Blake et Mortimer

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354. pm - 23/09/17 17:36
Ca c'est pas degueu non plus https://www.2dgalleries.com/galleries/120-couvertures-cie-chez-dupuis-1950-1990-4291?timespan=4&order=8&catid=2&offset=24

353. pm - 23/09/17 17:33 - (en réponse à : froggy)
Bill Baroud est un milliardaire belge, pas moi(;o).

352. froggy - 23/09/17 17:27 - (en réponse à : Philippe)
Effectivement, la collection de ce Bill Baroud est tres impressionnante et la tienne fait pale figure a cote mais elle est deja interessante car tu as de fort jolies choses, tu as raison d'en etre fier, je le serai tout autant a ta place.

351. pierrecédric - 23/09/17 16:40
T' as oublié de le signer en bas à droite.

Parce que je suis toujours en train de pinailler trouduc ?

Eh bé...

350. pm - 23/09/17 16:20
Il a été déjà beaucoup perdu ou détruit mais quand tu es au courant des sommes payées actuellement pour les originaux de bande dessinée, ce qui est dans les collections privées ne sera pas détruit.
C'est souvent à ça que servent les collectionneurs, ils préservent la mémoire.
Les archives des grands éditeurs historiques Dupuis/Dargaud/Lombard sont souvent lamentables, heureusement qu'il y a les collectionneurs de bandes dessinées.
Juste un exemple, quand Dupuis a sorti son livre en tirage de Luxe sur les couvertures des recueils Spirou, on a tous fait une drôle d etête tant les exemplaires scannés étaient dans un état lamentable comparé à n'importe quelle collection un peu sérieuse.

349. torpedo31200 - 23/09/17 15:36 - (en réponse à : pm - post # 348)
Je parierais plus sur le fait que beaucoup soient jetées, brûlées ou pillées.

348. pm - 23/09/17 14:36 - (en réponse à : Torpedo)
A ma connaissance les musées n'achètent pas de planches d'Hergé, et même rarement des autres auteurs, celles qu'elles ont en leur possession sont généralement des dons de l'auteur.
En effet une planched'Hergé était bien plus fréquent dans les années 80/90 qu'une planche de Jacobs, maintenant c'est le contraire.
Il faudra attendre que la marché se calme, que les gros collectionneurs décèdent sans héritier pour que toutes ces merveilles retournent là où est leur place, dans un musée accessible à tous.

347. Mr Degryse - 23/09/17 14:28
Ce n'est pas pour rien que le dénommé Billbaroud dit qu'il est entrain de créer un musée pour exposer ses pièces.

346. torpedo31200 - 23/09/17 13:57 - (en réponse à : pierrecédric - post # 341)
T' as oublié de le signer en bas à droite.

345. torpedo31200 - 23/09/17 13:52 - (en réponse à : pm - post # 343)
Une planche de Tintin était bien plus accessible pour un musée qu' une planche de Blake et Mortimer.

344. pm - 23/09/17 13:07 - (en réponse à : Nem)
Non, aucune fausse modestie. Si je ne me considère pas vraiment collectionneur de planches ( j'expose tout, donc c'est limité ) je suis très fier des quelques pièces que j'ai.
Si tu compares avec les grands collectionneurs comme "BillBaroud" tu vas voir ce que je veux dire https://www.2dgalleries.com/profile/billbaroud
Il y a vraiment des merveilles dans les collections privées.

343. pm - 23/09/17 12:35 - (en réponse à : Torpedo)
Oui, et alors ? Où veux tu en venir ?

342. pm - 23/09/17 12:21 - (en réponse à : Piet Lastar)
Tu as raison, je viens de vérifier et Jacobs avait donné de son vivant deux planches à la ville de Liège.

341. pierrecédric - 23/09/17 11:55

340. torpedo31200 - 23/09/17 11:30 - (en réponse à : pm - post # 335)
Oui mais fin 2016.
Dans les années 90, une planche d' Hergé sur Tintin valait moins de 400 000 francs. Et la moitié vers le milieu des années 80.

339. Piet Lastar - 23/09/17 08:52 - (en réponse à : pm)
Issu du site du Musée :

En 1977, l’association est invitée à siéger dans la nouvelle Commission consultative du Fonds de la bande dessinée. Ayant acquis la confiance des maisons d'éditions et de leurs principaux collaborateurs, Signes et Lettres approche des auteurs francophones de renom ou de jeunes talents prometteurs, en leur proposant d'acquérir une, ou parfois plusieurs pépites soigneusement sélectionnées dans l’œuvre de l'artiste. C'est ainsi que des planches emblématiques issues des albums On a marché sur la lune de Hergé, La marque jaune de E.-P. Jacobs ou encore Tortillas pour les Daltons de Morris et René Gosciny ont trouvé leur chemin vers le Cabinet des Estampes et Dessins de Liège.

338. nem° - 23/09/17 01:41
Trop modeste! C'est le pompom!

