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715. Piet Lastar - 28/10/18 12:10 - (en réponse à : pm)
"il est capable de nous pondre un cycle policier pendant la Shoah"

il n'y a pas eu de vols, meurtres, contrebandes, ... pendant cette période ?

714. Piet Lastar - 28/10/18 12:04 - (en réponse à : froggy)
La deuxieme chose sur laquelle j'ai pas mal tique est sur la responsiblite des attentats. Il y a beaucoup de theories plus ou moins fumeuses sur la question.

Quelle est ta thèse ?

713. pm - 28/10/18 09:22 - (en réponse à : froggy)
Ce que tu écris non seulement ne me donne pas envie et fait plutôt froid dans le dos, mais pas tellement à cause des invraisemblances. Brunschwig est vraiment un scénariste bien lourd et sans aucune délicatesse ni recul.. À ce rythme là il est capable de nous pondre un cycle policier pendant la Shoah sans être gêné.

712. froggy - 28/10/18 01:43
Le pouvoir des innocents Cycle 2, Car l'enfer est ici 5, 11 septembre

Il y a bien la BD d'Art Spiegelman, A l'ombre des tours mortes mais je ne l'ai pas lue, je crois que c'est le premier album de BD que je lis qui incorpore l'evenement qui a marque le veritable debut du 21e Siecle. Jusqu'a present, le 11 septembre etait lie au coup d'etat au Chili de 1973 et a l'assassinat de Salvatore Allende par la junte militaire de Pinochet et ses sbires. Depuis 2001, il en est bien autrement.

Pour une fois je ne sais pas si je vais pouvoir critiquer sereinement cet album. En effet, ayant vecu a New York pendant un peu plus de 23 ans, j'y etais ce jour la et il est evident que son evocation d'une maniere ou d'une autre me donne des frissons. Pour ne rien vous cacher, pendant tres, tres longtemps, j'avais du mal a retenir mes larmes quand on me demandait mes impressions sur cette journee et j'etais incapable de voir la moindre image des avions rentrant dans les tours et de tout ce qui s'ensuivit. Cela va un peu mieux maintenant. Meme encore aujourd'hui, quand il fait tres beau, que le ciel est d'un beau bleu, que la temperature est ideale car c'etait une tres, tres belle journee de fin d'ete, je ne peux m'empecher d'y penser. Et les millions d'autres gens qui etaient a New York ce jour la sont comme moi, nous avons tous subi un veritable traumatisme. L'onde de choc de cet evenement continue a se repercuter partout dans le monde et continuera encore longtemps. Je ne veux pas me montrer egoiste, ce n'est rien compare aux familles de toutes les victimes que ce soit aussi bien celles de New York, d'Arlington que de Pennsylvanie.

La couverture etant ce qu'elle, elle ne cache pas ce qu'il en sera dans cette histoire. Le recit commence par le premier jour du proces de Joshua Logan, accuse d'avoir assassine les 508 invites de Steven Providence, le boxeur supporter de Jessica Ruppert qui venait d'etre elue maire de New York. Tout cela est l'objet du premier cycle dont je ne peux vous recommander que la lecture tellement c'est bien, je crois que je l'ai deja ecrit souvent ici meme mais j'ai inscrit Le Pouvoir des Innocents Cycle 1 dans mon Top Ten des meilleures BD. Pour en revenir a cet album, ce premier jour est le 1e mars 2001, l'avocat de Joshua defend becs et ongles son client. En meme temps, un homme se fait arreter pour viole sur une mineure bienq ue celle-ci etait consentante et est folle amoureuse de cet homme. Or cet homme n'est rien d'autre que est le bras droit d'un mafioso que la police veut arreter depuis bien longtemps. Avec ceci, Brunshwig ajoute ce qui se passe a La Maison-Blanche et bien entendu, le personnage de Jessica Ruppert n'est pas en reste, elle aussi a son mot a dire dans cette histoire. Cela sonne apparemment tres complique mais en fait c'est d'une extreme limpidite, le scenariste agence les sequences et et scenes avec une excellente maestria sans perdre le fil de son histoire. Le lecteur sent que tout a ete pese et que rien n'a ete laisse au hasard. Le cycle se termine par la decision du jury alors que les tours jumelles viennent de s'effondrer.

