LE numérique pour une autre BD?

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15. JiF - 14/11/01 18:33 - (en réponse à : jif@laposte.net)
Je me disais aussi que j'avais déjà répondu à ces questions là :). Bon d'autres pistes peut être ? Parce que le monologue c'est pas trop mon truc, même si j'aime bien m'écouter taper.

14. Stéphane B - 13/11/01 18:32 - (en réponse à : betbed_s@club-internet.fr)
Ooupss! Je n'avais pas lu l'intervention précédente de Jif. Maintenant on le sait, la BD se lit; chouette, le débat avance à grands pas! C'est bizarre, j'avais convié plusieurs auteurs à venir donner leur point de vue sur la question, personne n'est passé, dommage! D'autant que la plupart font intervenir l'ordi à un moment de la conception de l'album et qu'inévitablement, le résultat final en est changé (différent de ce qu'il aurait pu être sans ce satané engin!). Allez les gars, un effort, soyez pas timides, venez vous exprimer!

13. Stéphane B - 13/11/01 17:54 - (en réponse à : betbed_s@club-internet)
OK, Jif, mais si on fixe l'horizon en pensant Interactivité et DVD, quelle peut-être l'adaptation de l'univers BD à l'univers interactif. Une BD se lit, c'est pour cela que c'est une BD; si elle s'écoute et commence à bouger, est-elle encore classifiée comme BD? D'autant que l'édition du livre (dont le 9ème art fait parti) n'a une place que restreinte sur le web (Que celui qui s'est tapé "A la recherche du temps perdu" sur l'écran de son ordi me lance la première pierre!).
Bref, si les arts s'enchevêtrent, le produit Interactif deviendrait un véritable support, voire un véritable art?

12. JiF - 13/11/01 17:25 - (en réponse à : jif@laposte.net)
Le web est de plus en plus utilisé comme support de promotion, malheureusement il est rare qu'il le soit comme tu le suggères. C'est généralement l'éditeur qui fait la démarche, et non l'auteur, cela donne des prépublications qui se désintéressent totalement du support qu'elles utilisent.

Il existe heureusement des contre exemples: le travail des graphistes qui ont adapté Merlin à la plage pour apreslecole.com est vraiment fructueux, et pourtant les auteurs d'origine n'ont pris aucune part au développement.

Il est étonnant que le système de "bonus" en vigueur sur le marché du DVD fasse si peu d'émules par ailleurs. L'industrie du disque est loin de prendre en compte le fait que le support CD peut contenir d'autres infirmations en sus des pistes musicales si faciles à dupliquer... Et la BD n'est pas très pressée de briser le règne sans partage du papier.

Sorti de ce constat j'aimerais aller plus loin: le DVD est loin d'aller aussi loin qu'il le pourrait dans l'utilisation de son support. L'utilisation du multiangle et de l'interactivité en général est encore très limitée. Tant qu'à fixer l'horizon, autant la fixer le plus loin possible: il ne faut pas se contenter d'annexer les nouveaux supports comme des additifs, mais comme des supports à part entière offerts aux oeuvres. Je parle pour la BD en particulier évidemment...

11. JiF - 13/11/01 17:16 - (en réponse à : jif@laposte.net)
La colorisation par informatique tout comme la mise en couleur classique à ses maîtres et ses laborieux tacherons. Elle implique un autre rapport à l'outil, mais ne constitue pas un nouveau "style".

Une chose intéressante à observer est le choix de l'outil en fonction du support et du propos. Choisir le numérique c'est choisir un résultat perpétuellement modifiable: là ou traditionnellement on travaille par couches successives, l'informatique autorise une modification directe de chaque couche, l'existence d'un "historique" de l'élaboration par exemple est un élément à questionner.

10. Muxiom - 13/11/01 15:47
Ce qui serait sympa c'est que le web devienne un support de promotion de l'album, que le scenariste prenne le temps d'y devoiler son Univers. Que ce soit 2 choses de complementaires.

9. gégé - 13/11/01 15:41 - (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
Un autre aspect du numérique est le polissage des couleurs, leur uniformité, l'emploi de noir dans les couleurs pour les ombres qui salit la couleur. les ombres peuvent être traités avec du Cyan, du Magenta, du Jaune, ce qui rend la mise en couleur plus chaude et plus lumineuse. On perd aussi le coté “patte d'artiste“ du coloriste… Mais c'est aussi un style nouveau… Comme Chaland utilisait le Benday par exemple.

8. JiF - 13/11/01 15:03 - (en réponse à : jif@laposte.net)
Oui il est vrai que le milieu professionnel présente une vision bien restreinte de ce que peut être l'usage du numérique en bande dessinée. La preuve malheureuse que quoiqu'on en dise l'argent a beaucoup à voir avec la création artsitique.

Héhé, les frontières, beau sujet que celui là. je me suis dernièrement fendu d'un petit article sur la question à paraitre dans un prochain Echo du Village (janvier je pense). En substance voici ma position: l'animation ou le son ont leur place en bande dessinée, maintenant que la technique nous le permet.

Alors bien sûr il devient difficile de différencier une BD avec de l'animation d'un dessin animé proprement dit; c'est tout l'intérêt de s'appercevoir que les belles catégories dans lesquelles on range la création sont en fait assez floues, cela prouve qu'on est totalement libre de créer.

La différence se joue à mes yeux dans le fait qu'une BD se lit, tandis qu'un DA se regarde. Je parle ici du temps qui passe: en BD c'est le lecteur qui définit ce "défilement", en animation il nous est imposé. Le clivage BD/animation se joue pour moi sur la proportion de séquentialité contenue dans le travail: on peut très bien utiliser ponctuellement de l'anim ou du son et continuer de parler de BD (si tant est qu'il soit important de classer dans des boites).

