Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

Les 1245 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25


245. marcel - 25/01/17 09:56

244. TILLIERTON - 25/01/17 09:31
Je le remets pour Suzyx: (extrait résumé sur "le der des ders"):
Paris, janvier 1920. L'ancien combattant Eugène Varlot, reconverti en détective privé, est contacté pour une mission par l'ancien " héros " du 296e régiment d'Infanterie, le colonel Fantin de Larsaudière. L'enquête, présentée à l'origine comme un banal constat d'adultère, va finalement mener aux mutineries de 1917 et au trafic de stocks américains d'après-guerre, se révélant de ce fait pleine de dangers... En adaptant fidèlement cette oeuvre de Didier Daeninckx, maître du roman noir, Tardi se délecte. D'une part idéologiquement, en revenant sur la dénonciation de la guerre ; d'autre part graphiquement, en dessinant magnifiquement Paris et ses banlieues au début du XXe siècle. L'étude de cette adaptation permet d'appréhender la richesse et la particularité de la bande dessinée, notamment au travers des notions d'ellipse, de suspense, de registre de tangue, de pastiche et de parodie. Elle permet aussi de découvrir certains aspects peu connus de la Première Guerre mondiale, comme la mutinerie des troupes russes en France. L'appareil pédagogique complet est suivi d'une interview exclusive de Didier Daeninckx et d'un lexique BD.

243. TILLIERTON - 23/01/17 21:06
C'est effectivement "le" der des ders". Je l'ai en rayon mais ne m'en souviens plus en détail. Une histoire de détective dans le milieu de l'armée et dans le Paris d'après-guerre avec son lot de gueules cassées, de militaires et d'anarchistes. Sensé décrire l'ambiance post. Très réussi.

242. suzix@bdp - 23/01/17 19:31
ça raconte quoi? Est-ce une enquête classique mais avec comme personnage principal un ancien poilu?

241. Lien Rag - 23/01/17 19:29
J'avais beaucoup aimé le Der des Der...

240. TILLIERTON - 23/01/17 19:21
"la der des des" de Didier Daeninckx illustré par Tardi s'inspire fortement de la guerre de 14 en toile de fond. (chez Casterman).

239. suzix@bdp - 23/01/17 12:08
Je suis surtout fan des Tardi traitant de la première guerre. J'aime moins quand il illustre d'autres sujets.

238. herve - 23/01/17 12:03 - (en réponse à : suzix)
j'avais emprunté ce dernier Tardi.
J'ai pas réussi à le finir.
Je ne suis pas du tout réceptif à Tardi !

237. suzix@bdp - 23/01/17 11:12
Lu Le dernier assaut de Tardi chez Carsterman (octobre 2016).

Tardi nous fait une revue "internationale" des soldats des tranchées et de toutes leurs horreurs connues en suivant sur qq heures les pensées d'un brancardier de première ligne. On y apprend un certain nombre d'éléments historiques et on en prend encore plein la ... gueule cent ans après cette horreur. Je suis juste un peu interpellé par certaines positions pleines de préjugés de Tardi qui visiblement a bcp de rancoeur contre ces soldats allemands de cette première guerre.
Il parait que ce serait le dernier album de Tardi sur cette période. Dommage. J'aurais bien aimé lire de véritables histoires romancées par Tardi.
Note 4/5.

236. froggy - 21/01/17 20:52 - (en réponse à : Piet)
Tout a fait, cette periode dans l'histoire du journal est monumentale. Il faut admettre que lorsque Thierry Martens succeda a Delporte, il n'a pas eu la partie facile a cause de l'hemorrhagie des auteurs vedettes qui avaient fait les grandes heures d'antan et probablement Franquin qui ne l'aimait pas lui aura mis quelques batons dans les roues avec en sous-main Delporte avec qui il s'entendait tres bien. Le probleme pour Martens est que Franquin etait l'auteur vedette de chez Dupuis et le protege de Charles Dupuis, intouchable donc! L'episode du Trombone Illustre en 1977 en est un parfait exemple et l'experience fut cruelle pour Martens qui quitta ses fonctions cette meme annee.

Il faut reconnaitre que les annees 70 chez Spirou sont plutot faiblardes, Martens ayant beaucoup mise sur J.M Brouyere pour alimenter le journal en nouvelles series, Maurice Tillieux ecrivait du scenario realiste en pagaille et ce furent les annees de l'ascension de Raoul Cauvin. A son credit, il avait pressenti qu'il devait renouveler le auteurs et il lanca la Carte Blanche afin de trouver de nouveaux talents, Yann et Conrad furent parmi ceux qui furent decouverts comme cela. Mais il faut du temps pour constituer une nouvelle ecurie. C'est son successeur qui en tira les benefices, il faut dire qu'il avait recrute des bons talents dans les personnes que sont Hislaire, Bercovici, Frank, Berthet, Le Gall.

235. marcel - 21/01/17 13:41 - (en réponse à : pm)
Tu as certainement raison. Mais j'ai pas encore eu le temps de remonter autant. Pour l'instant, je suis sur Pilote, annee 1963, qui ronronne effectivement en attendant la reprise en main par Goscinny et Charlier.

234. Piet Lastar - 21/01/17 10:05
Pour moi, la meilleure période de Spirou est 1956-1968, Delporte y est pour beaucoup mais surtout il a une dream team à disposition. Chaque semaine (ou presque) : Gaston, Boule & Bill, Lucky Luke, Gil Jourdan, Spirou, Tif & Tondu, Jerry Spring, ... La densité de qualité y est terrible

233. pm - 21/01/17 01:41 - (en réponse à : marcel)
je trouve ce qui a ete publie avant Greg beaucoup moins interessant

Peut-être parce que tu n'es pas remonté assez loin. la période où Pom et teddy, Michel Vaillant et Dan Cooper deviennent les vedettes par défaut avec à peu près uniquement Ric Hochet comme nouvelle série marquante c'est la période de léthargie du journal, celle où les pionniers sont partis où se font très rares. mais il y a une sécrée belle période de 1946 jusqu'au 3/4 la fin des années 50.
Mais c'est vrai que tu n'aimes pas Jacobs ( nobody is perfect )...

