Les 105 critiques de Lef' sur Bd Paradisio...

Ce troisième album place cette série parmi les plus belles qu’a pu faire Marini. Je trouvais déjà le deuxième tome excellent en beaucoup de points mais celui-ci est le meilleur des trois. La mise en couleurs (directe ?) est époustouflante, notamment les très belles perspectives du Vatican et autres palais. Le summum de l’art de Marini !! Enfin l’apothéose que j’attendais dans cette série que j’apprécie vraiment beaucoup. L’intrigue est de nouveau remué par l’élection possible de Trébaldi mais le Scorpion veille tandis que les personnages secondaires (Méjaï et Rochnan) prennent plus d’ampleur. Qui sait, peut être que pour le quatrième album, Desberg nous réserve une surprise de taille… Il n’y a plu ce coté “de capes et d’épées” des précédents épisodes qui m’ennuyaient plutôt que de me divertir. Tenez-vous bien : le Scorpion a un passé (si si) et il nous est même révélé dans des flash backs avec la présence exceptionnelle du grand-père !! Pour ceux qui trouvaient la série “commerciale”, cet opus va les faire changer d’avis (du moins, réfléchir…enfin, s’ils peuvent…) tout simplement que la série atteint une maturité et une approche moins théâtrale et spectaculaire (tout en l’étant) qui lui avait valu son surnom de commerce. Marini n’a plu rien à prouver : son style est désormais acquis dans les mœurs, ce jeune surdoué n’a pas fini de faire parler de lui. Quant à Desberg, s’il nous concoctait un quatrième album aussi génialissime que celui-là…je l’embrasserai bien. (mais c’est légèrement compromis). Indispensable pour cette frigorifique fin d’année…
Voici un album bien étrange dans son approche, sa conception et sa narration. Charles Burns commence cette série intitulée “Black Hole” en jouant sur des flash backs tout à fait maîtriser nous perdant dans son univers angoissant, oppressent et glauque. Dans une petite ville, des adolescents (boutonneux) sont frappés par une maladie qui transforme certains en calculatrice (simple éruption cutanée) et pour d’autres en monstre. Ce premier opus nous glace le sang tout en laissant en suspens une vérité qui nous semble bien lointaine et pour longtemps inaccessible. Nous suivons une jeune fille tout à fait charmante prénommée Chris qui, comme toute jeune fille de son age, connaît les premiers rapports. Or, il semblerait que son compagnon ait une chose étrange au cou…les ennuis s’enchaînent…mais lorsque nous commençons à y voir un peu plus claire, c’est la fin de ces 64 pages étranges… J’ai très envie de connaître la suite de cette aventure qui glace le sang, fait froid dans le dos, hérisse les cheveux et les poils du c… A découvrir…amateurs de re-nouveau…et de frissons…
Ce premier album et tout simplement fascinant : raconter l’histoire de Rome à partir de Claude (père de Britannicus et père adoptif de Néron) en y rajoutant de la psychologie, il n’y avait que Dufaux pour relever un tel défi. De plus, le travail de Delaby ne fait qu’accentuer la qualité du résultat. Amateurs d’Histoire, approchez…vous entrez dans l’un des plus grands complots et drames familiaux jamais narrés dans la BD. Un péplum digne de ce nom qui ne peut laisser indifférent : Dufaux nous montre des personnages sans prendre de points de vue nous laissant libre de penser ce qu’on veut de ses héros de papiers. Avec un souci du détail omniprésent, une recherche historique très poussée, il fallait oser pour rendre un tel péplum intéressant. C’est fait et le final est époustouflant. A croire que décidément, Jean Dufaux se sent bien dans l’historique. Quant à Philippe Delaby : il maîtrise son style et apporte un réalisme saisissant ; le tout donne une atmosphère inqualifiable. Comment vous convaincre que ce péplum n’est pas un péplum ordinaire : c’est une BD. En plus, signée de mains de maîtres. Splendide. Indispensable.
