blutch, c'était le bonheur?

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86. Lices - 30/10/05 00:11
"est-il normal de devoir aller chercher des explications métaphysico-philosophiques pour recevoir une oeuvre?"

T'as fait l'école Larcenet de la candeur ?

85. Scarlet - 30/10/05 00:05
"comme en amour, l'effort, oui, la violence, non... "

Oh allez, juste une petite tape sur les fesses

84. Scarlet - 30/10/05 00:02 - (en réponse à : Heu Philma)
le truc de mes fesses ça n'avait rien avoir avec ton post, ça s'est croisé ( de playtex )

83. Vieto - 30/10/05 00:01 - (en réponse à : Michael (Philary))
Il y a vraiment un malentendu...
Je pensais pourtant que mon propos était clair.
Mais moi aussi, je préfère être élitiste!

Moi aussi, je n'apprécie pas la culture TF1 à laquelle Lices et Scarlet m'ont naguère assimilé (dans un autre sujet).

Mais qu'on ne vienne pas me reprocher de relever cet élitisme : je ne faisais que constater, face à Lices qui niait cette logique d'élitisme versus produit de masse que cette démarche artistique était par définition élitiste.

Si on me demande quel bouquin, par principe, je préfère, entre le dernier XIII et le Blutch, ce sera sans conteste le Blutch, parce que, comme Lices et Scarlet nous le répètent à l'envi (et que je faisais semblant de ne pas comprendre), il s'agit d'un ouvrage AMBITIEUX.

Mais si on me demande quel livre j'ai eu le plus de plaisir à lire, je répondrai, sans provocation, le XIII.
Parce que ça ne prend pas le chou (je sais que ça va énerver les duettistes, ça).
Parce que c'était sensiblement ce à quoi je m'attendais.
Parce que si j'aime être surpris, j'aime aussi avoir l'impression de comprendre quelque chose, et qu'avec Mitchum, ce n'était pas le cas. Là où il faudrait voir une interrogation de Blutch sur sa propre virtuosité, si j'ai bien tout suivi, je n'ai vu qu'une suite de scènes sans queue ni tête.


J'ai vraiment fait un effort pour rentrer dans ce bouquin (je parle de Blutch, un peu moins de C'Etait le Bonheur), et je n'y suis pas parvenu, le "journal émotionnel" dont parle Blutch m'a laissé de marbre. J'ai toutefois eu l'impression de passer à côté de quelque chose de riche, et c'est le sens de ma présence ici.

Mais je découvre, comme souvent, plus de questions que de réponses.

Une des pemières interrogations qui me viennent conerne la démarche artistique de l'auteur "avant-gardiste" (j'ai pas trouvé mieux) qui s'étonne, comme dans l'interview donnée en lien, qu'on le trouve hermétique alors qu'il est consciemment en train de sortir des cadres traditionnels.
Il s'aventure sur des terrains vierges, et semblent pas comprendre, benoitement, que certains n'arrivent pas à le suivre. Personnellement, je suis étonné de cet étonnement.

L'autre question que je me pose, c'est : est-il normal de devoir aller chercher des explications métaphysico-philosophiques pour recevoir une oeuvre?
A voir les sermons de Lices et Scarlet, il semblerait que oui.

Scarlet suppose avec juste raison les efforts qui m'ont été, comme tout un chacun, nécessaires pour parvenir à dépasser un jour le stade de la branlette.
Mais c'est un peu court (si j'ose répéter) : il ne me semble pas que le fait de pénétrer dans une oeuvre qui refuse mes avances, qu'elle soit écrite, filmée, dessinée ou jouée, n'est pas pour moi un besoin atavique : comme en amour, l'effort, oui, la violence, non...

82. Scarlet - 30/10/05 00:00
"et mes fesses ? tu les aimes mes fesses ?"
cristallisation avec le porno du samedi doir.

81. philma - 29/10/05 23:59 - (en réponse à : Scarlet)
Mais je n'ai pas trouvé "C'était le bonheur" spécialement hermétique, je l'ai trouvé disproportionné.
J'ai lu un petit Blutch, une petite digression narrative sans comparaison avec l'ambition de Péplum (par exemple) ou de Vitesse Moderne, intéressant à plus d'un titre, tirant vers du Sempé, l'étirant même, qui amha aurait dû sortir en petit format broché, et qu'on nous vend dans un écrin cartonné et luxueux, comme une oeuvre majeure de l'auteur. Ce qui crée le hiatus. Enfin, c'est comme ça que j'ai reçu le livre.