232. marcel - 21/01/17 01:17
Ce qui est curieux dans la rivalite et emulation entre les 2 revues est le mouvement de balancier qui s'est opere de Spirou a Tintin au milieu des annees 60.
J'allais exactement dire ca. Je n'aime pas beaucoup le Spirou de la fin des annees 60, debut 70, mais maintenant que j'ai lu pas mal de Spirou periode fin 50 debut 60, je trouve ca largement superieur.
A l'inverse, moi qui ai toujours etet tres Tintin, je trouve ce qui a ete publie avant Greg beaucoup moins interessant (d'autant que je n'aime ni Alix ni Vaillant ni Pom et Teddy, pourtant des classiques).

231. froggy - 21/01/17 01:07 - (en réponse à : Philippe)
Ce qui est curieux dans la rivalite et emulation entre les 2 revues est le mouvement de balancier qui s'est opere de Spirou a Tintin au milieu des annees 60. Quand Delporte etait a la tete du journal, c'etait manifestement le meilleur des deux et il fut vire du journal alors que Greg venait aux manettes de Tintin pour en faire un journal formidable. Cela correspond aussi au moment ou Pilote decollait veritablement quand Goscinny quitta definitivement Spirou emmenant avec lui Morris, quant a Charlier meme si il continua a y contribuer avec ses series, cela fut nettement moins qu'avant, arret de Marc Dacier, interruption des Castors pendant 5 ans, un Buck Danny tous les 18 mois au debut au lieu de 2 par an, pour finir avec des trous de 3 ans. Quand on voit cela, Dupuis a beaucoup perdu a ce moment la. C'est presqu'un miracle que le journal n'ait pas sombre durant ces annees noires.

230. pm - 20/01/17 20:05 - (en réponse à : froggy)
Il y a un trou entre la grande époque et les années Greg, donc oui avant que n'arrive Greg le journal ronronne.
Je crois d'ailleurs que Greg est arrivé pour sauver le journal car du côté de Marcinelle on était toujours dans du très lourd.
Mais il est vrai que les premiers recueils sont maintenant très chers, ils sont également très beaux ( Le temple du soleil en double page centrale c'est magnifique, plus tard les croquillards et Zizanion en couleurs et superment imprimé ça laisse rêveur, les planches de fin de l'ouragan de feu etc.) .

229. froggy - 20/01/17 18:00 - (en réponse à : Philippe)
Je te crois volontiers sur ce point. J'ai la collection des recueils du journal du 48 au 94, c'est a dire de 1961 a 1972 et ce que j'ai lu dans les annees pre-Greg ne me plaisait pas tant que cela que j'ai voulu continuer de les collectionner pour les annees 50.

228. pm - 20/01/17 02:13 - (en réponse à : froggy)
La période Greg est le deuxième âge d'or du journal Tintin, ou plutôt l'âge d'argent, le premier est celui non pas du tout début, qui est cependant mythique, mais un peu plus tard avec tout ce qui a donné la collection du Lombard, Blake et Mortimer et Corentin qui eux sont là depuis le début mais aussi Chlorophylle, Bob et Bobette, Alix, Lefranc, Michel Vaillant, Pom et Teddy, Dan Cooper, Jari, Barelli, Chick Bill, Oumpah-Pah, Le chevalier blanc, Harld le Viking etc. ( tout ce qui fait cette merveilleuse collection du Lombard) , sans oublier Tintin évidemment. Ensuite il y eu une baisse très nette, malgré l'apparition de Ric Hochet, avec les départs de Macherot, Vandersteen et la raréfaction des bandes de Jacobs, Cuvelier et Hergé, pour renaître et se moderniser avec l'arrivée de Greg qui va se mettre à scénariser une bonne moitié du journal , parfois avec des pseudonymes ( Bruno Brazil par exemple).
je te rassure je n'étais pas né non plus à la naissance du journal mais j'ai rattrappé mon retard avec l'acquisition des 100 premièrs recueils ( les 6 premiers belges puis les 94 françaises) . je me suis juste arrêté en 1974 quand on passe à l'hebdoptimiste , qui à mon sens n'a plus guère d'intérêt.

227. froggy - 19/01/17 18:57
La grande aventure du journal Tintin; 1946-1988

Ce livre est un pavé de pres de 3 kgs, je ne l'ai pas pese (mais je ne pese pas beaucoup ces derniers temps) mais il est tres lourd. Il fait 777 pages, ce qui nous montre qu'au Lombard, on fait de l'humour. Son prix est de 49 Euros qui comme chacun sait est 7x7. Si j'habitais Sete, on pourrait croire que je le fais expres.

Outre les BD bien sur, il y a un petit dossier accompagnant chaque chapitre sur l'histoire du journal. La preface explique que cet ouvrage est fonde sur la retrospective ecrite par Philippe Goddin, retrospective que je n'ai pas. Donc, en ce qui me concerne, il n'y a pas doublon. Chaque chapitre couvre 2 annees du journal, il y en a donc 21, il m'a fallu 3 semaines pour le lire au rythme d'un chapitre par jour.

