En fais, le journal Spirou, c'est schtroumpfement bien aussi

Les 796 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16


646. marcel - 09/04/21 01:15
Les enfants comprennent tres bien que Vicky et Jenny sont des connasses. Toi, manifestement, t'as plus de mal...

645. Piet Lastar - 09/04/21 01:04 - (en réponse à : marcel)
C'est donc une série pour adultes, attardés ?.



644. marcel - 09/04/21 00:55
Wouah, une lecture au premier degre ! Sur Les nombrils. Fortiche.

643. Piet Lastar - 09/04/21 00:31 - (en réponse à : gling gling)
A part que les valeurs d'un groom ne sont pas néfastes, par contre celles des Kardashian ou de Nabila ne m'intéressent pas.

642. heijingling - 08/04/21 21:07 - (en réponse à : Piet Lastar)
Il y a de ça, surtout au début, ainsi que dans les dernières histoires, qui sont un retour aux origines, mais il y a beaucoup plus.
C'est un peu comme si pour présenter Spirou tu disais que ce sont des histoires d'un groom.

641. Bert74 - 08/04/21 13:47
C'est très bien les Nombrils. Ca prend un bel envol à partir du 4 (fil rouge, histoires parallèles, perso secondaires bien trouvés, développement du background, ...).

640. Piet Lastar - 08/04/21 12:13
De ce que j'en ai lu, c'est méchanceté de pisseuses et compagnie.

Me trompé-je ?

639. marcel - 08/04/21 02:36
Pour froggy : glingling parle d'une serie parallele, Les vacheries des Nombrils, ou les auteurs reviennent a la periode du premier tome, parce que les personnages et les relations évoluent au fil de la serie-mere.
Et Piet raconte n'importe quoi.

638. heijingling - 08/04/21 02:00 - (en réponse à : Piet Lastar#637)
Tu dois confondre Les Nombrils avec Maki de Tarrin, qui était assez glauque, des situations et personnages malsains abordés sans distance, ce qui n'esrt pas le cas des Nombrils.
Mais depuis que Delaf et Dubuc sont retournés aux gags en une planche des débuts, ce la fonctionne moins bien qu'avant que l'on connaisse l'évolution des personnages.

637. Piet Lastar - 07/04/21 20:34
Dad, c'est sympa en effet. Les Nombrils, je trouve ça malsain et vulgaire.

636. froggy - 07/04/21 18:25
J'ai inscrit Les Nombrils dans ma liste des trucs a acheter un jour. Il y a deux integrales parues. Mais cela ne sera pas encore pour maintenant, j'ai a finir les Lapinot.

Autrement, j'ai lu quelques gags de Dad, cela a l'air tres sympa effectivement, tout a fait dans l'air du temps d'apres ce que Marcel en a ecrit.

635. Achab - 07/04/21 17:25
Après en récits courts de bien, y'a les Cavaliers de l'Apocadyspe et Imbattable bien sûr.
Familly Life a des bons moments, même si Zep pourrait faire un procès...

634. Achab - 07/04/21 16:32 - (en réponse à : Froggy)
Créatures dans "La grande nuit" par Djief, Betbeder (4319 )
Dans les yeux de Lya dans "Un coupable intouchable" par Cunha, Carbone (4320 )
Spirou dans "Un départ vers la fin" par Bravo, Benoît F. (4321 )
Louca dans "E–sport" par Dequier, Guillo (4324 )
Black Squaw dans "Scarface" par Henriet, Yann, Usagi (4330 )


J'ajouterais le SuperGroom, même si le rythme de publication est étrange, très irrégulier...

Sinon, Créatures, c'est pas mal. En tout cas ça m'aurait plus vers 10 ans.
Louca, c'est amusant. Assez burlesque. Je lis avec plaisir.
Le Spirou de Bravo, c'est nul. Pas de rythme, pas de direction, tout gris avec tellement de vignettes par planche qu'on dirait des timbres. Alors que j'avais beaucoup apprécié le Journal d'un ingénu...

Et Dad c'est vraiment le haut du panier. Y'a pas franchement d'autres série gag du même niveau (plus de Nombrils depuis un bout de temps, les trucs de Midam, Cauvin et Janry, ça ronronne grave). De temps en temps y'a Raowl qui me fait marrer... Et preque toujours les Fifiches du Proprofesseur, mais c'est pas vraiment de la BD...

633. marcel - 07/04/21 15:29
J'ai trouve une confirmation : Dupuis a bien refuse Titeuf. Les cons.

632. marcel - 07/04/21 14:37
Je ne sais pas. Janry a deja repris Passe-moi l'ciel tout seul, ca doit pas etre facile moralement, quand meme.
Mais il y a deja suffisamment d'albums pour que ce soit une serie patrimoniale.

631. Piet Lastar - 07/04/21 13:54
Le P'tit Spirou continue ?

630. marcel - 07/04/21 12:40
Je ne sais pas s'il leur a propose Titeuf en tant que tel, mais il bossait pour eux juste avant, avec Victor une sorte de Gaston. Il a debute dans Spirou.

