Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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925. herve - 02/01/19 10:41
Sasmira #4
Après un laborieux troisième album "Rien", ce dernier opus "la petite boite rouge" vient clôturer une aventure éditoriale débutée il y a plus de 20 ans!
Même si ce quatrième opus est beaucoup moins bavard que le précédent, il ne m'a pas captivé pour autant. Un dessin trop lisse, par rapport au travail méticuleux et soigné de Laurent Vicomte, un scénario sans doute trop vite bâclé pour achever enfin cette intrigue (que dire du comportement d'aguicheuse vulgaire de Sasmira, quid des amis de Bertille et Stan restés en plan devant le portail de la mystérieuse demeure, sur le tome 2).
Bref le seul intérêt à trouver dans ce final est de connaître,pour ceux qui en doutaient encore,l'identité de la vieille femme qui meure dans les bras de Stan , dans le premier opus.

Bref, je ne retiens de cette série que le premier volume qui aurait dû finalement rester inachevé pour devenir mythique, telle une Arlésienne de la bande dessinée.

note:2/5

924. herve - 02/01/19 10:18
les beaux étés #5 : la fugue Zidrou et Lafebre

Je ne pense pas que cette série soit sujette à une pression éditoriale telle qu'il faille à tout prix éditer un album chaque année voire deux albums dans l'année
En effet, la qualité scénaristique se perd avec ce cinquième opus qui m'a vraiment déçu. Quelle idée avec un titre pareil "les beaux étés" de traiter des vacances de Noël !
Le scénario est indigeste (la scène avec les douaniers n'apporte rien), d'ailleurs beaucoup de scènes sont inutiles.
Je déconseille aux lecteurs de débuter cette série, dont les 4 premiers volumes - qui d'ailleurs peuvent se lire dans n'importe quel ordre- , étaient très sympathiques et bon enfant, par cet album plus que décevant

note:1/5

923. heijingling - 02/01/19 09:00
Oui, des prépublications de séries phares essentiellement.
Paradoxalement, alors que maintenant la plupart des journaux publient des critiques de B.D., et donc lui reconnaissent un certain statut artistique et culturel, ils n'en publient plus dans leurs pages autrement que comme produit d'appel, comme le dis.

922. Danyel - 02/01/19 06:45
Pour les quotidiens français la BD est devenue un produit d'appel, estival uniquement.

921. heijingling - 02/01/19 02:37
Cela fait longtemps que les quotidiens français ne publient plus de strips (je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs; ailleurs, ils continuent.), et je ne pense pas qu'il y ait de recueils de Doonesbury, c'est trop référencé U.S.

920. froggy - 02/01/19 00:45 - (en réponse à : Longshot)
J'espere sincerement qu'il te plaira autant qu'il a plu a Quentin et a moi. C'est souvent la meme chose, on s'enthousiasme pour un livre, un film, on le fait savoir et les personnes qui ont suivi votre conseil sont decues car elles attendaient autre chose.

Sinon, il est surprenant que dans cette periode anti-Trump en Europe les critiques de BD ne se soient pas servi de cet album pour faire leur croisade anti-USA trumpiste. Je sais bien que ce ne sont pas les occasions qui manquent mais il n'y en pas tant que ca dans la BD. Je ne connais que le comics Doonesbury de Gary Trudeau. Je ne sais pas si c'est publie en France.

919. Quentin - 01/01/19 15:10
Guantanamo kid a été pour moi une BD coup de poing. La lecture de ce livre m'a estomaqué. Je ne comprend pas qu'elle soit passée inapercue dans les différents palmarès (Angoulème, ACBD).

Sinon, je viens de lire le dernier Sambre (et j'ai relu l'avant-dernier dans la foulée). Je trouve que Sambre est une des très rares séries qui arrive à maintenir le niveau sur la durée. Après tant d'albums et de séries dérivées, on aurait pu penser qu'Yslaire avait fait le tour du sujet. Mais pas du tout. Il continue d'explorer les métaphores liées au sang, un sujet tellement primaire et fondamental qu'il est quasi inépuisable. Ca me rappelle un passage de Zola que j'ai étudié à l'école, où tout tournait autour du rouge (feu, violence, sang, hache, passion) sur quelques pages. Même sentiment à la lecture de cette série. Dans ce dernier tome, la photographie fait son apparition, avec son lot de fantômes et de spiritisme. Et on continue sur la lancée du tome précédent avec les coccinelles et les papillons de nuits. La psychologie des personnages est d'une profondeur rare, les dialogues sont au top, et les dessins également. Bref, ca reste tout bon, même si la puissance se dilue un peu avec l'éloignement des différentes générations et la généalogie compliquée des protagonistes.

918. longshot - 01/01/19 11:32 - (en réponse à : froggy 914)
Guantanamo Kid est dans ma pile « à lire » suite à vos critiques élogieuses, à Quentin et à toi.