Je ne vais pas ecrire que l'ouvrage est fascinant car il ne l'est pas mais il est loin d'etre ininteressant pour ceux qui comme moi ne connaissent que la grande periode du journal c'est a dire quand Greg en etait le redacteur en chef. Cette periode est indubitablement l'age d'or du journal meme si les grandes series qui avaient ouvert le journal n'etaient quasiment plus presentes dans le journal, Tintin, Blake et Mortimer, Hassan et Kadour, Corentin pour toutes les raisons que vous savez. Je ne connais pas du tout le journal des annees 50 car je n'etais pas ne (c'est une bonne raison je trouve) et j'ai bien sur suivi l'apres Greg en feuilletant le journal chaque semaine lorsque j'achetais mon Spirou (ami, partout, toujours) hebdomadaire. Tres peu de choses m'y plaisaient (nettement moins que dans Spirou c'est sur), c'est pourquoi je ne l'achetais pas. Je ne connais la periode Greg que parce je collectionnais les recueils du journal, edition francaise bien sur. L'edition francaise, editee par Dargaud, qui fut plombee lorsque l'editeur de Pilote (matin, quel journal!), decida d'en faire un journal pour jeunes, formule intitulee L'Hebdoptimiste (???) ou les BD auraient une part moindre dans le contenu du journal. Inutile de dire que ce fut un beau plantage et que le journal Tintin ne s'en remit jamais malgre les tentatives de reprises successives suites au rachat du titre par diffrents groupes de presse apres que Dargaud vendit le titre suite au desastre de sa formule miracle. C'est d'autant plus curieux que Dargaud fit cela car a ce moment la, le journal etait au faite de sa gloire et n'avait nul besoin d'un changement aussi radical. L'Hebdoptimiste etait une formule hybride qui ne convainquit personne, elle deplut totalement a ceux qui lisaient le journal, les amateurs de BD, car il y en avait moins, et elle n'attira aucun nouveau lecteur avec la partie magazine, celle-ci lorgant du cote de Salut les Copains, le mensuel a succes de Daniel Filipacchi qui etait deja en serieuse perte de vitesse au debut des annees 70 apres avoir connu un phenomenal succes dans les annees 60. Mais tout cela, l'ouvrage n'en parle pas, car il ne s'interesse qu'a l'edition belge.

On retrouve tous les heros crees dans le journal, des plus celebres aux moins, ceux qui ne durerent que le temps d'un dejeuner de soleil. Fort heureusement, nombre d'entre eux connurent des histoires courtes, ce qui fait que le journal reprend une de chaque heros pour la mettre dans le chapitre de l'annee de la creation du heros en question. Petit probleme, certaines de ces histoires courtes furent dessinees apres la creation du personnage et parfois bien apres, ce qui fait que le dessin avait bien change entre temps, ce ne sont donc pas vraiment les premiers pas des heros que l'on peut y lire. Deuxieme probleme, certains n'ont jamais connu d'histoire courte tels Tintin, Blake et Mortimer, Lefranc, Bob et Bobette et Alix. La solution retenue pour cette retrospective fut de prendre un extrait auquel on a ajoute une planche redessinee par un auteur issu de la generation posterieure et au style foncierement different evidemment. J'avais eu l'occasion delire ces planches redessinees dans le Tintin Special 35 ans, que j'avais achete pour l'occasion. Et pour me faire plaisir, le seul heros qui ait droit a 2 histoires courtes est Ric Hochet. Je remercie l'editeur de cette charmante attention a mon egard. Il faut dire que de tous les auteurs du journal, Tibet est certainement celui qui y a le plus dessine quand on y ajoute Chick Bill. Quant a Tintin, a tout seigneur, tout honneur, l'album reproduit la ou les 2 premieres planches du numero dans lequel elles furent publiees. C'est ainsi que j'ai decouvert la premiere bande de Tintin au Tibet que je ne connaissais pas, une vue du petit village des Alpes ou Tintin est en villegiature, je connaissais deja celle de Coke en stock ou on apprend que Nestor lit Les pensees de Pascal que j'ai lue pour la premiere fois l'annee derniere dans Le feuilleton integral, tome 11. Pour Jacobs, ils ont repris ses 4 planches sur la decouverte du tombeau de Tout-Ankh-Amon.

Je connaissais nombre de ces histoires qui ont ete editees dans les collections des heros en querstion, Ric Hochet, Michel Vaillant, Jari, Bernard Prince, Chevalier Ardent, Luc Orient etc. Elles ne sont pas toutes bonnes, et connaissant bien les longues aventures, il semble que leurs auteurs etaient plus a l'aise sur la longueur d'un 44 planches que sur celle d'un 4, 6 ou 8 planches. Je n'ai pas collectionne les albums de Dan Cooper, mais l'histoire choisie pour lui est particulierement mauvaise. mais je ne sais pas combien Albert Weinberg en a dessine de son heros aviateur.

Ce qui m'interessait le plus quand j'ai entame la lecture etait de decouvrir la periode de l'apres-Greg donc, celle que je ne connaissais que tres peu. Pour faire court dans un chronique deja un peu longue, je dirais que j'ai bien fait de ne pas acheter le journal a l'epoque, ce que je viens de lire m'a convaincu. Il y a des histoires qui sont mauvaises quand d'autres sont d'un neant total, celles de Brelan de dames, de Bob Morane, des Casseurs, Ali Beber, Nahomi, par exemple. Je ne sais pas si leurs histoires longues furent meilleures, mais les courtes sont epouvantables. Je ne connaissais pas du tout Simon du Fleuve, j'ai bien aime l'histoire mais cela a terriblement mal vieilli, le discours politico-ecolo post mai 68 est quand meme bien date. Je finirai ce long laius sur la belle histoire de Corto Maltese, j'avais oublie qu'il y fut publie, j'en etais reste a Pif Gadget, Tetes et champignons est son titre. Je ne suis pas sur que cela ait plu a tout le monde a l'epoque. Et puis, il y a une tres amusante planche de Franquin intitulee Le Marshall qui aurait du etre une serie a suivre mais des circonstances independantes de la volonte de l'auteur empecherent la suite du projet. Cette planche rehausse nettement la qualite des dernieres pages.

