Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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75. froggy - 25/02/18 17:51
L'atelier Mastodonte 5

C'est donc le dernier album annonce de cette serie de gags et je serais le premier a la regretter car il est bien dommage qu'elle n'ait pas eu plus de succes. En fait, quand on y pense, cela parait un peu normal, car elle est tres "private jokes" et bourree de clefs que les lecteurs aimeraient pouvoir decoder. Ces 5 albums ont permis aux fans de BD d'en savoir un peu plus sur le petit monde de la BD et de nous montrer ce qui se passe en coulisses sous un aspect comique, caricatural et donc obligatoirement deforme. En fait de clefs, les auteurs nous conviaient a les regarder par un petit trou de serrure en ayant bien soin de ne pas trop nous en reveler afin de conserver un certain mystere mais surtout une certaine intimite, c'etait les limites que j'avais deja decelees quand j'avais decouvert les 4 premiers tomes au debut de l'automne dernier et je vous en avais fait part.

Des auteurs sont partis voguer vers des mers peut-etre meilleures, d'autres, nouveaux, sont arrives. Il semble que Lewis Trondheim, le chef d'equipe et l'instigateur de cet atelier laisse tres libres les auteurs qui veulent participer a cette entreprise, j'ai l'impression que son mot d'ordre est: "Tant que c'est drole, c'est bon!" Selon ce que j'ai pu lire dans ce nouvel opus, les departs se sont bien passes et les arrivees tout autant. L'atelier a manifestement beneficie de ce renouvelement, les lecteurs n'ont pas eu le temps de se lasser de certaines thematiques telles les aventures de Tebo dans les toilettes ou autres du meme acabit.

Bien entendu dans ce genre d'exercices, tout n'est pas du meme niveau mais cet album presente une serie de gags que j'ai trouves excellents dont celle ou une equipe rivale a Mastodonte, l'Atelier Colosse reve de devenir calife a la place du calife, c'est a dire de remplacer Mastodonte dans les pages du journal Spirou (ami, partout, toujours!). Une mise en abyme tres bien reussie. On y trouvera aussi les jeux de mots les plus epouvantables qui soient qui raviront tous les amateurs dont je suis. Je sais que le journal a beaucoup change et qu'aujourd'hui y sont publies des trucs que cela aurait ete impensable lorsque je le lisais et je n'ecris pas cela pour dire que c'est un scandale, bien au contraire, c'est seulement une constatation. Cela donne d'excellentes chutes qui m'ont bien fait rire. Mastodonte etant un laboratoire ou je presume que les auteurs se defoulent pour se reposer de leurs travaux principaux, les auteurs nous offrent des petits roman-photos tres amusants egalement. Tout est a l'avenant et l'humour est le mot qui regne en maitre sur cette bande.

Pour la premiere fois et je suppose que c'est le signe annonciateur de la fin des albums, il n'y a pas d'etui avec une couverture signe par une guest-star, mais j'ai beaucoup aime le dessin du 4e plat qui rend hommage a un grand de la BD recemment disparu, Gotlib.

Note finale; 4/5. Ce chant du cygne est a l'image des 4 autres albums, il offre une bonne occasion de rire souvent aux eclats. Elle me manquera

74. herve - 25/02/18 14:01
"les vieux fourneaux " #4 Lupano & Cauuet

Signe peut-être d'une lassitude, je ne me suis pas précipité vers l'achat de cet opus , me contentant de l'emprunter à la médiathèque plus d'un mois après sa sortie.
Certes, la fraicheur du premier album n'y est plus mais ce quatrième volume se lit avec plaisir, multipliant le niveau de lectures (le côté politique avec les "zadistes", le côté familial avec l'histoire de la famille de Sophie, et le côté mystérieux avec "le trésor des papys") Je regrette quelque peu que notre vieux trio soit mis en second plan dans cette aventure qui privilégie ici l'histoire de Sophie, mais avec Jojo, le couvreur, j'ai retrouvé la verve du premier volume.
Un album correct mais une série qui finit par s'essouffler tout de même.

note:3/5

73. froggy - 22/02/18 01:03
Merci Marcel. Tu es bien bon avec le vieillard maniaque.

72. marcel - 21/02/18 18:51
Remontage effectue.

71. froggy - 21/02/18 17:19 - (en réponse à : Marcel post#67)
Il faut que j'aille revoir cela. Te rappelles-tu de quand datent ces sujets?

70. pierrecédric - 21/02/18 13:05
Mouais, chialer parce qu'un auteur ne fait ce que lui demande un simple quidam...

69. Quentin - 21/02/18 08:42 - (en réponse à : Lien Rag)
la tendance insupportable des auteurs à transformer leurs personnages en pétasses irresponsables (qui plus est sous un prétexte pseudo-féministe, le comble!)

Bien vu. C'est vrai que les trois femmes ont un rapport frivole à l'argent, qu'elles ne gèrent pas en "bonnes mères de famille", mais plutôt comme des nouvelles riches. Et dans les trois albums, il y a un peu cette idée que pour expliquer leur succès, il faut chercher l'homme (des hommes qui ont l'air etonnemment sereins et équilibrés, face à des femmes limite hystériques, en tout cas pour 2 d'entre elles). Bref, la manière dont les femmes sont dépeintes n'est sans doute pas si objective que ca. N'empêche, même avec ce parti pris (s'il y en a bien un), je trouve les 3 albums excellents et surprenants. Les portraits de femmes restent trop rares en BD.

