Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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1175. suzix@bdp - 05/02/19 12:25
Tiens hier soir, je me suis renseigné sur les SCPI ... rien compris. Je recommencerai plus tard. L'impôt à la source en France tu en sais quoi? Moi j'ai dû l'expliquer à nos salariés. Les taxes pollution, je vois leur incidence sur notre (petit) parc automobile et je vois ses effets pervers. Cela n'est pas écrit dans des livres. Aucune grande théorie derrière tout cela mais c'est le quotidien des français.

1174. suzix@bdp - 05/02/19 12:20 - (en réponse à : dany)
Je me tape quotidiennemlent pas mal de sites d'info en ligne. Le net regorge de chiffres, d'explications. Je zappe dès que c'est trop coloré comme présentation. Je m'en cogne de connaître l'avis économique de Benoit Hamon ou de Fillon. Mais j'avais lu leurs programmes respectifs en 2017. Qui ici l'avait fait? J'ai mis sur le sujet politique le lien vers l'INSEE. Très complet ... qui a consulté les pdf qu'il contient ici? Moi je l'ai fait. Je lis, je me renseigne. Tu connais mon avis sur les bouquins économiques et a fortiori politiques, c'est toujours partisan. Tout économique que soit Piketty, il est franchement à gauche. Quand tu me conseilles de lire un bouquin (ce que je n'ai que rarement le temps de faire), je me doute que tu partages ce qui y est écrit. Du coup, je me dis "Et si Danyel lis un bouquin tout autre, changera-t-il d'avis!?". J'ai bcp plus de respect que tu crois envers les "lettrés". Je sais aussi que la vraie vie n'a rien à voir avec les bouquins. On en a la preuve tous les jours. Est-ce que 19 de socialisme depuis 1981 a rendu le pays plus heureux? ...

1173. Danyel - 05/02/19 12:07
Et sinon tu as lu quoi d'autre (si possible en entier) pour être aussi bardé de certitudes sur tous les sujets ?


1172. suzix@bdp - 05/02/19 11:50
1171. Danyel - 05/02/19 10:14
Tu diras beaucoup moins de conneries après l'avoir lu.

Tu es optimiste.


Très juste. (;o)
Je me dis aussi que c'est pas de lire ce bouquin qui rend plus clairvoyant vu les récents posts de Quentin sur les impôts.
Je ne vais pas polluer ce sujet. Juste dire que la couverture parle d'elle-même sur les opinions et donc les analyses de cet album qui ne doit pas faire de la manichéen pas très subtil. Me trompe-je?
De plus j'ai lu une bonne partie de "Le Capital au XXIe siècle" de Piketty ... j'en ai stabiloté les passages intéressants. Un pavé de presque 1000 pages. Même si je ne l'ai pas terminé, est-ce suffisant pour m'éviter cet album partisan ?

1171. Danyel - 05/02/19 10:14
Tu diras beaucoup moins de conneries après l'avoir lu.

Tu es optimiste.

1170. Quentin - 05/02/19 09:24 - (en réponse à : Stefan)
Ah mais oui, tu as raison. Je ne sais pas pourquoi j'ai zappé ton compte rendu il y a 4 ans. De toute facon, ce livre est indémodable donc ca ne fait pas de mal de le remettre sous les projecteurs longtemps après sa parution :-)

1169. Stefan - 05/02/19 09:05 - (en réponse à : Quentin #1168)
Sur ce bouquin on est complètement d'accord.

J'avais posté une critique ici, poste #1406

1168. Quentin - 05/02/19 08:37
Economix, de Michael Goodwin et Dan Burr, publié par Les arènes. Je suis tombé dessus un peu par hasard dans une librairie et je l'ai acheté pour le sujet, sans jamais avoir entendu parler de cette BD. Les discussions avec Suzix m'ont fait mettre la BD en haut de ma pile de trucs à lire, et je viens de le finir après une semaine à petites doses (le contenu est très dense).

N'y allons pas par quatre chemins: c'est génial. Un cours magistral d'économie, super bien fait et super clair, qui va d'Adam Smith à Occupy Wall Street. C'est extrêmement bien documenté (j'y ai retrouvé tout ce que j'ai appris en économie politique à la fac, et bien plus encore). On apprend plein de choses en sus de ce que l'on savait déjà, et c'est d'une lisibilité exemplaire. J'ai dit sur ce forum tout le mal que je pensais de certaines BD de vulgarisation scientifique, sur les fourmis, ou dans la revue dessinée, notamment. Celle-ci est tout le contraire: elle est vraiment un modèle à suivre. Les illustrations apportent véritablement un important surcroit de compréhension au texte et les deux se complètent admirablement.

L'économie est le nerf de la guerre. C'est ce qui détermine nos vie, la politique, nos sociétés. La plupart d'entre nous n'en ont qu'une notion vague et superficielle. On a tous l'intuition que quelque chose ne tourne pas rond, que le système est pourri, qu'on va dans le mur. Ce livre explique de manière très claire et très convaincantes les racines du mal (en gros, le capitalisme sauvage, les oligopoles, les relations incestueuses entre le grand capital et les politiciens. Je résume et ca semble cliché, mais les 500 pages de BD en font une démonstration très documentée et très convaincante). Les remèdes sont bien connus: il faut un capitalisme qui est réglementé, des économies mixtes mélangeant public et privé, un impôt progressif qui redistribue les richesses, un état fort avec des services publics accessibles et de qualité, une démocratie qui fonctionne et qui n'est pas à la botte des riches et des médias qu'ils contrôlent. Suzix, tu devrais vraiment lire ce bouquin. Tu diras beaucoup moins de conneries après l'avoir lu.