337. pm - 23/09/17 00:54 - (en réponse à : froggy)
Cette case provient certe d'un album mythique et j'y suis attaché ( elle est juste devant mon bureau ) mais mes fleurons ce sont plutôt :
les dix petits Gaston de la planche de Gaffes à Sommer https://www.2dgalleries.com/art/franquin-gaston-lagaffe-10-illustrations-encre-chine-gaffes-a-solmer-19847
Ma palanche de Blueberry https://www.2dgalleries.com/art/blueberry-planche-42-l-aigle-solitaire-42746
La couverture de Cuvelier du n°4 du journal Tintin https://www.2dgalleries.com/art/cuvelier-corentin-couverture-du-journal-tintin-n-4-du-17-octobre-1946-19849
Et bien sûr ma planche de La Jonque fantome de Forest https://www.2dgalleries.com/art/jean-claude-forest-la-jonque-fantome-vue-de-l-orchestre-29863
Tu peux tout voir là https://www.2dgalleries.com/browse/user-artworks?timespan=4&order=1&catid=2&uid=1481&offset=24
Mais je suis un tout tout petit joueur si tu regardes certaines collections vraiment très prestigieuses mises en ligne sur le site 2dg

336. pm - 23/09/17 00:47 - (en réponse à : nem)
Oups, c'est une erreur, merci de me l'avoir signalée.
Il est possible que je souhaitais éventuellement la vendre à un moment donné mais plus maintenant.

335. pm - 23/09/17 00:44 - (en réponse à : Torpedo)
https://www.google.fr/amp/m.culturebox.francetvinfo.fr/amp/livres/bande-dessinee/record-pour-une-planche-de-tintin-vendue-155-million-d-euros-249045

334. froggy - 23/09/17 00:40 - (en réponse à : Philippe)
Est-ce le fleuron de ta collection?

333. nem° - 22/09/17 22:32 - (en réponse à : pm)
La vache! T'as une case originale de La Marque Jaune? Respect.
"Me contacter si intéressé", ça signifie que tu la vends/vendais?

332. torpedo31200 - 22/09/17 20:42 - (en réponse à : pm - post # 331)
Petite nuance pour Hergé, à ma connaissance, il a donné au moins l' équivalent d' un album voire un et demi lors de son séjour aux USA période Warhol. Et le seuil des 500 000 pour une planche d' Hergé, a été franchi en 2000 ou 2001 (si ma mémoire est bonne pour une planche du Sceptre) et c' était en francs, pas en euros.
D' où la légère nuance.


331. pm - 22/09/17 20:20
Car Jacobs n'a jamais donné de planche de son vivant;
De même je doute que le musée ait une planche d'Hergé acheté 500K, et Hergé n'en a pas donné beaucoup de son vivant, donc à nouveau plutôt autre chose qu'une planche.

330. pm - 22/09/17 20:18 - (en réponse à : Piet lastar)
Oui, un original, calque, crayonné, une case etc. c'est tout à fait possible, une des 200 planches volées à 100k l'unité je serais étonné.
J'ai moi-même une simple case de la marque jaune ( Jacobs avait découpé ses planches en vue de l'édition italienne qui fait moins de pages ) https://www.2dgalleries.com/art/jacobs-blake-et-mortimer-case-n-5-de-la-planche-58-de-la-marque-jaune-23785

329. Piet Lastar - 22/09/17 18:37 - (en réponse à : pm)
Et pourtant...

https://lesimpressionsnouvelles.com/catalogue/lage-dor-de-la-bande-dessinee-belge/

328. froggy - 22/09/17 05:00
En complement de ce que Philippe a ecrit, tout le monde etait au courant et personne n'a rien fait pour arreter ces vols pour diverses raisons. La premiere est qu'il y avait beaucoup de gens qui tiraient profit des ces malversations sachant pertinemment que lorsque le scandale eclaterait, il serait trop tard et que leur fric serait bien planque quelque part. La deuxieme est que la personne physique representant la personne morale qu'etait la Fondation Jacobs ne pouvait portetr plainte au nom de ladite fondation car c'est lui-meme qui la volait. Il n'allait quand meme pas declarer ses vols a la police.

327. pm - 22/09/17 02:12
Aucun musée à ma connaissance ne possède des planches originales de Jacobs.

326. marcel - 22/09/17 01:13
Tres joli. J'aime.

325. froggy - 22/09/17 00:15
Ah, beaux-arts, quel mythe!

324. Piet Lastar - 21/09/17 20:01 - (en réponse à : froggy)
Elles appartiennent au Musée des Beaux-Arts de Liège

323. pm - 21/09/17 19:44
Tout le monde était plus ou moins au courant que Biermé faisait sortir les planches de B&M de manière pour le moins trouble, c'était vraiment un secret de polichinel.
Son argumentation pas très maligne tient juste au fait que les premiers pilleurs, son propre beau-frère et le gendre de Jacobs ont eu gain de cause lors du procès que Biermé leur avait intenté. Puisque la justice considère que le possédant est le propriétaire, et puisque les planches n'ont pas été déclarées au fisc afin de ne pas payer de droits de succession, servons-nous et écoulons ces joyaux ( à 100k la planche on peut se payer un Rolls sans problème ). L'argumentation parait peu sérieuse juridiquement parlant et, faute d'héritiers, seul Média-participation qui possède les studios Jacobs semble être en droit de lui faire un procès.