629. froggy - 07/04/21 04:44
Je ne savais pas que Zep leur avait propose Titeuf. Mais est-ce qu'il n'aurait pas fait double emploi avec Le Petit Spirou? L'humour de ces deux series est tres similaire. Je presume que c'est pour cela que Dupuis n'a pas pris Titeuf.

628. marcel - 07/04/21 01:55
Pour ce qui est du "patrimoine", il y a quelques series qui sont la depuis suffisamment longtemps pour qu'on pense qu'elles commencent a le devenir : Nelson, Kid Paddle (et Game over), etc. J'aime beaucoup Les nombrils, qui a ce potentiel et, surtout, si ca continue comme ca, Dad est un peu le nouveau Boule et Bill : c'est mignon, et c'est une famille "typique" (un pere celibataire avec 4 filles de 4 meres différentes qui galere a trouver du boulot)... mais des annees 2020.
Et le Petit Spirou se vend plus que la serie-mere, je rappelle !
Pour les histoires longues, y a toujours JKJ Blohe, Seuls, probablement Louca voire Frnk... Moins de choses, certes, mais moins de place aussi.

En tout cas, pour ce qui est du patrimoine, la plus grosse erreur de Dupuis a ete de laisser partir Zep a l'epoque. Titeuf aurait ete un sacre truc a leur catalogue patrimonial.

627. marcel - 07/04/21 01:35
Ca fait tres longtemps que le rythme de publication des histoire longues a change. En moyenne, les histoires sont publiees sur 6 numeros, il y en a 2 ou 3, donc une nouveaute tous les 3 numeros, c'est logique. Mais les tranches sont plus longues qu'a l'epoque ou tu le lisais, et ou c'etait 1 ou 2 pages par semaines !
L'autre chose qu'il faut prendre en compte, c'est qu'il y a beaucoup plus de series de gags qu'a l'epoque. Dans les annees 70, s'il y avait 3 ou 4 pages de gags par numero, c'etait le bout du monde. Faut comparer ce qui est comparable, les modes de lecture changent avec le temps.
La ou je te rejoins, c'est qu'il y a de moins en moins de series ou les tomes peuvent etre lus séparément, c'est souvent des cycles ou du feuilleton. Peut-être l'influence des series tele.
Je ne sais pas non plus si ca peut donner beaucoup de series a 40 ou 50 albums. Mais c'est pas un drame, quand on voit les series que Monsieur Dupuis a garde sous perfusion pendant des décennies alors que la qualite n'etait plus la depuis longtemps (voire n'y a jamais ete).
T'inquietes pas pour les jeunes lecteurs de Spirou, leurs plaisirs d'aujourd'hui sont leurs madeleines de demain.

626. froggy - 07/04/21 00:32
Toutes les semaiens, je regarde sur le site bdoubliees le sommaire du journal. Je ne le lis depuis trers longtemps mais j'y suis encore attache et surtout j'aime l'idee que le journal existe encore.

Toujours est-il que j'ai constate que le nombre de series a suivre a serieusement diminue pour devenir quasiment inexistant. On est deja au 14e numero de l'annee et il y a eu seulement seulement 5, cela veut dire un retour toutes les 3 semaines en moyenne. Au temps ou je le lisais, les retours etaient quasi permanents et a part circonstances exceptionnelles, il etait tres rare que plus de 3 semaines se passent sans un retour notable.

En voici la liste:

Créatures dans "La grande nuit" par Djief, Betbeder (4319 )
Dans les yeux de Lya dans "Un coupable intouchable" par Cunha, Carbone (4320 )
Spirou dans "Un départ vers la fin" par Bravo, Benoît F. (4321 )
Louca dans "E–sport" par Dequier, Guillo (4324 )
Black Squaw dans "Scarface" par Henriet, Yann, Usagi (4330 )

Parmi ces 5, je n'acheterai que l'album du Spirou de Bravo.

Est-ce que cela veut dire que le concept de la serie avec un heros recurrent vivant aventures diverses et variees est depasse? Je le crois volontiers. Ou est-ce que le lectorat a tellement change que les lecteurs d'aujourd'hui ne peuvent plus supporter l'idee de lire une histoire dont la prepublication s'etalerait sur quelques semaines? Ca, c'est sur.


En attendant, je me demande ce que sera le patrimoine Dupuis dans 40 ou 50 ans? Je serai parti bien sur, je ne le verrai pas.

Peut-etre que les editions Dupuis n'existeront plus en tant que tel, que la BD n'existera plus non plus, ou qu'il n'y aura plus que du numerique.

625. heijingling - 23/11/20 19:37
Dragonball repris par Cauvin, qui avait bien préparé son coup en se donnant du temps libre.
Et Malik au dessin (il est un peu asiatique, chinois, japonais, c'est kif-kif).
Ho, la bonne idée.

624. froggy - 23/11/20 17:28
Evolution ou revolution?

Je vous mets un extrait de l'entretien accorde a Bodoi par deux dirigeants de Dupuis et relatif au journal Spirou:

"SPIROU POURRAIT POTENTIELLEMENT DEVENIR EN PARTIE UN MAGAZINE DE PRÉPUBLICATION DE MANGAS ?

S.B. : Logiquement, c’est une évolution du journal qui devrait se manifester l’année prochaine, avec un projet un peu atypique.

