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Fabcaro
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froggy
22/04 05:06
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pm 21/04 17:08
Le club des cinq c'est pas plutôt bibliothèque verte ?
Ceux que j'ai lus quand j'etais petit etaient dans la Bibliotheque Rose. La page Wikipedia consacree a la serie dit que c'est maintenant dans la Bibliotheque Verte,
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marcel
22/04 10:12
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Tout a fait, c'etait en bibliotheque rose, comme Oui-Oui, meme si c'etait pour les un peu plus grands. Dans la verte, y avait le Clan des 7, qui avait tout simplement plus de texte. Mais c'etait pas que garcons, la Verte, y avait Alice detective, qui etait un des gros succes.
Le club des 5 n'est pas passe en Verte parce que les enfants d'aujourd'hui sont plus cons, mais parce qu'apparemment, ils ont change les criteres.
Ce n'est plus une question d'age du lectorat mais de genre de recit : maintenant, la Verte, c'est action/aventure, et la Rose, c'est humour, emotion et magie.
La, pour le coup, ca fait plus rose pour les filles et vert pour les garcons. C'est fou, ils avaient des collections non genrees (dans tous les sens du terme), et ils attendent le XXIeme siecle pour faire une separation qui ressemble beaucoup aux annees 50.
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pm
22/04 10:43
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Ok, ok, je dois confondre.
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Bert74
22/04 18:20
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Je me rappelle mon passage de la bibliothèque rose à la bibliothèque verte, de Enid Blyton à Lieutenant X : enfin les lectures pour les grands !
Et ma femme (on a le même âge) a eu la même trajectoire mais elle vers les aventures d'Alice Roy.
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Festival de la BD Angouleme
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torpedo31200
(post # 84) -
22/04 16:04
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Les nouvelles patronnes d’Angoulême n’ont que quelques mois pour mettre sur pied une nouvelle équipe et organiser une édition qui risque de ne pas se tenir en janvier comme d’habitude.
Très probable, le délai est trop court pour janvier ou février.
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Bert74
22/04 16:20
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les nouvelles boss d’Angoulême
Ah, tiens, ils n'ont pas féminisé le nom comme "chef"=>"cheffe". Bizarre...
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pm
(Torpedo) -
22/04 17:33
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Et si ça se passe au printemps ils vont s'apercevoir qu'on se les pèle beaucoup moins et que finalement c'est pas plus mal.
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torpedo31200
(pm - post 87) -
22/04 18:31
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Je pense que c' est déjà trop tard pour le printemps 2027. Mais surtout il y a une énorme concurrence de festivals au printemps.
Fin janvier, il n' y a rien à ma connaissance à 200 000 visiteurs.
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La politique sur bdp suite
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suzix@bdp
22/04 19:07
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Titre de cette photo d'art : "Oh l'enculé"
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suzix@bdp
22/04 19:10
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... il ne pourra même pas manger à la petite cuillère, cela pendant 5 jours ... ben oui, tout ce qui entre doit ressortir.
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heijingling
22/04 21:30
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Il sourit sur les photos, preuve de plus que les toréadors sont des tarés.
(Mais je ne vois pas trop le rapport avec la politique).
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heijingling
22/04 21:36
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Du lourd (paru dans Le Monde):
"Aurélia Michel: La reconnaissance de l'esclavage comme " le plus grave crime contre l'humanité " n'est pas une mise en concurrence mémorielle
?L'historienne souligne l'importance de la résolution symbolique et politique des Nations unies sur la traite transatlantique, dont les conséquences pèsent encore sur une grande part de la population.
Quelques semaines avant que la France ne célèbre, au mois de mai, les 25 ans de la loi Taubira, qui reconnaît la traite et l'esclavage atlantique comme crime contre l'humanité, nous avons assisté, le 25 mars, à un tournant diplomatique, voire géopolitique, majeur. Adoptée par 123 pays, soit plus des deux tiers des votes exprimés, une résolution portée par le Ghana et son président, John Dramani Mahama, qualifie la traite et l'esclavage racialisé des Africains comme "le plus grave crime contre l'humanité".