Ce qui aide enormement dans cette histoire est la qualite du dessin de Laurent Hirn, que l'on ne presente plus. Il rend encore plus vivant les personnages tels que si bien ecrits par Luc B. Ce dernier a un reel talent pour ecrire des personnades qui soient de chair et de sang et son dessinateur les magnifie par la qualite de son trait, l'humanite qui se degage de chacun d'eux est vraiment saisissante, ils sont tous plus vrais que nature. Aux personnages s'ajoute la qualite des decors qui je presume pour les cases montrant les attentats a ete fait au moyen de la table lumineuse, les images tels que dessines reprennent ces photos que nous avons tous vues.

Il y a quand meme une enorme erreur et c'est pour cela que je ne peux pas etre objectif dans mon opinion sur cet album. Je ne pense pas commettre de spoilers dans ce que j'ecrit. Le dernier acte se deroule le 11 septembre, jour attendu du verdict apres un proces qui aura dure un peu plus de 6 mois et aura passionne le public. Le jour du veritable 11-Septembre, et apres que les tours se soient effondrees, c'etait la panique et le chaos le plus complet dans toute la ville, Manhattan bien sur mais aussi les 4 autres boroughs. Toutes les administrations ont ferme leurs portes en fin de matinee, or Brunschwig a imagine dans un souci de license dramatique comme si les deux evenements etaient lies que le verdict etait rendu ce jour la mais en fin d'apres-midi seulement, ce qui a ete evidemment impossible

La deuxieme chose sur laquelle j'ai pas mal tique est sur la responsiblite des attentats. Il y a beaucoup de theories plus ou moins fumeuses sur la question. Celle qu'a imagine le scenariste ici est totalement invraisemblable et l'est tellement pour un lecteur qui vit ici d'y adherer completement.

La lecture de cet album m'a fait penser a une episode de La quatrieme dimension, la BD se veut realiste, elle me montre une ville de la maniere la plus realiste possible. Or, je connais tres bien ladite et les evenements decrits dans l'album se sont veritablement passes mais il y a de telles libertes avec la realite que je me suis detache de l'histoire.

Note finale; 4/5. Je mets cette note plus pour le dessin que je trouve vraiment superbe que pour le scenario a cause de mes remarques.

711. herve - 21/10/18 21:28 - (en réponse à : froggy)
Ravi que ce dernier opus de Berthet t'ai plut.
J'avais aussi aimé ce polar

710. froggy - 21/10/18 00:36
Berthet et Raule, L'art de mourir

C'est un bon titre mais il est assez passe-partout. Vous connaissez peut-etre le titre original du roman d'Agatha Christie, les vacances d'Hercule Poirot, Evil under the sun, une de ses intrigues les plus alambiquees et une de ses meilleures assurement. Ce titre aurait tres bien pu s'appliquer a cette BD policiere car le mauvais est vraiment le Mal personnifie et l'action se passe sous le soleil de Barcelone.

Philippe Martin, un inspecteur de police francais qui travaille a St Denis, dans la banlieue parisienne est appele dans la capitale catalane pour reconnaitre le corps de sa fille qu'il n'a jamais connue. Cette jeune femme de 25 ans s'est apparemment suicidee. Notre inspecteur va donc mener l'enquete pour connaitre les circonstances de ce suicide, par la meme occasion, il retrouvera, la femme qu'il a tant aimee et qui l'a quitte 25 ans plus tot alors qu'elle etait enceinte. Il aura a faire a un adversaire particulierement redoutable par sa grande cruaute comme nous le montre sa scene d'introduction. Ce type est une teigne immonde aupres de qui on pourrait presque comparer Russ Dobbs et Doc Wetchin, les adversaires de Red Dust dans Le ciel est rouge sur Laramie de Comanche a des enfants de choeur, c'est vous dire le degre d'ignonimie du personnage.

Un des plus celebres adages hitchcockiens est "Plus reussi est mechant, plus reussi est le film". Il est evident qu'on peut le transposer avec succes et sans aucun probleme a la BD ou les mauvais de legende sont flores. Ils ont pour nom Olrik, Arbaces, Mr Choc, Le Bourreau, Lady X entre autres. Ici, il s'appelle San Pedro Sula et je l'inscrit d'ores et deja dans le Pantheon des meilleurs mauvais de la BD. Mais il ne faut pas seulement un bon mauvais (!) pour faire une bonne BD, il faut aussi une bonne histoire et c'est le cas ici.

