Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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347. Danyel - 13/06/18 08:41 - (en réponse à : Marcel et Lazarus.)
En tout cas, moi je ne te l'avais pas sur vendu. Je t'avais même dit que tu pouvais attendre encore avant de le lire.
En effet, ce n'est pas le chef-d'œuvre que d'aucun prétende. C'est taillé comme une série télé. Ce qui n'est pas un compliment pour moi.
Le dessin de Lark est impressionnant, sans non plus être génial et le scénar utilise de grosses ficelles.

Mais dans le genre décevant, Jupiter's Legacy n'est pas mal non plus. Là encore, le dessin rehausse l'ensemble.

Quant à Suiciders… mieux vaut ne pas en parler.

346. marcel - 12/06/18 11:00
Tiens, puisque Bert traine dans le coin, j'ai lu les deux premiers TPB de Lazarus, j'ai attaque le 3 hier.
Euh... Tu nous l'as pas un peu survendue, celle-là ?... Attention, c'est pas mauvais, hein ! L'histoire est sympa, le dessin de Lark est une fois de plus TRES reussi, tout ca mais... Je trouve ca pas tres original. On a une sorte de mix, selon les scènes, entre un Walking dead sans zombie, Divergente, Hunger games et Game of thrones pour le cote histoire de famille(s). C'est bien torche mais je trouve pas ca a sauter au plafond, je trouve meme que ca tarde a donner des révélations pour vraiment accrocher le lecteur.
Bon, je continue a le lire sans deplaisir aucun, mais je m'attendais a mieux (surtout que le genre post-apo est pas mal a la mode chez Image actuellement).

345. marcel - 11/06/18 22:44
Z'avez vu comme, discrètement et de maniere presque cryptique, herve nous glisse une bonne critique d'une BD de Marniquet ?... Ca faisait longtemps !

344. herve - 11/06/18 22:33
Opération rideau de fer Buck Danny Classic #5

Grand amateur de Buck Danny, je me réjouis à chaque sortie d'un album de la série "classic" qui ravive en moi une certaine nostalgie des Buck Danny de la grande époque. Cette aventure se situe immédiatement après "les tigres volants contre pirates".
Marniquet et Zumbiehl ont construit un scénario habile, mêlant espionnage et aventures militaires sur fond de guerre froide en Europe.Nos trois célèbres pilotes se retrouvent en effet affectés en RFA, pour défendre l'espace aérien alors qu'une sombre histoire de transfuge de savant soviétique vers les Etats Unis se trame.L'intrigue est bien menée, et l'histoire permet de renouer avec Lady X, qui occupera sans doute un plus grand rôle dans le prochain volume.
Le dessin d'Arroyo, avec ce côté rétro, sied parfaitement à cette série. J'ai particulièrement apprécié les scènes se déroulant sous la neige, sans oublier les scènes de combats aériens, très réussies.

Une lecture très agréable, que les amateurs des vieux "Buck Danny" ne peuvent qu'apprécier.
Vraiment, la série "Classic" surpasse les albums de la série mère post Bergèse- Charlier.

note;4/5

343. Piet Lastar - 11/06/18 19:41
Ah ouais quand même...

342. bert74 - 11/06/18 19:23
Un mec qu'est en photo dans une des cases du tome 1 (mais non ils ne raclent pas les fonds de tiroirs...)

341. Piet Lastar - 11/06/18 18:59
C'est qui ce Alan Smith ?

340. herve - 10/06/18 23:36
XIII mystery : Alan Smith

Certes ce douzième et avant dernier volume de ce spin-off n'est pas un des meilleurs de la série, mais il se situe au dessus de celui consacré à "Little Jones" ou encore à celui dédié à "Felicity Brown".
En suivant le destin d'Alan Smith, nous suivons celui d'un véritable looser, qui échappe à la mort tant de fois dans cet opus que cela devient presque lassant. Alan Smith tombe dans tant de pièges que le final, assez réussi et surprenant, il faut l'avouer,finit par surprendre, ce qui sauve le scénario.
Côté dessin,Buchet fait le job, en se rapprochant du style de la série mère, donnant une certaine homogénéité à cette série (contrairement à Berthet,qui signant un opus certes de qualité avec "Irina", mais avait conservé son style propre)
Bref, un peu trop de rebondissements improbables pour essayer de coller à la série mère vient nuire à la fluidité du scénario.

