1. Extension du domaine de l'imaginaire
Après l'intermède mise-au-point sur l'opération des Restos du coeur , je voudrais attirer votre attention sur un album assez fort paru tout récemment chez Delcourt : Otakuland . Entièrement dessiné et scénarisé par Johann Walder , déjà évoqué au Comptoir pour son travail sur Maximum et Minimum aux Humanos et son compagnonnage avec Bill et Gobi, Jerry Frissen et leur communauté d'esprit très mix-manga, cet album explore à travers trois trajectoires d'adultes japonais qualifiés d'Otaku, c'est-à-dire des adultes en rupture avec la société, qui passent la plupart de leur temps réfugié dans leurs passions autour du manga, de l'anime, des figurines ou des jeux vidéo. Point commun à ces personnages, ils ne sont pas totalement déconnectés de la réalité, loin s'en faut. Ce ne sont pas des No Life isolés et coupés du monde. Au contraire, ils savent trouver l'énergie et le temps pour accomplir quelques travaux, livreur par exemple, et ainsi gagner quelques yens pour vivre et assouvir leur passion par la vente et l'achat de leurs objets de passion, ce qui les amène à développer des liens sociaux avec les marchands qui partagent aussi leur passion.

Walder met un soin remarquable à créer des atmosphères et à multiplier les détails de la nuit japonaise des Otaku. Il n'oublie rien, des poteaux électriques omniprésents, des fils de communication qui flottent et rayent ses cases à la manière de Taiyo Matsumoto , des étales qui grouillent d'objets manufacturés par milliers. Il lève le voile sur un monde marchand qui grouille et s'agite en rythme des néons publicitaires hypnotiques, alimenté par des fans qui parviennent ainsi à vivre de leur passion et à générer un cycle de consommation derrière lequel des dizaines de sociétés peuvent vivre et s'épanouir en produisant DVD, jouets, figurines, livres, consoles de jeux, gadgets divers etc. C'est là tout le paradoxe de ce monde : créé pour satisfaire des jeunes japonais en quête de rêves, ce monde-là arrive à exister au sein même de la société que ces jeunes rejettent, empruntant même ses règles consuméristes extrêmes. Il y a là une forme surprenante de pragmatisme qui entretient la mise à distance des Otaku pour mieux les rassasier et développer un marché.

La représentation de cette part du réel est pour moi la partie la plus intéressante de cet album puissant, riche en détails. Les séquences les plus fortes sont celles où les personnages se trouvent submergés momentanément par leur imagination sans pour autant que celle-ci n'ait (heureusement ?) un effet direct sur la réalité. Ainsi de celui-ci qui se met à imaginer que la jeune femme à qui il livre une vidéo l'invite en toute simplicité à quelques acrobaties sexuelles afin de tromper leur solitude commune. Il y a donc une limite à leur socialisation, celle du rapport physique assumé, de l'intimité avec l'autre sexe, écho d'une sensibilité et d'une timidité paralysante. Quand enfin les trois japonais se fondent entièrement dans leur imagination, quand ils se rendent sur les terres fantasmagoriques d' Otakuland , le pays imaginaire dont ils partagent les clés, sorte de monde persistant qui rappelle les MMO, l'onirisme prend toute la place et le voyage est beaucoup plus prévisible malgré la variété et l'originalité des créatures qui apparaissent. Elles sont issues ou inspirées des mondes sous licence, souvent appartenant à des grands groupes médias, et les personnages se les approprient pour en produire un patchwork coloré, personnel, exactement de la même manière que n'importe quel adolescent fan d' Harry Potter ou de Dofus .

Curieusement, ce qu'y trouvent les personnages dans leur construction personnelle peut paraître assez vain ou en tout cas bien éphémère. Ils atteignent une forme d'apaisement en ayant accès à un pays par eux choisi et privatisé, situation qui relève un peu, autant le dire, des paradis artificiels et de son addiction associée. C'est déjà beaucoup diront certains, quand on est debout dans une société désorientée, que de réussir à s'aménager un espace où on se sent chez soi, en confiance, libéré et où on pense maîtriser les codes sociaux. Et de conclure sur ce constat, presque un slogan pour Otaku : " les monstres n'existent que pour moi, la normalité c'est les autres ".

Sébastien Naeco

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2. BD - La Sélection : Békame - France Soir

France Soir
BD - La Sélection : Békame
France Soir
Au programme cette semaine : une plongée dans le quotidien des sans-papiers, le premier volet d'un polar temporel, et un retour sur une aventure éditoriale osée dans le domaine de la bande dessinée espagnole. Fan de football et plutôt à l'aise avec un ...
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3. Scarlet : talking about a revolution
Gros plan aujourd'hui sur une nouvelle série signée Bendis et intitulée Scarlet.

Scarlet est une jeune fille banale, ayant vécu une enfance et une adolescence heureuses, sans heurts. Un jour pourtant, sa vie bascule. Un simple contrôle de police qui tourne mal et la tragédie se noue. Le petit ami de Scarlet est tué, elle-même est gravement blessée... Lorsqu'elle se réveille, elle se rend compte que les flics corrompus qui les ont agressés sont considérés comme des héros, que les media ont déformé les faits et que tout le monde semble s'en accommoder. Une question, lancinante, commence alors à travailler Scarlet : pourquoi ? Comment le monde en est-il arrivé là ? Comment peut-on accepter une telle injustice ?  Mais bientôt, la jeune fille se rendra compte que l'important n'est pas de savoir pourquoi le monde est tel qu'il est, mais ce qu'elle compte faire, elle, pour ne plus être une simple spectatrice. La réponse s'impose d'elle-même... plus de compromis. A la place, une révolution !

Le fameux tandem Brian Michael Bendis, au scénario, et Alex Maleev, au dessin, est de nouveau réuni. Ils avaient fait des merveilles sur Daredevil , avaient ensuite signé un décevant Halo , mais avec Scarlet, pas de souci, les deux compères sont en pleine forme. Commençons tout de suite par les panineries habituelles, que l'on retrouve dès le petit texte d'introduction. Tout d'abord, un parallèle est fait avec la chanson Revolution des Beatles, ce qui est plutôt bien vu, sauf que celle-ci est mal traduite. Avec les paroles originales, l'on comprend sans peine que le chanteur souhaite changer le monde, mais sans violence. Malheureusement, dans la transposition française qui en est faite, revolution est bien traduit par "révolution" mais destruction est traduit par... "révolution" également. Du coup, ça n'a plus aucun sens, le type a l'air d'être pour la révolution, mais quand il entend le mot "révolution" (au lieu de "destruction"), il dit qu'il ne faut pas compter sur lui et ressemble du coup à une girouette. Et pour bien faire, il manque ensuite un mot dans une phrase ("la série que vous apprêtez à lire"). Y a pas à dire, ça commence fort.

Tournons-nous maintenant vers le récit proprement dit (correctement traduit d'ailleurs). Pas de super-héros bien entendu ici, mais une ambiance se rapprochant des polars de Bendis (cf cette chronique sur son parcours), avec un petit côté politique, voire sulfureux, en plus. D'une certaine manière, l'on peut faire un parallèle avec Kill your boyfriend pour le côté rébellion et lutte armée, mais là où Morrison n'offrait que du vide, des personnages aussi stupides qu'agaçants et des meurtres gratuits, Bendis parvient à construire une histoire sensée, reposant essentiellement sur le personnage principal, parfaitement mis en scène dès les premières planches. Le procédé utilisé par Bendis est d'ailleurs à souligner. Scarlet s'adresse en effet directement au lecteur, un peu comme dans un reportage. Cela peut décontenancer au début, mais s'avère très efficace sur le long terme, la voix de Scarlet devenant une sorte de guide dénonçant l'illusion et la facilité. L'on a un exemple concret dès les premières pages où les images, très violentes, donnent immédiatement une mauvaise impression sur le personnage, impression qui va vite s'amoindrir puis disparaître grâce à un discours posé et non dénué d'humour.

Autre technique habilement employée par les auteurs ; une série de cases, avec simplement une petite légende, permettant de résumer rapidement les grandes étapes de la vie de Scarlet. Un peu comme si elle-même faisait le point à l'aide de moments  émotionnellement chargés. C'est parfaitement réussi d'un point de vue narratif. Non seulement l'on évite ainsi une laborieuse exposition classique, mais cela renforce encore l'empathie ressentie, le lecteur ayant vraiment l'impression d'avoir un accès direct aux souvenirs de Scarlet. Sur le fond, ces cinq premiers épisodes se révèlent fort intéressants également. Bendis se garde bien de balancer des généralités trop absurdes et il parvient, mine de rien, à nous amener avec délicatesse sur le terrain, glissant, du recours à la lutte armée. D'un autre côté (je ne sais si c'est volontaire de sa part, mais connaissant l'intelligence de Bendis, je pense que oui), l'auteur parvient également à montrer à quel point il est facile de manipuler une opinion avec un peu de talent et de technique. Et là je ne parle pas des media dans le récit, mais bien de Bendis lui-même, parvenant sans aucun problème à faire ranger le lecteur du côté d'une Scarlet qui devient vite le symbole d'un espoir, d'un changement, d'un idéal que l'on voudrait noble.

La suite est totalement ouverte et peut déboucher sur des tas de situations différentes. Changement de société réel, cavale merdique, délire utopiste ou tout à fait autre chose. Ce premier tome est en tout cas enthousiasmant, tant sur la forme que sur le fond. Le style de Maleev apporte le charme nécessaire à l'ensemble. Reste à savoir vers quoi ce vieux renard de Bendis souhaite nous emmener. Peut-être vers la première révolution qui ne se contentera pas de changer les noms des oppresseurs et la catégorie des opprimés, allez savoir, sur le papier, tout est possible.

Un sujet passionnant et une rare maîtrise dans la mise en place. Un comic intelligent et esthétique, à mettre entre toutes les mains.

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4. La Galerie Petits Papiers au Sablon. - Graphivore

Graphivore
La Galerie Petits Papiers au Sablon.
Graphivore
Ou du moins, la fin d'un monde dans lequel la bande dessinée était encore perçu par certains comme étant un art de seconde zone. En effet, les petits mickey ont définitivement gagné leur place en tant que média et art à part entière.
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5. La BD s'expose au MotorVillage - Motorlegend.com
La BD s'expose au MotorVillage
Motorlegend.com
Sans aller jusqu'à Michel Vaillant qui en avait fait son thème central, l'automobile a toujours eu une place dans la bande dessinée. On pense évidemment à des icônes telles la Fiat 509 de Gaston Lagaffe ou la Honda S800 de Spirou et Fantasio, ...
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6. Taschen annonce une édition somptueuse des Sketchbooks de Crumb
Alors que le Musée d'Art Moderne de Paris s'apprête à présenter une rétrospective de son travail (13 avril/19 août 2012), l'éditeur allemand Taschen a annoncé la parution en avril prochain d'un luxueux coffret, dont le tirage est limité à 1000 exemplaires, reprenant de très nombreux dessins de Robert Crumb. Edité en étroite collaboration avec le créateur de Fritz the Cat, Robert Crumb. The Sketchbooks. regroupera sur 6 volumes et 1322 pages "la crème de son oeuvre" et notamment "600 croquis inédits réalisés (...) - Actualités
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7. CENTRE CULTUREL DE TORCY : Pari réussi autour de la BD - Creusot-infos.com

Creusot-infos.com
CENTRE CULTUREL DE TORCY : Pari réussi autour de la BD
Creusot-infos.com
Le temps fort sur la BD a bien porté son nom au C2, Centre Culturel de Torcy. « La bande dessinée peut-elle sortir de ses cases ? », telle était la question posée, tel un leitmotiv du temps fort. Au terme de celui-ci, force est de constater que la ...
et plus encore »
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8. Spin-off se déroulant quatre ans avant Le prince des ténèbres, Waltz s'intéresse au personnage de "La Cigale" et...
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9. Kriss de Valnor - Les Mondes de Thorgal T2 : La sentence des Walkyries (Yves (...)
infobd: Kriss de Valnor - Les Mondes de Thorgal T2 : La sentence des Walkyries (Yves (...) http://t.co/sUqV3EVB
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10. Kriss de Valnor - Les Mondes de Thorgal T2 : La sentence des Walkyries (Yves Sente et Giulio De Vita) - Le Lombard
Kriss de Valnor est toujours l'otage des Walkyries et de Freya, leur "reine". Avant de décider si Kriss mérite le sort des guerriers valeureux morts au combat (le Palais d'Odin et la vie éternelle) ou si elle mérite d'aller brûler pour toujours dans les flammes du Niflheim, Freya veut entendre, de la bouche de Kriss, la fin du récit de sa vie jusqu'à ce qu'elle rencontre Thorgal (elle connaît déjà la suite... qui plaide peu en faveur de Kriss). C'est sa seule chance de bénéficier d'une forme de (...) - Bandes Annonces BD
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11. Gagnez un mois d'abonnement de BD numériques avec Neitsabes !
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12. DC Comics Anthologie – Urban Comics - Actua BD: l'actualité de la bande dessinée
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13. Les Watchmen de retour : plaisir ou sacrilège ?
  C'est la nouvelle qui agite le petit monde des superslips depuis la fin de l'année 2011 et une fuite plus ou moins spontanée ayant révélé que DC Comics avait mis en chantier un ensemble de mini-séries reprenant les héros du légendaire roman graphique d' Alan Moore et Dave Gibbons. Poussé dans ses retranchements, DC n'a pu que confirmer la rumeur et a commencé à dévoiler ces dernières semaines les premiers dessins et détails de ce projet qui divise la communauté des amateurs de comics. Ava...
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14. Album BD : Congo-Océan de Loïc Malnati
Quand l’amour est plus fort que la mort Lisa Tréchault est la fille unique d’un puissant négociant de Brazzaville. Elle ne se voit pas finir ses jours avec Cecil Robbes. Quelques mois plutôt, profitant d’une soirée de beuverie, il a abusé d’elle. De cet épisode est né Zola, un amour de petit garçon. Il faut dire que la vie au fin fond de l’Afrique, en cette année1934, où la cruauté des

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15. Shutterbug Follies ***
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17. Chronique | Frenchman (Prugne)
1803, la Louisiane est vendue par le jeune consul Bonaparte à la toute jeune nation américaine. Dans le même temps, le futur empereur lève la conscription en France. En Normandie, dans le village de Champs-sur-Huguette, Alban Labiche, fils de paysan, frère d’Angèle, est ami avec Louis de Mauge. Ce dernier est également l’amant d’Angèle. Quels [...]
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Par Je-Tae Yoo. Ki-oon, 7,50 €, décembre 2011. (Série terminée / interrompue) On connait tous la frustration de ne pas voir la suite de sa série TV préférée. On regarde l’épisode pilote de la...
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19. Le Coin des enfants #27
Notre critique Romain Gallissot déniche pour vous les plus beaux, les plus intelligents, les plus novateurs, bref, les plus réjouissants albums illustrés, à découvrir dès 2 ans. [...]
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LaDépêche.fr
Bande dessinée : ils ne vont pas buller
LaDépêche.fr
Une vingtaine d'exposants est attendue pour cette nouvelle édition de la bourse d'échanges de la BD. Dimanche 26 février de 9 heures à 18 heures, salle Joë Bousquet, se tiendra la XIe bourse d'échanges de la bande dessinée.
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Zoom sur les meilleures ventes de BD et de mangas du 22 février 2012
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Il n'ya plus qu'une seule bande dessinée dans le « Top 20 Ipsos/Livres Hebdo » des meilleures ventes de livres en France tous genres confondus : le tome 10 des « Rugbymen »… Et il n'est plus qu'au 19ème rang, ayant perdu 10 places dans ce classement ...
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Iznogoud, candidat du parti d'en rire
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Des stratagèmes désopilants Comment jugent-ils cette bande dessinée satirique qui a acquis sa réputation sur le concept du n°2 voulant à tout prix la place du n°1? Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ...
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25. Opération Restos du Coeur 2012 : il faut mettre la barre beaucoup plus haute !
infobd: Opération Restos du Coeur 2012 : il faut mettre la barre beaucoup plus haute ! http://t.co/ss3GX6NF
Hier Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / infobd
26. Exposition BD de Danijel Zezelj à la Galerie 9e art
Jusqu'au 1er mars 2012, la Galerie 9e Art accueille l'un des brillants auteurs de la saga Des Dieux et des Hommes imaginée par Jean-Pierre Dionnet et publiée par Dargaud. Il s'agit du croate Danijel Zezelj qui présente à la fois des planches de son dernier album, Une Petite Ville en Amérique, et de ces créations précédentes. Le vernissage avait lieu le 14 février 2012 en présence du

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27. Du 20 au 29 février, découvrez le 1er épisode d'Une nuit à Rome en avant-première. Par Jim
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28. Opération Restos du Coeur 2012 : il faut mettre la barre beaucoup plus haute !
Comme l'an passé, une agence de communication m'a contacté pour participer à l'Opération Restos du Coeur dédiée aux blogueurs où la règle ne change pas : un dessin dédié dans un billet = 10 repas. L'opération est menée sous l'égide de Danone et Carrefour qui s'engagent à nouveau. Apparemment, l'action menée sur le Comptoir l'année dernière a été remarquée (malgré le bilan mitigé que j'en ai tiré ici-même ) puisqu'on me propose d'être l'un des cinq blogueurs e-ambassadeurs avec à la clé un regain de notoriété dont je vous passe les détails. Je viens cependant de répondre non et, bien au delà de ma petite personne et de ce blog, en voici les raisons :

Pour commencer, quitte à faire " monter les enchères " pour le blogueur que je suis, autant hausser également le nombre de repas offerts ! Dix repas pour un billet, alors que tout augmente par ailleurs, me semble bien insuffisant. Après tout, vous êtes de plus en plus nombreux à venir lire ce blog et à en être "fan", l'audience que vous représentez attire l'intérêt, vous avez une valeur pour les communicants, alors autant ne pas "vous brader".

Ensuite, même si on avait vingt repas par billet (passez le message !), cette action m'apparait comme totalement à côté des enjeux et de l'ampleur du problème que rencontrent les Restos du Coeur aujourd'hui : l'augmentation des nécessiteux est réelle, elle touche des couches autrefois relativement protégées de la société. L'action des Restos demeure indispensable, à bientôt trente ans de leur création (!) mais que de plus en plus de personnes aient faim et pas les moyens de manger correctement est le résultat de la dégradation de la société, non une de ses causes. De fait, je demande que Danone et Carrefour, qui ont des moyens évidents et une capacité de pression considérable, orientent leurs actions en faveur des Restos différemment : qu'ils donnent tout ce qu'ils peuvent donner (et les autres acteurs de l'agroalimentaire et de la distribution aussi, tant qu'à faire), qu'ils le fassent en toute discrétion (et pour certains qu'ils continuent de le faire), et qu'ils déploient leurs ressources en communication tout autrement.

Cessons la posture, cessons de nous taper sur l'épaule avec un sourire de connivence, cessons de regarder notre jeu comme au poker en nous demandant quel profit nous pouvons tirer de toute cette agitation. Cessons de prendre les internautes, les lecteurs et les spectateurs comme du temps de cerveau disponible pour tenter de diriger leurs goûts, de les cantonner à leur rôle de consommateur qui doit consommer sous peine d'être accusé de ne pas soutenir la croissance. Si ma parole a autant de valeur que la visibilité et l'audience de ce blog, alors cessez de vouloir imposer des règles idiotes qui ne sont que chantage et jeu sur la culpabilisation du blogueur lambda : tu ne publies pas un billet ? pas de repas !  -Et ma main dans la figure ?

2012 est une année d'élections. Présidentielle d'abord, législatives ensuite, je ne vous apprends rien. Quitte à ce que des blogs servent de caisse d'écho à une action pour les Restos du Coeur et pour Carrefour et Danone, autant que ce soit pour interpeller les candidats de tous bords sur les conditions pour que tous les français aient un lieu salubre où vivre, l'accès aux soins, à des produits alimentaires de qualité et que les trois mots magiques de la République, Liberté, Egalité, Fraternité retrouvent un sens concret.

Il parait que c'est le revenu provenant du travail qui assure un niveau de vie décent, cependant même cette règle semble battue en brèche. Alors que faire messieurs Danone, Carrefour et consorts ? Je ne doute pas que vous faites déjà, que peut-être vos actionnaires estiment que vous faites assez, mais ma suggestion est celle-ci : pouvez-vous imaginer faire différemment, comme ici avec votre nouvelle opération pour les Restos, pour obtenir des résultats meilleurs encore dont je ne doute pas que votre image tirera un réel bénéfice et que les gens seront heureux d'aller acheter dans vos magasins vos produits ?