917. froggy - 01/01/19 00:10 - (en réponse à : Torpedo et Feldoe)
C'est tant mieux pour vous que vous aimez tant que cela L'espoir malgre tout.

De mon cote, j'ai bien aime aussi ainsi que je l'ai ecrit dans ma chronique grace aux qualites du scenario et du dessin. Mais c'est le premier Spirou que je lis qui ne soit pas comique. C'est une tres triste histoire. Et faire porter a Fantasio le fardeau d'etre le symbole des impeciles, des laches et des collaborateurs inconscients de l'etre n'est pas une une bonne idee a mon avis. Je sais bien que Le Spirou de... ne suit pas les canons officiels de la serie et que l'on peut faire joujou avec les codes mais pas a ce point la. J'ai toujours pense que le Fantasio etait peut etre farfelu et fantasque mais pas aussi stupide et aveugle. Le personnage est ici completement denature. Cela rend cet album encore plus sinistre, il n'apporte aucun soulagement et il plombe encore plus l'atmosphere generale qui n'est pas joyeuse, joyeuse parce que c'est Fantasio et que c'est difficile de le voir agir ainsi selon ce que Bravo a decide d'en faire.

916. feldoë - 31/12/18 17:25
Très bonne lecture pour moi aussi que ce deuxième Spirou de Bravo.
J'ai le même ressenti pour Fantasio. Spirou est dans son rôle, grand coeur, amitié, compassion. A l'opposé, Fantasio cumule toutes les petites bassesses que monsieur tout-le-monde peut avoir dans ce genre de situation dramatique (car tous les messieurs tout-le-monde n'auraient sans doute pas été courageux, résistants, ou Justes ...). Il permet aux enfants qui le liront (s'il y en a encore qui lisent Spirou) de se faire une bonne idée des différents comportements humains.

915. torpedo31200 - 31/12/18 12:03 - (en réponse à : froggy - post # 914)
J' ai adoré le Emile Bravo, en partie pour son traitement de Fantasio, que je trouve insupportable et souvent inutile chez Franquin, alors qu' il m' apparaît là comme beaucoup plus humain, pétri de contradictions et apporte un élan salvateur au récit très sombre.
C' est le Richard de Lapinot.

914. froggy - 29/12/18 19:20 - (en réponse à : Quentin)
Tu as trouve le mot juste pour qualifier Fantasio dans L'espoir malgre tout, il est imbuvable. Ainsi que l'a ecrit fort justement Heijingling, cela s'appelle un Spirou mais ce n'est pas un Spirou. Par contre, comme je l'ai ecrit, j'ai bien aime cet album.

On se retrouve sur Double 7 et les travers de Yann.

Je suis ravi que tu ais aime La tragedie brune. Te connaissant un peu par tes interventions sur BDP, je l'esperais pour toi. Je me doutais que tu serais attire par un tel sujet. Tu en avais fait autant en ce qui me concerne avec Guantanamo Kid. Cela me fait penser que j'aimerais bien que d'autres que nous deux qui interviennent ou non sur ce forum lisent ces deux albums tellement ils sont bons et parmi les meilleurs que j'ai lus cette annee.

Quant au Fantome de l'opera, je n'aime pas le roman que j'ai trouve tres mal ecrit malgre un sujet en or.

913. Quentin - 29/12/18 13:04
On vient de fêter le centenaire de la fin de la 1ere guerre mondiale, mais c’est pourtant sous le signe de la 2e guerre mondiale que se sont faites mes lectures de fin d’année.

- Moi ce que j’aime, c’est les monstres, par Ferris chez Monsieur Toussaint Louverture. Vraiment l’album le plus inattendu et le plus surprenant de l’année. C’est très américain dans le sujet et le traitement (le passage à l’adolescence, le décalage social, l’homosexualité). Mais la forme est neuve, la mise en page unique, et les dessins en hachures sont superbes. Le fil conducteur traite des monstres sous toutes leurs formes, qu’ils soient gentils (comme l’héroïne « associale » et lesbienne, ou comme les zombies promettant l’immortalité pour la mère qui est à l’agonie), méchants (les nazis), ou quelque part entre les deux (comme Anka, cette rescapée des camps de concentration, qui se fait assassiner dans des circonstances bizarres). Les réflexions sur l’art nous accompagnent tout au long de l’album, avec de belles visites du musée de Chicago (et un hommage à l’immense Caillebotte, d’ailleurs). Dommage qu’après 800 pages, on n’ait pas encore le fin mot de l’histoire. La BD se passe dans le Chicago des années 1950, lors de l’assassinat de Martin Luther King, mais une bonne partie de l’histoire se passe dans le Berlin de l’avant guerre et dans les camps de concentration.

