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1001. suzix@bdp - 09/01/19 18:07 - (en réponse à : froggy)
et oui celui là est valable! (;o)

1000. suzix@bdp - 09/01/19 18:00
Yatta de 1000!

999. froggy - 09/01/19 17:47
Si je vous ennuie avec mes questions a la con, n'hesitez-pas a me le faire savoir.

998. froggy - 09/01/19 17:46
Si je suis ennuie avec mes questiopns a la con, n'hesitez pas a me le faire savoir.

Vous n'avez rien dit sur la maniere dont vous soumettez vos projets. Vous les envoyez par la poste telle une bouteille a la mer en esperant qu'au moins un editeur vous dira qu'il l'adore? Cela me semblerait etr eplus le cas des debutants ou des inconnus. Mais pour un Laurent Colonnier ou ses collegues au meme niveau que lui, cela se passse comment plus concretement, vous prenez rendez-vous et vous vous voyez dans le bureau de l'editeur? Vous envoyez un courriel avec votre projet dans un fichier ajoute en pieces adjointes?

C'est toujours la meme question que je pose, comment se passe la collaboration entre un editeur et son auteur afin de sortir la meilleure BD posssible? Est-ce que les auteurs au succes etabli ont carte blanche jsuqu'a ce que ce succes s'arrete ou s'attenue?

Est-ce qu'il existe un editeur qui pourrait dire a Zidrou, Sente, ou Yann, "ecoutez mon vieux, c'est pas mal mais il faut retravailler tout cela pour telles raisons X et Y"?

997. Victor Hugo - 09/01/19 10:14 - (en réponse à : Froggy post 993)
Ne crois pas ça, la plupart du temps il n'y a aucune réponse aux envois de projets, même avec des personnes que je connais et avec qui j'ai déjà travaillé. Les réponses que j'ai posté ne sont pas du tout stéréotypées, elles sont très personnalisées celles-ci.

996. Stefan - 09/01/19 01:58 - (en réponse à : pm)
En général on commence par présenter l'album à notre diffuseur qui nous dit combien il pense pouvoir en placer. L'estimation n'est pas toujours fiable à 100%, on a eu quelques mauvaises surprises, mais, en général, ça nous donne une idée. En fonction de ça, on détermine à combien on va le tirer.
Nos plus petits tirages on les fait à 1000 exemplaires, en général, je crois, et il me semble que les plus gros ont été à 3000.

Quand on sort des livres, c'est en général qu'on y croit, qu'on y a vu un intérêt. Alors peut être que j'arrive pas toujours à donner envie avec les critiques que je poste ici. Ce sont souvent des livres qui n'ont pas trouvé leur place ailleurs. Ils ont parfois des démarches graphiques atypiques, mais si on les sorts, c'est qu'on pense qu'ils ont des qualités et on essaie de les faire vivre le plus longtemps possible, donc, oui, quand ils se sont vendus pas trop trop mal et qu'on arrive au bout du stock, on fait des retirages. C'est arrivé sur pas mal de nos livres.

995. pm - 09/01/19 01:38 - (en réponse à : stefan)
Tu dis que vos tirages sont petits, combien ? 500, 1000, 2000 ? Est-ce que vous avez déjà réimprimé des albums qui avaient plutôt bien marché et étaient épuisés ou dès qu'ils sont épuisés on passe à autre chose ?

994. Stefan - 09/01/19 01:33
J'ai deux planches de Fabien Grolleau sur le sujet:




993. froggy - 09/01/19 00:43 - (en réponse à : Laurent et Stefan)
Je vous remercie pour vos reponses, elles sont tres interessantes. Mais elles m'en amenent d'autres auxquelles j'espere vous voudrez bien repondre.

Les reponses recues par Laurent qu'ils mentionnent au post #988 me semblent assez stereotypees et sont probablement des modeles qu'on ajustre au gre des auteurs auxquels les editeurs repondent. Quand ils repondent. Ce qui ne me semble pas etre le cas pour tous. Sur ce point, Laurent, maintenant que tu as acquis une certaine notoriete dans le petit monde de la BD grace a tes deux derniers albums, est-ce que tu recois systematiquement une reponse meme si c'est un refus? Est-ce que les editeurs font preuve de snobsime en ne repondant qu'a ceux qui ont deja et epublie et ont au moins un joli succes d'estime?

Quand vous soumettez un projet a un editeur, en quoi consiste-t-il? Quelques planches d'essai finies bien sur suivi d'un resume ou d'um synopsis? Ou bien seulement un resume du scenario avec quelques crayonnes? Ou un simple pitch?