Voici le retour du séducteur à la façon “Les Trois Mousquetaires” d’Alexandre Dumas. De nouveau, il y a les faiseurs de troubles qui crient au manque d’originalité…mais je suis du même avis que Marie disant qu’il y a bien longtemps que la BD franco-belge tourne en rond depuis pas mal de temps…ceci est un autre sujet… Passons à l’album lui-même : j’ai eu un grand plaisir à lire ce deuxième opus des aventures du Scorpion, tant la qualité de Marini (déjà excellente) augmente de manière constante dans chacun de ses albums. Quant à Desberg, il est égal à lui-même pour el premier tome. Il y a eu un débat dans les précédentes interventions auquel je ne participerai pas ; c’est pour cela que ma “critique” sera courte. Autre raison : il y a peu de choses à dire sur cet album car c’est un bon moment de détente et de repos. Si la troisième aventure du Scorpion est aussi bonne…alors je veux bien continuer la série… De toute manière, la note attribuée vaut plus qu'un long discours...
On peut crier à la BD commerciale, certes…mais on peut également crier au chef d’œuvre. Je ne suis d’aucun de ces avis car, certes, il y a eu une campagne marketing importante pour ce premier album, la qualité est à la hauteur de ce que j’espérais. Marini n’a plus à affirmer son talent tant nous sommes d’accord pour dire qu’il est l’un des plus grands dessinateurs de sa génération. Ses couleurs chaudes sont attachantes et l’on peut remarquer la ressemblance entre le Scorpion et l’un des personnages principaux de “Rapaces”. Autrement dit, je suis à chaque fois très impressionné par le travail d’Enrico Marini. J’ai remarqué des remarques négatives sur cet album (tout ne pas plaire à tout le monde…) mais j’ai lu ce premier opus comme un divertissement, rien de plus. J’ai apprécié, ça m’a divertit et amusé. Rien de bien révolutionnaire, j’irai jusqu’à dire que c’est du déjà vu mais faut-il encore bien le faire, ce déjà vu. Dans ce premier tome, les présentations ainsi que les intentions des divers personnage sont développés avec un léger humour pas désagréable du tout… Au final, un bon moment de détente…découvrez-le, c’est tout…ne nous énervons pas…
Nouvelle édition, nouvel auteur, nouvelle série…bref : que du neuf !! Voici une adaptation de la fameuse œuvre d’Alfred Jarry bien déroutante et déroutée. Emmanuel Reuzié s’attaque à gros : tenter une trilogie sur “Ubu Roi” après le chef d’œuvre de Daniel Casenave. Est-il possible, me direz vous, de rivaliser ?? Je vous répondrai : oui. Car en effet, c’est bel et bien Reuzié qui nous invite dans son univers totalement déjanté qui pourrait nous rappeler l’atmosphère de “Spoogue” d’Olivier Milhiet et le chef d’œuvre d’animation “L’oiseau et le Roi”. Sont-ce là des inspirations et des influences ?? Quoi qu’il en soit, j’ai apprécié ce début de trilogie bien amusante avec un humour déplacé mais pas trop, des personnages grotesques (mais dans le bon sens du terme) et une architecture totalement « défoncée ». Sur le point du dessin, Reuzié, pour un premier album assure : j’ai été très impressionné par ses perspectives et ses expressions ; bien que la mise en couleurs passe tout à fait, les dialogues penchent un peu dans la défaveur. Peu importe, puisque le reste rattrape le tout. J’ai l’impression que Reuzié a voulu faire des petits clins d’œils (type le pirate noir dans Astérix) mais en se moquant…bien sur, cela reste une impression. Quant à savoir si tout le monde aimera, c’est une question de goût car l’œuvre est bien étrange mais si divertissante… Un de mes coups de cœur de ce mois que je ne regrette pas… Nouvelle édition, nouvel auteur, nouvelle série…bref : que du plaisir !!!