322. froggy - 20/09/17 22:05 - (en réponse à : Piet)
Cela ne veut rien dire. Cette planche aurait pu n'etre que pretee a l'exposition que tu as vue. Cela ne signifie pas qu'elle aurait ete volee a la Fondation Jacobs. Est-ce que tu te rappelles ce qui etait inscrit sur le carton qui aurait du se trouver en bas a droite ou en bas a gauche de la planche? "Pret de la Fondation jacobs" ou "pret d'un particulier"?

321. Piet Lastar - 20/09/17 19:01
J'ai déjà vu des planches de B&M lors d'expo, dont la mythique planche 26 de la Marque Jaune

320. marcel - 20/09/17 18:47
Le souci, c'est que, Jacobs n'ayant pas d'heritier, et la fondation ayant été liquidee, il n'y avait personne pour se plaindre.

319. froggy - 20/09/17 18:01
Je ne veux pas me montrer plus intelligent qu'un autre mais je savais que Jacobs avait conserve toutes ses planches de B&M, seules lui manquaient celles qui lui furent volees, j'avais eu une discussion a ce sujet avec le proprietaire de Lutece, Michel Denni.

Or, depuis quelques annees, quand je voyais les catalogues des ventes et qu'il y etait presente des planches originales de Jacobs, je me demandais d'ou elles venaient. Personne ne s'est pose la question alors? Ce scandale aurait du eclater il y a plus longtemps que cela car rien n'etait secret, tout le monde savait que les palnches etaient la propriete de la Fondation et que si l'une venait a etre mise sur le marche, cela signifiait qu'elle avait ete volee. De fait, se cacher derriere le secret professionnel pour Daniel Maghen ou reporter la responsiblite sur les autres comme Philippe Bierme, c'est de la foutaise, ils mentent tous et se sont fait un paquet de fric dans tout cela.

C'est bien triste tout cela.

318. bert74 - 20/09/17 17:48
Bah, c'est des histoires belges aussi...
Les mecs savent même pas s'ils ont un pays ou s'ils en ont deux, alors garantir une complétude de patrimoine...

317. marcel - 20/09/17 16:38
Philippe Biermé a fait donation à la Fondation Roi Baudouin des collections exceptionnelles de la Fondation Jacobs. C’est la garantie formelle que ce patrimoine est désormais sanctuarisé. La valeur inestimable de ces œuvres méritait que la Fondation Roi Baudouin prenne le risque d’accepter cette donation, indépendamment de ce qui a pu arriver dans le passé. Notre vocation n’est pas de chercher ce qui manquerait dans les coffres

Dominique Allard, le directeur de la Fondation Roi Baudouin, m'a l'air d'etre un sacre branquignol aussi. C'est vraiment les Pieds Nickeles, cette histoire.

316. marcel - 20/09/17 16:21
voir sa caricature ( me semble t'il) dans l'atelier mastodonte
Je confirme. Je crois que le nom est a peine change.

315. Mr Degryse - 20/09/17 15:06
Je pense que cette affaire est corsée. Maghen est serré de trop prêt. Si il n' a pas des problèmes de digestion après çà.

314. helmut perchu - 20/09/17 14:50
Quoi Maghen ? Qu'est-ce qu'il a Maghen ?

313. Lien Rag - 20/09/17 14:27
Ah oui elle est quand même belle la réponse de DM:
"Vous me parlez de morale et de patrimoine. Je suis marchand d’art."

312. lobabu - 20/09/17 13:58
C'est fou: dès qu'il y a du fric à se faire, c'est le panier de crabe!

311. Mr Degryse - 20/09/17 11:09
voir sa caricature ( me semble t'il) dans l'atelier mastodonte

310. bert74 - 20/09/17 10:02 - (en réponse à : Vic)
Vous êtes quand même des salauds! Qui peut douter de l'honorabilité et de l'honnêteté de Daniel Maghen?

Je suis bien d'accord avec toi, il n'y a aucun signe tangible qui puisse remettre en cause son implication purement désintéressé par amour éperdu de la BD et de sa diffusion populaire ...


309. Victor Hugo - 20/09/17 01:16
«Blake et Mortimer» victimes du casse du siècle
Mis en ligne le 16/09/2017 à 06:00
Par Daniel Couvreur

Qui a joué avec les clés des coffres de la Fondation Jacobs ? Nous avons mené l’enquête pendant plusieurs mois pour comprendre comment plus de 200 originaux de Blake et Mortimer se sont évaporés.


Jacobs jouait ses propres personnages avant de les dessiner. Hélas, quand les vrais voleurs ont vidé sa maison, ses héros de papier sont restés impuissants. © Jacques Labeye.

Avec Hergé, Jacobs est l’autre monstre sacré de l’école de Bruxelles. Ensemble, ils ont écrit l’histoire du journal Tintin . Leurs héros, Tintin, Milou, Blake et Mortimer sont entrés dans la légende du 9e Art. Mais si l’héritage d’Hergé est jalousement préservé dans le Musée qui porte son nom, celui de Jacobs fait l’objet depuis plusieurs années d’un véritable hold-up sur le marché de l’art.