Est-ce que les auteurs se parlent entre eux et s'echangent des informations? Est-il arrive que vous compariez vos reponses de refus et que vous ayez constate que c'etait formule exactement de la meme maniere?

992. suzix@bdp - 08/01/19 12:54
Témoignage intéressant Stefan.

991. Stefan - 08/01/19 12:44
Il y a souvent un côté très irrationnel dans les réponses des éditeurs. J'ai présenté deux trois projets à beaucoup d'éditeurs différents, ça m'est arrivé d'avoir des réponses du type : ce projet ne correspond pas à nos développements éditoriaux actuels et d'aller quelques jours plus tard en librairie et de tomber sur un livre qui était pile dans le même genre que mon projet parmi les nouveauté de cet éditeur.

Après peut être que le livre en question avait été signé deux ans auparavant, et que la ligne avait changé depuis. Mais surtout, "ne correspond pas à notre ligne éditorial" est la réponse de refus type envoyée pour pas vexer.

Moi, en général, je suis assez content déjà quand je reçois une réponse un peu détaillée et personnalisée d'un éditeur ça veut dire qu'au moins déjà, j'ai été pris au sérieux et qu'il s'est un minimum penché dessus. Quelque fois les remarques sont très pertinentes, d'autres fois, elles me semblent complètement absurdes.

Mais en gros ce qu'il faut savoir c'est que les éditeurs reçoivent des dizaines de projets tous les jours. En général, la plupart, ils jettent un oeil rapide sur les planches, sans trop lire, et là, si si ça les attirent pas, ils vont pas plus loin. Parfois ils répondent même pas, sinon ils copient collent une réponse toute faite.
Si ça les attire, et là il y a quelque chose de très irrationnel sur ce premier coup d'oeil, ils lisent la page, parfois en diagonal, puis le dossier, parfois en diagonal aussi, parfois ils mettent de côté pour étudier plus en détail plus tard (les réponses arrivent parfois deux trois mois plus tard). Même sur un dossier accepté, je crois que certains éditeur ne lisent même pas en détail le dossier.
En tous cas, je connais pas mal de cas de projet qui ont été finalement rejeté après avoir été accepté, après que le dessinateur en ait dessiné une bonne partie, voire tout, et soit finalement refusé avec des prétextes sur des points qui étaient dès le départ dans le dossier d'origine.

Mais est-ce que les prétextes donnés correspondent à la réalité? Il y a pas mal de gens assez tordus dans ce milieu.

Mais en gros, voila, si ton dossier plait pas complètement, en général il est enterré, et ça sert pas à grand chose de le remanier et de le renvoyer, il risque d'être filtré aussi sec. Et c'est de plus en plus rare un éditeur qui demande explicitement un remaniement, ils attendent, la plupart, LE truc sur lequel ils vont avoir un "coup de cœur".

Après, il y a d'autres paramètre, à commencer, pour un auteur qui a déjà publié, les chiffres de ventes des albums précédents. Si ils sont très très bon, en général on lui dit oui les yeux fermés. Sinon, plus il a publié, moins il a vendu, plus ça va être compliqué.
Il y a aussi des histoires de copinage, comme partout, et enfin, il y a aussi des paramètres indépendants du projet et bassement terre à terre: le nombre de livres sortis par an n'est pas infini, où est-ce qu'on en est pour cette année et l'année prochaine et l'année d'après? Est-ce qu'on n'a pas déjà un truc qui ressemble beaucoup en cours? Est-ce qu'on n'a pas déjà sorti un truc qui ressemble et qui n'a pas marché? Et on note aussi que beaucoup d'éditeurs cherchent à publier des trucs qui ressemblent à des trucs qui ont bien marché ailleurs à défaut de pouvoir mettre la main sur l'auteur original.