- Spirou ou l’espoir malgré tout. Je n’ai jamais été fan de Spirou, mais j’aime assez bien Emile Bravo, et c’est donc pour lui que j’ai acheté cette BD. Le principal intérêt de cet album est le traitement réaliste de l’avant-guerre et de l’occupation Allemande à Bruxelles. C’est bien documenté. Il y a quelques clins d’yeux amusants à Tintin et à Hergé. A part ca, ca part un peu dans tous les sens, et le personnage de Fantasio est parfaitement imbuvable. Bref, c’est assez quelconque, comme le tome précédent.

- Les chroniques de Francine R, par Golzio chez Glénat. Résistante arrêtée en avril 1944, Francine est déportée à Ravensbruck puis à Watenstedt. Voyage en wagons à bestiaux, travaux forcés, expérience médicales la rendant stérile, vols entre détenus, concours de circonstances lui faisant échapper in extremis à la chambre à gaz, rien ne lui est épargné de l’enfer concentrationnaire. Ce n’est pas Primo Lévi, mais c’est un témoignage fort, honnête et humble, sur une des périodes les plus noires de l’histoire du 20e siècle.

- Double 7, de Juillard et Yann, chez Dargaud. La guerre d’Espagne vue par Yann, qui travaille en pilote automatique. On a droit à tous les clichés du genre. On est bien entendu du côté des brigades internationales, il y a Hemingway, la pasionaria, des communistes, des anarchistes, des trotskystes, de toutes les nationalités, la légion condor et Guernica. Yann caricature Charlier et fait jurer ses protagonistes dans toutes les langues – tchiort, cojones, salty dogs, etc. Il truffe les phylactères de textes en Russe et en Espagnol avec traductions en bas de page, ce qui alourdit la lecture. L’histoire est de facture classique : beaucoup d’action, un peu de romance et de sexe, des personnages historiques qui se croisent. Le contexte est le coup d’état de Staline au cours duquel il neutralise tous les groupes non-communistes actifs en Espagne et prend le pouvoir. On apprend quelques détails historiques méconnus et plus ou moins intéressants, mais qu’on oublie vite dans le tourbillon des rebondissements. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, mais les dessins de Juillard restent toujours agréables à lire.

- Moi, René Tardi, prisonnier au Stalag IIB tome 3, par Tardi chez Casterman. Troisième et (on l’espère) dernier tome racontant la guerre vue par le père de Tardi. En fait, on est ici dans l’après-guerre. Le père Tardi rempile comme militaire de carrière et est envoyé dans l’Ouest de l’Allemagne, comme force d’occupation d’abord, puis pour protéger l’Europe de l’Ouest de la menace soviétique. C’est donc très différent de ce qu’on pouvait lire au premier tome (la guerre et le camp de prisonnier), au chiantissime 2e tome (la longue route pour revenir en France). Malgré le titre, on n’entend plus parler du Stalag IIB dans ce 3e tome. Ici, c’est surtout Tardi fils qui raconte. Il commence certes par raconter son père, mais le paternel disparaît de la BD, et Tardi fils s’épanche surtout sur sa jeunesse, en Allemagne occupée puis chez ses grands parents et sa tante. Le plus intéressant, c’est l’analyse de la France de l’après-guerre, qui essaye de se refaire une réputation de pays respectable (après une défaite-débâcle, une collaboration honteuse, et une libération qui ne doit quasi rien aux troupes françaises) pour retrouver un semblant de poids international. C’est dans cet album qu’on se rend compte d’où vient le discours anti-militariste de Tardi. Il ne fait finalement que répéter ce que dit son père, militaire de carrière, certes, mais homme profondément aigri et désabusé. C’est plus une autobiographie de Tardi-fils que de Tardi père, et on comprend mieux certains thèmes que l’auteur traitera au fil de son œuvre (les histoires de hussards, les histoires du trou d’obus). On prend la mesure du désert sentimental dans lequel il a grandi, et on voit aussi la vie et l’esprit des petites gens de province au sortir de la guerre. Sinon, cet album est très confus. On se perd dans les relations familiales côté père, mère, épouse, etc. La description des événements historiques dans les années d’après-guerre s’apparente à une longue et chiante liste fourre tout (allant de la Palestine à l’Indochine) de faits égrenés sans contexte avec un cynisme typiquement Tardiesque. A la longue, c’est lassant et je ne suis pas fâché que ce tome soit le dernier.

- La tragédie brune, de Gaultier. Mise en BD du livre d’un journaliste Français (Xavier de Hautecloque, cousin du Maréchal Leclerc) écrit en 1933 et annonçant la menace nazie. Il dénonce les camps de concentrations, créés à l’origine pour les opposants politiques et les criminels de droits communs – alors que les prostituées, les mendiants et les sans abris sont envoyés à la campagne pour travaux forcés dans les champs. Hitler était admiré pour avoir réglé le problème de la pauvreté et de la prostitution, mais avec des solutions inhumaines et cache-misère. Ce qui fascine dans la BD, c’est le mécanisme qui crée une communauté de valeurs autour d’un patriotisme viril. Le peuple Allemand se construit comme un organisme unique et homogène. Cela lui donne une puissance incroyable, qui fascine de Hautecloque et l’Europe entière, mais qui fait également peur car elle est utilisée dans un but de revanche et de domination. Par petites touches, en allant sur le terrain sonder l’opinion de la rue, l’auteur montre bien comment le pays a changé du tout au tout en quelques mois après l’incendie du Reichstag. Il ne faut pas plus que cela pour retourner tout un pays ; tout peut aller super vite. De Hautecloque payera ses reportages sur l’Allemagne de sa vie, en étant empoisonné par les nazis. Merci froggy d’avoir recommandé cette BD. Elle est vraiment excellente et elle reste d’une actualité brûlante en ces temps de fièvre populiste en Europe.

