Les 370 critiques de herve sur Bd Paradisio...

Ce dernier opus est dominé par la violence de la première à la dernière page. En effet, après 3 volumes décriant une Rome décadente, une Eglise débauchée où sexe et vengeance faisaient bon ménage, sous Borgia père, Jodorowsky appréhende une suite beaucoup plus sanglante et surtout plus libre avec l'Histoire.Car si Alexandre Dumas concédait le fait que violer l'histoire était légitime à condition de lui faire de beaux enfants, Jodorowsky s'éloigne de cette célèbre maxime. En effet, je n'ai pas encore eu le temps de vérifier ,mais ce scénario semble mélanger Charles VIII et Louis XII , et en tout état de cause, aucun roi de France n'a péri dans un Volcan. Autant cette fantaisie historique ne m'a pas dérangé lors des tomes précédent, autant les erreurs historiques finissent par m'irriter dans ce dernier volume.Car le destin de César Borgia , historiquement, fut différement de celui servi par l'ami Jodo. Bref, je suis partagé entre un superbe dessin de Manara, voire un de ses meilleurs que j'ai vu depuis des années et un scénario de Jodorowsky qui, une de fois de plus, reste assez approximatif sur le plan historique. Néanmoins, je recommande, à tous les amoureux du souffle épique et du dessin de Manara, l'achat de cette série, qui mérite amplement sa place dans vos bibliothèque.
Il aura fallu attendre plus de deux ans et des péripéties éditoriales pour que nous puissions découvrir enfin ce deuxième volume. Et bien l'attente en valait vraiment le coup. Le titre de la série porte bien son nom dans cet opus, qui se déroule en majeure partie dans ce fameux bois. Dufaux, qui signe pèle-mèle ce trimestre, un nouveau Murena, un nouveau cycle de Djinn et de Croisades, m'étonne par ce scénario qui relève à la fois du conte (voir les allusions au petit chaperon rouge dans le dessin), de la légende ou du mythe (comme celui de la belle et la bête, avec notamment une scène assez torride ). C'est original, bien amené mais surtout superbement illustré par une Béatrice Tillier au mieux de sa forme: personnages, costumes, un fabuleux bestiaire et les couleurs superbes....un régal pour les yeux. Espérons ne pas patienter deux années de plus pour connaitre la suite.
Je fais partie de ceux qui ont été ravi lorsque Yann et Meynet ont relancé cette série à la fois bien documentée et dynamique. Ce second opus de ce diptyque dédié à notre lointaine Province, est dense, riche et fort sombre. Nous apprenons, mais il faut attendre la fin de l'album, la véritable signification de "la cire qui chante". Yann a delaissé l'humour pour aborder dans cet album, une aventure plus dramatique que d'habitude ,avec cette recherche desespérée des enfants disparus lors du crash de l'avion.Seules les aventures sentimentales de Jaï apportent une note de gaité. Le dessin de Meynet est toujours aussi bon. On pourrait juste lui reprocher que ses femmes sont toujours superbes et se ressemblent un peu trop. Un bon album.
J'ai bien sûr relu le premier volume de ce dyptique avant de me lancer dans la lecture de cet album.Et je dois dire que, malgré le courage et le talent de Chantal de Spiegeleer, le dessin d'Antoine Aubin est plus en phase avec le trait d'Edgar P.Jacobs. D'ailleurs, Jean Van Hamme n'hésite pas à endosser l'habit du maître du Bois des Pauvres, en faisant évoluer nos deux héros dans des gouffres, grottes et labyrinthes de tout genre. Hélas, la comparaison s'arrête là. Certes,on adhère à cette recherche de tombeau mais notre damné Olrik est sous employé dans cet opus mais surtout la fin est....comment dire ...baclée? non, plagiée. Jean Van Hamme, après nous avoir livré ce mois-ci un excellent opus de Largo Winch, voire le meilleur avec "Mer Noire", et avoir relancé avec brio la série moribonde "Wayne Shelton" semble en panne d'inspiration avec les personnages emblématiques de Blake et Mortimer. En effet, la conclusion de l'album est calquée sur "Indiana Jones". Dommage pour nos héros.