EST-CE QUELQUE CHOSE QUI DEVIENDRAIT HABITUEL ?

S.B. : Non, marginal. Spirou doit rester Spirou. Je ne mettrais pas n’importe quoi dedans, je vais essayer de mettre du manga édité au Japon avec des héros japonais, mais peut-être dessinés par des auteurs européens du journal Spirou, par exemple. Le but n’est pas de bousculer les lecteurs de Spirou, mais les accompagner dans une transition douce."

Des commentaires?

623. froggy - 01/11/20 16:38 - (en réponse à : Heijingling #621)
Bravo pour celui la, je ne peux que m'incliner, il est superbe.

622. heijingling - 01/11/20 04:48
froggy: "J'ai ecris pas mal de connery ici"

Tu te trompes de sujet, ici se dit aussi céans, pour parler de Connery Ceans il faut aller dans le sujet Tchii Tchaaa.

621. froggy - 31/10/20 17:01
Merci Piet et Heijingling pour vos commentaires sur mon intervention, vous etes tres gentils.

Pour tout vous dire, j'ai pris beaucoup de plaisir a l'ecrire car le journal m'a vraiment accompagne toutes ces annees. Cela m'a egalement rappele enormement de souvenirs au fur et a mesure de ma redaction. J'aurais aime ecrire beaucoup plus car il y a tant a dire mais je n'ai vraiment pas le temps. Quand je prendrai ma retraite sans doute. Lol.

J'ai ecris pas mal de connery ici meme depuis que je frequente ce forum, une des plus belles est celle d'avoir ecrit qu'il serait bon que Spirou s'arrete tellement c'etait pas bien. Je ne sais plus uand et dans quel sujet mais cela n'a aucune importance. Toujours est-il que je suis ravi que le journal existe encore et que des enfants et des adolescents puissent s'amuser en le lisant. Ce n'est pas le meme de ma propre enfance mais c'est un journal riche d'Histoire. Et d'histoires.

Longue vie a Spirou!

620. heijingling - 30/10/20 15:58
Beau texte, froggy, moi qui aime Spirou depuis tant d'années, cela m'a touché, rappelé de belles choses, tout cela sous forme d'un excellent résumé de presque 20 ans du magazine, des années durant lesquelles il s'est passé beaucoup de chose pour Spirou, et la B.D. en général.

Je comprends maintenant pour quoi tu n'aimes pas Khéna et le Scrameustache, 12 ans, c'est déjà trop grand pour commencer à lire et aimer cette série. Je l'ai découverte à 9 ans, et ai adoré. Pour les plus jeunes, plusieurs albums sont vraiment bien, dans les 15 premiers.

"Pour moi, Jerry Spring etait seulement un gag que je ne comprenais d'ailleurs pas non plus dans un Lucky Luke que j'avais lu en album deux ou trois avant, celui ou Ran-Tan-Plan ne se souvient plus du nom du heros durant toute l'histoire. J'ai bien corrige tout cela depuis.:

Il m'est arrivé exactement la même chose. Depuis, j'ai les beaux Jerry Spring en N/B grand format édités par Dupuis dans ce qui fut l'une des premières éditions patrimoniales.

J'ai commencé à lire Spirou plus jeune que toi, mais plus tard, et ai par contre arrêté plus tôt, je ne l'ai lu que 5 ans, mais plus tard, j'ai commencé à collectionner les reliures.





619. Piet Lastar - 26/10/20 23:43 - (en réponse à : froggy)
Très beau plaidoyer !
C'est vrai, chaque période a eu ses moments forts. J'étais enfant pendant Spirou Magaziiine et j'aimais beaucoup, car comme toi, je n'en connaissais pas d'autres. Je me souviens du Trou du Souffleur, d'Aristote et ses potes, des Motards. Pas de chefs d’œuvre mais... trémolo.
Par contre, il y avait aussi des pointures : Tuniques Bleus, Charly, Sammy, P'tit Spirou, Kid Paddle, Spirou et Fantasio de T&J, ...

Cependant, l'Âge d'Or reste la période 1956-1968 sous Delporte.
Gaston, Gil Jourdan, Johan & Pirlouit, Boule & Bill, Jerry Spring, Lucky Luke, Tif & Tondu, Spirou, ... La claque !

618. froggy - 26/10/20 04:37
C'est dans les annees 70 et 80 que je l'ai lu, de 1973 a 1991 exactement. C'est vous dire que meme apres avoir arrete de le lire presque religieusement chaque semaine, cet hebdo me tient encore au corps et au coeur. Je haissais les lundi, non, parce que c'etait le premier jour de la semaine, cela voulait dire qu'il me fallait attendre ancore 24 heures pour pouvoir le lire tellement j'etais impatient, privilege de l'enfance ou le temps semble une eternite.

Comme ce sont des souvenirs qui datent un peu, je suis alle voir les pages correspondants a ces annees la sur le site de bdoubliees afin de me rafraichir la memoire. Il est certain que si on n'aime pas Yoko Tsuno, Les Petits Hommes, Khena et le Scrameustache, Papyrus peut-etre, Tintin etait plus attractif. De mon cote, je preferais nettement plus le journal ou je pouvais lire Gaston, Boule et Bill, Yoko Tsuno, Sammy, Natacha et consorts, je m'y retrouvais plus.