Blogueurs, utilisons les modes de fonctionnement économique de la société pour renforcer la solidarité, vendons de l'espace publicitaire à Danone et à Carrefour sur nos blogs plutôt que leur faire de la publicité gratuite et versons les revenus de cette publicité aux associations de notre choix. Monnayons notre présence aux évènements liés à cette action et vendons les illustrations que certains seraient tentés de publier, qu'elles produisent des repas mais surtout des revenus complémentaires.  Promouvons les associations en direct, les actions caritatives, donnons l'image d'une société qui se préoccupe de ses membres les plus fragiles, à l'inverse des firmes qui ne cherchent qu'à gaver l'hydre monstrueux qu'elles représentent, ainsi des Boards des entreprises du CAC 40 aux salaires insolents, et auxquelles, tiens tiens, appartiennent Danone et Carrefour. Combien de repas pour les Restos perdus dans les augmentations invraisemblables des patrons du CAC, dont peut-être MM. Riboud et Olofsson ?

Je crois qu'un dessin peut changer la vie de quelqu'un, je crois que des messages peuvent passer au travers d'illustrations et de BD (sinon à quoi bon ce blog ?) mais je crois aussi que la mobilisation demandée aux illustrateurs et aux blogueurs est totalement à côté de la plaque, qui plus est au regard du calendrier actuel. L'appel au changement politique est palpable jusque dans les blogs, il est essentiel que Danone et Carrefour en tiennent compte, s'y associent et prennent position si ce n'est pour un candidat, au moins pour des valeurs réelles, qui ne relèvent pas de la posture mais bien de l'engagement citoyen. Au delà des Restos, ce sont les associations caritatives qu'il convient de soutenir ; et au delà de ces associations et de leurs acteurs, c'est mon prochain (autrement dit moi-même) que nous aidons. Interpellons les candidats pour qu'ils prennent VRAIMENT position, fassent des propositions crédibles, réalistes, en conscience et qu'ils en répondent si ils ne les appliquent pas .

Voilà mes raisons, exposées au préalable et de manière plus courte à l'agence de communication de cette opération. Si le jeu en vaut dans une certaine mesure la chandelle, celle-ci n'éclaire pas suffisamment selon moi et c'est là que le bât blesse. Cela me convenait pour une première participation l'année dernière, mais en 2012 il faut là aussi changer.

Vos réactions et avis m'intéressent encore et toujours.

Sébastien

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29. 3e festival BD à Bois-Colombes - Graphivore

Graphivore
3e festival BD à Bois-Colombes
Graphivore
3e FESTIVAL DES BULLES À BOIS-COLOMBES Le 9e art est en fête à Bois-Colombes pour la troisième édition du festival BD ! Avec plus de 2 000 visiteurs lors des éditions précédentes, ces « bulles » bois-colombiennes réaffirment la convivialité, ...
3e festival BD à Bois-Colombes (92) les 31 mars et 1er avril 2012 Espace Datapresse
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30. C'est pas la joie chez Fluide
ActuaBD: C'est pas la joie chez Fluide http://t.co/MeEVU32c http://t.co/bCDtZw2G
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31. Isha T1 : L'énigme Miyaga (Déborah Umutoni et Sébastien Laroche) - (...)
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32. Isha T1 : L'énigme Miyaga (Déborah Umutoni et Sébastien Laroche) - Kumi
Quelque part en Afrique centrale. Isha vit avec son père Kalisa, qui l'élève seul à la campagne, loin des péripéties de la ville. Kalisa décide d'emmener Isha et son meilleur ami Kizito voir les Grands Lacs. Une vraie expédition pour ces enfants qui ne connaissent que les collines ! L'aventure de leur vie, pensaient-ils. Mais plus rien ne sera pareil... Kalisa ne peut plus nier l'évidence : Le temps est venu de faire face au passé. Effrayée par ce qu'elle apprend, Isha sera soutenue par Kizito. Ils (...) - Bandes Annonces BD
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33. Delcourt confirme son départ de Izneo pour une distribution Hachette - Actualitté.com

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Fin janvier, en plein festival de la BD d'Angoulême, les éditions Delcourt avaient annoncé aux libraires qu'ils quittaient la plateforme de vente et de location de BD numériques, Izneo. Une information livrée par Guy Delcourt en personne.
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35. La Team #1 ***
Par Wassim. Gallimard, 9,90 €, le 9 février 2012. Être un vrai lascar craint et respecté de tous, ce n’est pas simple. Et pour Snoop et sa bande de potes, il y a encore un bon petit bout de chemin à...
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36. La Rafale #1 *
Par Winoc, Patrick Cothias et Patrice Ordas. Bamboo/Grand Angle, 13,90 €, le 11 janvier 2012. En cette année 1948, les troupes françaises s'enlisent en Indochine. Épiés de toute part par une...
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37. Album BD : La Vie secrète de Marine Le Pen de Caroline Fourest et Jean-Christophe Chauzy
Révélations sur l’égérie du Front National  L’année 2012 pourrait bien être l’année de Marine Le Pen. En une dizaine d’année, la leader du parti d’extrême droite – terme qu’elle renie aujourd’hui – est en course pour l’élection présidentielle. Et les sondages semblent indiquer sa capacité à renouveler l’exploit de son père à passer le premier tour… si elle obtient les 500 signatures pour se

Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
38. Une grande rétrospective sur l'oeuvre d'Art Spiegelman à Paris: ...
bedeofr: Une grande rétrospective sur l'oeuvre d'Art Spiegelman à Paris: ... http://t.co/MoaEUgtf
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39. Démenti du Salon du Livre de Paris
ActuaBD: Démenti du Salon du Livre de Paris http://t.co/2nKS67rn http://t.co/GiUSvpnm
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40. Mort de Peter Parker (+ Spider-Man Classic)
Le douzième numéro de Ultimate Spider-Man (v. 2) signe la fin de la deuxième époque de l'univers Ultimate. Et de Peter Parker.

Vous ne pouvez pas le manquer ce mois, dans son élégant blister noir et rouge, annonçant sans détour le drame qui se noue dans ses pages. Je veux bien sûr parler de USM et plus précisément de la seconde partie de Death of Spider-Man qui arrive maintenant en France (cf le prologue et la première partie pour ceux qui prendraient le train en marche). Ce dernier chapitre est signé Brian Michael Bendis qui retrouve, pour l'occasion, son compère Mark Bagley au dessin. La revue, contenant trois épisodes, est plus épaisse que d'habitude mais aussi plus chère (4,60 euros). A part l'épisode supplémentaire et le blister, rien de particulier à signaler pour marquer le coup. 

Venons-en au récit en lui-même. Pas grand-chose à en dire en réalité puisqu'il s'agit d'un long combat mettant en scène le Tisseur, ses ennemis (Bouffon Vert, Homme Sable, Electro...) mais aussi Iceberg, la Torche et même... la tante May. L'agonie est donc assez longue mais se lit finalement assez rapidement. Beaucoup d'action en réalité jusqu'au moment d'émotion final, pour un dénouement connu depuis longtemps. En même temps, il est de nos jours quasiment obligatoire, pour une série mainstream, d'annoncer en titre la mort de son protagoniste principal si l'on veut que les lecteurs y croient un minimum et ne prennent pas le dernier souffle supposé du héros pour un cliffhanger un peu plus musclé que d'habitude.

L'on sait également que Spider-Man poursuivra sa carrière sans Peter Parker, un autre jeune homme (ayant fait les gros titres des journaux, même non spécialisés comics) endossant le costume. Peter tire donc sa révérence après 160 épisodes. Le bilan global de la série est plutôt positif, Bendis ayant su revisiter avec talent de nombreux personnages voire même certaines sagas, le tout en mariant humour, action et émotion. Surtout, il a su donner à ce Spidey version Ultimate une fraîcheur et une épaisseur qui en ont fait non pas un simple ersatz mais bien un héros à part entière. Aujourd'hui, le héros est tombé. Il est donc temps, en se retournant sur le chemin parcouru, de lui rendre un dernier hommage à l'aide de quelques morceaux choisis.

La Saga du Clone , version ultimate Mort d'un Bouffon La Guerre des Symbiotes USM en format poche Relaunch de Ultimate Spider-Man USM #150 La Grande Alliance USM en Deluxe

Ultimate Spider-Man dans le Bêtisier : voir scènes #5, #19, #27, #41, #42, #43 et #61

Pour terminer, un mot sur le Spider-Man Classic #1, disponible en kiosque et reprenant d'anciens épisodes du Monte-en-l'air de la terre 616.  Ce premier numéro est axé sur Harry Osborn et la relation, complexe, qui l'unit à Parker. Les épisodes sélectionnés sont Amazing Spider-Man #136, Amazing Spider-Man #137, Amazing Spider-Man #312, Spectacular Spider-Man #189 et Spectacular Spider-Man #200. Quelques covers commentées sont également présentes (avec des fautes même dans les punchlines des couvertures... il faut le faire !). L'ensemble est évidemment un peu décousu étant donné les bonds dans le temps qu'il faut effectuer mais c'est surtout une jolie paninerie, sur la tranche du trimestriel, qui fera de ce numéro un collector également (cf photo ci-dessous). En tout cas, si les comics étaient cotés comme les timbres, par rapport à leurs défauts d'impression, avec Panini, nous serions tous millionnaires.

Deux numéros à collectionner donc ce mois. Pas pour les mêmes raisons...

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41. Spielberg revient sur l'échec américain de Tintin
«Spielberg revient sur l'échec américain de Tintin»
De passage à Paris à l'occasion de la sortie de Cheval de Guerre, Steven Spielberg est revenu sur l'échec américain de son Tintin. AAAaaaargh!! - Avez-vous été déçu par l'accueil mitigé du film Tintin aux États-Unis ? Steven Spielberg - Je...
AAAAaaaargh!! par Olivier Delcroix
Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :AAAAaaaargh!!
42. Irez-vous visiter la belle exposition sur Art Spiegelman à Paris ?
bedeofr: Irez-vous visiter la belle exposition sur Art Spiegelman à Paris ? http://t.co/lpPV8og0
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43. Les trailers bondissent avec le Marsupilami!
ActuaBD: Les trailers bondissent avec le Marsupilami! http://t.co/vSNF3muT http://t.co/qa5GHVkI
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44. Eh ben, non pas Titeuf comme prénom
ActuaBD: Eh ben, non pas Titeuf comme prénom http://t.co/THYIPLy2 http://t.co/ZzmrJFJ6
Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
45. Ce qu'un Israélien pense de Chroniques de Jérusalem
ActuaBD: Ce qu'un Israélien pense de Chroniques de Jérusalem http://t.co/yCyRIJeL http://t.co/NtULSXJ4
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46. Les expositions BD du 20 au 26 février 2012
Déjà le huitième panorama hebdomadaire 2012 couvrant cette semaine du lundi 20 février au dimanche 26 février 2012. Trois nouvelles expositions s'ouvrent cette semaine. Les vernissages sont prévus le jeudi 23 février (Rebelle etc de Philippe Lagautrière à la Galerie Oblique et L’Étrange Noël de Mister Jack de Tim Burton à la Galerie Arludik et Iznogoud Président à la Galerie Slomka) et lundi

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47. à l'occasion de la sortie de Sherman T5, lisez les 15 premières planches du T1 ==
izneo_officiel: à l'occasion de la sortie de Sherman T5, lisez les 15 premières planches du T1 ==> http://t.co/rUDWQacF
Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
48. Bandes Annonces Ciné Sur la piste du Marsupilami (Trailer version longue) - bande dessinee . info
infobd: Bandes Annonces Ciné Sur la piste du Marsupilami (Trailer version longue) - bande dessinee . info http://t.co/yzieoXTV
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49. On y aperçoit (enfin!) le Marsupilami
infobd: On y aperçoit (enfin!) le Marsupilami http://t.co/rACDW4VP
Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / infobd
50. Sur la piste du Marsupilami (Trailer version longue)
infobd: Sur la piste du Marsupilami (Trailer version longue) http://t.co/Hm3iqmjS
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51. Sur la piste du Marsupilami (Trailer version longue)
Enfin une vidéo de l'animal ! Le Marsupilami Bande Annonce Finale, Version Longue. Après moult teasers, voici enfin une nouvelle bande annonce longue du film Sur la Piste du Marsupilami, le film de et avec Alain Chabat, avec Jamel Debbouze et Fred Testot. Date de sortie au cinéma : le 4 avril 2012. Le Marsupilami Bande Annonce Finale, version Longue. Sur la piste du Marsupilami (...) - Bandes Annonces Ciné
Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :bande dessinee . info
52. Ghost
Un ex-flic paumé, quelques cadavres, et le passé en guise de fantôme. Une ville américaine perdue dans la pluie, le brouillard et la grisaille.

« En enfer, il pleut des larmes. Des nuages chargés de remords qui pissent de l'acide brûlant. Aucun refuge. Pas de salut. » Dans cet enfer urbain, un ex-flic, Ghost, reconverti en détective privé, prêt à se tirer une balle dans la bouche entre deux bouteilles d'alcool. Et un tueur en série, que le FBI a nommé « Cisaille », qui joue avec cet ancien policier et semble vouloir l'attirer dans des pièges sombres comme la nuit qui envahit sa mémoire.

La télévision nous a habitués, depuis quelques années déjà, à ces tueurs en série qui finissent par se faire arrêter, moins par la puissance d'une enquête humaine que par l'efficace solidité de la science. Face à l'horreur la plus crue, la plus incompréhensible, la plus froide, les scénaristes de ces séries qui fleurissent aux quatre coins de la planète médiatique choisissent de plus en plus d'opposer une autre froideur, celle des analyses scientifiques qui mènent, inexorablement à la découverte de la vérité. Ne mettent-ils pas ainsi face à face deux déshumanisations qui finissent par se ressembler?

Dans cet album de bd, la science est présente, certes, mais au second plan, à l'arrière des gestes humains et des pensées qu'ils peuvent relayer, créer, recréer. Au centre de tout, il y a l'homme et ses dérives, ses remords, ses regrets, ses angoisses. Et même si les thèmes propres à ce genre de récit, l'amitié et la trahison par exemple, sont présents, ce qui compte avant tout, dans cet album, c'est l'irrationnel. Le rêve. Le cauchemar. Et si le personnage central s'appelle Ghost, c'est sans doute parce qu'il est hanté par une fantomatique présence.

Le ton de cet album, vous l'aurez compris, est assez neuf. Le dessin d' Andrea Mutti colle parfaitement aux ambiances sombres, désespérées et désespérantes que le scénariste Diego Cajelli a imposées à une intrigue dans laquelle le lecteur se perd parfois pour mieux replonger ensuite. Il y a dans le graphisme de Mutti une évidente influence des « comics » américains, de Frank Miller entre autres. Mais le scénario, lui, échappe aux poncifs du genre et des habitudes d'outre-Atlantique.

Au total, donc, un livre intéressant, qui se lit avec plaisir, avec étonnement parfois, et qui, fort heureusement, nous éloigne des sempiternels experts et leurs magiques sciences.

Jacques Schraûwen

Ghost – Dessin: Mutti – Scénario: Cajelli – Editions Ankama

Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
53. Agito Cosmos, fable environnementale très influencée
Si on doit distinguer une marque de fabrique dans la Bande à Tchô , outre les auteurs proches de l'univers de Zep ( Captain Biceps, Franky Snow, Samson et Néon ...), on remarque tout un courant très inspiré de l'humour d'un Akira Toriyama ou d'un Monkey Punch ( Lupin III , connu par chez nous sous le nom d' Edgar de la Cambriole ), avec des séries comme Zblu Cops ou, chez Soleil , de Chosp par Alessandro Barbucci . Autre référence majeure : les univers d' Hayao Miyazaki - ça tombe bien, il a œuvré sur le Château de Cagliostro , long métrage mettant en scène Lupin III, où sa maîtrise du mouvement et son humour burlesque font merveille. Il y a une vingtaine d'années, beaucoup de mes amis amoureux d'anime, c'est-à-dire de dessins animés japonais, plaçaient à part la série Nadia et le secret de l'eau bleue - ses thématiques humanistes et son univers steampunk, ses préoccupations environnementales et la beauté de son design ont fait de cette série une œuvre culte - et savoir que le même Miyazaki en a été à l'impulsion (Nadia étant un pendant clair de sa Nausicaa ) n'est pas du tout anodin.

C'est sans conteste fort de ces influences (plus les productions d' Albert Barillé ) que le duo Olivier Milhaud et Fabien Mense ont créé la nouvelle série Agito Cosmos chez Glénat . L'histoire suit plusieurs entrées et donc plusieurs personnages qui renvoient ici à Lupin, là à Conan fils du futur , là encore à Nadia (elle-même librement inspirée de 20 000 lieux sous les Mers ). Plus sombre et beaucoup moins délirant que les travaux communs à Bill et Gobi sur la galaxie Lucha libre aux Humanos , Agito Cosmos bénéficie cependant de la remarquable capacité de ces talents à créer des personnages forts, très bien caractérisés, qui s'affirment par des petites saynètes efficaces et parlantes. Agito Cosmos représente un excellent creuset qui assume sans conteste ses influences par une multiplicité d'allusions (on voit les frères Maximum et Minimum en poupées par exemple) et  la manière d'un Florent Maudoux , c'est une œuvre à la convergence de divers fleuves, les auteurs s'abreuvent à plusieurs courants tant au niveau de la tonalité, de la dynamique, du graphisme que des thématiques.

Dire que je suis personnellement sensible et, si je puis dire, " bien formé " aux références que déploient ces auteurs me démontre que nous sommes sans doute d'une même génération, et surtout que nous avons une sensibilité voisine, avec la volonté de payer son tribut à des œuvres et des artistes dont on est capable de mesurer l'impact sur ses goûts, sa vision, sa créativité. Il ne faut pas pour autant parler de suivisme ou de copie, mais bien de l'émergence de courants graphiques propres, exactement de la même manière qu'avant de devenir une référence en dessin Enrico Marini assumait pleinement l'ombre portée de Katsuhiro Otomo . On  connait l'école Sfar/Trondheim, l'école Franquin et l'école ligne claire, l'école réaliste autour de Jean Giraud, entre autres, et il y a désormais une école Global manga , autour du travail de Jerry Frissen , et je vous citerai à ce titre l'excellent Otakuland chez Delcourt qui je vais prochainement dédié un billet. D'ici là, regardez-y donc du côté de Agito Cosmos, c'est à la fois familier et original et je verrai vraiment bien cette série en dessin animé. Si des responsables de programme jeunesse me lisent...