Chez Vide Cocagne, ce n'est pas moi qui m'occupe de ça, moi je donne juste un petit coup de main en essayant de faire la pub sur les forums. Je donne un peu mon avis, parfois.
Ils sont, grosso modo, deux à jouer ce rôle de responsables éditoriales.
Ce sont deux auteurs à la base et ils essaient de ne pas reproduire ce qu'ils ont pu mal vivre : Ils essaient de lire en entier les dossier avant de répondre. De répondre à tout le monde. De faire à chaque fois des réponses personnalisées. Je crois que c'est le cas chez pas mal de petits éditeurs aussi quand même. J'ai eu à chaque fois des réponses personnalisées et pointues de Six Pieds sous terre, Warrum, ou Sarbacane par exemple.
Mais c'est compliqué, parce que même si on reçoit beaucoup moins de dossiers que les gros éditeurs, on en reçoit beaucoup. Il y a forcément, à un moment ou à un autre une part subjective et injuste dans le tri qui est fait. On sort moins d'un livre par mois, on doit refuser beaucoup.
On a une autre contrainte, en plus qui complique beaucoup les choses, on n'a pas d'argent. On essaie de faire en sorte que la part sur les droits d'auteur soit la plus grande possible, au détriment souvent de la part éditeur, et comme on fait des petits tirages on arrive sur la plupart de nos livres à tout vendre (une partie en librairie, beaucoup en festival ou via notre site internet). Du coup les auteurs touchent des sous après, pas énormément, vu que ce sont des petits tirages, mais pas trop mal quand même par rapport à d'autres. Mais on n'a, en général pas de tréso pour faire une grosse avance sur droits. Même quand on arrive à toucher un financement pour un livre, l'avance n'est pas suffisante pour permettre à l'auteur de vivre pendant qu'il crée son album. Et ça, pour nous, c'est horrible.
Du coup, ça limite un peu, on doit prendre, soit des projets déjà terminés: (blogs, reprise après faillite d'un éditeur original, projet non publié après avoir été accepté...) ou alors des auteurs qui ont un autre travail à côté.
On essaie d'avoir un accompagnement de l'auteur de l'aider dans le processus créatif, mais dans le premier, cas, sur une oeuvre déjà finie, c'est toujours un peu délicat, si on lui demande de tout refaire, on retombe sur le problème de l'absence d'avance conséquente, dans le second où l'auteur à un travail à côté, il avance en général lentement, et ça complique aussi pas mal les choses. ça dépend aussi des auteurs et de leur caractère, certains sont plus ou moins ouverts à des suggestions sur leurs travaux.
Je sais que chez nous, on passe quand même beaucoup beaucoup de temps sur un livre. (sachant qu'on a un salarié chez Vide Cocagne et que les deux responsables éditoriaux ne sont pas salariés pour leur travail éditoriale et doivent aussi, en parallèle, mener leurs propres projets et parfois bosser en plus à côté.)

Voila voila. Tout ça, c'est mon point de vu. Je connais pas mal de gens mais je reste assez extérieur. Je crois que ça donne un peu une idée de pas mal de paramètres côté auteurs et côté éditeurs.

990. suzix@bdp - 08/01/19 10:36 - (en réponse à : laurent)
988. Victor Hugo - 07/01/19 23:02
Je ne sais pas pour les autres, moi on me répond ça:

c’est un projet introspectif et vraisemblablement très personnel. C’est beau, touchant, mais trop pointu pour une maison comme la nôtre, même pour ma collection. Le public qui peut être la cible d’un récit comme celui-ci est à chercher à mon avis chez des éditeurs avec des structures beaucoup plus légères et un catalogue 100% indé. Un livre pareil qui sort chez nous passera malheureusement totalement inaperçu au milieu de ce vaste catalogue.


Le plus hypocrite et faux cul. Pour moi cela signifie "complètement indé donc trop petit tirage pour nous, et on ne fera pas de mise en valeur de toute façon donc c'est mort ..."
En tout cas son dernier argument est juste bien moisi parce que justement un album différent du reste du "catalogue" sera plus visible et sortira du lot.



ou aussi
J’aime bien l’idée une fois encore, mais en terme de réalisation je ne suis pas convaincu, notamment parce qu’il me semble que le projet semble hésiter entre deux tendances. Une tendance plutôt indé / absurde, et le côté roman feuilleton populaire : et à la fois il y en a eu déjà beaucoup ces dernières années, je trouve que le marché est un peu en phase de saturation, et d’un autre côté, je trouve ton projet un peu trop électron libre, un peu trop détaché de toutes contingences commerciales pour pouvoir rentrer dans ce créneau et toucher le public visé.


Je comprends "pas assez mainstream mon gars, reviens nous voir que tu sauras faire des BD qui plaisent à madame Michu".

989. Quentin - 08/01/19 10:00 - (en réponse à : Victor)
Donc les éditeurs font leur boulot et choisissent les livres qu'ils veulent publier et qu'ils pensent pouvoir vendre. Mais toi, comment choisis-tu les éditeurs à qui tu veux soumettre ton projet? As-tu essayé chez Vide cocagne, par exemple?

988. Victor Hugo - 07/01/19 23:02
Ce qui ne l'a pas empêché de refuser tous les projets que j'ai proposé depuis.

quand un auteur soumet un projet a un editeur, est-ce que ce dernier le retourne en lui disant que ce n'est pas assez travaille ou carrement impububliable?