68. froggy - 20/02/18 18:52
Gaetan & Paul Brizzi et Boris Vian, L'automne a Pekin

J'avais decouvert les deux freres Brizzi avec leur premier album que j'avais chaudement recommande et que je recommande encore d'ailleurs, La cavale du Dr Destouches ecrit sur un scenario de l'acteur Christophe Malavoy et qui relatait les aventures de Celine, l'ecrivain, a la fin de la 2e Guerre Mondiale. J'avais ete emballe par le dessin, c'est pourquoi j'ai acquis leur deuxieme opus. Il faut dire que l'adapatation du roman completement dejante de Boris Vian etait un plus dans la circonstance.

Roman completement dejante deja avec le titre qui commme vous le savez, pour ceux qui l'ont lu, ne se passe ni en automne, ni a Pekin. Il aurait donc aussi bien pu s'appeller Sans tambour, ni trompette car tout le monde sait que Boris Vian adorait le jazz, l'humour et qu'on y parle ni de tambour, ni de trompette. Je l'avais lu il y a fort longtemps et j'en avais completement oublie le contenu. La BD m'a donc offert une seance de relecture qui s'est averee fort agreable en definitive.

De quoi ca parle? Il est difficile de resumer la trame en quelques lignes. Disons que cela se passe dans un desert en Orient, qu'il y a une equipe qui est en train d'y construire une ligne de chemin de fer, qu'il y en a une autre constituee d'archeologues qui aiment les fouilles curieuses, qu'il y a un hotel tout seul plante au beau milieu ou tout le monde loge a tous les etages (mais bien que ce soit du Vian, il n'y a pas de jazz a tous les etages), il y deux copains amoureux de la meme fille, un medecin feru de petite aviation, un directeur technique tres service-service etc. malgre tous ces elements disparates, il y a une intrigue tres structuree et tres rigoureuse. L'absence de logique et la fantaisie qui baignent le livre ne sont que des apparences. Je me souviens que le roman etait bizarre et intrigant, je n'avais pas beaucoup lu de romans du meme genre, de Vian je ne connaissais que L'ecume des jours ou Chloe au lit ainsi que je l'avais surnomme qui n'est pas aussi curieux et etrange que cet Automne.

Les freres Brizzi ont parfaitement reussi leur adaptation et le lecteur suit le recit sans encombre malgre les quelques chaos qui l'emaillent. Les differents fils du recit apparemment disjoints se reunissent a la fin et donnent toute la coherence a l'ensemble.

Les deux freres ne sont pas des neophytes dans leur domaine, ils ont travaille sur un dessin anime d'Asterix et chez Disney sur Fantasia 2000. En un mot, j'adore ce style. C'est frais, nouveau, original, et en meme temps tres classique, les personnages sont tous remarquablements bien dessines, entre caricature et realisme, ce n'est pas du gros nez a la FB mais ce n'est pas non plus du realisme total. Les decors ne sont pas en reste. Les deux frangins avaient demontre qu'ils maitrisaient parfaitement le noir et le blanc avec leur premier ouvrage, ici, ils en font de meme avec la couleur. C'est vraiment remarquable et si vous cherchez quelque chose que vous n'aviez jamais lu auparavant, cet album est pour vous meme si c'est l'adaptation d'un roman ecrit en 1947. Cette BD est incroyablement moderne.

Note finale, 4,5/5. Enthousiasmant de la premiere a la derniere page

67. marcel - 20/02/18 16:54
Il y a tout un sujet sur cette collection (deux en fait), avec interventions de Brunschwig.

66. froggy - 20/02/18 16:50 - (en réponse à : Torpedo)
C'est vrai, j'avais oublie. N'est-ce pas toi qui nous avais dit qu'il avait ete le directeur de la Collection 32 chez Futuropolis, collection qui avait ete un echec complet?

65. pm - 19/02/18 22:54
J'ai relu les deux premiers Jonas Fink et embrayé sur le troisième.
Formidable, rien à redire, c'est vraiment de la bande dessinée comme je l'aime. Scénario subtile et très bien documenté, profondeur des personnages, importance des personnages secondaires, dessin ligne claire très fin.
Je ne lis plus beaucoup de bandes dessinées ces derniers temps mais ces trois albums sont assurément ce que j'ai préféré depuis des années.

64. Lien Rag - 19/02/18 19:13
J'ai été agréablement surpris par Joséphine Baker, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que la tendance insupportable des auteurs à transformer leurs personnages en pétasses irresponsables (qui plus est sous un prétexte pseudo-féministe, le comble!) ne se marie finalement pas si mal avec la spontaneité, la légèreté et la générosité profonde de la Joséphine historique, ce qui fait que son caractère volcanique n'est pas si édulcoré que ça...

On est loin d'une vraie BD historique, mais on apprend un certain nombre d'anecdotes sur la Baker, et surtout la version Catelienne est un personnage littéraire à part entière, attachant et entièrement crédible.

63. torpedo31200 - 19/02/18 18:44 - (en réponse à : froggy + Mr Degryse - post # 62 + 61)
Je rappelle que Brunschwig a été directeur de collection chez Futuropolis, en charge des séries à suivre, et qu' il est censé avoir réfléchi à ce type de problématique.
D' où le qualificatif.

