Odrade

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732. Stefan - 09/09/09 11:53 - (en réponse à : Suzy)
En fait c'est historique et technique. Pendant longtemps on ne savait pas imprimer à partir du crayonné. Le graphite est un peu brillant, il passe mal la photocopie, et les techniques d'impression assez fines pour rendre correctement toutes les nuances de gris obtenues étaient très couteuses. Le résultat obtenu était donc souvent très cher et peu lisible. Quand tu veux, en plus poser de la couleur par dessus, en fonction de la technique que tu utilise, ça peut rendre assez mal, ça rend souvent mieux, sur un dessin en couleur d'avoir des beaux noirs profond (c'est loin d'être une règle absolu)

Aujourd'hui avec le numérique, on sait mieux capturer un crayonner, le retravailler par ordi pour l'optimiser pour l'impression, et l'imprimer au mieux.

Sauf qu'entre temps des tas de techniques d'encrage ont été développées qui peuvent avoir un rendu très différents de ce que tu obtiens avec un crayon et que certains auteurs peuvent préférer. Il y a aussi ceux qui font un crayonné sommaire, parfois au bleu, juste des squelette et des formes et qui font un encrage/dessin plus complexe qui permet d'avoir un certain dynamisme (mais c'est plus "sans filet"). Sans parler de ceux qui bossent directement par ordi et qui ne font plus vraiment de crayonné au sens où tu l'entends.

Au final ça dépend du rendu que tu veux obtenir et de comment tu maitrises ton encrage et ton dessin en général. Je sais qu'a un moment, pas mal d'auteurs Soleil ou Delcourt faisaient un premier crayonné rapide, puis un second propre à la table lumineuse qu'il scannaient et retouchaient par ordi pour un rendu final qui ressemblait beaucoup à un encrage classique, mais avec un rendu plutôt dynamique.

Moi perso, j'aime bien avoir de l'encre et de la peinture sur les doigts quand je dessine.

731. suzy - 09/09/09 11:40
Mouais!

730. torpedo31200 - 09/09/09 11:34 - (en réponse à : suzy - post # 729)
Pas pour conserver, pour éviter de revenir sans arrêt dessus.

729. suzy - 09/09/09 11:21
Bon, je veux bien qu'on encre pour "conserver" mais par là rendre certaines BD moins bonnes, c'est con non!?
La finalité, c'est la BD publiée, pas la conservation des planches si?
En plus, si c'est encré avec photoshop ou je ne sais quel logiciel, les originaux ne seront plus "conservés" donc c'est bien une volonté de publier du travail "fini propre" plutôt que vivant n'est-ce pas?

728. Odrade - 09/09/09 11:19
Ah oui et merci Danyel pour ta décortication.
Pas d'accord avec tout, mais merci pour l'effort, c'est constructif ;o)


O.

727. Odrade - 09/09/09 11:18
Oui, pour rendre les dessins plus propres.
Un des premiers qui avait publié une bd en dessins crayonnées est Renart, je crois. Avec Carapaces, si jeune Mabuse.

Mais moi je n'encre pas, je fais des crayonnés très poussés, que je scanne et que j'imprime en poussant le noir. Puis je mets en couleurs directement là-dessus.


O.

726. torpedo31200 - 09/09/09 11:07 - (en réponse à : suzy - post # 725)
Pour fixer le truc.
Une fois que c' est encré, tu reviens rarement dessus.

Mais sur les 10 prochaines années, ça va changer. Beaucoup de jeunes s' encrent avec Photoshop...

725. suzy - 09/09/09 10:15
O, je squatte un peu ton sujet pour demander un truc aux spécialiste du dessin en BD. Je suis personnellement fan des croquis et crayonnés. Je trouve cela souvent "meilleur" que le dessin final. Je dis "meilleur" de façon bateau pour ne pas donner d'avis précis. Et je viens de lire cela à propos d'une BD :
Le graphisme, de son côté, profite de la dynamique naturelle des styles conjugués des dessinateurs. [...] c’est un mélange surprenant mais harmonieux, proche du story-board, avec une finition parfois approximative, mais une force que l’on ne retrouve habituellement que dans les croquis de préparation d’une œuvre.

Je pose donc la question : pourquoi encrer les croquis si la BD est plus "vivante" juste avec les crayonnés?

724. rastaman - 05/09/09 04:03 - (en réponse à : Odrade)
Bravo Odrade je trouve ça très chouette, par contre je trouve que ça a un aspect un peu vieillot, démodé, style Glénat fin 70 début 80, mais c'est peut-être voulu.