Sébastien Naeco

(illustrations : visuel de Nadia et le secret de l'eau bleue, studio Gainax ; couverture du second tome des aventures d'O livier Varese par Marini et Smolderen)

Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
54. BD: première rétrospective de l'oeuvre d'Art Spiegelman à Paris - FRANCE 24

FRANCE 24
BD: première rétrospective de l'oeuvre d'Art Spiegelman à Paris
FRANCE 24
Conçue pour le festival international de la BD d'Angoulême 2012, où elle a été inaugurée fin janvier, l'exposition présentera environ 400 pièces sélectionnées par Art Spiegelman lui-même, planches originales, esquisses, dessins préparatoires, ...
et plus encore »
Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source : france24.com
55. BD: première rétrospective de l'oeuvre d'Art Spiegelman à Paris - RTL.be
BD: première rétrospective de l'oeuvre d'Art Spiegelman à Paris
RTL.be
Conçue pour le festival international de la BD d'Angoulême 2012, où elle a été inaugurée fin janvier, l'exposition présentera environ 400 pièces sélectionnées par Art Spiegelman lui-même, planches originales, esquisses, dessins préparatoires, ...
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Il y a 2 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source : rtl.be
56. J'ai tué Adolf Hitler optionné pour le cinéma
Le norvégien Jason l'a annoncé timidement sur son propre blog : son album J'ai tué Adolf Hitler pourrait bien se voir adapter au cinéma. Les britanniques du Studio Eight Productions Ltd ont en effet posé une option sur le roman graphique publié par Carabas en 2006 mettant en scène un tueur à gage chargé de remonter le temps et assassiner le Fürher. Une histoire plus complexe et malicieuse qu'elle ne semble l'être au premier abord ; un Eisner Award lui avait d'ailleurs été attribué en (...) - Actualités
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :bande dessinee . info
57. Boule à zéro T1: dix albums à gagner
infobd: Boule à zéro T1: dix albums à gagner http://t.co/w3yfntDP
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58. Boule à zéro T1: dix albums à gagner
infobd: Boule à zéro T1: dix albums à gagner http://t.co/nCug3cPO
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / infobd
59. Boule à zéro T1: dix albums à gagner
infobd: Boule à zéro T1: dix albums à gagner http://t.co/b2vQoGSF
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60. 6 planches pour Boule à zéro T1 - Petit coeur chômeur (Zidrou et Serge Ernst) - (...)
infobd: 6 planches pour Boule à zéro T1 - Petit coeur chômeur (Zidrou et Serge Ernst) - (...) http://t.co/xtSqqyov
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61. Album BD : Les Derniers Jours de Stefan Zweig par Laurent Seksik et Guillaume Sorel
Quand les souvenirs sont trop lourds à porter L’histoire commence le 15 août 1941, avec le départ de New York du couple Zweig pour rejoindre le Brésil. Pourquoi partir de l’Amérique après avoir fui l’Europe sous l’emprise du nazisme ? Le célèbre écrivain Stefan Zweig, autrichien d’origine juive, alors âgé d’une soixantaine d’années, tente de refaire sa vie avec Lotte, sa jeune épouse de

Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
62. 6 planches pour Boule à zéro T1 - Petit coeur chômeur (Zidrou et Serge Ernst) - Bamboo
Zidrou et Ernst traitent avec un humour d'une grande subtilité un sujet peu traité : les enfants malades en hôpital. Bonjour, je m'appelle Zita. Mais ici, à l'hôpital La Gaufre, tout le monde m'appelle "Boule à Zéro". Je souffre d'une espèce de leucémie qui semble trouver mon organisme particulièrement à son goût. À cause de tous les traitements que j'ai subis, je n'ai plus que quelques touffes de poils sur le caillou. Alors, je préfère encore me raser la boule à zéro. D'où mon surnom. Parution le 1er mars (...) - Planches en ligne
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :bande dessinee . info
63. Loin du détournement récent de Maus, il existe depuis des années un double strip animalier vif et amusant appelé...
ActuaBD: Loin du détournement récent de Maus, il existe depuis des années un double strip animalier vif et amusant appelé... http://t.co/Amnql1cf
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64. L’Expédition #1 **
Par Marcelo Frusin et Richard Marazano. Dargaud, 13,99 €, le 3 février 2012. En Egypte, les Romains font ce qu'ils peuvent pour asseoir la domination de leur Empire sur les terres de Pharaon....
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65. Jack Black #1 **
Par Khaled et Ange. Soleil, 14,30 €, le 18 janvier 2012. Non, le Jack Black de cette nouvelle série n'est pas l'acteur comique américain. Il s'agit du pseudonyme d'un...
La suite sur bodoi.info
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66. Mini-Chronique | Übel Blatt T.11 (Shiono)
Il est de retour ! Après 2 ans et demi de pause -  et donc d’attente pour ses lecteurs – Etorouji Shiono renoue avec Übel Blatt, sa série fétiche de Dark Fantasy. Pour plus d’informations concernant cette série, je vous invite à relire notre chronique consacrée aux volumes précédents. Selon ses propres déclarations, l’auteur avait [...]
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :IDDBD
67. Festival de la BD, ce week-end a l'espace Calquella - La Voix du Nord

La Voix du Nord
Festival de la BD, ce week-end a l'espace Calquella
La Voix du Nord
L'association Opale BD organise samedi et dimanche une nouvelle édition du Festival de la BD ... . Il se déroulera à l'espace Calquella, à Coquelles (photo ci-dessous). L'entrée est fixée à 2 E, un pass à 3 E pour les deux jours est disponible.
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68. Interview de Robert Sikoryak, l'auteur de Masterpieces Comics (Vertige Graphic)...
ActuaBD: Interview de Robert Sikoryak, l'auteur de Masterpieces Comics (Vertige Graphic)... http://t.co/T9LqWVQM
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
69. Une "BD-OGM"...
ActuaBD: Une "BD-OGM"... http://t.co/dge9HriG http://t.co/gSaYaac9
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
70. Actualités Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012 - bande dessinee . info
infobd: Actualités Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012 - bande dessinee . info http://t.co/h235NgN3
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / infobd
71. Actualités Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012 - bande dessinee . info
infobd: Actualités Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012 - bande dessinee . info http://t.co/ktLXN3xJ
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / infobd
72. Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012
infobd: Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012 http://t.co/bMAs0NPw
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73. Trois Fauves pour Des Planches et des Vaches 2012
Pour sa onzième édition, le festival Des Planches et des Vaches (Hérouville Saint Clair, 30 mars et 1er avril 2012) accueillera une quarantaine d'auteurs d'envergure. Le fait ne surprendra pas les habitués ; cela fait déjà pas mal d'année que le rendez-vous bas-normand fait preuve de beaucoup de qualité dans sa programmation. Mais cette fois-ci, il faut relever la présence de trois auteurs récemment primés au festival d'Angoulême. Placée sous le patronage d'Arnaud Floc'h, qui a signé une affiche (...) - Actualités
Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :bande dessinee . info
74. Quand la BD se mire et ouvre sur le monde
La sortie du dernier petit album de Fabcaro , On n'est pas là pour réussir aux éditions de la Cafetière , recueil de ses strips sur la vie merveilleuse d'un auteur de BD, est une excellente occasion de parler de ces albums qui nous dévoilent, sous couvert d'humour le plus souvent, en toile de fond ou au premier plan, la vie d'un auteur de BD dans toutes ses dimensions : la création, les séances de dédicace, les rapports entre auteurs, les états d'âme... Manga, BD franco-belge, Comics, à distance ou en direct, les auteurs de BD ont depuis longtemps pris le temps de se regarder dans le miroir et de dessiner ce qu'ils y voyaient, volontairement déformé pour en tirer la substantifique moelle. Combien d'enfants des années 60 ont rêvé de la réalité du Journal de Spirou ou de Pilote au travers des gags de Gaston ou d' Achille Talon ? Les tribulations du Boss , avatar de Thierry Tinlot alors aux commandes du Journal de Spirou dans les années 90, le Gang Mazda , réunissant quelques années plus tôt Christian Darasse, Yslaire et Michetz ( Kogaratsu ) avec la complicité de Tome , les deux jeunes génies de Bakuman , les mises en abîme de Gotlib ou de Fred , les carnets de Moëbius ou de Lewis Trondheim , les conseils de vieux sage de Will Eisner ou le travail incontournable de Scott McCloud qui théorise la BD en BD...

Les auteurs n'ont jamais été trop avares quand il s'agit de se radiographier, de sentir le pouls, de questionner leur métier. Le récent Spirou Dream Team , le Groom vert-de-gris ou le très attendu Gringos Locos empêtré dans les problèmes d'ayants-droits par Yann illustrent particulièrement la passion du scénariste de Pin Up ou des Innommables pour raconter la Geste de ses pairs, quitte à la réinterpréter pour la rendre encore plus édifiante et drôle (ses fameuses marges dans le Trombone illustré il y a plus de trente ans témoignent de sa connaissance déjà ancienne de ce sujet). Les ignorants d' Etienne Davodeau donnait un instantané croisé de deux métiers d'artisan et de passion, tout comme, toutes proportions gardées, le Journal des journal ou encore le voyage aux îles de la Désolation qui permettent d'élargir la vision et l'intégration de  la création de BD dans le monde en mouvements. Ici la BD se fait reportage tout en conservant sa part de subjectivité et son parti pris narratif.

Désormais les blogs des auteurs sont l'espace le plus " moderne " d'épanchement sur leurs conditions. La possibilité de dire leur quotidien dans un dialogue virtuel les désenclave, leur ouvre de nouvelles perspectives et leur permet de donner un écho inédit à leur voix, non seulement aux dessinateurs mais aussi aux scénaristes, ainsi du blog du toujours sémillant Raoul Cauvin (qui s'offre le luxe d'avoir une assistante...) ou, entre autres, de Fabien Velhmann . La BD aujourd'hui rayonne de mille éclats pour se raconter, et la sélection du dernier Festival d'Angoulême où des albums sur l'histoire de la BD ( Une vie dans les marges ) côtoient des récits de vie ( Portugal ) ou, mieux, un illustrateur venu du dessin animé raconte (notamment) la difficulté de raconter en dessins la réalité dans les Chroniques de Jérusalem . Au delà de réinterpréter le monde pour en proposer quelques clés, la BD, en devenant son propre objet, a entamé une révolution dans le sens de rotation, qui la met autrement dans la lumière. C'est pas moi qui vais m'en plaindre !

Sébastien Naeco

Il y a 3 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
75. Masqué: un super héros européen
4914_c “Le super héros européen existe, il a disparu durant la Seconde Guerre mondiale pour se créer aux États-Unis, il s'agit désormais de le réveiller” me lance Serge Lehman dans mon studio. Le scénariste de Masqué ne cache pas une certaine ambition. Plutôt que de recycler le mythe sous influence américaine, il veut plonger dans les racines de l'histoire européenne pour inventer son propre super héros. Inspiré par la noirceur du Fantomas original et non par la caricature cinéma des films de De Funès, l'auteur plonge le lecteur dans un Paris futuriste mais graphiquement encore proche de celui qui existe aujourd'hui. Au cœur de cette histoire, un soldat.

Blessé au cours d’une mission dans le Caucase, le sergent Frank Braffort regagne Paris après six ans d’absence. Il découvre une ville en pleine mutation orchestrée par le Préfet Beauregard : Paris-Métropole. Une ville où le gigantisme rétro fait fureur et où se multiplient les anomalies , évènements mystérieux que nul ne peut expliquer. Cela va de l'apparition du surfeur d'argent à la projection la nuit d'une image gigantesque d'un homme masqué habillé en dandy en passant par des êtres mécaniques… Des forces étranges semblent en action sans que personne ne comprenne leur objectif ni leur évolution. Braffort semble connecté à ces éléments  au point de le transformer…

“La puissance des Etats-Unis est née de l'aviation et naturellement ses super héros trouvent leurs place dans les airs, la France, elle, trouve sa force de ses fondations, ses super héros ne peuvent naitre que du sous-sol” me raconte Serge Lehman. Et effectivement le récit nous entraine dans les égouts de Paris. Mais cela n'est qu'une étape. Une choses et sûre, le scénariste réussit dès les premières planches a suscité  la curiosité. Aidé par le graphisme très réaliste et précis de Stéphane Créty, il construit une histoire à la fois crédible et complexe. Cela va très vite. Les personnages, les situations, le mode de vie, les anomalies, le rythme est rapide, peut-être trop. De quoi demander une seconde lecture pour apprécier toute la richesse de l’univers qui se met en place. Ce premier tome d'une série qui doit en compter quatre est sans conteste à la hauteur des ambitions de ses auteurs. Sans conteste, l’évènement de ce début d'année.

Masqué aux éditions Delcourt.

Scénario: Serge Lehman.

Dessin: Stéphane Créty.

Il y a 4 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le blog de Sébastien Rosenfeld
76. Sexe et bande dessinée : l'enfer des bulles

Au sein de mon billet consacré à Barbarella , j'évoquais un ouvrage, L'Enfer des bulles, qui semble à lui tout seul donner un sens au terme « contre-culture » tant il s'écarte des « bonnes mœurs » en vigueur et des sages productions éditoriales commercialisées lors de sa parution au début de l'année 1968.

Signé par Jacques Sadoul – écrivain, essayiste et spécialiste d'une Science-Fiction qu'il a largement contribué à faire connaître auprès du grand public en dirigeant pendant vingt ans la collection « SF » de J'ai lu, cet ouvrage présente en effet un sous-titre explicite : « L'érotisme dans la bande dessinée ». Il s'agit donc de considérer le Neuvième art comme un mode d'expression sexué, chose audacieuse tant sur le plan des convenances que sur le plan intellectuel, car la chose n'avait, à ma connaissance, jamais été tentée.

« cachez ce sein que je ne saurais voir »

Poser un tel problème n'avait en effet absolument rien d'évident et il y a fort à parier que cette belle idée serait restée lettre morte sans le concours de Jean-Jacques Pauvert, sulfureux éditeur s'il en est. Spécialisé dans les productions « licencieuses », celui-ci a en effet clandestinement diffusé en 1948 les quatre tomes des Cent vingt journées de Sodome du Marquis de Sade avant de connaître le succès six ans plus tard grâce à la publication d'Histoire d'O, délicieux petit livre signé Pauline Réage. Ces actions clairement militantes participèrent d'un mouvement de libération des mœurs que Mai-68 fit rentrer dans les faits. L'Enfer des bulles s'inscrit ainsi dans un combat que Jean-Jacques Pauvert mena de concert avec d'autres éditeurs, et notamment avec Éric Losfeld qui publia dans les années 60 les impudiques Pravda, la survireuse de Guy Peellaert ou Barbarella de Jean-Claude Forest.

Mais, et au-delà de ces évolutions sociétales, l'érotisme constitue un thème encore plus percutant lorsque l'on considère les mœurs de la bande dessinée européenne des années 60. Celle-ci semble en effet avant tout être caractérisée par une exclusion pure et simple de tout ce qui peut avoir de près ou de loin un rapport à la sexualité, comme en témoigne l'exemple des deux hebdomadaires qui constituaient alors le principal vecteur de diffusion de la bande dessinée « franco-belge ». Tintin et Spirou constituaient des publications chastes au possible, et Franquin évoquant lors d'un entretien avec Hugues Dayez ses années passées à publier dans le journal de Marcinelle déclare ainsi : « On se disait tout de suite : “Je ne vais pas dessiner des filles parce que Dupuis va bondir...” On n'aurait pas fait une histoire d'amour dans Spirou : je ne l'ai jamais fait, d'ailleurs. » [ 1 ] Jacques Sadoul, « Les fiancées éternelles »,

L'Enfer des Bulles, éditions Jean-Jacques Pauvert, 1968, p.24.

Seuls les soudaines rougeurs et adorables frétillements de la Mademoiselle Jeanne de Gaston semblent avoir eu droit de cité au sein de cette publication. Le corps de la femme faisait l'objet d'une véritable censure, comme nous l'apprend Stanislas Faure dans un article consacré au rapport qu'entretenaient les éditeurs belges et la commission de surveillance mise en place par la loi de 1949 : « Yvan Delporte ne débuta-t-il pas dans Spirou en retouchant les jupes et décolletés des héroïnes de bandes américaines ? » [ 2 ] Le sexe du neuvième art semble ainsi posséder une nationalité et, délaissant les sages productions européennes, Jacques Sadoul chercha son enfer dans un tout autre matériau : des comics au sein desquels « la femme jouait un rôle de premier plan » et « où – malgré les multiples censures – ses possibilités érotiques étaient nettement exploitées » (p. 5).

tarzannes, aventurières, fiancées éternelles…

Tel est en effet le premier enseignement de L'Enfer des bulles : contrairement à ce que l'on peut penser, l'érotisme n'a rien d'anecdotique dans la bande dessinée des années 50 et 60. En témoigne la richesse des centaines d'illustrations de cet ouvrage qui nous plonge dans une véritable pléthore de dessins de femmes quasiment tous extraits de séries publiées outre-Atlantique. Corps à peine voilés par vêtements ou sous-vêtements, poses mettant en valeur poitrines et hanches, voire nudité parfois pleinement assumée et représentée : nous sommes loin des jupes écossaises chères à la pugnace Seccotine de la série Spirou et Fantasio. La pudibonderie n'est ici pas de mise, et ce à grande échelle, car L'Enfer des bulles montre bien que ces représentations peuvent être considérées comme pleinement structurantes.

Tel est le parti-pris de Jacques Sadoul qui dégage ici une typologie montrant clairement que l'invention de personnages féminins fait office de principe d'organisation de la production de la bande dessinée. L'Enfer des bulles est ainsi organisé en chapitres (regroupant de nombreuses images et présentés par de trop courtes introductions) consacrés aux « fiancées éternelles » (liées à un homme qui les épouse rarement, comme l'Olive de Popeye ou la Camille de Guy L'Éclair), « tarzannes » (assumant férocité et sexualité, telles Sheena, « reine de la jungle », ou l'Italienne Pantera bionda), « aventurières » (pouvant parfois devenir de véritables alter ego pour les héros masculins comme la célèbre Dragon Lady de Terry et les pirates) et autres « filles de l'espace » (exilées ignorant généralement tout de nos mœurs si peu libres et n'hésitant donc pas à disposer de leurs corps comme Barbarella)… Jacques Sadoul, « Les tarzannes »,

L'Enfer des Bulles, éditions Jean-Jacques Pauvert, 1968, p.77.

On cherchera ici en vain des analyses plus poussées de ces personnages, et il faudra s'en remettre à d'abondantes images fort riches en enseignements, car démontrant que la femme intègre pleinement le rang des stéréotypes propres à la bande dessinée. Sa représentation peut en effet être placée au fondement d'un « produit standardisé qui est à la clé de la diffusion et de la consommation de masse » [ 3 ] et donne lieu à nombre de personnages susceptibles de « règle[r] l'échange » [ 4 ] immanent au commerce du neuvième art. En atteste par exemple une véritable entreprise de duplication et la création récurrente de « clones » d'héroïnes à succès reprenant en partie leur apparence ou leurs caractéristiques : Sheena (qui apparaît en 1939) fut ainsi suivie par Camilla (reine de l'empire perdu qui dirigeait une armée de cavaliers juchés sur des zèbres) ou Tiger Girl (qui ne se déplaçait jamais sans son félin apprivoisé), alors que Barbarella donna naissance à Alika, Selene ou Auranella…

la femme : quel stéréotype ?

L'Enfer des bulles nous propose ainsi de penser la valeur qu'acquiert une bande dessinée participant clairement de la propagation d'images figées de la femme. Il serait en effet trop simple d'écarter d'autorité l'ensemble des productions qu'évoque Jacques Sadoul, car ces stéréotypes réservent bien des surprises. Ils ne semblent en effet pas forcément reposer sur des représentations de femmes comparables à des « potiches », éternelles compagnes d'hommes ayant le monopole de l'action, à l'instar de Barbarella qui décide absolument seule du cours de ses aventures et n'a de cesse d'affirmer une liberté : « Ils ont fait de moi une pute… Puis une sainte ! Ils finiront par me marier. » [ 5 ] Les « filles de papier » (pour reprendre le titre d'un autrre livre de ce même Jacques Sadoul, paru en 1971) ne sont donc pas forcément condamnées à jouer les utilités et n'ont parfois rien de créatures passives, même lorsqu'elles deviennent épouses. Jacques Sadoul, « Les aventurières »,

L'Enfer des Bulles, éditions Jean-Jacques Pauvert, 1968, p.112.

C'est le cas de la belle princesse Narda qui, avant d'épouser le magicien Mandrake, fut l'une de ses pires ennemis, tentant de l'empoisonner et de la poignarder avant de se faire jeter en pâture à un poulpe géant par son futur amant. Ce rôle résolument actif peut se faire sentir dans tous les aspects du récit, comme en atteste l'exemple d'une Sheena pour qui Jacques Sadoul semble éprouver une certaine tendresse : « À notre avis, l'authentique Tarzan lui-même aurait été envoyé au tapis pour le compte tant la reine de la jungle donnait une impression de puissance physique et de méchanceté. D'ailleurs, dans les premiers épisodes de la bande, quelques méchants tentèrent bien de capturer Sheena pour l'épouser ou abuser d'elle, mais ce ressort dramatico-érotique dut être abandonné en raison du caractère “fort” du personnage » (p. 65).

désirs de bande dessinée

Corps aux muscles saillants, regard fixe concentré sur la proie, crinière blonde n'ayant jamais connu les joies de la permanente : cette « Reine de la jungle » imaginée par Bob Powell (et reprise par Robert Webb) pour le compte du studio de Will Eisner et Jerry Iger est bien loin de sa « sexy » incarnation dans le terrible navet Sheena de John Guillermin. Et si érotisme il y a dans cette bande dessinée antérieure aux années 70, celui-ci ne prend donc pas seulement la forme des rondeurs et jambes effilées d'une « minette » comme la Miss Lace de Milton Caniff. Les images de L'Enfer des bulles montrent que le neuvième art sert des désirs plus variés comme dans le cas des « victimes » : « Si nous consacrons un chapitre entier aux héroïnes devenues de malheureuses victimes, c'est que nous estimons que ce ressort dramatique est essentiellement d'origine sexuelle puisque la femme liée, aux vêtements en lambeaux, menacée d'être battue ou torturée, est avant tout un objet érotique qu'on prépare à accepter d'autres caresses que celles du feu ou du fouet » (p. 209). Jacques Sadoul, « Les filles de l'espace »,

L'Enfer des Bulles, éditions Jean-Jacques Pauvert, 1968, p.157.

