Comparaison BD-Cinéma: deux arts différent, la bd copie le cinéma? comment doit elle faire pour ne pas être le cinéma du pauvre?

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21. Victor Hugo - 08/06/22 00:10
Je suis bien d'accord, ça n'avait aucun intérêt et je connaissais l'histoire de Fatty Arbuckle.

20. Lien Rag - 07/06/22 21:36
Je viens de lire "Fatty, le premier roi d'Hollywood" et l'ai trouvé sans grand intérêt.
Je ne connaissais pas l'histoire, mais j'ai plus appris (et factuellement et surtout sur la signification historique) dans les deux premiers paragraphes de la postface écrite que dans les presque 200 pages de BD, qui par ailleurs ne sont pas particulièrement passionnantes.

La BD échoue à rendre l'ambiance, l'atmosphère, l'Histoire en train de se faire (malgré quelques séquences réussies, comme la présentation du code Haÿs et sa parodie par Arbuckle).

Et surtout, probablement pour les raisons données par Zébulon au post 5, elle échoue complètement à rendre la magie du cinéma.
Il y a un ou deux gags de Keaton qui passent à peu près, et la séquence finale qui est magnifique, mais plus par son symbolisme qu'autre chose.

19. Gizmo - 08/08/00 23:03
si j'écis ceci, c'est pour remonter ce très bon sujet au-dessus du tas. on s'y perd un peu dans ce forum, il faudraiot ppeut-être les classer par mots-clés.

18. Brutos - 21/06/00 08:40
"Meurtres a domicile" est bien adapte d'un roman de Thomas Owen : "Hotel meuble", je crois.

17. Thierry - 20/06/00 20:41
le probleme dans les adaptations de BD au cine, c'est que, contrairement au roman, on a deja une vision de l'univers a transpose. Par exemple, on voit tous Blueberry avec la tronche de Bebel, on imagine difficilement Lucky Luke sans sa chemise jaune, son chapeau blanc... (et terence Hill a ose camper un LL sans cet attirail). Le probleme avec Jamel en Joe Dalton, c'est sans doute que physiquement, il ne colle pas a l'image que Morris a donne (avec le menton en galoche...). On a une vue caricaturee des personnages, pas moyen de nous en defaire.
On cite les Batman de Tim Burton en exemple, mais Batman a deja ete mis a toutes les sauces, il etait donc moins choquant de voir un dejante de plus oser chambouler le petit monde de Gotham. Warren Beatty a ose l'adaptation quasi-ultime en jouant a fond sur la caricature des BD de Gould avec Dick tracy. Il a juste eu peur du nez de DT. Pour le reste, l'effort est louable et le resultat plutot reussi selon moi. Meme si on peut finir par etre agace par les decors envahissant et les maquillages enooooooormes.
Une adaptation doit oser changer la forme en restant le plus possible attache au fond. La BD offre souvent des possibilites d'outrances quele cinema ne peut pas se permettre. Mais ces outrances font la BD. Que serait Achille Talon sans son nez ? Druuna sans ses mensurations ? Mais dans la vraie vie, imaginez une fille comme elle, on serait plutot proche de Lolo ferrari qu' autre chose (paix a son ame ;o)). Vadim a ose le delire Barbarella, au final, c'etait plutot reussi, a mes yeux.
A+

16. Thierry - 20/06/00 19:46
l'autre film de Van Hamme est "meurtres a domicile" de marc Lobet, avec Anny Duperey et Bernard Giraudeau. Je crois que c'etait adapte de Thomas Owen.

15. Chacalman - 20/06/00 18:54
Ceci étant, Van Hamme a quand même écrit deux scénarii de cinéma: "Diva" et un autre dont je ne connais plus le titre.

14. Arzak - 20/06/00 18:49
Quand je parlais de la bd comme d'un cinéma du pauvre, je ne faisait aucunement référence au prix des albums mais plutôt à la différence de coût en terme de fabrication. J'ai la sensation que certains scénaristes font de la bds parce qu'ils ne sont pas arrivé à faire du cinéma. Van Hamme en est selon moi le meilleur exemple.