Il y a un facteur qu'il ne faut pas negliger, c'est celui de la periode a laquelle on a decouvert le journal et a quel age aussi. Je m'explique. J'avais 12 ans quand j'ai commence a le lire vraiment. J'aimais quasiment tout. Au fur et a mesure que mes gouts se sont affirmes, j'ai commence a apprecier plus certaines que d'autres et meme a ne pas en aimer du tout, Les Petits Hommes et Khena et le scrameustache en tete. Le premier Sibylline que je lu fut Sibylline s'envole que j'avais bien aime bien que ce soit deja encore enfantin, sa suite Sibylline et les Cravates Noires me prouverait le contraire.

Je ne savais pas qui etait le redacteur en chef et ne connaissais rien de ce qui avait paru avant. Je me souviens tres bien ainsi qu'au referendum de 1974 ou 1975, je ne sais plus. Il avait ete pose la question de savoir si on voulait lire des reeditions dans le journal de series disparues comme Jerry Spring et Marc Dacier, j'ignorais totalement leur existence. Pour moi, Jerry Spring etait seulement un gag que je ne comprenais d'ailleurs pas non plus dans un Lucky Luke que j'avais lu en album deux ou trois avant, celui ou Ran-Tan-Plan ne se souvient plus du nom du heros durant toute l'histoire. J'ai bien corrige tout cela depuis.

C'est par le plus grand des hasards que j'ai eu l'occasion de lire des Spirou du debut des annees 60 et la, je dois dire qu'il n'y avait pas photo, c'etait nettement mieux avant, Spirou par Franquin, Johan et Pirlouit, les series de Charlier, Timour, Valhardi, Spring, Benoit Brisefer, Tif et Tondu ecrit pas Rosy avec Mr Choc, Lucky Luke, La Ribambelle, arretez, arretez cela n'est pas possible. Qu'est ce qui s'est passe? Seulement 10 ans s'etaient ecoules et tout cela avait disparu ou presque. Invraisemblable. La, je me suis dit que c'etait mieux avant. Du coup, je me suis a collectionner les recueils du journal et de decouvrir avec bonheur toute cette periode ou Delporte etait le redacteur en chef. La comparaison avec la periode Martens n'etait pas en faveur de ce dernier. Celui-ci le savait tres bien car le depart de Delporte avait coincide avec le transfuge de Jije et Morris vers Pilote, Charlier a enormement ralenti et arrete ses series dans Spirou favorisant celles qu'il ecrivait pour Pilote, Peyo ne fait plus de Johan et Pirlouit, on lui demande du Schtroumpf a la place. Et ce n'est certainement pas Sandy et Hoppy de Lambil qui allait sauver l'hebdomadaire. Le journal est en plein desarroi car tous ces auteurs, Franquin en tete, etaient tres amis avec Delporte qui avait reussi a federer autour de lui une equipe d'auteurs de BD absolument formidable, une equipe de reve, n'en doutons pas. Il fallut donc faire venir de nouveaux talents, jeunes et moins jeunes. C'est Walthery, jeune membre du Studio Peyo, qui reprend Benoit Brisefer et cree sa propre serie, Natacha, une audace a l'epoque quant au physique de l'heroine, Sophie de Jidehem et Isabelle de Will ne sont pas vraiment des jeunes femmes sexy; le tout aussi jeune Fournier qui avait un heros breton, Bizu, recoit l'enorme tache de succeder a Franquin pour la reprise de Spirou et Fantasio, Berck arrive du Lombard pour y creer Mulligan avec Macherot, un avant-gout de Sammy. Martens demande a Tillieux d'ecrire du scenario a la chaine, du coup il arrete de dessiner Gil Jourdan, celui-ci est confie a Gos, un autre membre du Studio Peyo, il reprend Tif et Tondu des mains de Rosy partis vers des horizons meilleurs et parisiens, il cree Jess Long, sauvant ainsi la carriere de Piroton, il lance Cauvin qui commence aisni sa seconde carriere qui sera prolifique avec les Tuniques Bleues; Devos cree un heros sympathique, Genial Olivier qui sera tres pouplaire en son temps, on voit les premiers pas de Derib aussi bien en comique, Attila, qu'enrealiste, Arnaud de Casteloup etc.

