Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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178. Victor Hugo - 16/04/18 21:32
J'aime bien Bouzard, mais son LL n'était vraiment pas terrible.

177. Lien Rag - 16/04/18 21:18
Comment ça une des deux intrigues n'est pas résolue?
Dois-je subodorer que tu n'as rien compris à la BD et au culot monstre de Bouzard?

176. herve - 16/04/18 16:10
lu Giant #2/2 Mikaël => meilleur que le 1.L'auteur ne s'engouffre pas dans une histoire entre la veuve et Giant, seulement à un affrontement sur fonds d'un New York qui s'élance dans le ciel. Assez beau, finalement. 3,5/5

lu Janitor #4 et #5 Bavard et sans surprise. A peine 3/5

175. herve - 16/04/18 16:02
L'homme gribouillé

Annoncé comme la bande dessinée à lire en 2018, je me suis finalement lancé dans ce one-shot de plus de 330 pages.
Je dois dire que j’ai adoré le dessin en noir et blanc de Peeters, qui mérite amplement qu’on s’y attarde. Il excelle aussi bien dans les scènes d’actions, que celles se déroulant à Paris et même les planches muettes sont superbes ! Vraiment du très bon Peeters sur le coup. Superbe travail !
Côté scénario, la première partie va crescendo et l’intrigue nous tient en haleine constamment au fil des pages, on sent la tension monter. Et puis vers la fin, j’avoue que le recours aux légendes du Judaïsme, même si je m’y attendais, a un peu refroidi ma lecture. C’est sans doute mon côté rationnel qui en prend un coup.
En mêlant le destin de Max le Corbeau à celui de la mystérieuse créature, on finit par ne plus savoir le rôle de chacun, comme si le scénariste Serge Lehman, ne savait pas comment achever son récit de manière linéaire. A trop mélanger les légendes, on finit par s’y perdre et avoir un goût d’inachevé, une fois le livre reposé. Le rôle de Max depuis encore plus obscur au final , et je ne crois pas avoir vu d’explication précise sur l’origine de ce personnage.
Reste un très bon travail des deux auteurs, une réflexion sur les origines, et les silences au sein d’une famille assez particulière, il faut dire.

note: un généreux 4/5

174. Quentin - 15/04/18 23:35
L'homme gribouillé, de Peeters et Lehman. Un récit quelque peu embrouillé, relativement classique et sans grande surprise (il me fait un peu penser à la série "Initiation" de Kashiwagi), mais la narration impeccable de Peeters fait que ca se laisse lire jusqu'au bout sans trop s'emmerder.

Lincoln tome 9, des Jouvray. Ce tome 9 confirme la déception du tome 8. Les dialogues restent très bons, mais la mécanique s'essoufle. Rien de bien intéressant dans "Ni dieu ni maître", malgré un titre qui ouvrait un boulevard de sujets intéressants à développer (on restera sur sa faim). Dieu et le diable sont quasi absents de cette BD, tout comme Lincoln qui n'est qu'un prétexte pour raconter une histoire plus ou moins drôle (mais qui l'aurait été tout autant sans lui). Je ne sais pas si j'achèterai le prochain tome de la série, malgré toute la sympathie que j'ai pour Jérôme.

173. froggy - 15/04/18 21:04
Bouzard, Jolly Jumper ne repond plus

Ou Bouzard, vous avez dit Bouzard? Comme c'est Bouzard. Bouzard, Bouzard.

C'est sur l'invitation de Marcel que j'ai fait l'acquisition de cet album profitant du desert editorial qui sevit chez les editeurs tous les hivers apres l'annuelle avalanche des nouveautes automnales. Est-ce qu'il sera pour Bouzard ce que Stefan fit pour Fabcaro? Oui et non car je n'ai pas autant ri a cet album que ce que Marcel m'en laissait presager, je n'y ai que souvent souri, ce quui est deja pas mal. A part Fabcaro, la seule BD qui me fait vraiment rire en ce moment est Aldebaran de Leo, mais je ne suis pas sur que ce soit l'effet voulu ici.

Jolly Jumper, le fidele cheval de Lucky Luke, ne dit plus rien et ne repond plus a son maitre. Jolly Jumper boude et cela ne fait pas plaisir au poor lonesome cowboy. L'autre arc scenaristique de cet album est le fait qu'un des Dalton fait la greve de la faim. Cela nous donne l'occasion de revoir Ma Dalton et Phil Defer.

Le probleme de ce scenario est que ces deux histoires ne s'entremelent pas, elles restent paralleles. Et Bouzard va meme assez loin puisque l'une des deux est non resolue a la fin de son album. Il n'empeche que l'album est bourre d'humour et cela des la premiere planche ou on voit un homme a moitie nu, echevele et barbu entrer a Seville Gulch et se precipiter vers le coiffeur local, le barbier de Seville Gulch. Cet homme est Lucky Luke ainsi que nous le voyons sortir. Bouzard n'arrete pas la et sort quasiment au moins un gag a toutes les planches, gags qui vont du non sens au burlesque en passant par les references et pas seulement a l'oeuvre de Lucky Luke. Je ne veux rien ecrire sur celui que j'ai trouve etre le meilleur si ce n'est qu'il est tres bien trouve.

Je ne vais pas ecrire que Bouzard ne sait pas dessiner car cela n'est pas vrai mais je ne vais pas ecrire que j'ai ete subjugue par lui, cela ne serait pas vrai non plus. Je vais etre honnete, j'ai moyennement accroche a son dessin dans un genre qui est un des plus difficiles qui soit si ce n'est le plus difficile, l'humour. Ce qui me fait rire ne fait pas forcement rire d'autres et lycee de Versailles. Je l'ai trouve assez pauvre en definitive, a l'image des derniers albums de la serie dessines par Morris qui sont nettement moins accompli que ceux de la periode Goscinny. Je ne suis pas certain que c'est un hommage en ce sens qu'a voulu rendre Bouzard.

Note finale, 2,75/5. Ce n'est pas grace au dessin que je donne la moyenne, c'est grace aux trouvailles (nombreuses) en matiere d'humour et certaines sont vraiment tres bonnes.

172. Victor Hugo - 15/04/18 16:02
Calypso de Cosey.
C'est pas bon. La narration est confuse, on n'est pas embarqué, les dialogues sont assez médiocres et le dessin... pffff... Le format est nul, c'est dessiné pour être dans un format manga, alors pourquoi nous pondre cet album démesuré (à part pour le vendre 20€ bien-sûr). L'histoire, j'ai l'impression que Cosey nous l'a déjà raconté dans Voyage en Italie, mais avec plus de talent. Bref, son Mickey n'avait aucun intérêt et celui-là non-plus. Ce cher Cosey n'a que 67ans, c'est un peu jeune pour être déjà gâteux non?

