Et les comics dans tout ça? Volume 10

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300. heijingling - 25/07/20 17:33
Ben, tout ce qui lui est reproché est d'être un Barbe-bleue. À la limite, c'est répréhensible moralement (encore qu'a d'autres époques ou dans d'autres lieux le donjuanisme ou les casanovas aient pu être glorifiés), mais juridiquement, je ne vois pas ce qui pourrait lui tomber dessus.

299. torpedo31200 - 25/07/20 17:16 - (en réponse à : heijingling - post # 298)
Ca fait des semaines que tout le monde en parle, mais à ma connaissance toujours pas de poursuite légale engagée.

298. heijingling - 25/07/20 16:57
Quelle coïncidence. Extrait de cet article sur le super vilain Warren Ellis
https://www.comicsbeat.com/more-than-60-people-document-predatory-behavior-by-warren-ellis/:

Elbein links the tolerance of sexual harassment with the low economic stakes and systemic underpayment of the industry:
Economic exploitation creates the conditions for sexual exploitation to flourish, and the comics industry as it currently exists cannot address the one without tackling the other.


Par contre, avec à peine de mauvaise foi, je comprends pas la dernière phrase. L'industrie des comics s'occupe du problème de l'exploitation sexuelle mais pas de l'économique, ou le contraire ?

À priori, comme en Franco-belgique, on méprise et ignore les auteurs plutôt qu'on les exploite, il y a peu de risques que se révèlent des super-prédateurs, si j'ai bien compris.
Par contre, chez les magakas, où l'exploitation atteint des dimensions énormes, la prédation sexuelle doit y être intolérable ?

297. torpedo31200 - 25/07/20 16:11 - (en réponse à : heijingling - post # 296)
Oui, de la part des éditeurs.

296. heijingling - 25/07/20 15:21 - (en réponse à : torpedo31200)
Autres époques, autres mœurs.

Autres territoires, autres mœurs. L'exploitation n'a pas pris les mêmes formes en Belgique et France et aux É.U.A., où il me semble que c'était tout de même moins paternaliste, plus marche ou crève.

(Et ne t' intéresse surtout pas aux conditions de travail des mangakas il y a quelques décennies)

J'ai lu l'autobio de Tatsumi Kumashiro, "Une vie dans les marges", ça compte ?

Le seul truc qui ne change pas, c' est que les artistes sont et seront probablement toujours exploités.

Si c'était les seuls à l'être...

En France, ça se traduit plutôt par le mépris ou l' absence de réponse.
Tu veux dire, de la part des éditeurs ?

295. torpedo31200 - 25/07/20 12:57 - (en réponse à : heijingling - post # 294)
Autres époques, autres mœurs. (Et ne t' intéresse surtout pas aux conditions de travail des mangakas il y a quelques décennies)
Le seul truc qui ne change pas, c' est que les artistes sont et seront probablement toujours exploités. En France, ça se traduit plutôt par le mépris ou l' absence de réponse.

Pour info, les Sky Masters de Kirby encré par Wood seront normalement traduits fin octobre par Komics Initiative. Très joli.

294. heijingling - 25/07/20 02:02
Bref, un argument de plus pour la qualification de "travail à la chaine", qui est pour moi de l'exploitation.

293. heijingling - 25/07/20 01:58
Dans ce message sur Bulledair, Herbv nous apprend (m'apprend à moi en tout cas) que "Wood souvent exercé le travail d'encreur, notamment pour Kirby, mais aussi pour Harold Foster. Il a même été un des assistants d'Eisner.

La raison pour accepter de tels travaux alors qu'il était un auteur complet ? Le besoin de manger, tellement la profession payait mal."


Peut-être est-ce l'une des infos que contenait le message disparu de Danyel, qui a participé au catalogue, message qui sera éternellement regretté :)

292. heijingling - 24/07/20 17:07
>torpedo31200:je vois les comics comme plus collectif qu' industriel, si on devait les opposer au franco-belge.