723. Danyel - 04/09/09 18:37
Remarques en vrac.

D'abord, superbes couleurs et belle atmosphère !

Mais du coup, la planche est trop aboutie pour des modifs de découpage et c'est un peu dommage.

Je passe sur le chandelier avec ses erreurs d'ellipses (il faut vraiment travailler la perspective), son socle qui dépasse de la table et l'incohérence de lumière qui découle de son emplacement (ombre portée zénithale de la capuche sur le visage du gros alors que la seule source de lumière représentée est latérale !).

Ce que je perçois mieux maintenant que la mise en couleur est effectuée, c'est l'absence de rapport à l'espace des perso. Chaque plan isole l'action dans l'espace. Il n'y a pas d'échange, ni d'interaction entre les protagonistes, hormis à la case 7 dénuée de profondeur.

Ou alors cette planche en suit une autre qui a déjà installé la situation et le lieu, il n'empêche qu'on a du mal à établir l'emplacement des personnages.

Le fait d'avoir peur de superposer les différents plans dans la profondeur (faire se chevaucher les différents éléments d'une image) est typique des craintes de débutant (mauvaise compréhension de la perspective et des proportions = recul devant la prise de risque à mettre des persos dans le même plan).
Superposer les éléments est certes plus casse-gueule, mais c'est ce qui fait la différence. Tant qu'on a pas franchi cette étape, on reste un débutant. C'est une des bases de la composition d'une image et pour cela, pas d'autre alternative que de travailler les bases de la perspective, encore et toujours. Je crois que c'est ce qui te pose problème.

La planche suivante dont tu présentes les crayonnés me confirme dans mon idée. Chaque action est de nouveau isolée dans l'espace et en vue frontale. C'est ce qui donne cette impression de mollesse et de statisme dans la narration. La caméra ne bouge pas, n'apporte pas du sens à l'image, n'accompagne pas les personnages.

La seule case qui situe les deux personnage est une vue strictement frontale (persp à un point de fuite = zéro risque) qui est tout sauf dynamique, même si elle suggère bien l'attente silencieuse (en passant le gros s'est rabougri).

Après la case 1, un contre-champ s'imposait, une vue située du côté du gros, avec amorce bord cadre. Le rapport d'échelle aurait ainsi souligné l'aspect imposant du gros, et la fragilité apparente du vieux. La détermination tranquille de celui-ci par le jeu des contre-champs et des échelles inversées entre lui et le gros auraient visuellement retourné la situation en sa faveur.

Par ailleurs, l'étroitesse d'un lieu ne se souligne pas en isolant les personnages, mais en les tassant les uns sur les autres et en aplatissant les perspectives, comme au cinéma. Isoler les persos les uns par rapport aux autres ne permet pas de définir les rapports d'espace environnant (cf Marc Antoine Mathieux le champion des lieux étriqués).

L'impact du poing sur la table manque de dynamisme du fait de la composition de la case. La bulle n'est pas à sa place ! Elle agit comme un obstacle, le poing vient buter visuellement sur son bord supérieur, tout est composé selon un axe vertical stricte.
Tu pourrais te servir des pièces par exemple pour suggérer la violence du choc. L'onde de choc fait sauter les pièces (certaines passent devant le poing pour suggérer la profondeur, attention aux rapports de proportions et d'ouverture des ellipses, exercice à très haut risque :-)). Cette solution permettrait de créer du mouvement sans avoir besoin d'une onomatopée.
A action violente, dialogue court. Là, le gros nous sert une tirade, avec un typo qui contredit sa violence, puisqu'elle reste imperturbablement de petite taille ert sans aucune variation.

Allez courage Odrade et bravo pour la persévérance. Tu es sur la bonne voie. :-)

722. suzy - 04/09/09 17:33
Jusqu'à la case de vu générale, on s'attend à voir un marchand massif ... mais sur la vue en pied, il semble petit et bouboule.

721. Lien Rag - 04/09/09 17:18 - (en réponse à : longshot)
Justement, le marchant n'attend pas que la phrase finisse (puisqu'il l'interrompt), mais le magicien gagne du temps en faisant traîner sa phrase. Et si, il a l'air - je dirais pas "sensible à l'autorité", mais inquiet des réactions du marchand, qu'il cherche à ménager, de peur de se retrouver complètement coincé à devoir obéir.
En tous cas, c'est comme ça que je le comprends, je ne peux savoir quelle était l'intention d'Odrade.