Note finale, 2.5/5. Un generique prestigieux mais un resultat un peu decevant

226. Mr Degryse - 17/01/17 23:04 - (en réponse à : Victor)
:-) :-)

225. Victor Hugo - 17/01/17 22:58
Moralité:il faudra aller au Canada pour lire le nouveau Brunswick...

224. Stefan - 17/01/17 19:38
C'est une question de rapport de force. Process ou pas, si l'éditeur répond pas à ses mails, l'auteur a le choix, soit il arrête de dessiner jusqu'à la réponse avec ce que ça entraine de conséquence => délais non tenu, album qui sort pas, subventions éventuelles non versées, album risquant d'être annulé donc avance sur droit à rembourser.
Ou alors il continue parce que, de toutes façons, il sait que son éditeur attend toujours le dernier moment pour regarder et il espère qu'il aura pas trop de retouches à faire ou qu'il pourra discuter pour limiter les dégâts si les délais sont trop short.
La deuxième solution est beaucoup moins risqué et l'auteur est rarement en position de force.

Après, même chez les gros éditeurs il y a aussi des gars qui font bien leur boulot et qui suivent les auteurs correctement.

223. torpedo31200 - 17/01/17 18:43 - (en réponse à : stefan - post # 222)
Je sais. Et ils en parlent souvent entre eux et peu l' ignorent.
Mais c' est aussi un peu leur faute, sans déconner. Quand tu bosses sur 1 an, comme une TPME (j' ai rajouté le T au moment d' écrire), on peut envisager qu' ils fixent des objectifs, un échéancier et un protocole de suivi. Comme des adultes qui travaillent.
Si tu veux jouer à l' artiste, qu' il ne faut pas bousculer ou déranger pendant la gestation, faut vendre. Beaucoup.

Et l' absence de contact de la part des gros éditeurs est, je pense, volontaire. Ca permet de subordonner l' artiste. Ou de s' en séparer sans efforts si le silence radio excède les 6 mois, la plupart des auteurs n' ayant pas les moyens de se payer des conseils juridiques.

222. stefan - 17/01/17 14:56
Torpedo #220 => Beaucoup d'auteurs que je connais n'arrivent à avoir des contacts réguliers avec leurs éditeurs, surtout les gros, parfois même les petits. Envoyer des mails régulièrement et n'avoir de réponse qu'au bout de 6 mois, c'est un peu la règle (qui a ses exceptions, mais peu). La réponse arrivant au bout de 6 mois remettant souvent en question tout le boulot effectué pendant les 6 mois en question. Mais du coup, je n'en suis que plus d'accord avec toi sur ce point. Brunschwig qui en a vu d'autres ne devrait pas être étonné par ce qui s'est passé, et il fait probablement un peu semblant de l'être. Je comprend quand même qu'il ressente le besoin de râler.

Marcel #221 => Oui, je répondais de manière générale sur la généralisation des reprises. Dans ce cas précis, je ne sais rien des motivations des divers parties.

221. marcel - 17/01/17 14:15
Après je comprends que pour un auteur, qui a lu les aventures d'un héros quand il était petit, les a vécu avec lui, lui en a inventé d'autres, c'est très difficile de dire non quand on te propose de le faire pour de vrai.
Oui, enfin, Brunschwig avait dit assez clairement au moment du tome 1 qu'il connaissait a peine le personnage, hein.

220. torpedo31200 - 17/01/17 14:13 - (en réponse à : stefan - post # 209)
Non mais je me fous royalement de leur communication pseudo-indignée, c' est un problème de protocole de travail. Avec des gens manifestement incompétents.
Quand tu bosses pour un gros éditeur américain ou japonais, tu ne passes pas + de 10 jours sans contact entre les auteurs et un responsable éditorial. Brunschwig bosse depuis 25 ans, est ou a été directeur de collection chez Futuro et joue les effarouchées quand il se fait envoyer bouler alors que le projet s' est construit sur une marque, un dessinateur et une campagne marketing ?

219. stefan - 17/01/17 12:14 - (en réponse à : #218)
Indubitablement.

Après je comprends que pour un auteur, qui a lu les aventures d'un héros quand il était petit, les a vécu avec lui, lui en a inventé d'autres, c'est très difficile de dire non quand on te propose de le faire pour de vrai.

Et les gros éditeurs, ils cherchent à prendre les moins de risque possible quoi qu'il arrive. Tant que les lecteurs achètent, pourquoi ils se priveraient de continuer?

218. Quentin - 17/01/17 11:10
Ce qui est pitoyable, c'est de vouloir déterrer Bob Morane parce qu'il y a 1500 fans cacochymes. Ce qui est pitoyable, c'est de vouloir moderniser une momie qui sent la naphtaline. Ce qui est pitoyable, c'est que ce qui tire les ventes de BD sont des spin offs de séries des années 1960, pour un lectorat qui entre progressivement dans le 3e âge. Le niveau zéro de la créativité, et tout le contraire de ce qu'il faut faire pour reconquérir un lectorat plus jeune.

Bob Morane, pour moi, ce sont les BD de Vance que je lisais faute de mieux chez le coiffeur quand j'étais gosse. C'était débile et il n'y avait rien à comprendre - juste un trip psychédélique. On les trouve toujours dans les bibliothèques poussiéreuses, et c'est très bien ainsi.