Je m'attendais au pire avec cette déclinaison de Thorgal.En effet, depuis quelques années , les spin off des séries emblématiques envahissent avec peu ou prou de suucès les bacs de nos libraires. Derniers en date, les dérivés de XIII qui sont, il faut l'avouer , assez inégaux. Alors que penser de cette réecriture de la vie de la célèbre Kriss de Valnor, que nous avions quitté en fort mauvaise posture dans justement "Kriss de Valnor" de la série mère? Et bien, il faut l'avouer que j'ai été conquis par cet album. Et cela pour deux raisons: - d'une part grâce à un dessin qui ne démérite pas par rapport à celui de Rosinski, même si les décors sont moins fouillés et les dessins moins travaillés - d'autre part, le scénario est fort bien construit, et les rencontres fortuites et surprenantes avec certains personnages de la série mère ne restent pas inaperçues. Le caractère bien trempé de Kriss de Valnor s'explique par cette genèse et j'avoue avoir été agréablement surpris par cette osmose entre le dessinateur et le scénariste Yves Sente, déjà repreneur de la série phare. Une très bonne surprise donc, un surtout un agréable moment de lecture. Que demander de plus? Si! la suite.
Après "un long destin de sang" ,"notre mère la guerre" ou encore "Mattéo", la guerre de 1914 n'en finit pas d'inspirer nos scénaristes, et non des moindres. Cothias rejoint en effet Bollée, Kriss, et Gibrat dans la description de l'horreur humaine. J'avais parcouru dans la presse spécialisée quelques pages de ce récit mais je n'avais guère était enthousiasmé, à première vue: je ne suis pas en effet un grand admirateur de Mounier et puis la Grande Guerre a fait l'objet de plusieurs adaptions en bande dessinée cette année. Mais, devant l'insistance de mon libraire, j'ai bassement cédé (je sais , je suis faible) à l'achat pour deux raisons: primo, l'histoire est prévue en deux volumes; secondo il me la proposait dans un tirage spécial, celui de "canalbd éditions". Assez réservé donc sur cet album, j'ai rapidement été subjugué par cette histoire de médecin militaire connaissant son baptème du feu.La boucherie de 1916 , vu du côté médical, c'est assez original et on s'attache à ce jeune lieutenant Louis-Charles Bouteloup à travers les flash-back et son assurance dans les tranchées, face à ses nouveaux supérieurs et subordonnés. L'épisode de la trève d'une heure ,vers la fin de l'album ,est poignant et le premier volume s'achève sur une case à la fois pleine d'espoir et d'horreur. Un récit donc bien construit et très bien illustré par Mounier, assez éloigné de son univers habituel.Je suis ravi de retrouver un Cothias,(en compagnie de Patrice Odras)qui signe là un scénario de grande qualité. On peut légitimement rapprocher ce volume de l'incontournable série "notre mère la guerre" de Kris et Maël (éditions Futuropolis), tout en restant assez différent. Un récit original, halletant qu'il faut découvrir sans attendre.
J'ose l'affirmer ici: c'est un très bon cru que ce 17ème (déjà!)opus de Largo Winch. Beaucoup d'humour ponctue le récit: les tirades de l'inspecteur sur les parachutes dorés ou encore sur le taux de criminalité à New York sont fort bien amenés. D'ailleurs, comme dans "Coke en stock" d'Hergé, Van Hamme fait réapparaitre une brochette de personnages rencontrés dès la première aventures de Largo Winch. Ces guest-stars jouent tous un rôle important dans cette aventure. Il faut noter également le clin d'oeil de Philippe Francq à son scénariste qui reprend le rôle de l'avocat de notre multi-milliardaire.(décidement après le dernier Wayne Shelton, JVH est très présent , dans tous les sens du terme, dans ses bande-dessinées). Non seulement on retrouve d'anciens personnages mais certaines situations du passé se renouvellent (voir la une du journal suisse à la fin). Distrayant, atypique (une interview de trois pages de Largo Winch est présente au cours de l'album), drôle et sans aucun temps mort, ce "Largo" se révèle être un des meilleurs de la série, pour le moment.