Une fois sauves les meubles, il faut reconstruire, c'est a dire, creer une nouvelle equipe car celle en cours n'est pas eternelle, Dupuis ne l'a que trop bien appris. C'est que ce fait Martens en lancant la Carte Blanche en 1973. Afin de lui donner un peu de credit, ce sont d'abord les auteurs qui s'y lancent et certains s'en donnent a coeur joie, il en est ainsi du delectable Bebert Brisenoix, pastiche de Benoit Brisefer, par Walthery lui-meme. J'en ai toujours le souvenir en tete tellememt c'est drole. Ce sont surtout Lambil et Cauvin qui vont en profiter pour creer Pauvre Lampil, qui deviendra une serie de gags a part entiere a parution irreguliere toutefois. Mais le but principal de la Carte Blanche n'est pas la, il s'agit de trouver les nouvelles stars de demain, il en trouvera, on y voit les noms de Laurent Vicomte, Yann, Conrad, Blesteau, Frank Pe, Warnant et Hislaire. Pas trop mal non? Martens imagine aussi des supplements, les Decouvertes et les Classiques Dupuis mais aussi des posters des heros du journal, des autocollants, deux trucs tres a la mode alors. Et puis bien sur, il y a des experimentations, Martens fera appel a Jean-Marie Brouyere qui va lancer de multiples series aux antipodes les unes des autres, cela va de Archie Cash aux Naufrages de l'Escalator en passant par Aymone. Je fais l'impasse sur le redactionnel dont je ne lisais que le courrier des lecteurs (a propos, j'y suis deux fois). Je ne lisais pas les articles sur les maquettes d'avion que je laissais aux debiles amateurs des modeles a croix gammee qui ont le plus de succes selon Gaston.

Je n'aurais pas connu le Spirou de Delporte, j'aurais applaudi ce bilan, malheureusement, ce ne fut pas le cas, j'etais severe avec le journal, j'aimais bien globalement mais cela souffrait tellement de la comparaison avec le redacteur en chef precedent.

Martens n'avait pas que de allies au sein de la boite, il en est ainsi de Franquin qui etait le favori de Charles Dupuis. Franquin avait reussi a remettre Delporte dans ses bonnes graces alors qu'il l'avait vire en 1967, c'est vous dire. C'est ainsi que nos deux comperes le convainquirent de lancer un supplement inedit reunissant la fine fleur de l'epoque, la creme de la creme, des auteurs du FB. Ce supplement serait completement independant du journal, Martens n'aurait rien a y voir, Delporte en serait le seul maitre a bord. C'est le Trombone Illustre, un triomphe artistique dont en parle encore aujourd'hui avec nostalgie, tremolos dans la voix et larmes aux yeux. Commercialement, ce fut un desastre et crea une scission parmi les dessinateurs de chez Dupuis, car involontairement (ou non), Delporte et Franquin avaient blesse dans leur amour-propre les auteurs qu'ils ne voulaient pas dans leur journal. Il y avait donc les heureux elus qui beneficiaient du prestige des deux hommes et celui ne de leur collaboration au supplement et les autres, rejetes. L'atmosphere s'etait soudain enormement tendue chez Dupuis. De son cote, pour Martens, ce fut l'etincelle qui fit deborder le vase, il demissionna de sa position de redacteur en chef. Dupuis lui confia le departement album qu'il developpa avec succces et il prit le nom de Mr Archive pour toutes les reeditions ou collection fourre-tout, Dupuis Aventures, Carte Blanche, Peches de Jeunesse etc.

Alain de Kuyssche (ADK) lui succeda et continua le travail de son predecesseur quant a la recherche de nouveaux talents. Il reprit Germain et nous de Jannin et Culliford ne dans Le Trombone, mit Yann et Conrad sur les rails avec Les Innommables, publia Bidouille et Violette d'Hislaire dont on se souvient encore avec nostalgie, tremolos dans la voix etc; il trouve avec Desberg un successeur a Tillieux, prematurement decede pour ecrire des BD policieres et d'aventures, reprise de Tif et Tondu, 421, Mic Mac Adam; naissance de Kogaratsu; lancement des albums Spirou+ qui sera l'ecrin ou eclosera une future grande star, Jerome K. Jerome Bloche car la raison d'etre de ces albums etait la publication des centaines de planches qui ne pouvaient etre publiees dans l'hebdo par manque de place. Il n'y avait rien de revolutionnaire dans tout cela, le journal continue dans sa ligne tradtionnelle. Durant ces annees, le seul truc vraiment notable reside dans les Hauts de Page animes principalement par Yann et Conrad. ADK essaye de creer son empreinte mais cela n'est pas au gout de tout le monde et irrite profondement quelques auteurs stars du journal, Leloup en tete, qui le font savoir a Mr Charles. Exit les Hauts de Page donc.