Ça dépend de ce que tu entends par collectif :)
Moi, un collectif, ça me fait plutôt penser à un truc autogéré, ce qui ne me semble pas tellement le cas des comics selon ce qu'en dit Joe Sinnott, qui parle bien de travail à la chaine, et ce que tu en dit toi-même, que les auteurs ne peuvent pas vraiment choisir ceux avec qui ils travaillent, qui sont imposés par l'éditeur.

Le terme de collectif irait mieux au franco-belge quant il y a travail en commun, les studios Peyo, Hergé, ou encore Franquin qui travaille avec Will, Jidéhem, Greg, etc, où l'auteur choisit ses assistants ou apprentis.


291. torpedo31200 - 22/07/20 01:26 - (en réponse à : heijingling - post # 290)
Ca devient abstrait et philosophique. Mais si un artiste a un style, il a une identité et est donc reconnaissable par les lecteurs.

Et je vois les comics comme plus collectif qu' industriel, si on devait les opposer au franco-belge.

290. heijingling - 22/07/20 01:08 - (en réponse à : torpedo31200)
Merci pour toutes ces précisions, qui confirment mon impression que les comics sont un domaine bien plus industrialisé (travail à la chaine) que le F.B.
Il y a un détail que je comprends pas, celui qui est à l'origine de toute cette discussion.

>torpedo31200: Pour ce qui est du "style" d' un dessinateur, je pense que les éditeurs en chef s' en fichent complètement, car c' est quelque chose que tu ne peux pas mesurer ou évaluer.

Si les editors se fichent du style, à quoi se rapportait ton un ci-dessous ?

>heijingling: comment peut-on savoir quel est le style réel du dessinateur ? En a-t-il encore vraiment un, et si oui, comment le définir ? Ou bien adapte-t-il son dessin selon ce qu'il présume de ce que sera l'encrage ?

>torpedo31200: Il en a forcément un. Puisque chez DC et Marvel, les artistes sont hiérarchisés en 4 à 5 catégories de rémunération.



289. torpedo31200 - 19/07/20 15:28 - (en réponse à : heijingling - post # 287)
De mémoire, car ce sont des souvenirs de discussions d' il y a 10 ans environ, les catégories de dessinateurs étaient principalement axés ,sur le tarif à la page. 60 à 100$ pour les plus bas, 120-150, 150-190...
Après, il y avait d' autres critères à prendre en compte dans la rémunération, comme les contrats d' exclusivité qui amènent aux dessinateurs américains une couverture sociale et médicale, la durée des contrats (souvent 3-5 mois à l' époque, maintenant beaucoup plus courts). Il y a 15 ans, il y avait aussi des primes en fonction du délai de rendu des planches, et ça pouvait aller jusqu' à 10 ou 20 % de +, mais je crois que ça n' existe plus (probablement car on a changé d' ère artistique et que les stars le plus souvent en retard sont les scénaristes).

Tous les 12 ou 18 mois, analyses financières et éditoriales, et estimation de l' impact du dessinateur sur les ventes du titre. Si un artiste a fait progresser les ventes d' une série, au-delà du budget accordé initialement, et en tenant majoritairement ses délais, il est promu à la catégorie au-dessus.

Ce système est aussi valable pour les cover artists. Si avec 5 couvertures différentes, l' une d' entre elles se précommande à 35-40 % et que cette performance est reproduite plusieurs fois par le même dessinateur, sa catégorie de rémunération va aussi augmenter. Et pour une couverture, tu peux multiplier le tarif planche par 2,5. Hors stars ou exceptions, comme Adam Hughes ou Alex Ross qui étaient probablement les plus côtés il y a 10-15 ans.