La lecture de ce livre nous invite ainsi à repenser l'érotisme en bande dessinée à l'aune d'une complexité, mais également à nous demander ce que deviennent aujourd'hui les désirs des auteurs et amateurs du neuvième art. Certains genres semblent en effet s'inscrire dans la voie de « l'érotisme de masse » que décrit Jacques Sadoul, et notamment une fantasy qui semble riche de personnages comparables à des « héroïnes classiques » (telle l'Aaricia de Thorgal, femme au foyer n'hésitant pas à manier l'épée pour défendre sa progéniture), à des « aventurières » (comme Kris de Valnor dans cette même série) ou à des « fiancées éternelles » (telle Cixi, éternelle amoureuse de Lanfeust). Mais, sorti de ce véritable paradis du stéréotype, les représentations se font bien plus complexes et innovantes, à l'image de la Valentina de Crépax qui n'hésite pas à allier phantasmes sado-masochistes et véritable désir d'enfant ou encore d'une Lady Snowblood pour qui le sexe semble constituer une arme bien plus qu'une source de plaisir. Notre propre enfer des bulles reste encore à écrire…

Benoît Berthou

[ 1 ] Huges Dayez, Le Duel Tintin-Spirou, Editions Luc Pire, collection « Luc Pire Électronique », 1997, p. 260.

[ 2 ] Stanislas Faure, « Entre protectionnisme et bonne tenue morale. Les éditeurs belges et l'article 13 de la loi sur les publications pour la jeunesse (1946-1967) », dans On tue à chaque page, Éditions du Temps, 1999, p.119.

[ 3 ] Ruth Amossy, Les Idées reçues. Sémiologie du stéréotype, Paris Nathan, 1991, p.25.

[ 4 ] Ruth Amossy, Idem.

[ 5 ] Jean-Claude Forest, Barbarella, Les Humanoïdes associés, 1994.

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77. Regards sur BD-FIL 2011
Les organisateurs du festival international de bande dessinée de Lausanne, intitulé BD-FIL, viennent de faire connaître les premières bribes de leur 8e édition. Pour vous aider à retenir les 4 jours prévus du 14 au 17 septembre 2012, voici un reportage en images sur cette dernière édition tenue du 9 au 11 octobre 2011. Le festival avec 28.000 visiteurs est devenu l'une des plus belles

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78. Dimanche KBD : Kiki de Montparnasse
Nous continuons notre exploration de la collection Ecritures de Casterman avec Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet. Une BD sur une figure du Paris de la belle époque. Un personnage féminin et féministe intéressant, un album qui a reçu un bel accueil de la part du public à sa sortie en 2009. Pour découvrir [...]
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79. Le livre illustré pour adulte cherche sa case
On devrait se réjouir que des éditeurs et des auteurs mélangent les genres, élargissent leurs champs éditoriaux, proposent des ouvrages originaux, inattendus, enrichissants. Ainsi de la maison le Moule-à-gaufres (ah !) qui va sortir début mars le nouveau livre de Théa Rojzman , Chacun porte son ciel , qui est un livre illustré pour... adulte ! L'ennui, selon Théa, c'est que son ouvrage pose un problème aux libraires qui ne savent pas où le placer et par conséquent les commandes sont très faibles. Autre exemple, l'éditrice de la maison Dadoclem vient me présenter lors d'une rencontre sa collection Marmite-O-langues de BD bilingues en petit format. A la question où trouve t-on ses livres en librairie, elle est hésitante : les libraires là aussi ne savent pas si ça va dans le rayon BD, le rayon livre jeunesse ou même les ouvrages pédagogiques. Ces deux exemples très récents m'interpellent.

Bien sûr, chaque semaine, des centaines d'ouvrages sont ainsi pesés, considérés en fonction de leur positionnement, de leur format et de leur prix (et de sa marge propre) et trouvent plus ou moins leur place dans l'espace de vente. Quand les éditeurs essaient des ouvrages "hybrides", qui empruntent tout autant au livre jeunesse qu'à la BD, ils s'exposent à des difficultés, surtout quand ils sont déjà (et leurs commerciaux également) classés. Où mettre un talent aussi original que Florent Chavouet , soutenu par les éditions spécialistes des littératures d'Asie Philippe Piquier ? Dans les récits de voyage ? Dans la BD ? Pour le dire autrement : qui lui fait une petite place ?

La crispation économique du marché du livre doit-elle encourager à l'imagination ou à l'inverse cultiver des terrains déjà bien balisés ? Pour les éditeurs désireux de se distinguer et de faire preuve d'audace, qui veulent défendre une vision de leur métier comme moteur de la diversité et de la création, l'équation n'est évidemment pas simple. C'est souvent quitte ou double - en succès remarquable, on peut citer la collection Actes noirs d' Actes Sud comptant notamment la trilogie Millenium ; autres exemples, la difficulté qu'a rencontré Dupuis pour diffuser la série Maki de Fabrice Tarrin qui aujourd'hui change de format chez Vents d'Ouest , ou encore la décision de ressortir Pistouvi dans un autre format chez Dargaud et sous un autre titre, Jeanne , pour donner plus de visibilité à cette oeuvre formidable.

C'est toujours un crève-cœur quand un livre ne trouve pas son public parce qu'il est mal positionné, invisible, que les prescripteurs dans les médias font défaut également, comme on le voit toujours dans la BD numérique . Ces livres bousculent le conservatisme éditorial et les logiques commerciales, forcent à bouger les lignes ou à laisser sciemment une œuvre dans une zone grise. Quand on est pionnier, on est marginalisé bien souvent et cela ne pousse pas les initiatives similaires tant du côté des auteurs que des éditeurs. Exemple parlant, la critique sur le blog les Chroniques d'Asteline , qui qualifie l'ouvrage de Thé Rojzman ... d' " inclassable " ! Il y a donc du chemin à faire et le commerce et le marketing doivent à mon avis montrer qu'ils peuvent beaucoup mieux que ça - plus facile à dire qu'à faire, c'est entendu. Votre avis ici m'intéresse évidemment !

Sébastien Naeco

Il y a 4 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
80. Les Mises en boîte de Pascal Guichard
Pour le week-end, je vous propose de visiter une exposition éphémère de janvier 2012 à la Galerie Oblique. Attachée à ses deux volets d'arts contemporains et de bande dessinée, celle-ci cherche à alterner ses expositions. Avant Aude Samama et Frédéric Bézian, elle accueillait ainsi Pascal Guichard avec ses très originales Mises en boîte. Ici point de bande dessinée mais des boîtes pour

Il y a 5 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
81. Sortie de Sherman T5
izneo_officiel: sortie de Sherman T5 http://t.co/i0SrbfFO
Il y a 5 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
82. Le Marsupilami en live, enfin !
Une bande-annonce particulièrement copieuse donne enfin à voir de près la frimousse du Marsupilami dans la vision d' Alain Chabat qui doit, après peut-être une décennie d'espoirs et de travail, souffler de voir son vieux rêve prendre forme. Bien sûr, le parti pris graphique satisfera, ou pas, les milliers de fans. Pour ma part je suis agréablement surpris, moins horrifié par le traitement par exemple du Capitaine Haddock dans Tintin ou des Schtroumpfs à la sauce new-yorkaise . Petite information par ailleurs, une adaptation de Boule et Bill est en route (sic) avec Frank Dubosc en papa à tignasse et Marina Foïs en maman blonde modèle. Bon, voilà, à voir. D'ici là, " Houba ahahah ! ", voilà le Marsupilami prendre vie ! Le film sort le 4 avril prochain.
PS : Pablo chez Dargaud c'est bien comme je le dis dans mon précédent billet . Lisez-le :)
Il y a 5 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
83. Triangle rose

Triangle rose a été écrit par Michel Duffrane (auteur d'une adaptation en bd de L'Ancien Testament), illustré par Milorad Vicanović et colorisé par Christian Lerolle.

L'histoire débute à Berlin, la veille de l'ascension d'Hitler au pouvoir. Andreas est un jeune homme heureux et insouciant, assumant parfaitement son homosexualité. Cependant, la montée du nazisme va très vite le mettre en danger, ainsi que ses amis. Il est envoyé dans le camp de concentration de Neuengamme dont il sera un des rares survivants. De retour chez lui, il doit faire face à la haine et à la violence de ses anciens voisins. Pour avoir la paix, il finit par épouser une amie d'avant-guerre, elle-même lesbienne, qui a eu un enfant d'un viol commis par des nazis, et par quitter l'Allemagne pour s'installer en France.

Ce récit est très sombre, assez dur et donne vraiment à réfléchir. Le sort des homosexuels est rarement évoqué dans les ouvrages sur cette période.

Le dessin est très réaliste et précis, ce qui rend la lecture très agréable.

J'ai beaucoup aimé ce livre, tant pour les graphismes que pour l'histoire. Je lui donne une note de 19/20 et le conseille à tous ceux que la Seconde Guerre mondiale intéresse ; on parle rarement de cette période du point de vue des homosexuels.

Une chronique de Clara Benedetti, élève de 3ème au collège Jules Verne d'Angoulême, et stagiaire à la Cité.

Retrouvez cet album à la librairie de la Cité : Triangle rose, de Duffrane et Vicanović, Quadrants, 17,95€.

Il y a 5 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :neuvième art 2.0
84. On ne peut prénommer son fils Titeuf en France
Titeuf, le héros blondinet de la BD éponyme, a beau être un personnage « plutôt sympathique », on ne peut en France prénommer ainsi son fils car c'est contraire à son intérêt, a estimé la Cour de cassation, plus haute juridiction française.

Le 7 novembre 2009, un couple de l'Oise (nord) déclare à l'état-civil vouloir prénommer son fils nouveau-né Titeuf, Grégory, Léo. Sceptique, l'officier d'état-civil s'empresse alors d'informer le procureur de la République que le choix du premier prénom lui paraît contraire à l'intérêt de l'enfant.Le parquet poursuit les parents devant le tribunal qui, se fondant sur l'intérêt de l'enfant, ordonne la suppression du prénom Titeuf de son acte de naissance et dit qu'il se prénommera Grégory, Léo. Bien décidés à appeler leur fils Titeuf, les parents font appel. Mais le 7 octobre 2010, la cour d'appel les déboute.

Elle relève alors dans son arrêt que le héros de BD créé par le dessinateur suisse Zep est « un personnage caricatural, bien que plutôt sympathique, destiné à faire rire le public en raison de sa naïveté et des situations ridicules dans lesquelles il se retrouve ». Pour la cour d'appel, il faut donc interdire ce prénom qui est « de nature à attirer les moqueries tant de la part des enfants que des adultes en raison de la grande popularité du personnage en France depuis plusieurs années, et que l'association du prénom Titeuf au personnage de pré-adolescent naïf et maladroit risque de constituer un réel handicap pour l'enfant devenu adolescent puis adulte, tant dans ses relations personnelles que professionnelles ».

Les parents de Titeuf ont alors formé un pourvoi en cassation, rejeté mercredi.

Belga

Il y a 5 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
85. Meilleures ventes BD hebdomadaires au 12 février 2012
Le sixième classement hebdomadaire de l'année 2012 confirme un certain impact d'Angoulême sur les ventes d'albums. Le Fauve d'Or du meilleur album BD 2012, Les Chroniques de Jérusalem du globe-trotter canadien Guy Delisle conserve en effet sa première place. En revanche, l'effet Art Spiegelman commence à disparaître avec les deux plus mauvais scores de la semaine pour  Metamaus, en chute de 6

Il y a 5 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
86. Pablo, avant Picasso
Elle s'appelait Amélie , puis Fernande . Femme libre, elle a été peinte une centaine de fois par le jeune Pablo Picasso et c'est en partie au travers de sa mémoire à elle que Clément Oubrerie , dessinateur libéré d' Aya de Yopougon dont l'aventure se poursuivra en film prochainement, assisté de la talentueuse coloriste Sandra Desmazières et guidé par les mots de Julie Birmant , retrace l'Aube du XX ème siècle du côté du Bateau-Lavoir et des pentes de Montmartre. Cette nouvelle série chez Dargaud s'appelle sobrement Pablo (le tome 1 sous-titré Max Jacob , bienfaiteur du jeune espagnol dans ses premières heures françaises) et ambitionne de raconter les premières heures parisiennes du Pablo Ruiz Picasso d'avant la gloire, peintre talentueux confronté aux académismes, figure de son quartier du nord de la Capitale, peuplé de petites gens solidaires et fantasques.

Le très grand intérêt de ce récit c'est de ne pas jouer la légende édifiante face à la réalité d'une époque, l'intervention d'Amélie/Fernande a le mérite de servir de filtre, de mise à distance avec le monstre artistique qu'allait devenir Pablo Picasso. Clément Oubrerie a un formidable talent pour rendre les humeurs de ses personnages, pour retranscrire la poltronnerie, l'hésitation, la bêtise crasse, la vantardise ou le désarroi. Son Pablo nous apparait ainsi comme un jeune adulte certes ambitieux mais accessible, en proie à des tourments créatifs qui ne l'empêchent nullement de jouer les jeux de l'amour, " Montmartre en ce temps-là accrochait ses lilas jusque sous ses fenêtres ". Les auteurs donnent à apprécier Pablo dans un environnement où il n'est pas le seul élément en marge, hors norme, au regard des joyeux trublions qu'il côtoie mais dont il n'est pas le centre d'attraction. On retrouve une tonalité similaire dans le récent La chambre de Lautréamont , où des personnalités participaient au bouillonnement créatif, intellectuel, artistique, certains restés dans la postérité, d'autres non, mais tous unis dans un même désir (délire ?) de casser les règles, de libérer les arts, de chahuter la société.

Le cinéma explore depuis longtemps les basculements fondamentaux dans l'art survenus au cours du XIX ème et de la première moitié du XX ème siècle, ses courants, ses figures, son impact, l'émergence des arts nouveaux, photographie, cinéma, BD. Celle-ci de retour propose de plus en plus de plongées dans ces temps jadis, donne à apprécier les trajectoires de personnalités témoins, ainsi de Georges Méliès , de Kiki de Montparnasse ou du Chanteur sans nom dans les Années folles. C'est tout un peuple de fous qui apparait ainsi, génial, hédoniste, partagé et tiraillé par les radicalismes idéologiques de leur temps, certains faisant de mauvais choix quand d'autres résistent aux différents formes de la Bête. Certains riches, d'autres miséreux. Certains morts bien jeunes, d'autres trainant leur poussière des siècles quasiment jusqu'à nous. Et de se demander où se trouve aujourd'hui l'émulation du Montmartre d'alors dans notre monde, certainement pas à Saint Germain des Prés, et si vous connaissez l'adresse, je suis preneur !

Sébastien Naeco

Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
87. Il y a quelques semaines, le Festival d'Angoulême accueillait l'exposition "Ocean of Taiwan Comics" dans la cour...
ActuaBD: Il y a quelques semaines, le Festival d'Angoulême accueillait l'exposition "Ocean of Taiwan Comics" dans la cour... http://t.co/M7BMhnz4
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
88. Il fait un peu moins froid alors on peut aller se balader à la rencontre des auteurs !
bedeofr: Il fait un peu moins froid alors on peut aller se balader à la rencontre des auteurs ! http://t.co/0rqpmzMd #expos #dédicaces
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / bedeofr
89. Humeur: Vues Ephémères - Février 2012
Cette année, je n'étais pas à Angoulême — de la plus belle des manières, la vie en avait décidé autrement. C'est donc à distance, et par procuration, que j'ai suivi cette 39e édition du rendez-vous annuel de la bande dessinée. Loin des yeux, loin du coeur, pourrait-on dire — toujours est-il que, très certainement moins impliqué, je n'ai pas ressenti l'urgence ou l'importance de réagir, à chaud, sur ce qu'a pu être ce Festival. Pourtant, (...)
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :du9 - L'autre bande dessinée
90. Entretien: kuš !
Avant de se voir décerner le Prix de la Bande Dessinée alternative au 39e Festival d'Angoulême pour sa revue š ! #09 : Female Secrets, la maison d'édition lettone kuš ! aurait tout aussi bien pu rajouter un point d'interrogation à son nom. Au travers de cet entretien avec David Schilter et Sanita Muižniece, nous découvrirons le travail de pionniers mené par les éditeurs de cette série d'ouvrages collectifs de haute tenue lancée en 2007 dans un pays où (...)
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :du9 - L'autre bande dessinée
91. Dossier: Extrémités héroïques
Avec deux numéros récents publiés coup sur coup en janvier 2012 (n°3849 et n°3850), le magazine Spirou a mis en avant deux de ses séries qui, ainsi juxtaposées, représentent chacune les extrémités de la chaîne du livre. [1] Le premier chaînon en serait L'atelier Mastodonte, publié depuis août 2011 ; le dernier en serait Animal lecteur qui a fait sa première apparition en janvier 2006. Pour ce qui est de la série la plus récente, certains y verront avec raison la continuation (...)
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :du9 - L'autre bande dessinée
92. Ce sont bien des hommes, là, dans la Jungle
Il y a quatre ans sortait sur les écrans français un beau film avec Vincent Lindon , Welcome , réalisé par Philippe Lioret , sur l'engagement d'un citoyen pour aider un jeune émigré à rejoindre l'Angleterre. Ce film a eu un écho fort, d'autant que l'année de sa sortie était fermée la fameuse Jungle de Calais, un des lieux de tournage du film, où les migrants vivotaient en espérant saisir l'opportunité d'embarquer pour la traversée de la Manche. On a tous vu les images de ces hommes et de ces femmes souvent crasseux, hagards, mus par un espoir de vie meilleure outre-Manche. On a tous entendu les bénévoles qui s'exposent à la loi en tentant de leur apporter assistance, de les nourrir, de leur fournir des couvertures, de leur témoigner un semblant d'humanité dans leur périple. C'est ce cadre contemporain qu'ont décidé d'investir Alexandre Tefenkgi et Olivier Merle pour réaliser Âmes nomades chez Grand Angle , et racontent comment un groupe d'éthiopiens est aidé dans leur voyage vers Albion par un jeune ingénieur à la dérive.

Cet album ne saurait cependant se résumer aux actions d'un héros humaniste du quotidien, il est le révélateur d'un mal dans la société dont je me sens affecté pour ma part, celui de la désorientation du cadre moyen face à l'insolence des capitalistes repus d'argent et d'orgueil (sans doute l'annonce cette semaine de l'excellente santé des rémunérations des patrons du CAC 40 n'y est pas étrangère). Le héros est abasourdi devant le cynisme de la société, incapable d'aider les plus démunis, plus soucieuse d'ordre que d'humanité. S'il vient en aide à plus faibles que lui, c'est avant tout le résultat de rencontres humaines, du sentiment commun d'être des parias dans la société française, de vivre une même désintégration du rapport social à l'autre, que l'on ait une carte d'identité ou un permis de séjour valides ne compte en réalité guère. Cela n'a l'air de rien, mais ce récit nous rappelle que les candidats à l'immigration ont une histoire, des rêves simples de bien vivre et ne sont pas seulement ces étrangers dont il convient de se méfier car ils fouillent les poubelles, font la manche et tournent parfois en bourrique les autorités.

Curieusement, il est indiqué que cet album est un tome 1, alors que le récit est complet et se suffit me semble t-il largement à lui-même. Doit-on s'attendre à une collection d'albums thématiques plutôt qu'à une unité narrative autour d'un même personnage ? Je ne sais (et je n'ai pas demandé aux auteurs). Quoiqu'il en soit, Âmes nomades est un album qui fait du bien, pour son humour, sa tendresse, sa lucidité aussi, pour ce qu'il dit de notre capacité à ne pas nous satisfaire du médiocre et de savoir se poser la question sur l'essentiel de sa vie. La toute dernière séquence est à ce titre riche d'enseignements puisqu'elle nous dit que le héros a encore du chemin à faire pour compléter son costume d'homme accompli, ce qui crée une utile distance et rassure sur le fait que l'histoire ne saurait être finie et que, qui sait, le plus beau reste à venir. De quoi largement justifier que je vous recommande cet album.