La Fondation Jacobs, créée par l’auteur de son vivant, en 1983, et mise en liquidation judiciaire à la demande de son président actuel, Philippe Biermé, en 2016, ne contrôle plus la situation. Cet été, les clés de ses coffres ont été confiées à la garde de la Fondation Roi Baudouin. Entre-temps, une nouvelle Fondation Edgar Jacobs a été constituée avec Moulinsart pour assurer la gestion du droit moral sur l’œuvre de Jacobs. Par un invraisemblable pied-de-nez de l’histoire, Tintin vole ainsi au secours de Blake et Mortimer !

Mais entre-temps, des dessins, des croquis, des calques et des planches originales circulent par centaines. Ces pièces de musée, négociées entre 70 et parfois plus de 200.000 euros, font l’orgueil de collectionneurs privés de Bruxelles à Hong Kong. Des faux foisonnent aussi sur les sites d’enchères, sans que personne ne soit inquiété.

Blake et Mortimer ont-ils été trahis ? Quel rôle opaque jouent les galeristes et les experts dans la fuite des originaux ? Les collectionneurs ont-ils le droit de posséder et d’exposer ces trésors ? Nous avons passé le testament et les archives de Jacobs à la loupe, rencontré les anciens administrateurs de sa Fondation, interrogé les collectionneurs, questionné les marchands d’art.

Jacobs avait fait encadrer ce dessin rare dans sa maison du Bois des Pauvres. Il faisait partie des pièces de musée léguées à sa Fondation et figure pourtant aujourd’hui dans une collection privée.

Par testament, le créateur de Blake et Mortimer avait confié la garde de ses originaux à une Fondation portant son nom afin, « d’éviter la dispersion anarchique de son œuvre ou la mainmise sur celle-ci par certains affairistes de la bande dessinée ». Il avait fait don à sa Fondation de tous ses « originaux, dessins tableaux, quels qu’ils soient », jusque et y compris ceux qui ne « se trouveraient pas encore en lieu sûr dans le coffre ».

Nous avons retrouvé le premier secrétaire de la Fondation, l’assureur, ami et confident de Jacobs, Jacques Labeye. C’est lui qui avait accompagné l’auteur à la banque pour y déposer l’ensemble des planches originales en 1986. Aujourd’hui, il témoigne : « Jacobs savait parfaitement tout ce qu’il avait et ce qu’il n’avait plus car il disposait, à la maison, d’une photocopieuse professionnelle avec laquelle il faisait des copies systématiques de tous les documents. Ses originaux étaient classés par album dans de grandes fardes. Il les a mises au coffre, avec moi. On a déménagé ça dans ma voiture, parce que Jacobs n’avait qu’une petite Golf. Je peux vous assurer que toutes les planches originales ont bien été rangées dans le grand coffre ouvert au nom de la Fondation à ce qui était encore la BBL, avenue Marnix. Heureux, Jacobs s’était habillé en complet veston sur mesure. Il venait enfin, pensait-il, d’atteindre son but : mettre ses originaux à l’abri. »

« Il conservait absolument tout »

Jacques Burgraeve, vice-président de la Fondation Jacobs entre 1989 et 1999, a aussi eu accès au coffre. Comme Jacques Labeye, il nous certifie que la quasi-totalité de l’œuvre s’y trouvait.

« Le président comme le vice-président pouvaient se rendre seuls au coffre. Les autres administrateurs devaient être accompagnés. Je m’y suis rendu avec Charles Dierick pour les expositions montées au Centre belge de la BD. J’ai vu les fardes d’originaux des albums. Elles étaient complètes. Il manquait tout au plus, ici ou là, une ou deux planches. Quand on parle de 200 planches dans la nature pour une œuvre qui en compte environ 670, cela me semble invraisemblable. Ou alors, celui qui a fait ça s’est montré incroyablement imprudent. On ne peut pas laisser croire que des dizaines de planches se seraient retrouvées sur le marché après avoir été égarées. Il n’y a eu qu’un très petit nombre d’expositions d’originaux et je certifie que tout était revenu à la Fondation. »

Depuis sa retraite des Loges-en-Josas, sur la route de S.O.S. Métérores, au sud de Paris, Pierre Lebedel, administrateur de la Fondation Jacobs depuis sa création et auteur du Manuscrit E.P. Jacobs, ne nous cache pas son effroi. Il en appelle à la justice pour faire la lumière sur ce « détournement d’actifs ».