Et pareil qu'Altaïr, aussi.

720. Stefan - 04/09/09 14:51
Pas facile tout ça. Les dialogues c'est surement le truc le plus chiant et le plus dur à mettre en scène et c'est souvent très chiant à dessiner aussi.

Moi aussi j'ai tendance à bien aimer cette première case silencieuse, et peut être que le chandelier gêne un peu et qu'il prend trop de place dans l'image, mais qu'il a quand même un rôle important au niveau de la lumière... je crois que là on a tous trop le nez dessus pour juger. Il faudrait en effet, pour nous voir les planches précédentes et voir comment ça s'enchaîne pour nous faire une meilleurs idée.

Pour les pièces, ce qu'ils disent ne me semble pas tout à fait faux, mais j'ai pas trouvé ça gênant en lisant. Pour le coup, avec la symétrie que j'ai mise, on a plus l'impression que le vieux est exaspéré face au geste du marchand. Il a une belle cohérence tout du long, ce marchand, du gars qui essaie de faire preuve d'autorité mais qui n'y arrive pas qui s'énerve et se reprend et essaie différentes tactiques et est toujours un peu à coté de la plaque.

A mon avis le mieux, Odrade, c'est que tu passes à autre chose et que tu y reviennes plus tard à cette planche, le temps que tout ça mijote un peu, ça devrais te sembler plus évident, ce qui est nécessaire de modifier et ce qui ne l'est pas en fonction des effets que tu veux créer.

719. Altaïr - 04/09/09 14:48
Dans l'exemple de Stefan je trouve que la fameuse case du coup de poing sur la table fonctionne effectivement mieux, ça donne bien l'impression de soudaineté. Pour le reste, je préférais ta version Odrade.

Intéressant tout ça en tous cas !

718. Maravilla - 04/09/09 14:10

1) Le "Eh bien", tu ne le gardes pas. A part ce foutu chandelier qui fait fonction pot de fleur (à mon avis, il faut le refaire, car il sert à la composition de l'image et est source de la lumière dramatique de ton image -au sens dramaturgique de la narration-, seulement il faut lui trouver forme, couleur, matière et éclairage cohérents avec l'atmosphère de ta case), à part de foutu chandelier donc, ta case fonctionne : elle installe une tension (dont on attend de comprendre la nature). Ajouter un "Eh bien", c'est ajouter une information superflue, cela ne semble justifié que par la peur d'un vide et le manque de confiance dans le fonctionnement d'une case. S'il y a ici un problème, il est purement graphique (le chandelier, comment et pourquoi). Sinon, le choix de cette case "introductrice" est parfaite.

2) Et pour répondre à Lien, moi aussi je la trouve très bien la case "je te dis que...". C'est l'association "je te dis que...." et "suffit" qui ne marche pas. Nuance de taille. Le petit exercice de Stefan montre qu'il y a moyen d'en faire une vraie scène d'interruption virulente.
Là, pour faire une comparaison cinématographique, j'ai l'impression que je vois un film, où un vieux magicien dit "je te dis que...", mais il n'a pas le temps de finir sa phrase car mon antenne déconne, que mon image grésille, que j'ai deux secondes de neige et que quand le film revient le marchand s'énerve et crie "suffit" (mais je sais pas trop à quel sujet). Sur ta planche, ton enchaînement a lieu en 2 temps alors qu'on est dans du quasi simultané.
C'est un peu comme si tu voulais dessiner un père qui gifle son fils : première case, le père arme son bras, deuxièms case, contre-champ, le fils écarquille les yeux, troisième case, le fils se protège le visage, quatrième case, le bras du père s'approche, avec la main au premier plan, cinquième case, la main du père touche la joue du fils, sixième case, le visage du fils regarde sur le côté (résultat du mouvement de la gifle). On se dirait : t'a pas moyen de faire plus concis là, après tout c'est un seul et même mouvement non ?

717. Odrade - 04/09/09 14:00
Oups pardon longshot ;o)

Stefan : Un des deux poings fermé, serré pourrait aussi accentuer l'impression de menace et d'impatience.

Non, pas d'action dans cette case. Juste un corps massif. Déjà faire un poing serait un geste qui focaliserait ailleurs que sur les yeux sous le capuchon. Je trouve.
L'idéal serait une onomatopée "grognement interrogatif" à droite :o)


O.