Sébastien Naeco

Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
93. Après avoir raconté à sa manière l'expérience de la fécondation in vitro, Lapuss' nous livre cette fois une...
ActuaBD: Après avoir raconté à sa manière l'expérience de la fécondation in vitro, Lapuss' nous livre cette fois une... http://t.co/ypOSSlKM
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
94. Deadpool Pulp – Par Adam Glass & Mike Benson & Laurence Campbell – Panini Comics - Actua BD: l'actua
ActuaBD: Deadpool Pulp – Par Adam Glass & Mike Benson & Laurence Campbell – Panini Comics - Actua BD: l'actua http://t.co/cftauEW2
Il y a 6 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
95. Une biographie sur Crumb !
ActuaBD: Une biographie sur Crumb ! http://t.co/186krkCJ http://t.co/2IzrsQCZ
Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
96. Le grand Crumb a droit à sa première biographie. Rencontre avec Jean-Paul Gabilliet...
ActuaBD: Le grand Crumb a droit à sa première biographie. Rencontre avec Jean-Paul Gabilliet... http://t.co/hHmQAehY
Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / ActuaBD
97. Destins T14 : Ellen (Frank Giroud et Michel Durand) - Glénat
infobd: Destins T14 : Ellen (Frank Giroud et Michel Durand) - Glénat http://t.co/vtu08wvR
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98. Les Arcanes du Midi-Minuit T9 : L'affaire mentaliste (Jean-Charles Gaudin et (...)
infobd: Les Arcanes du Midi-Minuit T9 : L'affaire mentaliste (Jean-Charles Gaudin et (...) http://t.co/3KdRF9iV
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99. Les Arcanes du Midi-Minuit T9 : L'affaire mentaliste (Jean-Charles Gaudin et Cyril Trichet) - Soleil
9h00 du matin. Trois explosions simultanées retentissent… Le tram de la ligne 17B Ompton Cross vient d'être pulvérisé, tout comme l'hélion du vol 710 pour Velko et le train de banlieue arrivant à York city. Le bilan est lourd : 135 morts et une cinquantaine de blessés. Le Bureau Royal et la police sont sur les dents. À la surprise générale, tous les indices convergent vers « la fouine ». Commence alors une chasse à l'homme ou chaque seconde est comptée pour éviter tout nouvel attentat…Ce que Jim, Jenna (...) - Bandes Annonces BD
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100. Destins T14 : Ellen (Frank Giroud et Michel Durand) - Glénat
À la fin du Hold-up, premier tome de Destins, Ellen Baker se voit confrontée à un dilemme cornélien : qu'elle avoue un crime vieux de quinze ans, ou qu'elle garde le silence, elle verra sa vie bouleversée… mais dans un sens radicalement différent selon le choix effectué. Dans les volumes suivants, les scénaristes ont exploré les deux options, ainsi que les ramifications surgissant à chaque nouvelle alternative. C'est ainsi que l'existence d'Ellen -long fleuve tout sauf tranquille- a suivi cinq cours (...) - Bandes Annonces BD
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101. Christophe Blain, invité d'honneur de BD-FIL à Lausanne
Le festival international de bande dessinée de Lausanne, abrégé par BD-FIL, durera une journée de plus en 2012, soit quatre jours, du 14 au 17 septembre 2012. Après Loustal, l'invité d'honneur de cette huitième édition sera Christophe Blain, le choix astucieux d'un des auteurs français les plus en vogue. L'affiche vient d'être officiellement dévoilée. La version 2012 du concours de jeunes

Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
102. Actualités Nicolas Lebedel (Les Rêveurs) devient Directeur Général d'Izneo - bande dessinee . info
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103. Actualités Nicolas Lebedel (Les Rêveurs) devient Directeur Général d'Izneo - bande dessinee . info
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104. Nicolas Lebedel (Les Rêveurs) devient Directeur Général d'Izneo
infobd: Nicolas Lebedel (Les Rêveurs) devient Directeur Général d'Izneo http://t.co/1uL7CgPj
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105. Nicolas Lebedel (Les Rêveurs) devient Directeur Commercial d'Izneo
Manu Larcenet et Nicolas Lebedel (de gauche à droite) Cheville ouvrière de la structure éditoriale Les Rêveurs, dont il fut le co-créateur avec Manu Larcenet, Nicolas Lebedel vient de rejoindre l'équipe Izneo. En tant que Directeur Commercial de la plate-forme de lecture de bande dessinée numérique, il aura en charge le développement du chiffre d'affaires et des partenariats avec les libraires mobilisés sur le développement du marché de la bande dessinée numérique. Cet amateur de bande dessinée (le (...) - Actualités
Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :bande dessinee . info
106. Retour du Cowabunga en mode mineur
Depuis l'enfance j'aime bien les Tortues Ninja . Oui, je sais, il y a des traitements pour cela. Ces quatre frères amateurs de pizza aux prénoms de peintres italiens m'ont toujours éclaté bien qu'ils ne soient après tout que des testudines mutantes (mutation perceptible dans le titre original : Teenage Mutant Ninja Turtles - TMNT ). Croisements improbables de Shinobi , d' Electra et de Franklin , ils sont formés aux arts martiaux et maîtres dans une arme - ici les nunchaku, là les épées courtes ninjato, le bâton bô ou encore les tridents sai. Ils sont commandés par un vieux sage qui a l'apparence d'un rat, Splinter , et combattent tour à tour des humains, des mutants ou des extra-terrestres. Facétieux, en proie parfois au doute mais capables de trouver de la vaillance dans le désespoir, ce quatuor a commencé ses exploits en comics dès 1984 et se sont vus décliner en dessins animés, en films live pour enfants peu regardants, en jouets, en jeux vidéo et en films d'animation. Je reconnais que le dernier en date, TMNT , sorti en 2007, était particulièrement réussi grâce au soin du design repensé des bébêtes et un chouette travail de mise en valeur dans des ambiances semi-nocturnes poisseuses. Bientôt 30 ans que ça dure et il faut croire que les producteurs ne se lassent pas puisqu'un nouveau film est annoncé pour l'année prochaine avec la boîte de production de Michael Bay ( Transformers , hum) qui insuffle le projet.

Avant cela, Soleil a sorti il y a une petite quinzaine la nouvelle série de comics qui annonce le retour d'un des fondateurs, Kevin Eastman , au scénario. Cette présence ne change pourtant rien à l'affaire : poussive, dessinée avec les pieds, sans originalité, elle n'apporte rien et on le regrette bien tant l'univers des tortues fofolles a été développé auparavant et mérite des traitements beaucoup plus audacieux tant graphiquement que du point de vue narratif. Ces tortues ninja là semblent s'être bloquées sur le dos, incapables d'avancer, d'évoluer, de montrer autre chose que des gimmicks mille fois vues. En outre, je n'ai jamais supporté le personnage totalement artificielle et potiche d' April O'Neil et je ne pense pas être le seul. C'est d'autant plus navrant que le projet initial avait comme idée de moquer la radicalité formelle de Frank Miller sur Daredevil (renouvelée ensuite sur Batman ) et cette approche-ci, malgré sa qualité parodique initiale, supporterait particulièrement bien le passage au noir. La part d'animalité, tribale, des TMNT, mérite par exemple une vraie exploration puisque la part humanoïde (langage, relations sociales, maîtrise de combat et passion pour la pizza) est en réalité assez maigre et a été beaucoup visitée. Si vous connaissez une collection des aventures des Tortues qui méritent beaucoup plus le détour que cette pâle tentative de revenir aux (faibles) sources de l'histoire qui rappellent par trop le sort du jeune Peter Parker , n'hésitez pas à en parler en commentaires. Cowabunga quand même, mais pas trop fort !

Sébastien Naeco

Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
107. Spider-Man 2099 : Retour vers le Futur
Aujourd'hui sort en librairie un album reprenant les 10 premiers épisodes de la célèbre série Spider-Man 2099. Tout de suite, le point sur cette vision futuriste qui date maintenant de vingt ans.

New York, 2099. De puissantes corporations dirigent la ville haute alors que les plus pauvres vivent dans les bas-fonds, livrés aux gangs. Miguel O'Hara, un scientifique employé par Alchemax, l'une de ces sociétés possédant même sa propre police privée, travaille sur le programme O.P.A. (Opérateur à Potentiel Augmenté), destiné à décupler les capacités d'un être humain lambda. En désaccord avec la politique de ses patrons, Miguel, à son insu, est rendu accro au nirvana, une drogue agissant au niveau moléculaire. Alchemax étant le seul producteur autorisé du produit, la société détient maintenant un énorme moyen de pression sur O'Hara. Pour échapper à cette emprise, Miguel tente une expérience qui tourne mal. Le voilà maintenant affublé de griffes et de crocs ! Pour dissimuler son identité, il endosse un costume acheté au Mexique lors de la fête des morts. Un nouveau Spider-Man est né. Peu à peu, il va prendre conscience de la nocivité des corporations et se dresser contre elles.

Panini avait annoncé que les 50 ans du Tisseur seraient fêtés cette année à l'aide de divers albums spéciaux (dont un très attendu Omnibus couvrant la période McFarlane d'Amazing Spider-Man). La collection Marvel Best Of de l'éditeur inaugure les festivités avec Spider-Man 2099, une série dont l'anniversaire est également important puisqu'elle date de 1992.  Le scénario est écrit par Peter David ( X-Factor ), les dessins sont l'oeuvre de Rick Leonardi.  Graphiquement, le plus gros point noir provient des décors, minimalistes voire quasiment absents de certaines planches. Cela n'aide pas vraiment à donner de l'épaisseur au pourtant intéressant univers futuriste décrit ici. Heureusement, l'artiste s'en sort mieux avec les personnages, notamment Spider-Man. La papier glacé ne pardonne pas grand-chose aux couleurs très flashy, mais l'ensemble possède malgré tout un certain charme.

C'est au niveau du récit que l'on trouve les éléments les plus intéressants. Tout d'abord, Peter Parker est remplacé par Miguel O'Hara, un scientifique lui-aussi, mais très différent de son prédécesseur. Il est d'origine irlandaise par son père, mexicaine par sa mère, mais c'est sur le plan de la personnalité que O'Hara s'écarte le plus de Parker. Il est sûr de lui, un brin vantard, et n'attend pas d'être déguisé pour faire preuve d'un humour d'ailleurs assez percutant. Le monde de 2099 est également fort bien élaboré et fourmille de bonnes idées. Les peines judiciaires consistent par exemple parfois en un vieillissement artificiel (efficace pour combattre la surpopulation carcérale, mais quelle pratique délicieusement horrible !). Les interfaces des programmes qui assistent les habitants des luxueuses habitations de la ville haute prennent la forme d'hologrammes variés (dont l'une permet même de se moquer gentiment de la tante May, absente ici de l'histoire, rassurez-vous). L'ancien âge des héros est également exploité puisque Thor a donné naissance à un culte dont les adeptes attendent impatiemment le retour.

L'ambiance générale fait penser à 1984 par certains côtés, ou encore à Judge Dredd (cité d'ailleurs dans l'oeuvre). La disproportion des moyens de contrôle, la privatisation poussée à son extrême le plus stupide (il est même possible de racheter des casiers judiciaires), l'abandon des plus faibles dans des zones ultra-violentes, tout cela donne un cadre inhabituel et un arrière-plan paranoïaque pour un Spider-Man plus sombre, plus violent, plus radical aussi que son homologue contemporain. Au niveau traduction, pas de grosses bourdes si ce n'est un malheureux "hypochondriaque". Certaines expressions, comme "calancher" ou "drôle de chambard", semblent toutefois maladroites dans le contexte. La série ne datant que des années 90, et étant en plus censée se dérouler dans le futur, des termes plus modernes, ou neutres donc intemporels, auraient été plus adéquats. Mais ce ne sont que de petits points de détail et l'ensemble reste tout à fait lisible. Une galerie de covers conclut l'ouvrage, vendu 25,40 euros.

Probablement l'univers alternatif Marvel le plus intéressant avec Ultimate. Une belle manière de revisiter le mythe de l'Araignée.

Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Univers Marvel
108. Ca nous a bien fait rire !
bedeofr: Ca nous a bien fait rire ! http://t.co/85MX6kdB
Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / bedeofr
109. Philippe Geluck inaugurera le nouvel espace d'exposition des Petits Papiers au Sablon
L'auteur Philippe Geluck inaugurera le 22 mars prochain le nouvel espace d'exposition de la galerie Petits Papiers au Grand Sablon à Bruxelles.

Créée en 2007, la galerie Petits Papiers , présente également à Paris, est spécialisée dans l'organisation d'expositions et de ventes de planches originales de bandes dessinées.

Plusieurs expositions sont déjà prévues pour cette année et 2013 dans ce nouvel espace de 300 mètres carrés répartis sur trois niveaux. Les responsables, Alain Huberty et Marc Breyne, évoquent une « programmation artistique atypique autour d'expositions personnelles et collectives où peintres, illustrateurs, dessinateurs, plasticiens, photographes et sculpteurs conversent et décloisonnent les genres ». •	Philippe Geluck : Pollock est un fumier, acrylique 100X100, copyright Geluck

• Philippe Geluck : Pollock est un fumier, acrylique 100X100, copyright Geluck

L'idée est de « mettre en relation un auteur de BD et un artiste contemporain dont les univers sont liés, (…) d'instaurer un dialogue entre deux mondes qui se connaissent parfois mal mais partagent les mêmes interrogations sur le monde et la société », expliquent-ils. Philippe Geluck ouvrira le bal dès le 22 mars et jusqu'au 17 avril. Son Chat posera sur l'Art un regard humoristique et décalé. •	Philippe Geluck : Mono Liso, acrylique sur toile 130X110, copyright Geluck

• Philippe Geluck : Mono Liso, acrylique sur toile 130X110, copyright Geluck

Du 24 avril au 30 mai, les planches originales de Maurice Tillieux rencontreront les bosquets de cactus du peintre caribéen José Garcia Cordero et les dernières oeuvres de l'artiste belge Pascal Bernier. La galerie rendra par la même occasion un hommage au célèbre reporter Guy Lefranc qui souffle cette année ses soixante bougies, au travers d'une trentaine de planches originales de Jacques Martin.

2012 se fermera sur « Cosmos » qui confrontera les mondes fantastiques d'Hervé Di Rosa et de Philippe Druillet, cofondateur du magazine de BD de science-fiction « Métal Hurlant ». L'année 2013 s'ouvrira, elle, sur l'oeuvre de Bernard Yslaire (Sambre…) et de son épouse Laurence Erlich.

Belga

Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
110. Albums BD : Face à face entre Cathares et Confessions d'un Templier
En quelques mois, le duo d’auteurs Bruno Falba et Fabio Bono a sorti deux albums chez Soleil et Glénat sur deux univers suscitant les plus folles élucubrations. Les Cathares comme les Templiers sont considérés comme les gardiens de très anciens secrets et de précieux trésors, de quoi inspirer en effet de nombreux auteurs. Ces dernières années, la bande dessinée s’est largement emparée de ce

Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
111. #BD chronique BD de HAUNT #1, ryan ottley, todd mac farlane, robert kirkman, todd mac farlane, delcourt (contrebande)
BDouebe: #BD chronique BD de HAUNT #1, ryan ottley, todd mac farlane, robert kirkman, todd mac farlane, delcourt (contrebande) http://t.co/2eK9rgnB
Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / BDouebe
112. #BD chronique BD de A la fin l'âme, L'ILE DE PUKI, djet, ludovic danjou, vents d\'ouest
BDouebe: #BD chronique BD de A la fin l'âme, L'ILE DE PUKI, djet, ludovic danjou, vents d\'ouest http://t.co/n7VeVXNw via @BDouebe
Il y a 7 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / BDouebe
113. Triangle rose, une BD pour Christian #Vanneste
LaurelineK: Triangle rose, une BD pour Christian #Vanneste http://t.co/v9HToPdQ
Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / LaurelineK
114. Triangle Rose, une BD pour Christian Vanneste
Avec ses propos polémiques, le député (UMP) Christian Vanneste a remis la déportation des homosexuels sur le devant de la scène. Une BD, Triangle Rose , vient justement de sortir sur le sujet.

On le sait habitué des propos homophobes mais il semble que là, il a franchi les bornes. Pour sa dernière sortie évoquant la déportation des homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale, le député (UMP) du Nord Christian Vanneste risque l'exclusion de son parti politique. Sur le site libertepolitique.com l'élu a évoqué “ la fameuse légende de la déportation des homosexuels “, déclenchant des réactions unanimes de la part des associations homosexuelles, de la gauche mais aussi d'une grande majorité de ses collègues de droite.  En voulant précisant son propos, Vanneste dit : “ En Allemagne, il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30.000 déportés. Et il n'y en a pas eu ailleurs (…) Il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France “.

On ne discutera pas ici de la pertinence de son analyse historique, ridiculisée ce matin par plusieurs historiens . En revanche, par ses propos, Vanneste a peut-être eu un mérite, celui de mettre en lumière la déportation des homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale. Une persécution bien réelle et bien moins connue que celle des Juifs, des opposants politiques et peut-être même des Tziganes. Justement, une bande-dessinée sur le sujet vient de sortir chez Soleil, dans la collection Quadrants. Ca s'appelle Triangle Rose (évocation du signe distinctif des homosexuels dans les camps nazis) et c'est vraiment un bon album de Michel Dufranne, Maza, et Christian Lerolle.

Parce qu'ils doivent préparer un exposé d'Histoire, de jeunes collégiens vont chez le grand-père de l'un d'entre-eux. Ils  savent vaguement qu'il a été “ prisonnier pendant la guerre” . Après ces quelques pages d'introduction en couleur un peu niaises, qui rappellent la série culte Tendre Banlieue , c'est le grand-père qui prend la parole en couleur sépia. Un témoignage qui constitue l'essentiel du récit, tout en nuance et très prenant.

Andreas raconte donc sa jeunesse dans l'Allemagne nazie, celle d'un dessinateur de publicité homosexuel à Berlin. Avec un groupe d'amis dont certains sont ses amants, il aime à sortir dans les clubs de jazz ou les cabarets. Mais l'arrivée d'Hitler au pouvoir change la donne… Des lois contre les homosexuels sont promulguées et Andreas est d'abord emprisonné, puis enfermé dans un camp de concentration.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas l'épisode de la détention qui occupe la majeure partie de l'histoire. La fiction se concentre plutôt sur la montée du nazisme et, surtout, sur la réinsertion dans la société après-guerre. C'est le plus intéressant car le plus méconnu: après la Seconde Guerre Mondiale, les homosexuels allemands ont continué à être condamnés par la loi (voir par exemple ce documentaire sur le paragraphe 175 ), plus longtemps à l'Ouest qu'à l'Est d'ailleurs, et Andreas devient prisonnier de droit commun. Pour pouvoir de nouveau mener une vie normale, il est obligé de trahir son histoire, de se faire passer pour un triangle rouge (opposant politique) plutôt que rose, et même de se marier avec une amie lesbienne pour donner le change. Avant, finalement, d'émigrer en France pour fuir un passé qui ne cesse de le hanter.

Je ne sais pas si Christian Vanneste a lu Triangle Rose , mais puisque ces questions semblent l'intéresser, je lui recommande vivement. Comme à tout un chacun, tant la BD a le mérite de lever le voile sur une page méconnue de la Seconde guerre Mondiale. Ca n'a pas toutes les qualités artistiques d'un Mau s, mais Triangle Rose mérite le même statut de BD thématique de référence.

Laureline Karaboudjan

Illustration : Extrait de la couverture de Triangle Rose , DR.

Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Des Bulles Carrées
115. La contagieuse passion gourmande de Guillaume Long
Coupable, votre Honneur ! Me voici pris en flagrant délit de copinage ostentatoire ! Guillaume Long et Gallimard sortent un ouvrage, adaptation de son excellent blog culinaire sur Le Monde.fr (R), qui s'appelle, ô surprise, A boire et à manger ! Mais comme justement une surprise ne vient jamais seule, voilà qu'à la lecture de l'ouvrage un constat s'impose : c'est presque mieux en livre ! Grâce à son sujet, ce livre a une vertu rare : celle de nous faire voyager par les papilles et de voyager lui-même. En effet, avec son sommaire détaillé sauce livre de recettes, l'ouvrage sort du cadre de la lecture régulière rigolote d'un blog pour s'installer dans les étagères de la cuisine comme recueil de bons plans, certes racontés de manière drôle, mais qui débouchent sur des petits plats réels, bien bons pour peu qu'on fasse confiance aux indications du monsieur ou, comme cela peut arriver, sa fantaisie contagieuse nous invite à l'improvisation heureuse. Tout petit bémol : c'est pas pratique de lire des petites cases et de tourner les pages les mains pleines de farine, mais bon !

Je ne pouvais pas décemment taire cet ouvrage d'un bon camarade et ce billet lui ôte la possibilité de venir faire lui-même sa promotion sur le Comptoir, comme il avait eu l'audace avec l'un de ses derniers livres . Comme ça, pas chien, je lui libère du temps pour venir faire la vaisselle à la maison parce que, faut pas déconner, mais ses bonnes recettes ont parfois un défaut : elles tâchent durablement. Et quitte à conclure sur un bon mot, je ne lui et vous ferai pas l'affront de vous donner l'adresse de son blog, pensez à bien refermer en sortant et à emporter le doggy bag :)

Sébastien Naeco

Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
116. Exposition BD : Quai d'Orsay de Christophe Blain
En attendant la prochaine exposition du prometteur Vincent Perriot, la galerie parisienne BDArtist(e) débute l'année avec une valeur sure de la bande dessinée. Christophe Blain vient d'obtenir son plus grand succès auprès de la critique mais surtout du public pour son diptyque atypique et très puissant sur les arcanes du pouvoir politique. La galerie BDArtist(e) l'a convaincu d'exposer et vendre

Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :BD75011, le blog BD de Manuel F. Picaud
117. Chronique | Mister Wonderful (Clowes)
Dans un bar quelconque des Etats-Unis, Marshall patiente. Quinqua dépressif et anxieux, il attend son rendez-vous avec l’amie d’une amie, le premier depuis son divorce 6 ans auparavant. Elle est en retard, il fait des plans et ressasse inlassablement sa vie. Quand soudain… apparaît Nathalie. Le petit monde angoissé de Daniel Dans le monde de [...]
Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :IDDBD
118. Le Pilote à l'Edelweiss – Tome 1: Valentine
Au-dessus des tranchées de 14-18, un aviateur allemand terrorise un as de l'aviation française…

 Ils sont deux… Deux frères jumeaux… Henri est un as de l'aviation au sein de l'escadrille des cigognes. Alphonse, lui, a été muté de l'aviation, pour une raison disciplinaire qu'on ne connaît pas. Il se trouve au sol, les yeux souvent fixés sur les nuages que trouent les « Nieuport », avions de l'armée française. Il y a une femme, aussi, Valentine, épouse d'Alphonse… Et un pilote allemand, dont l'engin de mort s'orne d'un edelweiss, et face auquel Henri oublie tout courage pour n'être plus que peur… Et, enfin, il y a un passé… Le Paris de 1910, inondé, la rencontre entre Valentine et Alphonse, et un secret, un mystère à peine ébauché dans ce premier volume d'une série qui doit se décliner en trois albums.

