LE numérique pour une autre BD?

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265. Victor Hugo - 04/08/15 17:48
Ne vous branlez pas la nouille, pour le bouquin que je fais actuellement j'ai 400 euros par page en avance sur droits. Quant au marché des originaux c'est de la poudre aux yeux.

264. torpedo31200 - 04/08/15 17:44 - (en réponse à : Quentin - post # 260)
Le numérique participe à cette évolution, dans la mesure où ça a participé à la mondialisation. L' exemple de l' auteur à 80 euros la page (et c' était peut-être moins), c' est Guy Delcourt qui est allé chercher un dessinateur brésilien pour sa série sur l' astrologie et qui l' a payé à un tarif "brésilien".

En 16 ans, si tu fais abstraction du manga qui a dû passer de 200 titres/an environ à 1450, et des traductions US qui ont peut-être doublées, on était pas trop loin de ce qui sort maintenant en terme de création européenne (même si à l' époque elle était plus francophone). En 2004-2005, on était déjà à bien + de 3000 titres, me semble-t-il. Avant j' ai un doute, je me souviens plus si c' était référencé.
En 1999, le web était démocratisé, ça s' est beaucoup développé entre 1996 et 1999. Mais peut-être que les éditeurs ont attendu le début des années 2000 pour y jeter un coup d' œil, je te l' accorde. Peut-être aussi ont-ils attendu une mondialisation du marché et une orientation vers les traductions.

Et le marché des originaux remonte aux années 80, et le nombre de professionnels a explosé aux USA (mais c' était souvent des collectionneurs ou du bénévolat pour certains auteurs) depuis 10 ans, mais pas tant que ça en France et Belgique. On est peut-être passé de 3 à 2 puis 4 galeristes.

Et taxer le marché de l' occasion est absolument impensable puisqu' il était il y a encore peu de temps organisé en partie par les éditeurs eux-mêmes, Delcourt, Les Humanos, Albin Michel BD alimentaient eux-mêmes les circuits d' occasion il y a 10 ans (mais fallait pas que ça se sache) A un degré moindre Soleil aussi (mais par palettes donc moins d' intérêt pour les revendeurs) et plus localisé dans le nord et/ou Belgique, Dupuis et Dargaud.
Delcourt faisait même des tours de passe-passe entre les deux marchés, allant même jusqu' à réintégrer dans le stock neuf, des titres d'occasion.
(Evidemment, tout ceci supposait une certaine discrétion...)

263. longshot - 04/08/15 17:23 - (en réponse à : torpedo)
Oui, je sais bien, mais c'est toi qui disais (post 238): « OK on inverse les rôles. [...] Et là, on en reparlera. »

262. longshot - 04/08/15 17:19 - (en réponse à : Quentin)
C'est bien pour ça que je m'efforce de publier en accès libre. Mon institution paie quand même, c'est loin d'être idéal mais au moins n'importe qui peut lire mes papiers. (Y compris moi-même, d'ailleurs, ou mes collègues, parce qu'il y a de plus en plus de facs qui n'ont plus les moyens de s'abonner même à des journaux majeurs, et ça fait quand même bizarre quand on te demande 30 dollars pour télécharger ton propre travail. Je me demande d'ailleurs s'il y a vraiment des gens qui achètent les articles à la pièce ? S'il m'en faut un auquel je ne peux accéder, j'envoie un message à l'auteur qui en général se fait une joie de m'envoyer le pdf...)

Mais bref, les auteurs de BD n'étant pas salariés par l'État, tout ça est un peu hors-sujet.

261. torpedo31200 - 04/08/15 17:14 - (en réponse à : longshot - post # 248)
Oui mais ce n'est pas le même métier, les mêmes objectifs et t' es salarié. Et je doute que ce soit les mêmes tarifs.
J' ai déjà croisé un architecte qui avait signé une clause de cession des droits sur un grand projet et c' était des dizaines de milliers d' euros, en plus de ce qu' il avait touché pendant son contrat.