80. Lices - 29/10/05 23:54
C'est la cristallisation comme dit Stendahl

79. Lices - 29/10/05 23:52 - (en réponse à : Scarlet)
"Anna"

Tout connement.

78. Scarlet - 29/10/05 23:49
je sens que Lices"King of the Google" va trouver

77. Scarlet - 29/10/05 23:47 - (en réponse à : Philma)
Voila le lien visuel entre Blutch et Godard ! Anna Karina ! Le modèle de Mlle Sunnymoon c'est ce personnage joué par Anna ( avec son écharpe )dans ce téléfilm avec Brialy et la musique de Gainsbourg ! Zut c'est quoi le nom du truc déjà ???

76. Lices - 29/10/05 23:45 - (en réponse à : Phima)
Le message c'était en réponse à ton post 71. Mais euh ça va vite.

75. Lices - 29/10/05 23:41
Ouais, puis il y a un côté droit dans ses bottes chez Blutch. Il dit ce qu'il fait et il fait ce qu'il dit. Cette interview elle date de quand ? Péplum ? Tu lis C'était le bonheur à l'aune de ces réflexions sur son hermétisme supposé et c'est limpide. Voilà un garçon qui techniquement fait ce qu'il veut, c'est dégueulasse, mais c'est comme ça. Il aurait pu appliquer une recette depuis 15 ans. Le seul exemple qui me vienne en tête ça serait Goossens continuant dans une voie pour devenir Boucq. Bon c'est foireux, mais hum, j'ai pas d'autre exemple. Et puis quoi ? IL nous emmène ailleurs, faut s'accrocher parfois, faut suivre, laisser tomber des choses en accepter d'autres. Ca parle d'inconfort, de curiosité, de virtuosité, de pleins de choses.

74. Scarlet - 29/10/05 23:40
j'attend toujours un avis censé de ta part sur ce que tu ne comprends pas. C'est à dire autre que "c'est du foutage de gueule", après on pourra discuter sur le même terrain dirons nous. Là tu pourras mesurer la distance qui me sépare des derniers retranchement sur le sujet qui nous interesse ce soir. Mais c'est toujours la même chanson: plus d'arguments, attaque de la forme des posts.

73. philma - 29/10/05 23:36 - (en réponse à : Vieto)
godard est un auteur majeur d'A bout de souffle à Week-end. Ensuite il a arrêté quelques années, il a largué "mochement" Anna, avant de revenir faire des films qui malheureusement n'avaient plus la grâce. mais outre A bout de souffle ou Pierrot le fou, il faut voir et revoir Le mépris, un film somptueux avec des dialogues qui restent gravés à vie, avec Fritz Lang( à Palnce producteur américain:"les nazis tiraient avec leur révolver vous vous tirez avec votre carnet de chèque"), Jack Palance, Brigitet Bardot brune, Piccoli et une musique complètement envoutante. Et puis Masculin Féminin( dans masculin il y a masque et il y a cul. Et dans féminin ? Dans féminin y a rien.), le petit soldat, et des tas d'autres qui se revoient avec beaucoup de plaisir.

72. Scarlet - 29/10/05 23:30
"C'est marrant comme tu réponds toujours à mes sollicitations avec un train de retard, quand je t'ai poussé dans tes retranchements"

Ben parler de certains sujets demandent des reflexions autres que les arguments populistes que tu nous opposes. Donc oui ça me demande du temps. En plus mon gamin a une gastro. Donc entre deux dégueulis ...

71. philma - 29/10/05 23:28 - (en réponse à : Lices)
Très belle interview, je l'avais déjà lue mais ça fait du bien de lire des choses sensées de temps à autres.