« J’ai rencontré Jacobs au cours d’une enquête sur “le petit monde de la BD franco-belge”, au début des années 1970. Plus tard, nous avons fait ses mémoires de L’Opéra de papier ensemble. Il y avait 500 documents reproduits dans ce livre. J’ai passé huit jours avec lui à examiner les originaux de tous ses albums. Il ne manquait pas une planche ou presque. Il conservait tout, jusqu’aux dessins de ses cahiers d’école ! Il ne donnait d’originaux à personne. Après sa mort, en 1987, sa maison a été pillée, notamment par son beau-fils, René Quittelier, et le demi-frère de Philippe Biermé, l’escroc Guy Imperiali. Ses livres, sa correspondance, des croquis, des esquisses ont disparu. Heureusement, les planches, déposées au coffre, n’étaient plus dans la maison. Il est donc faux de croire que celles qui inondent le marché de l’art pourraient avoir été volées à ce moment-là. »

En 1989, deux ans après la mort de Jacobs, Philippe Biermé est devenu président de la Fondation. La majorité des administrateurs a voté pour lui, sauf Piere Lebedel. Il estimait que Biermé était en conflit d’intérêts avec la Fondation car il était propriétaire du Studio Jacobs et donc des droits sur les personnages de Blake et Mortimer, en même temps qu’actionnaire des Editions Blake et Mortimer avec Claude Lefrancq. C’était déjà, pensait Pierre Lebedel, une amorce de « trahison »…

« Il prétendait défendre le droit moral sur l’œuvre de Jacobs avec la Fondation, alors qu’il se faisait des couilles en or avec la publication du tome 2 des 3 Formules du professeur Sato, dessiné par Bob De Moor. Ensuite, il a revendu les Editions Blake et Mortimer, puis le Studio Jacobs à Média-Participations. La transaction s’est élevée à près de 1,6 million d’euros. J’ai réclamé sa démission, en vain. Il est resté à la tête de la Fondation pendant 28 ans, avant de la liquider. C’est lui qui porte la responsabilité du pillage de l’œuvre. »

« Hong Kong ? Ne publiez rien là-dessus ! »
Aujourd’hui, Pierre Lebedel rappelle que la Fondation Jacobs était d’utilité publique et que c’est aussi la Belgique qui a été spoliée d’une part importante de son patrimoine. Il a décidé, avec un autre ancien administrateur, Charles Dierick, et Claude de Saint-Vincent, patron du Studio Jacobs et directeur général de Média-Participations, de « faire rendre gorge à Philippe Biermé devant la justice ».

En 1982, le guide des Trésors de la bande dessinée écrivait : « N’espérez pas être un jour propriétaire de ne serait-ce qu’un dessin de Jacobs, car il possède toute son œuvre, à l’exception de sept planches volées ». La liste en avait été remise aux administrateurs de la Fondation et publiée dans la presse. Comment expliquer dès lors la soudaine abondance des originaux de Jacobs sur le marché ? Auteur de Petites histoires originales, un voyage parmi les planches originales de la bande dessinée, et fondateur de la Maison de la Bande Dessinée de Bruxelles, François Deneyer nous éclaire sur ce scandale.

Homme de confiance de Jacobs, Philippe Biermé est devenu président de sa Fondation après le décès de l’artiste, en 1989. Il en sera aussi le liquidateur.

« Il n’y a tout simplement jamais eu de véritable inventaire de l’œuvre. En 1989, Philippe Biermé expliquait dans une interview aux Cahiers de la BD, que son objectif était de “photographier chacune des pièces conservées dans les coffres” mais rien n’a été répertorié. Les premières planches ont commencé à circuler vers 2004-2005. A Bruxelles, Alain Van Neyghen de 9th Art Gallery proposait deux ou trois planches. Il était en connexion avec l’expert BD d’Artcurial, Eric Leroy. Le grand collectionneur belge, André Querton en a acheté une. Un employé des éditions du Lombard s’en est payé une autre, du Mystère de la Grande Pyramide, pour 100.000 euros. Six mois plus tard, Van Neyghen est revenu avec deux planches de La Marque jaune . Eric Leroy laissait entendre qu’il pouvait obtenir une planche de n’importe quel album. Il devenait clair que les portes des coffres étaient ouvertes. »

Selon des témoignages convergents, Eric Leroy aurait notamment vendu plusieurs dizaines des plus belles planches de la série Blake et Mortimer à Raphaël Geismar, un collectionneur français de Hong Kong. Geismar a publié les joyaux de sa collection sur le site 2DGallery, sous le pseudonyme d’El Cascador. Elles n’y sont restées que quelques heures mais cela a suffi pour susciter l’émoi sur le marché de l’art. « Hong Kong ? Je vous recommande de ne rien publier là-dessus, nous répond Eric Leroy. Cela relève de la vie privée des collectionneurs. Je ne vous dirai rien de plus à ce sujet. »
Sous le couvert de l’anonymat, un proche d’Eric Leroy nous confirme cependant que « Geismar possède bien les plus belles planches de Jacobs et qu’il les a obtenues via Eric Leroy ». Il refuse de nous en révéler la provenance mais nous glisse en boutade : « Maintenant que la Fondation Roi Baudouin a les clés des coffres de Jacobs, je suis curieux de voir ce qu’il reste vraiment dedans ! »

« Ce collectionneur de Hong Kong possède des dizaines de planches et plusieurs couvertures mythiques, dont celles du Secret de l’Espadon !, corrobore François Deneyer. Plus tard, le galeriste parisien Daniel Maghen a aussi vendu des planches. J’en ai vu 50 et une dizaine de couvertures du journal Tintin chez lui, ainsi que des calques de la Pyramide et de La Marque jaune. A mes yeux, ce qui était là ne pouvait provenir de la Fondation. Maghen m’a répondu qu’il avait des factures d’achat en règle et que ses avocats l’avaient assuré de son bon droit. »