Je ne sais pas pour les autres, moi on me répond ça:

c’est un projet introspectif et vraisemblablement très personnel. C’est beau, touchant, mais trop pointu pour une maison comme la nôtre, même pour ma collection. Le public qui peut être la cible d’un récit comme celui-ci est à chercher à mon avis chez des éditeurs avec des structures beaucoup plus légères et un catalogue 100% indé. Un livre pareil qui sort chez nous passera malheureusement totalement inaperçu au milieu de ce vaste catalogue.

ou encore
Merci de me l’avoir donné à lire, mais je n’accroche pas. Il y a trop de distance pour que je rentre dans le projet, et cette voix-off me laisse à l’extérieur. Et puis j’ai aussi du mal avec le système de deux cases / page… Bref, c’est un projet singulier en tout cas, original et personnel, j’espère que tu trouveras preneur.

ou aussi
J’aime bien l’idée une fois encore, mais en terme de réalisation je ne suis pas convaincu, notamment parce qu’il me semble que le projet semble hésiter entre deux tendances. Une tendance plutôt indé / absurde, et le côté roman feuilleton populaire : et à la fois il y en a eu déjà beaucoup ces dernières années, je trouve que le marché est un peu en phase de saturation, et d’un autre côté, je trouve ton projet un peu trop électron libre, un peu trop détaché de toutes contingences commerciales pour pouvoir rentrer dans ce créneau et toucher le public visé.

987. Victor Hugo - 07/01/19 22:53 - (en réponse à : froggy)
Puisque c'est le dernier auteur qui continue a venir ici, je me tourne vers Laurent qui j'espere voudra bien nous repondre, peux-tu nous expliquer un peu mieux ce qu'un editeur fait, ou/et devrait faire pour qu'il ya ient de meilleures BD sur le marche?

Comment cela s'est passe chez Glenat pour toi au sujet de ton Gustave Caillebotte, est-ce qu'on t'a fait des remarques que tu as pris en compte pour modifier ton album?


Non, aucun travail éditorial. Pour Caillebotte, on m'a proposé de proposer un projet pour la Collection des Grands Peintres, on m'a accepté le projet sur 2 pages finies (les 2 et 3 de l'album) et un synopsis. J'ai envoyé les pages au fur et à mesure, l'éditeur disait "elles sont super tes pages!", puis quand j'ai fini il a lu l'ensemble et m'a écrit:
Hello Laurent,

J’ai lu et littéralement dévoré l’album.
C’est vraiment hyper bien.
tu donnes toutes les clefs pour plonger dans l’univers et dans l’époque,

C’est passionnant, riche, documenté, tes dialogues sont super bons, on est dans l’histoire immédiatement,

Et ton amour du détail et de la précision se retrouve aussi dans le dessin, j’adore notamment la façon dont tu utilises des tableaux célèbres, de Caillebotte bien sûr mais pas seulement, et que tu t’en sers comme décors pour y faire évoluer tes personnages.
C’est assez savoureux.
Donc bravo à toi !

Et bon week-end, du coup.

A bientôt


Voilà.

986. froggy - 07/01/19 22:32
Non, je n'y crois pas beaucoup considerant la mediocrite de nombreuses BD que j'ai achetees l'annee derniere.

Mais il doit y en avoir cependant quelque part si on prend en compte ceux qui sont bons.

C'est une question qui me turlupine (comme Lola le fait si bien) depuis bien longtemps, quand un auteur soumet un projet a un editeur, est-ce que ce dernier le retourne en lui disant que ce n'est pas assez travaille ou carrement impububliable?

985. marcel - 07/01/19 20:54
froggy ?... Un editeur qui ferait du travail editorial ?... De nos jours ?... Tu crois vraiment a ce que t'ecris ?...

984. marcel - 07/01/19 20:52
Sa première dans le genre, c'était Retour au Collège et ça m'avait bien plus.
Moi aussi, mais c'etait plus construit sur la longueur.

983. froggy - 07/01/19 19:54
960. helmut perchu - 07/01/19 12:21
938. Victor Hugo - 03/01/19 03:36
> Quand on dit qu'il y a beaucoup trop de livres qui sortent, en réalité il y a beaucoup trop de merdes qui sortent.

949. froggy - 04/01/19 23:48
> Si les éditeurs faisaient vraiment leur travail, cela serait moins le cas.

J'aurais tendance à penser la même chose et en même temps est-ce que c'est pas une étape obligée ? Si je prends l'exemple de Riad Sattouf qui en ce moment fait 2 des séries les plus enthousiasmantes actuellement (L'arabe du futur et Les cahiers d'Esther), faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...


Je suis d'accord avec toi. Mais il faut donc se demander si cette fois-ci, Sattouf a eu un editeur qui l'a incite a travailler mieux et peut-etre plus, ce qui donne l'excellent resultat que l'on peut constater avec L'arabe du futur.