70. Philhary - 29/10/05 23:23 - (en réponse à : Vieto)
"Je te fais simplement remarquer que cet effort n'est pas à la portée du lecteur moyen (si tu préfère cela à "Lambda").
Les ouvrages de Blutch dont il est ici question sont tout de même, que tu le veuilles ou non, réservés à des personnes ayant une certaine éducation, une certaine sensibilité artistique.
Que tu le veuilles ou non, (et encore une fois, il ne s'agit pas d'un jugement de valeur, simplement d'un constat objectif), et ça me sidère d'avoir à argumenter sur ce point, ces bouquins SONT élitistes."

Mais pour toute oeuvre d'art il faut une certaine éducation, une certaine sensibilité artistique. C'est quoi le lecteur moyen? L'équivalent de la ménagère de moins de cinquante ans qui regarde TF1? Donc Blutch devrait produire quelque chose de calibré, qui répondrait à de supposées attentes pré-déterminées du lecteur? Si on suit ton raisonnement, il faudrait un tiers d'action, un tiers de romance et un dernier tiers de sexe, par exemple. Avec chaque évènement, chaque élément psychologique surligné deux fois au stabylo jaune fluo? Certains font ça, pourquoi s'en priveraient-ils? Ca marche. Mais je préfère les auteurs élitistes à ceux-là, je préfère Claude Simon à Marc Lévy, je préfère les Stooges à Kyo, je préfère "Vitesse Moderne" à "Lanfeust des Etoiles", je préfère être dérouté par une oeuvre d'auteur que d'avoir face à moi une soupe tiédasse déféquée pour correspondre soi-disant aux goûts du plus grand nombre, de la masse. Je préfère être élitiste.

69. Scarlet - 29/10/05 23:23
"imbittables" et "foutage de gueule" ne sont pas les expresions d'un avis nuancé. Quand à l'exemple de tes capacités en informatique appuyé par un vocabulaire adéquat, heu oui, et alors ? Tu veux dire par là que tu etais fort en quelquechose ? Tu vas nous reparler de ta profession ?

68. Lices - 29/10/05 23:22
C'est pas détenir des clés ou que sais-je le truc. Le truc c'est que comme dans le débat sur L*, coquin, je te soupçonne de prendre des postulats foireux, juste pour le plaisir de la discussion et pour notre plus grand plaisir, donc. Tu prends une comparaison Godard/Blutch qu'on peux pas suivre. C'est deux carrières différentes, deux propos, médiums, générations etc... différents.

Le seul point commun c'est que tu dis "j'ai aimé des trucs chez eux, d'autres me paraissent imbitables. Convainquez-moi que tout est bien."

On peut rien faire avec ça.

67. Vieto - 29/10/05 23:12 - (en réponse à : Scarlet (post 63))
Lorsque j'étais au bahut (pas en troisième, un peu plus tard), je programmais en Basic sur mon ZX81 de Sinclair : y avait une instruction qui renvoyait l'ordi à une ligne donnée : GOTO

Elle est pour toi, en ce qui concerne l'effort : GOTO post 54.

C'est marrant comme tu réponds toujours à mes sollicitations avec un train de retard, quand je t'ai poussé dans tes retranchements.
Concernant Godard, je te reprécise qu'il est possible d'avoir un avis nuancé sur différents sujets, point crucial qui semble parfois t'échapper. Chez lui, il y a des choses que j'aime, d'autre que je déteste.

Je suis bien sûr parfaitement conscient de l'aspect novateur d'A Bout de Souffle ou de Pierrot le Fou (la ligne de hanche d'Anna karina n'est sans doute pas pour rien dans mon intérêt pour le second film).
Mais Soigne Ta Droite (où l'on voit notammant Galabru déclamer du Lautréamont), m'a fait carrément l'effet d'un foutage de gueule. Je m'arrête là? Ben non, justement.
Ce que mes contradicteurs ont beaucoup de mal à admettre, c'est que je ne fais pas nécessairement de mes impressions (d'autant plus que j'ai vu ce film il y a plus de 15 ans) une religion : je suis disposé à changer d'avis.
C'est le pourquoi de ma question sur la démarche artistique de Godard, qui s'est éloigné, à mes yeux de cinéphile, vers des sphères hermétiques, de la même façon que Blutch semble à présent lointain à mes yeux de lecteur.
Et ce débat montre qu'il n'est pas si facile que ça de dialoguer avec ceusses qui détiennent (ou croient détenir) les clés de ces sphères...