- Le fantôme de l’opéra, de Gaultier (adaptation de Gaston Leroux), chez Gallimard. Sur la lancée de la lecture précédente, j’ai également lu ce diptyque de Gaultier (aussi parce que je vais le voir au théâtre après-demain et que je trouvais cette coïncidence amusante). J’ai trouvé ca mauvais. Je n’ai jamais lu le bouquin de Leroux, mais cette adaptation ne vaut rien et ne donne pas du tout envie de lire le livre.



912. froggy - 29/12/18 02:26
Fred, Le fond de l'air est Fred

Ou on peut voir ou Pascal Jousselin, auteur d'Imbattable, est alle chercher son pitch pour son super-heros.

Ce gros, qu'ecris-je gros, tres gros pave (352 pages!), reprend des dessins, illustrations et histoires courtes que Fred avait dessine pour Hara-Kiri et Pilote de 1960 a 1977. Nombre de ces oeuvres avaient deja ete recueillis dans les albums suivants: Le fond de l'air est frais, Hum..., Ca va ca vient, Y'a plus de saison, Le manu manu et Parade. Mais attention, cet album n'est pas une integrale de ces six albums, il contient aussi beaucoup d'inedits et je presume que certains dessins et histoires courtes qui y avaient paru ont ete ecartes par l'editeur de l'ouvrage pour ce recueil.

Il est evident que considerant la quantite contenue dans le recueil, la qualite est inegale. Cela va du passable au tres bon ou on trouve un Fred tres en verve. Mais il n'y pas de sublime comme certains passages de Philemon, sa grande serie, (je me permets un aparte, si vous n'avez aucun album de cette serie, je me demande au nom de quoi, vous vous pretendez etre amateur de BD. Fin de l'aparte). Fred etait un humoriste et poete en meme temps, tel Macherot. Et tel Macherot, sa poesie est cruelle. Celle du belge se manifestait a travers ses BD pour animaux, tres presente mais moins evidente a saisir, cachee uniquement pour ceux qui ne veulent pas la voir. Celle du francais est plus manifeste, plus acide aussi, il faut dire qu'il pouvait se le permettre considerant les deux revues dans lesquelles ces dessins furent prealablement publies. Ce n'etait pas possible pour Macherot coince a Tintin puis Spirou. Loin de la poesie assumee de Philemon, Fred fait preuve d'un grand talent avec ses dessins d'humour tout court mais aussi d'humour noir mais en cela il est un peu moins bon que son collegue Reiser qui lui aussi officiait dans les deux memes magazines. Humour noir mais aussi humour absurde ou le dessinateur debute son histoire avec un point de depart completement farfelu qu'il developpe avec une logique imparable pour arriver a une conclusion totalement delirante. Avec un tel dessin, c'est comme si Courteline mais encore plus Kafka avait pris des halucinogenes et s'etaient mis a dessiner au lieu d'ecrire des pieces de theatre sur les absurdites de l'administration ou a ecrire des romans mettant en scene l'absurdite de la vie et de l'homme. Il y a ainsi une histoire que j'ai beaucoup, beaucoup aime, qui s'intitule La derniere cigarette de Victor Baltimore et qui est un chef d'oeuvre dans le genre. Il y a aussi la serie des petits metiers, Le remouleur de celeris, Le marchand de papa a barbe, Le lecheur de timbres de campagne, Les tricoteuses de pelotes sauvages etc. A sa maniere, Fred demontre dans cette serie que ces petits metiers ne sont pas une sinecure. Et il y a aussi les histoires ou l'auteur s'amuse avec les cases d'une planche et meme comment lire une BD en 3D.

Le dessin de Fred est unique. Vraiment. Il est quasiment impossible de le rapprocher d'un autre dessinateur. Je presume que vous tous qui frequentez ce forum le connaissez, je ne vous ferai donc pas l'insulte de le decrire. Il plait ou il ne plait pas et ne laisse personne indifferent. Vous m'avez compris, il me plait et meme beaucoup. Il y a cependant certains dessins et et histoires qui ont du etre faits tres, tres rapidement, tellement son style est relache, on est limite du baclage mais un baclage de Fred sera toujours plus beau que le plus beau des dessins d'un Leo par exemple.