Il flotte sur cet album un parfum du "prisonnier du Zenda". Certes notre prolifique scénariste emprunte bien des élèments à ce film de capes et d'épées des années 50, mais on lui pardonne tant j'ai été ravi de retrouver un Wayne Shelton en pleine forme après un diptyque très décevant, à tel point que j'allais arrêter cette série si Cailleteau était resté aux commandes. Ravi aussi de voir cette histoire traitée en un seul volume.Van Hamme ne perd pas de temps: c'est drôle, dynamique, cela flingue à tout va, bref un bon moment de lecture. Le dessin de Denayer est toujours aussi bon, aussi vif et on sent qu'il s'est fait plaisir à dessiner des camions (comme dans la premier volume) Avec des allusions à Tintin et à Jean Van Hamme himself (voir la dernière page), cet album remet en selle un héros qui paraissait un peu fatigué.
Trois Christs par herve
Bajram débarque là où on ne l'attend pas avec cette histoire du suaire de Turin déclinée en trois versions différentes. C'est un album conçu comme un puzzle où cases et dialogues renvoient à l'une et l'autre des versions.Quasiment une démarche mathématique qui malheureusement me laisse un peu froid au final. Ces approches sont certes bien construites, trop bien même, mais le lecteur n'arrive pas à s'attacher aux personnages. Pour apprécier le travail de Valérie Mangin et de Denis Bajram, il faut sans doute une relecture en s'appuyant sur l'ensemble des renvois cités page 8 mais c'est un peu fastidueux. Par contre, j'ai été rééllement conquis par le dessin de Bajram, à milles lieux de sa superbe série "Universal one War".. On sent dans chaque vignette le travail de bénédictin du dessinateur, notamment dans la troisième histoire où les couleurs, qui ont de l'importance dans le récit, sont superbe. Un avis mitigé donc pour cet album étonnant qui mérite une lecture soutenue.
Nous avions laissé Nico dans une mauvaise posture dans le précédent album, et bien avec ce second opus intitulé "Opération Caraïbes" nous retrouvons notre espionne encore plus James Bond que jamais. En effet, outre le titre, les références au héros de Ian Fleming sont légions dans cet album: que ce soit la base sous-marine ou encore la référence au Spectre (avec le fameux chat) ou les costumes et les décors, tout fait songer aux films avec Sean Connery. Mais cet opus croule sous les références et allusions, parfois inutiles si bien que le lecteur finit par en avoir le tournis. Je cite pèle mèle: apparition de Truffault s'entretenant avec Alfred Hitchcock, d'un Bob Dylan ahuri,d'un personnage issu de la série "Thundebirds" qui a bercé mon enfance et j'en passe. Par contre quelque jeux de mots plutôt faciles m'ont gaché quelque peu ma lecture, du genre : "Cuba! non coup bas!" ou encore en parlant de Dallas, partenaire de Nico: "Dallas et Kennedy n'ont jamais fait bon ménage..." Les ficelles du scénario sont si grosses qu'elles ressemblent à des cordes et pourtant....ça marche. Le dessin de Berthet y est sans doute pour beaucoup et cette uchronie est assez réussie dans l'ensemble. Malgré les facilité scénaristiques, on ne s'ennuie pas une seconde dans les aventures de Nico. Une histoire rafraichissante, hautement improbable donc à lire. J'ajoute que, comme pour le premier album, les éditions Dargaud ont eu la bonne idée d'éditer un tirage spécial avec dos toilé, qui ajoute au côté rétro de cette bd. La fin,volontairement ouverte, peut laisser songer,je l'espère à un nouveau cycle.
Mais quel talent ! quel talent ce dessinateur qui a débuté comme coloriste sur la série Murena. Dufaux,déjà vieux briscard du scénario arrive à renouveller un genre pourtant bien usé, celui de la piraterie. En s'éloignant volontairement du superbe "John Long Silver" de Dorison et Lauffray, auxquels il rend hommage dans la préface, Jean Dufaux nous livre là une aventure trépidente, digne des films américains avec Errol Flynn par exemple. Débutant,comme il le faut, avec une scène d'abordage sanglante et réaliste, l'intrigue s'intéresse au destin de trois jeunes, embourbés dans l'ile de Puerto Blanco. Certes les canons du genre (recherche d'un trésor, otage,fuite...) sont présents dans ce premier opus mais on ne s'ennuie pas un instant alors que l'histoire se déroule quasi-intégralement sur l'île,seule la dernière case laisse augurer des aventures plus maritimes. J'ajoute, même si je me répète, que le dessin réaliste de Jérémy est d'une beauté à couper le souffle: que ce soient les navires, les personnages ou encore les costumes d'époque...rien ne manque à son talent. A noter pour les amateurs, un tirage de 1200 exemplaires aux éditions canalbd, avec cahier graphique et ex-libris numéroté, que je conseille fortement.