171. herve - 14/04/18 16:56 - (en réponse à : Lien Rag)
je viens d'emprunter
Batman année un
The dark Knigt returns

170. Lien Rag - 14/04/18 13:31
Tu n'as même pas lu Dark Knight?
Gotham Central?
Batman Year One?
A Long Halloween est une tuerie sur le plan graphique, le scénario ne casse pas cinq pattes à une chauve-souris (il reste meilleur que les Batman ordinaires mais c'est pas placer la barre très haut), donc tu peux lire ou pas selon tes goûts.

Et je n'ai pas encore lu Arkham Asylum, faudra demander à d'autres.

169. herve - 13/04/18 23:32
Batman, the dark prince charming #1, de Marini

'avais un apriori , non pas sur le dessin de Marini, mais sur l'histoire, étant allergique aux comics américains et aux supers- héros en particulier (Je dois avouer que je n'ai jamais lu une bd sur Batman). Et bien je dois dire que j'ai été agréablement surpris par ce premier opus. Le dessin de Marini est superbe, surtout les pleines pages . Même si cet opus fait la part belle au Joker, les scènes où Batman entre en action sont assez réussies.
Mais quelques aspects m'ont quelques peu déçus: le format choisi, entre le comics et le franco-belge, un lettrage parfois trop petit (en particulier ceux de la voix off) et une lecture assez rapide (l'intrigue principale s'installant que vers la seconde partie de l'album).
Bref un avis mitigé, mais je lirai sans nul doute le second volume de cette histoire.

note:3/5

168. Quentin - 12/04/18 23:36 - (en réponse à : feldoe)
J'ai trouvé "Mon année" très, très mauvais. Parmi les plus ratés des albums de Taniguchi.

167. marcel - 12/04/18 22:41
Merci herve !

166. herve - 12/04/18 21:59
Animosity #1

Sans l'éclairage mis par ma médiathèque sur cet ouvrage, je serai passé à côté sans doute de cet opus, étant assez peu réceptif au style des comics américains.
Pourtant, dès les premières pages de l'album, on est happé par l'histoire. Guère féru de récit animalier (hormis la série "Blacksad"), j'ai apprécié ce premier opus qui oscille sans cesse entre l'ambiance de "la planète des singes" ou de la série "Zoo" et des récits post-apocalyptiques.
Un road movie qui se lit bien, même si le dessin est parfois approximatif (surtout les personnages humains) et les couleurs en peu fades parfois.

Intéressant.

note : 3/5

165. herve - 12/04/18 21:37
Une nuit à Rome #3 de Jim

J'avais aimé les deux premiers volumes et c'est avec une certaine surprise que j'ai découvert il y a quelque temps que Jim travaillait sur un nouveau diptyque . Fallait-il vraiment donner suite à cette aventure romaine entre Marie et Raphaëlle, publiée avec un certain succès de librairie il y a 6 ans?
Pourtant, Jim fait le pari, risqué, de renouer avec des personnages qui semblaient avoir fait le deuil de leur relation furtive.
Nous retrouvons ici, Raphaël, dix ans après, un Raphaël désabusé et cynique avec qui le lecteur que je suis, ne ressent pas beaucoup d'empathie tant il est égoïste, à mon avis.
A contrario, Jim nous dépeint une Marie plus posée, plus émouvante, plus adulte enfin.
J'ai retrouvé, avec bonheur, l'atmosphère des deux premiers albums, avec Rome, la fête des copains,le balcon - la scène de présentation de l'appartement italien est assez réussie, il faut l'avouer- .
Le ton est certes plus grave (rien que l'incipit donne le ton au récit), mais j'ai dévoré ces 100 pages d'une traite.
Le seul reproche que l'on peut faire à Jim réside dans le fait que les personnages ne font souvent pas leur âge : Marie, censée avoir 50 ans, a le corps d'une femme de 30 ans et s'habille comme une midinette. Raphaël, au contraire fait plus vieux.

J'ai lu cette histoire dans la version en tirage limitée "dos toilé" pour rester dans la continuité des deux premiers, et le cahier graphique vaut le coup (presque exclusivement réservé à des esquisses et dessins sur le personnage de Marie, même les recherches de couvertures sont autour de son personnage féminin).

Un très bel album, j'attends la suite avec impatience.

note:4/5

164. feldoë - 10/04/18 11:21
J'ai lu beaucoup de l'oeuvre de Taniguchi, mais pas ce "Ciel radieux". J'en ai vu son adaptation filmée (un téléfilm il me semble) que j'avais bien aimée.
De cet auteur, j'ai aussi beaucoup aimé "Quartier Lointain", "Le journal de mon père", et les histoires courtes du recueil "L'orme du Caucase". Dans un autre genre, "Le sommet des dieux" est une lecture très prenante, "Blanco" aussi. Plus introspectif, "L'homme qui marche" se lit bien. Je n'ai pas lu "Botchan".
Ma seule petite déception a été "Les gardiens du Louvre".
Dommage aussi qu'il n'ait pas eu le temps de continuer "Mon année"...

163. froggy - 10/04/18 00:21
Taniguchi, Un ciel radieux

Je continue a aller a la decouverte d'un auteur que j'aurais du connaitre depuis plus longtemps que cela. Cela n'est pas grave, vous connaissez le mot, il n'y a pas de vieux livres, il n'y a que des livres que je n'ai pas lus. Ce qui aurait ete dommage en definitive, c'est que je sois passe a cote. Fort heureusement, et grace a vous, cela n'est pas le cas et pour cela je continue a vous en remercier.

C'est mon troisieme Taniguchi et contrairement au precedent que j'ai lu, Le journal de mon pere qui ne m'avait que tres moyennement plu, j'ai adore celui-la comme cela avait ete le cas avec Quartier lointain. Comme je le fis pour ce dernier, j'ai deguste ce Ciel radieux a petites gorgees tel un nectar et pourtant ce n'est pas l'envie qui me manquait de le boire d'une traite mais cela aurait ete une methode de goujat.