62. froggy - 19/02/18 17:25 - (en réponse à : Torpedo)
Tu peux aller lui dire sur le forum d'en face concurrent mais neanmoins ami si tu veux. Je ne pense pas qu'il apprecierait beaucoup d'etre qualifie de debile mental cependant.

Sinon, j'abonde dans ton sens entierement. Lancer une mini-serie aujourd'hui de quelques albums est suicidaire a moins que le premier tome soit si exceptionnel que tout le monde se jette dessus. De mon cote, je preconise soit un diptyque avec une sortie tres rapprochee entre les deux albums c'est a dire moins de 6 mois ou un gros album de plus de 100 pages avec une fin ouverte si le scenariste pense qu'il a encore suffisamment de bonnes idees pour qu'il continue et si l'album a du succes bien entendu.

61. Mr Degryse - 19/02/18 15:37
Oui enfin aussi imposer à un dessinateur qui fait son premier album de faire 200 pages de bds me parait si ce n'est utopiste particulièrement vache

60. torpedo31200 - 19/02/18 12:00 - (en réponse à : post # 58)
Est-ce que quelqu' un peut dire à Brunschwig qu' on n' est plus dans les années 90 ? Et prévoir une série en 4 ou 6 albums s' apparente maintenant fortement à une forme de débilité mentale.

Si t' es scénariste, bosse et fais en sorte qu' il y ait une petite fin à la fin de chaque album.

59. Quentin - 19/02/18 08:21
J’ai déjà dit tout le bien que je pensais d’Olympe de Gouges, de Catel et Bocquet, dans la collection écritures de Casterman. J’ai fini la lecture des deux autres albums du duo d’auteurs, et ils sont également excellents.

Le schéma gagnant est toujours le même. On suit les différentes étapes marquantes de la vie de femmes qui ont marqué la société par leur succès et leur engagement, et on rencontre à travers elles les artistes (surtout des hommes) qui comptaient à l’époque. On voyage ainsi dans la production culturelle, dans l’histoire, et dans la politique de la France (et des USA pour le dernier tome). Ce faisant, on voit l’évolution de la condition féminine, de l’art, et des relations entre races. Chaque chapitre commence par une pleine page représentant une maison ou un bâtiment central du chapitre, ce qui permet de suivre l’ascension (ou la déchéance) sociale des protagonistes.

Avec Kiki de Montparnasse et Joséphine Baker, c’est le 20e siècle qu’on traverse, en rencontrant à travers elles le Gotha des artistes de l’époque. Kiki posera pour Modigliani, Soutine, Tsuguharu, Man Ray (l’amour de sa vie), et rencontrera Picasso, Tzara, Breton, Hemingway, etc. Elle sera la reine de Montparnasse et sera une des rares peintres femme reconnue de l’époque. Joséphine Baker, quant à elle, rencontrera Sydney Bechet, Mistinguett, Paul Colin, Bunuel, Loos, Le Corbusier, Colette, Simenon (un de ses amants), Grace Kelly, Charles de Gaule et Martin Luther King – excusez du peu – et jouera un rôle dans l’abolition de la ségrégation raciale aux USA. En suivant Kiki et Joséphine, on opère donc une véritable plongée dans les événements qui ont marqué leur époque et qui font partie de l’Histoire avec un grand H. Les auteurs prennent tout leur temps pour développer leur sujet (340 pages de BD pour Kiki, 460 pour Joséphine), ce qui donne un compte rendu assez exhaustif des épisodes ayant marqué leurs vies. Une biographie fouillée, des notices biographiques d’une ou deux pages de tous les personnages rencontrés, et une bibliographie (une quarantaine de pages au total pour Kiki, et une centaine de pages en plus pour Joséphine) complètent les albums et les rendent passionnants.

58. froggy - 19/02/18 01:03
Leviathan 2, Quelque chose sous nos pieds

Pour les 3 peles et le tondu qui frequentent assidument BDP, vous savez que les auteurs, Bossard, Brunschwig et Ducoudray ont decide d'arreter la serie apres ce titre car ils estiment que l'editeur, Casterman, n'a rien fait pour la promouvoir alors qu'il etait prevu de 4 a 6 albums. Je ne savais pas cela bien sur quand j'ai commande chez BDnet ce deuxieme opus a la fin de l'ete dernier.

C'est bien dommage car cela partait bien et les scenaristes avaient imagine un beau mystere bien mysterieux dont nous ne connaitrons probablement jamais la resolution. Il y a en effet peu de chances qu'un editeur la reprenne. C'etait deja arrive pour Brunschwig avec sa serie Makabi rebaptisee Lloyd Singer quand elle etait passee de Dupuis a Grand Angle/Bamboo. Et nous savons ce qu'il en advint, celle-ci s'arreta egalement. Malheureusement pour moi qui l'aimait vraiment beaucoup.

Le premier titre, Apres la fin du monde, nous avait raconte les consequences d'un seisme qui aurait ravage Marseille seisme provoque par la chute d'une meteorite sur la cite phoceenne. Comme d'habitude avec le scenariste, celui-ci s'attache plus aux personnages qu'aux faits, on aime ou on n'aime pas. Et vous savez tres bien que j'aime. Cela marche le plus souvent tres bien mais quand il a y des rates comme son XIII Mystery pour prendre un exemple recent, c'est tres mauvais et je comprends tres bien la reluctance de certains a lire le dernier Brunschwig.