217. stefan - 17/01/17 10:58
J'ai plus des souvenirs d'aventure pure avec une touche de SF parfois. Mais c'est loin, et j'en ai pas lu beaucoup.

216. suzix@bdp - 17/01/17 10:57
Je plussoie, père et fils ont fait un effort. Y4a du mieux et on retrouve (presque) la bonne époque des meilleurs Jeremiah. Cet album me fait notamment pensé à Un cobaye pour l'éternité et Un hiver de clown. Et les traits de couleurs pour donner une ambiance fantastique sont une excellente idée oui.

215. marcel - 17/01/17 10:56
Les quelques romans que j'ai pu lire il y a longtemps, c'était plutôt des aventures viriles en Asie contre l'ombre jaune, je ne me souviens pas qu'il y avait du fantastique.
Vernes (dans les romans comme dans la serie BD) a toujours alterne les aventures pures et le fantastique (La vallee des dinosaures) ou la SF (Operation Chevalier noir). Meme quand l'Ombre Jaune est presente (Une rose pour l'Ombre Jaune, par exemple).

214. marcel - 17/01/17 10:50
J'ai plutot bien aime ce nouveau Hermann, qui a la base devait etre un spin-off de Jeremiah, avec un des personnages secondaires. Finalement, c'est des persos nouveaux mais bien dans le meme univers.
En fait, ca fait quelques albums que Yves H. a compris qu'il fallait qu'il fasse simple. Du coup, ca l'est peut-etre un peu trop, mais c'est deja mieux que quand il se prend pour Lynch.
Ceci dit, je suis vraiment entre dans l'ambiance de cet album (comme pour Une nuit de pleine lune), et j'ai ete accroche jusqu'au bout.
De plus, je trouve tres heureux le leger changement de colorisation d'Hermann. Ces touches de couleur tres vives par moment, sans aller jusqu'a les comparer a du Fraymond, gomme le cote trop terne de ses albums precedents.

213. stefan - 17/01/17 10:46 - (en réponse à : #211)
Les quelques romans que j'ai pu lire il y a longtemps, c'était plutôt des aventures viriles en Asie contre l'ombre jaune, je ne me souviens pas qu'il y avait du fantastique.

Mais ça ne semble pas être le fond du problème, là, en l’occurrence.

J'ai pas trop d'avis sur les albums eux mêmes, je ne les ai pas lu les nouveaux. Je remonte juste l'info, vu qu'il y a des allusions plus bas.

212. suzix@bdp - 17/01/17 10:41
Lu Le passeur de Hermann & Yves H. chez Dupuis - Aire Libre (fin 2016).

Belle ambiance. On a un peu retrouvé ces atmosphères particulières de certains Jeremiah lorsque Hermann joue entre réalité et fantastique. J'aurais bien vu une mort plus violente pour l'homme-tronc et une fin un peu plus marquante également. Puisque Hermann était parti sur du glauque, il y avait matière à terminer en ... laideur ... plutôt un bon Hermann. Je suis juste déçu que les 5 derniers albums que j'ai lus n'ont pas de conclusion satisfaisante. Est-ce la maladie actuelle des scénaristes?
Note 3,5/5.


211. marcel - 17/01/17 10:36
Ben oui, mais Bob Morane, c'est des aventures dans la jungle avec des dinosaures, et des paradoxes spatio-temporels...

210. suzix@bdp - 17/01/17 10:29
206. froggy - 17/01/17 00:34 - (en réponse à : suzix)
Ta persistance a continuer a acheter Les Tuniques Bleues est admirable.


Ouaip! Je suis très attaché à ces personnages, cette série ... je me souviens qui m'avait offert mes deux premiers albums, "Baby Blues" et peut-être "Des bleus et des bosses" (fin 86). Il y a 30 ans !! Depuis j'ai acheté chaque Tuniques Bleues à parution sauf "L'or du Québec" qui avait suivi et "En avant l'amnésique" que j'avais aussi dû râter. Mais par la suite j'ai pas dû en raté un seul! (;o)

209. stefan - 17/01/17 10:27
C'est compliqué de savoir qui a "raison".

D'un côté l'auteur se plaint d'un changement de comportement brutal et irrationnel de son éditeur. Qu'il relie implicitement à la réaction très négative de Vernes.

De l'autre l'éditeur se plaint de ne pas réussir à discuter avec ses scénaristes depuis le début.

Moi ça me semble un peu étrange de la part d'un éditeur de se rendre compte qu'il n'arrive pas à communiquer avec quelqu'un au bout de plus de deux ans. Une BD ça met du temps à se mettre en place, tu te rends compte assez vite de comment ça se passe au bout de quelques pages, pas besoin d'attendre deux albums. J'ai un peu l'impression que l'éditeur a voulu utiliser deux noms connus pour relancer la franchise et qu'une fois la franchise relancée, ils se contentent de scénaristes moins connus qu'on peu payer moins cher pour la suite.

Ducoudray a aussi communiqué sur son facebook:
"Le passé fait de mauvaise foi éditoriale, de corporatisme rampant, et de fans haineux pour trois poils au mentons est maintenant derrière moi...
Salut Bob, on a fait quelques pas dans un champ de mine ensemble, je te laisse maintenant retrouver l'Amazonie et ses fourmis géantes , les paradoxes spatio temporels a faire pâlir Asimov, et l'amitié virile et alcoolisée avec Bill ,un peu embarrassante parfois...je m'en vais me rebooter moi même et oublier tout ce fatras...si tu croise ton patron henri Vernes dis lui quand même qu'on aurait bien voulu la faire cette photo avec lui, elle aurait trôné entre mon portrait d'Eddy Merckx et ma pub pour l'huile Mérol....""