Avec cet album, Berthet a fait appel au scenariste de Jazz Maynard, Raule pour sa collection Ligne Noire. Les titres precedents sont tous d'excellente qualite et ravissent tous les amateurs du genre, celui-ci ne deroge pas la regle. J'ecrirai meme qu'il est legerement meilleur grace a la qualite de l'ecriture et a la personnalite du mauvais. Curieusement, ou pas selon les points de vue, le moins bon maintenant serait celui ecrit par Zidrou, Le crime qui est le tien qui est un bon album malgre tout.

Raule a ecrit une histoire tres, tres noire qui sert de pretexte a faire un petit tour de Barcelone, le lecteur passe ainsi des beaux quartiers ou vivent les gens riches a ceux plus populaires. On visite aussi quelques endroits touristiques bien que l'on n'y voit pas la Sagrada Família, la basilique. Mais comme tout le monde la connait, cela n'a aucune importance. Par contre deux scenes importantes ont lieu dans le telepherique qui surplombe le port pour l'une et dans un labyrinthe situe dans un jardin pour l'autre. Ces deux scenes concluent le recit apres une lente montee vers le suspense. Ces deux scenes sont des scenes d'action et la deuxieme sert de climax au recit. L'histoire est tres bien construite, et on tourne les pages avec avidite tellement elle est prenante. Qui plus est et ce n'est pas un moindre, les personnages principaux sont tous tres bien ecrits, celui de San Pedro est cependant plus caracterise par sa mechancete qu'autre chose. Le personnage du conducteur du taxi aux bons dialogues apporte une agreable bouffee d'air frais dans cette atmosphere deletere.

J'avais ecrit dans une de mes chroniques consacrees a un des albums precedents de cette collection que je trouvais que le dessin de Berthet n'avait pas beaucoup change depuis que j'avais lu ses debuts dans Spirou en 1981. J'avais ete immediatement seduit par celui-ci et je pense avoir achete tous ses albums depuis son premier chez Dupuis, Couleur cafe. Dans son dernier opus, c'est le rendu des decors qui a beaucoup change et cela m'a frappe des la premiere grande case nous montrant la ville. Malheureusement, je ne suis pas suffisamment qualifie en dessin pour l'exprimer avec des mots. Je pense que ses decors barceloniens sont alleges de pas mal de fioritures et coquetteries graphiques cheres au dessinateur qui lui vont si bien et qui font partie du charme de son dessin. Ainsi, il dessine tres bien les voitures d'habitude, or la Maserati Ghibli 1967 que l'on voit ici est restituee differemment de ce a quoi il avait l'habitude de faire dans ses albums precedents. Est-ce que c'est du au crayonne? A l'encrage? Aux couleurs? Je ne sais pas mais cela me semble etre une evidence. Ce n'est ni mieux, ni moins bien qu'avant, c'est different, c'est tout. Reviendra-t-il vers un style auquel il nous avait accoutume? Nous le saurons avec son prochain album.

Ce qui n'a pas change par contre est la maniere dont il dessine ses personnages. Il n'y a pas de gens laids chez Berthet, ils sont tous beaux, les femmes comme les hommes. Meme le heros porte superbement sa cinquantaine. Il y a une elegance du trait chez le dessinateur qui me plait toujours autant 37 ans apres ses debuts. Quand j'ouvre un de ses albums, je continue a etre seduit. Ce que j'ai aime aussi dans cet album est le fait que l'on ne voit pas le visage de son ex-epouse, on ne le voit que dans l'episode du retour en arriere, quand ils se sont rencontres et ce qu'il advint. J'ai trouve que c'etait un bon parti pris de mise en scene.

Note finale, 4,75/5. C'est une reussite de bout en bout, un bon scenario et un dessin qui va parfaitement avec. C'est tout a fait le genre de BD distrayante que j'aimerais lire plus souvent. Manifestement, Barcelone a reussi a Berthet.

709. froggy - 20/10/18 00:21
Sherman 8, Les chemins de Jeannie. 1969

Cet album conclut le cycle entame il y a deux ans maintenant et surtout conclut la serie. En effet, a moins que Desberg nous fasse un coup a la maniere des scenaristes de la serie Dallas, il semble que cette mini-serie s'arretera sur ce tome.