Il est un peu dommage que le bouquin soit tellement centré sur la politique Américaine ce qui permet de nourrir un doute sur la pertinence de l'analyse en dehors des USA. Et comme toujours, l'analyse de l'histoire récente souffre d'un manque de recul vis à vis des périodes plus anciennes. Mais cet album reste malgré tout excellent et sa lecture est à conseiller à tout le monde.

1167. marcel - 05/02/19 00:50
C'est un dessinateur que je ne connais pas, Marcel Denis, qui prit la releve. Ses histoires feront l'objet du tome 3 de cette integrale ainsi qu'il est annonce a la fin du present ouvrage.
Les Tif et Tondu de Denis n'ont je crois eu jusqu'à present que des tirages confidentiels.
Il a file un coup de main a Remacle sur Barbe-Noire et Ultrasson.

1166. froggy - 05/02/19 00:25
Tif et Tondu, Integrale 2

C'est avec les aventures qui composent cet album que la serie va entrer definitivement dans l'histoire du FB. En effet, par un coup de genie, n'ayons pas peur des mots et osons etre grandiloquent, Maurice Rosy qui venait d'etre adjoint a Will pour lui ecrire les scenarios de la serie eut la magnifique idee de creer un troisieme comparse afin d'animer cette serie qu'il trouvait vieillotte, nous sommes en 1953, je vous le rappelle. Et plutot que ce troisieme comparse soit un bon, il en fit un mechant qui restera anonyme, sera habille d'un smoking, utilisera un fume-cigarettes comme accessoire et surtout portera un casque blanc, ce qui fait que personne ne connaitra son visage, c'est Mr Choc et grace a lui la serie prendra son envol et deviendra rapidement une des meilleures du journal Spirou dans lequel elle est publie, une de mes preferees en tout cas tant que Rosy y participa.

J'ai regulierement mentionne cet aphorisme hitchockien dans mes chroniques de lecture, "plus reussi est le mechant, plus reussi est le film" pour l'appliquer a la bande dessinee. Avec l'iruption de Mr Choc dans la serie, cet adage est confirme de tres brillante maniere. Rosy avait bien raison quand il considerait la serie vieillotte meme pour un lectorat moins exigeant que celui d'aujourd'hui. Les premieres aventures ont ete gentiment dessinees par un debutant manifestement mais elles manquent serieusement d'envergure. Ce sont celles qui font l'objet du premier tome de la nouvelle mouture de cette integrale qui privilegie un ordre chronologique au lieu d'un ordre thematique comme cela avait ete le cas pour la precedente edition.

Autant l'ecrire tout de suite, Mr Choc devient le veritable heros de la serie et Tif et Tondu ses faire-valoir. Il n'est pas toujours present, loin s'en faut, ainsi dans la toute premiere aventure ou le personnage est introduit, Tif et Tondu contre la Main Blanche, on ne le voit qu'au tout debut et qu'a la toute fin, mais on ressent sa presence en permanence. Inspire par les lecteurs de jeunesse du scenariste, Fantomas en tete, Mr Choc est un authentique genie du crime qui trafique, ourdit, complote sombres machinations aux noirs desseins. Il est a la tete de La Main Blanche, une organisation tentaculaire qui a des ramifications dans le monde entier. Cette organisation a des moyens considerables, bases secretes, avions, sous-marins et grands yachts. Elle est en contact avec des triades asiatiques, des mafias americaines etc. C'est un cliche de la litterature populaire, vous connaissez tous James Bond combattant SPECTRE dans les premiers films de la serie avec Sean Connery. C'est pareil ici et c'est delicieux et charmant grace au dessin de Will. Les 4 longues aventures de cet album, T&T contre la Main Blanche, Le retour de Choc, Passez muscade, Plein gaz emmeneront nos heros tout autour de la terre, du sud-est asiatique a l'Amerique du Nord et du Sud, de Paris a Venise, de la Cote d'Azur a l'espace meme. Cela n'arrete jamais et bien qu'il y ait de nombreuses invraisemblances, surtout a la fin de Plein gaz, on se prend au jeu et le lecteur est entraine dans un maelstrom d'aventures variees et amusantes.

A ces scenarios, Will y a mis tout son savoir faire et le resultat est formidable. Loin des decors leches que Bob de Moor et le studio faisait pour les Tintin d'Herge, decors passe partouts, Will consultera les magazines de decoration de l'epoque pour dessiner ses propres decors. Quand on lit cela aujourd'hui, on a un magnifique instantane de ce que pouvait etre la mode dans ce domaine dans l'immediat apres-guerre en Europe de l'Ouest et c'est fascinant. Il faut voir la salle de sejour ou on voit Mr Choc pour la premiere fois, la cheminee, les motifs des rideaux, la forme des meubles et le tissu habillant les fauteuils. C'est superbe. A la fin de cet album, il y a une lampe du tonnerre dans le bureau de Choc. Et c'est la meme chose dans l'aventure suivante avec les maisons de Tif et Tondu et de Mr Dimarco qui sollicite leur aide. Je vous assure que c'est beau a voir. Il n'y pas de virtuosite la-dedans, c'est tout simplement un jeune dessinateur qui aime cela et le reproduit dans ses histoires. Lire cela 64 ans plus tard, l'effet est saisissant, la lecture de ce recueil s'apparente a un veritable voyage dans le temps.