D'une maniere generale, les histoires courtes sont meilleures que les simples dessins et illustrations.

Note finale: 3/5. C'est un peu severe a cause de la qualite irreguliere du contenu. Cependant cet album est un complement indispensable pour tous les amoureux de Fred qui n'auraient de lui que Philemon et son autre sublime courte serie qu'il avait ecrite pour Alexis, Time is money.

911. froggy - 24/12/18 17:25 - (en réponse à : Heijingling)
Ce que tu as ecrit au sujet de mes critiques est tres gentil et c'est tres aimable de ta part. Dieu te le rendra au centuple.

Sinon, je m'amuse bien a les ecrire, cela me repose. J'aime beaucoup y glisser un jeu de mots ou une contrepeterie quand l'occasion se presente. Mon seul probleme, est que je n'arrive pas a y etre plus concis.

910. heijingling - 24/12/18 02:04 - (en réponse à : froggy #887)
On devrait ecrire nos critiques a deux. :)
Pas possible, je suis paresseux, mes critiques sur bulledair font 2,3 lignes et je les écris en 2 minutes, les tiennes sont développées.
D'ailleurs, avant, je ne les lisais pas, vu qu'elles ne causent que des derniers Ric Vaillant ou de la n-ième reprise de Bourrin & Maximum, ceci dit sans offence :)
Et je ne sais plus pourquoi j'ai lu celle d'Alix, que j'ai trouvée bien vue et écrite (pas pour cela que je lirai l'album pour autant, hein), et en fait j'aime bien tes critiques. Comme quoi, c'est la forme qui compte, pas le fond.

909. Danyel - 22/12/18 08:20 - (en réponse à : Froggy)
J'ai lu le roman que j'ai aimé, comme tout ce qu'a écrit Manchette. Je l'ai perçu plutôt au second degré. J'avais aimé l'adaptation de Chabrol.
J'ai reçu la BD la semaine dernière mais pour l'instant, je suis plongé dans : l'intégrale Thor 1969, l'énorme catalogue de l'exposition The Young Van Dyck, "La Mondialisation de l'économie" et "La Fabrique du consentement" plus deux ou trois autres bricoles ponctuelles. Par conséquent, je pense lire "Nada" courant janvier. :-)
Je me suis donc interdit de lire ta critique jusque là.

908. froggy - 21/12/18 17:41 - (en réponse à : Danyel-san)
Connaissant tes idees selon ce que tu en as ecrit ici, as-tu aime la BD? Ca m'interesse de la savoir si tu veux bien.

907. froggy - 21/12/18 17:25 - (en réponse à : Danyel-san)
Voila, c'est ca! Tu as trouve le mot juste, le dessin de Cabanes n'y est pas aussi bien travaille sur les personnages que dans les precedents. Cela m'a gene un peu durant toute ma lecture.

906. TILLIERTON - 21/12/18 03:52
Ça me coûte de le dire, mais très bonne critique de Nada, un des albums de l’année

905. Danyel - 21/12/18 02:46
D'un point de vue graphique, Nada me paraît moins travaillé que Fatale.

Sinon, pour en revenir à Lauzier, il est aussi, ne l'oublions pas, le scénariste d'Al Crane.
Mais c'est vrai qu'il posait au mec de droite à la fin des années 1970 quand presque tout le monde était encore d'extrême gauche. C'était très dandy à l'époque de se dire de droite.

904. marcel - 20/12/18 19:55
QUOI ?! T'as pas lu Colin-maillard ?!!!

903. froggy - 20/12/18 18:40
Cabanes et Manchette, Nada

Si le noir est votre couleur, cet album est pour vous. Si il ne l'est pas, il est aussi pour vous parce que c'est franchement bien. Si vous aimez les polars, cet album est definitivement pour vous. Si vous n'aimez pas les polars, cet album est cependant pour vous car c'est une tres bonne histoire superbement dessinee. Et si vous n'etes rien de tout cela, allez-vous faire foutre!

Au debut des annees 70, a Paris, un groupuscule d'extreme-gauche enleve l'ambassadeur des Etats-Unis alors qu'il passait une bien agreable soiree dans un claque tres chic du 8e arrondissement. Leut but est l'obtention d'une rancon. La police retrouve rapidement les ravisseurs. C'est tout mais c'est largement suffisamment pour l'ecrivain de composer une des oeuvres les plus noires qu'il m'ait ete donne de lire. Le desespoir est assis sur un banc a ecrit Jacques Prevert dans un de ses plus beaux poemes, mais quand il remue et se leve de son banc, il contamine tout son entourage car personne ne sortira indemne de cette histoire.