Après un album plus que déroutant mais au demeurant superbe "Pachydermes", Peeters se lance de nouveau dans le monde de l'étrange, bien qu'il soit seulement responsable du dessin, Pierre Oscar Levy assurant le scénario. L'ambiance opressante régnant sur ces familles prisonnières sur cette plage est très bien rendue par le dessin en noir et blanc de Fréderic Peeters. J'ai tourné les pages avec une grande rapidité pour connaitre les tenants et aboutissants de cette intrigue, voulant à tout prix connaitre une explication rationnelle à ces mystères de vieillissement prématuré. Si je n'ai pas eu toutes les réponses à mes questions, (d'ailleurs était-ce vraiment la volonté de l'auteur?), j'ai été assez mal à l'aise voire dérangé ou encore touché par l'attitude des enfants vis à vis de leurs parents déclinants et inversement. Cette bande dessinée nous renvoit vers notre peur de la mort, et de l'inconnu et fait dans un certain sens, l'apologie du carpe diem. L'auteur se livre à une véritable étude du comportement humain en mettant en scène ses personnages dans un vase clos. Ce n'est pas big-brother mais presque: tout y passe, sexualité, racisme,la mort, la vieillesse. La conclusion de l'histoire me laisse encore dubitatif mais une seconde lecture m'éclairera sans doute. Un album original, fort bien construit et qui fait réfléchir.
Je ne dirai qu'un mot: Superbe. J'ai littéralement été pris dans le tourbillon de l'histoire.C'est fort bien documenté et ce volume mérite amplement les deux années d'attente. Quant l'histoire rencontre la grande Histoire, cela peut donner les pires commes les plus belles choses. Ici Gibrat nous plonge avec maestria dans les prémisces de la révolution russe, où bolchevicks, menchevicks, anarchistes et russes blancs se disputent encore le pouvoir vacant. Dans cet indescriptible chaos, nous retrouvons Mattéo,notre héros, une fois de plus embourbé dans des histoires d'amours déçues, tiraillé entre son engagement anarchiste et Léa,pur produit du bolchévisme. Autant le premier volume,nous nagions dans un monde malheureusement familier et connu(celui de la première guerre mondiale, souvent traité en bande dessinée -voir le magnifique "Notre mère la guerre" de Kris et Maël) autant ce présent opus nous amène vers des territoires moins exploités dans le monde de la bd, à savoir Pétrograd en 1917; même si le retour sur Paris à la fin de l'album nous ramène plus près de chez nous - d'ailleurs la vignette en bas de la page 46 ne vous fait pas songer à un célèbre poète parisien à une table de bar ? Le dessin de Gibrat est toujours aussi réussi, aussi bien dans les scènes russes, que dans les scènes parisiennes ou champêtre.Certes, comme l'a précedement écrit Coacho, les personnages, surtout féminins, se ressemblent d'une série à l'autre (Comme si l'héroïne du "Sursis" était condamnée à vivre toutes les aventures imaginées par Gibrat), mais moi, je ne me lasse guère du trait du dessinateur. Un album dépaysant, riche en dialogues, dense, et , je le répète superbement illustré...bref une réussite, une de plus pour Gibrat.
Assez difficile et déroutant à suivre cette intrigue, d'ailleurs, il y a-en-t-il vraiment une dans ce premier volume? Il ne se passe pas grand chose et il faut deviner que nous suivons non pas la trajectoire de deux personnages mais de trois, même si l'enquête policière ("l'affaire Matisse") menée par Vincent Revel semble être le fil rouge de l'histoire. En outre cet album se lit assez vite, en raison de planches peu bavardes ,et composées seulement en moyenne de 6 vignettes. Je continuerai néanmoins la lecture de cette aventure prévue en 3 volumes, le dessin de Bonneau collant parfaitement à ce polar urbain.