260. Quentin - 04/08/15 16:59
Torpedo:
Un jeune auteur de BD plutôt doué pouvait négocier des contrats il y a 16 ans, qui allaient jusqu' à 400 euros la page chez de gros éditeurs. Maintenant, d' après ce que j' entends, c' est 200-230 euros la page maximum

Le numérique n'y est pour rien dans cette évolution. Il y a 16 ans, il n'y avait pas la surproduction indécente d'aujourd'hui (combien de milliers de nouveautés par an?), il n'y avait pas internet pour faire la promotion des BD et pour vendre en ligne, et il n'y avait pas de marché pour les originaux alors qu'aujourd'hui ca explose. Le monde évolue pour le meilleur (marché de l'original, vente en ligne) et pour le pire (surproduction); il faut s'adapter.

Pour le numérique, soit on y entre en espérant gagner des sous mais il est alors certain que des copies pirates circuleront (encore une fois, pour le meilleur et pour le pire), soit on s'en tient à l'écart et on vend ses BD papier, comme d'habitude. Pour soutenir les auteurs, pourquoi ne pas taxer le commerce de seconde main sur lequel les auteurs ne gagnent absolument rien?

Longshot
Les maisons de publications scientifiques sont de gros filous. Elles recoivent tes articles gratos, les revendent en ligne 40 dollars pièce, et font des bénéfices insensés sur le dos du contribuable qui finance la recherche. En leur donnant ton article, tu perds le droit de photocopier ton propre article pour un collègue ou de le mettre en ligne sur ton site internet. L'arnaque complète. Je rêve du jour où, internet aidant, tout article scientifique sera gratuit et en ligne (et s'il faut passer par le piratage pour y arriver, tant mieux) et où ces maisons d'édition seront à genoux.

259. torpedo31200 - 04/08/15 16:46 - (en réponse à : nem° - post # 245)
Le problème essentiel n' est pas le pourcentage des droits d' auteurs.
Ca serait plutôt ce qu' ils sont sûrs et certains de toucher au minimum pour leur travail. Parce que beaucoup ne touchent en définitive aucun droits d' auteurs.

La grande priorité pour le statut d' auteur, c' est la rédaction de contrats types qui seraient valables juridiquement. Après on pourra discuter sur des protocoles de travail et la protection juridique des droits d' auteurs. mais bon, si on peut déjà éviter que des avocats éclatent de rire quand ils jettent un coup d' œil à des contrats de dessinateurs, ça serait bien...

258. torpedo31200 - 04/08/15 16:27 - (en réponse à : LienRag - post # 242)
Je ne suis pas d' accord avec 2 de tes affirmations.

Internet n' a pas pour résultat de faire disparaître des intermédiaires, mais de les remplacer ou de se faire du fric beaucoup plus facilement. Les surfaces de choix que sont Trivago ou AlloCiné, il faut payer pour y figurer et même parfois travailler gratuitement en rédigeant les fiches.

Et je te trouve très naïf sur Kickstarter et autres. Pour reprendre tes analogies, ce n' est qu' un parasite qui remplace deux parasites. Qui donne certes l' impression d' être plus généreux que les deux précédents parasites en octroyant plus de place à l' auteur. Mais qui se fait beaucoup de fric en faisant beaucoup moins d' efforts.

Et je ne vois pourquoi elles DEVRAIENT laisser la place à des structures en pair-à-pair. On parie ce que tu veux qu' elles ne vont pas laisser la place si facilement...

257. longshot - 04/08/15 15:46 - (en réponse à : nem°)
Bah, les analogies, ce sont des comparaison, hein. (Et contrairement à torpedo je les trouve plutôt pertinentes.)

256. nem° - 04/08/15 15:30
les comparaisons de nem°

Qui sont des putains d'analogies. Vous devenez lourdingues sur ce site!

255. nem° - 04/08/15 15:29 - (en réponse à : VH)
En fait je proposais l'inverse. T'es un grand malade en fait, je m'en rends vraiment compte maintenant.