Par un beau soir d'ete, sur une autoroute urbaine, la moto de Takuya Onodera, un jeune homme de 17 ans, percute la camionnette de Kazuhiro Kubota, un homme dans la quarantaine, marie et pere d'une petite fille. Le corps de Kazuhiro est mort mais pas son esprit qui s'est transfere dans la corps du jeune homme, eteignant sa personnalite temporairement. Le recit nous raconte comment l'esprit de Takuya reviendra petit a petit a la surface et comment Kazuhiro doit accepter le fait qu'il soit mort et de laisser sa famille. C'est donc sur une trame absolument fantastique que Taniguchi a elabore son histoire mais le traitement ne l'est pas car l'auteur s'est plus attache a decrire les regrets et remords qui submergent la pensee de Kazuhiro qu'a nous raconter les tourments mentaux que subit le jeune Takuya. Kazuhiro aura a coeur de revoir les 2 etres qu'il aime le plus au monde afin de s'excuser sur ce tout ce qu'il n'a pas pu faire avec eux. Parallelement, etant dans l'esprit du jeune homme, il y decouvre quelques secrets et va l'aider a surmonter les problemes que celui-ci rencontre vis-a-vis de sa famille et surtout de sa mere. J'ai vraiment ete pris par ce livre grace a la maniere dont Taniguchi ajoute sequence apres sequence tout aussi touchante et emouvante l'une que l'autre. L'humanite qui se degage de cet ouvrage est fascinante grace a l'a delicate sensibilite des personnages que l'auteur a mis en scene. Le livre fait un peu plus de 300 pages et cela lui a permis de bien les developper tous. Meme la fin est ravissante car elle est triste et heureuse en meme temps.

Je ne vais plus faire l'eloge du dessin de Taniguchi qui est d'un exquis raffinement que ce soit aussi bien dans les decors urbains que ceux des maisons dans lesquelles evoluent tous nos personnages. Cependant, cette fois-ci, et ainsi que je vous en avais fait part pour les deux autres BD de lui que j'ai lues, j'ai ete nettement moins gene par l'absence des yeux brides des protagonistes. Me serais-je deja habitue au style manga que cela ne me choque plus? Par contre, j'ai ete conquis par la maniere dont il a dessine le petit chien de la famille de Kazuhiro, Maru. Tel que croque par Taniguchi, il l'a rendu aussi vivant sur le papier que ce que Franquin faisait pour le chat dingue dans un style completement different bien sur.

Une dernier chose qui m'a etonne dans cet ouvrage est la critique a peine masquee que fait Taniguchi sur le mode de vie de ses concitoyens qui se tuent au travail negligeant leur famille pour le coup. Et en l'occurrence, c'est le cas de le dire, Kazuhiro se tue au travail, l'accident dont il est victime a eu lieu alors qu'il faisait une livraison pour le compte de son entreprise en pleine nuit du au manque de personnel et qu'il etait deja en heures supplementaires et travaillait pas loin de 12 heures par jour. On ne peut pas etre plus clair.

5/5. C'est de la BD a son meilleur et c'est formidable de lire cela

162. froggy - 08/04/18 20:47
Fabcaro, Et si l'amour, c'etait d'aimer

Et si s'amuser, c'etait de rire.

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de lire des romans-photos, cela m'est arrive dans les annees 70 lorsque j'ai ete opere et que les infirmieres de l'hopital laissaient leurs Nous Deux et autres magazines similaires a la disposition des patients. J'adorais tellement c'est cucul la praline et tartissime au possible, c'est nullissime de chez nullissime mais c'est comme pour des chips, on sait que c'est pas bon pour la sante mais une fois qu'on a entame un paquet, on ne peut pas resister a le manger en entier. Plus tard, j'aimais beaucoup egalement les romans-photos dans Hara-Kiri (journal bete et mechant) qui generalement presentaient des jeunes femmes plus ou moins jolies, reconnaissons le, et qui le plus souvent finissaient dans le plus simple appareil afin de se moquer encore plus du genre. Apres avoir lu le dernier opus en date de Fabcaro, il est evident qu'il en a lu aussi et ce qu'il en a fait est a se tordre de rire.

Dans le 9e art, je ne connais et n'ai que deux bandes qui sont similaires a des romans-photos; Les Labourdet des epoux Graton que je ne presente plus car je vous en ai fait part regulierement ici meme et Clairette d'Uderzo et Charlier, signature etonnante s'il en est considerant le genre de BD que ces 2 auteurs signerent par ailleurs et qui les rendirent tous deux riches et celebres. Ce Et si l'amour, c'etait d'aimer en est donc le troisieme qui vient agrementer les etageres de ma bibliotheque. je l'ai deja mis d'office parmi les meilleures BD comiques que j'ai le plaisir d'avoir.

Sandrine et Henri forment un couple heureux. Or, un soir alors qu'elle a commande de la macedoine pour le diner, elle tombe folle amoureuse du livreur. Pour le reste je vous laisse lire le livre qui souvent vous fera rire aux eclats. L'auteur, tel le meilleur des pince-sans-rire, nous gratifie d'un veritable feu d'artifice de l'humour a froid qui va jusque dans l'absurde et le non-sens qui commence avec le titre et le dessin de couverture jusqu'au bouquet final. Pour vous mettre en appetit, je ne peux resister a reecrire le premier dialogue entre Sandrine et Michel, le livreur de macedoine, alors qu'elle vient d'ouvrir la porte de l'appartement:

Recitatif:
Tout a coup, Sandrine sentit tous ses sens s'enflammer tel un incendie se propageant dans la foret de son corps... Le regard de cet homme noir comme une nuit sans lune, la magnetisait tel un aimant dont elle ne pouvait se detacher.
Michel: Vous avez la carte de fidelite?
Sandrine: La fidelite, est-ce si important au fond?
Michel: Bah quand meme, au bout de 10 macedoines. vouis en avez une gratuite...

Le reste est du meme tonneau et vous risquez d'avoir mal a vos zygomatiques, ce qui est une bonne douleur, je trouve. Marcel et Bertrand apprecieront (ou ont deja apprecie) le nom du fils de Mr et Mme Touille, de mon cote, je ne m'en suis toujours pas remis tellement c'est enorme.

Par souci de fidelite au roman-photo, Fabcaro a dessine tous ces personnages de maniere immobile avec des sourires figes et des expressions et des mouvements convenus. Dans le meme esprit, les phylacteres sont carres et sur fond noir et dactylographies. Ce n'en est que plus drole.

J'espere que les muses de l'inspiration continueront encore longtemps a venir visiter Fabcaro pour que nous, lecteurs, puissions en profiter.

4,75/5. Apres avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre livreur de macedoine prefere et bientot celui de dés de betteraves de la meme maniere

161. stefan - 07/04/18 18:23
Ah Ah! Bdp à la pointe de l'actualité !

160. pm - 07/04/18 16:58 - (en réponse à : marcel)
Pareil, c’est un des très rares comics que j’ai suivi et j’étais passé à coté. Grâce à toi je l’ai commandé à la SFL.

159. marcel - 07/04/18 13:55
My pleasure. Content que ma chronique ait servi a quelque chose.

158. stefan - 07/04/18 00:23 - (en réponse à : Marcel #120)
J'étais passé complètement à coté de ce Sandman ouverture, grace à toi, je viens de le lire: Merci.

