
“Avant l’Incal” s’attache à nous faire découvrir l’enfance de John Difool. Autant dire que son enfance est un drame familial à faire palir de jalousie les lofteurs. Son père, inventeur farfelu et voleur maladroit, va sortir pour la Xeme fois de prison, alors que sa mère se drogue et se prostitue. Il traine avec des petits voyous qui survivent de petites magouilles et en guidant les aristos qui viennent s’encanailler dans la zone de l’Anneau Rouge. Après avoir “L’Incal” et “Apres l’Incal”, j’ai décidé de profiter de la réédition avec nouvelle mise en couleur d’”Avant l’Incal” pour compléter le tryptique de Jodorowski. La maquette m’avait déjà fait hésiter, et après avoir feuilleté quelques pages, je n’étais pas très chaud, le dessin me parassant approximatif. Mais puisque j’avais apprecié les autres séries liées à “L’Incal”, je me suis laissé tenter quand même. Quelle déception !! Il n’y a absolument rien à sauver dans cet album. Il me semble avoir lu que plusieurs pages ont été refaites. Le niveau graphique reste pourtant très faible, et ce n’est pas la mise en couleur qui améliore la situation. Il est aussi surprenant de voir le nombre de cases, surtout dans la seconde partie, ou les décors sont réduits à leur plus simple expression (simple dégradé de couleur ou halo photoshop). Le scénario est abracadabrantesque. Tous les défauts de l’Incal y sont sans les qualités. Les délires ésotériques de Jodo sont particulièrement lourds, les dialogues affligeants, les situations téléphonées… Les rares bonnes idées sont noyées dans un fatras de n’importe quoi. Il y a aussi la polémique liée à l’auto-censure appliquée par les auteurs. Que l’on rajoute une nuisette ca et la n’est pas un drame en soi, mais la scène du viol de Tete-de-Biche a visiblement été remontée et n’a plus aucun impact. Elle frise même l’incompréhensible. Un album a fuir !!!
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