Dans cet album, les scenaristes, puisque Luc B. s'est associe avec Aurelien Ducoudray, developpent certains personnages, qui ne survivront pas tous bien sur et en profitent pour exprimer leurs preoccupations sur certains phenomenes de notre epoque. Je rappelle que Luc. B. est un chantre du bien pensant mais que lorsqu'il nous fait savoir ses inquietudes de maniere ludique et non tel un pamphlet politique, cela passe sans probleme. Mis a part ces developpments psychologiques, il semblerait que la meteorite n'en soit pas vraiment une, mais cela on s'en doutait un peu. Durant ma lecture, je me suis mis a me demander qui me paraissait le plus sympathique, la chose qui serait sous les pieds des marseillais survivants ou l'alien dans le film du meme nom. Le fait est qu'a Marseille, on vous entend crier.

Les deux ecrivains savent mener leur affaire et racontent leur histoire qu'ils ont divise en chapitres chacun commencant par x jours plus tot (ou x est inferieur a 4) et y heures apres la catastrophe. cela signifie donc qu'un gros evenement (probablement plus gros encore que le premier) va se derouler tres bientot, dans les 4 jours donc. En attendant ce jour, les marseillais n'ont pas le temps de s'ennuyer car il y a vraiment beaucoup de choses bizarres qui ont lieu. Tres bizarres...

Le dessin de Bossard s'est considerablement ameliore depuis le premier titre. Les personnages ont les expressions correctes aussi bien de par leur gestuel que de ce qu'on peut lire dans leur visage et dans leurs yeux. Les planches sont bien bien composees et structurees. Il y a cependant encore quelques maladresses, par exemple la case (planche 5) ou un immeuble s'effondre en arriere plan et les gens qui courent pour fuir situes au premier plan degage autant de vivacite et d'energie qu'un des derniers albums de Leo pris en son entier. L'arret de la serie est d'autant plus regrettable pour ce jeune dessinateur que cela risque de ralentir les progres manifestes que j'ai constates entre les deux albums. J'espere pour lui qu'il aura plus de chance dans la suite de sa carriere de dessinateur de BD.

Note finale, 4/5. L'achat ou la lecture de cet album risque de vous frustrer car on n'est pas pas pres de lire la suite. Mais si vous passez outre cela, vous lirez une tres bonne BD, je vous assure.

57. froggy - 18/02/18 01:46
Alix Senator 6, La montagne des morts

Cet album est la deuxieme partie de ce qui sera probablement un triptyque. Le theme principal en est la recherche d'une statue de la deesse Cybele, statue qui serait dotee de pouvoirs extraordinaires. Kephren, le fils d'Enak, qui la veut absolument paiera tres cher pour cette quete. Le premier tome, Le hurlement de Cybele, se passait en Asie Mineure, a Pessinonte exactement. La statue n'y etant pas, nos heros se deplacent en Egypte ou il semblerait qu'elle ait ete emmenee. Ils y retrouvent Enak devenu misanthrope ou ermite, ou les deux probablement. Et on ne peut pas dire que le fils soit follement heureux de retrouver son geniteur d'autant plus qu'Alix appelle le jeune garcon, "Mon fils". Mais tout cela n'est que broutilles puisque traitrises et embuscades diverses attendent nos heros sur la terre des pharaons. Ils auront fort a faire pour retrouver la statue de la deesse entouree de ses 6 troenes. Mais ces 6 troenes ne sont qu'une de mes idees. En fait, je n'en sais rien.

Je n'en sais rien car en fait, le recit est tellement peu interessant, peu passionnant que l'on se fiche rapidement du devenir du trio. Il faut dire que le scenariste n'y va pas de main morte pour rendre le fils d'Enak antipathique au possible. Ce n'est rien de l'ecrire. On ne le plaindra certainement pas de ce qui lui est arrive a la fin de l'episode precedent. Ce gamin est chiant comme cela n'est pas permis et on n'a qu'une seule envie en definitive, c'est qu'il disparaisse. Cela en est au point qu'on se demande comment Enak a pu engendrer un etre aussi insupportable et comment Alix peut le supporter aussi longtemps sans lui rabattre le caquet une bonne fois pour toutes. On sait qu'il n'a pas la langue dans sa poche et il n'a jamais eu peur de remettre les importuns a leur place. Mais cela, c'etait au temps de Jacques Martin. Les choses sont differentes maintenant bien evidemment puisque c'est un nouveau scenariste qui a la charge de cette serie derivee. Certaines sequences sont meme ridicules ou l'on voit Alix etre choque que l'interrogatoire d'hommes d'une tribu ennemie se termine par leur morts. Pour un peu, on s'attend a ce qu'Alix denonce ces agissements a Amnesty International. Il faudrait rappeler au scenariste que la serie originelle entiere est sous le signe de la violence et de la cruaute des hommes envers ses congeneres et qu'Alix devrait etre blinde maintenant. Surtout que la scene d'avant nous le montrait menacant de trancher la gorge d'un des soldats de leur escorte si l'un d'entre eux ils revele ce qui est arrive a Kephren. Ceci est donc totalement incoherent et demontre que le scenariste ne maitrisepas son sujet. De surcroit, le rythme est mou a cause d'un mauvais decoupage et d'un mediocre enchaienement des sequences.