La vraie revolution arrive en 1983 quand Philippe Vandooren change completement la maquette du journal au mois de septembre de cette annee-la. La pagination augmente ainsi que la qualite du papier. Non seulement la maquette mais nouveaux dessinateurs, nouveaux heros. Et la, je dois dire que Spirou retrouve immediatement ce prestige perdu. Vandooren avait compris qu'il n'etait plus possible de publier des histoires de 44 planches a raison de 2 planches par semaine bien que Martens avait deja compris le truc avec les maxi-chapitres mais aux cadences irregulieres ou les prepublications au rythme de 4 planches par semaine. Il faut que cela aille vite. Ainsi, une histoire est publiee a raison de 11 planches par semaines, cela prendra donc 4 en tout. Il y aura deux grandes series a suivre, une connue, qui sert de locomotive qui permet de soutenir une autre qui l'est moins ou qu'on lance. La serie mere du journal, Spirou et Fantasio, sera elle publiee au rythme de 2 planches par semaines mais il n'y aura jamais d'interruption et puis, on lance des nouvelles series a gags aux themes plus matures, Pierre Tombal par exemple. C'etait vraiment tres bien et cela pouvait plaire aussi bien aux enfants qu'aux adolescents avec des series et auteurs de qualites. Hermann debarque ainsi chez Dupuis avec sa serie poetique, Nic. (un joli souvenir dont on parle encore avec nostalgie, tremolos etc.). Il faut aussi noter l'apparition de Theodore Poussin. Malheureusement, cela n'a pas dure tres longtemps, un peu moins de deux ans. Est-ce qu'il fut difficile de soutenir ce rythme soutenu? Fut-ce une consequence de la vente de Dupuis en 1984? Je ne le sais pas. Rapidement et au fur et a mesure, ce fut moins bien. Le journal devint Spirou Magaziiiine (debile,non?) en 1988 et opta de publier de plus en plus de BD enfantines et infantiles et quasiment plus rien pour des ados (meme attardes comme je l'etais). Je ne me reconnaissais plus dans le journal. Et ce que je n'aurais jamais cru possible arriva, je me suis arrete de le lire durant l'ete 1991. Je m'ennuyais en le faisant et plus rien ou presque ne m'interessait. Je ne peux donc pas dire ce qu'il en fut apres. Un des elements declencheurs de ma decision fut que Dupuis publiait de plus en plus d'albums de BD qui n'avaient pas ete prealablement publiees dans le journal, Largo Winch entre autres. Cela n'avait jamais ete le cas avant, le journal servait de banc d'essai aux auteurs ou les futurs grands y polissaient leurs armes, c'etait le departement Recherche et Developpement de la boite. Et forcement, il y a eu des hauts et des bas. Sur les 18 annees que j'ai lu le journal, je pense avoir connu les deux. Le bilan est globalement positif pour avoir lu enormement de BD en tous genres.

En decouvrant ce qui se passait ailleurs que chez Spirou pour les annees 60, c'etait la meme chose chez ses concurrents, Tintin et Pilote. On peut dire que les petits lecteurs etaient a la fete chaque semaine durant cette decennie. Or, moi qui debarque dans les annees 70, je vois un Tintin qui me plait moyen et un Pilote devenu mensuel sans Asterix, Bleuberry et consorts. J'etais trop petit pour le lire les bandes de Bilal, Lauzier, Tardi. Il n'en serait plus de meme quand j'aurais 18 ans bien entendu. En 1973, il ne me restait que Spirou. Spirou qui existe encore aujourd'hui, est-ce vraiment un hasard? On dira ce qu'on voudra des differents redacteurs en chef, ils ont maintenu le journal et que celui-ci est toujours en vente dans les kiosques et on continue a en parler avec toujours autant de ferveur. 82 ans apres sa naissance, c'est remarquable.

617. pm - 25/10/20 23:40 - (en réponse à : marcel)
ok, je pensais que tu parlais de la période post Chaminou.

616. marcel - 25/10/20 18:42
Dans Spirou, Mirliton c'est de 1970 a 1975, Deliege de 1972 a 1976. Tu m'accordes la meme periode ?

615. pm - 25/10/20 18:02
Deliège n’a participé sue plus tard pour les albums 5 à 7.

614. pm - 25/10/20 17:57 - (en réponse à : Heijingling)
S’il a été bien dommage que Macherot ne continue pas Chaminou, on ne peut pas parler de passage à vide vu qu’il ne s’est passé que quelques mois entre la fin de la publication de Chaminou et le début de Sibylline qui, bien que beaucoup plus sage, était d’un très bon niveau.

613. marcel - 25/10/20 16:24
Ca correspond aussi a la periode ou Deliege écrivait les scenarios de Sybilline.

612. heijingling - 25/10/20 15:47 - (en réponse à : yancomix)
Il a eu au moins deux gros passages à vide, d'abord quand il n'a pas pu continuer Chaminou, et ensuite une dizaine d'années plus tard quand il a fait Mirliton avec Cauvin, dans ces moments, il a été contraint de faire des productions bien en deça de ce dont il rêvait et était capable, ce que j'appelle sclérose. Par la suite, il a remonté la pente, mais a eu du mal a le faire.

611. yancomix - 25/10/20 15:01 - (en réponse à : heijingling)
Macherot sclérosé dans Spirou ?!

610. marcel - 25/10/20 13:29
Les deux, oui. Jusqu'à Niffle, quoi.

609. heijingling - 25/10/20 05:53 - (en réponse à : marcel)
"Pour moi, les annees 70 (en gros, hein, c'est difficile de tout juger en bloc), sont la pire periode de Spirou, avec les annees 90."

Pour les années 90, tu veux parler seulement de la période Spirou magaziiiiiiine, ou tu inclus le Spirou de Tinlot (1993-2004) ?

608. heijingling - 25/10/20 03:32 - (en réponse à : Piet Lastar)
Ça, c'est indiscutable, Martens n'était pas un rigolo comme Delporte, surtout que celui-ci était adjoint par Rosy, qui apportait une dimension onirique.
Ceci dit, l'esprit farfelu est revenu sur le tard sous Martens, avec l'Apache qui rit, un fourre-tout qui valait surtout par les auteurs qui y contribuait, et a servi de banc d'essai à Hislaire, Geerts et autres, et aussi la rubrique de Wasterlain sur les instruments de musiques.
Que Waterlain ait quitté Tintin pour s'épanouir dans Spirou est révélateur de l'état d'esprit des deux journaux.
Bon, il y a le contre exemple de Macherot, qui a certes pu placer Chaminou dans Spirou, mais n'a pu continuer dans cette voie et s'y est peu à peu sclérosé.