254. pm - 04/08/15 13:31
Bon, ben si j'ai bien compris, un peu à cause du numérique ( à mon sens le libre accès est injuste pour les auteurs mais inévitable dans la pratique) la BD c'est fichu, d'où la colère d'un jeune auteur ( je ne connais pas l'âge de Colonier mais il est jeune en tant qu'auteur).
C'est une économie qui ne fonctionne plus du tout, ça n'a jamais été byzance mais en lisant ce qu'écrit Torpedo on a l'impression que c'est indémerdable ou alors très difficilement. Il faudrait peut-être que les éditeurs fassent vraiment leur boulot et soient beaucoup plus sélectifs à l'entrée, et intelligemment si possible pas juste par trouille, afin que les auteurs publiés bénéficient d'une réelle promotion et aient un maximum de visibilité, les autres s'efforçant éventuellement de se faire connaître via internet (?).

253. Odrade - 04/08/15 11:48
Si c'est à ça que tu penses, je suis tout à fait d'accord. Mais je pensais plutôt aux bd mises en ligne par l'éditeur "classique" de l'auteur (je rappelle que souvent le pourcentage pour l'auteur sur les téléchargements est le même que quand il vend un album, pour un prix par contre beaucoup plus bas).

Pourquoi passer par l'éditeur ? Pour la même raison pour tout ce qu'on met sur internet : question de visibilité.


O.

252. pierrecédric - 04/08/15 10:59
*site
*ses

251. pierrecédric - 04/08/15 10:58 - (en réponse à : O)
Ah, je crois comprendre, l'auteur se créé un cite à lui seul, il met ces BD numériques en vente et c'est tout bénef pour lui.
Mouais, enfin y a quand même à chaque fois à payer l'hébergement.

250. Odrade - 04/08/15 10:44 - (en réponse à : Lien)
Pareil pour Odrade avec son "plus gros pourcentage pour l'auteur": 100% c'est pas assez pour toi? Même si effectivement sur ce 100% l'auteur doit rémunérer le travail qu'auparavant l'éditeur prenait en charge.

Tu peux explicitationner, pliz ?


O.

249. pierrecédric - 04/08/15 08:54
Y a izeno.com qui en fait.

248. longshot - 04/08/15 08:39 - (en réponse à : torpedo)
« Votre travail, vos enquêtes, vos dossiers, vos méthodes, vos études, vos techniques, vos usages et protocoles professionnels, vous les postez en accès gratuit ou quasi-gratuit sur le web. »

Euh, en tant que chercheur, mettre mon travail a disposition du public, c'est ce que je m'efforce de faire, hein. Et dans le modèle d'accès libre actuel, on demande le plus souvent aux auteurs eux-même de payer pour que des lecteurs puissent avoir accès à leur travail.

Bien sûr c'est un autre modèle (et tu trouves que les comparaisons de nem° sont à côté de la plaque...), les chercheurs sont salariés et la publication de leurs articles financée par leurs institutions. Mais bon, c'était juste pour dire que ça existe, quoi.

247. Piet Lastar - 04/08/15 03:09 - (en réponse à : Victor Hugo)
L'insulte au km, ce n'est pas agréable.

246. Victor Hugo - 04/08/15 03:04
Bien-sûr mon con, l'auteur ne gagne pas assez alors autant tout lui retirer. Fils de pute Climen.

245. nem° - 04/08/15 02:39 - (en réponse à : Torpognon)
Tu nous rappelles les pourcentages entre éditeurs et auteurs?

244. Victor Hugo - 04/08/15 01:15 - (en réponse à : Q)
Mon argument c'est mon poing dans ta sale gueule de con si tu viens débiter tes conneries devant moi. Pauvre connnard de merde, crève!

243. Quentin - 04/08/15 00:56
un voleur, profiteur, parasite qui se fout des conséquences

J'ai volé qui ou quoi? Tu sais pas lire? Mes BD, je les achète. Celles que je lis sans acheter sont celles que je trouve au hasard, chez des amis, dans la salle d'attente du dentiste, etc. Le numérique, c'est pas pour moi (ce qui ne m'empêche pas de trouver ca formidable).

Franchement, de quoi te plains-tu? Est-ce que tes BD ont été piratées? Est-ce qu'elles se trouvent sur le net en accès libre et gratuit? As-tu souffert d'un manque à gagner à cause de ca?