13. Charly - 16/06/00 16:38
Vu la quantité des réponses, on croirait à une dissertation. Vous me pardonnerez d'avoir lu en diagonale, mais le sujet m'intérêssait, et je n'ai pas le temps de tout lire !
Je ferai juste une petite reflexion sur le sujet car à minimum 50 FF la BD, on ne peut pas parler de pauvreté (sauf éventuellement sur le cout de revient pour ceux qui l'a font)
J'imagine que les auteurs aussi bien que les cinéastes sont parfois obligés de s'inspirer des oeuvres de chacun pour faire leur métier ... et si je préfère la BD au ciné, c'est que la BD peut se permettre tout en matière d'imagination. Qui ira créer Les Chroniques de la Lune Noir, les Méta Barons ou encore Lanfeust au ciné sans avoir l'air ridicule ;-)
Je pense que la BD permet de se laisser aller dans l'imaginatif d'une meilleure façons que le ciné, car une idée formidable pourra être facilement mal interprêté par des comédiens, ou mal mise en scène faute de moyens. Alors que la BD ... il ne suffit que d'un bon scénariste pour qu'elle soit exceptionnelle !

12. Quentin - 16/06/00 16:21
Cher Zébulon, on est d'accord, y compris sur la belle noiseuse et le fait qu'en géneral, la BD ne brille pas par ses textes, malheureusement. Quand à la narration, oui, elle est plus riche au cinéma... pour le moment. Je crois pourtant que les possibilités sont énormes en BD. Elles sont juste sous-exploitées. Et puis, il sort beaucoup plus de films que de BD, donc il est normal que la part de recherche et de nouveauté au cinéma soit plus grande. Mais si tu compares la narration d'un film de Besson et celle d'une BD de Marc-Anthoine Mathieu par exemple, tu seras sans doute d'accord avec moi pour dire qu'elle est plus riche chez le second.

11. Zébulon - 15/06/00 18:59
J'ai oublié de faire une baise.

10. Zébulon - 15/06/00 18:58
D'abord une précision: je n'ai pas dit qu'une émotion passe moins bien en littérature qu'au cinéma. Pour moi, bédé et littérature sont fondamentalement différentes. Ensuite, je conçois parfaitement qu'on puisse se sentir ému en lisant une bédé et pas du tout en voyant un film (personnellement, la seule émotion ressentie devant La Belle Noiseuse, c'est un ennui profond comme le sommeil). Je ne vais donc pas faire de généralité. Toutefois, ce qui me fait dire que le cinéma véhicule plus d'émotions que la bédé, c'est qu'il y a une richesse non verbale dont est pratiquement dépourvue la bédé. Oui, je crois sincèrement qu'un acteur/trice fait passer plus de choses qu'un dessin. Parce que l'être humain est encore un animal social sensible à tous ces petits codes discrets, comme l'intensité d'un regard ou un mouvement des mains, une voix, ou une musique. Je ne parle pas ici des grosses couches de guimauve hollywoodiennes, mais, par exemple, la musique ultra discrète de "C'est quoi la vie?". Un dessinateur, même génial, dispose d'une palette d'indices émotionnels incommensurablement plus limitée (faut que je le place une fois par jour, incommensurablement) qu'une personne de chair et d'os, mouvante, parlante ou silencieuse. Alors oui, bien sûr, la beauté d'un texte... Tu avoueras, Quentin, que ce n'est pas par la beauté de ses textes que la bédé brille actuellement. Au mieux, on a quelques dialogues plausibles. Or l'avantage du cinéma de ce point de vue, c'est qu'un dialogue qui sonne faux, ça se voit tout de suite. Le caviar étant de faire un dialogue plausible et poétique, mais faut s'appeler Prévert ou Pialat. Des exceptions à tout ce que je viens de dire? La virtuosité graphique de Franquin, mais ça ne marche pas pour tout le monde. Je connais des gens que Gaston laisse froids. Et puis le thème, bien sûr. Je serai toujours plus ému devant Maus ou Acme Novelty Library Books que devant un film de Luc Besson. D'ailleurs je ne vais pas voir les films de Luc Besson, ou alors pour me rappeler que finalement, Claude Zidi est un grand cinéaste. Dernier point: loin de moi l'idée de faire un classement des arts et de savoir celui qu'a la plus grosse. Mais puisque nous faisons de la comparaison, je pense que la narration au cinéma est plus riche que dans la bédé.