Puisque c'est le dernier auteur qui continue a venir ici, je me tourne vers Laurent qui j'espere voudra bien nous repondre, peux-tu nous expliquer un peu mieux ce qu'un editeur fait, ou/et devrait faire pour qu'il ya ient de meilleures BD sur le marche?

Comment cela s'est passe chez Glenat pour toi au sujet de ton Gustave Caillebotte, est-ce qu'on t'a fait des remarques que tu as pris en compte pour modifier ton album?

982. froggy - 07/01/19 19:31
956. suzix@bdp - 07/01/19 01:55 - (en réponse à : froggy)
Tu devrais te procurer et lire "Petit Paul"! Ca va te plaire gredin! (;o)


Petit Paul ne me dit rien du tout.

981. helmut perchu - 07/01/19 17:23
Et autant dire que ça me fait des fois un peu froid dans le dos...

980. helmut perchu - 07/01/19 17:23 - (en réponse à : Les cahiers d'Esther)
En fait je crois que je suis pas très objectif car j'ai l'impression de voir ce que sera ma fille -qui entre autres similitudes partage le même prénom- d'ici quelques années...

979. Bert74 - 07/01/19 17:13 - (en réponse à : marcel)
Sa première dans le genre, c'était Retour au Collège et ça m'avait bien plus.
Mon problème avec les Cahiers d'Esther, que je lis régulièrement dans l'Obs, c'est que je trouve la jeune fille éponyme absolument pas attachante...
Ca me fait penser aux planches uniques de BD sociétale qu'on trouvait dans Astrapi quand j'étais gamin et pré-ado. J'en ai un bon souvenir. Mais là, pourquoi adresser ces histoires de merdeux aux adultes ?

978. marcel - 07/01/19 15:44
J'ai pas lu Petit Verglas, je suis alle voir des planches, c'est... etonnant. Le changement de style des l'annee suivante est tres surprenant.

977. marcel - 07/01/19 15:40
Pipit Farlouse, c'etait mignon et sympa.

976. marcel - 07/01/19 15:39
Je lu que quelques pages d'Esther et ca m'a laisse de marbre. Pareil avec La vie secrete des jeunes, qui part un peu du meme principe.

975. Bert74 - 07/01/19 15:26
Moi aussi j'aime bien Jérémie (au moins les deux premiers, le 3 un peu chiant).
Les Cahiers d'Esther : bof, bien trop surévalué.

974. pm - 07/01/19 14:15
Le seul truc bizarre dans la production de Riad Sattouf c'est Petit verglas mais il n'était pas scénariste.

973. Victor Hugo - 07/01/19 14:15
C'est très bien le hors sujet!


972. marcel - 07/01/19 13:58
faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...
C'etait vachement bien, Jérémie ! Peuh !

971. Bert74 - 07/01/19 13:39
Mélanchon est à la ramasse depuis 2012 (critique de l'attribution du prix Nobel de la paix à l'UE).

970. Victor Hugo - 07/01/19 13:11
On écrit où on veut bordel! Mélenchon est complètement con dans cette histoire, à la ramasse le mec, par clientélisme, tout faux, discrédité.

969. pm - 07/01/19 13:06 - (en réponse à : suzix)
On n'est pas sur bdgest, ici on aime polluer !

968. suzix@bdp - 07/01/19 13:05 - (en réponse à : pm & laurent)
j'ai copié/collé vos posts dans le sujet politique pour pas polluer ici.

967. pm - 07/01/19 13:00
Et les masques tombent. Mélenchon a de la fascination pour un type ouvertement facho, qui a demandé l'instauration d'un pouvoir militaire en France et le renvoi des migrants sur sa page facebook.
Mélenchon ce n'est plus Robespierre mais Marcel Déat.

966. Victor Hugo - 07/01/19 12:57
Tu tires les fils et tu tombes vite sur des gens de chez Dupont Aignan, FN, manif pour tous, groupes anti-avortement, soraliens etc...

965. Victor Hugo - 07/01/19 12:54
On le savait avant les premières "manifs" à Paris.

964. pm - 07/01/19 12:54
Critiquer le mouvement populaire, légitime et attendrissant des gilets jaunes n'est pas possible.

Populaire il parait d'après les sondages, ce qui m'étonne quand même et je me demande si on pose les bonnes questions, légitime et attendrissant je ne vois pas. Factieux et inquiétant de mon coté.
Les premières remontées des "cahiers de doléances" qu'est-ce que c'est: 1) abrogation du mariage pour tous 2) Interdiction de la PMA chez les lesbiennes 3) arrêt de la construction des éoliennes. La messe est dite...

