Les 122 critiques de okilebo sur Bd Paradisio...

Je ne sais pas si c'est dû à l'expérience ou à un sixième sens que j'ai développé au fil du temps mais Magasin Général est le genre de bd que j'achète sans hésiter, en sachant très bien que la qualité sera au rendez-vous. Et comme de juste, cette bd est un régal ! Ce qui m'a le plus marqué dans cette histoire, ce sont les personnages. Oui, chacun d'eux est vraiment attachant et en fermant l'album, je me suis vite rendu compte que j'avais gardé une certaine affection pour eux. Il faut dire que le récit est conçu de manière à mettre en avant le caractère des personnages. On découvre, ainsi, les bonheurs et les malheurs qui agrémentent leur quotidien et c'est avec une certaine pudeur, qu'on apprend à vivre en leur compagnie. Pourtant l'histoire en elle-même est assez simple : on nous raconte, ici, la vie d'une communauté québécoise dans les années 20. Malgré cela, on plonge très vite au cœur du récit en se laissant bercer page après page, au rythme des saisons. Au niveau du dessin, on peut dire que nous avons droit, ici, à un exercice de style. Oui, Loisel et Tripp ont travaillé en commun sur cet album, ce qui donne un graphisme original et tout à fait agréable à regarder. En résumé, Magasin Général respire la douceur et la finesse. C'est du condensé de bonheur. Et donc, forcément, c'est à suivre, sans hésiter !
La science-fiction est un thème qui me plait beaucoup. Et de ce côté-là, on est assez gâté, beaucoup de scénaristes nous font grâce de leur vision du futur. Pourtant, ce n'est pas ce genre de bd que j'achète le plus, je pense que cela est dû au manque d'originalité qui se dégagent de certaines séries. En feuilletant, le tome 1 de Acriboréa, ce qui m'a frappé c'est le coté adulte du graphisme. Cela semblait donner une certaine crédibilité à cette bd et c'est d'ailleurs ce qui a motivé mon achat. Après avoir lu ce premier tome, je dois avouer que je n'ai pas été déçu. J'ai trouvé la mise en place du récit un peu confuse au départ mais après une quinzaine de pages, les aboutissants deviennent beaucoup plus perceptibles. Le scénario est plutôt dense, beaucoup d'éléments viennent se greffer pour nous donner une histoire tout à fait cohérente. Les personnages principaux ne manquent pas de personnalité et de plus, le rôle de certains d'entre eux est encore très flou, ce qui attise ma curiosité et qui intensifie mon intérêt pour cette bd. Au niveau du dessin, j'aime beaucoup le coup de crayon de Stéphane Créty. Son graphisme est très actuel et comme je l'ai dis plus haut, il se dégage de celui-ci, une touche de réalisme qui accentue encore plus la crédibilité du récit. "L'incertain" est un tome d'introduction qui ne manque pas de qualités. Cette série est, pour le moment, tout à fait digne d'intérêt. Faisons confiance aux auteurs pour l'avenir d'Acroboréa ! En tout cas, c'est à suivre !
Lors d'une dédicace, Grégory Charlet m'avait fait comprendre que Kabbale lui tenait à coeur. Il m'avait expliqué toutes les options possibles du scénario et tout cela me semblait très ambitieux. Après avoir lu cette série, je pense que le récit est à la hauteur de ses objectifs. L'histoire se met en place en douceur et même s'il est vrai qu'on ne sait pas encore où va nous conduire le scénario, on devine, malgré tout, le potentiel scénaristique que nous offre cette bd. Pour le moment, le résumé est assez simple : l'auteur nous raconte la vie d'un garçon, Gaël, qui a beaucoup de difficultés à supporter son milieu social où règne la violence à chaque instant. On sent très bien que la suite va, vraisemblablement, prendre des accents beaucoup plus fantastiques, ce qui évidemment attise notre curiosité. Les différents personnages ne manquent pas de personnalité et leurs angoisses sont palpables à chaque instant. Pour le dessin, il est clair que Grégory Charlet est fortement inspiré du manga. Il se dégage de son graphisme, justesse, finesse et clarté. Les expressions des visages sont très réussies, également. Bref, j'ai trouvé cela vraiment superbe ! A travers cette bd, l'auteur nous prouve son talent de scénariste autant que celui de dessinateur. Je ne peux que souhaiter longue vie à cette série qui le mérite vraiment. A conseiller !