Un des attraits que j'avais trouve dans les premiers albums de cette serie venait du dessin qui fort eloigne des canons martiniens (on le serait a moins) y apportait un air frais et nouveau. Ceci associe au concept meme, un Alix devenu senateur de Rome et donc se deroulant 20 a 30 ans apres les aventures qui l'avaient rendu celebre, faisait que j'en etais arrive a penser que j'allais lacher la serie mere pour ne continuer que celle-ci. Il n'est plus rien de tout cela. J'ai trouve le dessin assez quelconque ici. Il y a meme des erreurs de physionomie ou Thierry Demarez a dessine Alix avec un air si hautain que je me suis demande si le caractere d'Enak Jr n'etait pas contagieux. En outre, il a dessine tous nos heros avec du khol qui depasse des yeux, les faisant tous ressembler a Elizabeth Taylor en Cleopatre. L'effet n'est pas terrible, je vous assure.

Note finale; 1/5. On peut ne pas lire

56. herve - 15/02/18 21:22
La décharge mentale Vivès

La collection « bd cul » des requins marteaux reste assez inégale, il faut l’avouer. Pour ma part, j’avais, dans les 16 autres titres proposés, seulement craqué pour le jubilatoire « La bibite à bon Dieu » de Bouzard et surtout pour l’irrévérencieux « les melons de la colère » de Bastien Vivès.
Bastien Vivès nous offre une nouvelle fois une palette de son talent dans cette collection avec « la décharge mentale », véritable réponse à « la charge mentale » d’Emma, une bd qui avait eu les honneurs de l’Express et de l’Obs, dès sa parution. Mais, en l’espèce, cela m’étonnerait que ces mêmes hebdomadaires consacrent un seul article à la nouvelle création de Bastien Vivès, qui ne s’était jamais caché vouloir s'essayer dans l’illustration de bd dites pour adultes.
Bien sûr, on ne peut s’empêcher de comparer ce dernier opus avec « les melons de la colère », et niveau dessin, on peut sans hésiter affirmer que Vivès a encore réalisé de sacrés progrès en nous offrant, ici, des personnages plus réalistes…. avec des yeux ! Sinon, je ne peux que souligner que son penchant pour les grosses poitrines (surtout avec la très séduisante Isabelle, même si elle ne dévoile sa poitrine que vers la fin) est, pour le lecteur que je suis, assez jubilatoire.
Côté scénario, Vivès nous offre une histoire assez folle, qui pourrait flirter avec les romans d’Esparbec (d’ailleurs Isabelle n’est-elle pas pharmacienne, à la base ?). Nous faisons connaissance avec une famille complétement déjantée qui m’a fait un peu pensé au roman assez sulfureux d’Anne Serre « Petite table, sois mise ! », où Roger, le père de famille, entraine son ami d’enfance, Michel, dans sa vie intime faite de surprises.
C’est osé, à contre- courant de toute morale mais aussi très drôle et surtout très bien dessiné.
J’ai trouvé cette fable familiale encore plus forte et plus transgressive que « les melons de la colère »
A réservé à un public très averti, il va s’en dire.

note:4/5

55. froggy - 15/02/18 17:13
Jazz Maynard 6, Trois corbeaux

C'est la deuxieme partie de cette histoire ou les auteurs ont emmene leur heros catalan vers les terres plus froides d'Islande.

Je ne vais pas epiloguer sur cet album tres longtemps car il n'est franchement pas terrible. Je garde un bon souvenir de la premiere partie, Blood, jazz and tears qui melangeait a un train d'enfer les fils de trois intrigues distinctes. J'ai trouve que leurs resolutions etaient faiblardes. En effet, les auteurs ont multiplie les scenes d'action; bagarres dans les lieux les plus improbables telle celle dans un helicoptere en perdition dont le copain du heros s'en sort miraculeusement grace a un corbeau qui devait prendre celui-ci pour un beau fromage; prise de controle a l'aide d'un satellite de l'electronique de 3 Range Rover, ce qui donne lieu a un beau carambolage. On se tire dessus en veux-tu, en voila. On passe a travers les carreaux d'une fenetre etc. Et je me suis ennuye.

Durant ma lecture, j'ai pense que l'inspiration directe de cet album venait de films d'action americains qui serait dirige aussi bien par un John Mc Tiernan, un Scott (Ridley ou Tony peu importe), ou un Guy Ritchie. Le probleme est que cela passe a peu pres bien au cinema quand un montage ultrarapide et tres decoupe s'allie avec la composition d'un plan et son cadrage. En bande dessinee, cela passe nettement moins bien, car on lit moins vite que ce qu'un metteur en scene vous impose a voir dans ce genre de sequence. Et cela dure sur des planches et des planches.

Quant a l'intrigue, elle se termine bien sur, les heros s'en sortent, les mauvais sont defaits. Tout est bien qui finit bien. En fait, on s'en fiche pas mal.

Pour finir sur le dessin, il est egal aux autres mais je ne pense pas que la couleur soit le plus approprie pour le style de Roger. En effet, tres souvent, et je dirais meme plus, trop souvent, en ajoutant ombres et hachures sur ses personnages avec un fond noir (telle la planche 5 par exemple), il faut lire l'album avec une bonne lumiere derriere soi car cela s'apparente parfois au celebre combat de negres dans un tunnel. Le noir et blanc sierait mieux ici.

Note finale: 1/5. Ce n'est pas bon

54. suzix@bdp - 14/02/18 14:55 - (en réponse à : helmut)
Ouaip! Il s'agit d'un album assez réussi sur plusieurs plans : un peu fantastique, un peu voyage intérieur avec une réflexion sur la vie et le choix que l'on fait.