Le tableau que brosse Manchette de la fin des annees Pompidou et a l'aube de celles de Giscard montre un tableau bien peu reluisant de la France d'alors. Les institutions sont pourries, ne parlons pas de la police ou il n'y aurait que des fascistes. Meme les causes a priori les plus nobles, des gauchistes extremes luttant contre le systeme et de s'en prendre a un des ses plus importants symboles (symbole qui va aux putes, meme de luxe, une pute reste une pute) n'obeissent qu'a des raisons pecunaires et non pour demander la liberation d'autres camarades emprisonnes ou de palestiniens (c'etait tres tendance alors) ou tout autre prisonniers politiques. Ils roulent meme en voiture de luxe, Cadillac, Jaguar, seul le professeur de philosophie est en 2CV. Il faut dire que des scandales politico-financiers alors etaient regulierement a la une des journaux d'alors malgre toutes les tentatives du gouvernement d'alors d'etouffer ces affaires. Sans compter des affaires de moeurs qu'alimentaient des rumeurs impliquant les Pompidou, surtout Madame principalement, une autre Madame Claude mais plus respectable que l'autre. Manchette a tape sur tout le monde et semble vouloir demontrer que la lutte armee ne sert plus a rien. Le temps des cerises a disparu, il n'y en aura plus et de merle moqueur non plus.

J'avoue que je n'avais jamais lu du Manchette avant que Tardi puis Cabanes ne l'adaptent en BD, je n'avais vu que des adaptations filmees generalement aseptisees quand c'est Delon qui en etait leur star. Cependant, j'ai vu il y a tres longtemps a la tele celle que Claude Chabrol avait faite de Nada qui etait pas mal mais qui dans mon souvenir est moins empreinte de desespoir que ce que le roman doit etre, je presume que l'adaptateur, le propore fils de l'ecrivain, n'a pas du changer grand chose de la phrase manchettienne. J'ai trouve que style qui etait deja d'une secheresse inouie, dans ce que j'ai lu d'autres, a atteint ici son paroxysme. C'est en clinicien procedant a une dissection que l'ecrivain s'exprime, en utilisant des phrases courtes taillees au scalpel mais ou tout est precise. Les etats d'ame des intervenants sont reduits a l'essentiel. Mais cet essentiel suffit a les characteriser.

Je connaissais un peu Cabanes seulement de nom, je n'ai pas lu ces Dans les villages (je sais, c'est une lacune). Je ne l'ai decouvert vraiment qu'avec son premier Manchette, La princesse du sang. Une fois de plus, le decor des annees 70 est admirablement restitue dont les voitures. J'etais alors un adolescent et de revoir meme dessinees toutes ces automobiles qui sillonnaient les routes et les villes a un effet madeleine sur moi, effet amplifie par le fait que je ne vis plus en France. Cabanes dessine superbement aussi bien la campagne sous la neige que les rues de Paris. Rien n'y manque. J'ai par contre ete un peu surpris par la maniere dont il a dessine ses personnages. Au contraire de ses decors ou rien ne depasse, ses personnages sont tous dessines avec de multiples traits et n'ont pas toujours des contours clairement definis. Par contre, et vous savez que c'est plus qu'un detail pour moi, leurs expressions sont toutes bien rendues. Les visages font aussi avancer l'action.

Cela a beau etre une BD tres pessimiste, l'intrigue policiere tres bien menee et construite vous offrira un moment de detente bien agreable malgre cela.

Note finale, 4,5/5. C'est bien simple, c'est 184 planches d'excellente BD.

902. froggy - 20/12/18 17:18
Marcel; merci pour les vieux. :))

Lobabu: je les aime bien tu sais.

Laurent: Lauzier raciste? Je ne le crois pas ou alors je ne le lirai pas. La planche de l'histoire intitulee Paris sera toujours Paris ci-dessous est tres caustique. Elle est impensable aujourd'hui ou on ne peut plus rire de tellement de choses qu'on pouvait dire dans les annees 70. Le sketch du film tire des Tranches de vie est moins percutant que la BD, je trouve. Lauzier grattait beaucoup, les histoires des punks et celle des feministes sont terribles. Sans compter celle du journaliste gastronomique a L'Humanite-Dimanche en sejour a Moscou, c'est tellement drole. Reac, oui, soynons lucide mais drole. aujourd'hui, je verrai bien Fabcaro leur succeder tellement lui aussi est caustique. Ce qui me permet de poser la question, est-ce qu'il toujours lisible dans 30,40 ans? Sera-t-il date lui aussi?

Bertrand; je vais recommander Les Frustres a mes neveux et nieces et leur demander ce qu'ils en pensent si jamais ils le lisent.

901. Lobabu - 20/12/18 15:56
Lauzier ne m'a jamais fait rire sauf avec une histoire qui s'appelait "La pantifle" sur des publicitaires chargés de relancer les pantoufles par leur client.

900. bert74 - 20/12/18 14:00
La même en live :


899. pierrecédric - 20/12/18 12:14
Bagulés, bétés, waouw c'est fou comme c'est premier degré:

898. Bert74 - 20/12/18 10:58 - (en réponse à : bert74)
J'ai relu un album des Frustrés il n'y a pas longtemps, et ben je trouve pas que ça a vieilli, vraiment.