Pour ce qui est du "style" d' un dessinateur, je pense que les éditeurs en chef s' en fichent complètement, car c' est quelque chose que tu ne peux pas mesurer ou évaluer. Même si les artistes bossant pour les américains étaient parfois encouragés à développer des silhouettes de personnages qui puissent se reconnaître immédiatement. Et se distinguer de leurs concurrents.
Tout comme les scénaristes ont intérêt à développer des tics ou structures d' écriture.
(Mais pas certain que ça soit encore d' actualité dans une industrie où les marques sont de plus en plus fortes, et les artistes doivent plutôt sembler interchangeables à volonté)

288. heijingling - 19/07/20 03:00 - (en réponse à : marcel)
Sans vouloir t'offusquer, Captain Obvious ça fait plus Bande à Tchô que Marvel ou DC.

287. heijingling - 19/07/20 02:57
>torpedo31200 #277
Pour les catégories de rémunération des dessinateurs, Marvel et DC ne communiquent pas dessus (et ils ont bien raison, ça reste un fonctionnement interne d' entreprise). Je l' ai su car j' avais un ami dessinateur qui ne pouvait pas faire une cover ou qq pages, même bénévolement, pour un titre en-dessous de sa catégorie.


Les syndicats professionnels par branche sont toujours aussi puissants et contraignants aux É.U.A., bien plus qu'en France, ce qui m'étonne toujours venant d'un pays chantre du libéralisme.
Ceci dit, voila qui serait un sujet à traiter par un journaliste d'investigation. Comment, sur quels critères, sont déterminées ces catégories de dessinateurs ? Sur les ventes ? Un type spécialiste des scantily clad women sera-t-il mieux noté qu'un spécialiste du noir et blanc ? Comment le "style" rentre-t-il en ligne de compte ?

torpedo31200#284:
Peut-être aussi parce que pour dire des trucs intelligents sur des B.D., il suffit d'en lire, de les observer, d'y réfléchir, et de n'être pas idiot. Pour parler de droits d'auteurs, etc., il faut avoir en plus des connaissances techniques. Si on ajoute à cela le secret des affaires, comme tu le dis dans ton message 277, on peut comprendre que cela puisse décourager d'avance.

286. torpedo31200 - 19/07/20 02:11 - (en réponse à : heijingling - post # 283)
Il est vrai que tu aurais pu mal le prendre. Et même un visiteur lambda de BDgest aurait pu s' en offusquer.

Mais tu oublies que Marcel s' exprime aussi parfois pour notre grand public de lurkers plus ou moins occasionnels.
(Public que j' ai peut-être sous-estimé en nombre, au vu de retours clients ou interlocuteurs professionnels)

285. marcel - 19/07/20 02:09 - (en réponse à : Glingling)
Appelle-moi Captain Obvious, ca fait nom de super-héros.

284. torpedo31200 - 19/07/20 02:05 - (en réponse à : marcel - post # 282)
Je m' attends à rien. Mais sur un forum que je visite depuis + de 20 ans, je crois n' avoir vu, que très légèrement évoquée, la propriété de leurs œuvres par des auteurs du territoire.

Peut-être car le forum est belge et que 40 à 50 % des intervenants sont des expatriés. Ou peut-être car on entre à peine dans l' ère "juridique" de l' exploitation artistique d' une œuvre.

283. heijingling - 19/07/20 01:13 - (en réponse à : marcel)
Je réécris:
Je suis presque vexé :) que tu t'imagines que je puisse avoir besoin que l'on m'indique cela:) Je te rappelle que je ne viens pas de BDgest :), et ne considère pas Aymond comme le meilleur dessinateur réaliste depuis Vance:)

Ceci dit, la honte est largement aussi pour toi, pour avoir écrit un truc aussi évident sur BdP :)
Helmut perchu est vengé ! Poetic justice.

282. marcel - 18/07/20 21:42
No offense ! Surtout que c' est un sujet dont je me fous royalement. Je cherche juste un exemple d' un auteur Image qui proposerait sa création à un autre éditeur SANS le vendre (puisque propriétaire, il ou elle pourrait sous licencier sa série à autrui).
Et pour l' instant, en un quart de siècle, je n' en connais pas.


Peut-être tout simplement parce que les autres éditeurs proposent de moins bonnes conditions ?...