716. longshot - 04/09/09 13:50 - (en réponse à : lien)
En fait, ça dépend beaucoup de la planche précédente, je pense... Et on ne la connait pas. Mais vu les dialogues, le marchand n'a pas l'air du genre patient, à attendre en silence une réponse qui tarde à venir. L'attitude du mage montre qu'il n'est guère sensible à l'autorité du marchand, en tout cas je l'imagine mal se laisser impressioner par un silence. S'il hésite à répondre, c'est qu'il a l'impression d'être engagé dans un dialogue de sourds, et qu'il pèse ses mots, pour faire comprendre sa position au marchand. Il a plutôt l'habitude de réfléchir avant de parler, et de prendre le temps qu'il faut pour ça, du coup le marchand s'impatiente. D'où le "Eh bien ?", pour sortir le mage de son silence. Enfin c'est comme ça que je le comprends, mais c'est difficile de juger sans avoir lu ce qui précède.

Sinon, je suis d'accord avec Maravilla au sujet des pièces : "Pareil pour le jeter de pièces : pourquoi choisir ici un "mouvement" si c'est pour obtenir un tel résultat "figé" ?

C'est vrai qu'en BD, l'habitude est plutôt de représenter les étapes initiales ou finales d'un mouvement. S'arrêter sur une étape intermédiaire, ça lui confère une durée inhabituelle. Là, il me semble que ça contredit la vitesse du mouvement, comme si le regard du marchand était braqué sur la bourse, alors qu'en fait il s'en fout royalement. Effet râté pour le marchand qui coryais l'impressioner, mais du coup le lecteur partage ce sentiment du marchand...

En fait, je me fais peut-être des idées, mais je crois que cette case introduit comme un changement de point de vue dans la page. Jusque là c'est le mage qui avait la main, en quelque sorte : le marchand attend quelque chose de lui. En donnant l'impression que le marchand s'intéresse tellement à cette bourse que le court instant pendant lequel elle est en l'air devient interminable, cette case semble introduire un changement dans le rapport de force. Comme ce changement ne se concrétise pas, ça casse le rythme. Au contraire, dans la dernière case, avec sa boîte le marchand a l'air d'avoir une vraie chance de reprendre la main, et qu'il y arrive ou non, comme c'est à la fin de la page ça introduit une vraie tension, c'est beaucoup plus réussi.

...

C'est vraiment intéressant, comme exercice. Je n'ai pas l'habitude de décortiquer comme ça une planche, j'ai l'impression d'apprendre plein de trucs ;c) Et comme Odrade envisage de garder mon "eh bien" (oui, c'était moi, pas Altaïr), je me dis qu'en plus je ne suis pas trop à côté de la plaque.

715. Stefan - 04/09/09 13:15
Peut être que si tu lui faisais juste la tête un peu plus baissée en avant il aurait l'air un peu plus inquiétant et que ça fonctionnerait mieux.

Un des deux poings fermé, serré pourrait aussi accentuer l'impression de menace et d'impatience.

Le travail sur les ombres me semble très bon en tout cas.

714. Lien Rag - 04/09/09 12:59
Tu fais évidemment comme tu veux, mais mettre du texte dans la première case fout en l'air l'idée qui est à sa base, de donner une certaine tension à ta page par cette impression oppressante d'attente muette. Redessine plutôt le visage (peut-être plus les plis de la bouche que les yeux) pour qu'il exprime bien ce que tu veux y mettre, ou trouve une autre idée graphique, si jamais tu veux mon avis.

713. Stefan - 04/09/09 12:53
Oui, c'est vrai que ça crée un rythme très différent.

712. Odrade - 04/09/09 12:48
Par contre, après réflexion, je garde le "Eh bien ?" d'altaïr dans la première case pour équilibrer avec le (ce foutu) chandelier.


O.

711. Odrade - 04/09/09 12:47
Non non ça ne m'ennuie pas. Merci pour tes efforts.

Je trouve que ça casse un peu le rythme que je cherche, ta disposition. Mais intéressant quand même.


Merci.

O.

710. Stefan - 04/09/09 11:47
Par curiosité, pour voir ce que ça donnait, et parce que je suis pas sûr d'avoir été très clair, je me suis permis de retoucher ton image pour voir ce que donneraient les modifs dont je parle. Un montage très rapide sous photoshop.
J'espère que tu ne m'en voudras pas.
Je sais pas ce que tout le monde en pense, moi, j'ai l'impression que c'est un peu mieux. (pour le poing en tout cas, la symétrie, c'est plus discutable)... Enfin, je crois que c'est intéressant, en tout cas de voir que les images n'ont plus tout à fait le même poids.