Cette déclaration s'accompagne d'engagements à la réparation de ce crime par la reconnaissance symbolique, la restitution des biens culturels aux sociétés africaines et l'aide au développement et à l'éducation pour les régions les plus concernées, en Afrique et en Caraïbe. Si ces engagements ne sont pas très contraignants, l'enjeu symbolique est considérable: par cette décision,l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) a mis en minorité l'Occident sur la scène internationale.
Le Ghana, et avec lui l'Union des Etats africains ainsi que des Etats de la Caraïbe, a su créer un consensus politique majoritaire mené par le Sud global. Ce n'est, certes, pas la première fois: dans les rapports de force issus de la décolonisation des empires euro- péens, marquée par la conférence de Bandung en 1955 et le mouvement des non-alignés, la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU fut stratégique. Et quand bien même ses résolutions ne sont pas respectées - on le voit à propos de la Palestine par exemple lorsqu'elle s'oppose aux positions du Conseil de sécurité, véritable lieu du rapport de force international, le vote de l'Assemblée générale offre un atout indéniable: la visibilité. Face à cette adhésion massive, les Etats-Unis et leurs alliés idéologiques du moment, Israël et l'Argentine, font ainsi pâle figure avec leurs trois «non», et l'abstention des 52 pays occidentaux, de l'Europe en premier lieu, met en exergue leur embarras et leurs contradictions.
Pourquoi tant de résistance face à cette résolution, qui se situe avant tout sur un plan symbolique? C'est justement qu'elle dévoile le paradoxe profond de l'Occident. Ces sociétés de l'humanisme ont précisément bâti leur richesse et leur développement sur l'inhumanité, au sens de crime contre l'humanité dont il est question dans cette résolution: la traite et la mise en esclavage massive, l'exploitation coloniale de populations et de ressources non européennes.
Bien que le crime de l'esclavage ait été dénoncé depuis le début de son utilisation systématique au XVIe siècle-y compris par des Européens, il continue d'être refoulé. La gêne de la France tourne autour de la crainte d'une concurrence des mémoires qui serait soulevée dans le choix de l'expression "le crime le plus important contre l'humanité".
Préjudices démographiques
Il faut ici prendre en compte l'importance de la mémoire collective européenne de la Shoah. Après un processus long, difficile et finalement assez tardif de reconnais- sance des faits et de leur gravité, cette mémoire est devenue le so- cle moral de l'Europe, associé au récit de sa réunification et de sa re- construction, la base éthique des Etats qui la composent. Le «mal absolu» est devenu notre bous- sole, la source de toute morale.
Or, la formulation proposée par le Ghana, qui semble remet- tre en cause cette singularité his- torique et ontologique, fragilise donc l'Europe sur un de ses piliers identitaires. Pourtant, hormis le fait qu'il est indispensable d'inscrire la Shoah non pas dansune exceptionnalité mais dans un processus historique dont les sciences sociales peuvent rendre compte, il ne s'agit pas ici de mettre en œuvre une concur- rence des souffrances ou de com- parer le statut des victimes, mais de reconnaître une réalité: les conséquences actuelles de la traite et de l'esclavage sont cer- tainement les plus graves et les plus urgentes à envisager à un niveau global.
Il s'agit d'abord du racisme, c'est-à-dire des discriminations et des violences que subit une part immense de la population mon- diale, mais aussi des inégalités structurelles, économiques, cli- matiques, de santé, d'éducation qui traversent les sociétés et for- gent les rapports Nord-Sud.
Ce sont aussi des préjudices dé- mographiques et économiques subis par les sociétés africaines et caribéennes qui pèsent sur leur développement économique, et avaient ouvert la voie de la colo- nisation européenne des territoi- res africains au XIXe siècle - colo- nisation à laquelle il faut ratta- cher les flux migratoires actuels, les inégalités climatiques et sani- taires, etc. Nous parlons ici de conséquences colossales, d'un or- dre mondial construit sur une in- justice organisée.