note : 3/5

339. herve - 10/06/18 17:26
Mondo Inverso Bertail & Le Gouëfflec

J'avais feuilleté longuement cette bd chez mon libraire, très attiré par le dessin très détaillé, le tout sur un ton sépia, de Bertail. Mais j'avoue n'étant guère grand fan de l'humour de fluide glacial, j'ai attendu que cet album soit disponible en médiathèque pour me lancer dans la lecture. Chose faite à présent.
Et bien, j'avoue que l'idée d'inverser les codes du western est assez plaisante (les hommes étant réduits au rôle de sexe faible) mais résiste mal sur une intrigue qui s'étire sur près de 90 pages et finit par être parfois ridicule (la romance de Cornélius -Cornélia- et Suzette - Lindbergh- en est la parfaite illustration).
L'humour est souvent lourd et je n'y adhère guère.

Bref, une fausse bonne idée que ce scénario, malgré un graphisme très réussi.

Note:2/5

338. herve - 10/06/18 16:57
le cœur des Amazones

L'idée d'entrelacer la mythologie grecque, en particulier la guerre de Troie, avec l'histoire du peuple des amazones est assez bien traité par Géraldine Bindi, qui signe, je crois, son premier scénario; même s'il manque parfois de fluidité.
Mais la force ou la beauté de ce one-shot réside sans nul doute dans le dessin de Christian Rossi qui nous offre de magnifiques planches où les cases en noir et blanc côtoient celles réalisées en sépia, voire où les deux styles cohabitent dans une seule et même vignette voire une pleine page (pages 122 ou 148, par exemple).

Un très bel album, qui certes manque un peu de rythme, mais qui revisite avec intelligence un aspect de la mythique guerre de Troie.

Note:3,5/5


337. herve - 10/06/18 11:53
Brûlez Moscou

Un album, à mon avis, où tout s'enchaine trop vite. Nous avons pas le temps de nous attacher aux personnages. J'ai eu du mal à m'intéresser au destin fou d'Anatoli Lenski dans Moscou occupé par les troupes de Napoléon.
Reste le dessin de Stéphane Perger, que j'avais découvert sur la trilogie assez réussie d'aillers de "Sir Arthur Benton", qui nous gratifie de belles planches,(en particulier page 32 avec le départ de l'Empereur) rehaussée par des couleurs dignes du brasier lancé par le célèbre Gouverneur de Moscou, le comte Rostophchine.

Une bande dessinée qui ne m'a guère marquée.

note:2/5

336. froggy - 05/06/18 19:08 - (en réponse à : Laurent)
Peux-tu nous dire, s'il te plait, ce que tu n'as pas aime dans le dessin de Frank?

De mon cote, je l'avais trouve superbe avec de tres balles cases.

335. froggy - 05/06/18 17:34
Hedge Fund 5, Mort au comptant

Cet album est la suite du precedent, L'heritiere aux vingt milliards que j'ai chronique l'automne dernier et que j'avais bien aime. Il n'en sera pas de meme pour celui-la qui m'a moins plu.

Ainsi que je l'avais espere en octobre dernier, cet album est sorti rapidement apres l'autre, 6 mois d'ecart seulement entre les deux. C'est bien. Comme il s'etait ecoule 2 ans entre les deux cycles, je presume que ce dernier tome avait deja ete bien entame lorsque le premier ait paru. Je trouve que c'est un bon exemple pour les auteurs et editeurs, cela maintient l'interet pour l'acheteur.

On avait laisse notre heros, Franck Carvale en Afrique orientale, ou une jeune tres riche heritiere l'avait incite a investir dans son pays d'origine, l'Erythree. Malheureusement pour lui, il se fait rouler dans la farine par le potentat local. Cela n'ira pas sans mal pour lui si il veut sauver sa peau et accessoirement recuperer ses billes.

Avec ce titre, il semble que la serie s'oriente vers le genre du thriller sur fond d'operations financieres de grande envergure, on n'est pas chez les petits, on pense milliards de dollars. La reference evidente du genre est evidemment Largo Winch dont le succes en librairie a fait des jaloux. A la difference du millardaire de 26 ans en blue jeans, Franck Carvale, le heros donc porte costume et cravates et surtout il n'est pas tres sympathique malgre l'affection qu'il porte pour sa famille. C'est cet aspect la que j'aime bien dans la serie car le heros est suffisamment ambi gue. Il est cupide et ambitieux et pense beaucoup plus a son propre enrichissement qu'a defendre des causes nobles. Ce cycle d'album nous le prouve. Mais attention pour lui, a malin, malin et demi.