L'histoire est sacrément absconde, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, ni saisi toutes les références à la série dont la lecture commence à remonter. Mais même sans tout comprendre c'est magnifiquement beau. Beau dans le délire onirique, métaphysique, avec toujours l'humour subtile et plaisant de Gaiman, et complètement fabuleux graphiquement. Le boulot de J H Williams III est incroyable, les mélanges de styles, les compositions... Et puis il est bien aidé par de couleurs impeccables.
Beau travail d'édition d'Urban (probablement calqué sur le tpb us?) avec plein de bonus très appréciables à la fin.

En parlant de Gaiman, bientôt une adaptation d'une de ses nouvelles au ciné : How to Talk to Girls at Parties. Pas lu la nouvelle, mais la BA dans le Londres punk de la fin des années 70 donne envie.

157. froggy - 06/04/18 01:02
Coutelis et Cucuel; Le depute, la noble assemblee

Ou le député dépité, de pute n'est pas un fils.

Il m'arrive de plus en plus souvent d'acheter des albums uniquement sur le pitch. Parfois ca tombe mal mais le plus souvent, cela tombe bien et meme tres bien, comme c'est le cas presentement car cet album est excellent.

Le pitch en question est celui d'un jeune medecin de campagne, la campagne bordelaise en l'occurrence qui se retrouve depute de sa circonscription par un coup du sort bien improbable. L'album nous raconte la vie de ce nouvel elu au Palais-Bourbon et comment il va s'adapter aux moeurs et coutumes de la vie politique telle qu'elle se pratique a Paris. Il est inutile de dire qu'il sera rapidement surpris aussi bien dans agreablement que desagreablement.

Jusqu'a cet album, je n'avais jamais entendu parler du scenariste, Xavier Cucuel, ce qui ne signifie strictement rien bien entendu. Comme l'indique un preambule ecrit par lui, le scenariste et le dessinateur ont eu un acces privilegie et avaient quasiment portes ouvertes dans tout le batiment grace a l'entremise de son president d'alors qui a aussi preface l'ouvrage, Jean-Louis Debre, qui en exerca la fonction pendant 10 ans, de 2007 a 2016, (merci Wikipedia). Celui-ci leur a raconte de tres nombreuses anecdotes dont certaines particulierement cocasses qui ont du faire jaser le Tout Paris de la politique et susciter des mots assassins car elles mettaient en scenes certaines personnalites de la vie politique francaise dans une situation embarrassante. Bien entendu, les veritables noms ne sont pas reveles, Cucuel a utilise ces petites histoires pour mieux enrichir son recit. En meme temps, la BD nous fait promenener de fond en comble dans tout l'immeuble et comme vous le savez, n'etant pas un depute, j'ai pris beaucoup de plaisir a le visiter. La methode qu'a utilise Cucuel n'est pas sans rappeler celle d'Herge pour l'aventure lunaire et principalement le premier tome, Objectif Lune, particulierment la visite du centre spatial par Tintin et Haddock sous la direction de Tournesol. En effet, avec beaucoup de talent, le scenariste rend vivant et interessant tout en n'oubliant pas des pointes d'humour toute son histoire qui aurait pu s'apparenter a un guide officiel edite par l'Assemblee Nationale, c'est a dire un pensum penible et long qui n'aurait eu d'autres utilites que de gaspiller l'argent public (Suzix aurait encore rale sur le sort et l'utilisation de ses contributions fiscales). Il n'est absolument rien de tout cela et la lecture de ces 150 pages et quelques fut tres agreable, j'ai litteralement devore cet album que j'ai lu d'une traite. Le scenariste a parfaitement dose le melange realite/fiction sans que l'un empiete sur l'autre. Ayant une source d'information de premiere main en la personne de Debre, on apprend entre autres qu'une certaine satue qui orne le bureau du president fait l'objet d'un fetichisme tout particulier de la part de tous les occupants au Perchoir.

Autant l'ecrire d'entree de jeu, je n'ai pas du tout recconnu, mais alors pas du tout le dessin de Coutelis. J'admets que je n'ai pas grand chose de lui et que le pauvre gars a vraiment joue de malchance dans sa carriere. Au debut des annees 80, il rencontre Charlier qui lui ecrit un scenario sponsorise par la boisson Canada Dry, le heros a pour nom Chuck Dougherty, l'album ne sortit chez Casterman en 2002, c'est a dire un tout petit peu moins de 20 ans apres. Le scenariste a du etre satisfait de son nouveau dessinateur car il lui confie une de ses series qui lui est le plus cher, Tanguy et Laverdure. Il en dessine la derniere aventure du cycle en cours et meme plutot mieux que ce faisait Patrice Serres, alors le dessinateur. Il en commence une nouvelle aventure et patatra, Charlier decede prematurement laissant cette histoire inachevee. Un nouveau coup du sort s'abat sur lui, il entre en conflit avec Novedi pour insuffisance de paiements sur le T&L, Novedi fait faillite et est rachete par Dargaud. Du coup, les droits sur cette histoire sont bloques car Coutelis en empeche toute reedition. Contacte par Christian Godard qui vient de se lancer dans l'auto-edition avec les Editions du Vaisseau d'Argent, il dessine sur scenario de ce dernier une serie derivee du Vagabond des Limbes imntitulee Les 13 transgressions. Un deuxieme tome fut annonce, Carnaval sanglant en etait le titre mais il n'a jamais paru car les Editions du Vaisseau d'Argent disparurent dans les limbes n'ayant vecues que le temps d'un dejeuner de soleil. C'est tout ce que j'ai de lui, ce qui est peu. et j'ignore totalement ce qu'il a fait depuis 1990, annee de ces 13 Transgressions. Je n'ai pas reconnu son dessin mais cela ne veut pas dire que cela ne soit pas bien, bien au contraire, je l'ai trouve tres leger mais dans le bon sens du terme, il ne se perd pas en fioritures et en detail. Il va droit a l'essentiel, ce qui pour cet album, se trouve etre une bonne approche pour raconter cette histoire.

Le talent conjugue des 2 auteurs a fait que j'ai lu le lecture d'une traite sans le lacher voulant absolument en savoir la fin et en meme temps en savoir plus sur les dessous de l'Assemblee Nationale. J'ignore si il va y avoir une suite, la fin est ouverte, cela dependra des ventes bien entendu. Une chose est sure, si cela arrive, j'en serai tellement cet album est bon.

Note finale, 4,5/5. Passionnant du debut jusqu'a la fin. Un des meilleurs albums de 2017, assurement

156. marcel - 06/04/18 00:42
Fontaine et Bataille sont deux trouducs de la tele qui ont fait des emissions trash dans les annees 90-2000, c'est pour ca que tu connais pas. Et t'as rien rate.