Je suis toujours surpris que les gans s' intéressent aux méthodes de travail d' entreprises étrangères et pas au statut de leurs auteurs.

Ben, en meme temps, on est sur le sujet comics et on parlait des auteurs US, tu t'attendais a quoi?...

281. torpedo31200 - 18/07/20 19:23 - (en réponse à : marcel - post # 279)
Image ne paie pas à la page certes, mais à cause du succès de Walking Dead et Saga peut maintenant procéder à quelques avances exceptionnelles sur de rares titres.

280. torpedo31200 - 18/07/20 19:08 - (en réponse à : marcel - post #278)
No offense ! Surtout que c' est un sujet dont je me fous royalement. Je cherche juste un exemple d' un auteur Image qui proposerait sa création à un autre éditeur SANS le vendre (puisque propriétaire, il ou elle pourrait sous licencier sa série à autrui).
Et pour l' instant, en un quart de siècle, je n' en connais pas.

Je suis toujours surpris que les gans s' intéressent aux méthodes de travail d' entreprises étrangères et pas au statut de leurs auteurs.

279. marcel - 18/07/20 17:33
Si tu lis l'anglais, tout est tres clair sur le site d'Image :
https://imagecomics.com/submissions

Image Comics only publishes creator-owned material. We do not contract creators; we’re only interested in publishing original content for which you would retain all rights. Please do not submit any work that utilizes already-existing characters—Image characters or otherwise—as they will automatically be declined.

Image Comics publishes creator-owned/creator-generated properties and WE DON’T PAY PAGE RATES. Image takes a small flat fee off the books published and it will be the responsibility of the creators to determine the division of the remaining pay between their creative team members.

278. marcel - 18/07/20 17:29
Jim Lee a vendu WildCATS à DC, il n' est plus propriétaire à ma connaissance.
Il a vendu tout WildStorm, qu'il ne dessinait plus lui-même depuis longtemps. Mais c'est donc bien que c'etait a lui.

Et Angela par Gaiman, il me semble que la procédure juridique n' est même pas finie.
Ben si, il l'a vendu a Marvel, qui l'utilise, donc la procedure est bien gagnee. Mais s'il l'a revendu tout de suite, c'est peut-être parce qu'il ne savait pas trop quoi en faire.

Glingling : Le but etait pas de te vexer... mais d'eviter une question trop difficile en creant un ecran de fumee. Pfff, si on peut meme plus utiliser les méthodes des politiciens...

277. torpedo31200 - 18/07/20 12:07 - (en réponse à : heijingling - post # 275)
Pour les catégories de rémunération des dessinateurs, Marvel et DC ne communiquent pas dessus (et ils ont bien raison, ça reste un fonctionnement interne d' entreprise). Je l' ai su car j' avais un ami dessinateur qui ne pouvait pas faire une cover ou qq pages, même bénévolement, pour un titre en-dessous de sa catégorie.

276. torpedo31200 - 18/07/20 11:46 - (en réponse à : marcel - post # 274)
Jim Lee a vendu WildCATS à DC, il n' est plus propriétaire à ma connaissance. Et Angela par Gaiman, il me semble que la procédure juridique n' est même pas finie.
Donc pour quitter Image, soit il faut vendre, soit il faut s' embarquer dans une procédure de 20 ans minimum.

275. heijingling - 18/07/20 09:53
>marcel: en BD, le "dessin", c'est pas juste le trait, c'est aussi une mise-en-scene et des choix de cadrage.

Je suis presque vexé que tu t'imagines que je puisse avoir besoin que l'on m'indique cela. Je te rappelle que je ne viens pas de BDgest, et ne considère pas Aymond comme le meilleur dessinateur réaliste depuis Vance.
J'aurais peut-être du préciser que par style j'entendais juste le trait, la touche ela m'aurait évité cette honte.