Image hébergée par servimg.com

709. Lien Rag - 04/09/09 11:31
Assez d'accord avec Stefan et Maravilla sauf sur un point: le "je te dis que..." est trés bien, vraiment, c'est lui qui donne de la crédibilité au personnage, un vrai naturel. On sent bien à la fois sa lassitude, son inquiétude sur la façon dont il doit s'expliquer pour ne pas provoquer la colère du marchand, son hésitation, et en même temps qu'il à vraiment l'intention de refuser.

Mais je crois que je suis assez d'accord que ce qui me rendait le marchand peu crédible est la façon trés maladroite dont est gérée le mouvement (même la première case, qui part d'une bonne idée, a quelque chose qui cloche: c'est peut-être au niveau des yeux ou un détail de ce genre, mais il a autant l'air de s'ennuyer que d'être dans un silence menaçant).

708. suzy - 04/09/09 11:00
Les ombres des pièces ne sont pas correctes!



... je sais je sors! (;o)

707. Odrade - 04/09/09 10:42
Juste.
Une bd, c'est une histoire. Il ne faut pas s'arrêter vraiment sur tous les détails d'une page, encore moins d'une case, sauf... si on voit quelque chose qui choque immédiatement et qui perturbe la fluidité de lecture.

Mais on peut toujours faire mieux et vos commentaires me font voir certaines choses d'une manière différente (le temps de passer d'une case à l'autre sur une même ligne est plus court que pour passer d'une case à l'autre sur une ligne différente ??? 8o0 alors celle-là elle m'avait échappé ;o).


O.

706. Stefan - 04/09/09 09:36
J'ai pas lu en détail tous les commentaires, mais je la trouve pas mal cette planche. Je suis d'accord avec Maravillia sur deux points.

Le coté Monotone qui en fait est, à mon sens, dû aux deux cases un peu trop identiques de la seconde ligne, la première et la dernière. Je pense qu'en symétrisant juste la dernière, qu'on voit son 3/4 profil droit au lieu de son 3/4 profil gauche, ça passerait beaucoup mieux. C'est un stratagème un peu artificiel et pas particulièrement subtil. un truc dont il faut se méfier aussi un peu en règle général parce que ça peut perdre le lecteur, mais je crois que dans ce cas précis ça fonctionnerait mieux.

Je suis aussi d'accord que le coup de poing sur la table fonctionne mal. Il n'est pas obligatoire pour que ce genre de scène fonctionne d'avoir l'image du poing qui vienne mordre sur la précédente, il y a d'autres solutions pour y arriver. Mais je crois qu'ici le problème c'est que le regard passe de la seconde ligne à la troisième ligne et qu'il met plus de temps à le faire que pour passer d'une case à l'autre lorsqu'elles sont côte à côte. Du coup ce temps plus long de passage d'une case à l'autre ne correspond pas à la simultanéité et à la brusquerie des deux évènements. Donc, pour corriger ça, il aurait fallu découper différemment pour que les deux cases soient côte à côte.

Une solution éventuelle pour essayer de remédier à ça sans tout refaire. Inverser les deux cases verticales en bas à gauche. et modifier les textes. à la place du "Je te dis que..." tu le fais bégayer un peu: "je..."
La case en bas à gauche, où on revoit le même personnage en pied il dirait: "...Je te dis que..." Et là tu mets aussi dans cette case la bulle du "il suffit!" que tu peux faire éventuellement mordre entre les deux cases comme le suggère Maravillia pour renforcer l'instantanéité. Ou si tu veux garder un découpage strict, te contenter de mettre la bulle très sur la droite avec le son hors chant qui vient de la case suivante pour créer un lien dynamique entre les deux cases. (je sais pas si je suis très clair) Les cases suivantes le texte reste le même.

Je crois que ça fonctionnerait mieux comme ça, à essayer, mais ça resterait un peu bancal. La meilleurs solution serait sans doute, malheureusement, de tout revoir. Mais il faut relativiser aussi, ce problème de poing sur la table reste une "erreur" pas très grave. On la détecte là parce qu'on a le nez dessus et qu'on dissèque la planche en détail, mais dans le flot de la lecture d'une histoire longue, 90% des lecteurs ne remarquerait rien, je pense. Le reste, je trouve ça plutôt chouette. ta mise en couleur apporte beaucoup à ton ambiance et ton dessin, même si elle fige légèrement, ça fonctionne très bien je trouve.