Non pas que je vienne seulement de découvrir "Korrigans", je l'avais depuis un petit bout de temps dans ma bédéthèque, mais j'attendais la fin de "La Graine de Folie" pour m'exprimer au sujet de cet album. Le constat, après lecture du génialissime, du brillantissime quatrième tome de “La Graine de Folie”, est évident : Mosdi apporte incontestablement un plus à Civiello. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’Emmanuel ne serait rien sans son scénariste, j’irai même jusqu’à dire qu’ils se complètent et font parfaitement la paire. Quelque chose est frappant dans ce premier opus d’une trilogie, c’est le goût prononcé de Civiello pour le travail bien fait (voir très bien fait), je ne m’en plains pas mais il est vrai que ce type de couleurs est parfois dure et encore peu connue du grand public BD qui, je pense, est encore trop habitué à nos « anciennes traditions » concernant la couleur. C’est un début prometteur : une série qui démarre bien, des personnages attachants et d’autres, bien sur, méchants. Bref, rien à dire si ce n’est que ça sent légèrement le prévisible. Donc, de ce coté, j’espère que ça fera comme “La Graine de Folie”. Quant à Civiello, il nous éblouit toujours autant, voir plus (si si) et je reste ébourlificoté (ça existe ??) quand je vois un tel travail de maître. J’espère que l’ambiance ne se fanera pas car je reste sur un très bon sentiment. A découvrir…
Eléments indispensables pour créer un univers, les recherches graphiques sont souvent très intéressantes aux lecteurs de découvrir. Car en effet, derrière un album, et je n’inventerai rien en le disant, il y a d’innombrables recherches. Dans ce hors série, Civiello nous décrit son travail, ses attentes, ses angoisses quant à sa série, ce grand livre des recherches se divise en quatre parties : le peuple de Faërie, Faune, Flore et créations de Faërie, études et émotions et enfin les découpages. De plus en plus, les lecteurs lambdas sont intéressés par l’envers du décor d’un album ; chose tout à fait compréhensible. Il est bien sur difficile de mettre une mauvaise note à cet ouvrage car, à travers ceci, le respect du travail accompli ne peut que se faire sentir. Seul hic : ce hors série n’est disponible que dans le coffret de “La Graine de Folie” mais rassurez-vous, si vous avez les trois premiers albums, faîtes comme moi, achetez le coffret avec une cale. Bonne lecture et bonne découverte…
Alors là, oui !! Oui, c’est une fin magnifique !! Oui, toute la vérité s’offre à nos yeux dans un déluge de beauté et d’enchantements !! Enfin, ce titre qui ne signifiait rien jusqu’alors devient limpide et féerique. Oui, “Le Roy sans cœur” conclut à merveille cette série ô combien fabuleuse intitulée “La Graine de Folie”. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin, ni même vous donnez quelques détails même futiles…vous ne tirerez de moi que ça : Le style de Civiello avait déjà énormément évolué entre le troisième tome de “La Graine de Folie” et “Korrigans” mais là, c’est d’une fluidité, d’une clarté et d’une beauté inqualifiables. Mosdi participe à l’élaboration de cette fin ô combien splendide sans nous enlever la poésie au quelle Civiello, dans les premiers albums, nous avait habitué. Tandis qu’au plus profond de la forêt de Brocéliande se dispute une terrible partie d’échec, que le Peuple des Fées affronte les Hordes Maléfiques, que le monde même de Faërie menace de disparaître, Igguk Plitchwook poursuit sa quête périlleuse du Seigneur Ténébreux et du Cœur de Cristal. Viendra alors l’instant de l’ultime sacrifice…et de l’extraordinaire vérité… Des pions…juste des pions…sur un échiquier…L’humain sans cœur, dont l’enjeu est le rêve des hommes… Certes après un début de série dont tout le monde contestait le scénario, je dois dire que j’ai honte de certains de mes propos car, à travers ce dernier opus, je me rends compte à quel point cette série était fouillée. Même si dans le premier acte, on ne sent rien venir, ici, nous devons bien avouer, après lecture, que malgré nos critiques, Civiello faisait ce qu’il voulait de nous… J’ai aimé…à la folie… Une fin qui, je l’espère, ne pourra laisser personne indifférent car n’oublions pas, dans l’héroïc-fantasy, il y a toujours quelque chose qui se rattache à notre monde…ce quelque chose ???…Une graine de folie… Par exemple…
Après une remontée de la qualité indéniable du premier au deuxième épisode, Civiello fait tourner ce troisième opus autour d'un combat entre la Morrydwen et nos compagnons d'infortune. Certes durant environ 40 pages de combat, on apprend beaucoup sur l'univers et les motivations de tous mais ce genre "d'occupation de scénario" me rappelle la série "Dragon Ball" où durant trois bouquins entiers, les personnages se tapent sur la gueule. Or là, ils ne font pas que ça !! Non, ils parlent !!! Pour redevenir plus sérieux, j'ai bien aimé cet album car il nous offre de nouveau la possibilité d'admirer tout le talent de Civiello à travers une histoire de plus en plus intéressante. La fin nous laisse imaginer le pire pour Igguk mais de toute manière, si Manu Civiello continue comme ça, la fin devrait être somptueuse. En espérant que le dernier opus sera magnifique, je vous conseille vivement la lecture de cette série.