Jusqu'a present, je n'avais que tres peu de reproches a faire au dessin qui comme je l'avais ecrit pour les tomes precedents est tout au fait au diapason de la collection Troisieme Vague au Lombard a laquelle la serie appartient. Je ne suis pas un specialiste du dessin et il est possible que les albums precedtent aient ete faits de cette maniere mais il m'a paru evident cette fois-ci que le dessinateur a realise entierement son album sur ordinateur. Je ne parle pas des couleurs qui l'ont ete manifestement, je parle du dessin en tant que tel, c'est a dire crayonne et encrage. Mais peut-on parler d'encrage sur un ordi? Curieusement et sans aucune raison apparente, cela m'a un peu gene bien que sur le fond, c'est a dire pour l'atmosphere generale, cela n'est pas plus mal, L'action a beau se passer dans un pays ou la chaleur est intense du fait du climat, l'ambiance de la BD est glaciale. C'est un chaud effroi que nous avons ici car les informations revelees ici (qui ne sont pas des scoops bien entendu) sur le cours de l'or et des matieres premieres alimentaires dont le riz sont terrifiantes.

Note finale:3/5. Un final un peu decevant malheureusement apres une excellente premiere partie.

334. Victor Hugo - 04/06/18 15:19
Pourquoi tu te poses autant de questions? Tu as bien vu que le scénar c'est Zidrou, donc c'est de la merde, CQFD, pas de surprises. Et perso je trouve le dessin d'une laideur abyssale et les mises en cases effroyablement mal foutues, comme si Frank n'avait jamais fait de BD.

333. marcel - 04/06/18 14:00
Vu que j'ai un retard de presque deux ans a cause des recueils, je viens de lire le Spirou de Frank et Zidrou.
D'abord, comme ca faisait longtemps que je n'avais pas lu du Frank (depuis le dernier Broussaille ?...), ca m'a fait un plaisir immense de retrouver son trait et sa sensibilite. Il s'approprie les personnages et les adapte a son style sans que ce soit choquant.
Bon, ca, c'est fait. Hurm. Maintenant, l'histoire... Hurm. Heu... C'est quoi ce truc ?!
Je l'ai lu par tranche, en prepub, et arrive a la page 50, je me suis fait la reflexion "Deja 50 ? Mais il ne s'est rien passe !". L'histoire est mignonne, mais ca traiiine, c'est truffe de scènes absolument inutiles. Et, je dois etre debile, mais quelqu'un peut m'expliquer a quoi sert l'histoire parallele de Champignac ?... C'est quoi le lien avec l'histoire principale ?... Pourquoi les champignons finissent par disparaître tout seuls ?... C'est une metaphore des humains qui renouent avec la nature a travers les tableaux ?... Et pis tous les passages avec Spirou puis Fantasio qui démissionnent, ca sert a quoi ?... Et la "copine" de Spirou, elle sert a quoi ?...
Bref, j'ai pas compris l'utilite de faire plus qu'un 48CC classique, comme un trop-plein de thematiques (mal) abordees.
Au final, c'est beau, c'est pas chiant a lire, mais on a quand meme une grosse impression de remplissage a la fin de l'album.

332. Quentin - 29/05/18 22:45
Le dernier Théodore Poussin. Histoire qui traîne en longueur sans aucune surprise avec au final une pseudo-révélation qui ne tient pas la route, et dessins ratés d'un auteur qui se la pète sans en avoir les compétences. Cet album est une déception. Tant que Le Gall faisait ses petites histoires gentilles avec ses dessins en ligne claire, ca passait très bien. Mais là, attendre 14 ans pour lire un truc pareil (qui s'étalle sur 64 poages en plus), ca ne vallait pas la peine. Hein? Quoi? Froggy me dit dans mon oreillette que Le Gall approche de la soixantaine? Bon ben au rythme où il publie, on peut penser que c'est son dernier album et qu'il pourra prendre une retraite bien méritée.

Gramercy Park, de Cailleaux et de Fombelle. Trois hommes, deux femmes et une fille. Quels sont les liens qui les unissent? Qui finira avec qui? Le suspense est réel, se construit petit à petit et est bien amené. Une belle BD, à l'histoire développée comme une pièce de théâtre. Le duo avec de Fombelle marche très bien. J'ai bien aimé.

331. Victor Hugo - 29/05/18 21:45
c'est la meme album, mais redessine et colore.
Oui donc pas du tout le même album.

330. marcel - 29/05/18 19:55
Ca m'etonnerait que le Slaloms soit encore dispo a l'Asso. Mais la version Dargaud est tres bien, c'est la meme album, mais redessine et colore.