Ceci dit, merci à torpedo31200 et toi pour vos exemples, mais ce que j'espérais, c'est une réponse théorique, formaliste, donnant des pistes sur "comment définir le style d'un dessinateur, lorsqu'on n'a de lui que des dessins achevés (encrés, quoi) par un autre ?
La réponse de Danyel, "avec des explications techniques", était pleine de promesses, et rentrera dans l'histoire comme une perte irréparable.

Ça par exemple: torpedo31200: (Le dessinateur) en a forcément un (de style?). Puisque chez DC et Marvel, les artistes sont hiérarchisés en 4 à 5 catégories de rémunération. ça m'intéresse beaucoup. Tu aurais des détails, ou un lien en donnant ?


274. marcel - 18/07/20 01:34
Ben, j'ai deja cite Jim Lee, qui a quitte Image. Sinon y a Gaiman qui, quand il a recupere les droits d'Angela, les as vendus a Marvel. Comme quoi, le perso etait bien sa propriete, et pas celle d'Image (ni celle de McFarlane, pour le coup).
J'ai dit "charte" comme j'aurais dit "principe", parce qu'effectivement, je connais pas la teneur reelle des contrats, mais Image etait censee n'etre la que pour editer, pas pour accaparer les droits. C'est meme pour ca que les auteurs fondateurs etaient partis de Marvel.

273. torpedo31200 - 17/07/20 19:06
Je vois une nuance entre une charte et un contrat. Jamais vu un auteur quitter Image, donc on peut supposer que les contrats doivent être verrouillés.

272. marcel - 17/07/20 16:30
Euh… Normalement, la charte de depart d'Image, c'était que les auteurs etaient propriétaires de tout et qu'ils partaient quand ils voulaient.
D'où le depart de Jim Lee chez DC avec tous ses personnages, ou la vente de Millar a Netflix de tous ses creator-owned (qui continuent d'etre publies chez Image, avec un macaron Netflix).

271. torpedo31200 - 17/07/20 16:05 - (en réponse à : marcel - post # 269)
La principale différence, c' est que Image paie des droits d' auteur.

Mais littéralement, ce ne sont pas des Creator-owned, puisqu' Image est très souvent impliqué dès la conception de la série (qui est rarement proposée à la concurrence).

Le dernier vrai creator owned, c' est peut-être Jeremy Bastian et La fille maudite du capitaine pirate. Mais il avait un mécène.

270. marcel - 17/07/20 14:44
Apres, le "creator-owned" de Marvel ou DC est surement different. Mais je parlais du vrai, qui n'est pas non plus de l'auto-edition.

269. marcel - 17/07/20 14:39
Euh… C'est pas comme ca que fonctionne Image, par exemple, qui est bien du creator-owned.

268. torpedo31200 - 17/07/20 14:24 - (en réponse à : marcel - post # 267)
En fait, non.
C' est un terme inventé par les éditeurs, donc tu te doutes bien qu' il y a un piège.
En gros, ça oblige à citer les créateurs et à les associer à leur titre, mais l' exploitation de l' œuvre est verrouillée contractuellement
pour que les auteurs ne changent pas tous les ans d' éditeurs.

267. marcel - 17/07/20 14:15
(En même temps, ils ne sont toujours pas propriétaires de l' exploitation de leurs œuvres, sauf auto-édition)
… ou creator-owned (comme le nom l'indique).

266. torpedo31200 - 17/07/20 12:40 - (en réponse à : Odrade - post # 265)
Ils étaient payés pour leur prestation et n' étaient pas propriétaires de leurs œuvres.
(En même temps, ils ne sont toujours pas propriétaires de l' exploitation de leurs œuvres, sauf auto-édition)

Autres exemples que ceux de Marcel, les originaux étaient parfois utilisés comme papier d' emballage (Al Williamson aurait récupéré certaines de ses planches dans un Sunday d' Alex Raymond) et découpé pour prendre moins de place (certains travaux militaires de Will Eisner pour Preventive Security ont subi 4 coups de cutter pour être plus facilement pliables)

265. Odrade - 17/07/20 12:17
"Je rappelle que jusqu'à une époque récente, il n'y avait pas de droits d'auteurs et que les originaux appartenaient à l'éditeur, qui en général les donnait en cadeau aux visiteurs (DC) ou les lacéraient avant de les jeter à la poubelle (Marvel) ou s'en servaient pour protéger la moquette en cas de fuite d'eau (Stan Lee)."