Aux commandes scénaristiques du « Pilote à l'Edelweiss », c'est Yann qui tient le manche à balai.

Yann, incontestablement, est un surdoué de la bande dessinée. Il est à l'aise dans tous les genres, de l'humour au réalisme, de l'histoire à la fiction pure… Et il a les défauts de ses qualités, selon l'expression consacrée: parfois, dans ses différents scénarios, il s'égare quelque peu, obligeant les dessinateurs à des raccourcis pas toujours très heureux… Et c'est le cas ici: on perd pied de temps en temps dans le mélange des intrigues, des lieux, du passé, du présent…

On perd pied, mais on est séduit, malgré tout… Parce que les mystères sont là, et qu'on en attend l'explication, bien entendu. Et parce que le dessin de Hugault , presque hyperréaliste parfois, et sa couleur, somptueuse et variée, soutiennent à grandes envolées graphiques, le fil conducteur de l'intrigue. Les combats en plein ciel sont d'une beauté envoûtante, tout comme les scènes plus intimes, dans tous les sens du terme, vécues dans une garçonnière accueillante…

Au total, donc, un premier épisode intéressant, qui laisse bien des questions en attente… Espérons que Yann , avec le talent qui est le sien, réussira à répondre à ses espérances dans les deux prochains épisodes de cette série naissante. La guerre de 14-18 et ses horreurs, tellement bien montrées et analysées par ailleurs par un dessinateur comme Tardi, cette guerre, le dessin de Hugault , et notre intérêt de lecteurs le méritent vraiment…

Jacques Schraûwen

Le Pilote à l'Edelweiss, tome un-Valentine, de Yann et Hugault, est paru aux éditions Paquet

Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
119. Pour une Saint Valentin diablement cool, on offre au 50 premiers à aimer notre statut FB la lecture de Nelson T7 !
izneo_officiel: Pour une Saint Valentin diablement cool, on offre au 50 premiers à aimer notre statut FB la lecture de Nelson T7 ! http://t.co/TWZZPfY5
Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
120. Izneo accueille son nouveau Directeur Commercial, Nicolas Lebedel
izneo_officiel: izneo accueille son nouveau Directeur Commercial, Nicolas Lebedel
Il y a 8 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
121. Visiteurs d'Angoulême : mieux vaut compter les bulles du Festival - Actualitté.com

Actualitté.com
Visiteurs d'Angoulême : mieux vaut compter les bulles du Festival
Actualitté.com
Évidemment, le Festival international de la BD à Angoulême réunit les passionnés et les amateurs, mais maintenant que la trêve des confiseurs est levée, il serait bon de se poser les questions éternelles. Eternelles, car sans réponses.
et plus encore »
Il y a 9 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source : actualitte.com
122. Le top des dictateurs de BD

Plekszy-Gladz, le Grand Schtroumpf, Zorglub ou Babar, qui est le pire tyran de l'histoire de la bande-dessinée?

97,14% des voix, dimanche dernier, pour le président turkmène qui reste ainsi en bonne place dans le top des présidents élus . Gourbangouly Berdymoukhamedov (quel nom merveilleux) nous rappelle que dans certains pays, on est encore bien loin de l'Egypte, de la Tunisie ou de la Syrie et qu'on continue de respecter l’autorité. Quitte à en passer par des scores électoraux absurdes, qu'on n'ose imaginer en fiction. En BD, justement, on croise aussi une tripotée de dictateurs. Despotes inflexibles ou tyrans ridiculisés, voici probablement les dix plus célèbres. Je vous laisse juger du plus cruel d'entre-eux… Plekszy-Gladz

Si Samson tirait son pouvoir de sa tignasse, nul doute que le dictateur bordure règne par la moustache. Si le visage du tyran est presque invisible (on ne le voit qu’une seule fois, au détour d’une case de l’Affaire Tournesol), sa moustache est partout. Sur les drapeaux de la Bordurie, dont elle est devenue l’emblème, sur les brassards de la police politique, un peu partout dans l’orthôgrâphe sî partîculiêre de lâ lânguê bôrdûre et même sur les pare-chocs des voitures. Avec les moustaches de Plekszy-Gladz, Hergé ne s’y est pas trompé: d’Hitler à Staline en passant par Saddam Hussein, les grands dictateurs du XXème siècle sont avant tout des moustachus. Vu à quel point il a mis son pays sous sa coupe, Plekszy-Gladz fait certainement partie de cette lignée là. Zorglub

Zorglub est le dictateur le plus saint-simonien de la liste. Sa croyance effrénée dans le progrès technologique le pousse à tous les dérapages. Il est l’un des personnages secondaires récurrents de Spirou et Fantasio, débordant de projets mégalomaniaques. Dans le dernier album paru en 2011, la Face cachée du Z , il tente par exemple d’établir un empire pour riches sur la lune. Tout simplement. Pendant maléfique mais attachant du Comte de Champignac, il redevient par moments gentil, avant de évidemment de replonger dans ses travers dictatoriaux. Spirou et Fantasio devront d'ailleurs affronter d’autres autocrates dans leurs aventures comme Zantafio, cousin du second, alias le général Zantas. Certains pays qu'ils visitent ne sont pas vraiment des démocraties sympathiques non plus, comme le Touboutt-Chan. Le Grand Khân

«Je suis devenu dictateur à l’insu de mon plein gré» pourrait dire Herbert de Vaucanson, paraphrasant Richard Virenque. A force d’accumuler tous les Objets du destin, souvent par hasard, le voilà à régner sur le monde de Terra Amata, celui qu'ont créé Sfar et Trondheim dans leur saga Donjon. Herbert ne voulait sans doute pas du pouvoir, il doit désormais l’assumer de manière cruelle, à tuer d’une pichenette et à devoir en permanence déjouer des tentatives d’assassinat. Jusqu’au bout, jusqu'à ce que le monde explose. Peut-être, alors, en sera-t-il enfin libéré. Mais pour le savoir, il faudrait que Sfar et Trondheim se bougent un peu plus les fesses au niveau des scénarios.

Les généraux Tapioca et Alcazar

Il ne fait pas bon d’être démocrate au San Theodoros. Quand un dictateur est renversé, c’est toujours un autre despote qui prend sa place. Comme dans un théâtre de Guignol, Tapioca et Alcazar semblent s’être partagés les rôles dans ce pays d’Amérique Latine imaginé par Hergé. Si on voulait faire une analogie historique, c’est un peu comme si à Cuba, Batista et Castro se renversaient mutuellement tous les 18 mois. Avec ses atours militaires, Tapioca est plus proche du premier tandis que la casquette et le goût des cigares d’Alcazar le rapprochent forcément du Lider Maximo. Deux dictateurs accomplis, véritables mines de conseils pour réussir un coup d’Etat en Amérique Latine . A la limite, on pourrait même dire qu’Alcazar est le pire des deux, car, au contraire de Tapioca qui annonce la couleur, Alcazar se veut  toujours porteur d’espoir. Des espoirs déçus, forcément. Mongul

Mal prononcé, Mongul pourrait être une petite commune sympathique du Lot-et-Garonne. Mais finalement on  préfère l’option «dictateur extraterrestre». Apparu en 1980 dans l’univers de Superman, Mongul tente alors de récupérer le pouvoir sur sa planète, après avoir été déchu par son peuple. Pour cela, il développe une super arme, une planète artificielle nommée Warworld et censée pouvoir tout détruire (“ah oui, comme l’Etoile noire”). Je vous le résume vite mais à un moment il essaie de détruire le soleil de la Terre, comme ça, tranquillement. Mais comme vous l'avez remarqué, il s’est levé ce matin, donc ça n’a pas dû marcher.

Basam Damdu

Quand Jean-Luc Mélenchon met en garde contre les dangers de la théocratie tibétaine , a-t-il en tête les premiers albums de Blake et Mortimer? Dans la trilogie de l’Espadon imaginée par Jacobs, Lhassa est devenue la capitale du monde non-libre, celui de l’Empire Jaune que dirige l’inflexible Basam Damdu. Assis sur un arsenal nucléaire capable de désintégrer la planète en quelques heures, disposant des dernières avancées de la technologie militaire comme le terrible gaz GX3, Basam Damdu est l’archétype du mal absolu. Le genre de tyran à vouloir faire sauter la terre en même temps que sa chute…

Babar

Je sais, il y a quelques mois j’ai défendu Babar contre Luc Chatel . Mais je soulignais déjà que cela reste un monarque qui ne semble pas du tout pressé de proposer un régime démocratique. Pourquoi le faire?, me direz-vous… Son peuple l’aime, il est l'égal de Frédéric II, un roi éclairé. Et si le Prussien a bâti le château du Sans-Souci, Babar a aussi des tendances mégalomaniaques puisqu’il a donné à sa capitale le nom de sa femme. N’est-ce pas au plus intelligent, justement, de prendre conscience qu’il faut laisser choisir l’éléphant lamba par lui-même, quitte à ce qu’il se trompe ? Vite, un référendum à Célesteville !

Le Grand Schtroumpf

Les Schtroumpfs sont des fascistes selon un auteur récent qui cherchait juste le buzz. Ah bon, je pensais qu’ils étaient communistes. Ce qui est certain, au moins, c’est que le grand Schtroumpf ne semble pas pressé de partager le pouvoir. Il règne sur le village à travers un système de lois orales bien pratiques, et, dès qu’il disparaît, c’est le bordel. Les tentatives de régime alternatifs comme celui du Schtroumpfissime sont des graves échecs. Surtout, un peu comme Staline faisant réécrire l’encyclopédie officielle chaque année, le Grand Schtroumpf ne parle jamais du passé. Pourtant, de nombreuses questions se posent. Sachant qu’il a 542 ans et que les autres ont 100 ans en moyenne, que s’est-il passé pendant quatre siècles et demi? A-t-il vécu seul? A-t-il éliminé un à un ses rivaux? Derrière l’aspect champêtre de ce petit village, se cache-t-il un infâme génocide? Adam Susan

Dans la catégorie des tyrans de BD franchement effrayants, Adam Susan est en bonne position. Haut-commandeur du Feu Nordique, un parti fasciste britannique d’inspiration religieuse, il règne d’une main de fer sur le Royaume Uni à la tête d’un état totalitaire. Dans sa panoplie de dictateur accompli, Adam Susan dispose d’un système de surveillance généralisé de sa population et d’un outil répressif des plus avancés, qui comprend notamment des camps de concentration pour les Juifs, les Musulmans, les Homosexuels et n’importe quelle personne qui s’opposerait à son gouvernement sans partage. Mais un homme finira par se lever contre lui, un justicier nommé V, dont le masque de Guy Fawkes est désormais célèbre dans le monde entier, entre autres car c’est le symbole des Anonymous. Remember, remember, the fifth of november … Jean-Ferdinand Choublanc

Oubliez les 20 arrondissements actuels, dans le Paris de 2023, il n’y en aura plus que deux. Le premier arrondissement central réservé à l’élite, le second périphérique où se massera la majorité, dans une misère crasse. A la tête de ce Grand Paris de l’iniquité, Enki Bilal a placé, dans sa trilogie culte Nikopol, le dictateur Jean-Ferdinand Choublanc. Mélange entre Mussolini et le roi Ubu, arborant des peintures faciales à rendre jaloux n’importe quel membre de Kiss , Choublanc est un dictateur très émotif, passant allégrement de la joie à la colère la plus complète. En tous cas, c’est un tyran qui a tellement de pouvoir qu’il n’aspire plus à rien d’autre qu’à l’immortalité. Mais quand il s’agit de dealer avec des Dieux, les affaires se compliquent forcément…

Laureline Karaboudjan

Illustration : Zorglub , DR.

Il y a 9 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Des Bulles Carrées
123. Cupidon 22: Une copine pour Cupidon
Cupidon: une série bon-enfant, alliant humour et poésie amoureuse…

Pour ce vingt-deuxième volume de sa série fétiche, le dessinateur Malik s'est séparé du prolifique scénariste Cauvin et a changé d'éditeur. Désormais, Malik se retrouve seul aux commandes de cette série tous publics, qui nous fait voyager, du paradis à la terre, sur les chemins de l'amour… Des chemins balisés par le dessin tout en rondeur, tout en finesse également, de ce dessinateur, vieux routier de la bande dessinée, à l'aise tant dans le réalisme âpre et dur (Archie Cash, Johnny Paraguay…) que dans l'humour bon-enfant, comme ici…

Le paradis, réinventé par Malik, est souriant… Et Saint-Valentin y est, bien évidemment, présent tout au long de l'album… Cette présence, Malik l'a voulue…

Outre le dessin, Malik s'est donc attelé également au scénario… Et même s'il y a parfois une faiblesse au niveau des « chutes » des différents gags qui peuplent cet album, on sent cependant chez l'auteur une liberté de ton qui n'était pas toujours présente dans les précédents volumes, une liberté d'imagination, aussi, assez neuve, comme il le dit lui-même…

On découvre ainsi des personnages qui n'ont rien d'enfantin dans ce vingt-deuxième chapitre des aventures de l'ange de l'amour! Il y a Marilyn Monroe, Landru, et même Hitler… On pourrait croire, dès lors, que l'accessibilité au jeune public pourrait s'en ressentir, mais il n'en est rien. Malik réussit à nous offrir plusieurs niveaux de lecture, et aucun d'entre eux ne peut choquer le jeune lecteur…

La bande dessinée est un art d'abord et avant tout populaire… Et Malik fait partie de ces auteurs qui se construisent une carrière loin des salons pédants où il faut s'ennuyer pour se donner l'illusion d'être heureux… C'est un dessinateur dont les sourires ne demandent qu'à se partager avec le plus grand nombre…

Jacques Schraûwen

Cupidon 22: Une copine pour Cupidon – par Malik – Editions Joker

Il y a 9 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
124. PunisherMAX : récits annexes
Le troisième tome de la série PunisherMAX contient quatre brèves histoires indépendantes rassemblées sous le titre Cible : Castle.

La nouvelle série consacrée au Punisher et menée par Aaron (cf tomes   #1 et #2 ) s'offre ici une petite pause narrative avec cette compilation de one-shots parus en 2009 et 2010. On commence par le PunisherMAX : X-Mas Special qui, comme son nom l'indique, se déroule pendant la période de Noël. Scénario de Jason Aaron, dessin de Roland Boschi. L'ensemble constitue une entrée en matière sympathique et vaut surtout le coup d'oeil pour l'ami Frank, déguisé en père Noël, et le même Castle obligé de s'improviser médecin accoucheur. Final amer et sans concession, à l'image du personnage.

L'épisode suivant s'intitule Butterfly et se penche sur le destin d'une tueuse à gages écrivant un livre autobiographique qui dérange évidemment ses anciens employeurs. Le scénario est de Valerie d'Orazio, les dessins de Laurence Campbell. Castle est absent de la majorité des planches et vient uniquement apporter une conclusion aussi violente que discutable. Les auteurs mettent ici habilement la morale, extrémiste, du Punisher à rude épreuve en mettant en scène une criminelle qui inspire, sinon la sympathie, du moins une certaine compassion. Le parcours de la jeune femme, bien que n'excusant pas ses actes, la rend à la fois humaine et complexe et contraste fortement avec la froideur de Castle dont on ne peut qu'admettre ici les limites de la logique. Une manière intelligente de prendre ses distances avec le jusqu'au-boutisme lié à la série.

L'on poursuit avec Get Castle, écrit par Rob Williams et dessiné par Laurence Campbell. Le justicier se rend au Pays de Galles afin de régler leur compte à une bande d'ex SAS, ayant oeuvré en Afghanistan, et ayant, depuis leur retour, fait main basse sur le trafic de drogue. Un récit plus classique, articulé autour d'une banale vengeance. La dernière planche apporte néanmoins, comme pour les deux épisodes précédents, une forte dimension dramatique.

Enfin, Happy End vient conclure l'album. Le tandem créatif est cette fois composé de Peter Milligan au scénario et de Juan José Ryp au dessin. Un comptable plutôt timide se retrouve impliqué dans une dangereuse course-poursuite alors qu'il se rendait dans un "salon de massage" pour tromper sa femme pour la première fois. Pas de bol.  Peut-être l'histoire la moins aboutie. Au niveau graphique, le style de Ryp, sur-détaillé et plein de fioritures inutiles, convient assez mal à certaines scènes. Les flammes, générées par les tirs, à la gueule des canons, font par exemple penser à des sortes de flaques de matière molle. Même remarque pour la fumée ou encore la poussière soulevée par les véhicules, la densité leur donne un aspect étrange. 

Le bilan est plutôt positif, avec l'ambiance sombre et violente habituelle qui est au rendez-vous mais aussi un second degré amusant (pour le premier épisode) et une condamnation intelligente (pour le deuxième) de la rigidité du Punisher. L'on s'éloigne néanmoins de la ligne directrice tracée par Aaron et qui consistait, avec réussite pour l'instant, à intégrer, en les modifiant quelque peu, les personnages Marvel classiques à l'univers, plus axé polar, de Castle.

Une lecture sympathique donc, mais pas indispensable pour la suite.

Il y a 9 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Univers Marvel
125. A puceau, l'humanité reconnaissante
Mais qu'est-ce donc que cet animal-là ? Un lémurien prénommé tantôt Maki , le Lémurien ou Fabrice , Avatar plus ou moins fictionnel de Fabrice Tarrin , dont vous vous rappelez peut-être la petite interview en ces colonnes et mes deux chroniques de ses albums chez Dupuis , en 2010 et en 2011 ? Cas unique à ma connaissance en BD, les aventures du Lémurien voguent d'un éditeur à l'autre, en premier lieu chez Delcourt dans la collection Shampooing , puis chez Dupuis, aujourd'hui chez Vents d'Ouest et demain, qui sait, on parle (l'auteur lui-même sur son blog ) des éditions Marabout !

C'est cependant à la sortie récente du Parcours d'un puceau que je tiens à consacrer ce billet, alors qu'approche la Saint Valentin (mais je vous déconseille de l'offrir à l'élu(e) de vos pensées pour cette occasion précise) et qu'une couverture avec un personnage démultiplié qui forme un cœur pourrait laisser penser que, oui, mais non. Le titre est à cet égard peut-être beaucoup plus éloquent que le beau dessin symbolique car d'un puceau il s'agit apparemment bien, et de son chaotique parcours dans les sphères brillantes des starlettes pour ado auxquelles Maki le Lémurien se retrouve, un peu contre son gré, à fréquenter. Dans un Paris toujours réaliste, quotidien, mais dans une aventure où les personnages sont moins identifiables (à la différence du précédent Charlotte Gainsbourg mon amour qui était concentré sur la fascination qu’exerce la fille de Serge sur le petit héros à rayures), il est question non de se dépuceler mais de conquérir la belle qui se trouve être une petite prétentieuse inconséquente, comme parfois à cet âge là de l'adolescence (et j'entends dans le fond des lecteurs qui ricanent en assurant que ça peut durer bien plus longtemps).

Toujours aussi cruel avec son Avatar, Fabrice Tarrin réussit une composition à la fois familière et plus acide, qui personnellement me touche encore plus que ses précédents opus lémuriformes car ces râteaux-là, où la jeune dame convoitée me rit au nez alors que je lui fais des avances, ça, c'est du vécu qui fait mal et qui marque et qui, chez moi, résonne méchamment. Ce qui est toujours bien avec Maki, c'est qu'il n'est jamais le champion de la cour de récré, comme 95% des garçons dans ces environnements-là, où comme pour le Top 50 il y a un numéro un qui reçoit la majorité des suffrages et les autres qui comptent les points. Maki est de ce point de vue un personnage non médiocre ni moyen mais au milieu, c'est-à-dire qu'il est à l'équilibre d'une certaine norme, il est comme la Léa de Louise Attaque , " pas joli mais pas moche non plus ". Moi je m'y retrouve et je pense ne pas être le seul. Maki rules !