J'ai pas trouvé grand chose de la part du dessinateur Dimitri Armand qui reste et qui n'a pas trop intérêt à se facher avec qui que ce soit:
"Les lecteurs peuvent être rassuré : le tome trois de la série restera bien dans les jalons poser initialement pour ce reboot. On ne retrouvera donc pas Bob Morane dans la jungle, avec des dinosaures. " (si quelqu'un à plus d'infos...)

Pour le verrouillage de contrat, les auteurs ont pas vraiment de moyen de pression sur les gros éditeurs pour exiger des modifs de contrat, surtout sur une licence dont les droits appartiennent à l'éditeur, que des tas d'autres scénaristes seraient ravis de reprendre et où de toutes façons l'éditeur à plus rien à perdre.

208. torpedo31200 - 17/01/17 01:57 - (en réponse à : post # 204)
Pitoyable et peu surprenant.
Pitoyable car les auteurs commencent un peu trop à chouiner sur les réseaux sociaux d' une manière générale. Et d' un point de vue particulier, si le monsieur travaille vraiment depuis 25 ans, il sait très bien qu' il a intérêt à "verrouiller" son contrat si licence (surtout avec le plus gros groupe éditorial) et/ou à s' octroyer les services d' un avocat. Et peut-être à s' informer sur la hiérarchie du groupe. (Ce qui ne me semble pas trop difficile quand tu bosses essentiellement pour un ancien de ce groupe, Futuropolis = ancien Dupuis pour les plus jeunes de nos lurkers)

Et pour l' anecdote, je connais plusieurs lecteurs qui ont trouvé la reprise assez moyenne, pour rester poli, même si globalement l' accueil du premier tome était plutôt enthousiaste.

207. torpedo31200 - 17/01/17 01:46 - (en réponse à : froggy - post # 205)
Si l' objectif marketing est à 15 ou 25 000 ventes, je doute fort que Sente y jette un seul coup d' oeil...

206. froggy - 17/01/17 00:34 - (en réponse à : suzix)
Ta persistance a continuer a acheter Les Tuniques Bleues est admirable.

205. froggy - 17/01/17 00:32 - (en réponse à : Stefan)
Ce compte rendu est tres interessant. La question a se poser est de savoir qui de Sente ou de Zidrou va reprendre Bob Morane. Suspense!

De toutes facons, c'est sans moi, je n'ai jamais beaucoup aime cette serie surtout depuis que Vance ne la dessine plus.

204. Stefan - 16/01/17 23:27
A propos de Bob Morane, j'ai vu passer ça sur les réseaux sociaux pour ceux que ça intéresse:

Luc Brunscwig
Bon, dans la série : "Mais alors, on en est là dans ce milieu"... autant poster l'info sur un site dédié en attendant de le rendre public. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis scénariste BD depuis 25 ans, et j'ai été contacté il y a 5 ans par un gros éditeur pour relancer une grosse licence en perte de vitesse (plus que 1.500 lecteurs malgré un héros au nom prestigieux).
Comme personne ne savait plus trop quoi faire de ce personnage, à commencer par l'éditeur,on nous a donné dans un premier temps carte blanche pour cette recréation. C'était le pied mais pas fou, nous avons tenu à faire partager à l'éditeur l'ensemble de notre démarche que nous avons détaillé dans une bible que nous lui avons remise, qu'il a validée et qui a servi de point de départ aux recherches de personnages et d'univers de notre dessinateur. Puis, nous lui avons remis les synopsis succincts des 8 premiers tomes afin de lui montrer comment nous comptions, étape par étape faire évoluer le personnage. Un premier tome est sorti dans l'enthousiasme général de la maison d'édition, de ses commerciaux, des libraires et des nombreux lecteurs qui ont acheté le livre. Seul ombre au tableau, le créateur du personnage original et sa garde rapproché ont commencé à nous faire un mauvais procès, dont l'épicentre fût la publication d'un DBD avec notre couverture du personnage modernisé mais à l'intérieur du magazine, pas un mot sur nous mais une interview du créateur qui nous dézinguait dans les grandes largeurs en disant qu'on avait fait de la merde avec son personnage.
Puis, les mois ont passé. Nous avons attaqué le tome 2. Fourni un synopsis complet qui a été validé par l'éditeur qui a été jusqu'à dire qu'on était à deux doigts de faire de cette vieille licence un chef d'oeuvre. Et puis, au 2/3 de la remise du découpage, tout a changé d'un coup. On a eu droit à un mail incluant le propos suivant : " "le complot qui sous-tend l'intrigue est complètement absurde, et ça abîme tout. Ça abîme le héros, votre relance, notre travail de promo, le travail du dessinateur, les bonnes scènes qu’il y aura dans l’album… C’est un vrai gâchis. Rien ne fonctionne: ni les moyens, ni la fin. On ne croit pas à la méthode (j'ai 10 propositions pour utiliser les casques efficacement), et le but recherché est totalement inutile. Sachez simplement que proposer une intrigue aussi bancale va beaucoup nuire au succès de la série."
Vous vous doutez qu'en recevant un tel mail, on s'est pris comme une grosse baffe dans nos gueules. Et qu'un temps on n'a plus su si on avait merdé dans les grandes largeurs ou si le propos de l'éditeur était totalement délirant (d'autant qu'il nous soutenait que les ventes du tome 1 n'avait pas atteint l'objectif de 15.000 ex qu'il avait fixé pour cette relance).
Au final, et vu qu'il nous semblait trop tard pour modifier l'intrigue sans lui nuire, nous avons expliqué à l'éditeur qu'on ne toucherait à rien (à part deux trois détails qui nous semblaient pertinents). L'éditeur nous a dit que tant qu'il dirigerait cette boite, le dernier mot reviendrait aux auteurs, mais que bon, c'était lamentable de notre part de ne pas l'écouter. Alors qu'on continuait de lui faire parvenir découpages et planches finalisées, plus un mot de sa part (ça a duré comme ça d'avril à août). Aout, où nous avons reçu (le lendemain du jour où l'album est parti à l'impression) un mail nous annonçant que nous étions virés car définitivement, nous avions merdé la reprise et qu'il était de toute façon impossible de communiquer avec nous... (gros gros coup dans la gueule une fois encore).
Octobre, l'album sort et n'a que des critiques extrêmement positives, de gens qui louent notre travail sur la reprise, heureux que nous en ayons fait quelque chose de différent, mais d'excitant et de moderne. Rien sur les accusations portées par l'éditeur... sur cette supposée intrigue merdeuse, bien au contraire.
De plus, dans l'intervalle, nous avons découvert que l'accusation qui nous a été faite d'avoir râté le seuil des 15.000 albums vendus étaient fausse... les vrais chiffres confirmés par le relevé de droit sont de 19.000 ventes francophones et de 5.000 ventes néerlandophones, soit un total de 24.000 bouquins vendus. Une paille quand on part de 1.500 afficionados.
Enfin voila... Visiblement il n'y a rien à faire qu'à accepter et courber l'échine devant une décision qui nous échappe totalement.
On en est là aujourd'hui dans les relations auteur-éditeur