963. Victor Hugo - 07/01/19 12:53
Bien sur que si, on sait d'où viennent ceux qui ont lancé ça.

962. suzix@bdp - 07/01/19 12:52 - (en réponse à : laurent)
on va pas polluer ici mais à la base ce n'était ni instrumentalisé ni populiste.

961. Victor Hugo - 07/01/19 12:47 - (en réponse à : suzyx)
On peut très bien critiquer ce mouvement beauf, réac, facho des gilets jaunes. C'est une merde fomentée puis instrumentalisée par l'extrême droite, la façon d'agir et les lieux choisis ne laissent aucun doute, faut être bien con pour y voir autre chose.

960. helmut perchu - 07/01/19 12:21
938. Victor Hugo - 03/01/19 03:36
> Quand on dit qu'il y a beaucoup trop de livres qui sortent, en réalité il y a beaucoup trop de merdes qui sortent.

949. froggy - 04/01/19 23:48
> Si les éditeurs faisaient vraiment leur travail, cela serait moins le cas.

J'aurais tendance à penser la même chose et en même temps est-ce que c'est pas une étape obligée ? Si je prends l'exemple de Riad Sattouf qui en ce moment fait 2 des séries les plus enthousiasmantes actuellement (L'arabe du futur et Les cahiers d'Esther), faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...

959. suzix@bdp - 07/01/19 12:17 - (en réponse à : pm)
Critiquer le mouvement populaire, légitime et attendrissant des gilets jaunes n'est pas possible. Cela te classe parmi au choix les privilégiés bobo de gauche ou les cönnards insensibles profiteurs de droite. Et ça c'est pas bien. Même sans aller sur des réseaux sociaux dédiés, juste sur les commentaires des news internet généralistes, tu comprendras que tu dois te taire. Et faire des blagues à ce sujet c'est même pire.

958. pm - 07/01/19 10:19 - (en réponse à : Danyel)
Il y avait un excellent livre d'Hamon et Rothman sur le sujet et plus généralement sur le gauchisme en France, en deux tomes, Génération, ça doit pouvoir se trouver d'occasion.
Ensuite Benny Levy est parti dans une Yeshiva à Jérusalem pour le reste de sa vie, ce qui me fait dire que certains avatars du marxisme ne sont finalement qu'une croyance comme une autre chez des êtres qui en ont besoin personnel.
Mais surtout qu'on ne fasse aucun parallèle avec la situation préinsurrectionnelle actuelle, ces gauchistes étaient des intellectuels très structurés, normaliens pour la plupart, avaient une parfaite conscience de ce qu'ils faisaient et ne faisaient pas. C'est probablement la raison pour laquelle ça n'a que très peu débouché sur de la violence, contrairement aux Brigades rouges italiennes ou à la bande à Baader en Allemagne, comme par hasard dans les deux pays du nazisme et du fascisme.
La référence ultime de la GP était la résistance française, et se comporter comme les bourreaux était inenvisageable. Faire le jeu de l'extrême droite l'était tout autant.
C'est tout le contraire qui se passe actuellement avec le mouvement des gilets jaunes, mouvement totalement déstructuré qui ne peut plus se référer à la gauche car celle-ci a quasiment disparu du paysage politique français ( la FI fait bien attention à ne plus se référer au marxisme et devient par la même, qu'elle le veuille ou non, la courroie de transmission du fn ), et c'est bien le drame.
Et si ce mouvement parvient à ses fins, il sera inévitablement récupéré et ne pourra qu'amener l'extrême droite au pouvoir en France, n'importe quel livre d'histoire le démontre, avec les conséquences que l'on peut facilement imaginer.

957. Danyel - 07/01/19 01:56
La GP s'est auto-dissoute devant son constat d'échec suite à la grande grève chez Lip. Dans cette usine, les ouvriers qui ne comptaient pas d'"établis" parmi eux ont démontré aux militants de la GP qu'ils pouvaient se passer d'eux, mener leur grève (avec l'appui de la CFDT qui n'était pas un syndicat jaune à l'époque) et aboutir à l'auto-gestion en s'appropriant les stocks et les machines.
La direction de la GP, avec Victor Serge/Benny Levy à leur tête a considéré que ce combat social mené sans la GP démontrait finalement l'impasse de leur démarche.

Un "établi" est une personne, généralement un étudiant, qui abandonne tout pour aller travailler en usine et partager la vie des ouvriers pour les inciter à la révolte contre leurs conditions et in fine faire la révolution. Une sorte de missionnaire maoïste si l'on veut.
L'austérité de vie imposée aux militants par Victor Serge était légendaire et sujet à moquerie dans les milieux gauchistes (notamment chez "Vive la Révolution" qui comptait dans ses rangs Jean-François Bizot, le fondateur d'Actuel).