Nous avons donc la resolution de l'intrigue du tome precedent, a savoir, pourquoi et qui a tue Ludwig, le mari de Jeannie? Jeannie, la suspecte numero 1 pour Scotland Yard qui mene l'enquete. Comme dans un bon whodunit d'Agatha Christie, la reine du genre, le ou les coupables n'est/ne sont pas forcement ceux a qui on pense. Cependant, c'est une histoire d'espionnage ou se mele egalement sentiments amoureux aussi bien filiaux que matrimoniaux.

Il s'avere qu'en fait, le lien avec le cycle precedent est tres tenu puisque le seul rapport que ce dyptique reside dans les personnages de Jeannie et de Ludwig, ce dernier n'apparaissant que dans des retours en arriere. Il n'y a aucune reference au personnage de Sherman. Cette histoire aurait tres bien pu etre un simple one-shot avec des personnages portant un nom different, cela n'aurait rien change. Il est evident que Le Lombard a prefere publier cela avec le nom generique de cette mini-serie, qui a remporte un petit succes d'estime d'apres ce que j'en sais. Pourquoi pas, me direz-vous? C'est de bonne guerre. Heureusement que cet album est bon, cela sauve donc l'entreprise parce que sans cela, cela aurait ete de l'escroquerie.

J'ai trouve le dessin de Magda aussi agreable et plaisant que d'habitude bien que certaines cases soit franchement ratees, le suicide de l'un des protagonistes qui se jette par la fenetre et le decoupage d'un accident de voitures par exemple. Comme je l'avais ecrit pour la premiere partie de cette histoire, je ne comprenais pas pourquoi elle avait ete choisie pour succeder a Griffo qui avait dessine les 6 premiers albums. Maintenant, je sais. Cela aurait pu etre n'importe qui d'autres, meme Vuillemin a la limite, car il n'y a quasiment aucun lien entre les deux cycles.

Je regarde toujours avec attention les voitures dessinees dans les albums dont l'action se passe d'avant les annees 90, c'est a dire quand les automobiles ne se ressemblaient pas toutes entre elles et j'ai remarque que la dessinatrice a place beaucoup de MG dans son histoire. Je me demande si ce n'est pas un clin d'oeil discret a son scenariste et a elle-meme, Magda-DesberG.

Note finale, 3/5. C'est une bonne conclusion a une bonne serie. Elle ne restera pas dans les annales de la BD mais elle laissera un bon souvenir a tous ceux qui l'ont lue

708. suzix@bdp - 16/10/18 14:27
"montré"

707. suzix@bdp - 16/10/18 14:26
et moi je suis content de t'avoir montrer une autre facette de cette BD. C'est un haut fait d'arme bdphile! (;o)

706. suzix@bdp - 16/10/18 14:23
oui il a plusieurs niveaux de lectures. On peut s'arrêter à la fille qui met un chemisier qui plait aux hommes ou philosopher sur les aspirations humaines les intimes. Est-ce que se libérer totalement est moral ? Ce doit être un thème abordé en philo ça non? ... j'ai pas fait philo. Moi j'ai fait physique! (;o)

Vivès est un très bon raconteur d'histoires en BD. J'avais bcp aimé "Une soeur" aussi.

705. Danyel - 16/10/18 13:24
Je suis d'accord avec ton spoiler.
En fait, le côté léger de cet album n'est qu'apparent. Je m'en rends compte avec le recul et en en discutant avec toi.
Vives est décidément très fort.

704. suzix@bdp - 16/10/18 09:48
... ne serait-ce pas finalement du bovarysme que nous a écrit là Bastien Vivès?

703. suzix@bdp - 16/10/18 09:41
Une "fable", c'est le mot qu'il me manquait. Merci Daniel. On voit qui a fait des études littéraires! (;o)