Page noire par herve
Longtemps, j'ai tourné autour de cette bande dessinée. Entre les critiques dithyrambiques glanées ici ou là et les déceptions, je voulais me faire une idée. Comme souvent, les éditions Futuropolis nous offre un travail de qualité avec cet album de 100 pages signé par trois grande pointures de la bd : Lapière, Giroud et Meyer. D'ailleurs les deux scénaristes savent plus que quiconque raconter des histoires, en particulier des histoires de femmes. J'ai aimé cette histoire, même si j'avais découvert les tenants et aboutissants de l'histoire dès le premier tiers de l'aventure. Il faut dire que c'est bien foutu, cete histoire croisée entre la recherche de la journaliste et celle d'Afia. En outre, grâce aux couleurs de Caroline Delabie, on ne se perd pas dans ces différentes périodes. Je vous laisse le soin de donner un avis sur la façon qu'ont eu les deux auteurs pour que ces deux histoires s'entrecroisent (c'est très difficile de parler de cette bd sans spoiler) mais c'est vraiment bien amené, comme si je l'ai dit précédement, j'avais deviné la fin (sans doute en raison des nombreuses lectures faites sur les critiques de cet album) Par contre, j'ai trouvé un certain décalage entre l'attitude des personnages, bien européenne voire française et le cadre de l'action, les Etats Unis. Non vraiment, cela ne colle pas.(peut-être que le pays de la littérature reste à tout jamais ancré dans le vieux continent, qui sait?) Le dessin de Ralph Meyer, que j'avais surtout apprécié dans sa série, malheureusement sans suite, "I.A.N." (surtout l'intégrale en noir et blanc) ne souffre d'aucun défaut:l'horreur des scènes de "guerre" est bien mis en avant. Un one shot de grande qualité qui, une fois encore permet aux éditions Futuropolis de se démarquer dans cette période de sorties éditoriales foisonnantes. Un récit bien construit, très bien illustré...que demander de plus?
Cela faisait un moment que je ne m'étais pas arrêté sur un album de Sfar,depuis son superbe recueil "Gainsbourg (hors champ)",à vrai dire. Mais là,la magie de Sfar n'opère plus. Je ne vois pas l'intérêt de cet album. Si c'était pour nous conter les aventures d'un groupe juif dans la russie du siècle dernier, j'aurai préféré que l'auteur se consacre à une suite de "Klezmer". Donc, très peu d'enthousiasme pour cet album qui devrait, je l'imagine, ressembler à une quête d'un peintre en mal de reconnaissance, pour épouser sa dulcinée. Certes, on retrouve les thèmes chers à Sfar comme le judaïsme; l'art ou encore la philosophie mais ils sont içi traités de manière peu convaincantes.(l'épisode de l'homme-cheval reste pour moi une énigme) Reste les pages autour de la promise qui sont réussies. Une grande déception donc pour cet album.
Etrange sentiment après la lecture de cet opus. On ne sait si, malgré sa couverture,cet opus est dedié plus au futur général Wittaker qu'au fameux major Jones, dont on connait enfin le prénom dans le présent volume. Car le scénariste Yann a choisi une curieuse option, celle de décrire l'histoire de Jones dans une amérique recrée, avec un clone d'Angéla Davis,un Roman Polanski dégénéré (auteur du "pal des vampires"), un Edgar HooPer -chef du FBI-bref des allusions qui finissent par lasser. Certes au début de la série mère, Jean Van Hamme avouait ne pas vouloir citer nommément les Etats Unis , mais à ce niveau là, le parti-pris de Yan me parait discutable. Certes Il reprend, assez rapidememnt, le synopsis de Van Hamme sur Jones dans le "XIII mystery", mais il prend une certaine liberté avec la série mère: la présence de la mangouste sur la scène du crime me parait douteuse et le final est vraiment sujet à caution. Même si l'affaire Polanski-celle de 2010- revient sur le tapis, j'ai du mal à comprendre la présence de l'affaire Polanski- coté Sharon Tate- dans cet opus. J'ai eu en fin de compte l'impression de lire un catalogue, avec les personnages que j'ai déjà cité, auquel j'ajoute un certain Martin calvin X, aautrement dit Martin Luther King, un général Standwell déjà antipahique,et un colonel Carrington amateur de cigares, sans oublier l'infâme Franck Giordino. Ce dernier avatar de XIII se lit avec attention tant les dialogues sont nombreux et riches mais les références sont telles, si nombreuses et si lourdres qu'elles finissent par lasser. Par contre le dessin d'Eric Hennninot ne souffre d'aucun défaut et vivement qu'il retourne à "Carhago", si le diiférent avec C.Bec est réglé