66. nemOrtel - 29/10/05 23:05
Baudoin, il est affreusement isolé. C’est un peu dommage, parce qu’en bande dessinée, il y a des choses vraiment belles qui sont plus intéressantes que plein de films et plein de livres à la con. Les années 80, c’est bizarre. Pour moi, c’était les années Glénat, je n’arrive pas à voir autre chose. Baudoin, c’est un cas à part : il a commencé à faire de la bande dessinée après 40 ans. Il n’est pas très représentatif. Je pensais plutôt à la génération d’avant. Ces gens-là, à part Tardi, ils ne me plaisent plus. Tardi, il n’est jamais décevant, même quand il se trompe.

Putain mais dans le marbre quoi!

65. Scarlet - 29/10/05 23:04
Et puis les livres de Blutch ne sont pas réservés à une elite, ils sont en vente libre.

64. Lices - 29/10/05 22:59 - (en réponse à : c'est là)

63. Scarlet - 29/10/05 22:55
Mais Vieto si tes gouts en cinéma se rapprochent de tes gouts en Bd comment veux tu que je t'expliques du Godard ( il y a un paquet de film quand meme ) Attend même "A bout de souffle" ou "Pierrot Le Fou" t'as rien ressenti??? t'as pas senti qu'il y avait quelquechose qui changeait par rapport à ce qui se faisait avant en cinéma Bon Français ??? Déja là t'as une piste pour analyser, tu commences par comparer !!! Ok ça demande un EFFORT. Mais comme dans l'amour, dépasser le stade de la branlette fait découvrir de nouveaux horizons, et pourtant avant d'avoir pécho, il a fallu que tu fasses un : EFFORT .

62. Vieto - 29/10/05 22:51
Autrement, non, je n'ai pas lu cette interview.

61. Vieto - 29/10/05 22:50 - (en réponse à : Lices)
Je ne sais pas si tu emmerdes le lecteur Lambda, mais lui, il s'emmerde en lisant Mitchum (désolé, j'ai pas pu m'en empêcher).

60. nemOrtel - 29/10/05 22:48
Lices is wrong.

59. nemOrtel - 29/10/05 22:46
Lices is right.

58. Lices - 29/10/05 22:45
Vous êtes GRAN-DI-OSES

tu... tu me fais donner le meilleur de moi-même.
Oh. Je rougis.

57. Lices - 29/10/05 22:43 - (en réponse à : Vieto)
T'as lu l'interview de Blutch sur pastis.org ?

56. Vieto - 29/10/05 22:42 - (en réponse à : Chassez le naturel...)
Je croyais qu'il ne fallait pas parler de Larcenet!

Pouf pouf

Ah, les mecs, décidément, vous ne me décevez pas, ce n'est pas pour rien que je kiffe tant (pas terrible, ça, pour les cahiers du cinéma, hein?) la tchatche avec vous, les keums.
Vous êtes GRAN-DI-OSES

55. Lices - 29/10/05 22:40
Flûte j'm'ai énervé. Mais bon. Mince aussi. Cest tellement consommateur comme attitude. Le lecteur lambda.

Putain la moitié de l'histoire de l'art est pas accessible à ce con de lecteur lambda. Pour le lecteur lambda y a l'aut'. Le Vulgarisateur.

J'emmerde le lecteur/spectateur/auditeur lambda.

54. Vieto - 29/10/05 22:39 - (en réponse à : Scarlet)
Marrant encore que mes posts en bon français soient moins intelligible que les intentions de Blutch : je n'ai pas réussi à ouvrir la porte, mais j'ai réclamé à corps et à cri des clés que tu as beaucoup rechigné à me donner.
Tu n'as pas daigné me répondre sur Godard et Blutch, au prétexte que l'un faisait du cinéma et l'autre de la BD. Enfoncer le béotien qui se revendique comme tel, c'est un mode d'éducation qu'on utilise pas, même au collège...

Bon, je relirais Mitchum avec la nouvelle grille de lecture que tu proposes. Merci pour ça.