Il y a 4 autres histoires dans le recueil, 3 sont de 4 planches chacune et furent publiees dans le tres ephemere hebdomadire que Dupuis lanca en 1956 et ou Marc Jaguar de Tillieux connut sa seule et unique longue aventure, Risque-Tout, la quatrieme est plus longue, 22 planches, elle s'appelle Le fantome du samourai. Cela se passe au Japon et bien que Choc n'y apparaisse pas, elle m'a bien plu grace a son mystere et puis, elle fait d'un tremblement de terre survenant inopinement un element du scenario. Pourquoi 22 planches seulement, me demanderez-vous? Il est probable que cette histoire etait prevue en 2 parties, Will dessinera meme une planche et demi de la suite, reproduite ici mais il succomba au chant des sirenes de Raymond Leblanc, l'editeur concurrent a la tete du Lombard, qui en fit le directeur artistique de Tintin. Comme il etait impossible (ou presque) a l'epoque de travailler pour les deux journaux a la fois, Will partit donc voguer vers d'autres cieux et laissa Tif et Tondu a leur sort. C'est un dessinateur que je ne connais pas, Marcel Denis, qui prit la releve. Ses histoires feront l'objet du tome 3 de cette integrale ainsi qu'il est annonce a la fin du present ouvrage.

Note finale, 5/5. Un mechant d'anthologie dans de tels decors les vaut bien.

1165. heijingling - 02/02/19 07:44 - (en réponse à : helmut perchu)
Ha ben, si tu dis sur internet que c'est a toi que c'est arrivé, c'est que c'est vrai :)

1164. froggy - 02/02/19 01:22
Ou alors Stefan est tres enrhubé.

1163. stefan - 01/02/19 14:14
Javou

1162. helmut perchu - 01/02/19 13:54 - (en réponse à : Stefan)
La tempête Gabriel est pas si terrible, tu peux enlever tes moufles pour taper sur ton clavier.

1161. Stefan - 01/02/19 12:27
Ah oui, moi aussi j'ai lu cette anegdote dur BDP, postée par un certain Helmut :)

1160. helmut perchu - 01/02/19 09:31 - (en réponse à : heijiling)
Hey marrant c'est à moi qu'il a répondu ça ! Enfin à mon avis je dois pas être le seul, il a du sortir ça plus d'une fois. En fait c'était suite à une question que je posais sur BDparadisio ou je demandais si des suites de Texas Cowboy et de Maggy Garisson étaient prévues, et Torpedo m'avait répondu que non. J'avais donc demandé sur le forum de Trondheim si l'info était vraie et il avait donc répondu la phrase que tu cites. La boucle est bouclée.

1159. heijingling - 01/02/19 00:52 - (en réponse à : vh)
Plus precisement, un commentaire anonyme sur actuabd dit "Histoire Sans Héros reprend quasi à l’identique un téléfilm de NBC de 1972."
Effectivement, ca c'est de la preuve...:)

A quelqu'un qui lui demandait si une rumeur le concernant vue sur internet etait vraie, Trondheim avait repondu (je cite de memoire) "Si c'est sur internet, c'est que c'est vrai."

1158. Victor Hugo - 31/01/19 23:00
Lu sur actuabd: Histoire Sans Héros reprend quasi à l’identique un téléfilm de NBC de 1972.

1157. Lobabu - 31/01/19 22:57
Thorkael est sorti dans Pilote vers 72 il me semble. C'est pas mal si tu aimes les ambiances psychédéliques avec beaucoup de couleurs dans les mauves, orangés etc. Il y a un peu d'érotisme très soft mais sans doute osé pour l'époque. J'aimais surtout la mise en page assez éclatée, inspirée de Druillet avec une disparition de case au profit de jeux sur les dimensions des personnages. Après, les deux auteurs étaient des personnes un peu particulières.

1156. Quentin - 31/01/19 16:50 - (en réponse à : Heijingling #1151)
Ah bon? J'ai vu le flim (le remake) et je n'ai pas fait le lien avec la BD. C'est tellement différent... et la BD est bien meilleure que le film. S'il y a inspiration, on est en tout cas très très loin du copié-collé dans XIII.

1155. marcel - 31/01/19 16:16
Et pourtant, le dessinateur semble gaucher !

1154. marcel - 31/01/19 16:15
Ca a été publie dans Pilote mais je n'en suis toujours qu'a l'annee 1966, et c'est plus tardif. Apres les deux tomes de ce truc, les auteurs sont partis travailler dans la presse d'extreme droite.

1153. Mr Degryse - 31/01/19 15:28
Et pis quel salaud ce Van Hamme. il a plagié la bible pour le dernier jour du Chinkel

1152. Stefan - 31/01/19 15:19
J'ai pas lu, mais parmi les inspirations de Thorgal, il y aurait eu la série Thorkaël de Loro et Beketch








Quelqu'un connait? à part le nom et l'aspect fantasy, il y a des similitudes?

1151. heijingling - 31/01/19 13:37 - (en réponse à : quentin)
Selon wikipedia, Histoire sans heros s'inspire du Vol du Phœnix, film américain d'Aldrich (1965).

1150. suzix@bdp - 31/01/19 09:23
... mais la série "Kriss de Valnor" n'est pas de VH.

1149. suzix@bdp - 31/01/19 09:22
Thorgal c'est vraiment très bon jusqu'au tome 15 "Le maître des montagnes" que j'aime bcp (et dont on a déjà bcp parlé). Et avec 25 ans de recul, je relis le cycle d'Ogotaï (tomes 17 à 21) avec plaisir. La suite à part "Kris de Valnor" (#28) et peut-être aussi "Le mal bleu" (#25), il faut attendre la série parallèle "Kriss".