« J’ai vendu des planches de Jacobs tout à fait officiellement avec des factures, nous indique Daniel Maghen, Pour ce qui concerne ceux qui me les ont vendues ou achetées, il est de mon devoir de préserver la confidentialité à ce sujet. Je dois protéger les intérêts de mon business. »

Faire l’inventaire des coffres
Alors que reste-t-il vraiment dans les coffres, trente ans après la mort de Jacobs ? Nous sommes allés poser la question à celui qui en possède désormais les clés, Dominique Allard, directeur de la Fondation Roi Baudouin.

« Philippe Biermé a fait donation à la Fondation Roi Baudouin des collections exceptionnelles de la Fondation Jacobs. C’est la garantie formelle que ce patrimoine est désormais sanctuarisé. La valeur inestimable de ces œuvres méritait que la Fondation Roi Baudouin prenne le risque d’accepter cette donation, indépendamment de ce qui a pu arriver dans le passé. Notre vocation n’est pas de chercher ce qui manquerait dans les coffres ».


Jacobs avait lui même déposé les fardes contenant les originaux de l’ensemble des aventures de Blake et Mortimer au coffre de sa Fondation en 1986.

A ce stade, tout ce dont le directeur dispose, c’est d’un document de Philippe Biermé concernant certaines pièces volées ou disparues : « Cette liste est non exhaustive. A la grosse louche, j’évalue le nombre de planches originales présentes dans les coffres à 470 environ. Mais après inventaire, nous découvrirons peut-être que ce chiffre est plus élevé. De toute manière, nous ne sommes en rien concernés par la valeur financière de l’œuvre. En passant dans notre giron, elle est devenue inaliénable et se retrouve d’un seul coup démonétisée. Nous communiquerons sur le contenu après inventaire officiel mais il sera probablement impossible, en droit, de prouver précisément que telle planche était bien au coffre à telle date. »

Philippe Biermé: «Nick Rodwell mettra autant d’énergie à défendre le patrimoine de Jacobs que celui d’Hergé»
Mis en ligne le 16/09/2017 à 06:00


Edgar P. Jacobs et Philippe Biermé ont été très complices dans le travail. Le créateur de Blake et Mortimer le considérait comme son fils spirituel. © Jacques Labeye.

Philippe Biermé est montré du doigt comme le principal responsable de la dispersion du patrimoine du père de Blake et Mortimer. Cet ami de Jacobs, tour à tour président et liquidateur de la Fondation, nous a accordé une longue interview dans laquelle il refuse d’entrer dans le costume machiavélique d’Olrik : « Je travaillais aux Editions du Lombard quand j’ai rencontré Jacobs, en 1966, au banquet de l’anniversaire des 20 ans du journal Tintin. A l’instant où l’auteur de Blake et Mortimer est arrivé, je ne l’avais encore jamais vu. Il m’a dit : “Si je devais vous dessiner, vous seriez un apôtre !” Jacobs n’avait pas eu d’enfants. Je me suis senti comme un fils. Je suis devenu son conseiller technique. Une fois par semaine, je me rendais chez lui. Nous sommes devenus amis. A la suggestion de son notaire, Jacobs réfléchissait à la création d’une Fondation. Comme j’étais devenu son bras droit, nous avons fait ça ensemble. »

Mieux que quiconque, Philippe Biermé devait donc savoir ce qui figurait dans les collections de la Fondation et être en mesure de nous désigner parmi les pièces mises en vente aujourd’hui, celles qui auraient été volées. Selon lui, le chiffre de 200 planches sur le marché n’aurait rien de surprenant mais personne ne pourra jamais, dit-il, faire toute la clarté là-dessus.

« Jacobs n’a pas fait d’inventaire. Il a dressé une liste de ce qu’il n’avait pas déposé au coffre. Ce document atteste de la présence dans sa maison de seize planches de Blake et Mortimer. Elles ont disparu dans le pillage de son domicile, après son décès, pendant que j’étais en Egypte. Il faut y ajouter une autre liste, celle des originaux perdus ou dérobés : 5 planches de la Pyramide, de l’Atlantide, du Piège, de Sato, les couvertures de l’Atlantide et de S.O.S. Météores. Il y avait aussi cinq coloriages, deux planches offertes à la Ville de Liège et douze planches qu’il m’avait données. J’en ai cédé trois à un ami pour 30.000 euros avec interdiction de les revendre ! Le reste devait être au coffre. Mais c’est plus compliqué que ça car il y avait déjà de faux originaux dans les collections de Jacobs et d’autres pièces manquantes auxquelles il faisait allusion dans son testament… »

Le fautif, dans l’esprit de Philippe Biermé, c’est le notaire : « Il aurait dû faire un inventaire explicite. En 2010, le comptable de la Fondation a constaté que personne n’avait jamais déclaré les actifs de la Fondation. Si on avait fait l’inventaire à ce moment-là, il aurait fallu tout déclarer à la valeur du marché et trouver un million d’euros pour les droits d’enregistrement ! »

