Frank Margerin : bibliographie, photo, biographie

Scénariste-Dessinateur - Né le 09/01/52 à Paris - (Français)

Tout petit, déjà, Margerin griffonne dés qu'il peut tenir un crayon entre ses petits doigts.. Après une enfance sans histoire, il quitte le lycée dés la troisième et rentre à l'école des Art Appliqués. En 1974, au sortir des Arts appliqués, il est percussionniste dans le groupe Los Crados.

En 1975, à l'âge de 23 ans, alors qu'il cherche un job dans la pub ou l'illustration, une rencontre chez Nathan avec Jean-Pierre Dionnet va être déterminante. Celui-ci, attiré par ses dessins, lui commande une série de planches pour la jeune revue Métal Hurlant dont il est rédac'chef. Ces 4 premières pages, intitulées "Simone et Léon", paraîtront en mars 1976 dans le N°6 de Métal.

Pour se conformer au concept de base de Métal Hurlant, les premières histoires seront teintées de science-fiction parodique (parfois sur scénario de Dionnet, voir par exemple "L'Homme au téléphone", "L'Envahisseur de Bobigny" in "Frank Margerin présente").

Les personnages mis en scène à cette époque appartiennent souvent à l'univers d'un certain troisième âge et déjà, l'auteur va fustiger, avec tendresse, le ringard sous toutes ses formes.

C'est en 1979, que va apparaître sur le devant de scène, le personnage de Lucien. Fort reconnaissable par sa coiffure banane, ce gaffeur sympathique est affublé d'une éternelle malchance.

A l'origine, Lucien n'était pas vraiment destiné à devenir un héros et c'était un autre membre du groupe, le personnage de Ricky, qui avait la vedette. Mais apparemment, la banane sublimée de Lucien va être plus que déterminante dans son destin de personnage de papier, et à l'instar de la célèbre houppe de Tintin, sa coiffure va l'imposer comme personnage nodal.

Au gré des histoires, Margerin va se construire un univers personnel qui mettra en situation de jeunes banlieusards amateurs de rock et très vite, l'auteur va s'imposer comme un des piliers incontournable de Métal Hurlant. Les histoires narrant les mésaventures de Lucien et de la bande de copains qui gravite autour vont dépeindre avec humour le quotidien de leurs vies : la "débrouille", les plans qui s'avèrent toujours après coup foireux, les galères...

La première consécration se stigmatise en un prix reçu au festival de Lucca (Italie) en 1980.

Tout en restant fidèle à Métal Hurlant, Margerin collabore en 1982 au supplément illustré du Matin de Paris et à Rigolo , l'éphémère magazine d'humour dirigé par Philippe Manoeuvre. L'album "Bananes métalliques" (1982) est un grand succès et dépasse le cap envié des 100.000 exemplaires. En 1984, on retrouve sa signature dans la revue Zoulou, où il anime sur des scénarios de Phil Casoar les aventures de deux journalistes : Skoup et Max Flash. Parallèlement à l'élaboration des tribulations de son personnage fétiche Lucien, Margerin livre des illustrations dans toute une série de magazines et réalise divers travaux publicitaires.

En 1986, dix ans après ses premiers récits, après un an d'absence du personnage de Lucien, Margerin se tourne vers une autre technique narrative, le feuilleton à épisode : Le retour de Lucien (ou en album Lulu s'maque). De retour du service militaire, les "tondeuses" de l'armée sont passée par là, sa banane a vécu... le personnage a changé, perdant peu à peu son caractère de loubard, il cherche à se ranger

Avec Denis Sire, Dodo, Vuillemin et Jean-Claude Denis, il fonde un groupe de rock tendance variétés : le Dennis' Twist.

En 1989, les Humanos lui confie la direction d'albums collectifs portant le titre générique : "Frank Margerin Présente..."

La même année, abandonnant le temps d'un album les rockers et les bananes, il signe " Y a plus de jeunesse" chez Albin Michel.

Toujours en 1989, il se lance dans l'aventure de l'animation et réalise pour la télévision française une série de courts-métrages contant les (més)aventures d'un adolescent turbulent : Manu. Ce personnage connaîtra au Humanos une adaptation en bande dessinée qui sera réalisée en collaboration avec le dessinateur Alteau.

En 1992, à l'occasion du salon d'Angoulême n°19 présidé par Marcel Gotlib, Margerin se voit décerner le Grand Prix de la ville d'Angoulême et la lourde tâche de présider la vingtième édition du prestigieux salon. L'octroi de ce prix lui vaudra la réalisation de l'exposition maitresse du vingtième salon .

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