WHAAAAT ?!?

O.

264. marcel - 17/07/20 11:40
Un autre petit exemple : un episode du Punisher dessine par David Ross (dont le dessin a peu de personnalite) et encre par Kevin Nowlan (qui en a beaucoup).



Les visages ou le traitement de la lumiere, entre autres, c'est clairement du Nowlan.

La couverture de ce meme numero et encree par Nowlan egalement, mais dessinee par Mignola.
Ben je te laisse voir la difference : on voit que c'est du Mignola (premiere periode).



263. torpedo31200 - 17/07/20 11:38 - (en réponse à : heijingling - post # 257)
comment peut-on savoir quel est le style réel du dessinateur ? En a-t-il encore vraiment un, et si oui, comment le définir ? Ou bien adapte-t-il son dessin selon ce qu'il présume de ce que sera l'encrage ?

Il en a forcément un. Puisque chez DC et Marvel, les artistes sont hiérarchisés en 4 à 5 catégories de rémunération.

Pour le définir d' après ce qui est imprimé, suffit de faire confiance à ton œil de lecteur. Tu verras les nuances et points communs entre différents travaux encrés par différentes personnes.

Et de nos jours le dessinateur s' adapte à son encreur, et vice-versa. Ils bossent sur la même œuvre.
(Dans les années 60 et 70, ils pouvaient y avoir des changements inopinés d' encreur, maintenant c' est assez rare)

262. torpedo31200 - 17/07/20 11:19 - (en réponse à : Danyel - post # 258)
Suffit de faire un copié/collé dès que c' est trop long.

261. marcel - 17/07/20 11:18
Bon, je fais un debut de reponse (que n'aurait peut-être pas faite Danyel) : en BD, le "dessin", c'est pas juste le trait, c'est aussi une mise-en-scene et des choix de cadrage.
Je reprends cet exemple que j'aime bien : la mini-serie Machine man, quatre épisodes dont les trois premiers sont dessines par Trimpe et encres et colores par Windsor-Smith, et le dernier entierement de la main de ce dernier.
BWS a tellement "vampirise" le dessin avec son encrage qu'au premier coup d'œil, le tout semble parfaitement homogene. Cependant, au deuxieme coup d'œil (et pour peu que celui-ci soit un peu aguerri), il y a une claire difference dans ce dernier episode (plus efficace et dynamique).
Donc, oui, sur les trois premiers, il restait quelque chose du dessin de Trimpe : le fait que ce soit un mauvais.

Mais Danyel avait surement quelque chose de plus intelligent a ecrire sur le pur dessin, hors narration.

Ceci dit, il me vient un autre exemple : celui de Frank Miller. Si tu regardes son dessin dans Daredevil, il est encre par Janson. Sur Dark Knight également. Mais entre les deux, il s'est encre lui-même sur Ronin, maxi-serie ou justement l'encrage est tres variable : au debut, on est sur du classique, puis ca vire un peu Bilal premiere manière avec plein de petites hachures, pour evoluer au final sur quelque chose de plus proche de Pratt ou Pellejero, avec des grands aplats de noir et un trait plus epure.
Et apres DK, il a fait Sin City, avec ses fameuses oppositions noir/lumiere tres marquees.
Pourtant, on reconnait toujours Miller derriere, sans pouvoir se tromper. Et ca, ca tient a la structure meme de son dessin, le traitement de l'anatomie, des visages, du dynamisme.
Il faudrait pouvoir voir ses crayonnes pour savoir si ces différences y etaient déjà visibles (je pense que pas).

260. marcel - 17/07/20 10:54
Ah ben merci du cadeau !
Bon, ben je crois que la question, elle est vite repondue : peut-etre ?...
(Faut que je developpe ?...).