155. froggy - 06/04/18 00:16 - (en réponse à : Piet)
La, tu m'as largue dans le virage.

154. Piet Lastar - 05/04/18 10:50
Mais dire "Jamais Fontaine et Bataille"

153. marcel - 05/04/18 10:34
Jamais dire fontaine...

152. froggy - 04/04/18 23:48 - (en réponse à : Quentin)
A mon age, plus grand chose ne m'etonne. Ou alors, ce serait pour voir un album de Leo bien dessine ou bien Trump faire quelque chose d'intelligent ou finalement moi, abandonnant le FB a son triste sort pour me plonger a corps perdu dans le comics et le manga.

151. Quentin - 04/04/18 14:08
- Les 4 tomes des vieux fourneaux (froggy s'étonnera sans doute que j'aie attendu si longtemps, puisque c'est un sujet qui devrait à priori me passioner). Série drôle et sympathique, bien dans l'air du temps, avec d'excellents dialogues et des situations cocasses. Les intrigues sont souvent alambiquées, mais le tout se laisse quand même lire avec plaisir. J'ai pensé à Nemo en lisant le tome 3 avec le combat pour les abeilles, et c'est désormais sous les traits de Pierrot que je me l'imagine :o)

- Et si l'amour c'était aimer, de Fabcaro. Satire hilarante et outrancière des romans photos à l'eau de rose. J'ai trouvé ca encore meilleur que Zaï Zaï Zaï Zaï.

150. froggy - 02/04/18 17:38
Greg, Constant Souci, Le mystere de l'homme aux trefles

Cette histoire est parue dans Tintin (Le journal des jeunes de 7 a 77 ans) dans les annees 60. C'est la seule mettant en scene ce heros, ce qui explique pourquoi le Lombard ne la publia pas en album, c'est Glenat qui s'en chargea dans les annees 70 dans une version brochee en noir et blanc. J'ai profite de cette reedition toujours chez le meme editeur pour l'acquerir, ne l'ayant lue que dans le journal alors que je collectionnais les recueils. J'aurais du proceder a des verifications car cette reedition est toujours en noir et blanc alors que j'attendais de la couleur, comme elle avait ete publiee en 1967. Comme chacun sait, Greg n'est pas le meilleur dessinateur du monde, lui meme le reconnaissait volontiers, et je ne pense pas qu'une telle edition rende justice a son histoire, l'absence de couleurs affadit considerablement cette histoire, on n'est pas la a s'extasier sur un de ces planches comme on le fait pour celles de Pratt, Comes, ouo tout autre dessinateur qui maitrise ou a maitrise le noir et blanc.

Cela etant dit, c'est une trame tout a fait classique et digne du createur d'Achille Talon. Sur une idee de Vicq, le scenariste bien connu qui travaillait aussi bien pour Spirou (ami, partout, toujours) que pour Tintin, le recit raconte l'histoire d'un professeur de gymnastique qui rencontre l'homme le plus chanceux du monde, celui-ci devant cette chance totalement incroyable a un breuvage compose exclusivement de trefles a 4 feuilles. Or, cet homme se livre aux trafics les plus divers. Notre heros mettra donc un terme a ses activites illicites et illegales. Bien entendu, cela n'ira pas sans mal.

Je ne vais pas m'etendre tres longtemps sur le dessin car il n'y pas grand chose a ecrire dessus, tous ceux qui ont lu Achille Talon et surtout les longues aventures verront qu'il est pareil. Les decors sont de Dupa, un des membres du studio dirige par l'auteur et il est amusant de voir ce que pouvait etre l'ultra-modernisme tel que cela se concevait il y a 50 ans, la maison de Grozobez en est un bon exemple.

Il est bien connu que Greg est un auteur bavard, il n'y a quasiment pas une seule case qui ne contient aucun phylactere, le plus souvent, on en lit au moins deux, si ce n'est plus. Et ces bulles prennent remplissent souvent la moitie de la case, on cause beaucoup chez l'auteur. Il faut admettre qu'il avait le sens du dialogue ecrit puisqu'il est impossible de dire du Greg dans la vie courante, et on y soliloque beaucoup egalement. Cela fait que la lecture d'un de ses albums est plus longue que cela le laisse presager quand on en commence un. De ce cote la, on en a pour son argent. Impression renforcee par leur qualite car Greg avait un sens du dialogue qui m'epate toujours.

On notera aussi le decoupage et la fameuse chute en fin des planches aux numeros pairs car elle fut publiee a raison de 2 planches par semaine. Meme si ces chutes sont souvent artificielles, j'aime bien cette contrainte que les auteurs d'aujourd'hui n'ont plus a mettre en application du fait qu'il n'y a plus de prepublications a une telle frequence, cela rythmait une lecture telle une montagne russe avec ses accelarations fulgurantes et ses hauts et ses bas.

Note finale, 2,75/5. Cet album est vraiment mineur dans la carriere de Greg, on peut le lire en pensant qu'il a servi d'amorce pour les futures longues histoires d'Achille Talon, c'est du meme niveau.

149. torpedo31200 - 02/04/18 14:55
Azimut # 4, Lupano & Andreae, Vents d' Ouest
Meilleure série franco-belge en cours ?

148. froggy - 02/04/18 00:27 - (en réponse à : Feldoe)
Comme disait Picasso, "Cela prend du temps d'etre jeune"

147. feldoë - 01/04/18 20:45 - (en réponse à : Marcel et Froggy)
En effet, je suis resté assez jeune d'esprit, la preuve en est qu'à plus de 60 ans je lis encore des illustrés (et autres miquets). Je n'ai donc pas vu le temps passer...

146. pierrecédric - 01/04/18 12:28
Murata aurait pu s'épargner pas mal de détails dans le chapitre 112 de One punch man, je ne l'ai pas trouvé trop emballant.

145. froggy - 01/04/18 00:41
Tout a fais Marcel, mais il y en a qui vieillisse plus vite que d'autres.

144. marcel - 31/03/18 15:19
30 ans ?... Plus de 40, plutôt, les suppléments Felix dans Spirou, c'est de 1973 a 76... Eh oui, on vieillit, feldoe...

143. feldoë - 31/03/18 15:01
J'ai relu aussi récemment quelques Félix, non pas dans la belle édition de l'Elan, mais dans les suppléments parus dans les Spirou d'il y a une trentaine d'année (relecture au fil de mes rangements).
Et en effet, certains m'ont paru très indigestes. D'autres restent intéressants, d'autant que ce qui semble être des clichés aujourd'hui était assez inventif à l'époque.
J'aime aussi beaucoup Tillieux dans ses Gil Jourdan et César, mais je n'irai donc pas jusqu'à acheter l'édition en cours, malgré toutes ses qualités...