1148. Quentin - 31/01/19 09:21
Van Hamme a fait de très bonnes choses. Il a été un grand scénariste, il y a longtemps. "Histoire sans héros" était très novateur quand il est sorti. Ca apportait vraiment autre chose dans le journal Tintin. Un vrai drame, du sang et des larmes, et l'absence de héros. Quelque chose de plus adulte, qui ne prenait pas les gosses pour des cons. C'est la première fois que j'entend que c'est pompé ailleurs (ce qui me pousse à croire qu'il n'en est rien). Pourrait-on avoir la référence du téléfilm pour se faire sa propre opinion?

Sinon, les premiers Thorgaux, c'était novateur également. Il apportait un souffle neuf dans la BD avec des histoires de qualité, même s'il n'était pas le seul (Greg également avec Comanche ou Bruno Brazil). Quand on voit les conneries publiées à l'époque (l'humour lourdingue, et les feuilletons interminables à la Charlier), c'était quand même autre chose. Epoxy, les maîtres de l'Orge, les premiers Largo Winch, il a fait des bons trucs. XIII est un gros plagiat (honte sur lui). Mais pour le reste, c'est plutôt Van Hamme qui a été copié par les autres. Il a fait école. Mais ca fait longtemps qu'il est fini et ne sort plus rien de bon.

1147. Stefan - 31/01/19 08:56
On peut reconnaître à Van Hamme un certain talent pour raconter les histoires:
Les 8 premiers XIII se laissent bien lire et fonctionnent bien.
Les deux premiers Largo Winch aussi.
Le Chninkel aussi
Et Thorgal, je ne sais plus trop à partir de quand ça m'a saoulé , en gros quand à chaque épisode il faut qu'il trouve un stratagème pour l'éloigner de la femme et des gosses qu'il lui a collé dans les pattes et dont il ne sait pas quoi faire. ça reste pas mal jusqu'au 12 ou 13 il me semble.

Mais à part ça, sur quasi toutes les grosses séries à rallonge, à part Thorgal, des dessinateur vraiment pas intéressants. Techniquement bons, mais c'est quand même moche, à mes yeux.
Des idées toujours plus ou moins pompées ailleurs.
Et cette volonté de continuer à raconter éternellement les aventures de de héros sur lesquels il n'a plus rien à dire depuis longtemps pour surexploiter le filon.

J'arrive plus du tout à lire le moindre de ses trucs.

1146. Lien Rag - 31/01/19 04:23 - (en réponse à : Van Hamme)
Histoire Sans Héros c'est pas de lui?
Il est vrai qu'en lisant une anthologie de SF italienne j'ai eu la suprise de retrouver (parue dans les années 70) certaines intrigues de SOS-Bonheur...

J'ai commencé Kivu et n'ai pas dépassé la première page, les massacreurs qui parlent comme un meeting de planification de la fête d'inauguration du supermarché de baltringue-en-cambrousse ça rend difficile l'immersion dans l'histoire.

1145. Victor Hugo - 31/01/19 00:30
Ou Schwartz est le nouveau Chaland qui passe.
Schwartz est à Chaland ce que Seron est à Franquin ou Régric à Hergé.

1144. froggy - 31/01/19 00:05
Atom Agency 1, Les bijoux de la Begum

Ou Schwartz est le nouveau Chaland qui passe.

En aout 1949, un gang audacieux vole les bijoux de la femme de l'Aga Khan, la Begum, donc, alors qu'elle est en villegiature dans sa propriete de la Riviera francaise. Le commissaire de police Vercorian est charge de l'enquete. Mais celui-ci et son equipe patauge. Le commissaire a un fils, Atom, qui a decide de recuperer les bijoux afin de se voir octroyer la recompense de 500,000 FF offerte par les LLoyd's de Londres qui les ont assures, pour celui ou celle qui les retrouvera. Il a cree une petite officine de detective prive et a pour associe une jeune demoiselle qui est aussi sa petite amie, Mireille dite Mimi. Aux deux jeunes gens, se joindra dans la petite entreprise un ancien catcheur qui a fait les beaux jours du Cirque d'Hiver, Jojo la Toupie. Grace aux renseignements obtenus des inspecteurs de son pere, le jeune Atom mene l'enquete.

Je l'ai ecrit encore recemment, au sujet de Double Sept dessine par Juillard, Yann est un scenariste inegal et son nom ne m'attire pas autant que cela sauf si il collabore avec un dessinateur que j'aime bien et si le pitch est interessant. C'est le cas ici pour Olivier Schwartz avec qui il a signe les inegaux Spirou de... et un Gringos Locos qui s'avera etre une franche deception. Je n'ai pas beaucoup hesite a l'acquerir car l'album lorgne enormement sur Gil Jourdan de Tillieux, j'aime ces BD policieres et puis originalite, le heros est armenien. Ca change et cela apporte indubitablement une once de fraicheur dans un genre ou les cliches abondent.

Autant l'ecrire tout de suite, la sauce a pris et meme bien pris car j'ai passe un tres, tres bon moment a lire cette BD qui emerge de la production ordinaire malgre le peche mignon du scenariste qui ne peut s'empecher de faire des references aux classiques du BD FB dasns ses propres albums. Le "Ciel mes bijoux!" ecrie par la Begum des la premiere case de l'album n'aura evidemment echappe a personne, et bien sur Tillieux qui avait si bien rendu le Paris populaire de la fin des annees 50 avec les premiers Jourdan. Herge et Tillieux, il y a pire comme reference, vous en conviendrez j'espere. Encore faut-il qu'elles soient utilisees a bon escient et n'etouffent pas le recit en demandant au lecteur de les deceler, ce que Yann a fait et surtout trop fait dans nombreux de ses albums, ceux que j'ai bien sur. Ce n'est pas du tout le cas presentement et au contraire, cela se pose plus comme un hommage respectueux au genre magnifie par Tillieux qu'autre chose.