Après un premier album moyennement bon sur le scénario et magnifiquement beau sur le graphisme, voici le second épisode de la série "Graine de Folie". Ce qui est indéniable, c'est que Civiello a réussi le tour de force à faire évoluer son style. Incroyable en effet puisque la qualité des dessins et de la mise en couleurs du premier album était déjà très élevée. Coté scénario, j'avoue être surpris tant le niveau a énormément remonter : les dialogues du premier opus ressemblaient à des gamins qui s'engueulaient. Là, ils deviennent plus mûrs, plus sérieux. L'intrigue tient la route et devient de plus en plus épaisse, avec des doubles pages somptueuses et un découpage classique mais réussi. Il y a peu à dire et à rajouter, si ce n’est qu’après un début difficile me voilà conquis par la suite des aventures d’Igguk et de ses compagnons. Je m’empresse de lire le troisième.
Emmanuel Civiello a certes un talent incontestable pour le dessin et la peinture mais il n’est aucunement bon scénariste. Mettons-nous d’accord, l’originalité de cette histoire vole bas, au ras des pâquerettes. C’est une simple quête d’héroïc-fantasy avec des personnages totalement opposés et atypiques. L’univers nous est peu décrit, était-ce volontaire ?? La platitude (excusez-moi de ce terme lourd en signification) m’a réellement laissé sur ma faim ; j’en attends donc la suite. Heureusement, le reste (dessin et mise en couleur) remonte la moyenne et je fus très admiratif et impressionné quand j’ouvris l’ouvrage. En effet, j’ai rarement vu une qualité de couleurs aussi belle. Certes ce genre d’illustration colle, pour le moment, mal à la BD car c’est très sombre et confus, rendant ainsi la lecture compliquée. Dans l’attente que la qualité s’améliore, je reste sur un bon début de série qui ne demande qu’à se développer. Bonne chance à Civiello que je ne veux absolument pas blessé dans cette critique.
Une BD tirée d’un film ?? Non, c’est le film qui est inspiré de la BD… Je comprends maintenant Sam Mendes, réalisateur du film “American Beauty” et par conséquent de la version cinématographique des “Sentiers de la Perdition” pour avoir craqué sur un tel scénario. Car voyez-vous, la couverture de cet album peut laisser porter la confusion quant à savoir qui a inspiré l’autre. Cette fois-ci, après “From Hell”, le neuvième art influence de nouveau sur le septième. A croire que ça été fait exprès, mais Paul Newman ressemble à s’y méprendre au père Looney et Tom Hanks semble garder le même mystère que le personnage qu’il incarne. 1930, un an après la grande crise, la prohibition bat son plein et un homme, Michael O’Sullivan, est surnommé l’Ange de la Mort, bras de droit d’un des hommes de mains de Capone, M. Looney. Or quand le fils de O’Sullivan voit ce qu’est réellement le métier de son père, la vengeance mafieuse sera intraitable. S’en suit alors une quête perdue d’avance et insensée sur les routes de la vengeance et de la mort où, père et fils, honoreront leurs noms. Max Allan Collins nous raconte une histoire sur un fond historique développé et détaillé : les rapports père-fils nous sont peu montrés mais il insiste sur ce qu’était la pègre. Un grand moment de narration qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page où la fin prend tout son sens. Le fils raconte d’après sa vision, ses mémoires même si elles sont un peu floues par endroit, rejetant toutes les idées des historiens contemporains, ne nous montrant que les moments presque intimes entre lui et son père. Cette BD méritait la traduction française mélangeant action, sentiments et narration réussis. Une belle aventure pour Delcourt qui signe l’un des plus beaux albums étrangers de fin d’année. Quant à Richard Piers Rayner, il nous épate par son quadrillage des personnages et, chose étonnante, sa constante évolution graphique qui, avec son noir et blanc maîtrisé, retransmet à merveille l’ambiance noire et oppressante qu’exigeait une telle histoire. A travers les yeux d’un enfant, une page de notre histoire nous est présentée. On ne nous force pas à pardonner ses hommes de la pègre mais explique le fait qu’ils n’étaient rien d’autre que des soldats vétérans de la Grande guerre dévouant un loyal service à leur “employeur”. Beau contraste de comportement pour O’Sullivan entre sa tendresse pour son fils et son “métier”. Le Crime organisé montré comme vous ne l’avez jamais vu et représenté comme jamais vous n’auriez pu l’imaginer un jour… “Les Sentiers de la Perdition”, retenez bien ce nom : ce sera votre prochain achat. Chef d’œuvre.
