Les 7 critiques de angus sur Bd Paradisio...

Mon premier "5/5" est destiné à Capricorne. Il m'est difficile d'être objectif tant les thèmes et la façon de traiter les sujets abordés sont pour moi ce qui peut se faire de mieux en matière de BD. On retrouve dans Capricorne le fantastique, l'ésotérisme et une vision assez manichéenne du monde dans lequel on vit. On trouve aussi de façon moins explicite des références à la Shoah ou à l'inceste. Il y a chez Andréas une faculté incroyable à nous faire réfléchir sur la société. D'autre part, il ne livre que partiellement album après album les solutions aux énigmes proposées, lève au compte gouttes les voiles entourant chacun de ses personnages. Ce qui est extraordinaire, ce sont les différents niveaux de lecture que l'auteur nous propose et il n'est pas rare de trouver après maintes relectures des petites choses qui nous étaient passées complètement à côté auparavant. Les allusions à l'une de ses autres séries Rork sont nombreuses et on en vient à s'amuser à entrecouper les 2 histoires qui semblent former un tout. Je suis fan aussi de son style anguleux, de sa façon particulière de découper son récit qui nous donne de temps en temps des planches absolument somptueuses. Une série culte sans aucun doute.
Après les légendes indiennes (Luuna), les légendes grecques (Atalante) et les légendes égyptiennes (Ishanti), Crisse s'attaque avec Canari aux légendes mexicaines. Quoi de nouveau ? Absolument rien ou presque... Un enfant porteur du destin de tout un peuple disparaît subitement. Et tout le monde part à sa recherche. La petite nouveauté est un lien, pour l'instant obscur, avec quelques surfeurs de notre époque (?). Côté dessin, ce n'est vraiment mais alors vraiment pas mon truc. Je n'accroche pas du tout au style dessin animé façon Pocahontas. Quant aux dialogues, ils font "djeuns", et peuvent paraître complètement décalés vu l'époque où l'histoire se déroule. Sinon, comme dans la plupart de ces histoires les personnages sont plutôt mignons ce qui pourrait plaire à certains.
Providence, 1880. Une petite bourgade tranquille au fin fond des Etats-Unis. Tranquille ? Plus depuis quelques temps. Les meurtres se multiplient et le tueur reste introuvable. Le shérif semble dépassé par les évènements, le maire veut absolument un coupable pour conserver son électorat et une étrangère (au demeurant très mignonne) vient ajouter son grain de sel parmi tout ce beau monde. On retrouve dans cet album tous les ingrédients d'une bonne série B américaine. La couverture, d'ailleurs, y fait très fortement penser. On évolue au fil des pages vers un polar fantastique sans grande originalité pour l'instant (l'histoire est prévue sur 2 tomes). Sans dévoiler la fin, on retrouve (pour la énième fois...) une allusion aux templiers (aux Etats-Unis de surcroît). Leur présence, cuisinée à toutes les sauces, commence à devenir un peu envahissante. Néanmoins, le dessin d'Herenguel est très agréable du moins pour la partie descriptive du village et des alentours. J'ai trouvé les personnages un peu plus irréguliers dans l'ensemble. Bref, j'ai passé un agréable moment de lecture et la fin du tome 1 laisse suffisamment de portes closes pour imaginer un tome 2 plein de rebondissements.
J'ai abordé la lecture de l'Age de Bronze avec respect. Respect par rapport à l'envergure de l'oeuvre proposée (7 gros pavé de prévu), respect eu égard au colossal travail de recherche que Shanower a du effectuer. "La guerre de Troie" n'est pas une mince affaire. Il existe une multitude de versions autres que "L'Illiade" et "L'Odyssée" d'Homère. Shanower est parvenu à dégager sa propre version tout en échappant aux pièges chronologiques. De plus, il a pris parti de ne pas faire apparaître de façon tangible les Dieux grecs, ce qui peut paraître déroutant quand on a lu l'oeuvre d'Homère mais ce qui rend aussi l'histoire beaucoup plus crédible et beaucoup plus proche de nous. Alors, bien sur, on pourra reprocher à l'auteur son style de dessin en noir et blanc un peu trop académique, les fortes ressemblances entre les personnages ( et notamment entre les fils de Priam ), ce qui peut rendre la lecture et la compréhension quelques fois difficiles. Néanmoins, j'ai quand même eu l'impression de me trouver devant une oeuvre magistrale et qui fera forcément référence dans l'histoire de la guerre de Troie.
New-York 1931. La prohibition fait rage et les gangs mafieux se partagent le pouvoir. L'un d'eux assassine un couple de commerçants, parents de 7 enfants, dont Anthony. Nous allons suivre les aventures de celui-ci et son combat au milieu de la pègre new-yorkaise. Ce premier tome pose les bases de l'histoire avec une présentation des principaux personnages. Même si certains d'entre eux se révèlent assez caricaturaux (je pense notamment à "l'ogre" chef d'un gang mafieux et de son bras droit "le Tailleur"), on a de la sympathie pour Anthony, Annie ou Candice. On n'échappe malheureusement pas au côté manichéen de ce type de récit (les gentils enfants d'un côté contre les méchants gangsters de l'autre). Néanmoins, j'ai passé un très agréable moment de lecture et lirai avec grand plaisir le tome 2.
Les récits post-apocalyptiques sont nombreux dans le monde de la BD. Convard, dans les Huit jours du diable, avait laissé notre bonne vieille Terre entre les mains de chats évolués. De Crécy, quant à lui, a imaginé un monde enseveli par la glace dans lequel ont survécu quelques humains et quelques chiens "cochonisés" intelligents génétiquement modifiés. La première moitié du récit est assez jubilatoire. La cohabitation, au sein d'une expédition scientifique, des hommes et des chiens, le tout servi par des dialogues savoureux, mène à des situations cocasses. La deuxième partie du récit m'a nettement moins enthousiasmé. Un déballage de peintures et d'oeuvres d'art vivantes servent de prétexte et de témoins à une explication apocalyptique très conventionnelle. La fin et la morale qui s'en dégage nous propose une vision de la toute puissance artistique et plus particulièrement des oeuvres du Musée du Louvre. L'empreinte laissée par celui-ci sur cet album prend à mon avis une importance trop grande et gache un peu l'histoire qui aurait pu en découler.
J'avais adoré "l'Ascension du Haut Mal" du même auteur et même si le sujet proposé dans "les Complots Nocturnes" m'attirait beaucoup moins, je m'attendais néanmoins à passer un bon moment de lecture. Hélas: une succession de rêves sans vraiment de dénominateur commun, sans réelle transition, sans histoire. J'aurais aimé trouvé dans cette ouvrage une trame de fond, un fil conducteur qui me permette de pénétrer dans ce monde onirique. N'est pas Freud qui veut. Ainsi, même si le trait de David B convient tout à fait à ce style de récit, la lecture m'a profondément ennuyé.

 
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