J'ai egalement beaucoup aime le fait que le heros est armenien issu d'une famille nombreuse, il a 2 soeurs, et etant orphelin de mere, a un pere tres traditionnaliste qui a decide que son unique fils epousera une armenienne. Or, celui-ci n'a d'yeux que pouir son associe Mimi. On devine deja les conflits qui auront lieu dans les prochains titres dont le premier est deja annonce au 4e plat, Petit hanneton. Sera-ce une allusion aux futurs Beatles? C'est que ce bougre de Yann en est bien capable. Pour en revenir a l'aspect armenien, j'ai trouve que c'etait une bonne idee et apportait une note d'exotisme bien venu. Il aurait pu etre italien, ou juif avec une mere a la Marthe Vilallonga. Mais c'est du deja vu. On presume egalement qu'il y aura probablement une intrigue lie au genocide commis par les turcs alors que le reste de l'Europe etait trop occupee a s'entretuer durant le premier conflit mondial. Nous pouvons faire confiance au scenariste marseillais. Le physique d'Atom est relatif a son physique, il est n'est pas tres grand, brun avec de tres epais sourcils. Cela change du grand blond aux yeux bleus, le bon aryen si cher aux classiques du FB, Buck Danny, Lefranc et Alix en tete.

Le dessin de Schwartz est egal a lui-meme. Je l'apprecie beaucoup. Il fait cependant penser irremediablement a celui de Chaland, que j'aime beaucoup. Ce n'est rien d'ecrire qu'il colle parfaitement au journal Spirou, ce melange de semi-realisme tendance comique qui n'appartient qu'a la revue. Le dessinateur restitue tres bien le Paris des quartiers populaires de l'immediat apres-guerre avec ses vieux immeubles, ses rares voitures, ses cafes crasseux qui sentent le vieux tabac et le vin renverse par terre et les patés aux maisons dilapidees vouees a une destruction imminente. Aux cotes du heros, Mimi a l'air bien jolie aussi bien que sa bouche soit souvent de travers. A Jojo-la-Toupie, le catcheur, Le dessinateur lui a donne la tete de Jean Gabin, mais un Gabin au gabarit plus impressionnant forcement. On pourra voir egalement un jeune Leon Zitrone (pour ceux qui se rappelle de lui) en commentateur sportif lors de la scene du match de catch qui est egalement tres bien restitue avec son public de fans gueulants et invectivants les sportifs aux surnoms marrants comme tout, Le Bourreau des Batignolles contre l'Ange Blond.

Note finale,4/5. C'est vraiment tres bien et j'espere que la suite sera du meme tonneau. Mais avec Yann, rien n'est moins sur

1143. Victor Hugo - 30/01/19 17:18
Histoire sans héros, mais ce n'est pas de lui, c'est un plagiat d'un téléfilm. Qu'est-ce qui n'est pas un plagiat chez ce gros con d'ailleurs? C'est bien l'héritier de ce gros sac à merde fasciste de Greg.

1142. froggy - 30/01/19 17:12
Laurent; objectivement, est-ce qu'il y a quelque chose de JVH que tu as aime ou absolument rien du tout?

1141. Victor Hugo - 30/01/19 01:33
JVH c'est caca, et lui c'est un gros con.

1140. marcel - 30/01/19 01:20
C'est un travail de commande (meme si JVH prend les projets qu'il veut) et il s'est dit qu'un simple reportage en BD serait rebarbatif, alors il a invente une fiction autour.

1139. froggy - 30/01/19 00:55
Simon et Van Hamme, Kivu

Ou JVH s'est beaucoup eloigne des series a succes qui ont fait sa gloire et sa fortune.

Francois Daas, un jeune ingenieur des mines belge travaille pour le compte d'une grosse societe belge egalement dont le secteur d'activite est la metallurgie et specialement les terres rares ou mineraux precieux qui sont utilises dans la fabrication des microprocesseurs et autres puces electroniques indispensables aux telephones portables et ordinateurs que nous utilisons quotidiennement. Il est envoye en mission au Congo, dans la region du Kivu, plus exactement qui se trouve dans la partie orientale du pays a la frontiere de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi pour etre encore plus precis. Ce territoire regorge de ces metaux que les industries du monde entier convoitent. La-bas, le jeune homme constate que c'est un veritable enfer qui regne. Corruption et prevarication y sont monnaie courante mais bien pire, y sont pratiques viols et massacres des populations civiles locales ainsi qu'enlevements des jeunes hommes qui seront engages de force dans des milices armees dans le meilleur des cas ou envoyes comme esclave dans les mines exploites par ces societes minieres occidentales qui font bien peu de cas de la vie humaine. Seul le profit comptant comme d'habitude. C'est avec ce terrifiant contexte en toile de fond que Van Hamme a invente une histoire ou le jeune homme se rendant compte tres rapidement de toutes les exactions commises decidera de ne pas le jouer le jeu et sera ameme a jouer le role d'un ange salvateur au risque de sa vie.

La seule note de soulagement dans ce recit vient de la presence de deux personnes qui existent veritablement, deux medecins, l'un est le congolais Denis Mukwege et l'autre un belge, Guy-Bernard Cadiere. Le premier a cree un dispensaire ou il repare les horribles mutilations commises aux femmes violees, il se fait regulierement assister par le deuxieme. Il est a noter que Denis Mukwege a recu le Prix Nobel de la Paix l'annee derniere ou quand le destin a donne une publicite au livre. Et pour une fois, le destin a bien joue son role.