Sébastien Naeco

Il y a 9 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
126. Mini-Chronique | Tétine Man (Long & Nicolas)
Aujourd’hui, j’entame un nouveau type d’article sur IDDBD : les mini-chroniques. Ces billets sont destinés à des albums dont je souhaiterais parler mais qui ne nécessitent cependant pas d’en faire une analyse longue et profonde (hum, hum) comme dans les chroniques habituelles. Je pourrais également les utiliser pour vous signaler la suite de séries déjà [...]
Il y a 10 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :IDDBD
127. Trafic du temps de l'Apocalypse
Les éditions Ki-oon , récemment auréolées (et à juste titre) du Prix Inter-générations à Angoulême pour Bride Stories , a décidément un catalogue attractif en ce moment. Après Front Mission chroniqué sur le Comptoir il y a peu, voilà une autre de leur nouveauté qui attire l'oeil et l'intérêt : The Arms Peddler, littéralement le marchand d'armes, qui prend ici la forme d'une grande naïade blonde qui rappelle les créatures créées par Leiji Matsumoto dans Gun Frontier . The Arms Peddler raconte donc les tribulations de la trafiquante d'armes Garami , entichée d'un orphelin prénommé Sona , dans un univers à la croisée des chemins entre Dark Fantasy, récit post-apocalyptique sauce Hokuto no Ken , et Western crépusculaire.

L'intérêt de ce titre, en dehors de sa puissance graphique, réside dans la morale à plusieurs niveaux de ses épisodes, suivant un mode de narration éculé : Garami et Sona sont confrontés à des communautés humaines ou à des individus isolés envers qui ils vont devoir se positionner, entendu que leurs choix ne seront jamais les meilleurs mais, peut-être, les moins pires. Le fait que leur activité consiste à vendre des armes n'est évidemment pas anodin et qu'ils soient ceux par qui les moyens de mort arrivent portent sur eux si ce n'est toute la responsabilité, au moins une part de celle-ci dans la manière dont les évènements tournent. Chaque récit suit des contours qui semblent prévisibles mais s'avère le plus souvent bien plus complexe et profond que l'amorce initiale. Les deux auteurs, Kyoichi Nanatsuki au scénario et le coréen Night Owl (non, pas celui de Watchmen ) au dessin, savent ménager leurs effets sous des dehors plutôt convenus (Sona l'orphelin protégé par une Némésis aussi sculpturale qu'énigmatique, qui en sauvant le garçon se positionne d'emblée du côté des "bons", oui, bon, voilà). Le premier tome donne certes des impressions de déjà-vu, notamment pour qui aime Full Metal Alchemist , mais parvient, avec l'appui de quelques éléments magiques et fantastiques, à intéresser suffisamment pour donner envie de connaître la suite. Un peu comme une autre série voisine, Shin Angyo Onshi , parue chez Pika au cours de la précédente décennie, dont la beauté formelle avait su palier quelques évitables longueurs en fin de cycle. On en est pas encore là et The Arms Peddler, avec son puissant désespoir et son Humanité brisée en reconstruction, en a manifestement encore beaucoup sous la botte, surtout quand celle-ci dissimule une jambe ahurissante à même de complaire au plus blasé des boutonneux dont je fais (parfois) encore partie !

Sébastien Naeco

Il y a 10 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
128. Dimanche KBD : Swallow me whole
Nouvelle étape dans notre mois consacré aux 10 ans de la collection Ecritures de Casterman avec Swallow me whole de Nate Powell. Un album qui a apporté son lot de débat au sein de notre équipe. Une œuvre forte qui aborde la question de l'adolescence sous ses aspects les plus obscurs. Je vous invite à [...]
Il y a 11 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :IDDBD
129. #BD chronique BD de Atlantique, CHRONIQUES OUTREMERS, bruno le floc'h, bruno le floc'h, dargaud
BDouebe: #BD chronique BD de Atlantique, CHRONIQUES OUTREMERS, bruno le floc'h, bruno le floc'h, dargaud http://t.co/lNnOYHLM via @BDouebe (5/5)
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130. #BD chronique BD de Méditerranéenne, CHRONIQUES OUTREMERS, bruno le floc'h, bruno le floc'h, dargaud
BDouebe: #BD chronique BD de Méditerranéenne, CHRONIQUES OUTREMERS, bruno le floc'h, bruno le floc'h, dargaud http://t.co/9UbrIQbH via @BDouebe (5/5)
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131. #BD nouvelle chronique BD : en route pour Seattle, BUDDY BRADLEY, peter bagge, peter bagge, rackham
BDouebe: #BD nouvelle chronique BD : en route pour Seattle, BUDDY BRADLEY, peter bagge, peter bagge, rackham http://t.co/rEGT8jKl via @BDouebe
Il y a 11 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / BDouebe
132. La présence et la trace

au sujet d'Alabaster d'Osamu Tezuka, Flbl, 2012 [1970].

L'invisibilité est un motif narratif récurrent dans les bandes dessinées. Qu'on pense à la femme invisible dans les Fantastic Four de Jack Kirby, au Steel Claw (Griffe d'acier) de Jesús Blasco, dessiné pour Fleetway, qui est invisible à l'exception de sa main artificielle, ou encore aux personnages qui projettent un double ectoplasmique comme le Dr Strange de la Marvel.

L'invisibilité est même un motif d'un excellent rapport dans le médium des bandes dessinées. Il est stripogénique, si on nous pardonne ce néologisme. Ceci est un paradoxe, car par définition, si un personnage est invisible, il n'y a plus rien à dessiner et donc il n'y a plus rien à voir.

Alabaster d'Osamu Tezuka (publication originale dans Weekly Shônen Champion de décembre 1970 à juin 1971) illustre admirablement comment les logiques imagière et narrative donnent naissance à la « règle du jeu » de l'invisibilité, autrement dit aux lois propres à un élément conjectural, dans un univers fictionnel de bande dessinée. Réduite à son essence, cette règle du jeu est un principe de « littéralité ». Les règles qui gouvernent l'univers fictionnel sont précisément celles qui gouvernent le dessin, le dispositif et le récit dessiné lui-même. Ou, si l'on préfère, les choses arrivent dans le monde de la fiction comme elles arrivent sur la planche.

Dans le cas d'Alabaster, les « règles du jeu » de l'invisibilité, si on les énonce, paraissent au premier abord tout à fait arbitraires, et il semble même que le dessinateur ne les ait inventées que pour mener à sa guise son récit rocambolesque. Mais si l'on considère ces lois en fonction du génie du médium, on découvre leur logique sous-jacente.

Dans Alabaster, l'invisibilité provient d'un rayon à rendre invisible. Seulement ce rayon n'est pas au point et le personnage éponyme qui, ironiquement, est de race noire, devient seulement laiteux. Sa peau est transparente et on voit les veines, comme les veines de l'albâtre. Bref, notre homme invisible est en réalité un défiguré, une sorte de fantôme de l'opéra, qui devient d'ailleurs fou et qui conspire à vouer le monde entier à la laideur. Il a par exemple un zoo de malheureuses bêtes qu'il a rendues monstrueuses par des décharge du rayon à invisibilité, les changeant, totalement ou partiellement, en écorchés ou en squelettes ambulants.

Mais il se découvre aussi qu'Alabaster l'a échappé belle car, lorsqu'on insiste avec le rayon jusqu'à ce que le cobaye devienne réellement et complètement invisible, ce cobaye meurt aussitôt. Il ne reste de lui qu'un petit tas de poussière, invisible naturellement.

Finalement, une troisième règle se dévoile. Les femmes touchées par le rayon, et qui sont partiellement invisibles, lorsqu'elles accouchent, donnent naissance à des enfants qui deviennent, eux, totalement invisibles. Il y a donc au monde une fillette invisible. Elle est née invisible, de la fille de l'inventeur du rayon, qui avait une invisibilité partielle et qui s'est suicidée. La petite Amy ne prend figure que lorsqu'on passe sur son visage et son corps le contenu d'un poudrier. Elle s'incarne alors, c'est-à-dire qu'elle prend figure, une figure qui doit être (mais ceci la bande dessinée ne le montre pas) du plus délicat incarnat, puisqu'elle n'est que la trace légère que dépose la houppette sur du rien, sur du vide lumineux.

Comme on le voit, ce qui est mis en scène ici au premier chef est la question de la carnation. La carnation, la surface, comme le fait observer Marie-José de l'Incarnation (la philosophe Marie-José Mondzain, dans L'Image peut-elle tuer, Bayard, 2002), c'est ce qui est à la fois présent et absent (la philosophe parle même d'un principe du tiers inclus). Il s'agit de faire voir, de faire venir au visible ce qui d'abord n'est pas là, et qui est précisément le visage d'Amy, qu'on peut toucher, mais que, normalement, on ne peut pas voir.

Alabaster et Amy s'expliquent donc l'un par l'autre. Alabaster est un défiguré. Il a littéralement perdu la face. Ce qu'on voit, et qui le rend monstrueux, c'est l'appareil des vaisseaux, des muscles, etc. Amy, à l'inverse, est une désincarnée (au sens littéral de quelqu'un qui a perdu la carnation). Elle est tout à fait réelle, elle a un corps, mais ce corps ne donne pas prise à la vue.

Il y a donc chez Tezuka la conscience que la présence passe par la surface, par l'incarnation. On pourrait penser que passer de la carnation à l'incarnation, c'est jouer sur les mots (même si nous reprenons ici strictement la terminologie de Marie-José Mondzain). Mais en l'occurrence, dans les univers dessinés, les deux mots sont réellement synonymes. Dans les lois du dessin, donner une surface, un incarnat, c'est ipso facto donner chair à un personnage. Chez Tezuka, Amy est à l'évidence cousine de Tetsuwan Atomu (Astroboy), robot fabriqué à l'image de son petit garçon mort par le Pr Temma, et de la petite Pinoko, la petite assistante du génial chirurgien Black Jack. Le Pr Temma crée Tetsuwan Atomu en disposant des composants électroniques dans un corps robotique. Pinoko est un kyste tératogène, une tumeur contenant des morceaux d'organes surnuméraires. Black Jack les dispose dans une enveloppe humaine, un sorte de corps robotique, et l'ensemble produit une petite fille en apparence parfaitement normale. C'est donc la réunion des organes (ou des composants électroniques) dans une peau qui crée une individualité.

Paradoxalement, la distance entre Alabaster et Amy est moins grande qu'il n'y paraît. Encore une fois, Alabaster n'est pas exactement changé en écorché de manuel d'anatomie. Il est devenu laiteux. Lui-même trouve l'albâtre une matière très belle et il porte en permanence sur lui une coupe en albâtre. Ainsi, il reste bien chez Alabaster quelque chose de figurable, une carnation. La référence minérale ne doit rien au hasard. Si des matières comme l'albâtre, le marbre, etc., sont si belles, c'est précisément parce que la lumière les pénètre profondément.

Quant à Amy, elle est bel et bien invisible la plupart du temps. Comment la montrer, dès lors qu'il n'y a plus de cosmétique pour lui donner chair ? Ici, Tezuka utilise simultanément toutes les modalités de la figuration de l'infigurable. Il peut révéler la présence d'Amy par la seule chose d'elle qui reste visible, ses yeux (en effet, si ses yeux étaient transparents, elle serait aveugle !). Ou bien il peut montrer ses traces (par exemple ses traces de pas mouillés), ou révéler des indices de sa présence (par exemple tel objet qu'elle déplace ou avec lequel elle s'enfuit). Ou bien encore, quand le récit l'exige, il peut recourir non à la trace, mais à un tracé arbitraire, à l'indication d'un contour inachevé (c'est ainsi que Jack Kirby représente la femme invisible, mais il opte, quant à lui, pour un contour en pointillé).

Nous avons parlé de surface, mais il nous faut à présent parler de tracé. Un principe fondamental de la mythopoeia des littératures dessinées est que le personnage de papier est créé par le trait du dessinateur. Ce trait ne décalque pas une figure préalablement existante, il donne naissance au personnage lui-même, qui se présente donc dans l'univers fictionnel avec ses caractéristiques graphiques (et non seulement ses caractéristiques physiques). C'est ce qui explique que les personnages dessinés aient si souvent des caractères amiboïdes (ils sont en caoutchouc et sont susceptibles de déformations, on peut percer leur contour et les dégonfler, etc.). A contrario, cela signifie qu'on peut détruire un personnage tout simplement en le gommant. C'est ce qui explique la prolifération dans les récits dessinés des rayons destructeurs, rayons de la mort, lasers, etc., qui sont en réalité des rayons effaceurs, des rayons gommeurs. C'est évidemment dans cette catégorie que se range le rayon à rendre invisible dans Alabaster.

Dès lors, on comprend pourquoi le rayon à invisibilité est impossible à mettre au point et pourquoi il a cet effet létal. Le rayon incorpore la fonction poiétique du tracé dans les univers dessinés. À cet égard, il est un modificateur du tracé, ou un générateur de tracés fantaisistes ou aberrants, bref, un engin à fabriquer des monstres, Alabaster lui-même, ou les animaux du zoo d'Alabaster, coupes anatomiques vivantes, comme les productions d'un Damien Hirst. Simultanément, le rayon est un rayon gommeur, et lorsqu'on a entièrement gommé un personnage, ce personnage cesse d'exister, et il ne reste qu'un petit tas de poussière, correspondant aux chiures de gomme.

Entre la génération par le tracé et l'effacement par le gommage, Amy représente ce paradoxe d'un personnage blanc sur fond blanc. La question qui se pose au dessinateur est de lui rendre une forme (par un tracé diagrammatique) ou une chair (grâce au contenu d'un poudrier). Au-delà des « effets spéciaux » dont use Tezuka, cette question de l'incarnation est le véritable sujet de ce rocambolesque feuilleton qu'est Alabaster.

Harry Morgan

Il y a 11 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :neuvième art 2.0
133. Before Watchmen : réenchanter la légende ?
L'information du mois, peut-être de l'année, provient d'un communiqué de DC Comics qui annonce la suite, ou plutôt les préquelles, de Watchmen. Profanation ou bonne idée ?

Décidemment, Watchmen , en tant que référence quasi ultime du comic super-héroïque, n'en finira sans doute jamais de faire couler de l'encre et même de créer la surprise. L'oeuvre culte n'a jamais jusqu'ici connu de suite, une idée presque sacrilège pour nombre de fans et, surtout, pour le scénariste lui-même, le si jovial Alan Moore. DC a pourtant annoncé récemment la mise en chantier d'un ensemble de mini-séries : Before Watchmen. Moore avait déjà refusé que son nom apparaisse au générique de l'adaptation cinématographique (pourtant de bonne facture), il a réagi, à l'annonce de Before Watchmen, en déclarant, dans le New York Times : "I don't want money, what I want is for this not to happen". En gros, "je me fous bien du pognon, ce que je veux, c'est que ça ne se fasse pas". Malheureusement pour Moore, dont on peut comprendre la réaction, les droits (et la décision) appartiennent à DC.

Voyons déjà, concrètement, de quoi il s'agit. L'éditeur américain a annoncé en fait sept mini-séries : - Rorschach (4 épisodes), par Brian Azzarello et Lee Bermejo - Minutemen (6 épisodes), par Darwyn Cooke - Comedian (6 épisodes), par Azzarello et J.G. Jones - Dr Manhattan (4 épisodes), par J.M. Straczynski et Adam Hughes - Nite Owl (4 épisodes), par Straczynski et Andy & Joe Kubert - Ozymandias (6 épisodes), par Len Wein et Jae Lee - Silk Spectre (4 épisodes), par Cooke et Amanda Conner

Le tout se conclura par un épilogue d'un épisode. A première vue, il y a effectivement du potentiel. On peut d'ores et déjà baver sur un Dr Manhattan ou un Hibou vu par le grand Strazcynski par exemple. Le choix de raconter un avant-Watchmen est également judicieux, l'on ne voit de toute façon pas trop comment une "stricte" suite aurait été possible, sans les ô combien charismatiques Rorschach et Dr Manhattan (l'un étant mort, l'autre exilé). Le passé des personnages est suffisamment méconnu pour pouvoir offrir de nombreuses pistes et les auteurs sélectionnés ont suffisamment d'expérience pour savoir qu'ils manipulent un mythe aussi fascinant qu'explosif. Aucun écart ne sera toléré, surtout alors que le projet se fait contre la volonté de Moore.

Cela rejoint quelque peu un billet d'humeur récent dans lequel étaient évoqués Lucas et Star Wars. Là encore, même si je n'ai pas toujours été tendre avec Moore, j'aurais tendance à pencher de son côté. L'exemple est cependant différent, car pour Lucas, il avait à la fois la légitimité morale (en tant qu'auteur) et le droit avec lui. Ici, Moore n'a que sa légitimité d'homme de lettres, bougon et passionné (ce sont les plus agaçants mais souvent les meilleurs), le droit étant, lui, du côté de DC. A la décharge de l'éditeur, il faut néanmoins préciser que les scénaristes savent, dès le départ, qu'un personnage sur lequel ils travaillent, dans le cadre des géants américains que sont Marvel et DC, ne leur appartient pas, même s'ils l'inventent (et, dans ce cas précis, en partant en plus de personnages préexistants, rachetés par DC). Cela peut sembler injuste, mais il ne faut pas oublier les avantages, réels et nombreux, procurés par l'exposition générée par ces grands éditeurs. Rien n'interdit d'oeuvrer en tant qu'auteur indépendant, mais la charge de travail sera tout autre. Tout comme les galères, certes plus nombreuses mais pas insurmontables, comme ont pu le prouver des gens tels que Jeff Smith ( Bone ), Gary Spencer Millidge ( Strangehaven ) ou encore Dave Sim ( Cerebus ).

L'on peut faire ici, à un certain niveau, un parallèle avec la différence, cruciale, qui existe en France entre les contrats à compte d'éditeur (où un auteur cède ses droits à un éditeur en échange d'un réel travail éditorial et d'un pourcentage sur les ventes) et les contrats à compte d'auteur (où l'auteur conserve 100% de ses droits mais se doit d'accomplir des tâches techniques dont il ignore souvent tout).

Difficile d'opter pour l'une des possibilités et de se plaindre ensuite de ne pas avoir les avantages de l'autre. Le jusqu'au-boutisme de Moore doit également probablement lui nuire. Puisqu'il ne peut pas empêcher une suite, ou disons une extrapolation de son oeuvre, il aurait pu, en s'y associant, limiter la casse en supervisant l'ensemble, DC n'ayant probablement pas craché sur la bénédiction de l'auteur.  Il préfère ronchonner et se figer dans une posture extrême, ce que je comprends tout à fait mais semble, à froid, un peu contre-productif.

Qui n'a pas rêvé de voir de nouveau Rorschach faire équipe avec le Hibou ? Qui n'a pas eu envie d'en savoir plus sur la vie, chaotique, du Comédien ? L'annonce de DC suscite évidemment de l'intérêt, mais attention. L'on exhume ici des corps qui avaient été dignement enterrés. Si c'est pour en tirer de nouvelles choses, de nouvelles émotions, pourquoi pas. L'on aura alors tôt fait d'oublier l'orgueil malmené de Moore. S'il s'agit par contre simplement de nous fourguer des récits insipides, manquant de fond et d'audace, alors la colère sera aussi grande que légitime. L'on peut blesser un auteur, se passer de son avis, mais il faut alors le faire pour de bonnes raisons. Plus que n'importe quelle oeuvre, Before Watchmen va être scrutée avec attention. Avec espoir mais sans clémence. Car ouvrir un tombeau de papier n'est nullement synonyme de réussite. Il faut, lorsque l'on se permet cela, être certain d'avoir le pouvoir de réanimer les corps, de réenchanter la légende. Sans cela, ce ne sera qu'un acharnement, immonde et de mauvais goût, aussi néfaste pour les personnages que pour leur famille. C'est à dire nous. Et Alan.

Loin de tout régler, ce nouveau cas d'espèce apporte, au rapport lecteurs/éditeurs/auteurs, une complexité supplémentaire. Entre l'envie du public, les nécessités économiques et pratiques, et l'exigence artistique, il n'est pas évident de trouver un chemin, agréable, noble, à l'abri des tempêtes mais néanmoins satisfaisant...

"Un bon compromis laisse toujours tout le monde en colère."

Bill Watterson (Calvin & Hobbes)

Il y a 11 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Univers Marvel
134. The Boys : Highland Laddie
Le treizième tome de The Boys est disponible et contient un nouvel arc exceptionnel. Du grand Ennis.