329. marcel - 29/05/18 19:54
Torpedo parlait du dernier Lapinot. Moi, je parlais des derniers que j'ai achete, parce que je les lis quand je peux / je veux, alors y en a certains un peu plus anciens que d'autres.

328. bert74 - 29/05/18 19:17 - (en réponse à : Torpedo / Marcel)
...heu... quand vous dites "les derniers" ou le "dernier", ça veut dire quoi en parlant des BD de Trondheim ?

Passke, c'est un peu dur de situer, hein (en paru sur les 12 derniers mois, j'ai une douzaine de BD de lui dans ma bédéthèque)...

327. froggy - 29/05/18 19:07
Merci Laurent et Marcel.

Au sujet de Slaloms, est-ce que la premiere mouture est toujours disponible ou ne trouve-t-on plus que la version redessinee?

326. marcel - 29/05/18 18:54
C'est également une bonne selection.
Bref, froggy, on s'en fout, tu la joues pas petit bras, tu commandes les quelques 200 albums dans un beau colis Amazon ou autre et tu les lis a date de parution, pour rattraper ton retard sur nous.

325. Victor Hugo - 29/05/18 17:58

324. Victor Hugo - 29/05/18 17:56
Mon palmarès Trondheim.
Le plus drôle


Le plus senti. Préférable en fascicules les couvs sont chouettes, mais le recueil est bien aussi.




Le scénario le mieux foutu, le plus intelligent, du Trondheim en très grande forme (les 3 sont très bien et le cliff hanger du dernier laissait augurer du meilleur)


Sinon, Lapinot avec un très beau trait de plume, la première version de Slalom


323. froggy - 29/05/18 16:57
Je prends note pour Slaloms.

De toutes facons, commencer par le meilleur ou commencer le debut, bien que parfois et je dirais meme plus souvent surtout en ce qui concerne les series qui s'eternisent, ces deux theories se valent a mon avis.

322. marcel - 29/05/18 16:50
Et, si je comprends ta volonte de proceder méthodologiquement et chronologiquement, Victor a raison dans le sens ou Lapinot, c'est pas Thorgal, la plupart des recits sont isoles (voire se passent dans un univers different).

321. marcel - 29/05/18 16:48
D'abord, y a beaucoup de series ou la qualite est descendante (on reparle de Leo ?...). Ensuite, contrairement a Torpedo, je ne te conseillerais pas le dernier. Il est effectivement tres bon, mais prend un sel tout different quand on connait déjà les personnages et le contexte precedent.
Ceci dit, et bien qu'il soit tres sympa, tu peux sauter Mildiou et attaquer directement Slaloms.

320. Victor Hugo - 29/05/18 16:42
Non, c'est mieux de découvrir un auteur par ce qu'il a fait de mieux. Si tu files les soviets à un môme qui connait pas Tintin, tu peux être sûr qu'il lira jamais les autres.

319. froggy - 29/05/18 16:35 - (en réponse à : Torpedo)
J'avais note et tu as certainement raison.

Le probleme de commencer par le meilleur album quand on entame une serie est que lorsque l'on continue, cela ne peut etre que moins bien et donc on est decu.

Je prefere decouvrir un auteur ou une serie chronologiquement, je vais ainsi d'une maniere ascendante quant a la qualite et non descendante. C'est quand meme mieux, non?

318. torpedo31200 - 29/05/18 13:14 - (en réponse à : froggy - post # 309)
Fallait pas commencer par celui-là. Il a + de 20 ans, a été réalisé en pilotage automatique et a un peu vieilli.

Je t' avais conseillé le denier, un des meilleurs.

317. Stefan - 29/05/18 11:00
C'est difficile de pas trouver quelque chose à son goût dans tous les trucs qu'à pu sortir Trondheim.

Moi je l'avais découvert avec Imbroglio, Approximativement et Slalom, je devais avoir 16 ou 17 ans à l'époque, et ça avait été un vrai choc, dans le sens, prise de conscience de nouvelles possibilités.

Je conseille aussi les Cosmonautes du futur avec Larcenet, surtout le premier.

316. marcel - 29/05/18 10:22
Esteban, c'est du "tout public" au bon sens du terme. Ca prend pas les gamins pour des cons, donc ca plait aux adultes.

315. Piet Lastar - 29/05/18 07:54
Je ne suis pas d'accord. Ce Lapinot ne peut que décevoir un aficionado de Spirou qui découvre Trondheim.