Le scenario imagine par JVH n'est qu'un pretexte pour denoncer ce qui se passe la-bas. Il demarre un petit peu laborieusement car il faut expliquer au lecteur la situation locale qui n'est pas simple tellement il y a d'interets contradictoires en jeu et surtout d'intervenants venant de tous horizons, locaux bien sur mais aussi du reste du monde attires par les gigantesques profits realisables. Il a eu aussi un peu de mal avec le placement dans son histoire des deux medecins, du dispensaire et de l'incroyable et superbe travail qu'ils font sur les femmes afin de leur rendre un peu de dignite, les mutilations decrites dans la BD sont franchement epouvantables et sont dignes de ce que l'Inquisition faisait subir aux heretiques ou de ce que les medecins fous et nazis ont pratique dans les camps de la mort. Mais JVH a suffisamment de metier derriere lui pour arranger tout cela et composer une sauce comestible alors que le fonds serait immangeable en soi. Cet album a ete realise avec de bonnes intentions, il est difficile de mal le critiquer a cause de cela. Il y a des passages tres dur a lire et auxquels on ne peut que fremir lorsque sont decrites les atrocites commises par les chefs de ces milices armees qui se sont octroyes des grades et titres ronflant et qui ne sont rien de moins que d'ignobles ordures.

Le dessinateur Christophe Simon a ete l'eleve de Jacques Martin qui lui avait confie quelques Alix et Lefranc. Pour Van Hamme, il avait dessine un episode de Corentin, le heros de Paul Cuvelier, tire d'un roman que le scenariste avait ecrit. Comme vous pouvez vous l'imaginer, avec de telles figures tutelaires, Martin et Cuvelier, le dessin de Simon est d'un classicisme a toute epreuve. Tout est impeccable, cadrage, composition des cases et organisation des planches. Le seul probleme est que tout cela est tres statique. Cela se voit surtout lors de quelques cases et dans les scenes d'action ou un mouvement se doit d'etre rendu. Il en est ainsi de la case de l'explosion de la jeep qui ferait presque rire tellement c'est pathetiquement rendu. Il en est de meme de celle ou un homme sort son fusil de son lit, on a l'impression de voir une photographie extraite d'un roman-photo tellement le dessin fige les deux personnes qui y sont representees. C'est dommage de lire cela car cela attenue un peu la force de l'histoire, je trouve. Je n'ai pu m'empecher de suspendre ma lecture alors que c'est une tres bonne histoire.

La deuxieme chose qui m'a gene est le fait que le dessinateur a pris la tete de l'acteur anglais Anthony Hopkins pour son personnage du mercenaire qui se vend au plus offrant et mange a tous les rateliers. Je trouve cela dommage de recourir a ce procede pour une BD de la sorte, c'est toujours approprie pour une qui ne se veut que d'etre divertissante et les exemples ne manquent pas. Cela ne l'est plus quand il y a une volonte de denoncer une situation insupportable, presente comme c'est le cas ici ou passee ainsi que j'en avais fait la remarque au sujet de 5 branches de coton noir de Cuzor et Sente qui traite de la condition des noirs aux USA de 1776 a 1945. Dans Kivu, c'est une incongruite et cela distrait la lecture.

La BD se finit sur une fin heureuse. J'imagine que JVH n'a pas voulu finir son histoire sur une note trop desesperee. Mais il ne faut pas se leurrer, cette partie la du recit n'est qu'une fiction. Si on considere le dossier d'introduction qui explique la situation, il est extremement peu probable que cela n'arrive dans la realite.

Note finale 3,75/5. J'aurais mis une note un peu plus haute avec un dessin un peu plus vivant. De toute facon, c'est une lecture que je conseille qui dessillera de nombreux yeux.

1138. marcel - 29/01/19 10:48
J'ai lu le nouveau Lapinot, Les herbes folles.
Torpedo semblait dire que c'était rate. Eh bien je ne suis pas d'accord.
C'est un exercice assez etonnant que ces 365 pages muettes (le plus souvent un dessin par page, parfois jusqu'à trois). Mais, contrairement au 3 reveries de MAM, Trondheim y raconte bel et bien une histoire.
Si le rythme semble lent au tout debut, tres vite le recit prend un tempo haletant, et on ne lache plus jusqu'au bout. On est quelque part entre Les carottes de Patagonie pour les péripéties, et Pichenettes pour le cote fantastique qui survient dans le quotidien.
Bref, un bon cru, qui me rejouit du retour du heros qui chausse du 82.

1137. froggy - 26/01/19 00:57
Hensley, Sir Alfred

Ou comment le maitre anglais du suspense est devenu un heros de comics.

Cet album est constitue de strips, gags allant de la case unique a la demi-planche et histoires courtes de longueur variable qui ont tous trait a Alfred Hitchcock. Y sont racontes des anecdotes de tournage ou bien un evenement marquant de son enfance londonienne ou bien encore ses relations avec ses acteurs et surtout actrices mais aussi son epouse, Alma Reville. Il n'y a pas d'ordre chronologique mais il n'y a pas d'ordre thematique non plus.

Je ne connaissais pas du tout ce dessinateur et c'est evidemment le sujet principal de cet album qui me l'a fait acquerir, le nom d'Hitchcock a un effet magique sur moi. Je lui attribue la paternite de ma cinephilie et je lui dois parmi les plus belles et plus fortes emotions de ma vie de spectateur. C'est un dessin tres americain de style je dirai bien que je ne sois pas du tout un specialiste des comics. Il y en a plusieurs dans le meme genre qui sont publies quaotidiennement dans ma gazette locale, The Washington Post. C'est un dessin rond, plutot bon enfant, plaisant a l'oeil, assez stylise. Il m'a fait penser au style UPA des annees 50. Il n'est cependant pas genial et personne ne s'arretera dessus a priori.