Mais si la Fondation n’avait pas les originaux dans ses actifs, comment Philippe Biermé a-t-il pu faire une donation à la Fondation Roi Baudouin ? La réponse est simple : trente ans ont passé. « Jacobs est mort le 20 février 1987, nous étions donc au-delà du délai de prescription. Les actifs ont pu entrer officiellement dans le giron de la Fondation. En cas d’inventaire du contenu des coffres, on risquait cependant d’être taxés pour apport de société. Afin d’éviter d’avoir à payer ça, j’ai pensé à une donation à la Fondation Roi Baudouin. »

Reste qu’en sa qualité de président, Philippe Biermé a bénéficié sans discontinuer d’un accès privilégié aux coffres depuis 1989. Il pouvait s’y rendre seul et en dehors de tout contrôle. C’est la raison pour laquelle tous les regards se sont tournés vers lui, quand des originaux sont apparus massivement chez les galeristes.

« D’accord, des planches ont disparu ici et là mais comme aucune ne figurait ni juridiquement ni fiscalement dans l’actif de la Fondation, j’aurais pu les prendre toutes si j’en avais eu l’intention ! Le seul échec que j’admets, c’est celui du dysfonctionnement de la Fondation. La faute en incombe à certains administrateurs comme Pierre Lebedel et Charles Dierick, qui ont mis le bordel. A propos, quand Charles Dierick a été au coffre avec Jacques Burgraeve, en 1997, pour monter l’expo du Centre belge de la BD, je n’étais pas là. Il aurait dû dresser la liste précise des planches prêtées et la signer. Ça n’a pas été fait. Et quand Charles Dierick et Pierre Lebedel ont été aux coffres dans le cadre de la réalisation d’un livre publié par Dexia, Le Manuscrit E.P. Jacobs. Ils avaient l’autorisation d’emprunter 13 originaux. J’en ai vu 78 reproduits dans leur livre ! Mais je n’accuse personne. Je cite ces exemples pour montrer que c’est trop facile de dire que j’aurais été le seul à pouvoir sortir des pièces des coffres. »

Chacun s’interroge enfin sur les raisons qui ont poussé Philippe Biermé à liquider la Fondation pour en créer une autre avec Nick Rodwell de Moulinsart. Il déclare vouloir « professionnaliser » le conseil d’administration. « Les administrateurs ne seront plus nommés à vie. Les statuts sont déposés et n’attendent plus que le sceau royal. Nick Rodwell mettra autant d’énergie à défendre le patrimoine de Jacobs que celui d’Hergé. Il a déjà l’idée de créer une salle à Jacobs au Musée Hergé et de monter une exposition Hergé-Jacobs au Grand Palais de Paris en 2018. Quand Claude de Saint-Vincent s’indigne de le voir entrer dans la nouvelle Fondation et parle de hold-up sur l’héritage, il a tout faux. Jacobs lui-même disait : « Ça ne me dérange pas d’être colonel quand Hergé est le général. »

Claude de Saint-Vincent n’a pas de doute sur l’escroquerie
Mis en ligne le 16/09/2017 à 06:00
Par Daniel Couvreur

A travers le Studio Jacobs, créé par Jacobs en 1986 et racheté par Média Participations en 1992, Claude de Saint-Vincent entend incarner le dernier gardien du temple. Au départ, Jacobs avait imaginé trois entités pour assurer le contrôle et la pérennité de son œuvre. Outre la Fondation qui portait son nom, il y avait les Editions Blake et Mortimer, chargées de la publication de ses albums, et le Studio Jacobs, gestionnaire des droits patrimoniaux sur son œuvre et responsable du financement en même temps que du « contrôle » de sa Fondation. C’est ce rôle que Claude de Saint-Vincent revendique dans le recours devant la justice belge contre la mise en liquidation de la Fondation par Philippe Biermé.

« Philippe Biermé n’a eu de cesse de nous diaboliser au sein de la Fondation. Il s’est arrangé pour que le nombre des administrateurs tombe sous le quorum nécessaire. Ça lui a permis de demander la liquidation judiciaire sans passer par un vote. Dans l’intervalle, on a constaté, à partir de 2015, une grande évasion de planches originales des aventures de Blake et Mortimer. Nous avons été alertés par des collectionneurs auxquels Daniel Maghen avait montré un lot d’une centaine de planches mais la Fondation n’existait plus. A qui fallait-il demander des comptes ? Nous avons esté en justice. »