Et en quoi est-ce que lire une BD gratuitement sur le net diffère de lire une BD gratuitement dans les toilettes d'un ami?

Traiter quelqu'un de fils de pute est plus facile que de répondre avec des arguments - en as-tu seulement?

242. Lien Rag - 04/08/15 00:29 - (en réponse à : Helmuth post 187)
- Quand toi acheter BD papier, toi acheter objet fabriqué. Objet fabriqué y'en a mélanger produit matériel et travail artistique. Comme objet fabriqué pas fabriqué par auteur BD, auteur BD y'en a dépendre éditeurs pour publier BDs.
Jusque là je suis d'accord. Et je te dirais que c'est la même chose pour la BD numérique car même si il n'y a pas au final de "produit matériel" il faut un éditeur derrière.


Franchement à ce niveau de buserie il va être difficile de continuer à discuter...

Pareil pour Odrade avec son "plus gros pourcentage pour l'auteur": 100% c'est pas assez pour toi? Même si effectivement sur ce 100% l'auteur doit rémunérer le travail qu'auparavant l'éditeur prenait en charge.

C'est quand même pas croyable, cela fait plus de 20 ans que l'on sait qu'Internet a pour résultat intrinsèque de faire disparaître les intermédiaires (même si Uber montre bien que de nouveaux intermédiaires tentent de s'immiscer en profitant de l'ignorance du public) et que par conséquent éditeur est un métier obsolète comme tous les métiers d'intermédiation (par contre les métiers ou en tous cas les fonctions productives autrefois assurées par les éditeurs sont eux et elles à réinventer et réorganiser, et en attendant que ce soit fait en effet on est dans le flou) mais la mentalité de caniche est si prégnante que les auteurs s'embarquent dans la croisade des éditeurs pour défendre leur rente et faire disparaître le droit d'auteur au profit du copyright...

Torpedo: ton texe est argumenté, ça change un peu et ça fait du bien.
Bien évidemment qu'il est important que les artistes gagnent leur vie, et qu'il est probablement légitime qu'ils la gagnent en tant qu'artistes - deux choses que l système actuel n'assure pas sauf pour une étroite minorité, d'ailleurs.
Par contre la technique fait qu'il y a maintenant une relative décorrélation entre la culture gratuite ou pas chère et du travail gratuit ou pas cher, du fait de la disparition du coût de copie...

Bien sûr, il faut toujours financer la création originale, et bien sûr l'entre-deux où nous sommes (mais peut-être plus encore la malhonnêteté de ceux qui se pensaient propriétaires de la création d'autrui de droit divin et manipulent l'angoisse des auteurs pour bloquer toute évolution nuisant à leur privilèges, aussi inéluctable soit-elle et même si in fine elle peut profiter énormément aux auteurs) génère une crise difficile à vivre pour ceux qui n'ont pas une fortune personnelle leur permettant d'attendre que de nouveaux modèles économiques viables apparaissent, bien sûr les publicitaires qui se sont emparés du Web promeuvent une idéologie et une pratique consumériste irresponsable et irrespectueuse du travail créatif, bien sûr le tâtonnement dans la recherche de modes techniquement viables de financement de la création engendre des incertitudes et des erreurs, mais cela ne devrait pas amener des personnes rationnelles à vouloir maintenir un modèle qui ne marche pas et casser les dynamiques d'élaboration de nouveaux modèles qui marcheront sans intermédiaires...

Et en attendant, si Patreon, Tipeee et Kickstarter sont des entreprises privées et des points de centralisation donc devront bien laisser la place à des structures en pair-à-pair à l'avenir, elles restent une des meilleures solutions pour l'instant pour rémunérer directement la création sans enrichir des parasites.

241. torpedo31200 - 04/08/15 00:05 - (en réponse à : Odrade - post # 225)
Le seul moyen de réduire les coûts est de raccoucir les filiales (1 titre sur 11 n' est plus diffusé). Mais ça suppose des petits tirages et ne peut donc s' envisager que comme boulot d' appoint hors traduction.