Par contre, j'ai dévoré Estaban en intégrale NB. Un récit intelligent et très lisible. Je craignais d'avoir un truc enfantin, et bien pas du tout. Merci Marcel !

314. marcel - 29/05/18 01:17
A part les récents qui sont dans ma pile des "a lire", Un interieur d'artiste (jamais reedite, il est cote a 200, 300 euros) et le deuxieme MKM, oui, je les ai tous lus, realises seul ou avec d'autres.
Le premier, je pense que c'etait Blacktown ou le premier Donjon, a parution, il y a donc plus de 20 ans. Quoique j'avais vu quelques pages dans je sais plus quel magazine.

313. froggy - 29/05/18 00:40 - (en réponse à : Marcel)
Tu as tout lu de lui?

Sinon, je vais continuer bien sur. Je vais bien voir ou cela ira. Je les lirai dans l'ordre de parution.

312. marcel - 28/05/18 23:28
Et il faut que tu lises ca :


311. marcel - 28/05/18 23:10
Ceci dit, faut aussi remettre l'album dans son contexte par rapport au reste de la production : personne ne faisait 500 pages en un seul volume.
Pour ton info, Trondheim avait sorti deux trois trucs, mais c'etait souvent juste une case photocopiee dont il changeait les bulles (Psychanalyse). Il avait quand meme fait Un interieur d'artiste, avant. La, il s'est dit "Je fais un strip et je vois". Ca lui allait, il s'est dit "Je fais une page". Ca lui allait toujours, il s'est dit "Je fais combien de planches ?... Allez, 500". Arrive a 500, l'histoire est finie. C'est gonfle quand meme comme pari avec soi-même.
J'espere que cette mi-deception ne t'arrete pas dans ta volonte de decouverte.

Accessoirement, MKM est le seul Trondheim que je n'ai pas reussi a finir. Sur quelque chose comme 200 albums.

310. marcel - 28/05/18 22:58
ici meme tardivement
Eh eh. Quand on lit ca, faut rester zen...

309. froggy - 28/05/18 21:57
Trondheim, Lapinot et les carottes de Patagonie

Ou sortir de sa zone de confort en matiere de BD n'est pas toujours une sinecure.

Cet album est le premier veritable de Trondheim que j'ai. De lui, je n'avais que ses participations a L'Atelier Mastodonte, MKM avec Sapin et Frantico, son Spirou vu par... qui se trouve etre un de mes preferes dans cette collection, et finalement Texas cowboys. C'est vraiment tres peu considrant sa production. En ce qui me concerne, je vais donc a la decouverte d'un auteur confirme et que seul mon eloignement m'a fait ignorer jusque la. "Errare humanum est, persevare diabolicum", ne perseverons plus donc et corrigeons le tir.

Marcel, ici meme tardivement, a ecrit que commencer par cet album n'etait peut-etre pas la meilleure chose a faire pour vraiment faire connaissance avec Lapinot. 500 pages apres, je ne peux qu'abonder dans son sens. Je ne peux pas ecrire que j'ai deteste, cela ne serait pas vrai car il y a plein de bonnes choses, mais je ne peux pas ecrire non plus que j'ai adore car il y a plein de trop de choses. Je l'ai lu assez lentement au rythme moyen de 30 pages par soir, m'arretant volontiers pour contempler quelques planches que j'ai bien aimees et qui pour moi constituent le meilleur de cet album mais aussi pour revenir en arriere car, il me faut bien l'admettre, j'ai parfois ete un peu perdu durant ma lecture a cause de la profusion de personnages et des situations que vit Lapinot.

Il est impossible de resumer cette histoire. Il y un arc narratif sur lequel vont se greffer plein d'aventures qui empecheront Lapinot de mener sa quete, cet arc est comme un fil rouge qui revient regulierement dans l'album afin que le lecteur sache que c'est toujours le but principal de Lapinot, le heros donc, et peut-etre aussi pour Trondheim qui s'en servirait tel un compas qui lui indiquerait le nord et le consulterait regulierement afin d erester sur ses rails. Car cet album est tres touffu, c'est le moins que l'on puisse dire. Donc, Lapinot est a la recherche de carottes provenant de Patagonie qui ont soi-disant des vertus speciales. Pour cela, il doit aller dans la grande ville a l'ambassade tres precisement afin qu'il puisse y en acheter. Y arrivera-t-il? Ca, vous ne le le saurez qu'a la fin de l'album.