53. helmut perchu - 14/02/18 12:02
Après en avoir entendu beaucoup de bien (c'est un album qui a eu un prix il me semble), je viens de lire Ces jours qui disparaissent malgré un dessin qui me rebutait un peu (un des personnages fait très japanim des années 80) et bien m'en a pris car j'ai trouvé ça vraiment bien. Le coté "fantastique" de l'histoire est vraiment prenant et la "réflexion" sur l'identité est assez subtile. Un album que je recommande à ceux qui ne l'ont pas lu.

52. torpedo31200 - 12/02/18 13:06 - (en réponse à : marcel - post # 47)
Entièrement d' accord. Mais formellement c' est amha le meilleur truc de Hitch tout seul sans encreur pour l' aider (Neary)

51. suzix@bdp - 12/02/18 10:22
oup's mauvais sujet ...

50. suzix@bdp - 12/02/18 10:21
Rien trouvé ce week-end.
Cette fin janvier/début février est calme niveau sorties.

49. suzix@bdp - 12/02/18 09:30
Lu Une aventure de Spirou & Fantasio par ... #HS3 de Cossu & Sentenac & Bocquet chez Dupuis (janvier 2018)

Cet album de Spirou joue avec l'ambi guïté héros de BD / aventuriers réels, personnages fictifs / personnes réelles. Le premier quart est vraiment réussi en parvenant à susciter l'intérêt sur une situation ambi güe, Fantasio tentant de se faire embaucher pour jouer son propre rôle! La seconde partie est bcp moins inspirée mais cela se laisse lire.
Note 4/5.

48. herve - 10/02/18 17:28 - (en réponse à : copié/collé dans bon sujet)
lu "Shi"#2 de Zidrou & Homs

Un dessin toujours aussi élégant au service d'une histoire singulière, sur fond de fantastique.Le tout relevé par l'apparition de la Reine Victoria dans cette étrange aventure qui se déroule sur deux période différentes.
Un bon album

note:3/5

47. marcel - 09/02/18 10:25
J'ai lu avec beaucoup de retard America's got powers, de Bryan Hitch et Jonathan Ross. Mouif. Ca se lit bien, l'idee de base est marrante, mais c'est un peu longuet pour rien. Et la sorte de revelation finale est un peu faible.

46. Quentin - 09/02/18 09:29
Mouahahaha! Tu es trop drôle.

Divers pseudo?

Continue Laurent, tu me fais vraiment rire :-)

45. Victor Hugo - 09/02/18 00:46 - (en réponse à : suzix)
Laisse tomber ce gros connnard de quentin, sous divers pseudos il fait du copier/coller d'autres messages (là de PM), c'est juste un pauvre type.

44. herve - 09/02/18 00:18 - (en réponse à : torpedo31200)
Je vais récupérer mon exemplaire demain.

43. torpedo31200 - 08/02/18 15:09
La décharge mentale, Bastien Vives, BDCul 17, Requins Marteaux.
Après Les melons de la colère, Vives revient dans la collection et est encore meilleur, plus drôle et subversif (premier de la collection à être sous film plastique).

42. Suzix@bdp - 07/02/18 08:39
Laurent a lu le Fauve d'Or et il ne semble pas avoir aimé. Humour ou pas , je vois pas ce que cela change sur le bouquin. (;0)
Tu devrais te lancer dans la politique Quentin. Tu ferais une belle carrière ! (;0)

41. Quentin - 07/02/18 08:07 - (en réponse à : Suzix)
Ce qui est incroyable, c'est que tu n'as pas l'air de te rendre compte qu'il y a beaucoup d'humour derrière cette pseudo agressivité affichée.

Continue Laurent, tu me fais vraiment rire, j'aime bien ton sens de l'humour!

40. froggy - 07/02/18 01:30
J&P est une des meilleures series du FB de tous les temps. Exemplaire a tous les niveaux et je pense completement indemodable.

39. Victor Hugo - 06/02/18 22:39
Je suis hyper mainstream moi, j'ai relu Johan et Pirlouit dernièrement, c'est excellent, même les tous premiers.

38. Suzix@bdp - 06/02/18 20:01
Attention Laurent ! Tu te mainstreamises!
(;o)
Bon alors si je comprends bien j'ai bien fait d'ignorer les conseils de Quentin et de Bert sur Grimrrrrrr !?

37. Victor Hugo - 06/02/18 18:57
Lu "Bug" de Bilal.
Le dessin est à chier. Comme il ne camoufle pas on voit bien que Bilal n'a jamais su dessiner. Néanmoins, la narration est bonne et l'histoire prenante, c'est donc un bon moment de lecture malgré le lettrage informatique moche et pénible à lire. Mais franchement le dessin est dégueulasse, c'est du foutage de gueule.

36. Victor Hugo - 06/02/18 18:55
Ah oui j'oubliais, le lettrage informatique est dégueulasse en plus, c'est quoi ces "majuscules" en italique? Quand on écrit en capitale il n'y a pas besoin de majuscules, c'est débile.