Claude de Saint-Vincent a aussi écrit aux galeristes impliqués dans la revente des planches. « Nous leur avons rappelé que ces planches avaient été attribuées à la Fondation Jacobs de manière intangible par le testament de l’auteur. Nous n’avons pas reçu de réponse de Daniel Maghen mais, curieusement, Philippe Biermé nous a envoyé une lettre incendiaire. Cela laisse supposer qu’ils étaient bien en contact. Biermé nous précisait que les planches ne figuraient pas dans les actifs de la Fondation. Il réfutait notre droit à contester ces ventes. Nous savons qu’environ 200 planches ont disparu. Contrairement à ce que prétend Philippe Biermé, il n’y a pour moi aucun doute sur la propriété des originaux. S’ils ne faisaient pas partie des actifs de la Fondation, c’était pour des raisons fiscales. Cela permettait d’éviter le paiement de droits de succession colossaux. Et donc je renverse la question : à qui pourraient-elles appartenir d’autre qu’à la Fondation Jacobs, qui était titulaire des coffres dans lesquels elles étaient conservées ? Pour moi, il n’y a pas de doute sur la malveillance et l’escroquerie. C’est pourquoi nous contestons la validité de la mission de liquidation confiée à Philippe Biermé. »

Sans attendre le verdict de la justice, Claude de Saint-Vincent conserve l’objectif de mettre en œuvre une nouvelle Fondation Jacobs, dont le conseil d’administration serait incontestable et débarrassé de Philippe Biermé. La gouvernance en serait assumée par les Editions Blake et Mortimer, le Studio Jacobs, le Centre belge de la BD, la Fondation Roi Baudouin, le Musée d’Art moderne, d’anciens administrateurs de la Fondation Jacobs au-dessus de tout soupçon, des personnalités du monde de l’art et de la critique. Mais en sa qualité de liquidateur de la Fondation Jacobs, Philippe Biermé nous a révélé avoir déjà créé une nouvelle Fondation Edgar Jacobs avec Moulinsart.

« Nous voulons défendre l’intérêt de l’œuvre et la mémoire de l’auteur, rien d’autre, souligne Claude de Saint-Vincent. Chacun des nouveaux albums de Blake et Mortimer que nous avons publié après la mort de Jacobs a contribué à renforcer sa notoriété et à financer sa Fondation. Conformément au testament de Jacobs, le Studio reverse une partie des royalties sur les albums au fonctionnement de la Fondation. Si Biermé précipite les choses, c’est parce qu’il craint de nous voir mettre le nez dans les coffres. Nous voulons savoir ce qu’il est advenu des planches. Et cela nous semble saugrenu de voir tout à coup, un représentant officiel du monde de Tintin associé à l’univers de Blake et Mortimer. Moulinsart est mal placé pour s’ériger en défenseur d’un patrimoine qui n’est pas le sien. Hergé et Jacobs ont été amis mais surtout concurrents. La promotion de l’œuvre de Jacobs est incompatible avec celle d’Hergé. »

La donation de ce qui reste du contenu des coffres à la Fondation Roi Baudouin, ne suffit pas non plus à rassurer Claude de Saint-Vincent. « Cela ne résout en rien les questions sur la gestion des originaux, à savoir : qui décidera des prêts, des autorisations de reproduction ou de consultations à des fins de recherche ? La Fondation Roi Baudouin n’est pas dans ce rôle. Cette mission ne peut être assumée que par une nouvelle Fondation Jacobs avec un conseil d’administration indépendant, solide, compétent et transparent. »

308. Victor Hugo - 19/09/17 19:39
Vous êtes quand même des salauds! Qui peut douter de l'honorabilité et de l'honnêteté de Daniel Maghen?

307. bert74 - 19/09/17 19:18
Le fisc belge probablement lésé mis à part (j'ose espéré qu'il saura s'y retrouver par ailleurs), il n'y a pas d'autre escroquerie que morale, car j'ai compris que la fondation créée par Jacobs de 1) n'a jamais été officiellement récipiendaire des planches de l'artiste et de 2) n'existe plus (liquidée par le fameux Philippe "homme de confiance" Biermé). Donc pas de victime hormis les amateurs qui voient se privatiser des oeuvres que l'auteur souhaitait mettre à la disposition de tous.

Mais, même si ce n'est pas le cas sur le plan légal, cela prends quand même du reste toute les caractéristiques d'un vol organisé par un quarteron d'individus à l'éthique plus que douteuse : le fondé de pouvoir-voleur, les galeristes-trafiquants, les acheteurs-receleurs.
Qu'il se cachent tous derrière des belles déclarations du type "j'avais le droit", "j'ai fait mon métier" ou encore "j'ai payé sur facture" ne rend leur ignobilité que plus crasse...

Tout est relatif bien entendu, mais des fois ça donne quand même envie de ramasser les points Goodwin à la pelle.

306. marcel - 19/09/17 18:10
Daniel Maghen a l'air d'être un vrai filou. Vendre des objets volés, ca s'appelle du recel. Et c'est pas parce qu'on a des factures que c'est légal.
Ca peut etre pire que ca. De ce que j'en lis, si c'est le type de la fondation qui a sorti les œuvres pour les remplacer (ou pas) par des fac-simile, y a carrément association de malfaiteurs.
Sérieusement, y a quelqu'un du serail qui n'était pas au courant que Jacobs avait donne tous ses originaux a sa fondation ?... Meme si on t'assure que la provenance est autre, tu te mefies... Ou t'es un escroc et tu t'en fous, tu vends. Si possible discrètement.

305. marcel - 19/09/17 17:29
Merci Victor.



 
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