Pour avoir lu deux biographies du metteur en scene, quelques ouvrages sur ses films et bien sur son livre d'entretien avec Francois Truffaut, cela m'a amuse de lire cela sous cette forme bien que je connaissais toutes ces anecdotes sauf une qui m'a bien fait rire. Il faut savoir qu'au faite de sa carriere de L'inconnu du Nord-Express en 1951 jusqu'aux Oiseaux en 1963, il pouvait etre tres drole et meme parfois tres mechant envers ses acteurs et surtout actrices. Apres Pas de printemps pour Marnie en 1964 et l'echec de sa relation professionelle avex sa star feminine de l'epoque, Tippi Hedren, ses films sont moins bons, ce qui eut une influence sur son mental car il etait assez lucide sur ses films. Tout cela est evoque plus ou moins longuement dans la BD nais toujours sous un aspect amusant ou a tout le moins enjoue. Le dessin de couverture est tres representatif non seulement du personnage, mais aussi du contenu de l'album.

Il offre un agreable moment de lecture, ce qui n'est deja pas si mal mais il ne restera pas aussi longtemps dans votre memoire que l'apparition de Grace Kelly dans Fenetre sur cour, la mere de Claude Rains s'approchant d'Ingrid Bergman dans Les enchaines, Cary Grant attendant un autobus en rase campagne dans La mort aux trousses ou le monologue de Janet Leigh dans sa voiture ponctue par la musique de Bernard Hermmann dans Psychose, d'inoubliables moments de cinema dans une oeuvre qui en compte tellement.

Note finale, 2,75/5. C'est plus un album a emprunter a une mediatheque qu'a acheter a moins que vous ne soyez un fan inconditionnel du cineaste. Ce que je suis et pour mon plus grand plaisir.

1136. froggy - 26/01/19 00:07
Merci Murakami pour ton avis. Bien qu'il soit bon, je vais cependant passer outre car j'ai eu trop de deboires l'annee derniere sur des albums achetes au feeling et qui s'avere etre tres, tres mauvais.

1135. Victor Hugo - 25/01/19 14:58
Lu Gramercy Park de Timothée de Fombelle et Christian Cailleaux chez Gallimard
Bonne lecture, dessin inégal (dans la tronche de l'héroïne en particulier, ça va du très jolie à très moche), les sautes d'une époque à l'autre ne sont pas toujours fluides et bien amenées, mais l'ensemble se tient et on n'est pas déçu à la fin.

1134. froggy - 25/01/19 00:47 - (en réponse à : Herve)
Je suis ravi de consater que je ne suis pas le seul a penser ainsi de cet album. Je n'ai lu aucun retour dessus, ni ici, ni en face. Peut-etre ailleurs? Sur Bulledaire peut-etre? Heijingling dear?

1133. froggy - 25/01/19 00:45
C'est pareil de toutes facons, car la couleur, c'est lavis.

1132. torpedo31200 - 24/01/19 17:11 - (en réponse à : Murakami - post # 1130)
Tu peux peut-être l' échanger contre la version "lavis".

1131. marcel - 24/01/19 16:42
Zezelj fait entre autres du super-héros aux U.S.A.
Oui, notamment chez Vertigo, avec DMZ et autres.

1130. Murakami - 24/01/19 14:47
Paris 2119, par Bertail & Zep (Rue de Sèvres)

J'étais assez curieux de voir ce que pouvait donner l'association d'un dessinateur que j'apprécie particulièrement, Bertail, avec Zep que je ne connais que pour quelques bandes humoristiques. J'ai trouvé leur Paris dystopique de 2119 assez convaincant pour peu qu'on adhère au concept de base qui fait, qu'après l'invention de la téléportation, le concept même de voyage physique tend à disparaître. On nous décrit les conséquences d'un tel bouleversement sur la vie quotidienne des gens et ça ne fait pas vraiment envie ! Ce Paris du futur est tout bonnement cauchemardesque et m'a fait penser, par certains de ses aspects à celui créé par Bilal dans "la foire aux immortels". Le héros étant assez nostalgique du 20ème siècle, il est facile pour nous de s'y identifier. Il va découvrir par hasard quelque chose qui va lui révéler le côté très sombre de ce futur. J'aime bien ce genre de scénario paranoïaque, c'est toujours une garantie pour moi d'avoir envie de tourner la page. Le dessin de Bertail est égal à lui-même, c'est-à-dire de haute volée. Je suis plus mitigé sur le choix des couleurs dans les tons grisâtres. C'est il est vrai en accord avec le climat de l'histoire mais je les ai trouvées trop sombres à tel point qu'elles m'ont parfois caché le trait de Bertail. L'autre version de l'album en camaiëu de bleu doit être pus lisible mais son format et son prix exagérés m'ont dissuadé. Au final, je suis malgré tout très satisfait de cette lecture et c'est un album que je relirai avec plaisir.

Note : 4/5

1129. herve - 24/01/19 14:24 - (en réponse à : froggy)
Zezelj et Paljan, Les pedes

Ou apres les couvertures mensongeres, les editeurs, ici Mosquito, proposent des pitch mensongers.