SPOILER Je n'ai pas mis cette révélation de soi uniquement sur l'attirance qu'ont les hommes envers l'héroïne lorsqu'elle porte le chemisier. Elle le ressent et cela lui plait mais c'est la face sombre de sa personnalité que cela révèle. Ce mauvais djinn qu'est le chemisier va la pousser à expérimenter sa nouvelle "condition" de femme à l'excès. C'est le combat entre la liberté d'être à tout prix contre trouver sa place dans la société. Elle avait bcp plus besoin d'attention que de sexe. Chamboulée par son nouveau pouvoir de séduction, elle en abuse et c'est finalement le seul qui lui prêtait (un peu) d'attention (son petit ami lui demande si ça va dans une des premières scènes lorsque tous les autres ne la voient pas) qui va être la victime principale de cette nouvelle femme fatale qui bout du désir de vivre et va tout sacrifier pour sa satisfaction personnelle. Etait-elle déjà ainsi intérieurement avant ou bien est-ce sa nouvelle condition qui l'a changé? Sans doute un peu des deux ... c'est donc à mon sens, aussi une histoire sur l'égoïsme en même temps que sur la difficulté à vivre avec du pouvoir nouvellement acquis ... n'est-ce pas M. Bennalla!? (;o) Fin SPOILER

702. Danyel - 16/10/18 05:58
Dans l'histoire, l'estime de soi de l'héroïne naît du désir brut qu'elle génère chez les hommes quand elle porte le chemisier. C'est donc grâce à un simple accessoire qu'elle prend confiance en elle et s'impose. C'est aussi par ce même accessoire que les hommes, ces gros bourrins, la remarquent.
Le constat est désabusé et est à prendre comme une fable sur notre époque et l'obligation du paraître. Le diktat des temps modernes : vivre par le regard des autres et la marchandise. Autrement dit, une version contemporaine de la société du spectacle.

701. suzix@bdp - 15/10/18 10:27
Lu Le chemisier de Vivès chez Casterman (octobre 2018)

Une jeune femme se tâche en faisant du baby-sitting. Le père de l'enfant lui donne un des chemisiers de sa femme pour se changer ... "Vous êtes certain!?" dit-elle lorsqu'il lui tend le chemisier en soie. Cette jeune femme quelconque et tristement transparente arrive à une soirée entre amis avec le chemisier qu'elle vient de mettre ... et ça change tout. Et elle le ressent. Ce chemisier va la révéler aux autres et à elle-même. Cet album est l'histoire de l'estime de ... soi! (jdm!) (;o). Ou comment l'on se sent influence les autres et crée un cercle vertueux. J'ai adoré cet album. Vivès a de très grandes qualités narratives. A lire.
Note 5/5.


... oui que des bonnes notes. Je suis inspiré en ce moment! (;o)

700. suzix@bdp - 15/10/18 10:18
Lu Renaissance #1 de Emem & Duval chez Dargaud (octobre 2018)

Post-Apo & SF ensemble, ça donne vraiment bien. C'est l'une de mes meilleure lectures de 2018. Je conseille fortement à ceux qui aiment ce thème très actuel de la catastrophe climatique qui nous pend au nez.
Le climat s'est déréglé, Paris est sous les eaux. Des fièvres endeuillent la population. Les coalitions se déchirent. Les puits de pétroles sont en feu. La race humaine est en voie d'extinction. Une civilisation extra-terrestre se décide à intervenir pour la sauver. L'album se termine par "Nous les humains, on va se calmer assez vite (face à l'intervention extraterrestre) mais ce ne sera pas la même chose avec les algorithmes!" ... oh le joli cliffhanger! (;o) Miamm ...

Je vous aurai prévenus, ça va faire un carton. PREVIEW ICI

Note 5/5.


699. suzix@bdp - 15/10/18 09:11
Lu Jeremiah #36 de Hermann chez Dupuis (octobre 2018)

Comme dit ailleurs, j'ai bien aimé cet album car il me rappelle la meilleure époque avec ce palais fantastique, cette jeune femme étrange, la présence de Lindford, de l'humour pince-sans-rire et de très jolies cases avec de superbes couleurs. Oui, y'a pas de scénar ... en fait si, il y en a un ... mais il est sans queue ni tête. Hermann lance les deux compères dans le désert, traqués par une ancienne connaissance de Kurdy ... mais ça fait pshiit lorsqu'il meure suite à une tornade, un peu aidé par le "Cousin Lindford". Lui, il sort de nulle part et sa présence est également furtive. Et tout cela se finit ... mal comme d'hab. J'ai donc eu un rappel des meilleures années et cela a suffit à me faire plaisir.
Note 4/5.

698. froggy - 09/10/18 16:22
Je ne savais pas que c'etait de Boby Lapointe. J ete remercie, je me coucherai moins con ce soir.