Le Lombard :
"Suite à la publication sur Facebook par Luc Brunschwig d'un communiqué très ambi gu qui met en cause les Éditions du Lombard, nous souhaitons donner notre point de vue par le biais d'un communiqué authentique.
Le Lombard a proposé en 2013 à Luc Brunschwig d'écrire un scénario pour la reprise du personnage de Bob Morane sous un angle neuf, plus réaliste et contemporain. Le projet s'appuyait sur un excellent dessinateur et un plan commercial et promotionnel très ambitieux. Luc Brunschwig a accepté la proposition et a proposé de travailler avec un coscénariste, Aurélien Ducoudray.
Au cours du développement très morcelé du découpage, nous avons émis diverses questions et observations. Justifiées ou non, elles méritaient au moins une discussion. Or, à d'incontournables exceptions près, aucun dialogue sur le déroulement du récit n'a pu être amorcé. Les échanges se sont généralement soldés par un refus catégorique d’entendre nos arguments, même les plus objectifs.
Le succès commercial a été au rendez-vous. Et c'est bien entendu la priorité pour un éditeur comme Le Lombard. Mais nous estimons aussi que notre travail doit être basé sur une relation de confiance et de respect mutuels avec les auteurs. Malgré nos efforts répétés pendant plus de deux ans, il a été impossible d'instaurer une telle relation. Nous avons donc décidé d'interrompre notre collaboration avec Luc Brunschwig et Aurélien Ducoudray. Elle se clôture après la publication de deux albums qui constituent une histoire complète.
Cette décision ne remet nullement en question la grande qualité de ces albums.
La série se poursuivra en 2018 avec Dimitri Armand au dessin et sera une suite directe aux tomes précédents."

203. suzix@bdp - 16/01/17 11:05
Lu Les Tuniques Bleues #60 - Carte blanche pour un bleu de Lambil et Cauvin chez Dupuis (octobre 2016)

... bon, déjà la couv' sentait le recyclage. Et on n'y a pas échappé. On avait déjà tout eu, y compris l'amnésie. Cela aurait pu être sympa de revoir certains perso et passages marquants des meilleurs albums du passé si cela avait été fait avec coeur et nostalgie. Mais c'est juste torché sans âme à la va-vite en qq cases voire parfois une seule case comme pour Drummer Boy ... un beau gâchis. De plus les dessins se font de plus en plus approximatifs. Dites, et si Lambil et Cauvin sortaient de ce sycle infernal d'un album par an de 48 pages pour nous faire un truc sur 2 ou 3 albums en prenant leur temps ... bon, c'est vrai qu'ils ne disposent sans doute plus de 20 ans devant eux mais engagé un cercle vertueux pour les prochains albums serait sympa, histoire de terminer en beauté.
Note 2/5 ... pour la madeleine.

202. suzix@bdp - 16/01/17 10:57
Lu Le Spirou de Frank : La lumière de Bornéo de Frank Pé et ... Zidrou chez Dupuis (octobre 2016)

Le dessin de Frank Pé est toujours aussi génialissime. Du très grand art. Sublime. Ses doubles pages sont des merveilles. Il a aussi fait sien à merveille du personnage de Spirou et trouvé une solution pour qu'il ne s'habille pas en groom. Malin. On suit plusieurs histoires simultanément et en cela Zidrou a fait un bel effort : la démission de Spirou, les peintures anonymes, la fille de Noé et ... l'invasion de champignons noirs. Le tout dans une Bruxelles du futur du XXI où des soldats sont en faction un peu partout et l'Atomium en ruine. Bonne idée ce Bruxelles en "état d'urgent" sans le sous. Très intéressant ... sauf que cela fait pschitt sur la fin. Spirou trouve bien une copine et la bouteille de champagne qui suit la proposition de sa prof de peinture de le dessiner nu est une jolie métaphore (;o). Noé et sa fille se rapprochent. OK. On découvre l'auteur de ces toiles sublimes, même si c'est étrange, pourquoi pas dans le monde de Spirou!? Par contre, la fin de l'hstoire des champignons n'est pas traitée (pourquoi donc rajouter cela!!???). Et les propriétaires du singe qui avaient dans l'idée de se refaire financièrement avec ses prestations laissent complètement tomber l'affaire sur la fin avec des entrées gratuites ... bref, on sent qu'il a fallu finir l'album et que Zidrou a raté plusieurs marches. Dommage car avec 5/10 pages de plus pour les champi et un peu de réflexion globale, il y a avait moyen de ... voilà voilà. Cela aurait pu être une des BD de l'année ... si Zidrou avait terminé l'album. C'est bien la maladie des scénaristes ces derniers temps : de très bonnes idées de départ, un développement correct et puis la fin part en vrille ... incompréhensible.
Note 3/5

