Les 7 critiques de Korrigan sur Bd Paradisio...

J'ai été attiré par la magnifique couverture de cet album (mention spéciale pour les couv' de Soleil). J'avais déjà lu la critique précédente et l'histoire avait l'air "intéressante". He bien, c'est plus qu'intéressant, c'est vraiment un très beau western traité d'une manière vraiment originale. Rien que le titre, "Règlement de contes", possède une double signification. Dans un western, il est logique de s'attendre à des duels et des règlements de contes. Mais les personnages sont des héros de contes qui s'entrechoquent. Il est vraiment amusant d'essayer de retrouver de quel conte est tiré tel personnage et devoir ce que le scénariste en a fait. Il y a par exemple Monsieur Seguin devenu Barman, sans oublier sa chèvre... A vous de découvrir les autres contes. Le dessin de Vandenstraeten est parfois un peu brouillon mais cela s'améliorera sans aucun doute s'il s'applique au vu de la couverture. Le scénario est vraiment palpitant, Marie traîte ce western de façon vraiment originale (et ne doit nullement être comparé à Blacksad). Cet album aurait pu commencer par "Il était une fois... dans l'ouest", alors laissez-vous emmener par ce conte transposé dans ce nouveau western.
A la lecture de cette guerre d'Alan, on ne peux être qu'émerveillé par la vie de ce personnage. Son aventure m'interpelle, qu'aurais-je fait moi à son âge à cette époque si j'avais dû partir à la guerre pour combattre un certain "Adolf" ou même n'importe qui d'autre. Ce personnage, qui a eu une vie on ne peux plus ordinaire, en nous la racontant la rend extraordinaire. C'est comme cela, par ces petits bouts de vie ordinaire qu'il nous compte au cours de sa guerre qu'on se rend compte à quel point elle est loin de l'être (sa vie ordinaire). Guibert illustre ce récit et participe magnifiquement à nous transmettre les émotions d'Alan. Ce récit doit en plus, pour Guibert, prendre une connotation émotionnelle supplémentaire car il raconte la vie d'une personne avec laquelle il a entretenu des liens très forts. La guerre d'Alan nous raconte une vie ordinaire, mais le fait de pouvoir la partager avec nous (avec ses joies, ses peines, ses doutes,...) la rend extraordinaire (mais au fond, n'est-ce pas nos vies à tous "ordinaires" qui sont en fait extraordinaires?). Alan Cope, je te salue, non pas pour ta guerre mais tout simplement pour ta vie.
Lorsque je lis les critiques précédentes, je les trouve mitigées et souvent très dures avec ce nouveau cycle de Lanfeust. Le premier cycle selon les mots d'Arleston ne racontait que l'histoire d'un bouseux courant après une épée. Déjà vu sans doute mais là où on a surpris les lecteurs, c'est la richesse du monde développé, la richesse des personnages, bref la richesse du tout. Et ce qui avait plu à certains hier, ne plaît visiblement plus aujourd'hui. Pourtant, je trouve que la nouvelle quête est encore plus intéressante que dans le premier cycle. On découvre comment a été créé le monde de Troy. Et au vue des autres séries d'Arleston (Feux d'Askell, Maîtres carographes et pourquoi pas, les forêts d'Opale), chacune d'elles pourraient se situer sous l'empire (ou l'emprise) de Delhu... Il est vrai que les auteurs surchargent parfois les cases mais pas plus que pour les derniers tomes de Lanfeust de Troy, que Lanfeust est devenu commerial et alors?. Je pense que maître Arleston nous réserve encore plein de surprises, Lanfeust des étoiles ne dira pas son dernier mot, peut-être s'envolera-t-il vers les étoiles pour faire l'unanimité au tome 4 (comme cela avait été le cas pour le premier cycle de Lanfeust).
L'univers des coulisses du pouvoir est toujours un univers particulier. Se rapprocher du pouvoir entraîne malheureusement souvent le risque de s'y brûler. Richelle met en place dans ce premier opus la trame de cette histoire prévue en deux tomes. Les personnages sont nombreux comme dans le premier "cycle" et il est parfois difficile de part leur nombre de se rappeler qui est qui. Bien sûr, on retrouve nos deux sympathiques acteurs du premier cycle, dont l'accent semble être mis sur Burkinshaw, en pleine crise de la proche quarantaine. De plus, on voyage entre Londres, Bruxelles (une ville magnifique, j'y habite :-)))). Une enquête qui débute bien donc et dont la fin ne se fera pas attendre... Alors, que le rideau se lève et soyez prêt à entrer dans les coulisses du pouvoir.
Candélabres est une série malheureusement méconnue, trop méconnue. Pourtant, l'univers créé par Algésiras foisonne d'idée original, nous surprend à chaque fois avec ses mystères, ses trâmes et ses grands sujets de société (l'homosexualité, le peu d'intérêt de la société envers les personnes souffrant d'un handicap (il suffit d'observer les transports en commun et les rampes d'accès à ceux-ci, ...)). Candélabres est une série aussi riche (sinon plus?) et digne d'intérêt que le chant des stryges. On y trouve des "créatures", les Candélabres, être maîtrisant parfaitement le feu. Ils vivent près de nous mais se cachent en se rendant intangible. Un garçon, paraplégique, Paul Klarheit, retrouve miraculeusement l'usage de ses jambes après un accident de cheval. Il rencontre Julien Solédango, un candélabre, qui le "sauve" du feu qui avait effrayé le cheval. Mais il y a un prix à payer à tout cela, lequel? Voilà le début de l'histoire, la suite réserve pleins de suprise, tant l'histoire est riche. Un scénario 5 étoiles servi par un dessin plein de sensibilité, tel est la BD que je vous convie de posséder dans votre bibliothèque, INCONTOURNABLE!!!!!!
L'histoire est originale, bien dessinée, le scénario est complet et les dialogues bien ficelés. Le seul "hic", c'est que je n'ai pas du tout accroché à l'histoire que je qualifierais de trop enfantine (c'est normal, c'est la cible). Une BD à acheter pour les parents en manquent d'histoires qui endorment leurs enfants. Moi, personnellement, je préfère franchement le livre de Jack et de Sam. On sent que l'univers pourra facilement se développer par la suite, et à mon avis, les enfants adoreront car une nouvelle fois, l'histoire est faite pour eux...
On observe par ce récit que le décalogue a fait mouche dans le petit monde de la bande dessinée, une véritable révolution. L'idée de récits séparés avec un fil conducteur, une histoire dans l'histoire. C'est sur ce principe qu'Halloween Blues se base. Une première histoire qui met en place la trame qui se terminera au septième tome, à savoir comment Dana, une future grande d'Hollywood a été tuée. Son mari, Foster Hill, suspect mais innocenté, ne se souvient plus des faits qui ont conduit à la mort de cette dernière. Qui a bien pu la tué ? Voilà le fil d'ariane tissé pour les 7 albums. L'aventure indépendante est assez sympathique. Au début, on nage un peu, l'univers doit bien se mettre en place mais on rentre très vite dans l'histoire. Le dessin de Kas est superbe et le scénario de Mythic tient bien la route. On ne s'ennuie pas une seule seconde. Il est amusant de voir apparaître le fantôme de Dana qui vient perturber et s'insinuer dans la vie de son mari, ses question et commentaires, et les réponses de ce dernier qui est rarement seul dans la pièce... Vous comprendrez mieux lorsque vous l'aurez lu ;-) Il ne me reste plus qu'à faire la "Premonitions" que vous allez l'acheter. Bonne lecture donc.

 
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