259. Danyel - 17/07/20 10:52 - (en réponse à : Faux départ.)
Heijingling, désolé de n'avoir pas assuré.

258. Danyel - 17/07/20 10:48
Bonjour Froggy, je vais bien, merci.

Bon, j'avais écrit une réponse deux fois plus longue que mon précédent message qui m'a pris un temps fou, avec des explications techniques, pour répondre à la question de Glingling.
Mais à la suite d'une erreur de manip' et à cause de ce site préhistorique qui rend impossible de reculer d'une page pour récupérer mon texte (le document expire super vite), j'ai tout perdu.
Ça me gave.
Je repasse donc le relais à Marcel.
Go Marcel ! Go !

Je n'étais pas venu pour ça, mais pendant que j'y pense, le catalogue de l'expo Wallace Wood d'Angoulême auquel j'ai participé est disponible depuis mai. Il avait pris beaucoup de retard pour les raisons que vous imaginez. On y retrace l'ensemble de la carrière et de la vie de Wood et on y parle abondamment de ses techniques.

Sur ce, au revoir tout le monde.

257. heijingling - 17/07/20 01:41
Bel exposé qui, comme tout exposé réussi, appelle de nouvelles questions.
Je n'en poserai qu'une, mais existencielle.
En B.D. ce qui compte est le dessin fini, prêt à être publié, et donc encré. Dans la mesure où dessinateur et encreur sont différents, le dessinateur pestant plus ou moins souvent contre l'encreur qui massacre ou déforme son dessin, comment peut-on savoir quel est le style réel du dessinateur ? En a-t-il encore vraiment un, et si oui, comment le définir ? Ou bien adapte-t-il son dessin selon ce qu'il présume de ce que sera l'encrage ?


256. froggy - 17/07/20 01:02
Content de te lire a nouveau Danyel. Tu expliques si bien.

Peut-on te demander comment tu vas?

255. marcel - 16/07/20 11:23
C'est toujours plus erudit quand c'est toi qui expliques…

254. Danyel - 16/07/20 10:54 - (en réponse à : Vol au secours passager de Marcel.)
Lee a été le premier a créditer tous les intervenants sur les comics (DC a suivi) : crayonneur (penciller), encreur, lettreur, coloriste, décorateur (quand il y en avait), layouter, embellisseur à partir des années 1970, et… Irving Forbush.
Le seul à ne pas être crédité était le dessinateur quand il scénarisait lui-même ses histoires. Lee signait tout.
On connaît les problèmes de Kirby avec Lee à ce sujet. Ditko et Wood, quant à eux, n'ont pas tenu aussi longtemps que le King à ce petit jeu.

Lee avait fait le choix d'inclure presque tout le monde pour se distinguer de DC et parce qu'il pensait que cela rendait Marvel plus convivial auprès des lecteurs. Ce qui s'est confirmé.
C'est Lee, en tant que directeur éditorial, qui choisissait les encreurs avec ceux qu'il avait sous la main. DC avait un directeur artistique, donc je suppose que c'est lui qui s'en chargeait.
Par la suite, quand Romita (Sr) a remplacé Lee, qui cumulait toutes les fonctions, c'est probablement lui qui assumait les choix.
Le dessinateur n'avait pas son mot à dire. Buscema pestait contre les Philippins sur ses Conan par exemple.
Neal Adams s'est retrouvé avec ce boulet de Vince Colletta sur les Inhumans.
On ne reconnaissait plus du tout leur style.
Cela dit, Buscema avait un style un peu désuet quand il s'encrait lui-même, contrairement à Adams qui s'encrait bien mieux que Giordano et Palmer.

On briefait également les encreurs pour qu'il fasse "à la manière de". Palmer, Janson, Sienkiewicz, et d'autres encore, s'inspiraient d'Adams quand celui-ci était encore en vogue.
L'un des tout derniers épisodes des X-Men, première série, dessiné par ce bras cassé de Don Heck (qui succédait à Adams) était encré par Palmer pour faire la blague.