On n' a jamais respecté les auteurs, je doute fort que ça commence maintenant. Je ne crois pas qu' il y ait un pourcentage sur les téléchargements, plutôt des forfaits très bas pour des licences globales. Les scans maisons, ça coûte cher (si scanner A3) ou ça prends du temps.

240. torpedo31200 - 03/08/15 23:32 - (en réponse à : Je ne voulais surtout pas te vexer - post # 239)
Le titre est très vague, on peut l' appréhender de différentes façons.
Certains le voient comme un mode de démocratisation, moi je ne vois pas comment on pourrait faire une autre bd plus ambitieuse, quasi-gratuite, en payant moins les auteurs et en ne leur laissant pas la propriété de leurs créations.

239. nem° - 03/08/15 23:18
Résumons :

j' ai mal compris

Voilà.

238. torpedo31200 - 03/08/15 23:07 - (en réponse à : Post beaucoup trop long)
En fait, vous racontez tous votre vie, et Victor Hugo a beau avoir la délicatesse de vous le faire remarquer subtilement, vous continuez quitte à être hors-sujet.

L' accès à la culture est généralisé depuis plusieurs décennies et bien avant l' ère du numérique (musées, films à tarif réduits, bibliothèques, échanges, prêts, copies). Mais ce n' est pas le sujet ici. Ou alors j' ai mal compris l' intitulé du topic et certains pensent que le numérique s' absout de tous droits de propriétés et de tarifs.

Moi je pense que pour avoir des produits ou prestations culturelles d' un certain niveau ou d' une certaine exigence, quelque soit le format numérique ou pas, ça suppose une bonne rémunérations des auteurs/artistes. La publicité peut compenser certains coûts de production ou de diffusion (on a appris il y a peu que Marvel couvrait ses coûts d' impression grâce à la publicité dans les années 80, par exemple). Mais on ne pourra pas avoir de bons produits sans payer les auteurs, ce n' est possible. Des centaines de personnes ont réfléchi à comment réduire les coûts depuis très longtemps (pour rester dans les vieux exemples, Stan Lee avait envisagé de supprimer les encreurs dès les années 70).
Là en ce moment, c' est une période amha très particulière pour les auteurs. Parce que l' apparition des licences globales, de nouveaux formats (streaming, numérisation) et surtout la mondialisation de la culture font que beaucoup de gens ne trouvent pas choquant d' avoir accès à par exemple 30 séries tv (dont le budget total dépasse peut-être le demi-milliard d' euros) pour quelques euros par mois. Ou de râler d' avoir perdu quelques heures à regarder ou lire des trucs qui ne leur ont à priori rien coûté ou peu (à priori parce que le principe de gratuité n' est jamais absolu).

Alors pour le moment, ça ne se voit pas que la condition des auteurs s' est dégradée, en grande partie à cause de la conjoncture évoquée plus haut (mondialisation/traduction, et prise des pouvoirs par les distributeurs). Mais à terme, dans 5, 10 ou 15 ans, on va peut-être assister à un non-renouvellement des auteurs. Et ça s' étendra peut-être à plusieurs pays ou continents.
Evidemment, il en restera toujours, mais ça sera peut-être alors un boulot d' appoint. Et le temps moyen de "découragement" (laps de temps où on est censé se former artistiquement) sera peut-être divisé par 3. Ce qui se ressentira forcément sur ce que vous allez lire, voir et écouter.

Pour être moins abstrait...
Un jeune auteur de BD plutôt doué pouvait négocier des contrats il y a 16 ans, qui allaient jusqu' à 400 euros la page chez de gros éditeurs. Maintenant, d' après ce que j' entends, c' est 200-230 euros la page maximum. Et ça peut descendre jusqu' à 80 euros.
Si on part du principe que 90% des auteurs gagnent actuellement bien moins qu' un Smic, et que dans 10 ans il ne gagneront peut-être pas la moitié d' un Smic (sans congés payés, assurance et équivalent d' un CDD évidemment très limité), ça va poser d' énormes problèmes de vocations. Et je n' évoque pas les problèmes juridiques qui vont se multiplier (pour les 2 à 3 % des auteurs qui ont les moyens pour l' instant, de se payer un avocat ou des conseils juridiques).