705. Odrade - 04/09/09 09:26
Non non, très bien.
Je note et je réfléchis.
Le but, c'est quand même un échange, ici.

Sinon je ne mettrais pas ces dessins ou je dirais que vos avis ne m'intéressent pas, que c'est juste pour regarder, pas commenter. ;o)

Mais après, c'est clair que je ne tiendrais compte (consciemment ou inconsciemment) que de ce que je suis capable d'assimiler ou des choses avec lesquelles je suis d'accord.




O.

704. Maravilla - 04/09/09 01:18 - (en réponse à : O.)

Moi, je vais être un peu dur. Tout d'abord je mets les choses à plat tout de suite pour que tes défenseurs ne me retournent pas la rengaine éternelle : je suis pas foutu de faire le millième de ce que ton savoir-faire produit. Comme ça c'est dit.

Cela dit, je trouve que cette planche à deux défauts majeurs.

Le premier, c'est le mouvement immobile. Il y a deux cases animées : le jeter de pièces et le tapage du poing. A chaque fois, on dirait des instantanés photographiques pris au millième de secondes. Ca m'arrête souvent dans ma lecture (c'est à dire que je remarque ça souvent). On est censé voir une case qui claque (pour le tapage sur la table), qui fouette comme une gifle, et on a un truc joué à la sourdine. Le lettrage est timide, la bulle est cadrée comme un cahier d'écolier, et il y a juste un tout petit effet lumineux (censé souligner le choc) que l'on pourrait aisément confondre avec un choix d'éclairage. On n'a plus vraiment une case qui représente un homme autoritaire qui élève la voix, d'autant que l'expression (ou la position) de son visage, plutôt repliée sur elle-même, marque plutôt l'introversion que la menace ou l'affirmation (qui serait plutôt un regard de défiance ou de menace, yeux dans les yeux). On a donc une case tout en demi-mesure qui n'ose pas user de tous les outils de percussion nécessaires pour mettre en avant les intentions narratives. Pareil pour le jeter de pièces : pourquoi choisir ici un "mouvement" si c'est pour obtenir un tel résultat "figé" ? Je comprends l'intention : la façon de jeter les pièces définit psychologiquement l'arrogance du personnage. Mais le mouvement voulu n'y est pas.

Le deuxième défaut, c'est un sentiment de mollesse général. On me rétorquera que c'est une conversation. Il n'empêche que c'est une conversation avec tensions et menaces.
Je crois que le souci majeur est ton choix d'axes. Il est extrêment répétitif et théâtral, pour ne pas dire monotone.
Pourtant, la mise en scène de la première case est je trouve très réussie : elle installe une corpulence, porteuse de plein de choses : mystères ? menaces ? En tout cas il y a de l'enjeu, mais tout ça se dégonfle très vite.
Et ce choix d'axes sans grande diversité est alourdi par le découpage : les deux cases "je te dis que..." et "suffit" sont pour moi une aberration narrative. Ton vieux monsieur a tout le temps de finir sa phrase, car rien dans la case ne l'en empêche. Pour qu'il soit violemment interrompu, qui faut que l'encapuchonné fasse itrusion dans la case, qu'il y ait une "violation de domicile" bédéïstiquement parlant.

Voilà, je suis dur, mais sinon je trouve le trait particulièrement talentueux. J'espère que ce regard n'est pas trop violent.


703. rv - 04/09/09 00:23 - (en réponse à : Odrade)
Tu as trouvé un éditeur ou c'est un projet que tu vas proposer?

702. Odrade - 03/09/09 22:06
Merci pour les commentaires. Je ne vais pas relever ce qui me semble intéressant (ou pas), il y a trop de choses. En tout cas merci d'avoir pris un peu de temps.

Longshot : tu donnes des possibilités, ce que je fais aussi quand je "balade la caméra" dans une case. C'est bien, mais c'est au crayonné que je regarde et que je juge ce genre de chose. Je ne dis pas que c'est trop tard une fois mis en couleurs, mais alors il faut vraiment qu'il y ait une erreur terrible pour que je remanie.

Pour le moment, il me semble que vous comprenez la situation, ce qui est le but dans une bd ;o)
Bien sûr, on peut toujours faire mieux et j'en suis bien consciente, c'est pour ça que je vous ai présenté les pages. Mais à un moment donné, il faut passer à la suite :o)

En attendant qu'une situation trouve un dénouement et que je me lance dans hum vous verrez bien, je me mets à la mise en couleurs de la deuxième page. Ca vient.


O.