142. froggy - 30/03/18 21:14
Tanguy et Laverdure, Integrale 8, Retour au Sarrakat

Cet album est la reedition du retour des 2 aviateurs de la France Air Force au Sarrakat, pays imaginaire du Moyen-Orient cree par Charlier pour le diptyque Lieutenant Double Bang/Baroud sur le desert, une des meilleures aventures jamais ecrites par le scenariste, toutes series confondues. Une fois de plus, Azraf, le pauvre sultan a bien des miseres, le meme consortium petrolier aux desseins les plus sombres veut le deposer de son trone afin d'y mettre un pantin a leur solde qui leur vendra son petrole a un prix qui fait deja rire au lieu de le fournir a la France qui en a bien besoin depuis qu'elle a perdu l'Algerie en 1962. Fort heureusement pour Azraf en particulier, et la France en general, Tanguy et Laverdure remettront de l'ordre dans tout cela. En doutiez-vous?

Ce diptyque, compose des aventures Mission "derniere chance"/Un D.C 8 a disparu, n'a pas le calibre de la precedente, certes, mais elle reste formidable. Le consortium en question se sert cette fois-ci d'expatries francais, techniciens du petrole (tiens, tiens!) et de leurs familles comme moyen de pression pour agir aussi bien sur le Sarrakat que sur la France. C'est ce que l'on apprend dans les premieres pages quand les autorites francaises confient cette mission, tres delicate, cela va sans dire, aux duettistes. Et puis, il va se passer pleins de choses comme d'habitude chez Charlier qu'il serait vain de vouloir resumer car ce se serait vous oter un veritable plaisir de lectures si vous ne connaissez pas ces histoires. Il n'en est pas le cas pour moi mais a chaque fois que je me plonge dans cette histoire, je suis immediatement capte par elle car quand Charlier est a son meilleur, et c'est le cas ici, il est inegalable et reste inegale a ce jour.

Je ne vais pas elaborer sur le dessin de Jije, que l'on ne presente plus non plus. Disons qu'ici, ils nous offrent un des ses derniers bons travaux, le prochain episode de la serie qu'il dessinera apres une interruption de plusieurs annees, La mysterieuse Escadre Delta sera son dernier et il ne sera pas aussi accompli que les precedents. Les personnages sont bien campes et celui d'Ulla, la suedoise, qui fait fantasmer Laverdure au debut de l'aventure, est bien reussie egalement.

L'ouvrage est complete par la deuxieme partie de l'unique roman de T&L que Charlier avait ecrit et qui fut publie dans la Bibliotheque Verte en 1971 quand la serie etait devenue tres populaire en France a la suite de la serie tele qui en avait ete tiree, L'avion qui tuait ses pilotes, histoire qui fut adaptee en BD recemment.

Comme pour les autres tomes de cette reedition, on trouvera un dossier dont l'objet est les derniers mois de Charlier a Pilote et comment cette double aventure sera finalement publiee dans Tintin-l'Hebdoptimiste, le nouveau contenu de Pilote toujours sous la direction de Goscinny ne convenant plus a une serie comme T&L. Concomitament a cela, c'est le moment ou le scenariste se lancera dans des activites audiovisuelles et deviendra journaliste a FR3 pour y realiser ses Dossiers Noirs. Le dossier traite aussi de la question des assistants de Jije pour la partie technique, c'est a dire les fameux Mirage d'assault.

Note finale4,5/5. Ce livre est le fruit de 2 professionnels au sommet de leurs talents et cela se voit, c'est captivant de la premiere a la derniere page

141. froggy - 30/03/18 17:52 - (en réponse à : Herve)
Je sais bien qu'il faut replacer une BD dans le contexte de son epoque. Mais il m'est impossible de pouvoir critiquer cet album avec les yeux d'un adolescent de 12-13 ans vivant dans les annees 50 a Bruxelles.

Je ne sais pas ce qu'il en aurait ete alors, mais j'ai trouve ces histoires franchement faibles pour ne pas ecrire mediocres quand on sait ce qu'il sera capable de faire plus tard avec certains Felix, Le fourgon No 13, En appuyant sur la gachette, L'homme invisible pour n'en citer que quelques uns et les 6 premiers Gil Jourdan.

140. longshot - 30/03/18 15:43 - (en réponse à : froggy)
« Exposé de psychologie chrétienne à fins d'édification et de réveil » ???

Merci mais ça va, je n'en suis pas encore à ce point !

(Ou alors c'est un désespoir qui s'ignore, mais ce genre de raisonnement est un peu trop irréfutable / infalsifiable (au sens Popperien) pour moi...)


139. herve - 29/03/18 23:46 - (en réponse à : froggy)
Waouh!
Tu es très dur avec ce tome 2 de Félix,qu'il faut replacer dans le contexte de l'époque.

138. froggy - 29/03/18 23:38
Felix, Integrale 2

Il semble que cette fois ci, la reedition des Felix soit enfin sur de bons rails et que cette edition ira jusqu'a son terme.

Ce tome 2 comprend 6 histoires du reporter detective qui travaille pour le compte du Collecteur, un journal imaginaire. Si vous connaissez bien votre Tillieux, ce que je ne doute d'aucun de vous, cela va de soi, et qu'il vous prend de lire cet album, vous remarquerez que l'auteur s'est resservi de certaines plus tard pour des histoires de Gil Jourdan et de Tif et Tondu.

Je n'avais pas relu ces histoires depuis mon edition Dupuis d'il y a 30 ans et j'ai ete affreusement decu, ce qui est un comble pour l'amateur de Tillieux que je suis. L'auteur, alors a l'aube de sa carriere, est manifestement a l'etroit dans le carcan des 16 planches et tous ses defauts y sont encore plus manifestes, les recitatifs et longues tirades de Felix qui font le lien entre les differentes actions et qui ponctuent l'aventure alourdissent les histoires considerablement, c'est particulirement evident dans Felix contre Yen qui est mediocrement construit. Dans le meme ordre d'idee, il faut considerer le denouement totalement improbable de la derniere aventure de l'album, Au Honduras malgre une tres belle derniere case. Vous verrez par vous-meme si le coeur vous en dit.