Devant l'ampleur des faits, on pourrait arguer - comme l'avait fait le président François Hol- lande le 10 mai 2013 à l'occasion de la Journée nationale des mé- moires de la traite, de l'esclavage et leurs abolitions qu'il y a là quelque chose de l'ordre de l'irré- parable. Pourtant, il n'est pas inenvisageable de chiffrer des choses simples - ce que craint sans doute Paris dans ce proces- sus, comme le montant de la dette haïtienne à la France et de ses intérêts, y compris des préju- dices associés sur la pauvreté structurelle de l'Etat haïtien.
Des historiens l'ont d'ailleurs récemment établi. Il n'est pas non plus impensable de com- mencer à chiffrer le coût du ra- cisme, par exemple le coût du non-accès au crédit - comme l'a montré, en 2014, Ta-Nehisi Coates dans Le Procès de l'Amérique. Plai- doyer pour une réparation (Autrement, 2017) - et le coût du faible accès à l'éducation ou à la santé, qui pèsent sur les concernés mais aussi sur l'ensemble de la société. Ce sont nos orientations économiques et écologiques qu'interroge profondément cette demande de réparation.
L'action diplomatique du Ghana, région parmi les plus af- fectées par la traite et la colonisa- tion européenne, mais aussi lea- der historique du panafrica- nisme et de la lutte anticoloniale au XXe siècle et premier Etat de la décolonisation de l'empire bri- tannique en Afrique, s'inscrit dans une longue démarche qui vise et commence à obtenir la né- gociation de réparations à la fois symboliques et matérielles. Face à l'irréparable et à l'impensable, le vote de cette résolution nous rappelle que la politique est tou- jours nécessaire, et possible.
Aurélia Michel est historienne, maîtresse de conférences en histoire des Amériques noires à l'uni- versité Paris Cité. Elle est l'autrice d'"Un monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l'ordre racial"(Seuil, 2020)
Vincent Duclert: Sur l'esclavage, faut-il en passer par la justice pour établir la vérité historique?
A la suite du vote des Nations unies qualifiant l'esclavage de « plus grave crime contre l'humanité », l'historien estime que, si la demande de justice des pays du Sud est légitime, seul le savoir historique permettra d'établir les vérités
Le 25 mars, à New York, pour la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, une large majorité des Etats membres des Nations unies a voté une résolution qualifiant l'esclavage et la traite transatlantique des esclaves africains de «plus grave crime contre l'humanité».
Celle-ci a, sans surprise, aussitôt essuyé l'opposition catégorique des Etats- Unis: le président Donald Trump continue de considérer l'histoire des Afro- Américains comme une menace pour l'intérêt national et pour sa vision personnelle de la vérité historique. Mais d'autres pays occidentaux, dont la France, se sont également abstenus. Alors que la loi de la ministre de la justice Christiane Taubira du 21 mai 2001 avait adopté la qualification de crime contre l'humanité pour l'ensemble des traites, et compte tenu de la volonté affichée par le président Emmanuel Macron d'agir face aux conflits mémoriels les plus périlleux, nul doute que l'abstention française retiendra l'attention.
La qualification de crime contre l'humanité «le plus grave» est l'une des raisons invoquées pour l'abstention du groupe occidental. Cette qualification méconnaît qu'en droit il n'y a pas de hiérarchie de ce type. Quant à la connaissance historique, reconnue par la résolution comme l'un «des éléments essentiels de la réconciliation et d'une paix durable», elle ne peut admettre que ses conclusions soient déterminées par avance. De plus, l'insistance sur les seuls «
Comme l'a montré récemment la démarche de l'Algérie, dont l'Assemblée a voté, en décembre 2025, une loi criminalisant la colonisation (depuis amendée par le Sénat), la volonté des pays du Sud de qualifier en droit pénal des pans majeurs de l'histoire de l'humanité dit d'abord une forme de détresse devant le silence qui les entoure. Détresse des sociétés, plus encore que des Etats, ces derniers poursuivant des agendas politiques propres. Il n'est plus possible d'ignorer cette demande. Mais le passage par le droit est-il la meilleure solution? Ce n'est pas si sûr.