A propos de portes, Lices, tu en enfonces une largement ouverte.
Je ne pleure pas que truc ou machin demande un effort.
Je te fais simplement remarquer que cet effort n'est pas à la portée du lecteur moyen (si tu préfère cela à "Lambda").
Les ouvrages de Blutch dont il est ici question sont tout de même, que tu le veuilles ou non, réservés à des personnes ayant une certaine éducation, une certaine sensibilité artistique.
Que tu le veuilles ou non, (et encore une fois, il ne s'agit pas d'un jugement de valeur, simplement d'un constat objectif), et ça me sidère d'avoir à argumenter sur ce point, ces bouquins SONT élitistes.

53. Scarlet - 29/10/05 22:38
En plus quand tu traites Blutch et Godard d'auteurs élitistes, là tu leur prêtes des intentions ridicules. Ils ne veulent pas te faire de mal tu sais. Ils sont moins riches que Larcenet je supposes. Et pourtant on les entend moins pleurnicher dans leurs oeuvres. Etonnant non ? C'est plus une question de classe je crois. Mais non, pas de classe sociale.

52. Scarlet - 29/10/05 22:28
"Pour ce qui est de Zidane et de Parker, c'était juste un petit délire pour montrer qu'ils sont comparables, comme le sont Blutch et Godard, auteurs élististes, contrairement à ce que tu avançais avec l'intention à peine déguisée de me ridiculiser (c'est pas bien, de ridiculiser un collégien ;-))."

Et bien maintenant imagines que tu possèdes autant de vocabulaire technique sur l'art que sur le sport ! Ca te permet d'émettre des idées qui refletent un jugement sur la BD qui soit autre que " On peut dire que son dessin est ceci ou cela mais d'un autre coté ça fait trop chialer putain".
Tu pourrais alors tenter de faire l'ébauche d'une parodie de critique des cahiers du cinéma par exemple. Si tu pouvais en plus avoir le meme recul sur l'écriture , of course.

51. Lices - 29/10/05 22:22
pardon. mais zut.

50. Lices - 29/10/05 22:21 - (en réponse à : AAAARRRRRHHHHH)
Colère.
Putain je lis même pas la suite de ton message !!!!!
OUI VIETO ! putain de bordel de merde il ya des choses qui demandent des EFFORTS ! tout n'est pas accessible tout de suite ! la littérature c'est compliqué, ça demande un apprentissage, une curiosité, qui forment la CULTURE, nom de dieu ! le cinéma pareil !
Ca veut dire quoi LAMBDA putain ! ça veut dire qu'il doit y avoir une NORME de compréhension par tout lecteur, tu crois qu'y a une équation que les éditeurs possèdent ?

49. Scarlet - 29/10/05 22:18
Non non non !!! Dire heuaip Blutch, Godard, Rohmer je mets ça dans le meme sac de trucs "imbittables" ce n'est pas comme de comparer le travail de Blutch à du Free Jazz. Là le monsieur il avait perçu un truc dans le travail de Blutch alors que toi tu expliques clairement n'avoir rien perçu du tout ( sinon que c'était imbittable comme un tas d'trucs heu... imbittab') . Pas pareil du tout du tout.

48. Vieto - 29/10/05 22:15 - (en réponse à : Scarlet)
Puisque tu comprends appremment mieux les improvisations oniriques que le fonctionnement de ce forum, je te précise que ler post que tu cites a été écrrit AVANT que je ne lise le reste.

Pour ce qui est de Zidane et de Parker, c'était juste un petit délire pour montrer qu'ils sont comparables, comme le sont Blutch et Godard, auteurs élististes, contrairement à ce que tu avançais avec l'intention à peine déguisée de me ridiculiser (c'est pas bien, de ridiculiser un collégien ;-)).

Il me dit qu'il peut plus rien pour moi, et son pote va continuer à me dire que zat ize notte ze pointe l'élitisme...

47. Vieto - 29/10/05 22:10
Eh t'as vu, Scarlet, Gauthey y parle de free jazz, alors que c'est de la musique, et là, on parle de BD? Il est fou lui!
Ca voudrait dire qu'on pourrait comparer les démarches artistiques d'un musicien avec celle d'un auteur de Bd et... et... (j'en tremble tellement c'est audacieux) d'un cinéaste.
Alors que leurs media sont différents!
Non, je divague, ça signifierait que ta remarque à l'emporte-pièce du post 34 n'était pas fondée, que tu pourrais par conséquent éventuellement avoir tort, et ça, ce n'est pas possible.