L'idée de base de cet album est assez originale. Oui, concevoir une histoire de meurtre en plein coeur des tranchées, là où les corps s'accumulent à perdre de vue, c'est assez culotté. Pourtant, le résultat est tout à fait à la hauteur du défi. Et c'est donc avec beaucoup d'intérêt que l'on suit l'enquête du lieutenant Sauveur Albertini, un gratte-papier de la police militaire. Eric Adam et Vincent Cady, les scénaristes, nous proposent un récit tout à fait réussi qui nous plonge en pleine guerre 14-18. Dès les premières pages, les auteurs nous font partager leur vision de cette période assez sombre du 20ième siècle. A travers ce récit, les scénaristes parviennent parfaitement à nous faire ressentir toute la haine et la solitude qui pouvaient se lire sur les visages de ces soldats. L'immersion est totale et même si certaines planches sont parfois muettes, les images parlent d'elles-mêmes. Adan et Cady s'attardent également sur le caractère des présumés coupables, ce qui donne de la densité au récit. Au niveau du dessin, celui de Marchetti est efficace. Les plans serrés, dessinés par l'auteur, accentuent la tension pourtant déjà bien présente tout au long du récit. Grâce à cela, les expressions des personnages sont, également, bien mise en valeur. J'ai remarqué que certains visages me faisaient penser au graphisme de Mathieu Bonhomme (Le Marquis d'Anaon), coïncidence ou influences ? La Tranchée est un album à lire sans hésiter. Suite et fin dans le prochain tome. A conseiller !
C'est la première fois que la collection Equinoxe nous propose une série au ton plus "léger". A se demander si celle-ci avait vraiment sa place sous ce label ? Bref, le scénario de cette nouvelle série (?) est très agréable et sans prétention. En résumé, nous faisons, ici, la connaissance de Butch Cassidy, un gamin turbulent et qui est également le neveu du célèbre hors-la-loi du même nom. Ce récit n'a rien de révolutionnaire mais j'ai trouvé la lecture de cet album plutôt agréable. Les personnages ne manquent pas d'humour et notre apprenti-héros est assez attachant. Le dessin est dans le même esprit. Le trait de l'auteur est vif et efficace, ce qui donne beaucoup de punch au récit. Butch Cassidy ne marquera pas l'histoire de la bd mais il vous fera passer un bon moment. Sympa !
Quand il s'agit de nous faire ressentir des émotions, Etienne Davodeau est un maître en la matière. « Ceux qui t'aiment » n'a rien à envier aux autres séries de l'auteur. On retrouve, ici, sa marque de fabrique, pour notre plus grand plaisir. Le scénario nous plonge dans le monde du football. En résumé, on suit les mésaventures d'une vedette du ballon rond qui est victime d'un enlèvement. La densité des personnages est superbement bien rendue et c'est vrai que ceux-ci brûlent de vérité. A travers ce fait divers, on va vite comprendre que l'auteur veut surtout montrer du doigt la manipulation médiatique. Les déboires de notre vedette sont le reflet d'une réalité journalière. On comprend très vite que la notoriété ne tient qu'à un fil et que se sentir comme un objet dans les mains du public, ne doit pas toujours être facile à gérer. Le dessin de Davodeau n'évolue pas vraiment. Celui-ci reste toujours aussi attachant. « Ceux qui t'aiment » est un one-shot à posséder pour les fans et à conseiller pour les autres.
La première chose que je constate c'est que la collection Expresso n'est vraiment pas à négliger. Un ton et une couleur artistique sont bien présents, ici et ce n'est pas cet album qui me démentira. Cyril Pedrosa nous offre un récit tout en douceur où se mélange poésie, intelligence et subtilité. L'auteur nous conte les mésaventures de Jean-Paul, un célibataire qui, étant etouffé par sa mère et ses amis, décide de prendre le large. J'ai été très touché par cette histoire. Le personnage principal est vraiment attachant et Pedrosa réussi parfaitement à nous faire ressentir la solitude et les doutes de notre héros. En plus de cela, nous avons droit à une galerie de personnage haut en couleur. Les Coeurs Solitaires est un one shot où réalisme et justesse ne sont pas des moindres mots mais aussi où l'humour n'est pas oublié. Le graphisme de l'auteur est vraiment réussi, j'aime beaucoup son coup de crayon qui met bien en valeur les moments de déprimes ainsi que les notes positives du récit. Ce savoir-faire donne beaucoup de crédibilité à cette histoire, ce qui n'est pas pour me déplaire. Cet album est un one-shot de toute beauté et c'est bien évidement à conseiller de toute urgence ! Mon coup de coeur du moment !