35. Victor Hugo - 06/02/18 18:53
Lu « La Saga de Grimr » de Jérémie Moreau.
J'avais croisé le bouquin à la médiathèque sans le prendre (faut dire que ça donne pas envie). Comme il a eu le Fauve d’or d’Angoulême 2018 je me suis dit que c'était peut-être bien. Et bien pas du tout. Non seulement le dessin est d'une mocheté abyssale mais il n'arrive pas à montrer ce qu'il est censé montrer, l'auteur doit avoir recours au texte pour expliquer ce qu'on est y censé avoir compris en voyant le dessin. La narration est nulle, le texte est mal écrit (que font les éditeurs? En même temps c'est des vrais cons chez Delcourt, ils ne doivent même pas savoir lire) bref c'est une purge.

Alors pourquoi ce truc indigeste a-t-il eu le Fauve d'or? Une réponse sur Actuabd:"Il faut dire que le tout jeune auteur est un habitué des podiums d’Angoulême : Prix de la bande dessinée scolaire en 2005 et Prix Jeunes Talents au Festival d’Angoulême de 2012. Le voici maintenant Fauve d’or.".
Il est donc comme Hanneke ou les frères Dardenne à Cannes, il n'y a pas de raison.

34. suzix@bdp - 05/02/18 11:15
Lu Duke #2 de Hermann & Yves H. chez Le Lombard (janvier 2018)

J'ai relu le tome 1. Je pensais qu'il s'agissait d'un dyptique!? Et bien non! Et ce 2e et non "second" tome est excellent. Yves H. et Hermann ont plus de temps pour développer (un peu) la psychologie des personnages. C'est appréciable. Cela fait moins "cheveu sur la soupe" comme scénar. Un excellent western à suivre donc.
Toujours des dessins et gueules de trabioles (jambes trop courtes!) mais je crains qu'il me faille me faire. Cela est compenser par de grandes cases de paysages qui ressemblent presque à des tableaux impressionnistes. Hermann a changé son style pour les paysages et c'est du super boulot.
Une très bonne lecture. Note 4/5.

33. suzix@bdp - 05/02/18 11:01 - (en réponse à : marcel)
les derniers Kriss m'ont moins plu que les premiers.

32. Quentin - 04/02/18 19:06 - (en réponse à : pm et Lobabu)
J'ai pris autant de plaisir à lire Peter Pan qu'à regarder un film de Besson. Mais si la comparaison vous déplaît, à quel réalisateur de cinéma compareriez vous Loisel?

31. marcel - 04/02/18 15:50
J'ai rattrappe mon retard sur les Thorgaux.

- La jeunesse : Encore bien aime le dernier, j'attends la suite.
- Louve : Bon final qui boucle bien tout. Un cycle tres legendes scandinaves, ca m'a plu.
- Kriss : Sur le precedent, Dorison etait revenu a quelque chose de plus proche de la serie-mere. Ici, j'ai ete tres decontenance, je pense que c'est un cas assez unique : on suit une aventure de Kriss (assez reussie) sur 30 pages et puis... On part sur une histoire completement differente avec Jolan. Si bien que j'ai mis un moment a comprendre qu'on n'etait plus dans le monde parallele que parcourt Kriss mais bien dans le monde reel, tellement c'est absolument pas introduit ni explique. Pour moi, il y a la un enorme probleme editorial : soit on montrait les deux actions dans deux albums separes, soit on entrecoupait les actions des deux sequences pour qu'on comprenne. La, ca fait bordel, genre "on sait pas trop comment terminer les deux intrigues, on fout ca comme ca, au hasard Balthazar".
Pour la partie Jolan, cependant, on sent encore une fois, comme sur le precedent Thorgal, qur Dorison doit d'abord se debarrasser de l'intrigue de Sente, en meme temps qu'il revient vers une trame moins bassement historique (ce que je reprochais aux derniers Sente, justement). De ce côté-là, il s'en sort pas mal.

30. Lobabu - 04/02/18 15:33
Besson, c'est plutôt du gros œuvre, genre tacheron !

29. pm - 03/02/18 19:57 - (en réponse à : quentin)
Le tout reste sans conteste une belle et grande oeuvre, mais il lui manque quand même quelque chose pour être un chef d'oeuvre à mes yeux. A titre de comparaison, je dirais que Loisel est le Luc Besson de la BD

Je suppose que tu plaisantes ou alors tu n'es pas du tout cinéphile, parce qu'il y a une sacré contradiction dans tes propos. Besson étant absolument incapable de réaliser une grande oeuvre comme tu dis. Ce n'est d'ailleurs pas son objectif.

28. Quentin - 03/02/18 16:39
Intégrale Peter Pan, de Loisel. Je crois bien que c'est la première fois que je vais au bout de la série (que je n'avais jamais lu les 2 derniers tomes - ou alors j'ai oublié).

Il s'agit à l'évidence d'une BD d'excellente facture, dans laquelle Loisel a dépensé des trésors d'énergie pour bichonner son casting, sa mise en page, et son scénario. Il nous livre sa version de la vie de Peter Pan qui précède le roman de James Barrie. Une vision très noire et très dure, à l'image de la paupérisation de Londres du début du 20e siècle, mais néanmoins pleine de poésie et d'évasion.

Un plaisir pour les yeux, même si Loisel y développe déjà son penchant pour faire traîner ses histoires en longueur - ce qui est sans doute son plus grand défaut. Son infantilisation artificielle des enfants est également gnan gnan et irritante. Le tout reste sans conteste une belle et grande oeuvre, mais il lui manque quand même quelque chose pour être un chef d'oeuvre à mes yeux. A titre de comparaison, je dirais que Loisel est le Luc Besson de la BD. Il en met plein la vue et on passe un bon moment de lecture, mais ce n'est jamais bien profond non plus.