C'est avec la meme contrainte qui ennuyait tant Franquin, celle du gaufrier que Trondheim a concu son album. Il n'en demordra pas et il n'y a aucune exception. Chaque planche contient 4 bandes de 3 cases chacune. On pourrait croire que cela rendrait la lecture fastidieuse et monotone, il n'en est rien, l'auteur excelle a accumuler les peripeties et rebondissements en ajoutant personnage apres personnage, ce qui fait qu'a la fin, on se croirait dans la celebrissime cabine des Marx Brothers. Le moins que l'on puissse dire est qu'il n'a pas manque d'imagination meme si certains developpements sont un peu trop etires comme si il attendait d'avoir une nouvelle idee pour pouvoir mieux rebondir dessus.

Je ne sais rien encore rien de la carriere de l'auteur, ne le decouvrant que sur le tard. Je ne sais donc pas si ces Carottes sont sa premiere oeuvre ou une de ses premieres. Je ne sais pas non plus ou il avait appris a dessiner avant car il n'y a aucune commune mesure entre le Trondheim des Carottes et de ce que j'ai lu de lui dans L'Atelier Mastodonte. Soyons juste, il y a deja une serieuse amelioration entre la premiere et la derniere planche des Carottes, cela ne peut que rappeler evidemment que l'album fondateur de toute la BD FB, a savoir Tintin au pays des soviets ou Herge a appris a faire une BD en seulement 135 planches. Les premieres planches sont tres surprenantes de par leur amateurisme et toutes les erreurs que le dessin recele. Cependant au fut et a mesure que le recit avance et que donc Trondheim tient mieux ses personnages, de fait, il prend de l'assurance, ce qui ameliore la bande et en rend la lecture plus aisee. Et c'est tant mieux car je ne suis pas sur que j'aurais tenu le coup si cela avait dure 500 planches. Cependant, a la difference d'Herge, il y a beaucoup d'erreurs par la suite, avec des problemes de perspective et de maitrise du noir et blanc entre autres choses. Certains personnages ne se ressemblent que trop, des cases sont confuses. Il est evident que tout cela a ete improvise et realise sur le moment sans scenario prealable et que Trondheim n'est jamais revenu en arriere pour voir si son histoire avait toujours un sens, il avancait comme si il etait dans un tunnel dont il comblait le vide derriere lui avec la terre qu'il deblayait pour avancer. Il s'est manifestement fait plaisir meme si cela n'a pas du toujours etre evident. Les planches que j'ai le plus aimees sont celle ou Lapinot reve ou est pris d'hallucination, je considere ces pages comme des plages de repot ou le recit fait une pause avant de reprendre de plus belle. J'ai la tres nette sensation que l'auteur se reposait aussi en les dessinant. J'ai egalement aime le parti pris qui fait que Lapinot, un lapin donc, saute, il ne marche pas. J'ai trouve cela tres intelligent de la part de l'auteur qui prend ainsi a contre pied un phenomene d'anthromorphisme courant dans les BD ou les dessins animes quand ce sont des animaux qui sont les heros. J'apprecie aussi le fait qu'en meme temps que l'auteur aligant planche apres planche les semaines durant, le heros prend de l'assurance et devient plus de plus actif pour parfois prendre la situation en main alors qu'il subissait tout depuis le debut sans trop vraiment comprendre ce qui se passait.

Au final, je suis ravi de l'avoir lu, c'est profondement original, ce n'est pas du tout ce que j'attendais mais ce n'est pas aussi bien que ce que les enthousiastes avaient ecrit dessus.

Note finale, 2,75/5. Cet album a autant d'indiscutables qualites que de defauts. Selon vos gouts, il sous sera aussi inuspportable que genial. C'est a vous de voir

308. froggy - 28/05/18 00:00 - (en réponse à : Torpedo)
Cela doit etre cette periode la que le Post republie car j'ai lu entre autres le strip ou il a baptise l'oiseau jaune, Woodstock. Cela ne peut donc qu'etre apres 1969.

En meme temps, si je devais me lancer dans cette vaste entreprise de collectionner Peanuts, je commencerai des le debut afin de mieux en constater l'evolution aussi bien quant au dessin que pour les personnages. Je me vois mal ne pas lire les premiers Tintin ou S&F de Franquin pour cette raison.

307. torpedo31200 - 27/05/18 16:42 - (en réponse à : froggy - post # 304)
Pour Peanuts, tu peux taper entre 1964 et 1977 ou 1979, qui est souvent considérée comme la meilleure période.