9. Brutos - 15/06/00 10:20
Comme toujours quand on parle de cinema, BD, theatre, litterature, certains se demandent si tel ou tel Art est superieur aux autres. Mais quel type de superiorite ? Une superiorite relative ou une superiorite absolue qui tendrait a dire qu'en toute circonstance le cinema ( par exemple ) est superieur a la BD ? Non. Tout est avant tout affaire de sensibilite artistique et d'utilisation d'un medium de maniere judicieuse. Etant entendu que par le biais de differents media, celui qui veut faire oeuvre d'art va devoir tirer parti de toutes les ressources a sa disposition et pour cela il faut qu'il soit conscient des limites de l'art dans lequel il s'exprime. C'est pour cela qu'un bon romancier ne fera pas necessairement un bon scenariste de BD ou un bon auteur de piece de theatre par exemple ( sans compter que quand on rentre dans le theatre ou le cine, la direction d'acteurs et les acteurs eux-memes, la mise en scene, etc... viennent rajouter des inconnues au probleme ). Litterature, cinema, BD, theatre : ce n'est pas le meme type de narration qui est utilise. Et dire que le cinema fait passer mieux les emotions que la BD cela risque par extension de dire que la litterature aussi fait moins bien passer les emotions. Et c'est nier la capacite creatrice et le talent de l'artiste. Par contre ce qui semble facile a faire passer comme emotions dans l'un sera plus diffcile dans l'autre et il faudra trouver une maniere differente. Par exemple, Vicomte dans une interview parlait de la maniere dont il avait concu Sasmira et comment il avait pense cela comme un film, ce qui lui avait pose plein de problemes au moment du decoupage et de la realisation. Il parlait notamment du moment ou Stan decouvre la Xaintrie et l'arbre ou s'appuyait Sasmira sur la photo : il voulait montrer Stan en train de sentir ( ou d'embrasser je sais plus ) l'arbre pour montrer son obsession et il n'a pas ose par peur du ridicule, pensant que ce qu'un acteur pourrait bien rendre il aurait du mal a le faire passer dans sa BD. Sinon, si on parle de "La belle noiseuse", revenons plutot a la nouvelle originale de Balzac "Le chef d'oeuvre inconnu" qui est une interessante reflexion sur le travail de creation de l'artiste ( le personnage de Frenhoffer annonce les surrealistes ).

8. Quentin - 15/06/00 09:16
Un commentaire sur une petite phrase de Zebulon: "Une émotion passera toujours mieux au cinéma". Pourquoi? A cause de la musique qui en rajoute une couche? A cause de la précision des expressions faciales des acteurs? A cause de la grandeur de l'écran et de l'obscurité des salles? (car il faut bien dire que les émotions passent mieux au cinéma qu'à la télé). Je crois pourtant que certaines émotions passent mieux en BD ou en littérature qu'au cinéma; ce sont celles liées à la beauté du language, aux phrases, aux réflections. Pourquoi cela passe-t-il mieux en BD ou en littérature? Car on peut les relire et les relire encore, et prendre le temps de se laisser bercer par les mots. Au cinoche, ca passe trop vite, et on n'a pas le temps d'y goûter qu'on doit déjà se concentrer sur la phrase suivante. Les émotions durent plus longtemps en BD, car chaque lecteur peut les faire durer aussi longtemps qu'il veut. Par exemple, comparez le film "La belle noiseuse" avec la BD de Baudoin "Le portrait". Le thème est le même, les histoires se ressemblent pas mal. Mais l'émotion est beaucoup plus forte dans la BD que dans le film. Ce qui est intéressant, dans le film, c'est de voir le dessin en train de se former (un peu comme dans une séance de dédicace). Mais il n'y a pas à dire: la différence entre voir un dessin au cinéma et un dessin imprimé dans un livre est grande. Le cinéma impose une certaine distance; il est un intermédiaire entre le lecteur et le dessin. De plus, la BD de Baudoin est en même temps un poème graphique et littéraire. Le rythme des mots est accompagné du rythme du dessin et des esquisses, et fait une oeuvre originale et sensible, un petit miracle bourré d'émotions.

7. JFN - 10/06/00 17:54 - (en réponse à : nicolaijf@hotmail.com)
Vos interventions sont intéressantes. Quand je voulais parler de bandes-dessinées trop cinématographiques, je désignait des bds au graphisme hyper-réaliste comme Largo Winch, XIII qui sont autant de story-board de films non réalisés. Dans ces bds, la dimension "planche" n'existe pratiquement pas. Pas de réelle mise en page, aucune réelle exploitation des potentialités de la planche. C'est dans l'exploration de cette planche que peut, selon moi, s'affirmer la bd comme un art graphique majeur à part entière.
De plus, le style réaliste laisse trop peu de place à l'expérimentation graphique. Je préférerais toujours David B. , Trondheim, Max Andersson, Hugo Pratt, Mattoti (bref tous les expérimentateurs) à des dessinateurs hyper-réaliste comme Francq, Hermannn (malgré tout le respect que j'ai pour ce dernier)...