27. Quentin - 03/02/18 16:24
Olympe de Gouges, de Catel et Boquet. J'ai longtemps différé la lecture de ces énormes pavés de Catel, étant un peu rebuté par le volume et les petites pages en N&B. Mais la lecture d'Olympe de Gouges m'a véritablement emballé. On plonge dans la vie quotidienne de l'aristocratie du 18e siècle, dans la condition féminine de l'époque, et on traverse également le siècle et tous ses événements sociaux et politiques. Il s'agit d'une des meilleures BD historiques que je connaisse. Quand on pense qu'il y a à peine 5 générations, les femmes étaient encore les propriétés de leurs pères et maris qui pouvaient les faire enfermer à vie pour des broutilles... On revient de loin.

Excellente BD, à la fois légère et profonde, érudite et sensible. L'histoire d'Olympe est édifiante - une des premières écrivaines jouée à l'académie Francaise, qui lutta pour l'´mancipation des femmes et celle des esclave, et qui vécu au centre des grands événements du siècle - jusqu'à finir sur l'échafaud. La lecture est très fluide et on ne s'emmerde pas une seconde. Je met donc les autres albums du même duo d'auteur en haut de la pile des prochaines BD à lire.

26. froggy - 31/01/18 04:51
Le Janitor 5, La creche de Satan

Cet album conclut finalement ce triptyque. Finalement car le premier tome est sorti en 2009 et le deuxieme en 2011. Il aura donc fallu six ans d'attente pour aboutir a un resultat tres, tres moyen. Et c'est le moins que l'on puisse dire.

Je me permets de rappeler que le Janitor est un membre d'une branche du Vatican qui a la charge de regler des affaires tres speciales. C'est James Bond sans les gadgets dont M serait le pape. C'est donc un heros plutot interessant et novateur que Boucq et Sente avaient cree en 2007, date de sortie du premier album. Le cycle en cours le fait confronter a une organisation de nostalgique du nazisme qui dotee de gros moyens (tel Spectre dans la serie de films tires des romans de Ian Fleming) tente de creer une armee d'hommes devoues a cette cause. L'intrigue principale tourne autour de savoir comment cette armee sera creee. Parallelement, notre Janitor, Vince, de son prenom, tente d'en savoir plus aussi bien sur ses origines que sur ses 2 freres jumeaux. Evidemment, ces deux intrigues sont liees.

C'est un thriller que Sente a acheve de maniere decevante apres 4 albums que j'avais trouve bons pour le genre. Ils ne revolutionnaient pas le genre certes mais il y avait de l'action, du suspense. Cet album-ci remplit le cahier des charges etabli par les auteurs eux-memes de maniere satisfaisante a priori. Mais, a posteriori, cela ne l'est plus. Tout d'abord, le fait que ce delai de 6 ans entre les 2 derniers tomes est tellement long qu'il n'y plus urgence. Il faudrait decouvrir cette longue histoire aujourd'hui et lire les 3 albums d'affilee tel un long roman a la Da Vinci Code. N'ayant pas relu les 2 premiers tomes et ayant fait confiance a ma memoire et surtout au talent des auteurs de me replonger dans le bain des les premieres pages, je pensais que j'eprouverais beaucoup de plaisir et ce ne fut pas le cas. Le rythme du debut est assez lent et surtout, Sente a fait entrer du paranormal avec les visions du Janitor qui n'etant pas Sainte Bernadette Soubirous, ne voit pas la Sainte Vierge, mais une petire fille qui va l'aider a reussir sa mission. Qui est cette petite fille me demandais-je durant ma lecture. Vous le saurez en lisant cette histoire. Du paranormal, pourquoi pas me direz-vous. Le melange des genres ne me derange pas tant que cela mais dans l'univers tres codifie du thriller d'espionnage dans lequel la serie s'inscrit manifestement, il n'y a pas sa place. J'ai trouve que c'etait une facilite scenaristique et surtout un moyen tres pratique pour Sente de sortir son heros des embuches qu'il avait creees pour lui. On sait que le Vatican est la premiere administration mondiale en charge de juger des miracles car c'est bien de miracles que la petite fille octroie a Vince, mais je ne crois pas que ce soit ce genre de miracles qu'un college compose d'episcopaux divers ait a qualifier de tels.

Le dessin de Boucq est egal a lui-meme, excellent. Ses personnages vivent litteralement sous son crayon. Il allie cela a une tres grande richesse de details dans les decors. Je crois que je l'avais deja ecrit precedemment au sujet d'un de ses albums chronique ici-meme, je vais donc peut etre me repeter mais j'aime les dessinateurs qui ne sont pas avares de leur talent et n'ont pas peur d'offrir a leurs lecteurs des cases bien fournies. On sent qu'il aime dessiner et cela se voit. En cela, il me rappelle Giraud/Moebius bien que son style soit different, mais peut pas autant que cela en definitive quand on sait que Giraud avait pense confie a Boucq une serie derivee de son heros, Blueberry qui se serait appelle Blueberry 1900. Son prix d'Angouleme est largement merite.

Note finale, 2,5/5. C'est seulement la moyenne grace au dessin qui sauve l'ensemble. J'ai trouve le scenario assez paresseux, ce qui fait que je me suis ennuye durant ma lecture



 
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