306. marcel - 27/05/18 13:22 - (en réponse à : Danyel)
Voui, et je trouve ce petit jeu phonetique justement tres amusant. Ruvuru pour Louvre, quand meme, ca fait bizarre (d'ailleurs, je ne savais pas qu'on pouvait mettre un dakuten sur le katakana de "u" pour en faire un vrai "vu", je pensais qu'ils auraient utilise un "bu", comme pour le film Abenjaazu). Evidemment, quand on le prononce, ca devient un peu plus clair.

305. Danyel - 27/05/18 07:02 - (en réponse à : Marcel & Froggy.)
Marcel,

En effet les Japonais ne transcrivent pas les mots étrangers selon leur orthographe mais selon la façon dont ils s'imaginent que les étrangers les prononcent, le tout mixé avec les limites des sons disponibles dans leur propre langue (seulement 48).
Par exemple le "the" anglais est transcrit en "za", ce qui ne vaut guère mieux que nos très franchouillards "ze ou zi" à l'oral (voir "Zi Artist").
Quand je dois programmer un enregistrement d'un film américain, j'ai un mal de chien à en reconnaître le titre, le réalisateur et les acteurs, tous transposés en katakana. Il faut que je les lise tout haut plusieurs fois pour entendre la prononciation et parvenir à les identifier car avec une simple lecture silencieuse c'est presque impossible.
Les katakana sont faits par et pour les Japonais. Ils n'aident pas du tout les étrangers à reconnaître leurs propres mots !

Froggy,

Quand j'allais à NY, c'est toujours dans le comic shop de la 33e et 5e avenue que je passais en priorité faire mes achats à l'époque où je collectionnais. Il y avait des tas de back ish à très bas prix, comparés à ce qui se pratiquaient en France. :-)

304. froggy - 27/05/18 01:18
Pour repondre a tout le monde ayant un peu plus de temps ce soir, le dessin n'est pas secondaire, loin s'en faut, il se trouve que j'ai un peu plus envie maintenant de sortir de ma zone de confort et d'aller vers des dessins qui ne sont pas ce a quoi j'ai ete biberonne avec le FB. Je reviens beaucoup sur cet album et j'espere que vous voudrez bien me pardonner, mais j'ai ete vraiment impresssionne par Stupor Mundi qui m'a mis en etat de stupeur. C'est pour cela que je lis avec beaucoup d'attention vos avis sur certains albums et que si le sujet me tente comme ce fut le cas avec L'ete Diabolik, La terre des fils et donc la petite souriante bien que pour ce dernier, je n'ai rien lu ici meme mais plutot en face, je me laisse tenter. Jean Gabin disait "Le cinema, c'est d'abord une bonne histoire, ensuite c'est une bonne histoire et enfin c'est une bonne histoire". Je ne suis pas loin de penser a la meme chose pour la BD, si l'histoire est bonne et que le dessin y est au diapason, quelqu'il soit, l'album sera bon. Mais si l'histoire est mauvaise ou pauvrement charpentee, meme le meilleur dessin du monde ne pourra pas le sauver.

Je n'aime pas les comics, je n'y arrive pas. Ce n'est pas faute d'avoir essaye. Le seul comics que j'aime vraiment, c'est celui-la:



Mais ce n'est pas tout a fait un comics, c'est plutot comique.

A New York, quand j'y etais, quand j'allais chez Strand qui est LA librairie de la ville et une veritable institution, j'allais toujours chez Forbidden Planet voir un peu ce qu'il y avait et je n'ai jamais ete conquis. Sinon, il y en a une autre sur la 33e Rue et la 5e Avenue au pied de l'Empire State Building ( je ne m'en rappelle plus le nom) qui est beaucoup mieux remplie mais rien n'y attirait mon attention. Les rares romans graphiques americains que j'ai sont en francais car je n'en entend parler que lorsqu'ils sortent ici et en voulant les acquerir, il n'etait pas disponible ou epuise. Vous me direz que je pourrais les commander chez Amazon, or, pour mes livres, je ne le fait jamais car je vais toujours dans une boutique afin qu'elle survive. Mes actes d'achats sont devenus un geste politique LOL.

Sinon, ici, il y a bien une boutique qui est la seule que j'ai vue lors de promenades mais elle a beaucoup d'undergrounds que j'ai feuillete et qui m'ont l'air bien chiant. A cote, une BD de Zidrou dessinee par Leo ressemblerait a du Moebius, c'est vous dire.