Ce n'est en fait pas plus compliqué (c'est à dire que ça l'est tout autant) que de se poser la question de l'utilisation de la couleur (picturale), de la mise en scène (théâtrale), du dialogue (littéraire) ou du cadrage etc. C'est le propre de la BD que d'intégrer telle une éponge tout ce qui passe à sa portée et semble caractéristique d'autres formes d'expression.

7. gégé - 13/11/01 14:22 - (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
En lisant le mot Flash (on parle bien de Macromind Flash?), je ne peux m'empêcher de penser à une autre défintion du sujet : -Site d'animation -Court métrage numérique d'animation -Dessin d'animation numérique ? Où est la frontière?

6. gégé - 13/11/01 14:17 - (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
Précision : Le numérique dans l'univers de l'édition professionnelle désigne le mode auquel je fait référence si dessous.

5. gégé - 13/11/01 14:07 - (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
Le but de mon propos n'était pas d'être réducteur, mais d'apporter un plus : éditer sur papier une Bd numérique à l'unité ou en plusieurs exemplaires. Voila! A plus……

4. JiF - 12/11/01 11:32 - (en réponse à : jif@laposte.net)
Me dites pas que j'ai découragé tout le monde ?! Vous connaissez des bd en ligne ? Vous avez déjà lu des bd sur cd rom ? Certains sites (en flash notament) contiennent des éléments qui vous interrogent ? Il y a des tas de choses à dire... Et je crois être loin d'avoir tout dit, et tout lu.

3. JiF - 09/11/01 17:00 - (en réponse à : jif@laposte.net)
C'est pas compliqué: les rapports entre bd et numérique, et entre BD et internet particulièrement sont mon violon d'Ingres depuis plus de deux ans... Ceci pour dire que j'aurais bien du mal à en parler en quelques lignes car ce n'est pas *une* expérience que j'ai pu vivre mais un sacré paquet. Au moins 465 puisque c'est le nombre de BD en ligne actuellement référencé par mes soins sur l'Abdel (annuaire des bd en ligne).

Voilà pour les présentations. Avec un bagage tel que le miens, il est difficile de cautionner une position aussi réductrice que celle de Gégé. Certe c'est une option intéressante que de permettre la diffusion d'oeuvres plus intimistes ou qui ne seraient plus disponibles, c'est d'ailleurs l'objet de BDoubliées ou de Coconino Classics. Mais il suffit de faire un tour sur l'Abdel (désolé, je suis contraint de faire de l'autopromotion: il n'existe pas d'autre de site de référence sur le sujet, ou alors j'aimerais avoir des adresses) pour mesurer l'étendue des applications du numérique et du net en particulier. La diffusion par .pdf est loin de pouvoir constituer une panacée, à mes yeux elle ne vaut pas tripette face à des créations faites pour le net. Je filerai bien des urls, mais j'en aurai pour des plombes à rentrer les codes html ;). Une autre fois peut être, lorsque d'autres auront émis des opinions sur lesquelles rebondir.

Au passage je tiens à féliciter l'initiative des organisateurs du festival de Colomiers: bien rares sont les institutions, magazines ou festivals à s'intéresser vraiment à la production en ligne. J'espère que cet intérêt sera autre chose qu'un simple effet de mode, parce que du côté des auteurs c'est devenu largement autre chose ! J'espère aussi que cette initiative fera tâche d'huile et réveillera les vieux dinos endormis sur leurs lauriers.

2. gégé - 09/11/01 12:58 - (en réponse à : Chabertgerard@aol.com)
L'intêret de l'impression numérique serait de pourvoir éditer pour l'auteur ou ses ayant-droits des exemplaires à la demande de BD inédites ou disparues des bacs à livres depuis longtemps. Le coût est réduit car on part d'un fichier en postscript pour une impression numérique sans films offset, cromalin, gravure de plaquette et montage des plaques. Tout se fait numériquement sur une seule machine ( Agfa en a developpé une assez performante). Seule contrainte pour l'instant, le choix réduit de papier et le format mais ça évolue très vite! A quand les BD en format Acrobat PDF disponible sur le site des éditeurs?

1. Stéphane B - 09/11/01 10:13 - (en réponse à : betbed_s@club-internet.fr)
Dans le cadre préparatoire de l’exposition CyberBD du festival de Colomiers 2001 (16 au 18 novembre), je lance sur ce forum un sujet sur les rapports qu’entretient la BD avec les nouvelles technologies et l’influence que celles-ci ont sur le 9ème art.

Que ce soit pour le cinéma ou pour la musique l’emploi du numérique a changé (bouleversé serait trop fort) l’écriture de chacun des deux arts (le sampling et le travail sur le son - infra basses et espace sonore- pour la musique ; le rythme du montage, les effets spéciaux et les mouvements d’appareil inédits pour le cinéma).
Qu’en est-il de la bande dessinée ? On voit –timidement- fleurir sur la toile des expériences de BD Interactives ou de BD en ligne ; des auteurs travaillent de plus en plus transversalement à la BD pour le cinéma (story-board, design), le dessin animé, les jeux vidéos, les CDRoms ou la pub.
Les nouveaux outils sont couramment employés pour la colorisation voire les décors (3D), les scénaristes, les dessinateurs et les éditeurs collaborent par mails interposés.
Et même si la BD reste destinée à l’édition papier, elle est maintenant connectée aux autres arts par le biais de l’ordinateur.
Tout est donc ouvert : les personnages peuvent bouger, sortir des cases, les onomatopées s’entendre et la lecture d’une BD n’est plus forcément linéaire.
Si vous connaissez ou avez des expériences dans le domaine, si vous avez un avis sur la question. Ne vous gênez pas, mettez-y votre grain de sel !!




 
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