607. Piet Lastar - 24/10/20 11:29
Pour moi c'est surtout le rédactionnel sous Martens qui est moins fun que sous Delporte.

606. heijingling - 24/10/20 07:51
n'casciata : "Pour moi, le gros trou, c'est 1968-72, là, c'est vraiment faiblard."

Ça se discute aussi. C'est à ce moment que sont apparus Natacha, Les Tuniques bleues, Yoko Tsuno, Paul Foran, Jess Long, Sammy, Isabelle, Paul Foran, pas mal de classiques donc, et les bandes dessinées délirantes de Peters, de Motti, ainsi que Hobby et Koala (une des premières B.D. auto parodiques, préfigurant Pauvre Lampil), la rubrique Nature-jeunesse (Spirou a été un pionnier de l'écologie dans la presse pour jeunes), ainsi que les suppléments Classiques Dupuis (documents d'archives donc).

605. heijingling - 24/10/20 07:33
Voila, n'casciata a répondu exactement ce que je pense sur Watch et Dédé. J'ajouterai qu'ils n'étaient pas du tout ponctuels mais ont eu des séries assez régulières pendant plusieurs années. Le seul a avoir été trop rare est Servé, avec un dessin démentiel qui devait lui prendre une semaine par case, au bas mot :)
Et dans l'ensemble il y avait dans Spirou ce "grain de folie", que ce soit dans nombre de séries, dans la mise en page comme dans un ton général, qui manquait à Tintin, qui, en nombre, publiait peut-être plus de bonnes B.D. que Spirou (et encore), mais prenait moins de risques, était moins aventureux que Spirou. Les B.D. étaient bonnes, mais le journal trop sage, limite ennuyeux. Enfin, je dis ça avec le recul du temps, en regardant mes reliures Spirou et les quelques magazines Tintin que j'ai acheté à l'occasion sur des brocantes.

Et même, concernant les soi-disant "merdes", je persiste à dire que les premiers Khéna et Papyrus étaient très bien pour les enfants, et les premiers Yoko également, pour les un peu plus grands.

Et, détail dont on ne mesure pas suffisament l'importance, Spirou a été le premier magazine pour enfants a faire un travail d'archiviste de la B.D., en republiant en suppléments les Félix de Tillieux, Ginger de Jidéhem, Jacques le Gall, de Charlier, Follet et Mitacq.

Bref, oui, cette décennie est vraiment sous-estimée.

604. n'casciata - 23/10/20 16:40 - (en réponse à : marcel)
Je ne suis pas d'accord. Watch, c'était très bien, que ce soit avec "bi g boss circus" et surtout "Les déboussolés" qui étaient vraiment excellents. Dédé, c'était plus enfantin, mais il y avait dans "Alcofribas" ou "O'Trush" un grain de folie que j'ai toujours apprécié. J'aimais bien aussi les illustrations qu'ils faisaient tous les deux, par exemple pour "Les grandes énigmes de la 3e planète". Antoinette Colin, c'est différent. J'ai essayé de lire "Les naufragés de l'escalator" à l'époque (avec un an de décalage car j'achetais les recueils) puis à plusieurs reprises depuis (encore récemment) et je n'y suis jamais parvenu. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue d'ailleurs.
Plus généralement, je trouve que la décennie 70 est vraiment sous-estimée par beaucoup de lecteurs; il y avait pas mal de bonnes choses y compris au niveau rédactionnel. Pour moi, le gros trou, c'est 1968-72, là, c'est vraiment faiblard.

603. marcel - 23/10/20 02:36
Dédé, Watch, Antoinette Collin, Counhaye, Servé
Euh... C'etait vraiment pas bien, ca, quand meme.
Et c'etait surtout tres ponctuel.

602. marcel - 23/10/20 02:32
Certes, j'ai un peu etendu les périodes parce que je voulais citer certaines series de Tintin que j'aime mais je persiste : entre 1973 pour la version belge et 1983, Tintin etait a mon sens bien superieur a Spirou (et faut pousser a la fin de l'hebdoptimiste pour la version francaise soit... 1976 ?...).
Certes, je prefere les series réalistes, mais meme pour l'humour, je dirais qu'on est sur une equivalence.
A l'exception (notable) d'Hislaire, les auteurs comme Le Gall ou Berthet ou Frank, certes deja présents, n'ont pris leur envol a mon sens que plus tard (Poussin ou le Prive d'Hollywood ou les premiers longs Broussaille, par exemple). Et Dodier, Geerts, et les autres. Certes, y avait aussi de tres bonnes choses dans Spirou, ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit, mais surtout beaucoup de merdes, en realiste comme en humoristique. Les petits hommes, Tsuno, Le Scrameustache et compagnie, ca a toujours ete nul.
Pour moi, les annees 70 (en gros, hein, c'est difficile de tout juger en bloc), sont la pire periode de Spirou, avec les annees 90.