Brétecher a inventé le concept de bobos avec 30 d'avance et de hipster avec 40 ans d'avance. Faudrait que les millennials le lisent, ça parle d'eux tout le temps.

897. Victor Hugo - 19/12/18 21:37
Et c'est super réac Lauzier, parfois même raciste.

896. Lobabu - 19/12/18 18:44 - (en réponse à : Froggy)
Change de neveux et de nièces !

895. marcel - 19/12/18 18:28
Lauzier, c'est comme Reiser, ca fait rire les vieux. Mais c'est moins bien dessine.

894. froggy - 19/12/18 16:49
Et bien maintenant, j'en connais au moins deux autres.

Vous me faites me demander si Les frustres n'ont pas autant vieilli que les Tranches de vie de Lauzier, ces BD qui se moquaient plus ou moins gentiment de certaines categories socio-professionnels en France dans les annees 70. Je les ai lus a cette epoque et je trouvais cela a mourir de rire. Cela me fait toujours autant rire. C'est comme le film de Jean Yanne Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil qui rentre dans le meme registre humoristique et me fait toujours autant rire. Film qui laisse de glace mes neveux et nieces nes bien apres.

893. Quentin - 19/12/18 16:21
Je n'ai jamais accroché à Bretecher (j'ai lu un tome des frustrés et un tome de cellulite; ca m'a largement suffi)

892. Victor Hugo - 19/12/18 15:37
Et la semaine du Mexique... la mère de Hapahuac pue du cul, fais passer...

891. marcel - 19/12/18 15:18
Je suis bien d'accord, c'est fendard Carnet du Perou. Mention spécialement a la methode andine pour arroser la pelouse avec un lama.

890. Victor Hugo - 19/12/18 14:45
J'ai lu Carnet du Pérou de Fabcaro, je me suis bien marré, c'est très réussi, bien déconnant, j'ai carrément éclaté de rire plusieurs fois.

889. marcel - 19/12/18 09:56
je ne connais personne (...) qui n'aime pas Bretecher.
Ben si, moi. Le peu que j'ai lu (Les frustres, Agrippine) ne m'a pas emballe. Mais comme j'avance dans Pilote, Cellulite approche, c'est peut-être mieux...

888. froggy - 18/12/18 23:00
Bretecher, Petits travers

Cela doit etre le premier Bretecher que je chronique ici. En effet, cet auteur phare de la BD des annees 70 a 2000 n'en fait plus et c'est bien dommage car je ne connais personne a part Thierry Martens qui la vira de chez Spirou au tout debut des annees 70 alors qu'elle y debutait sa carriere, qui n'aime pas Bretecher. On ne peut pas dire qu'il ait eu le nez creux ce jour la mais Goscinny qui lui ne l'avait pas, l'accueillit a bras ouvert au sein de Pilote et le reste appartient a l'histoire.

Son dernier album, un Agrippine, date de 2009. Celui-ci est constitue de fonds de tiroir, commandes publicitaires, dessins d'humour et autres. Autant l'ecrire tout de suite, des fonds de tiroir comme cela, j'en souhaite a tous les auteurs.

Claire Bretecher fut en son temps un des plus importants auteurs de BD. Je l'ai decouverte dans les annees 70 quand nous lisions a la maison Le nouvel observateur qui y publiait la bande qui fit sa gloire et sa fortune, Les frustres. Inutile de de dire que c'est la premiere chose que nous lisions dans l'hebdomadaire avant tout autre analyse politique de Jean Daniel, on se demande bien pourquoi. Je presume que nous n'etions pas les seuls.

Elle fut une feroce observatrice de son temps et croquait d'une main ferme les travers des gens de gauche principalement vivant dans un mileu urbain, bien pensant, feru de culture, bourre de contradictions quelques annees apres mai 68. Quoi, vous avez dit bobo? Bretecher avant tout le monde et avant meme que ce terme ne devienne une marque presque deposee les avait depeint. "Rien de nouveau sous le soleil" dit le proverbe. Ca, c'est bien vrai comme disait la Mere Denis, une vedette de films publicitaires de ces memes annees pour une marque de machine a laver. Petits travers est de la meme veine, ce ne sont pas toujours des BD, le plus souvent des dessins d'humour qui demontrent que ce n'est pas parce que c'est court que c'est superficiel. En une case, l'auteur nous montre un aspect moins connu par son public de son immense talent. Elle y fait mouche a chaque fois et il est impossible de ne pas eclater de rire a certains de ces dessins ou au moins de sourire largement et ce ne serait pas un sourire de politesse. Ces dessins et quelques BD sont reunis par themes relatifs aux conflits de generation, de look, de bouffe, d'education, de religion et d'amour, plus quelques autres. Bretecher est toujours caustique, sarcastique, et surtout toujours aussi drole.