Attentes morales
Des déclarations comme celle d'Alger et de New York n'ont de portée que si des jugements sont prononcés par des tribunaux, à condition donc que ces derniers existent, disposant de statuts. L'Accord de Londres du 8 août 1945 a fixé celui du tribunal de Nuremberg, définissant le crime contre l'humanité. La Convention des Nations unies adoptée le 9 décembre 1948 a défini le crime de génocide et appelé à la création d'une cour de justice permanente. Le Statut de Rome du 17 juillet 1998 a fixé le statut d'une Cour pénale internationale (CPI) enfin instituée, chargée de juger ces différents crimes imprescriptibles. Or, toutes ces avancées majeures sont aujourd'hui menacées: nombre de justices internes sont écrasées par la raison d'Etat, et la CPI est persécutée pour son indépendance.
Des procès sont-ils par ailleurs possibles pour des faits d'inhumanité si anciens, sachant qu'il n'y a plus de prévenus vivants pour l'esclavage et la traite, et seulement de rares prévenus potentiels pour la colonisation? Des procès «en absence» de prévenus, sur lesquels travaille par exemple l'ancien juge international Bruno Cotte, sont-ils envisageables? De même est-il fondé de lancer des poursuites contre les Etats héritiers des nations esclavagistes et colonisatrices? Et pour quelles reconnaissances historiques attendues?
LA RECHERCHE COLLECTIVE DOIT RÉAFFIRMER L'EXISTENCE D'UNE VÉRITÉ DES FAITS,DE SAVOIRS EXACTS, ET L'EXIGENCEDE MÉTHODES,POUR Y PARVENIR
Une vertu morale
Car c'est bien d'attentes morales dont il s'agit, et peut-être prioritairement, à tra- vers ces déclarations sur d'effrayants passés, dont la définition continue d'échapper à l'entendement humain, et qu'il est pourtant indispensable de carac- tériser. C'est précisément ce qu'a fait le juriste Raphael Lemkin en 1944 pour le génocide, inventant le nom, le concept historique et l'incrimination juridique. De ces grands procès des «crimes du droit des gens », selon l'expression de Lemkin, on attend aussi bien une recon- naissance de culpabilité débouchant sur des peines que l'établissement de vé- rité des faits bénéficiant d'une autorité définitive. Les deux objectifs sont aussi importants.
Il arrive même que la justice n'ait pour seule fonction que d'énoncer une vérité des faits, sans condamnation possible des coupables, comme le 12 juillet 1906 à Paris, lorsque la Cour de cassation a reconnu la pleine, définitive et totale innocence du capitaine Dreyfus. Que cette date soit désormais, à l'initiative d'Emmanuel Macron, celle d'une commémoration nationale «pour la victoire de la justice et de la vé- rité» traduit cette vertu morale recon- nue à la justice. La justice aurait donc, par ce biais de l'énonciation de vérités historiques, une fonction « réparatrice »,selon les mots du président du Ghana, John Dramani Mahama, à la tribune des Nations unies.
Mais doit-on nécessairement en passer par la justice pour établir la vérité historique? En 1996, dans une analyse d'un arrêt de non-lieu du 13 avril 1992 portant sur le régime de Vichy, parue dans les Cahiers Jean Jaurès, l'historien du droit Frédéric Audren expliquait que « les attendus de la chambre d'accusation étaient tout simplement contraires à la vérité historique» et que les historiens étaient très fondés à les critiquer. Pour répondre aux demandes de justice des peuples, n'est-il pas alors plus efficace de renforcer l'autorité même du savoir historique?
La recherche collective internationale doit demeurer un horizon fondamental, se dotant par exemple de centres pluri- disciplinaires, notamment en Afrique et dans les Caraïbes. Elle doit forger ses pro- pres concepts et définitions. Elle doit réaffirmer l'existence d'une vérité des faits, de savoirs exacts, et l'exigence de méthodes, de sources pour y parvenir. Elle doit combattre cette thèse de plus en plus répandue proclamant que la vérité historique ne résulterait que de la con- frontation de versions idéologiques de l'histoire, dans une vision darwinienne d'une lutte à mort des savoirs. Le jugement de l'histoire est au prix de ces combats présent.
Vincent Duclert est historien, chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales/Cespra, auteur de «La France face au génocide des Tutsi» (Tallandier, 2024)"
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