Nous connaissons Pierre Veys pour Baker Street mais Weissengel nous est inconnu, du moins pour l’instant. Après Chewing gun qui, tout comme cet album, avait laissé pas mal de lecteur dans le doute sur la qualité ; certains internautes se permettent, désormais, dès qu’une nouvelle série de Delcourt sort et dont l’un des auteurs n’est pas connu, de cracher leur venin, leurs vilenies et démolissent ouvertement le travail d’auteurs compétents. Pour ce qui est de Chewing gun, je me suis déjà exprimer dans une critique, je n’y reviendrai donc pas. Mais, je vais m’intéresser à cet album… Je ne suis aucunement d’accord sur la critique précédente… Tout d’abord, l’histoire qui n’a rien de révolutionnaire et qui aurait un léger goût de déjà vu. Or n’est ce pas Franquin qui dit un jour : « Toutes les histoires ont été racontées des milliers de fois ; l’originalité se trouve dans la manière de la re-raconter » ?? Et c’est tout à fait le cas là : l’humour de Veys est intact, sa narration et ses dialogues enfantins (ce n’est pas un reproche) m’ont fait sourire (et de temps à autre, rire) rendent la lecture de cet opus agréable en tout point. Maintenant, le dessin de Weissengel qui, s’il lit cette critique, doit s’inquiéter du courroux d’un internaute sans scrupule (HAHA, rire mesquin et diabolique). Je trouve une évolution du trait dans les planches au fur et à mesure de la lecture : au début, les cases sont horriblement vides et le peu de remplissage qui s’y trouve est, pour ainsi dire, bâclé. Les traits deviennent plus fluides, plus vivants ce qui, je l’avoue, m’a charmé. Les bâtiments et perspectives sont visiblement plutôt réussis mais le coup de la règle est visible. Les couleurs sont simples mais plaisantes et donnent une atmosphère sympathique. Au final, des personnages attachants, des dessins qui évoluent (rare dans un seul tome), une histoire amusante, des dialogues intéressants et un humour à la Veys. J’ai aimé, vous laisserez-vous tenter ??? Allez…la tentation n’est pas interdite pour un album de BD…
Vous imaginez un one-shot de 64 pages. Vous imaginez aussi que l’ouvrage est en noir et blanc et dont les dessins se rapprocheraient de ceux de M.A. Matthieu. Maintenant, imaginez-vous dans le fin fond des USA : un braquage qui tourne mal et un règlement de compte qui s’en suit. Ajoutez à cela, un scénariste appelé David Chauvel, avec une réputation qui n’est plus à démontrer ainsi qu’un dessinateur, que l’on nomme Thomas Ehretsmann. Vous mélangez, et le tout vous donnera “Station Debout”. Chauvel est réputé pour son cynisme et son coté noir dans la plus grande partie de ses scénarios ; les rares exceptions étant Ring Circus, Arthur et Shaolin Moussaka. Ici, il joue avec “ce-qui-aurait-pu-se-passer” et “ce-qui-s’est-réellement-passé”. En effet, puisque divisée en 10 chapitres, l’histoire vogue entre flash-backs et imaginaire : nous avons une version des faits, tels qu’ils se seraient passés si…et tels qu’ils ont vraiment eu lieu. A couper le souffle. Quant aux dessins et à l’encrage, on peut sentir l’influence de M.A. Matthieu : personnages expressifs et mise en couleurs (noir et blanc) maîtrisée. Qu’y a-t-il à rajouter si ce n’est que nous lisons du bon Chauvel avec ses phrases à rallonge, ses personnages atypiques et antipathiques ??? Pur one-shot qui ne tire qu’une seule fois…on ne s’en relève pas…