Seuls est un album très agréable à lire. Bien-sûr, le thème abordé ici a déjà été traîté à maintes reprises au cinéma et en littérature mais le plaisir est toujours là et c'est le principal. Le scénariste nous brosse le portrait de cinq jeunes gens qui se retrouvent seuls dans une ville devenue deserte. Ce phénomène étrange est, bien-sûr, au centre de toutes nos attentions et on se demande vraiment où va nous conduire cette histoire. Les personnages sont attachants et ne manquent pas d'humour. Gazzotti nous offre en dessin plutôt réussi. Son coup de crayon est tout à fait dans l'esprit des éditions Dupuis et, ma foi, on ne s'en plaindra pas. Je suis sûr que vous passerez un bon moment avec cette nouvelle série. C'est à lire !
Je vous avoue ne pas avoir très bien compris l'intérêt de ce manga. Bon, c'est vrai que l'histoire de ce gourmet solitaire est plaisante et agréable à lire mais à part à ça, il ne s'y passe pas grand chose. Je pense bien connaître l’oeuvre de Taniguchi. C'est un auteur pour qui j'ai beaucoup d'admiration mais sur ce coup-ci, je suis un peu déconcerté. Le plus marrant dans cette histoire c'est qu'à chacune des étapes de notre gourmet, on sait déjà plus ou moins ce qu'il va se passer : D'abord, il se ballade, puis il a un petit creux, il trouve un endroit pour se restaurer, il mange et bien-sûr, la plus part du temps, il trouve ça bon. Ce schéma se répète invariablement, excepté dans le chapitre 12 où il se bat avec le cuisinier. Dingue, non ? Le Gourmet Solitaire est, pour moi, un one-shot sans saveur et totalement dénué de goût. Une déception !
Mon Voisin le Père Noël est un album plutôt réussi. Ce one-shot, sorti en période de fêtes, est pourtant loin d'être un conte de Noël. Le scénario de Philippe Bonifay est très subtil. Il nous fait découvrir deux personnages que la vie n'a pas épargné. Au fil des pages, on découvre leurs souvenirs et on finit par avoir pitié de ces deux paumés. L'auteur nous sensibilise à leurs douleurs et à leurs regrets, ce qui les rend attachants. Le dessin de Béatrice Tillier est vraiment réussi. Son graphisme, tout en finesse, est parfait pour ce genre d'histoire. Certains plans larges comme aux pages 26 et 27 sont de toute beauté. Un très beau travail ! Ce one-shot est à suivre, incontestablement !
L'atelier par okilebo
L'Atelier est un petit album curieux mais non dénué d'interêt. A travers celui-ci, on fait connaissance avec la famille d'Etienne Davodeau. L'auteur met en scène ces filles dans un délire graphique où tout est permis et c'est plutôt réussi. Cette bd est un excercice de style où l'imagination est sans limite et où le fantastique flirte avec le quotidien. L'ambiance du récit est intime et chaleureuse. En résumé, on s'y sent bien ! Niveau dessin, l'auteur a dessiné cet album sur le pouce. Ici, tout n'est que spontanéité et sincérité. Chaque page est un concentré de bonheur. En résumé, avec L'Atelier, les éditions PMJ nous propose un petit album très sympa qui mérite franchement qu'on s'y interesse. A conseiller ! PS: A quand la reédition ?
Houppeland est un diptyque qui, sous ces abords humoristiques, nous délivre un message terriblement réaliste. Le scénario est franchement réussi. En résumé, Houppeland est un pays où la loi oblige les habitants à fêter Noël chaque jour de l'année. A travers, ce récit, il est clair que le rapprochement avec nos habitudes sociales est inévitable. D'ailleurs, il ne faut pas aller très loin, il suffit de regarder ce qui se passe depuis une dizaine d'années, chaque 31 octobre : Nous fêtons Halloween à grandes pompes ! A ce train là, nous achèterons bientôt, tous, une dinde en Novembre pour fêter Tanksgiving et pourquoi pas, après cela, s'approprier une obscure tradition scandinave qui nous obligerait tous à se balader à poils ? Après tout, au diable la pudeur ! Après ce petit coup de gueule, j'aimerais revenir à cette histoire où le contexte dictatorial m'a fait curieusement penser à l'occupation pendant la seconde guerre mondiale. Il suffit de regarder les Joyeux Drills = Gestapo puis observez la tête du deuxième président élu (voir tome 2) qui avec sa mèche sur le coté ressemble fortement à un dictateur bien connu. Et bien-sûr, n'oublions pas la propagande et les dénonciations. Sur le plan narratif, dès le début, on est captivé par cette histoire et je vous avoue avoir eu un petit faible pour la deuxième partie du récit qui m'a semblé plus aboutie. Le dessin de Tronchet s'intègre parfaitement dans cette histoire et les couleurs sont très réussites. Avec cette bd, l'auteur nous invite à lever la tête au delà des nuages, suivons son conseil. Houppeland est un album de très grande qualité et c'est donc à lire, obligatoirement !