On le sait, le dessin de Tillieux pour les Felix n'a pas la plenitude de celui qu'il aura quand il sera chez Dupuis et dans les premiers Jourdan, l'interet des ces histoires reside principalement dans les scenarios, meme si la periode couverte par ce tome est particulierement faible de ce cote la. Il a souvent ete ecrit que les premeirs travaux de Tillieux etaient influences par Herge. A moins que ce ne soit evident et parfois revendique par un auteur, ce n'est pas le genre de choses que je remarque facilement, il en fut ainsi de Seron dont je ne lisais que Les Petits Hommes dans le journal Spirou (ami, partout, toujours) quand j'etais petit sans savoir qu'il etait un sous-Franquin dont je ne connaissais alors que les Gaston. Pour en revenir a Tillieux, cela m'a saute aux yeux dans certaines cases que l'on aurait pu croire dessinee par Herge de par leur composition, l'eclairage et l'utilisation du noir et blanc. C'est surprenant de voir cela et ces quelques cases sont vraiment superbes.

Au final, cet album est indispensable pour tous ceux qui aiment l'auteur et veulent decouvrir la premiere partie de son oeuvre mais je ne le recommande pas pour un neophyte en la matiere quand on sait ce qu'il fera plus tard avec Gil Jourdan.

Note finale; 1,75/5. Une lecture tres indigeste en definive

137. herve - 29/03/18 22:12
Tyler Cross #3: Miami

Troisième aventure de "Tyler Cross", et troisième réussite pour le duo Nury-Brüno. Ayant pour décors Miami, cet opus est truffé de références cinématographiques et littéraires comme le souligne sur un ton très humoristique, Fabien Nury, dans le dossier réservé à l'édition noir et blanc de Canal bd.
Cette aventure reprend l'ensemble des canons du genre, avec des traitres, des truands hauts en couleurs, des fusillades et des jolies filles.
L'incipit, par ailleurs, m'a furieusement fait songer à l'épisode de la série Columbo, " Une ville fatale"(1971) où le pilier d'un immeuble en construction servait de tombeau.
S'il fallait pinailler, je pourrai dire que certaines ellipses m'ont obligé de revenir parfois en arrière pour suivre l'histoire, que trop de gros plans coupent les visages, mais c'est juste pour relever un éventuel défaut.
Depuis le lancement de cette série, je n'arrive pas à me départager entre l'achat de la version noir et blanc et celle en couleur, les deux versions ayant leur intérêt. J'ai donc opté pour les deux versions pour chaque volume. D'ailleurs, Brüno est un des dessinateurs dont j'achète systématiquement la version n&b, lorsqu'elle est disponible (comme "Commando colonial" ou encore "Atar Gull". Il faut néanmoins souligner le travail de Laurence Croix qui , au niveau des couleurs, réalise un travail remarquable, j'en arrive même à découvrir une nouvelle histoire avec la version couleur, après avoir découvert cette aventure en n&b.
Cet opus est digne des meilleurs polars des années 50, et le scénario se place, à mon avis au dessus du tome 1, et au niveau d'"Angola", le tome 2, qui avait placé la barre très haute.

J'attendais ce troisième opus avec impatience,
je n'ai pas été déçu.

note:4/5

136. froggy - 29/03/18 21:45
Pour Longshot:

Traité du désespoir

135. longshot - 27/03/18 13:37
Les derniers numéros de Topo et de la Revue dessinée. Toujours aussi bien, mais pff, heureusement qu'il y a quelques chroniques un peu légères entre les reportages sur les abattoirs (centré sur les gens qui y travaillent plutôt que sur les animaux, pour changer : très intéressant), les nouvelles « tendances » du monde de l'entreprise, le bio industriel qui exploite les immigrés sans papiers, la Turquie... Et dans Topo, le conflit en Ukraine, les perturbateurs endocriniens, l'extinction des espèces due à la chasse et à la destruction de leur environnement, la tendance à l'hyper-musculation (et aux commotions cérébrales) dans le rugby..

C'est gai !

134. suzix@bdp - 27/03/18 10:49
Ce n'est pas une note qui assure qu'une BD va plaire mais les 3 albums que j'ai achetés dimanche ont de très bonnes notes sur BDGest : 4,6/5 (Résilience) & 4,1/5 (eXilium) & 4,9/5 (Tyler Cross) ... jolie tir groupé pour cette fin mars.

133. suzix@bdp - 27/03/18 10:43
paf achetés et lus direct cette nuit d'insomnie.

eXilium #1 de Stalner & Simon chez Glénat (mars 2018)

Entre SF, Fantastique et Mondes lointains matinée d'intelligence artificielle. Cette BD balade pas mal le lecteur. C'est une bonne chose. Qui est le héros de l'histoire ? ... on hésite encore à la fin du tome 1.
Une lecture sympa au scénario imprévisible. Note 4/5.


Tyler Cross #3 de Brüno & Nury chez Dargaud (mars 2018)

On s'y croirait! Le dessin façon ligne claire (les puristes vont sans doute hurler mais je m'en fous), des aplats de couleurs très beau. Des noirs profonds qui mettent dans l'ambiance. Des expressions glaçantes des visages et surtout une ambiance, un rythme qui enveloppe le lecteur pour l'imprégner jusqu'aux os de ces 88 (!!) pages de Tyler Cross. Les perso sont très humanisés. On se plonge parfois dans leur vie intime ... même lorsqu'ils vont finir les pieds dans le béton. Un excellent album à ne pas rater : Note 4,75/5.

132. froggy - 25/03/18 17:44
Katanga 2, Diplomatie

Ou les diamants sont eternels.

Ce deuxieme tome d'un triptyque annonce continue donc a nous raconter l'histoire de ce sac de diamants voles par un noir au tout debut du premier tome et que beaucoup de gens convoitent, le tout sur fond sur guerre de decolonisation au Congo Belge ou mercenaires aussi bien sadiques que sans scrupules, politiciens vereux ou nons (mais les non vereux ne sont pas des anges, loin s'en faut, ils sont sans aucune pitie), tribus s'affrontant sans aucune merci, et une belle congolaise repondant au doux nom d'Alicia qui essaye tant bien que mal de survivre dans ce panier de viperes et peut-etre de tirer son epingle du jeu, un jeu qui s'avere mortel pour celui qui commet le moindre faux pas.

Telle que montree par les auteurs, la diplomatie que l'on voit dans cet album n'est pas celle que l'on pratique dans les couloirs feutres et sous les lambris dores du Quai d'Orsay mais plutot celle enseignee dans les ecoles militaires et autres camps d'entrainement pour bas du front car comme le disait si bien Georges Clemenceau a propos du premier conflit mondial, "La guerree est une chose trop serieuse pour etre confiee a des militaires". La scene d'ouverture, qui est une anecdote veritable nous plonge immediatement dans le bain. Maintenant que je sais a quoi m'en tenir sur la violence omnipresente dans la bande, je ne peux pas la lui reprocher, elle est bel et bien la. On s'entretue plus que jamais au fil des pages et les cadavres criblees de balles s'amoncelent telles des ordures dans un depot d'immondices. Entre deux scenes violentes, le recit avance au rythme de soirees mondaines dont les invites profitent avant l'apocalypse et de discussions entre politiciens locaux et hommes de l'ombre. Ces scenes ne sont pas violentes en tant que tel mais elles continuent a accentuer la pression sur les protagonistes de cette histoire a la nervosite bien palpable, on le serait a moins en ces temps tres troubles.