Peut-être que je ne croise pas les mêmes jeunes gens que vous, mais ça me désole de voir autant de jeunes autour de moi se détourner du métier de dessinateur de bandes dessinées ou musicien au bout de quelques années, sans même avoir sorti un truc, en partie pour le manque de rémunération (mais ça a toujours existé et ça contribue à la sélection naturelle parmi les artistes) mais surtout et ça me semble bien plus récent, pour le manque de considération des oeuvres artistiques, par les potentiels consommateurs mais aussi par les pseudos-éditeurs qui les traitent comme des enfants de maternelle.

Je n' ai jamais été aussi long, j' en suis désolé.

Vous voulez de la culture gratuite ou pas chère, donc du travail gratuit ou pas cher ? OK on inverse les rôles. Votre travail, vos enquêtes, vos dossiers, vos méthodes, vos études, vos techniques, vos usages et protocoles professionnels, vous les postez en accès gratuit ou quasi-gratuit sur le web. Vous attendez plusieurs mois ou années que beaucoup les copient, les digèrent, les traduisent et éventuellement les massacrent ou pire les améliorent.
Et ensuite, je vous convie à retourner voir vos employeurs et essayer de distinguer toute la considération et l' estime qu' ils vont avoir pour quelquechose d' abstrait mais de gratuit sur le web (ce qui se traduit pour certains par = ne vaut rien).
Et là, on en reparlera.

237. Victor Hugo - 03/08/15 21:51 - (en réponse à : Q)
T'es qu'une merde avec une mentalité de merde, un voleur, profiteur, parasite qui se fout des conséquences, un gros con de droite quoi, et tu le sais, d'où tes pitoyables tentatives de justifier l'injustifiable, alors crève, crève et recrève sale ordure. Et l'autre abruti qui brûle les livres qu'il crève aussi.

236. torpedo31200 - 03/08/15 21:11 - (en réponse à : Manif pour tous ? - post # 233)
Jamais piraté un film, et ta perception de la réalité et du concept de la normalité me semble très égocentrée.

235. Quentin - 03/08/15 16:16 - (en réponse à : VH)
Perso, je ne lis pas de BD numériques. Ca ne passe pas chez moi. J'achète et je lis les BD papier. Mais je suis heureux de lire sur le net les BD introuvables, genre Tintin en Thailande ou les vieilles séries d'Okapi. Je suis également content de pouvoir "feuilleter" des previews pour voir si je vais acheter la BD ou non (ca me fais d'ailleurs souvent chier qu'il n'y ait pas plus que qq pages au début - pas assez pour se faire une bonne idée). Et je serais également heureux de lire les BD de gens que je n'achèterai sans doute jamais, comme les tiennes ou celles d'Odrade si elles étaient facilement accessibles (je ne passerai en tout cas pas mon temps à en chercher une copie pirate - autre chose à faire. Soit c'est facile, soit je fais autre chose). Juste par curiosité, pour voir ce que font les gens avec qui je discute. Si ca vous fait chier et que vous préférez que seuls les gens qui payent puissent lire vos BD, eh bien soit, je ne lirai pas ce que vous faites - ou alors j'attendrai la possibilité très improbable de tomber dessus chez une connaissance dans un jour lointain (si j'habitais près d'une frac, je pourrais peut-être tomber dessus par hasard également, mais j'habite à l'étranger). Ca restera gratuit, mais la différence est que je ne vous aurai pas lu. Tant pis pour moi n'est-ce pas? Sauf qu'il y a une infime possibilité que ce que vous faites me plaise, et que j'achète les BD, et que j'en parle à d'autres qui les achèteront. Dans ce cas, c'est tant pis pour vous également. C'est une solution perdant-perdant.

234. Victor Hugo - 03/08/15 13:58
Et les bouffons réacs se sucent la queue pour se donner bonne conscience. Vous êtes des sous-merdes les fils de putes, assumez au moins votre connerie à défaut d'avoir un cerveau.