701. suzy - 03/09/09 21:39
... sinon amha les 2 mains de la dernière case, c'est vraiment bien bossé. Superbe.

700. suzy - 03/09/09 21:33
YaaaaaaAAaaaaaaaaAAAAttttttttttt OOOOO!!!!

699. Lien Rag - 03/09/09 21:23
A la réflexion, la lassitude et la gêne du sorcier sont bien rendues je trouve (tu commences à tenir un truc en dessin quand même), c'est le marchand qui a un quelque chose qui cloche...

698. longshot - 03/09/09 18:29 - (en réponse à : Odrade)
Moi je l'aime bien, ton chandelier. Mais c'est vrai qu'il te donne du mal ;c). Sur la première case, il me semble qu'il est trop en arrière, non ? Il a l'air de dépasser de la table...

La première case, vu les dialogues, elle cloche un peu, non ? Je ne comprends pas ce long silence du marchand à ce moment là. S'il attends une réponse du mage, est-ce qu'il ne devrait pas dire, juste, "Eh bien ?", ou quelque chose du genre ?

Sur la case 3, est-ce que l'action ne devrait pas être vue de face ? À chaque fois qu'on voit le marchand, il est de face — sauf sur l'avant dernière case, où on voit les deux persos. Je trouve que l'angle de vue que tu as choisi est un peu bizare. Surtout que c'est l'inverse du plan large de l'avant dernière case - on est à droite du marchand, alors qu'on est à sa gauche ensuite. Mais c'est vrai que de face, visuellement, vu le mouvement qui est représenté... je ne sais pas trop ce que ça donnerait.

Pour la 5e case, Altaïr a raison : le "suffit" ne claque pas assez. Peut-être le mettre en haut à gauche de la case, et un "BLAM" en bas ?

Dernière case, d'où sort cette boîte ? Elle n'était pas sur la table, avant. C'est de ça qu'il parle, quand il dit "c'est mon dernier prix", ou c'est autre chose ? Jusque là je pensais qu'il parlait de la bourse, mais je me pose la question... Si c'est ça, il faudrait peut-être mieux basculer ce passage sur la planche suivante, non ? Ou l'annoncer par un "Je vais te faire une dernière offre...", que le marchand dévoilerait ensuite ? Là c'est un peu confus, je trouve.

697. Kipkool - 03/09/09 17:55 - (en réponse à : 2-3 petites choses)
1-Le vieillard regarde toujours au dessus du cagoulé, c'est normal? :-)2-Vu l'importance accordée, en terme d'espace, à la première case, il y avait sûrement moyen de faire quelque chose de plus percutant:-)3-Sinon, je trouve aussi que le dessin manque un peu de souplesse,de naturel. En tout cas, il y a du potentiel dans tout ça ;-)

696. Lien Rag - 03/09/09 17:26
Les couleurs sont géniales comme d'habitude (pourquoi tu en fais pas ton métier? Il y a des bons coloristes dans la profession mais il y a aussi tant d'horreurs qui sortent...) mais elles ne rattrappent pas les faiblesses du dessin (j'ai même l'impression qu'elles les aggravent: des trucs qui passaient bien en N&B ne passent plus en couleur).
Comme longshot j'aurais du mal à expliquer ce qui cloche exactement (peut-être que tes personnages ne sont pas du tout naturels dans leurs attitudes et expressions?) mais ça ne marche pas, quoi. Il y a pire qui sort en édition, certes (et tes couleurs sont vraiment trés bien) mais je crois que ce n'est pas ton point de repère, si j'ai bien compris.

695. Altaïr - 03/09/09 16:33
ah tiens il dit "suffit" en fait. Mais je sais pas, je trouve que ça colle pas...

694. Altaïr - 03/09/09 16:22
ah, toujours sur la vignette 5, il me semble que la main est mal positionnée. Là on a l'impression qu'il a le poignet un peu tordu. En la penchant un peu ça devrait être mieux non ?

693. Altaïr - 03/09/09 16:21
Ah ça rend bien mieux ainsi ! J'aime bien le rythme des dialogues, et les décors n'ont plus l'air sommaires comme avant, les personnages sont plus vivants.

Quelques remarques malgré tout :
- le chandelier ne colle pas : en lui-même il jure vraiment avec le reste, et en plus on ne voit pas la lumière comme elle devrait "tomber". Mais as-tu vraiment besoin d'un chandelier ? Est-ce qu'une table nue, ou une table recouverte de petits coffrets/livres de comptes ne ferait pas l'affaire ?