201. suzix@bdp - 16/01/17 10:26
Lu Notre Amérique de Maël & Kris chez Futuro (octobre 2016)

Les deux auteurs en ont terminé avec la "Grande guerre". 12 novembre 1918, un soldat français et un alsacien ancien de l'armée allemande vont sympathiser sur fond d'anarchisme et de contrebande d'armes improbable. Un peu d'aventure "exotique" sur des navires de contrebandiers dans des contrées révolutionnaires, un peu à la Corto Maltese. Pourquoi pas. Cependant j'aurais bien vu qu'ils repartent d'un des personnages croisés dans "Notre mère la guerre". Cela aurait été créé un lien, un fil rouge parce que là cela semble sorti de nulle part alors que, vu que cela s'enchaîne temporellement avec leur série précédente, il y avait matière à faire une sorte de "saga" ... on peut faire des rappels, faire recroiser des perso, évoquer le passé ... tant pis.
Note 3/5

200. suzix@bdp - 16/01/17 10:14
Lu Iroquois de Prugne chez Maghen (paru septembre 2016)


Le dessin et les couleurs de Prugne sont de moins en moins attirants. C'est pâlot. Quant à l'histoire, elle est presque insignifiante, sans véritable tension. Et la fin tout aussi décevante est comme un petit ballon qu'on dégonfle sans bruit ...
Note 2,5/5

199. TILLIERTON - 16/01/17 01:17
Oui, mais voilà comme c'est moi qui est posté un avis sur cet album, on va dire que....

198. marcel - 15/01/17 23:36
Malheureusement, au vu des réserves exprimées par Henri Verne, ce diptyque sera le dernier signé Luc Brunschwig, le choix ayant été fait par l'éditeur de confier la suite à une nouvelle équipe.
Ah, j'ignorais... Je n'ai lu que le premier et, si c'est un plutôt bon album, le probleme est qu'effectivement, c'est pas du Bob Morane.

197. torpedo31200 - 15/01/17 20:29 - (en réponse à : post # 191)
+1, le Prado (Proies faciles chez Rue de Sèvres) est fortement recommandé.

196. froggy - 15/01/17 18:37
Alix 35, L'or de Saturne

Ou Saturne pas rond a Rome.

Je n'ai pas lu La guerre des Gaules de Cesar (mais quelque chose me dit que je ne suis pas le seul ici) et peut-etre le lecteur de cet album aurait du car ses ecrits servent de fondement a cette aventure d'Alix. Celle-ci raconte les embuches que Cesar rencontra dans sa conquete du pouvoir. Ses ennemis sont Pompee et Crassus et il recherche l'appui de Ciceron (ou comme on disait autrefois, Ciceron, c'est point carré). Ce dernier ne sait pas encore si il doit lui apporter son soutien. Il revient a Alix de l'en convaincre. Quant a Enak, il tombe dans un piege et manque de se faire devorer par des crocodiles, lors de jeux nautiques organises pour l'amusement des romains (ils sont fous ces romains!). Si les peripeties d'Alix et Enak sont evidemment de la pure fiction, la trame principale ne l'est pas. Il est malheureusement dommage que le recit ne decolle pas du tout et que l'enchainement des scenes oscillent entre ceux reels (la lutte oppposant Cesar et ses adversaires) et ceux fictionnels. Au lieu de se servir de cette intrigue comme point de depart et d'elaborer une fiction, le scenariste mele les deux aspects sans que l'on ne sache si on est dans le recit historique ou dans l'imagination. Cela nuit evidemment a la bonne comprehension de l'aventure. On comprend bien sur mais il manque manifestement des elements, par manque de place bien sur puisque l'aventure fait 46 planches. C'est pour cela que j'ecrivais au debut qu'il etait peut etre necessaire d'en savoir un peu plus sur tous ces evenements historiques. Bien qu'empese, les scenarios de Jacques Martin etaient plus comprehensibles.

Comme l'action se deroule apres l'episode des Legions Perdues, le dessinateur, Marco Venanzi qui a repris la serie le temps de cet album apres une interruption de 4 ans, se conforme au style que Jacques Martin avait a cette epoque de sa carriere au moins pour les personnages principaux. Il n'en est pas de meme pour les secondaires et heureusement que certains sont nommes tels Garofula que je n'aurais pas reconnu autrement sans cela. Il me faut avouer que cela fait tres longtemps que je n'ai pas relu Les legions perdues, ceci explique peut-etre cela. Son dessin correspont tres bien aux canons martiniens mais il n'a pas la meme substance que celle de Marc Jailloux qui a dessine si brillament les 3 derniers albums a ce jour. Celui-ci est le meilleur dessinateur qui ait repris Alix.

J'ai bien peur cependant que cet Alix sera mon dernier. J'aimais beaucoup la serie tant qu'elle etait aux mains de Martin, nettement moins depuis et je crois qu'il est temps maintenant pour moi de tourner la page. J'avais arrete Lefranc sur une note haute, Noel noir, il n'en sera pas de meme avec Alix.

Note finale, 2/5. On s'ennuie pas mal durant la lecture



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales

(http://www.BDParadisio.com) - � 1996, 2012 BdParadisio