vivant, célèbre sans être spécialement populaire, ce qui ne l’a pas empêché d’être aujourd’hui ce que tu décris.

1080. pm - 12/01/19 00:48
Il manque un bout à ma citation «  c’est horrible qu’E L soit mort...

1079. pm - 12/01/19 00:46 - (en réponse à : Froggy)
Saddam Hussein était président d’Irak, pas de Syrie. En Syrie c’était le papa du dictateur actuel, qui ne valait pas mieux.

1078. pm - 12/01/19 00:40 - (en réponse à : froggy)
Oui, c’est à peu près ça même si ma version est légèrement différente car B Wilder était un ami de Lubitsh «  C’est horrible qu’Ernst Lubitsh mais c’est encore plus horrible de savoir qu’il n’y aura plus de nouveau film d’E. L. »

Concernant l’arabe du futur ce tome 4 est probablement mon préféré avec le 1. Au 3 je ttouvais qu’il tournait un peu en rond mais plus là. Et il y a quand même quelques passages qui m’ont fait exploser de rire comme celui où le jeune Riad apprend comment on fait les bébés. J’en ris encore en l’écrivant.

1077. froggy - 12/01/19 00:38
Je ne voulais lire cet entretien croise entre Bravo et Sattouf qu'apres avoir lu le Sattouf.

Lien

1076. froggy - 12/01/19 00:05 - (en réponse à : Philippe #1073)
Oui bien sur. C'est bien celui-la? "Le pire dans la mort de Lubitsch, ce n'est pas qu'il soit mort, c'est que n'aurons plus jamais de nouveaux films de Lubitsch"

Mais on l'attribue aussi a William Wyler qui etait present a l'enterrement.

De toutes facons, c'est toujours ce que je pense quand un artiste que j'aime enormement disparait. C'est l'egoisme des fans.



 
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