Ah ! Le Vent dans les Saules ! Cette série est vraiment du concentré de bonheur. Adapté de l’oeuvre de Kenneth Grahame, Plessix nous fait découvrir un univers bucolique et poétique où les animaux côtoient les humains dans une parfaite harmonie. Faire la connaissance de Rat, Taupe et Crapaud est un réel plaisir sans oublier Blaireau, qui est intrigant à souhaits. De plus, en découvrant le milieu de vie de nos héros, on a parfois l'impression que les senteurs des fleurs sauvages titillent nos narines tellement l'atmosphère du récit reflète parfaitement le charme de nos campagnes. J'ai particulièrement bien aimé le chapitre 5 où Taupe et Rat sont perdus dans la neige. Ce passage est, je pense, l'exemple le plus représentatif. On vit donc au rythme des saisons et au fil des pages, on apprend à mieux connaître les protagonistes du récit qui ne manquent pas de caractère. Le dessin de Michel Plessix est d'une finesse sans égal. Son trait subtil et apaisant donne beaucoup de réalisme à l'histoire. Indiscutablement, Le Vent dans les Saules est une série à posséder et à lire... au coin du feu !
Michel Plessix a eu une excellente idée de créer un deuxième cycle à cette série. Les personnages du Vent dans les Saules étaient si attachants que cela aurait été dommage de les quitter aussi vite. C'est donc avec une joie non dissimulée que l'on retrouve, ici, Rat, Taupe et Crapeau. Dans cette histoire, nos personnages vont quitter leur chère campagne pour des contrées plus lointaines. Une décision difficile pour eux (surtout pour Rat) mais qui les conduira vers des aventures inédites où le mot Découverte prendra des allures aux parfums exotiques. Ce second cycle n'a rien perdu en qualité et j'ai pris, à nouveau, beaucoup de plaisir à lire cet album. Dès les premières pages, on est captivé par le récit et j'avoue être impatient de connaître la suite. Le dessin de Plessix est toujours aussi impeccable. Les saveurs de l'automne sont particulièrement bien rendues. Le Vent dans les Sables est bien entendu à lire et à conseiller !
36 15 Alexia par okilebo
J'ai trouvé cet album dans une brocante, un peu par hasard. Ce qui m'a motivé à l'acheter c'est avant tout la curiosité. Et à ma grande surprise, j'ai vraiment accroché à cette bd. Le scénario de Boilet est vraiment abouti. Il nous raconte les mésaventures amoureuses de Marcello et d'Alexia, tous deux s'étant connus grâce au minitel. Dès les premières pages, on est absorbés par l'histoire. La relation difficile vécue par les deux protagonistes du récit dégage beaucoup de crédibilité et la conclusion de l'album est assez inattendue, ce qui n'est pas pour me déplaire. La mise en page de Frédéric Boilet est tout à fait originale. Le temps présent en n&b et les flash-backs en couleurs s'intègrent avec beaucoup de fluidité dans l'histoire. Du beau travail ! 3615 Alexia est un album a déguster, ne vous en privez pas !
Ma vie en l'air par okilebo
Là-bas, écrit par Sibran et Tronchet, avait été, pour moi, un album évènement, une révélation, un coup de coeur. Je ne pouvais donc pas passer à côté de leur nouvelle collaboration même si je me doutais que renouveler cette expérience avec autant de réussite aurait été un peu difficile. Si c'est vrai que le scénario de "Ma Vie en L'air" peut sembler parfois un peu décousu, l'atmosphère poétique est très riche. Cette histoire d'enfant-oiseau nous emmène dans un univers intimiste, parfois glauque mais où la sensibilité et l'intelligence sont présentes à chaque instant. Le récit est bien raconté et la petite Ariane devient vite attachante. Pour le graphisme, Tronchet est fidèle à lui-même, si ce n'est que j'ai trouvé son dessin parfois un peu dur par rapport aux scènes décrites dans le récit. En résumé, Ma Vie en L'air est un album à découvrir ou du moins, à essayer !