- sur la vignette 5 ça me gène vachement que la réplique du gros bonhomme n'arrive qu'à la case suivante. Il ouvre la bouche, éructe, tape du point, et aucun son ne sort, ça fait vraiment bizarre. A la rigueur une onomatopée pourrait faire l'affaire je pense. Sur cette cas je suis moins convaincue que sur les autres par la tête du type, sinon.

692. Odrade - 03/09/09 15:22
Merdre ! Oublié de réduire le chandelier (oui, moche ;o) dans la deuxième case où il apparaît !

Oui Nem, c'est postillons. Mais j'hésite à les enlever.


O.

691. suzy - 03/09/09 14:35
Cela a vraiment de la gueule qd même. Je suis curieux de voir ce que tu vas en dire Danyel! Parce que là qd même, c'est du travail de pro non?

Pour être tatillon, je n'aime pas la case où l'on voit les 2 perso en pied. Trop petite comparée à ce qu'elle contient. Les perso font vraiment minuscules alors que jusque là ils s'imposaient vraiment à nous. Donc impression étrange sur cette case. Et puis, O, ton chandelier, il est moche ... vraiment! Les portes-bougies pas droit ça le fait pas. Désolé! (;o) ... et en plus, il grandit à vue d'oeil!

690. nem° - 03/09/09 14:00
C'est quoi qui sort de sa bouche case 5? Des postillons? Pas terrible. Sinon oui, la couleur est excellente.

689. Ro - 03/09/09 12:33
Je confirme, avec les couleurs et les dialogues, ça passe carrément mieux que la version N&B.
Hormis la première case que je trouve un peu froide et figée (table trop droite, arrière plan trop vide), c'est une très bonne planche à mon goût.

688. longshot - 03/09/09 11:54
Y'a pas, la couleur est vraiment ton point fort.

Les dialogues aident vraiment à comprendre la planche, j'aime bien le silence de l'avant dernière case, avant la réplique du marchand. Il y a toujours quelque chose qui me gène dans le découpage, mais je ne sais toujours pas l'expliquer...

Enfin, en tout cas, chouettes couleurs.

687. Odrade - 03/09/09 10:52
Ah oui, le noir-blanc encore un coup pour comparer :




O.

686. Odrade - 03/09/09 10:48
Voilà, ça donne quelque chose comme ça :



Au sujet des bulles :
Alors je sais que certains n'aiment pas le lettrage par ordi. En fait, ici, j'ai utilisé la même technique de bulles que dans Ishum et j'ai eu 2 réactions, positive et négative.
Le fait est que mon lettrage à la main n'est, malgré mes efforts, pas bon. Reste le fait de laisser la bulle blanche ou de la rajouter après le dessin.

Voilà voilà j'attends vos réactions...

Le reste suit.


O.

685. nem° - 20/08/09 05:57 - (en réponse à : Pr Achab)
Mais quand le texte est en rapport avec le dessin, faut-il établir une règle aussi stricte?

J'ai une meilleure question : faut-il une règle?

684. Piet Lastar - 20/08/09 01:24
Là où vont nos pères...

ça ne se lit pas, il n'y a pas de texte...

Est-ce de la BD ?

683. Achab - 19/08/09 11:17 - (en réponse à : Interrompant ses travaux, le professeur Achab s'adresse à l'auditoire...)
Ce que je voulais dire, c'est que le débat avait dérivé inutilement vers la redondance type Black&Mortimer alors qu'elle n'affirme en rien ni n'infirme la proposition initiale d'Altaïr.
Le texte peut-être le reflet exact de l'action dessinée, ou au contraire complètement décorrelé de celle-ci, sans que cela informe sur la qualité de l'enchaînement de cette action.

Jacobs est limpide à la fois dans ces récitatifs et sa construction.
Moore, il me semble, affectionne les textes d'introspection faisant un contrepoint à des scènes d'action violentes par ailleurs construites de manière limpide.
Bref, deux extrèmes, présentant deux possibilités d'utilisation du texte dans la bande dessinée, mais qui ne condamnent en rien l'utilisation du texte comme un outil permettant de préciser l'enchainement.

Tout au plus peut-on affirmer que lorsque le texte est décorrelé de l'action (ou quand le texte n'existe pas), l'enchaînement des dessins se doit d'être auto-suffisant.
Mais quand le texte est en rapport avec le dessin, faut-il établir une règle aussi stricte? Ne peut-on trouver des exemples où le texte est utilisé avec brio en paliatif de l'action dessinée?



 
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