Blague à part, Lices, ça me troue un peu le fondement que tu refuses de voir le caractère élitiste de cette démarche.
Gauthey le dit lui même, c'est oeuvre qui demande un effort de la part du lecteur pour être comprise.
Sa simplification dont tu parles, c'est un peu, pour réutiliser la comparaison du jazz, celle de Portal qui joue la même note pendant un quart d'heure.
On en revient à des choses fondamentales, mais du coup, cette somme d'éléments ne forment plus un ensemble cohérent, du moins à des yeux profanes.
Je ne dis pas que je ne puisse pas être séduit pas une démarche de ce type. Cette démarche là ne me parle pas, comme je préfère écouter du Coltrane plutôt que du Portal.
Oui, il y a un message, oui, l'auteur, nous emmène quelque part, mais on n'est pas obligé d'y aller.
Le lecteur lambda que je suis n'a pas forcément ni l'envie ni les moyens de fournir cet effort.
Tu ne disais pas autre chose en caricaturant le beubeu de base dans ton message de début de sujet (ce qui a eu le don d'enerver Brusselman), et Scarlet ne fait pas autre chose en me ressassant sa litanie du collège.
Ce n'est peut-être pas une démarche difficile, mais c'est une démarche d'esthète, et en cela, une démarche élitiste.

Ce n'est pas nécessairement un jugement de valeur négatif de ma part, mais nier cette évidence me semble disons... étonnant.

46. Scarlet - 29/10/05 22:05
"Zidane et Parker sont deux meneurs de jeu, qui pour s'exprimer ont besoin d'un peu d'espace dans la défense. Il semble que la défense de zone leur convienne mieux que la défense individuelle, et leur technique hors norme leur permette de servir leurs coéquipiers dans des conditions idéales, tout en ne négigeant pas de marquer eux-mêmes.
C'est bateau, c'est peut-être faux dans le détail (je ne suis pas un grand spécialiste), mais c'est possible, et j'aurais pu écrire dix pages comme ça"

Mais tu veux démontrer quoi là ? Que tu peux faire semblant d'etre journaliste sportif ?????? Vas-y fais le même truc sur Godard qu'on rigole pour de bon.

45. Scarlet - 29/10/05 22:01
"objectivement beaux mais narrativement imbittables"
Toutes les explications là dessous avaient l'air pourtant claires. T'as lu tout ce qui précède et t'as toujours pas compris. A peu pu rin pou tô mon garçon, désolé.

44. Vieto - 29/10/05 21:32
Ah, plein de posts avant le mien qui s'adressait au 37 de Scarlet.
Je m'en vais lire tout ça, et je reviens.

Brusselman : reconnais au moins que ce n'est pas avec tes injures que tu avais des chances de faire naître le débat que tu appelais de tes voeux...

43. Vieto - 29/10/05 21:28
Et en quoi consiste cette démarche?
En quoi, précisément, est-elle intéressante?

Sinon, je te "prends homo" en te prouvant qu'on peut parfaitement comparer des choses que tu prétends incomparable :

Zidane et Parker sont deux meneurs de jeu, qui pour s'exprimer ont besoin d'un peu d'espace dans la défense. Il semble que la défense de zone leur convienne mieux que la défense individuelle, et leur technique hors norme leur permette de servir leurs coéquipiers dans des conditions idéales, tout en ne négigeant pas de marquer eux-mêmes.
C'est bateau, c'est peut-être faux dans le détail (je ne suis pas un grand spécialiste), mais c'est possible, et j'aurais pu écrire dix pages comme ça.

Ce que j'attends de toi comme de Lices, c'est que tu te creuses un peu le ciboulot pour justifier, de façon un peu plus convaincante que jusqu'à présent, le fait de porter aux nues ce Blutch, qui se coupe sciemment d'une partie de son public.
Est-ce cette démarche qu'on pourrait qualifier d'avant-gardiste si le terme n'était pas galvaudé, qui lui vaut ton respect si inébranlable, où y a -t-il des qualités intrinsèques dans Mitchum ou C'était le Bonheur qui échappent à des lecteurs tels que moi, pour qui ces deux ouvrages sont objectivement beaux mais narrativement imbittables.