956. suzix@bdp - 07/01/19 01:55 - (en réponse à : froggy)
Tu devrais te procurer et lire "Petit Paul"! Ca va te plaire gredin! (;o)

955. froggy - 07/01/19 01:14
Vives, Le chemisier

Ou commencons cette annee avec une lecture qui correspond au 50e anniversaire de l'annee erotique si chere a Gainsbourg.

Erotique? Vous avez dit erotique? Je vois deja deja des gens qui fretillent et d'autres qui froncent les sourcils. Je ne vais pas me preoccuper pour les derniers cites, je ne me soucie pas des gens aux pensees etriquees. Si vous rentrez dans cette categorie, cette chronique de lecture n'est pas pous vous. Vive le cul, la bite, et les nichons, nom d'une pipe! Ou autrement dit, y-a-t-il un pompier pour eteindre avec son gros tuyau une jeune femme au cul si chaud qu'il en brule.

Severine est etudiante et prepare son agregation de lettre. Elle vit avec Thomas dont on se sait pas ce qu'il fait car cela n'a aucune importance si ce n'est que c'est un geek fou de jeux videos et de series teles du genre Games of Thrones. Ses parents vivent dans la grande banlieue parisienne, a Meaux. Comme son prenom le laisse presager, elle est quelconque et personne ne lui prete beaucoup d'attention. Pour subvenir a ses besoins financiers, elle fait des gardes d'enfant et parce que la petite fille dont elle a la garde un soir a mange trop de bonbons cet apres-midi la, la vie de Severine va s'en trouver bouleverse. Du tout au tout. La petite fille vomit sur sa garde, sa chemise est souillee et le pere gentiment lui prete un chemisier de sa femme. Ce chemisier transformera la chrysalide a la libido eteinte en un papillon lubrique.

Le scenario est aussi leger que le joli chemisier que la jeune fille porte en permanence sur elle. En effet, dans sa description du personnage principal, Vives la rendu consciente du pouvoir que ce vetement a sur les males qui l'approchent. Tous les males sauf un, Thomas, son compagnon qui obnubile par son violon d'Ingres, ne voit rien, et n'entend rien. Ainsi, elle refuse de quitter son vetement et lorsque sali, elle le lave bien qu'elle le porte toujours. Elle sent confusement que ce chemisier exerce un attrait magique sur les hommes et que ceux-ci meme quand ils l'ignoraient avant, la considerant presque comme un meuble, il en est ainsi des compagnons de jeu de role de son ami Thomas. On l'aborde dans la rue, au cafe et alors meme qu'elle est dans une voiture a attendre patiemment son nouvel ami policier avec qui elle couche, un noir s'en approche, sort son sexe de son pantalon et se masturbe derriere la vitre. Ce qui provoque immediatement chez la jeune femme une reaction similaire et de se masturber egalement. Cette scene est ecrite et dessinee presque comme une reve et cela aurait pu en etre un si ce n'est que Vives l'a conclue par le dessin de taches de sperme ornant la vitre de la voiture. Non ce n'etait pas un reve. Entre ces scenes erotiques, celle-ci etant la plus explicite, Vives nous fait suivre le comportement de Severine qui est pour le moins etrange. Elle colle aux basques du policier qu'elle a rencontre par hasard. On se demande bien pourquoi, est-ce qu'il lui a fait si bien l'amour qu'elle en veut encore? On peut se le demander considerant que la premiere fois ou ils ont couche ensemble, il est probable qu'elle ait eu le premier orgasme qu'elle ait jamais eu. On la comprend si on considere que Thomas est peut etre doue pour beaucoup de choses mais pas pour cela.

Mais a tout bien considerer, est-ce que c'est vraiment ce chemisier qui revele Severine? Ou bien est-ce le fait qu'elle a pris de la confiance en soi apres avoir brillament reussi un oral avec un professeur particulierement difficile? Oral durant lequel elle portait le fameux chemisier. Severine va le considerer comme un fetiche qu'il ne faut surtout pas enlever, il lui reussit si bien et lui donne une si jolie silhouette. Vives a intelligemment intersecte dans son scenario ces deux faits et si il porte l'accent sur le vetement, on ne peut ignorer le deuxieme car l'avant derniere-scene du recit nous ramene a l'universite ou Severine passe l'oral de l'agregation. La conclusion nous ramene au point de depart, chez le pere de la petite fille, pere auquel elle ramene le chemisier. Elle n'en a plus besoin pour vivre sa vie. Le vetement n'aura ete qu'un revelateur. Quant a la derniere case, il m'a ete difficile de ne pas penser au plan final de Beau-pere, un des plus plus beaux et meilleurs de film de Bertrand Blier. Le reproche que l'on pourrait faire au scenario est que l'itineraire psychologique de l'heroine est difficile a cerner et a comprendre en tant que tel. Quelques scenes ou/et dialogues n'auraient pas ete de trop pour que le lecteur entre plus en empathie avec elle. Vives ne recourt pas aux recitatifs pour faire avancer son recit.