6. Champi - 06/06/00 22:59
Pas forcément d'accord pour dire qu'il faut tout inventer en tant que lecteur, de nombreux éléments nous influences aussi bien pour les émotions que pour les sons ou les odeurs... la composition, entre autre, le lettrage, les couleurs... je crois qu'une BD bien faite nous manipule complètement... Pour revenir sur le parallèle, je citerais "Storyboard et BD", ou quelque chose comme ça, fait par Benoît Peeters, entre autres (toujours lui !), où il démontre que même les storyboards, qui peuvent pourtant paraître plus proches de la BD que les films eux-mêmes, ne sont pas de la BD, loin de là... il est notamment question de la notion de linéarité, opposé à la tabularité de la planche (bon, d'accord, ça n'est pas valable pour les strips...) Pour les films sous la forme film, un autre des éléments majeurs est le temps, qui est imposé en cinéma et "libre" en BD (enfin, plus ou moins, parce que je pense que même à ce niveau, on est assez manipulés, tout au moins à la première lecture...) Un bon débat, pourquoi pas, mais il est vrai que la question a déjà été pas mal soulevée... Une rencontre, pourquoi pas aussi ? A suivre...

5. Zébulon - 06/06/00 10:26
Vieux sujet toujours aussi passionnant. Plus j'y pense, plus je me dis que le parallèle ciné/bédé est un leurre. Le simple aspect de narration visuelle ne suffit pas à rassembler les deux. Un point important est, je crois, que ce qu'il faut une ou deux secondes pour être montré au cinéma prend rapidement une planche en bédé. Une émotion (c'est sacrément dynamique, une émotion) passera toujours mieux au cinéma. Ou alors faut s'appeler Hugo Pratt, mais c'est pas donné à tout le monde. Et même Pratt, c'est quand même assez limité de ce point de vue. regarder un film, c'est jouer en même temps avec des sons, des images, des visages qui changent, le temps, et nos souvenirs, bref une richesse de stimulations. Dans la bédé, le lecteur doit presque tout inventer lui-même. Le dessin n'est qu'un canevas grossier. Et quand le dessin en dit trop, c'est que vous lisez Largo Winch.

4. Morti - 06/06/00 09:59
Le sujet a déjà été souvent abordé ici mais on n'est jamais arrivé à une conclusion satifaisante. Pour moi, les 2 arts sont complémentaires mais différents un peu comme le théâtre et le cinéma ou la littérature et le cinéma (et évidemment la littératre et la BD). Il y a un bon bouquin parlant du cinéma et de la BD (merci Anne-Claire...) qui reprend les 2 aspects, où on trouve des interviews d'auteurs BD et de ralisateurs ciné, qui fait des comparatifs, qui analyse les adaptations dans les 2 sens...un peu dur à lire mais intéressant. Il y a tellement de principes de base différents qu'il faudrait en parler des heures et c'est difficile via un forum... Ce serait un bon sujet pour une rencontre, ça, non ? :o))) A la limite je ne saurais même pas par où commencer : en BD pas de problème de budget, on peut créer des univers extraordinaires pour pas cher, s'inventer un casting parfait, faire des BD dont l'adaptation ciné serait impossible. Par contre un film possède un rythme imposé, il y a la musique, les voix, le mouvement... On rapproche souvent la BD du cinéma mais je me demande si ils sont vraiment si proches que ça. Le point commun est une histoire racontée en images, statiques pour la BD, en mouvement pour le ciné. Pour le reste chaque paramètre est différent et correspond à d'autres contraintes d'où les adpatations rarement réussies en transposant un univers dans un autre. Petit rappel pour vous donner des idées...Ciné BD Un gros débat peut s'entamer ici...ça risque d'être long... Marc :o)

3. Champi - 06/06/00 00:09
Qu'est-ce que tu appelles "mise en scène cinématographique" ? tu parles plutôt de l'organisation des cases, de leur rapports ou de leur organisation sur la planche ? A moins que tu ne regrettes que la bd ne traite le plus souvent que des histoires classiques au lieu de s'en donner à coeur joie en profitant de ses spécificités (je ne citerai que Marc-Antoine Matthieu et Fred, de grands classiques dans ce domaine... si peu classique...)

2. Bastet - 05/06/00 01:25
Le cinéma du pauvre? à 70 balles en moyenne l'album....

1. ArzaK - 05/06/00 00:29
Les languages formels respectifs de la bande-dessinée et du cinéma sont-ils différents? En quoi? Certains auteurs ne font-ils pas trop de mise en scène cinématographique? Que doit faire la bande-dessinée pour assurer son autonomie et par là-même sa légitimité d'existence? Qu'est-ce qui est réellement bédéphilique?




 
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