Je ne comprends toujours pas pourquoi Sylvain Vallee, le dessinateur, a pris le choix de la caricature pour dessiner certains de ces personnages, certains mais pas tous et c'est un probleme en ce qui me concerne. Il y a la quelque chose qui m'echappe, une intention de la part des auteurs qui veulent faire une demontration, mais laquelle? Aussi bien les mercenaires blancs au nez aussi large qu'une patate et les noirs aux levres bien epaisses qui participent aux scenes violentes sont representes sous cet angle. Les autres, ceux qui restent dans le confort de leurs bureaux et salons a boire du whisky, ne le sont pas. Curieux, n'est-ce pas? Cela fait que ce recit d'aventures se situe le cul entre deux chaises (vous me pardonnerez cette expression triviale, s'il vous plait), je considere que cela enleve de la force a l'ensemble. Je ne demande pas a voir un dessin similaire a un de ceux que l'on voit dans la collection Troisieme Vague au Lombard ou chaque dessinateur est quasiment interchangeable, j'aurai prefere une unite graphique entre les personnages afin qu'il y ait plus de coherence.

Note finale, 3/5. C'est un bon recit d'aventures mais qui ne convainc pas completement a cause de la dichotomie entre la nature du recit et le dessin.


131. froggy - 24/03/18 00:29
Morice et Quella-Guyot, L'ile aux remords

J'ai decouvert ce duo d'auteurs avec le tres bon Facteur pour femmes, un autre album qui avait ete chaudement recommande ici meme par certains d'entre nous. Emballe, j'ai fait l'acquisition de leur suivant, Boitelle et le Cafe des Colonies tire d'une nouvelle de Guy de Maupassant qui s'est avere aussi une bonne lecture. Je ne pouvais qu'etre amene a lire leur troisieme opus, et j'ai eu raison car celui-ci se revele etre une fois de plus un tres bon album. Ou jamais deux sans trois comme dit le proverbe.

Les auteurs nous racontent une histoire tres banale qui se passe durant les annees 1950 en France dans les Cevennes. Un pere et son petit-fils se retrouvent isolee dans la maison familiale a la suite d'une grosse inondation. Avant guerre, ce petit-fils avait quitte la maison pour devenir medecin aux colonies ou il travaillait pour le compte de l'administration penitentiaire d'abord a Cayenne puis au bagne de Poulo-Condor en Indochine. Le grand-pere lui est reste en France dans sa ferme natale avec son epouse. Durant toutes ces annees et meme apres son retour en metropole, le petit-fils ne donnera quasiment aucune de ses nouvelles a sa famille. Les circonstances donneront l'occasion aux deux hommes de renouer le dialogue et surtout a l'aine de reveler un certain nombre de secrets familiaux et au fils de dire a son pere ce qu'il fait dans ces bagnes en tant que medecin.

Comme vous pouvez le constater, c'est une histoire extremement banale et qui ne brille pas par son originalite. On pourrait cependant reprocher la meme chose a un roman d'Agatha Christie ou on decouvre le nom du coupable que dans le dernier chapitre ou a une BD de Charlier, est-ce que Buck (ou Sonny, Jerry, Michel, Ernest) va se sortir de son avion en perdition car sabote et trouvera-t-il le nom du saboteur? Je l'ai souvent ecrit ici meme et cet album en est une nouvelle preuve bien qu'il n'en soit nul besoin, toute la question releve du traitement, du rythme donne par l'ecrivain a son histoire et de sa description des personnages. Jean Gabin repetait a l'envi que "Le cinema, c'est d'abord une bonne histoire, puis c'est une bonne histoire et enfin, c'est une bonne histoire". Et pourtant, il en a tourne des navets entre les annees 1950 et 1970. En BD, c'est la meme chose.

Le scenariste, Didier Quella-Guyot, a ecrit son histoire en se servant de la methode du retour en arriere ou les informations relatives au passe des deux hommes et qu'ils se racontent l'un a l'autre. Cela ne donne evidemment que plus de vie a l'ensemble. Quand les personnages sont bien ecrits et existent vraiment et que ces retours en arriere se suivent logiquement sans que le lecteur ne soit perdu et avec une conclusion triste et heureuse en meme temps, cela nous donne une BD telle que que celle-ci et cela est un veritable plaisir de lecture malgre un point de depart qui n'est pas tres plausible c'est a dire les circonstances qui forcent les deux hommes a rester ensemble quelques jours. Il y a un veritable suspense et on se prend d'empathie pour ces deux hommes meme si l'un des deux n'est pas aussi sympathique que l'autre.

Des son premier album, j'ai immediatement aime le dessin de Sebastien Morice. Il n'aura jamais le grand prix d'Angouleme car son style est tout sauf revolutionnaire. Ce n'est pas un beau dessin, c'est un joli dessin qui plait instantanement car il est tres agreable a l'oeil, il n'a pas d'asperites, il est rond, il est un peu plus dur que celui de Dodier cependant, l'auteur de Jerome K. Jerome Bloche. Des qu'on le voit, on se sent bien, on est en terrain connu et on sait qu'il n'y aura pas de violences car cela serait deplace. Qui plus est, le dessinateur croque tres bien ses heros mais aussi les autres, leurs expressions sont tres bien rendus, ce qui ajoute bien entendu a la qualite de l'ecriture. Et puisque l'on a traite des dessins animes de Disney tres recemment, Morice a donne la visage de la belle-mere de Cendrillon a celui de la vieille teigne qui changera le destin de nos deux hommes. Hommage ou facilite? Je ne sais pas. On pourrait cependant croire a un hommage car comment ne pas penser a Surboum pour 4 roues, le Gil Jourdan, quand on lit les premieres pages de cet album.

Note finale:3,75/5. C'est tout a fait le genre de BD qu'on aimerait lire plus souvent

130. helmut perchu - 23/03/18 11:32
Tout pareil que Stefan, du coup j'attends beaucoup des 2 derniers, qui soit feront passer la série dans la catégorie "bonne série" soit dans la catégorie "série myhthique".

129. stefan - 23/03/18 11:11
Oui c'est ça. Si on l'accepte comme une série de one shots dès le début, on y prend plaisir. Si la façon dont ça a été vendu a fait envisager quelque chose de plus complexe, on est un peu déçu.



 
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