Est-ce qu'il y a encore quelqu'un qui ne connait pas son dessin dans cette salle? Son style est evidemment tres particulier, reconnaissable entre tous. Avait-elle sa place dans Spirou en 1968/69 alors que Cauvin lui aussi debutant dans le metier lui ecrivait ses premiers scenarios? Autant l'ecrire franchement, je ne sais pas considerant le journal a l'epoque. C'est vrai qu'elle y detonnait. Il est manifeste que Pilote etait plus fait pour elle ou Reiser officiait deja. Pourquoi j'ai choisi de citer Reiser au lieu d'un autre dessinateur de l'equipe du journal? Car je trouve que malgre leurs differences notables, leurs dessins se ressemblent beaucoup par leur aspect neglige, faussement relache mais surtout de par la capacite de leurs auteurs a dessiner des expressions d'une extraordinaire justesse et precision. La difference est que le dessin de Bretcher est plus applique, un peu plus propre que celui de Reiser. L'un et l'autre ne sont pas dans la Ligne Crade mais ils ne sont certainement pas dans La Ligne Claire non plus. Ils se ressemblent aussi par leur formidable lisibilite, souvent les gags de Bretecher se terminent par une case sans paroles et c'est l'expression du personnage qui fait la chute, c'est la marque des maitres. C'est tout cet art que Bretecher a acquis durant toutes ces annees dont le lecteur de Petits travers beneficiera et se delectera.

Note finale: 5/5. Paraphrasons Yvan Delporte qui repetait a l'envi, "Claire, je t'aime!". J'y ajouterai, Claire, tu manques et cet album ne fait que nous le confirmer tellement c'est bien.

887. froggy - 18/12/18 19:13 - (en réponse à : Heijingling)
Toi aussi, tu as vu juste sur cet album et remarque quelque chose que je n'ai pas su relever: ce n'est pas un Spirou, les personnages ont une personnalité trop différente de celle que l'on connait. C'est exact.

On devrait ecrire nos critiques a deux. :))

886. suzix@bdp - 18/12/18 09:37
On peut faire un club, je n'y connais rien non plus.

885. heijingling - 18/12/18 01:38 - (en réponse à : suzix)
Ca va, on me l'a déjà dit, je suis habitué, avec la variante "T'y connais rien.":)

884. froggy - 18/12/18 01:28
Gucci? Non, gouts de chiottes.

883. suzix@bdp - 17/12/18 20:52
882. heijingling - 17/12/18 20:40 - (en réponse à : oups)
en réponse au message 873, pas 878 (cela dit, j'ai aussi trouvé Le chemisier pas mal)


C'est parce que tu as des goûts de chiotte! (;o)
Tu le sais maintenant, c'est ainsi. Pas grave hein. Y4a des chiottes très proprettes.

882. heijingling - 17/12/18 20:40 - (en réponse à : oups)
en réponse au message 873, pas 878 (cela dit, j'ai aussi trouvé Le chemisier pas mal)

881. heijingling - 17/12/18 20:35 - (en réponse à : froggy878)
Ta critique du Spirou est très bien vue, et met bien le doigt sur plusieurs des choses qui m'ont déplues mais que je n'arrivais pas à identifier, en particulier Quant a Spirou, on a toujours l'impression qu'il va tout d'un coup se mettre a pleurer.
Malgré toutes ses lourdeurs, c'est un assez bon livre, mais ce n'est pas un Spirou, les personnages ont une personnalité trop différente de celle que l'on connait.
Tu m'as fait rire aussi:Imaginez Trump dans une reunion de la Mensa et vous aurez la meme impression.
Et enfin:Dans cet album, l'auteur s'attache a nous montrer les mefaits du nazisme, des collaborateurs, de l'antisemitisme, du nationalisme a outrance. Le clerge catholique y a sa part pour faire bonne mesure qui se montre complice plus ou moins actif avec les autorites nazies. Et puis tant qu'a faire, il nous dit aussi que le tabac n'est pas bon pour la sante. Tiens donc, je ne savais pas cela.
Tu oublies la guerre, il nous dit aussi que c'est mal, la guerre.

880. suzix@bdp - 17/12/18 19:30
Danyel aussi !?

J'ai vu bcp plus de sens que la plupart des lecteurs. Cela ne signifie pas que j'ai un goût de chiotte.
Et j'aime bcp son style graphique. Là tu peux me dire que j'ai un goût de chiotte. Moi je trouve juste qu'il a du génie. Son dessin me parle bcp. C'est limpide en qq traits.

879. Victor Hugo - 17/12/18 19:18
Il en ressort que tu as un goût de chiotte.

878. suzix@bdp - 17/12/18 17:43 - (en réponse à : laurent)
posts 701 à 706.

877. Victor Hugo - 17/12/18 17:37
non

876. suzix@bdp - 17/12/18 16:42 - (en réponse à : coquille)
"as-tu "LU" les échanges"



 
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