Ditko s'encrait lui-même (à quelque exceptions, comme chez DC par exemple).

Kirby le faisait en partie sur ses planches à l'époque de Kirby & Simon (mais il partageait la tâche avec d'autres dans le studio).

Chez EC et plus tard Warren, pas d'encreurs. Ce qui donnait des merveilles.

Nombre de dessinateurs sont devenus incapables d'encrer leur propres dessins. Buscema par exemple ne fournissait plus que des breakdowns aux encreurs qui devaient alors compléter tout le dessin par eux-mêmes, sans être payés plus.
Colan avait des crayonnés en valeurs, très difficiles à encrer.

On ne pouvait pas se passer de l'encrage avant l'invention des scanners, des logiciels de dessin et des méthodes de reproduction actuelles.
Aujourd'hui, on peut pousser les noirs d'un crayonné repassé à la table lumineuse et cela ressemble presque à un encrage. Je dis presque parce que, en observant attentivement (= en passant du temps !) le trait, on voit que le graphisme s'en trouve très appauvri, du fait que beaucoup de dessinateurs mettent au propre au micropointe, outil avec lequel on ne peut pas donner du dynamisme aux lignes (pas de pleins et déliés, épaisseur constante sur les courbes).
Ceux qui continuent avec des crayons classiques obtiennent un côté croquis un peu sale qui, à mon avis, n'est pas non plus très satisfaisant.
Mais ces nouvelles techniques permettent de passer l'étape de l'encrage que beaucoup de dessinateurs trouvent fastidieuse (comme le lettrage).

Il faut savoir que l'encrage est, avec, dans une moindre mesure, le lettrage, quelque chose de plus difficile que le dessin, le boulot est rebutant et était très mal payé (pour les dessinateurs de comics, pour le FB ce n'était pas un poste à part, sauf travail en studio).
Le dessinateur était à peine mieux payé. Par conséquent, il fallait produire à des cadences industrielles pour espérer pouvoir vivre de ce métier. Je rappelle que jusqu'à une époque récente, il n'y avait pas de droits d'auteurs et que les originaux appartenaient à l'éditeur, qui en général les donnait en cadeau aux visiteurs (DC) ou les lacéraient avant de les jeter à la poubelle (Marvel) ou s'en servaient pour protéger la moquette en cas de fuite d'eau (Stan Lee).

Les dessinateurs-encreurs-lettreurs américains se retrouvent à présent chez les Indépendants (Clowes, Tomine, Ware, Burns…). Dans le mainstream, il faut vraiment que le dessinateur ait un style très personnel et tiennent à s'encrer lui-même. La chose est possible car l'industrie a beaucoup changé avec le numérique.
Un type comme Lee Bermejo a longtemps fait tout lui-même au lavis noir et blanc avec colorisation manuelle en glacis, comme à l'époque de la Renaissance. Depuis qu'il est passé à la colorisation numérique, son style a perdu en puissance visuelle (en numérique, tout n'est qu'illusion).

Bravo Marcel pour tes explications. :-)

253. marcel - 16/07/20 10:07
Alors plusieurs choses :
- Majoritairement, je pense que les dessinateurs choisissaient leurs encreurs (les binomes fixes etaient fréquents).
- S'encrer soi-même était quasi impossible pour les problèmes de delais déjà evoques.
- L'impression d'un crayonne était impossible pour des raisons techniques. Déjà ici, il a fallu attendre les annees 80 (je pense aux premiers Schuiten) mais aux US, avec leur papier de mauvaise qualite, c'aurait rendu un truc degueulasse.

252. heijingling - 16/07/20 00:56
Et il y a certainement un truc à dire sur les marins et les couleurs, rapport à leurs bateaux, mais sur l'instant je ne vois pas comment le formuler.

251. froggy - 16/07/20 00:42 - (en réponse à : Heijingling)
C'est pour cela que Stan Lee n'a jamais engage d'anciens marins, ils avaient l'habitude de jeter l'ancre.



 
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