Pour les BD en francais, je m'etais deja explique il y a quelques annees, je ne lis plus mes BD que dans mon lit le soir avant de m'endormir et nulle part ailleurs. Or, apres avoir turbine en anglais, ecrit en anglais, pense en anglais, ecouter de l'anglais toute la journee, je me repose en lisant du francais. Pour Terry et les Pirates, j'ai achete le tome 1 en francais car je ne savais pas que c'etait la traduction d'une edition americaine, c'est vous dire a quel point je suis ignorant de ce qui se passe en terme de comics. J'aurais pu acheter les suivants dans l'edition US mais je ne l'ai pas fait car les tomes 2 et 3 sont sortis rapidement, le prix etant a peu pres similaire de part et d'autre de l'Atlantique. Or, en lisant quelques planches ici et la en VO, l'anglais utilise par le personnage de Connie est un anglais casse, un anglais pidgin comme on dit ici et je ne comprenais pas ce qu'il disait, j'avais besoin que l'on m'explique ou aller sur un site de traduction. Cela veut donc dire, que mon repos quotidien serait devenu un moment plus penible si je voulais lire Terry en anglais a cause de cela, pour l'ecrire purement et simplement et en bon francais, cela me fait chier. La lecture d'une BD est une distraction, pas un travail.

Par contre, et je vous en ai fait part ici, je lis tous les matins la gazette locale, Le Washington Post, je presume que vous en avez entendu parler a cause d'une histoire d'eau. Le journal continue a publier Peanuts dont j'avais plus entendu parler que lu, je lis cela en anglais bien entendu, c'est un anglais tres facile a part les termes de base-ball que je ne connais pas. Je me suis mis a beaucoup apprecie la band et le talent de Charles Schultz, je me laisserai bien tenter par l'integrale pour le coup mais celle ci fait 26 volumes bien epais. Oups!

303. Danyel - 26/05/18 09:46 - (en réponse à : Marcel.)
Oui, c'est bien le kanji de "yume", rêve (inutile d'essayer d'écrire en kanji sur BDP, ça ne marche pas, j'ai déjà essayé). Mais je t'assure qu'il reste très lisible par rapport aux versions calligraphiées qui pullulent (c'est un classique des cours de calligraphie japonaise).
Mais, sans même parler de stylisation calligraphique, l'écriture manuelle des kanji est très difficile à lire pour un non japonais. Perso, je les écris comme un bébé dans la mesure ou je me contente d'écrire comme les caractères d'imprimerie, ce que ne font pas pas les Japonais. Ils prennent des raccourcis qui leur évitent de lever le stylo de la feuille. Du coup, la "méthode bébé" des étrangers est beaucoup plus fastidieuse puisque nous levons le stylo quasiment à chaque trait et n'utilisons pas d'arcs de cercle, inexistants dans la base carrée des kanji. Notre écriture est impersonnelle et austère. On reconnaît très facilement quand un étranger écrit en japonais.

J'ai beau m'essayer à écrire comme les Japonais, la plupart du temps je n'arrive pas à comprendre leurs raccourcis dans le dessins des caractères.

302. marcel - 25/05/18 17:46
Ah, BDP a transforme mon beau kanji en "(?)"...

301. marcel - 25/05/18 17:44
Tiens, une question pour Danyel : le kanji a gauche du titre Mujirushi, c'est bien Yume (?), qui me semble le plus proche dans ce que le truc graphique de Google trad me propose ?... Parce que stylisé comme ça, c'est hyper chaud a reconnaitre, non ?... Ou bien on s'habitue a ce genre de lettrage "manuel" un peu a l'arrache ?...

300. bert74 - 25/05/18 17:34 - (en réponse à : Danyel / Torpedo)
Je ne le savais pas exactement, mais je m'en doutais un peu de cette raréfaction de comic-shop. Quand je me suis baladé à New York, il y a un peu plus d'un an, j'ai quand même du les chercher activement.
A Londres, pareil.

Tandis que quand je vais à Bruxelles, j'en trouve à tous les carrefours. Et je parle même pas de Paris où je vis depuis 20 ans et où, malgré les fermetures successives, j'en découvre encore régulièrement (2 que j'avais jamais faits avant en 2017).

Et pm est un expert en auteurs américains : c'est lui qui m'a fait le premier découvrir Alex Robinson.

299. marcel - 25/05/18 16:56
Purojekuto Ruvuru... Ils ont vraiment un oreille bizarre quand ils entendent une langue etrangere, ces japonais...

298. marcel - 25/05/18 16:39
J'ai pas reussi a trouver des infos là-dessus, t'as encore le titre en mémoire ?...

Sinon, un avant-gout de Mujirushi :




 
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