Je veux me lancer dans la critique du premier album d’ « Urban Games » sans même savoir par où commencer. Non pas que l’album soit mauvais, bien au contraire, mais il est énorme, fou et magique !! Ils sont cinq, tous beaux, pleins de talent et adulés par la foule en délire : j’ai nommé au scénario, Luc Brunschwig, aux dessins, Jean-Christophe Rauflet, aux story-boards, Laurent Hirn, au design, Laurent Cagniat et aux couleurs Caroline Van den Abeele. Ce quintet signent une collaboration à vous clouer sur place, ne sachant pas vous exprimer, ne pouvant dire votre avis tellement que cet ouvrage est FOU !!! Mais commençons par le début. Je sais au combien Luc Brunschwig a dû parler de la suite, et je ne reviendrai pas là-dessus, alors je vais juste parler de ce premier tome, juste ça, c’est promis… D’entrée l’action est bien présentée et la première séquence nous plonge dans un univers glauque à souhait où le Plaisir est le roi. On peut sentir des références, certes, mais cela ne me gêne aucunement car voyez-vous, si on peut sentir les sources de Luc, on peut très bien ressentir celles de J.C. Or, cet album est bourré de tout : références, clins d’œils, etc…mélangeant flash backs, retour dans le futur et imagination du gamin. Ce qui nous donne un rythme endiablé de la première à la quatre-vingtième page !!! L’histoire commence très bien, sauf que je n’arrive pas à tout saisir, peut être ai-je besoin d’une relecture car en voulant lire « Urban Games », je ne m’attendais pas à ça !!! Je fus très très agréablement surpris et ne pourrai que donner un avis plus que bon sur cet ouvrage. Comme l’a dit Th. Bellefroid, la première qualité de Brunschwig est de bien savoir s’entourer et de nous offrir à chaque fois, un spectacle qui nous en fout plein la vue !!!
Nouvel opus et de nouveau un dépaysement relaxant et magique. Toujours ce train train habituel semé d’embûches et de quelques péripéties dont Chauvel arrive à maîtriser sans sombrer dans l’ennui. Avec un superbe dessin et une mise en couleur somptueuse, Pedrosa améliore la qualité qui était déjà très élevé. Incontestablement bon, ce troisième, et aucunement dernier, album est sans aucun doute le meilleur des trois qui le sont de toute manière aussi.
Comme on a si bien pu le dire, David Chauvel écrit mieux dans les polars. Sauf qu’ici, c’est un pied de nez aux stéréotypes et aux sarcasmes qu’on a pu lui balancer. Les aventures de Jerold et Anthonin n’avancent guère dans cet album mais il reste cette part de magie et d’insouciance déjà présente dans le premier album. Ma foi, ça reste une très bonne série puisque Pedrosa s’amuse, dans le second plan, à inclure des gags et à donner des formes à ses personnages pleins de poésie. La qualité de narration s’amplifie et se bonifie. Et-il possible de faire mieux que ce deuxième album ??? Oui : le troisième.
Ce premier album d’une belle série nous plonge dans l’univers (que certains appelleront) magique d’un cirque ambulant. David Chauvel avait pour habitude de nous faire des polars où les flingues parlaient plus que les personnages ; mais là, il tombe dans la poésie et les dessins de Pedrosa ne font que bonifier ce sentiment. Les couleurs sont splendides et reflètent à merveille l’ambiance. (bien qu’elles soient un tantinet plates par moment). Ce premier tome ne fait que présenter les personnages principaux que sont Jerold et Anthonin. Une histoire qui promet et dont la suite ne peut être qu’attendue avec beaucoup d’impatience. Seul hic : les cases qui débordent de textes, c’est un peu lourd.
Album particulier que ce "Maître des cieux" de J.J Sanchez. En effet, son style de dessins est bien particulier : très ronds, pleins de formes et très fouillé. L'histoire est forte intéressante puisqu'elle nous raconte une vision de la naissance de Jehova et de Lucifer. Sur une trame d'héroïc fantasy spéciale (un monde des dieux bien corrompu), l'aventure débute par une présentation générale du récit et des personnages. Pas grand chose à rajouter si ce n'est que cet ouvrage est une bien belle surprise. Bravo et Sanchez pour ses dessins et son scénario et également pour Sébastien qui nous offre de très belles couleurs.
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