233. nem° - 03/08/15 13:45 - (en réponse à : Quentin)
Court-termisme. Colonnier ou Torpedo ont comme priorité leur gagne-pain, pas l'accès à la culture. Je suis d'ailleurs persuadé qu'ils piratent des films comme tlm. On ferait mieux, comme le suggère Odrade, de remettre à plat la part du lion des éditeurs.

232. Quentin - 03/08/15 12:44 - (en réponse à : Victor Hugo)
Tu ne me feras pas croire que tu n'as jamais lu une BD "gratuite", sans l'acheter (ne fut-ce que dans les chiottes de tes potes). Alors pourquoi cette haine de la gratuité quand elle est sur internet?

231. Victor Hugo - 03/08/15 12:31
Crève ordure t'es qu'une sous-merde.

230. Quentin - 03/08/15 12:01
Quand j'achète une BD à 15 euros, l'auteur gagne qq euros. Quand je revend la BD en occasion, je gagne 5 euros, le libraire la revend 10 euros et gagne 5 euros, et l'auteur ne gagne rien. Quand le type qui achète la BD d'occase la revend, rebelotte, l'auteur ne gagne rien. Et ainsi de suite. Est-ce à dire que tous ceux qui achètent des BD d'occasion sont des fils de pute car l'auteur ne gagne rien? Soyons sérieux

229. Quentin - 03/08/15 11:58
Victor Hugo, je te souhaite de connaître le succès, de gagner beaucoup d'argent et d'être très heureux.

228. Victor Hugo - 03/08/15 11:16
Quentin je te souhaite de crever à coups de pompes dans la gueule, fils de pute.

227. Quentin - 03/08/15 11:10
Et la démocratisation de l'accès à la culture dans tout ca? Le numérique est censé mettre la culture (film, musique, livres, BD, etc.) à la portée de tous ceux qui n'ont pas les moyens. Beau projet. Sauf que les maisons d'éditions et les auteurs freinent des 4 fers. Pas de pot, sur ce coup, internet et le piratage sont vraiment démocratiques, et il est quasi impossible de les arrêter. Il ne reste plus qu'à trouver de nouveaux moyens de financer la culture. Les grandes oeuvres du passé étaient financées par des mécènes. Aujourd'hui par le consommateur. Demain par la pub? Je ne sais pas, mais je fais partie de ceux qui applaudissent le piratage et l'offre en ligne gratuite de trucs de mauvaise qualité pour ceux qui n'ont pas accès aux originaux de bonne qualité (ou qui voudraient se faire une idée avant d'acheter). Je ne pense pas que cela induise un manque à gagner pour les auteurs (ni pour les éditeurs, mais eux on s'en fout). Et même si c'était le cas, je serais enclin à penser que c'est aux auteurs à s'adapter à la nouvelle donne.

226. Victor Hugo - 03/08/15 09:55
Cherche pas Odrade, Nem° est un con, il pense que tout devrait être gratuit, il n'en a rien à foutre des auteurs, il a une idéologie de merde.

225. Odrade - 03/08/15 09:20 - (en réponse à : nem)
Simple curiosité :
J'abonde dans ton sens : les BD sont très chères. Mais si tu veux baisser le prix, où vas-tu trancher ?
Le numérique pourrait rapporter aux auteurs, à condition qu'on respecte le fait qu'ils font une partie du boulot de l'éditeur (scans maisons, par exemple) et que ça leur donne(rait) le droit de toucher un plus grand pourcentage dans les téléchargements.


O.

224. nem° - 03/08/15 03:14
On aura compris que je parle de mangas pour gamins.

223. nem° - 03/08/15 03:09 - (en réponse à : torpirate)
"je ne vois pas comment des milliers de gens pourraient subitement dégager un budget pour ça."

Moi je vois très bien comment : en baissant le prix des BD. Un peu comme le prix des CD a poussé les gens dans les bras du mp3 gratos. Tu vas encore dire que je compare ce qui n'est pas comparable. Sauf que c'est encore une analogie. L'idée est d'inciter les gens à (re)découvrir la BD, et c'est pas avec des albums à 20€ perdus derrière des vitrines pleines de mangas que tu les feras rentrer. Mais bon, c'est ton problème.