Décidément, on pourra dire que Kawaguchi est l'un des auteurs de l'année 2005. Après avoir sorti Zipang, Spirit of de Sun et Eagle, Seizon Life vient compléter cette liste. Pour ce manga, l'auteur a travaillé avec une scénariste, Nobuyuki Fukumoto. Elle nous propose un récit plutôt convaincant. L'histoire en elle-même est touchante sans pour cela être larmoyante. Un homme atteint d'un cancer en phase terminale apprend que l'on vient de retrouver le corps de sa fille, assassinée, 14 ans plus tôt. N'ayant plus rien à perdre, il décide de mener sa propre enquête en espérant retrouver le coupable. J'ai beaucoup aimé ce récit. Pourtant, dans les premières pages, l'histoire m'a paru un peu confuse mais la suite devient rapidement plus fluide. Le personnage principal est très attachant. Ses remords et sa souffrance sont très bien rendus. Les différents éléments qui forment cette histoire sont amenés avec beaucoup d'intelligence et donc forcément, on suit les investigations de notre héros avec beaucoup d'intérêt. J'aime beaucoup le dessin de Kaiji Kawaguchi, celui-ci dégage beaucoup de personnalité, il est d'ailleurs reconnaissable parmis d'autres. Les expressions des visages sont très crédibles, un peu à la manière de Urasawa (Monster). L'auteur réussi parfaitement à nous faire ressentir toute la détresse de ce père en manque de vérité, ce qui fait de cet album, une réussite graphique. Seizon Life est donc une série à suivre sans hésitation. Le dessin et le scénario sont de qualité et puis, ce manga ne vous fera pas de gros trou dans votre budget car il n'y aura que 3 tomes. C'est donc à conseiller !
Le dernier envol par okilebo
Je ne suis pas particulièrement attiré par les bd ayant pour thème l'aviation. Pourtant en feuilletant cet album, j'ai tout de suite été interpellé par le dessin de l'auteur. J'ai voulu savoir si l'histoire était à la hauteur du graphisme et, ma foi, je dois reconnaître que je me suis pas ennuyé en lisant cette bd. Le scénario nous présente quatre portraits de pilotes de chasse pendant la seconde guerre mondiale. A travers ces différentes histoires, on essaye de comprendre leurs motivations et leurs sentiments au moment de combattre l'ennemi. J'ai trouvé le récit intéressant et même parfois émouvant. On remarque que les quatre chapitres qui constituent l'album ne sont pas vraiment isolés. Oui, il existe un lien entre chaque histoire et je dois dire que l'auteur nous a présenté cela avec beaucoup de subtilité. Comme je l'ai dit plus haut, le dessin de Romain Hugault est très réussi. Son trait est subtil et ses avions sont à vous couper le souffle. Le dernier Envol est un one-shot plutôt convaincant et très sympa à lire. C'est à conseiller !
Après avoir lu et apprécié L'Echarde parut dans la même collection, je me suis "attaqué" à ce Serpent sous la glace. N'ayant pas été déçu non plus, c'est avec beaucoup d'impatience que je me suis plongé dans ce tome 2. Après lecture, je dois reconnaître que la qualité est à nouveau au rendez-vous. Le scénario du Giroud est subtil et efficace. Dès les premières pages, le récit devient vite captivant. L'histoire nous plonge dans une Russie croulant sous la neige. Là, un homme s'est mis en quête de reconstruire le passé de son père, disparu depuis peu. A partir de là, le scénariste va nous conduire dans une histoire où se multiplient les énigmes, ce qui donne, évidement, une certaine densité au récit. Le dessin de Jovanovic est très classique et sans vraiment d'originalité. Pourtant, le réalisme qui se dégage du traît du dessinateur colle parfaitement avec le scénario, ce qui est, je pense, un point important. Le Serpent Sous la Glace est une série captivante que je conseille à tous. C'est à lire !
Cyclope est une série qui s'annonce sous les meilleures présages et ce premier tome en est la preuve évidente. Le scénario de Matz est très réussi. Le scénariste nous présente une vision assez sombre de notre futur, un monde où la télé-réalité et la guerre font bon ménage. Le récit ne manque pas d'interêt et on suit avec beaucoup d'attention le héros de cette histoire. Les dérives du pouvoir et l'abrutissement des masses sont, ici, à l'honneur et le plus marrant dans tout cela, c'est qu'à notre époque actuelle nous en sommes déjà arrivés à ce stase. On peut donc dire que sous ses abords futuristes, ce récit est plus réaliste qu'il en paraît. Le dessin de Jacamon ne manque pas de charme. Les visages allongés et les décors finement détaillés sont vraiment réussis. Cyclopes est une série à suivre, indiscutablement.
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