697. Bert74 - 09/10/18 09:51 - (en réponse à : froggy #694)
Heu...le calembour n'est pas de moi, mais bien du Grand Maître lui-même, tel que l'a signalé Stefan, hein... Je pensais que tu t'y référais en ne le citant pas exactement (d'où l'invective de ma part).

696. froggy - 08/10/18 18:46
Ayroles, Moments cle du journal de Spirou, 1937-1985

Cet album est evidemment sorti le printemps dernier pour les comemorations du 80e anniversaire du journal Spirou. Il ne couvre que les annees durant lesquelles la famille Dupuis en fut proprietaire. Effectivement, en 1985, c'est le Groupe Bruxelles-Lambert qui en prit le controle. Et le petit monde de la BD FB en fut bouleverse... Mais ce n'est pas le sujet.

Le principe de l'ouvrage consiste en un fait qui fait l'objet d'un petit texte illustre par un dessin. L'auteur s'attarde plus sur certains evenements que d'autres, ainsi, l'episode du Trombone Illustre est le plus chronique. Si vous ne saviez rien sur l'histoire du journal et que vous voulez en apprendre plus d'une maniere ludique, ce livre est pour vous. Si cette histoire n'a aucun secrets pour vous, ce livre est egalement fait pour vous car il la resume en 151 evenements plus ou moins importants mais tous notables. Il ne contient pas de revelations fracassantes mais il m'a appris quelques petites choses qui nuancent cette histoire et l'enrichissent.

Je ne connaissais rien d'Ayroles, je ne sais pas ce qu'il a fait jusqu'a present. J'ai apprecie la maniere dont l'ouvrage a ete concu et maquette. C'est un petit format d'un peu plus de 300 pages, tres agreable a tenir en position de lecture. Cela se lit vite, un peu trop d'ailleurs, j'aurais aime en avoir un peu plus. mais c'est mon cote gourmand qui ressort. Vous apprendrez ainsi que Delporte avait refuse Philemon de Fred qu'il soumit a Spirou en 1965. Pour ne pas etre en reste, en 1968, Martens, son successeur a la tete du journal, vira Bretecher dont il n'aimait pas le dessin. On sait tous ce qu'il advint de ses 2 auteurs. Manifestement, Goscinny avait un meilleur oeil pour accepter ceux qui ont du talent, mais ce n'est pas le sujet de ce livre.

Quant au dessin, il est agreable, tres Ecole de Marcinelle en definitive c'est a dire entre le realisme et la caricature, c'est un parfait hommage au journal et a ses auteurs.

Note finale: 4/5. Un tres bon livre de vulgarisation sur un sujet o combien futile mais tellement important quand on y pense.

695. Stefan - 08/10/18 16:36

694. froggy - 08/10/18 16:31 - (en réponse à : Bertrand)
J'applaudis ton calembour.

Sinon, le livre prend effectivement de la place, mais il aura droit a une place d'honneur parmi au sein de toutes tes monographies considerant le talent de Will. Tu ne devrais pas en regretter l'achat. Les autres forumiens non plus d'ailleurs.

A propos, pour cet automne, le Maghen nouveau sera consacre a Peyo.

693. Bert74 - 08/10/18 09:59 - (en réponse à : froggy)
Ou la peinture a l'eau, c'est peut-etre beau, mais avec la peinture a l'Will, il ne s'est pas pris une tuile.

J'espère que tu voulais plutôt dire que : "la peinture à l'Will, c'est bien diffisswill, mais c'est bien plus beau que la peinture à l'eau,ah !"... Espèce d'apocryphe !

Bon j'hésitais encore, passque ça prend de la place comme bouquin, mais là tu pousses, hein...

692. froggy - 08/10/18 00:54
Will, Mirages

Ou la peinture a l'eau, c'est peut-etre beau, mais avec la peinture a l'Will, il ne s'est pas pris une tuile.

Cet album est la monographie consacree au dessinateur de Tif & Tondu et d'Isabelle parue l'annee derniere chez Maghen et que je viens seulement de lire.