Bref, ce qui m'intéresse, c'est ce moment imperceptible où un lecteur commence à décrocher d'une oeuvre qu'il arrivait à suivre jusque-là, et pourquoi. Dans cette logique, il m'importe aussi de comprendre à quoi les fans de plus en plus rares (et de plus en plus fiers de cette spécificilté) se raccrochent.

42. Scarlet - 29/10/05 21:26
Putaing, j'ecris trop lentement.

41. Scarlet - 29/10/05 21:25
Outre la virtuosité de Blutch, c'est la recherche sur la structure du récit, ( et là où je le trouve plus fort que Chris Ware, c'est dans la spontanéité apparente du résultat ), sur le mouvement, la relation entre le geste de l'écriture et le dessin (une mise en évidence qui n'est pas si évidente que ça partout ailleurs, excepté chez d'autres bien inspirés ).En bref Blutch s'interroge sur les moyens qu'il emploie pour produire du dessin. Et ça c'est remarquable. Tu vois c'était dans le sujet pour troisièmes.

40. brusselman - 29/10/05 21:24 - (en réponse à : vieto)
Tu dis "...avant de partir en vrille" moi je dirais plutôt, irrité par ce tas commentaires et finalement on a pas encore parlé de "c'était le bonheur", le fond de ma pensée c'est quand même de dire que je ne comprends pas mais que je respecte l'auteur et que je le soupçonne de facilité.
Blutch, je le suis depuis son concours fluide en 1987(je crois), il y a des merveilles dans son travail, mais honnêtement ce truc chez futuropolis c'est n'importe quoi, ou on m'explique.
J'ai appelé une librairie "pointue" pour en discuter et là le vendeur me sort les mêmes arguments que j'ai pu lire dans la presse, à savoir ...c'est du Sempé...un couple se déchire..etc, enfin bref, pas vraiment d'arguments neufs mais un consensus mou pour perroquets vendeurs.

39. philma - 29/10/05 21:24
J'aimerais bien savoir ce que Lice et Scarlett, que je confond souvent dans ma lecture diagonale de ce forum(et j'en suis navré), pensent du dernier Blutch qui m'a singulièrement déçu. Je suis fan et admiratif du travail de cet auteur mais là on est très loin de la puissance de Vitesse Moderne ou de Sunnymoon tu es malade ou du Petit Christian. Enfin, c'est mon avis.

38. Lices - 29/10/05 21:12 - (en réponse à : Vieto)
Nan, mais c'est vrai Vieto, parlons de Blutch, pas L*, s'il te plaît. Oh là ! z'êtes partis vite ! Bon je tente de raccrocher la wagon.

1)Arh, pitié Vieto, sincérement, du fond du coeur, pas le coup de l'élite VS le grand public . Ca peut pas tenir deux secondes cette éternelle rengaine. Comment peux-tu imaginer une seconde qu'un Blutch aurait comme but de se rendre inintelleligible alors, qu'il me semble que tout son travail tend vers la simplification et l'évidence.

2) Désolé ça va faire un long message. Le 21 février 1999, sur frab un gazier suggère que Mitchum, je cite "il s'agit plus
d'essais libres sans grand intérêt pour celui qui n'est pas fan absolu de Blutch que de véritables bd, non ?
. Et donc JL Gauthey répond ça :