Grandiose ce nouvel cycle du troisième testament. Pourtant , j'ai eu peur en débutant la lecture: cela commencait comme "Quo Vadis", le roman de Henryk Sienkiewicz (le triomphe d'un général à Rome, l'idée de brûler la Rome éternelle , faire porter la responsabilité aux chrétiens....) puis se transformait en "Ben-Hur" avec la déchéance de Julius, le tout sur un fond de naissance du christianisme, sans oublier la fille naïve...bref que du déjà vu. Mais le scénario de Dorison et d'Alex Alice vient tellement apporter de méandres dans ce récit qu'on en oublie les références à ces péplum pour évoluer plus vers une histoire mystérieuse que vers une aventure classique. Et que dire des dessins de Robin Recht à la fois si proche de l'ambiance défini par Alex Alice dans le précédent cycle mais aussi très personnel. Quelques scènes font d'ailleurs écho à certaines situations du livre IV du "troisième testament" : le combat sur le pic de Nigmigiv et celui de Julius avec l'énigmatique et imperturbable chrétien. Le dessin de Recht est beaucoup moins sombre que dans "Todendom", avec des décors et personnages beaucoup plus travaillés. Je vous invite à dévorer ces 80 premières pages d'une saga qui , avec ce premier volume, sera aussi fascinante que le précédent cycle
Deuxième et dernier volume consacré à Philippe,un honnête homme. Pourtant, je ne l'attendais pas cette suite tant le premier opus se suffisait à lui-même. Alors qu'est-ce que Gibrat et Durieux allait inventer pour "allonger la sauce?". Et bien, les auteurs ont tout bonnement mis en avant un personnage truculeux et bon vivant, "Robert Vitaly", libraire et oeunologue convaincu.Ah! ces incipit lancé par ce diable d'homme, qui m'ont enchanté, tant ils me rappelaient des souvenirs . Certains incipit restent inoubliables (celui de Vivant Denon est d'une beauté....), d'autres passages (Victor Hugo ou Proust) sont certes classiques mais Robert Vitaly en fait des livres indissociables d'un Sauterne 1989, par exemple. Car le talent des auteurs réside dans le fait de placer des gens ordinaires dans des situations extraordinaires: Philippe garçon coiffeur dans le TGV; Robert, libraire atypique; et Camille , barmaid par hasard. Même si cette bd n'est pas une bd inoubliable , elle m' a fait passer un agréable moment. Une petite bouffée d'oxigène. Bref, un régal.
J’ai longuement hésité avant d'acheter cet album. Pourquoi ? Pour deux raisons: - c'était signé Gibrat mais le dessin n'était pas de lui (or j'adore le dessin de Gibrat) - c'était signé Durieux et le dessin de Durieux me rebutait un peu. Finalement, au vu des critiques lues dans divers magazines, j'ai sauté le pas et j'ai acquis ce premier opus, qui, au demeurant, peut se lire comme un one shot. Autant le thème principal peut rapidement tomber vers la tragédie (un homme perd son boulot du jour au lendemain), autant Gibrat a choisit une voie complètement différente, en tournant en dérision cette situation, qui nous arrache, en passant, de nombreux sourires. Pas de larmes, pas de rires non plus mais une vision satirique et féroce du chômage, de la déchéance d'un homme, qui, paradoxalement, nous fait du bien, beaucoup de bien et nous émeut, en cette période où la morosité semble dominer. Loin du dessin réaliste de Gibrat, le trait de Durieux oscille entre la caricature et le dessin de presse, avec un coup de crayon toujours vif, ce qui évite à l'histoire de tomber dans le côté patho... bref Gibrat, finalement, a fait le bon choix en confiant les pinceaux à Christian Durieux. On sent une immense tendresse des deux auteurs dans les personnages... tendresse oui, c'est le maître mot que je retiens de la lecture de ce livre.
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