Voici le texte figurant au 4e plat de cet album, je le recopie tel quel:"Un gamin croate regarde avec naivete l'amitie entre son grand frere et son copain Vanjac mais dans un petit village perdu au bout d'un monde arriere et borne il n'y a pas de place pour la difference..." C'est ce texte qui m'a incite a l'acquerir. Tout d'abord une BD faite par deux auteurs croates, c'est suffisamment rare pour que cela attire l'attention. Cela me permettra d'en savoir un peu plus sur ces contrees. En plus, le sujet, des amours malheureuses confrontees a un environnement hostile est toujours un theme qui est capable de m'attirer car derriere une apparence severe et bourrrue, je cache une ame sensible et delicate au coeur gros comme ca. Je suis tres triste a la fin de Romeo et Juliette/West Side Story et le dernier acte de La Traviata m'emeut toujours autant. Que ce soit des amours heterosexuelles ou homosexuelles masculines ou feminines n'a aucune importance, le plus important est que ce soit une histoire d'amour contrarie par les autres. Le seul bemol qui m'a un peu fait hesiter est le titre que je trouve tres racoleur si ce n'est vulgaire.

Voila ce que j'ai lu et attention spoiler mais cela na aucune importance: c'est le dernier jour de classe et David et Vanjac, qui doivent 16/17 ans, ne sont pas la pour la petite ceremonie qui marque la fin de l'annee scolaire. Jacob, 12/13 ans, rentre chez lui, il parle avec sa mere et un ami de ses parents, Peko. Elle lui demande d'aller chercher son frere aine qui se trouve comme a son habitude avec son ami au pied d'un gros cerisier. Une semaine plus tard, la famille va a la ville voir David qui travaille maintenant chez Peko comme manutentionnaire dans sa boutique. Apres une discussion fort interessante et passionnante qui se deroule sur 2 planches, discussion declenchee par Jacob qui s'enquiert de savoir ce que l'oiseau dans sa cage mange. Du coup, cela lui a donne l'envie d'avoir un oiseau aussi. On lui rappelle que la semaine d'avant c'etait un chien, puis avant, un chat, et meme un singe. Alors, il va retrouver son frere aine pour lui donner l'ipad confie par Vanjac pour son ami. Plus tard, le gamin veut une nouvelle paire de baskets comme celle de Vanjac. Puis, on apprend David ne s'est pas presente a son travail. On apprend aussi que Vanjac serait avec lui. 3 jours passent et les recherches se poursuivent activement. Jacob leur a enfin dit qu'il etait possible que les deux garcons soient au cerisier. Tout cela n'empeche pas la mere d'emmener Jacob au marche pour lui acheter une nouvelle paire de baskets. Au moment de regler, son portable sonne, elle decroche et elle s'evanouit rapidement car on a retrouve les deux adolescents pendus a l'arbre. On passe directement a la scene du retour du cimetiere et dans la voiture qui les ramene, on discute de choses essentielles et importantes dans de tels moments telles que de savoir si il faut mettre la climatisation ou et si une Renault vaut mieux qu'une VW. Puis le fils se met a jouer a Boule et Bill en cachant les yeux du conducteur et demande tout en riant, "devine qui c'est?". La voiture fait une embardee, s'arrete et la mere interdit a son ami de toucher a son fils. FIN.

Vous avez remarque la difference. Je ne sais pas si j'ai lu le meme livre ou bien si l'editeur ou l'imprimeur et on intervertie les quatrieme plats. Je n'ai lu lnulle a presence d'un village d'arriere, element d'un environnement hostile des qu'il y a une histoire d'amour entre deux hommes ou quoi que ce soit d'autres qui ferait de cet album un drame a faire pleurer les chaumieres du Marais a Paris, du West Village a New York, de Dupont Circle a Washington, de West Hollywood a Los Angeles et du Castro District a San Francisco ou tout autre ames sensibles vivant ailleurs. Seul le titre indiquerait la nature de la veritable relation qui unit les deux garcons, mais le scenario ne corrobore pas ce fait. Et je vais m'arreter la pour la critique du scenario car j'ai deja passe trop de temps a ecrire cela.

Pour le dessin, en un mot et meme plusieurs, il est moche, laid, horrible, degueulasse, a gerber, pas beau, hideux, inelegant, repugnant, affreux, atroce etc. Et certaines planches ou/et cases sont rigoureusment incomprehensibles.

Je sais bien que ma critique donnerait presqu'envie de le lire comme on a envie de voir Plan 9 from outer space, le film d'Ed Wood, histoire de savoir que peut bien etre le plus mauvais film du monde. Il se trouve que la, on peut en rire a plusieurs quand on est dans une salle de cinema. La lecture etant un plaisir solitaire, vous aurez du mal a faire partager votre hilarite. C'est tellement moche que c'en est meme pas drole.

Note finale, 0/5. De la merde, purement et simplement


Je te rejoins amplement sur ton avis.
je l'ai emprunté à la médiathèque, et je n'ai même pas réussi à aller au bout tant je ne voyais pas l'intérêt d'un tel livre.

1128. heijingling - 24/01/19 11:57
Zezelj fait entre autres du super-héros aux U.S.A., c'est donc qu'il lui est reconnu au moins techniquement un certain talent. Mais tu peux trouver ça laid, technique et esthétique sont choses différentes.

1127. froggy - 23/01/19 23:34
Tu ne m'emmerdes pas, [pas ici au moins. :))]. J'avais vu cette premiere planche qui effectivement est plaisante. Mais comem le scenario n'est pas du tout ce que j'esperais considerant le pitch, j'ai rejete l'ensemble. Je ne sais pas ce que Zezelj a fait d'autres et cet album ne m'a pas du tout donne envie d'aller voir ses autres.

1126. marcel - 23/01/19 23:12
Je disais pas ca pour t'emmerder, mais y a tellement de truc vraiment moches qui sortent que j'ai ete surpris de voir de tels qualificatifs associes au dessin plutôt elegant dans sa gestion du noir et blanc (et gris) de Zezelj.



 
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