Je ne peux que te plaindre très fort. Ramener l'expérience "Mitchum" à si peu de choses, un exercice gratuit, une récréation sans verve et sans valeur, m'amène à douter de ta capacité de lecteur: pour toi la surprise ne doit qu'être confortable? Et l'expérience suffisamment balisée par la narration ou les prouesses techniques pour susciter ton respect? Tu parles de "véritables BD". Tu peux définir? Ce qui me consterne le plus dans ta critique est que tu remets implicitement en doute la sincérité de Blutch dans ce travail, comme s'il s'agissait d'un petit caprice de star, d'un amuse-gueule pas très sérieux, d'un défoulement sans grande portée... Que tu glisses à côté de
la force d'évocation incroyable de ces pages, passe encore. Mais que tu les juges "sans grand intérêt" au prétexte apparent qu'il s'agit "d'essais libres" (et donc d'après toi pas de "bande dessinée") prouve simplement que tu ne comprends pas la valeur du projet, alors même que tu le nommes: "Essais Libre". Car OUI, il s'agit bien de ça! Et c'est ce qui lui donne tout son poids et ce qui devrait forcer ton admiration!
Cette oeuvre est unique, exceptionnelle et d'une richesse dont,
apparemment, la portée ne peut prétendre à l'évidence. Car totalement LIBRE et ouverte à tous les essais! "Mitchum" est un projet éditorial et artistique à l'écart des canons acceptés de la bande-dessinée. Les codes classiques y sont présents, parfois détournés, la plupart du temps respectés. Ce qui trouble est plus lié au principes narratifs perturbés ici par une logique issue des rêves ou de la hiérarchie toute particulière de la pensée. Il y a dans chaque "Mitchum" la matière nécessaire à des histoires parfaitement linéaires et limpides. Mais cette matière est ici livrée dans sa forme la plus brute, c'est l'essence qu'on donne à voir, par les succédanés! Rien n'a été passé au filtre des codes et des techniques narratives, c'est la première pression à froid, celle dans laquelle passe les impuretés mais dont toute la richesse a été préservée. C'est âcre, c'est noir, c'est fort, ça arrache un peu les yeux, habitués à moins de rudesse et plus de politesse... Mais c'est là une chance unique de goûter à la matière brute, à ces images et à ces impulsions qui sont à l'origine de l'envie de dessiner et de raconter, "Mitchum" permet de s'en approcher et de les apprécier sous leur forme la moins dénaturée. Vois-y une tentative de rendre un peu de ce champs de l'esprit qu'on dit inexpressible, ces rêveries éveillées qui s'abstiennent de logique et qui font qu'on ne peut répondre sans mentir à la question "A quoi tu penses?"
"A quoi je pense?.. A rien." C'est faux, bien évidemment. Mais comment dire des sensations ou des émotions dans ce qu'elles peuvent avoir de plus brut, de plus instinctif, de moins intellectualisé? Et comment rendre cet état par la bande-dessnée? Moebius s'est déjà penché sur cette gageure, et c'est bien l'exercice le plus périlleux auquel puisse se prêter un artiste, le moins sécurisant, le plus intime. Voilà pourquoi Joan parlait de free-jazz, sachant que la référence à la poésie serait tout aussi recevable, quand bien même mes références et mes goûts personnels sont aux antipodes de l'un et de l'autre.
D'une certaine façon, "Mitchum" (n°3, 4 et 5) opère comme un carnet de bord intime dont la parole ne serait pas raisonnée, dont les motivations ne seraient pas applaties, et dont les images ne seraient pas expliquées, c'est à dire traduites, c'est à dire trahies. Il faut accepter que la puissance de ces pages provient aussi de ce qu'il n'est pas nécessaire de tout comprendre, et que la beauté d'une oeuvre tient parfois à ce genre de postulat.
Je te le répète, il s'agit d'une expérience! Une expérience pour Blutch, bien sûr, épuisante à plus d'un titre, mais SURTOUT, et en premier lieu une expérience qui t'est destinée, à TOI, en tant que lecteur! Une expérience dans ce que ce terme peut receler de plus jubilatoire, de plus exhaltant, de plus jouissif! Dès lors que tu veuilles bien accepter le fait qu'il te suffit de jouer le jeu, d'essayer, tout simplement.


Rien à ajouter non ?

37. Scarlet - 29/10/05 21:12
Et bien sur que la démarche créatrice est aussi affaire de morale !!! On parle ici de cohérence dans la démarche et du projet que l'auteur poursuit. Je ne crois pas à la gratuité dans la création ,elle se fait toujours au dépend de quelqu'un ou de quelque chose. Même l'excuse de l'inconscient, alors qu' on sait depuis le surréalisme en définir les limites dans la création. Perso je ne suis pas toujours d'accord avec Blutch dans les résultats publiés, mais je trouve sa démarche mille fois plus interessante que... d'autres.



 
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