222. pierrecédric - 02/08/15 17:09
Ouais je sais, même en politique on est pessimiste.

221. torpedo31200 - 02/08/15 16:58 - (en réponse à : pm - post # 219)
D' abord il n' y a pas de débat, parce qu' on parlait de trucs différents, et dans ton cas, c' est juste un ancien lecteur réamorcé avec une promo et pas du gratuit ou un gadget de lecture.
(Et comme par hasard, ça corresponds au moment où le marché a remonté, s' est diversifié et est devenu extrêmement riche)

Beaucoup de lecteurs font des pauses plus ou moins longues et plus ou moins conjoncturelles (enfants, perte d' emploi, autres centres d' intérêt...)
Et tu as acheté un truc. Combien de gens vont faire l' effort d' acheter un livre numérique, alors qu' ils n' en ont jamais lu ou jamais acheté avant ? C' est la question essentielle pour appréhender un éventuel marché.

Et moi, je pense qu' il n' y en aura pas assez, en partie parce que je n' en ai jamais croisé, mais surtout parce que je ne vois pas comment des milliers de gens pourraient subitement dégager un budget pour ça. Mais ce n'est que mon avis, et j' attends qu' on m' oppose soit des chiffres (qui n' existent peut-être pas encore), soit des cas de personnes qui se sont mis à acheter des bandes dessinées numériques et qui n' en achetaient pas avant en format papier.

220. torpedo31200 - 02/08/15 16:36 - (en réponse à : nem° - post # 218)
L' analogie est très mal choisie. 20 ans d' écart, 2 mediums différents dont l' un est très dépendant de matériel de lecture à caractère technologique, un avec des droits d' auteurs, l' autre avec des licences.
A part le fait que tu consommes les deux et ta faculté à tout ramener à ta vie et à ton mode d' utilisation, je ne vois aucun rapport.

219. pm - 02/08/15 15:06 - (en réponse à : Nemo vs Torpedo)
Je suis bien obligé de me ranger du coté de Nemo, de par ma propre expérience. Pas sur le débat numérique/papier, qui ne m'intéresse pas du tout mais sur l'idée publicitaire qui peut amener de nouveaux lecteurs.
Il y a une petite vingtaine d'années j'avais complètement laisser tomber la bande dessinée, depuis au moins 15 ans , les années 80 s'étaient passées sans moi, et probablement la fin des années 70.
Mes enfants naissaient et commencaient à être en âge de lire, il me restait bien quelques petites choses sà la maison mais un jour je tombe sur une promotion Dargaud de BD à 10 balles ( francs à l'époque, ça nous fait du 1,5 euro, pas gratuit mais pas cher, essentiellement des séries avec suite genre XIII ) et j'en prends quelques unes. Je me réintéresse à la chose, petit à petit, un collègue me réinitie à la bande dessinée actuelle de l'époque puis arrive BDParadisio et c'est l'engrenage. J'ai maintenant plus de 10 000 bandes dessinées , je suis un collectionneur d'albums anciens et j'ai même quelques planches & illustrations.
Aujourd'hui j'ai balancé mon métier de l'époque, la bande dessinée est devenue ma profession ( je suis libraire grâce à internet )/passion et, on ne peut jurer de rien mais il est bien possible que sans cette petite promotion initiale ça ne ce soit jamais fait.

218. nem° - 01/08/15 23:36 - (en réponse à : Torpénible)
C'est une analogie.

217. pierrecédric - 01/08/15 23:23
Le pessimisme c'est contagieux alors...

216. torpedo31200 - 01/08/15 23:12 - (en réponse à : science et magie - post # 215)
Mais de quoi tu parles ? Pourquoi les jeux vidéo (où il n' y a pas de droits d' auteurs !) ? Quel est le rapport avec le topic ?

Si tu connais un mec qui consommais gratuitement des bandes dessinées numériques, piratées ou pas, et qui ensuite s' est mis à en acheter sous le même format, mets-le sous verre et prends-le en photo.
Parce que tu as découvert une nouvelle espèce.
Après, faudra le cloner ou le reproduire massivement pour espérer générer un marché.



 
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