Ma decouverte du dessinateur avec Polina a ete comme une revelation, j'ai ete subjugue par son style, absolument unique ou il pratique l'art de l'ellipse non seulement entre deux cases ou deux scenes mais surtout dans la case meme. Soit il fait dans la suggestion, soit il dessine tout ce qu'il est estime necessaire de montrer. A mon avis, ce style fonctionnait a merveille dans Polina, mais tournait a vide avec Une soeur, le dernier ouvrage que j'ai de lui. Dans Le chemisier, je trouve que cela fonctionne mieux a nouveau mais pas autant que dans Polina. C'est donc un style qui a deja ses limites, son efficacite depend bien entendu du scenario. Il n'empeche que je considere Bastien Vives comme un virtuose du dessin que je considere extremement elegant et surtout tres beau bien que ce mot soit un peu faible. Il y a de tres jolies scenes comme celle ou Severine endosse pour la premiere fois le vetement ou cases comme celle ou le chemisier bien blanc au milieu de tous les autres lui fait de l'oeil et lui intime de le prendre. Et beaucoup d'autres bien sur.

Note finale 3,75/5. C'est le dessin qui fait la note, le scenario est trop mince pour lui en donner une meilleure, l'etude psychologique de la jeune femme n'est pas assez developpe.

954. herve - 06/01/19 21:50
L'arabe du futur #4 Riad Sattouf

J’ai relu les trois premiers volumes de "l’arabe du futur",dont le dernier remonte à 2016 avant de me lancer dans la lecture de cet imposant quatrième opus de 280 pages que j’ai dévoré d’une traite.
J’ai trouvé cet opus encore plus passionnant que les autres pour plusieurs raisons. Peut-être que les années « collèges » de Riad Sattouf m’ont directement fait écho à certains souvenirs personnels. Les rapports entre le père et la mère de Riad , de plus en plus tendus, donnent à cette histoire du piment à cette aventure. D’ailleurs plus on avance dans l’histoire personnelle de Riad Sattouf, plus on a de la sympathie pour cette femme, qui a tant endurée. Et puis, il y a les premières amours du petit Sattouf qui sont assez drôles
Au début des albums, le père apparait comme le plus souvent maladroit, radin, distrait et drôle, souvent loin des considérations matérialistes mais au fur et mesure des livres, l’obscurantisme de son père devient flagrant (on se demande encore comment un docteur diplômé de la Sorbonne puisse s’offusquer d’une reproduction d’un Degas affiché dans l’appartement) pour arriver à la page dramatique finale.
Quelle évolution ! Car ce n’est pas seulement de sa jeunesse que nous parle Riad Sattouf, mais aussi d’une certaine vision politique de notre société.
Bref, j’ai adoré ce quatrième opus. Pour tout dire, j’ai lu en deux jours les quatre volumes qui composent cette saga familiale encore inachevée. Vivement le suivant.

une de mes meilleures lectures pour un livre de 2018.

Note :5/5

953. lobabu - 06/01/19 19:15 - (en réponse à : froggy)
La GP, c'était, sauf erreur de ma part, la "Gauche prolétarienne" qui s'est sabordée après l'assassinat d'un de ses membres, Pierre Overney, par un vigile de Renault en 1972.
Les NAPAP, c'étaient les "Noyaux Armés pour l'Autonomie Populaire" qui ont fait des attentats à la fin des années 70 (assassinat du vigile qui avait assassiné Overney).

952. froggy - 06/01/19 18:14 - (en réponse à : Danyel-san)
Le recours à la violence terroriste était vivement débattue en France, pays qui fera exception bien que la GP, très populaire dans les milieux intellectuels, se soit dotée d'un bras armé clandestin (la NRP). Il faudra attendre les NAPAP et son avatar Action Directe pour que les choses évoluent.

Pour la personne que je suis, plutot hermetique aux acronysmes, GP? NRP? NAPAP? Quesaco?

(Je fais mon Froggy, pardon)

Mais je ne t'en veux pas du tout. Bien au contraire. C'est tres bien. Il y a pire comme exemple, je trouve. L'imitation n'est-elle pas la forme la plus sincere de la flatterie? :)))



 
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