Après avoir vécu de bien pénibles évènements, tant sur le plan sentimental que professionnel, Hughie décide de prendre le temps de faire le point et va se ressourcer chez lui, en Ecosse. Dans le petit village de Auchterladle, il retrouve ses parents et ses amis. Mais le fait de déplacer les problèmes ne les résout pas. Hughie ressasse ses échecs, s'interroge sur ses choix... même son enfance lui revient rapidement en mémoire, apportant avec elle son lot de regrets et de moments difficiles. Pendant que le jeune homme traîne son spleen le long des côtes, des trafiquants, eux, préparent une livraison importante. Une drogue très prisée, et infiniment dangereuse. Trois quarts coke, un quart composé V. Même dans les Highlands, la dure réalité va rattraper Hughie.

Le tome précédent était déjà d'excellente facture, celui-ci s'inscrit dans la même lignée. Le scénario est toujours signé Garth Ennis, les dessins sont de John McCrea. Quasiment pas de super-slips dans ces six épisodes, mais une introspection fort bien menée couplée à une intrigue policière non dénuée d'humour. L'on en apprend tout d'abord plus sur le passé de Hughie, à l'aide d'anecdotes variées, parfois émouvantes, souvent drôles. L'on découvre également ses deux meilleurs potes, et là, on se dit que Ennis exagère un tantinet, qu'il se caricature presque. Et puis l'on poursuit la lecture et l'on est encore une fois scotché par son génie et sa maîtrise.

L'auteur nous parle ici d'un thème au coeur du concept super-héroïque mais également au centre des préoccupations de bien des gamins (et des adultes) : la déception de ne pas être à la hauteur, la frustration de ne pas être un dur, un type cool, à la Eastwood, qui botte des culs tout en balançant une bonne réplique. Bien des gens vous diront, avec maladresse, que la violence ne résout rien, qu'il vaut mieux faire preuve d'intelligence, que l'on se sent meilleur lorsque l'on a des principes... un discours qui, malheureusement, trouve vite ses limites dans la froide réalité de notre monde, gouverné par le plus fort, que ce soit au sein du concert des nations ou au milieu d'une cour d'école. Ennis, ici, en défendant une thèse moraliste peu évidente, réussit l'exploit de nous y faire croire. Il creuse profondément dans l'esprit et le coeur d'Hughie, en sort toute l'amertume, l'aigreur, les non-dits, et finit par mettre à jour sa véritable personnalité. On le savait déjà, c'est Hughie le héros de l'histoire, pas les Masques. C'est lui le brave type. Celui qui a une conscience. Ce que l'on découvre ici c'est pourquoi il est comme ça. Non pas plus faible mais meilleur. Non pas fragile mais sensible. Quant à la référence au Club des Cinq, renforçant encore l'innocence et la pureté du personnage confronté à la laideur du monde des adultes, elle est aussi amusante que pertinente.

Il est comme ça Ennis. Il vous fout dans son récit un travelo improbable, un type obligé de porter un masque tellement il pue de la gueule, il vous lâche quelques bonnes vannes avec un personnage de gangster désabusé remarquable, et, alors que vous pensez être au milieu d'un cirque absurde, il vous montre, gentiment, lentement, ce que cachent réellement ses gesticulations et son exubérance. Dans la vie, ça s'appelle de la pudeur. Dans la fiction, c'est aussi une forme de talent.

Divertissant, intelligent, détonnant.  Une valeur sûre.

Il y a 11 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Univers Marvel
135. Trois Souhaits charme toujours
Un aveu de lecteur : il n'y a pas beaucoup de séries lues ces trois dernières années dont j'attendais avec autant d'impatience la suite. Trois souhaits , réinvention chatoyante des contes arabes, notamment des Mille et une nuits , était au printemps 2010 une formidable découverte. Malin, inspiré, graphiquement somptueux, ce premier album du tandem Mathieu Gabella et Paolo Martinello était sans conteste pour moi un coup de maître. Deux ans après, à l'heure de découvrir la suite des aventures de l'assassin baptisé le Kabyle , le souvenir reste vif, mais la surprise étant éventée, arrivera t-on à retrouver ce profond plaisir de lire une aventure intelligente, de la même manière qu'on passait en revue les trois premiers volets d' Indiana Jones (le quatrième étant, à mon sens, une erreur assez incompréhensible) ?

Ce second volet continue de régaler avec une densité du récit qui oblige le lecteur à rester concentré sur la succession des évènements. Cette complexité participe du plaisir du lecteur qui n'est pas simplement spectateur mais doit aussi mobiliser sa mémoire et son intelligence pour remettre les éléments du récit en place. L'histoire, dont le Kabyle reste le personnage pivot, dévoile les différentes strates magiques entre la conception de la fameuse Lampe merveilleuse et les liens de fascination, de convoitise, de désir de pouvoir des différents personnages fantastiques remobilisés ici, on se souvient d' Aladin et d' Ali Baba apparus dans le tome premier, s'y ajoutent deux autres figures que je n'aurai pas le mauvais goût de démasquer ici. Ils sont (ou font partie) des Djinns, Golems, Rohks (versions arabes des harpies), Ads, ou Kabyles ... Toutes ces créatures et peuplades en présence dont les auteurs nous révèlent les points de liaison et les lieux sacrés, comme ici la cité souterraine d' Iram (aussi connue par chez nous sous le nom d' Ubar ), principal terrain de jeu du récit.

La trilogie Trois souhaits, l'image vaut ce qu'elle vaut, me fait penser à un triple saut en athlétisme : le premier saut donne la direction et s'il n'est pas mordu donne déjà une idée de l'amplitude générale ; le second est le cloche-pied de transition qui amène à la troisième impulsion, la plus longue, qui amène vers la performance et, si le saut est réussi, une explosion d'applaudissements. Nous sommes donc à l'étape 2, mais déjà les mains s'échauffent car on voit bien que le récit est sublimement servi par le dessin très stylé de Paolo Martinello et déjà l'apothéose attendue du tome trois est déjà marquée d'impatience. Ce devrait suffire à vous convaincre que cette série mérite tout votre intérêt !

Sébastien Naeco

PS : l'annonce du premier jugement en Belgique sur l'Affaire Tintin au Congo vient de tomber - je ne vais pas redire ce que disais déjà il y a deux ans et demi , mais je prends acte, comme vous tous...

Il y a 11 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
136. Destins: 14. Ellen
Le point final d'une série étonnante parfaitement réussie…

On peut dire de cette série, « Destins », qu'elle était, dès le départ, une aventure éditoriale originale et un peu folle… Et rien ne permettait de présager de sa réussite, tant les contraintes que cette aventure imposait pouvaient paraître impossibles à assumer… Mais voilà, le quatorzième et ultime opus de « Destins » vient de paraître, et le bilan de cette gageure est totalement positif…

Quatorze volumes, douze scénaristes, treize dessinateurs…

Le premier album raconte l'histoire d'Ellen, une jeune femme qui participe au braquage d'une banque, braquage qui tourne très mal… Dix-sept ans plus tard, cette femme est bien installée dans la vie, elle est mariée, elle a deux enfants, son mari est un avocat réputé prêt à se lancer dans la politique, et elle travaille pour une ONG s'occupant d'eau pour l'Afrique. Mais son passé la rattrape, brutalement, et elle se trouve en face d'une alternative terrible…

Et puisque deux choix se présentent à elle, la suite de cette histoire se décline en deux « deuxièmes » volumes! Et chacun de ces volumes se terminant par une nouvelle alternative, le tout débouche sur quatre numéros trois…

La construction de cette série ressemble donc à une pyramide qui, ensuite, s'inverse, jusqu'à se terminer par un seul et dernier album. Une seule initiale et une seule ponctuation pour une infinité de possibles…

Aux commandes de cette longue histoire qui aborde ce qu'est le destin, ce qu'il peut être, ce en quoi il dépend ou pas de nos décisions, il y a un scénariste, Frank Giroud, pour qui la collaboration entre dessinateurs et scénaristes est une véritable richesse.

L'écueil des incohérences n'a pas été totalement évité, c'est un fait… Il y a aussi, et c'est naturel, des albums qui plaisent moins que d'autres, par leur graphisme ou leur scénario…

Mais l'aventure de cette lecture est enthousiasmante, il n'y a pas d'autre mot! Il s'agit d'une espèce de puzzle qui passe de la réalité la plus sombre à une sorte de fantastique ésotérique, de l'amour à la mort, du bonheur à l'horreur, en restant toujours ancré dans ce qu'est le monde d'aujourd'hui, ses luttes de pouvoirs pluriels, ses injustices de toutes sortes…

Et l'étonnant, c'est que ce puzzle est parfaitement lisible et forme un ensemble qui réussit à séduire de bout en bout, jusqu'à ce fameux tome 14 où se résument, dans un univers où la folie a, elle aussi, sa place, tous les destins envisagés, vécus, rêvés, espérés de l'héroïne…

Il est impossible de citer tous les aventuriers de « Destins », scénaristes et dessinateurs… Mais des graphistes comme Durand, Hulet, Sicomoro ou Pellejero valent le détour… Et les scénarios de Christin, Corbeyran, Lapière ou Rodolphe font preuve d'une suprenante imagination à partir d'un canevas pré-établi…

Et tous, sans exception, méritent la palme du pari pratiquement impossible et totalement réussi!

Jacques Schraûwen

Destins: 14 tomes parus aux éditions Glénat

Pour en voir plus, rendez-vous sur le site…

Il y a 12 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
137. La « Planète Manga » prend possession du Centre Pompidou
Pendant plus de trois mois, le Centre Pompidou, à Paris, va vivre au rythme et aux couleurs chamarrées des mangas. A partir du samedi 11 février et jusqu'au 27 mai, Planète Manga propose à tous les amateurs du genre de rencontrer des mangakas (les auteurs de ces bandes dessinées) mais aussi de participer gratuitement à des ateliers d'initiation et à des défilés de costumes typiques. Planete Manga s'expose au Centre Pompidou, du 11 février au 27 mai 2012. ©CentrePompidou/visuel : Pierre Vanni

Planete Manga s'expose au Centre Pompidou, du 11 février au 27 mai 2012. ©CentrePompidou/visuel : Pierre Vanni

Le Studio 13/16, dédié aux adolescents, propose gratuitement de s'initier à la conception de mangas, véritable phénomène de société au Japon. C'est aussi l'occasion pour eux de profiter de performances musicales et de défilés de costumes manga.

Avec en têtes d'affiche Hagio Moto, Takemiya Keiko ou encore Fumiyo Kono, ce sont au total une quarantaine d’auteurs japonais, thaïlandais ou bien encore chinois qui vont venir animer cette Planète Manga et faire découvrir leur art.

En écho, le Centre Pompidou présente un cycle de films d'animation de réalisateurs, majoritairement japonais, dont de nombreux inédits, présentés par les artistes eux-mêmes.

Enfin, un salon de lecture gratuit et ouvert à tous s’ouvre pour quatre mois à la Bibliothèque publique d’information (BPI), avec plus de 2.500 albums mis en libre consultation.

AFP Relax News

Plus d'infos sur le site du Centre Pompidou

Il y a 12 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :RTBF Culture » BD
138. Ce weekend, l'accès permanent de Largo Winch T1 est au prix de la location soit 1.99 € au lieu de 4.99 €
izneo_officiel: ce weekend, l'accès permanent de Largo Winch T1 est au prix de la location soit 1.99 € au lieu de 4.99 € http://t.co/Zf3foLxo
Il y a 12 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
139. Toujours et encore des nouveautés dans l'abonnement : Les Aigles de Rome T3, Empire USA S02E05, S02E06, Sherman T4, etc
izneo_officiel: Toujours et encore des nouveautés dans l'abonnement : Les Aigles de Rome T3, Empire USA S02E05, S02E06, Sherman T4, etc http://t.co/2cEl8dUW
Il y a 13 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
140. Chronique: The Culture Corner (1945-1952) | Basil Wolverton
Basil Wolverton, né en 1909, a commencé sa carrière comme comédien de vaudeville theatre durant les « Roaring Twenties » (avec un numéro de ukulélé suivi d'une imitation de claquettes), tout en gagnant un peu d'argent comme illustrateur pour le Portland News. Il appartient à cette génération de dessinateurs de comics qui est encore profondément enracinée dans le music-hall et dans l'attraction, et qui en tire son goût du grotesque, de la démesure, de la déformation, de ce (...)
Il y a 13 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :du9 - L'autre bande dessinée
141. Chronique: Lynd Ward : Six Novels in Woodcuts | Lynd Ward
Lynd Ward est l'auteur de six novels in woodcuts [1] publiés aux États-Unis de 1929 à 1937. [2] Entre l'espoir immense que nourrissent les possibles révolutionnaires et l'angoisse profonde qu'attisent les premières visées totalitaires, c'est un couplage d'affects puissants et contraires qui anime le cœur de l'œuvre. Riches, enflammés, excessifs, les livres de Ward ne sauraient se contenter du statut réducteur de proto-graphic novel dont on (...)
Il y a 13 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :du9 - L'autre bande dessinée
142. Spider-Man : Fear Itself
Le Tisseur affronte le mouvement de panique qui parcourt le monde entier dans le Spider-Man #145 de ce mois.

Le mensuel débute par la deuxième partie de Spider-Man : Fear Itself, un arc évidemment lié aux évènements qui secouent actuellement le marvelverse. Le scénario est de Chris Yost, les dessins de Mike McKone. La peur qui frappe les habitants de New York entraîne des scènes de violence qui vont de la tentative de suicide à l'émeute. Peter, lui, pour changer, s'en veut pour tout et rien et s'inquiète pour sa tantine. A noter, l'intervention de Vermine, un vilain assez touchant déjà vu notamment dans La dernière chasse de Kraven . Rien de bien neuf tout de même. L'ambiance visuelle est certes assez sombre mais le récit peine à réellement retranscrire la peur censée dominer la ville. Un tie-in pas très excitant pour l'instant.

L'on passe ensuite à Amazing Spider-Man avec les épisodes #655 et #656. C'est Dan Slott que l'on retrouve au scénario alors que Marcos Martin se charge de la partie graphique. Une scène silencieuse, assez longue, est consacrée à l'enterrement de Marla, l'épouse de Jameson, tuée le mois dernier en cherchant à protéger son mari. Slott nous ressort ensuite la thématique, usée jusqu'à la corde, du "tuera/tuera pas". En gros, toujours le même cheminement dans la réflexion : si je laisse les criminels en vie, ils pourront tuer de nouveau... mais si je les tue, je deviendrai comme eux, je trahirai l'héritage de l'oncle Ben, bouh, que faire ?   Ben comme avant. Se lamenter pendant des heures. La plus grosse nouveauté du mois réside en fait dans la découverte des conséquences de la perte (toujours le mois dernier) du sixième sens de Spider-Man. Sans lui, ce dernier a beaucoup de mal à éviter les balles ou même se déplacer en toute sécurité. L'affrontement contre Massacre Ambulant (arf, en voilà un nom pourri) n'en reste pas moins relativement plat et décevant. On a droit à un nouveau costume pour l'occasion (ajouté dans la rubrique dédiée aux tenues du Tisseur). 

Tout cela fait assez penser à une panne d'imagination, mal comblée par l'emploi de vieilles recettes. Les scénaristes ajoutent un pouvoir, en enlèvent un, changent les fringues du Monte-en-l'air, le font pleurnicher sur une morale inadaptée à la réalité qu'il côtoie, bref, rien de nouveau sous les buildings.   Et pour continuer dans le déjà-vu, la revue se termine par un court résumé des origines du Docteur Octopus, par Roger Stern et Philippe Briones.

Des épisodes qui se veulent sombres mais qui sont en réalité ennuyeux et manquent cruellement de renouvellement.

Il y a 13 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Univers Marvel
143. Lisez Le Prix des Écoles d'Angoulême 2012 ! Où es-tu Léopold ? T2
izneo_officiel: Lisez Le Prix des Écoles d'Angoulême 2012 ! Où es-tu Léopold ? T2 http://t.co/7duq9q3X
Il y a 14 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / izneo_officiel
144. Retour du manga numérique légal
En écho au recueil de chroniques publiées dans un premier temps par Mario Geles sur Actualitté intitulé Manga numérique une nouvelle ruée vers l'or ? , je reviens sur quelques annonces récentes autour de l'offre légale numérique de manga traduits en Français, qui n'a jusqu'alors pas trouvé son public, en grande partie à cause de sa minuscule variété, de son offre fragmentée et de la concurrence quelque peu déloyale du scantrad .

Si vous êtes un lecteur ou une lectrice anciens de ce blog, vous vous souvenez peut-être que j'avais exprimé des interrogations il y a presque un an et demi sur la manoeuvre possible des éditeurs japonais de percer le marché français en direct, via le numérique, avec quelques exemples à l'appui . Ces tentatives ont fait long feu et n'ont pas du tout reçu l'intérêt escompté, c'est le moins que l'on puisse dire (il court notamment le chiffre peu flatteur que l'offre de Square Enix n'avait pas intéressé plus de 15 internautes toute la durée de son exploitation !) mais cela ne les décourage pas et pour autant et la stratégie semble avoir doucement changé, en même temps que les utilisateurs potentiels se sont équipés en terminaux mobiles mieux adaptés a priori à la lecture sur écran avec les tablettes PC ou les iPads.

Pendant et juste avant Angoulême sont ainsi arrivées trois annonces qui démontrent un changement de perspective. D'une part, Kana annonce la mise à disposition de sa nouvelle licence Ratman en numérique sur la plateforme Izneo AVANT la sortie papier avec une approche éditoriale intéressante : en effet à la manière des hebdomadaires japonais de prépublication, les chapitres seront distillés semaine après semaine pour créer une habitude de consommation. Pour mémoire, Kana était déjà présent depuis plusieurs années sur internet, mais plutôt en pointillés, et cette tentative de faire découvrir par le numérique une nouvelle série donne une direction inédite. Parallèlement, Kaze annonce les applications sur AppleStore permettant la lecture de cinq séries de son catalogue (dont Summer Wars et Gate 7 des Clamp ) avec, à la différence de Kana et du système achat d'accès propre à Izneo, l'achat du fichier lui-même, ce qui change complètement la donne. Enfin le client achète le manga en format numérique et plus seulement un service ou un délai d'accessibilité. Troisième annonce, à ce jour sous le coup d'un retard à l'allumage, le lancement de Panini Digits , l'offre numérique de l'éditeur de comics et de manga, qui devait être activée le 25 janvier mais est pour l'heure reportée pour "raison technique".

Bien sûr, si on compare le volume de nouveautés manga par an à leur déclinaison en numérique, c'est presque ridicule. Pourtant plusieurs changements importants se font jour ici. D'une part, Kaze opte pour la vente de fichier numérique, ce qui va plutôt à contre-courant des autres services de lecture numérique mais a l'immense mérite de permettre la lecture dans des espaces non connectés, comme les transports en commun, et ça a l'air bête, mais ça change beaucoup de choses. Par ailleurs, l'initiative reste aujourd'hui entre les mains des éditeurs français qui contrôlent ainsi la diffusion sur les plateformes maison ou partenaires, et les traductions afin d'avoir un travail homogène avec les éditions papier. En outre, de nouvelles tentatives de produire en France du manga global sont en préparation de ci-de là (chez Delitoon , chez Kaze, chez Kana...), avec la collaboration de talents japonais, coréens, européens - pour obtenir des œuvres métissées, riches de leurs apports respectifs, et qui ont aussi vocation à trouver un écho bien en dehors de la francophonie. L'échec de Mangako ne semble pas avoir freiné trop les envies ?

A l'heure où on ressent une certaine démobilisation des éditeurs de franco-belge (retrait de Delcourt , de Soleil ou inaction d'éditeurs au sein d'Izneo, offre parcellaire, illisible et invisible) le manga a t-il une carte à jouer, lui dont le format fonctionne à merveille sur les tablettes ? Votre avis, toujours, m'intéresse !

Sébastien Naeco

Il y a 14 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Le Comptoir de la BD
145. #BD chronique de amour, sexe et bigorneaux (AMOUR, SEXE ET BIGORNEAUX #1) from angoulême 2012 ^^
BDouebe: #BD chronique de amour, sexe et bigorneaux (AMOUR, SEXE ET BIGORNEAUX #1) from angoulême 2012 ^^ http://t.co/P7KfL6nf via @BDouebe
Il y a 14 jours Voir l'info complète sur le site d'origine... Source :Twitter / BDouebe
146. #BD chronique de l'appel du sang (BIG K #1) (4/5) un bon polar !
BDouebe: #BD chronique de l'appel du sang (BIG K #1) (4/5) un bon polar ! http://t.co/WUeII3Kx via @BDouebe
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147. #BD chronique de l'appel du sang (BIG K #1) (4/5)
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