601. heijingling - 23/10/20 01:53 - (en réponse à : marcel)
Mais comme on est civilisés, je vais juste t'ouvrir les yeux (suite du message 1434 du sujet "que venez-vous de lire-20")

"Euh, juste pour citer un truc que t'aimes, t'as aussi rate les meilleurs Martin Milan... Et Budddy Longway, Jonathan, Bruce J. Hawker, Hans, Neige, les Cilfton de Turk et De Groot, etc. Y avait des tres bonnes choses aussi dans Tintin, meme dans l'edition francaise, mais apres la periode Hebdoptimiste (a mon sens bien supérieures a ce que proposait Spirou qui etait completement sclerose jusqu'à l'arrivee de Berthet, Le Gall, Hislaire et compagnie, avec ses Papyrus, Yoko Tsuno, Petits hommes, Genial Olivier, Vieux Nick et autres nombreuses BD de merde). Et je parle pas d'Andreas."

D'une part, factuellement, il y a un problème. La période que tu cites, entre la fin de L'Hebdoptimiste et l'arrivée d'Hislaire et autres est un créneau assez court, et peu précis, de 1975 à quand ? 1978 pour le début de Bidouile et Violette, 1981 pour l'arrivée de Le Gall et Berthet.
Hans débute en 1980, Neige en 1986, donc c'est limite chronologiquement.
Mais c'est du pinaillage, il y a plus important.

Toutes les B.D. que tu cites, à part Clifton, sont du réalisme, si on préférait l'humour, on lisait Spirou, aussi simple que ça. Quoi qu'il y avait quelques bonnes ou au moins originales séries réalistes apparues dans Spirou dans les années 70, avec une tendance S.F. ou fantastique, comme Yoko Tsuno, Aymone, L'Épervier Bleu (reprise), certains Stany Derval avec participation de Follet, Archie Cash si on aimait la violence, et même une série E.T. de Devos, pas trop mal.
Il est vrai que cela ne tient pas la comparaison avec ce que faisait Tintin.

Par contre, on ne peut pas dire que Spirou était sclérosé.
D'une part, pour les séries que tu cites, Yoko Tsuno, Papyrus, Les Petits hommes étaient encore assez bons à l'époque, et certains Barbe Noire sur scénario de Tilleux sont très drôles. (et c'est quoi, "toutes ces autres B.D. de merde"?)

D'autre part, dans cette même période, milieu et fin des années 70, de nombreux dessinateurs avec un style nouveau sont apparus, certains ont par la suite disparu (Dédé, Watch, Antoinette Collin, Counhaye, Servé - une grande perte que son abandon de la B.D. à celui-là) , d'autres ont fait la carrière que l'ont sait:
En 1977, Wasterlain et le Docteur Poche, en 1978, Hislaire donc, Broussaille de Frank (même si tu le considères comme un gros nullos, comme Franquin), Geerts a fait de nombreux dessins dès 1977, même s'il a vraiment trouvé son style plus tard, en 1979 Yann et Conrad.
Et Le Trombone illustré en 1977.

Donc pas de sclérose, mais une dispersion (grand écart en Archie Cash et Bidouille), avec un problème qui perdure encore maintenant, une volonté de nouveauté et de renouvellement tout en gardant un certain classicisme.

600. heijingling - 19/10/20 20:47
torpedo31200: "Mais c' est un art qui s' affranchit régulièrement de ses limites"

Comme tout art, ce qui en fait un art, et pas un artisanat. Comme la science par rapport à la technique.

Et sinon, Quentin a raison, dessin + scénario (ou plutôt, le plus souvent, scénario + dessin, dans cet ordre) suffisent pour définir techniquement une B.D.
pm a aussi raison, le tout vaut plus que la somme des parties.
En extrème orient, faire régner l'harmonie, c'est sacré :)

599. torpedo31200 - 19/10/20 18:20 - (en réponse à : Quentin - post # 597)
Dans l' absolu, je serais plutôt d' accord, si on reste sur une définition technique de la bande dessinée (même si pour moi ça se rapprocherait d' un art invisible et d' une perception quasi inconsciente)

Mais c' est un art qui s' affranchit régulièrement de ses limites, et on peut envisager une bande dessinée avec une séquence contenue dans une seule case sans phylactères.

598. Lien Rag - 19/10/20 18:11
"une construction légère, quasi bancale, à la limite du déséquilibre, plutôt qu'une assise lourde"
J'aime beaucoup cette formule, elle décrit bien la quasi-totalité des succès de l'âge d'or franco-belge je trouve.

597. Quentin - 19/10/20 16:43
Torp: bien entendu, les dessinateurs s'occupent aussi du scénario et de la narration.

Bande dessinée = dessin en bande (à ne pas confondre avec des seins bandants). L'aspect bandant, bandé, euh, en bande, c'est ce que j'appelle le scénario. C'est la narration. Ca raconte quelque chose. Heijingling va sans doute me dire que le dessin raconte aussi quelque chose en soi, même sans bande. Oui, d'accord. Mais sans la bande (le scénario), on a du dessin de presse, des caricatures, etc., pas de la BD.



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales et vie privée

(http://www.BDParadisio.com) - © 1996, 2018 BdParadisio