Avant 1974, Will n'etait quasiment connu que pour etre le dessinateur de T&T, une serie tres sympathique qui a mon avis a ete tres, tres, bien, mais alors, tres, tres bien quand Maurice Rosy en signait les scenarios, il faut dire que leur nemesis, Mr Choc, y etait pour beaucoup. J'y reviendra plus tard quand je chroniquerai les tomes des integrales qui contiendront ces histoires. Apres le depart de Rosy des editions Dupuis en 1968, concomitamment au licienciement d'Yvan Delporte (hasard ou coincidence), Will s'etait tourne vers Maurice Tillieux pour en ecrire les scenarios. On le sait, celui-ci alternera histoires originales et reprises d'histoires de Felix. Avec lui, puis encore plus avec Stephen Desberg qui succedera au createur de Gil Jourdan, la serie devient plan-plan, et meme mediocre et insignifiante. Il etait facile de deviner la lassitude du dessinateur a y travailler dans des episodes tels que Le retour de la bete qui demontrait le total desinteret qu'avaient les deux auteurs sur la bande.

Il faut dire qu'en 1969, Will avait cree avec Macherot une serie dont l'heroine etait une petite fille qui etait temoin d'evenements bizarres et mysterieux. Delporte s'etait joint a eux mais la serie ne decollera vraiment qu'en 1975 quand Franquin s'insera dans le trio des auteurs. Et quand j'ecris decoller, ce n'est rien de l'ecrire, elle s'envola vers des hauteurs stratospheriques a la vitesse de l'eclair et ainsi devint instanement une des mes series preferees de Spirou quand je lisais le journal. Litteralement transcende par ses coequipiers, on decouvrit une nouvelle facette de Will inconnue du grand public qui tout d'un coup lui permit de se faire une place parmi les plus grands dessinateurs du FB. Tif et Tondu etait son gagne-pain et Isabelle, sa danseuse, il etait evident de deviner ou allait sa preference.

A partir de la, Will pu se consacrer a la peinture et les toiles qui illustrent le livre montrent que le papillon Will mit bien du temps a sortir de la chrysalide tifettondienne. On en avait deja eu un apercu avant dans certaines albums et surtout avec la creation de la Comtesse Amelie d'Yeu dite Kiki qui prefigure tres gentiment la jolie sorciere Calendula dans Isabelle. Ce n'etait evidemment pas un hasard que cela arriva dans les annees 70, decennie qui fut tres liberee comparee aux deux precedentes.

Quand Will lachera definitivment T&T en 1990, il pourra ainsi dessiner 2 albums ecrits par Desberg pour la collection Aire Libre. Le scenariste avait recu comme consigne de la part de son dessinateur de pouvoir dessiner beaucoup de jolies femmes, il obeira consciencieusment a son dessinateur pour le plus grand plaisir de celui-ci et aussi celui des lecteurs qui decouvraient ainsi que Will etait definitivement un des plus grands.

Le livre passe donc en revue toutes les epoques de l'auteur, des debuts balbutiants aux oeuvres maitrisees de la fin et c'est un enchantement. Je ne sais pas si ses toiles sont sur le marche mais je considere qu'elles valent largement une acquisition. L'accent des auteurs de l'ouvrage a donc ete pose sur l'iconographie qui est donc tres riche et c'est vraiment tres beau. Les textes ne servent qu'a expliquer certaines chsoes dont les periodes de transition que vecut l'auteur.

Note finale: 5/5. La lecture de cet ouvrage est un pur moment de bonheur

PS: Herve, si tu ne l'as pas, tu devrais. If you see what I mean... :))

691. herve - 07/10/18 17:42
"Darnand, le bourreau français" #1 Bedouel & Perna

Je venais juste récemment de visionner l'excellent reportage "la police de Vichy" que je tombe sur cet album consacré à Darnand, figure de la collaboration française.
Ce premier opus d'une série qui en comptera 3, revient essentiellement sur le parcours de Joseph Darnand pendant la première guerre mondiale et sur Ange, son compagnon d'arme, jusqu'au début du conflit de 39.
Le dessin de Bédouel, que j'avais apprécié dans "l'Or et le Sang" est toujours aussi bon: simple et épuré, qui va à l'essentiel.
Quant au scénario, s'il réserve encore des mystères (que vient faire l'intervention indirecte de Churchill) et quelques incompréhensions (c'est quoi ce camp de prisonniers de Pithiviers gardé par l'armée française?), il n'en demeure pas moins très intéressant.
Je lirai le tome 2 sans hésiter.

note:3/5

690. pm - 05/10/18 11:43 - (en réponse à : Suzix achab)
Sans vous avoir lu je viens de lui proposer un truc du même genre quoiqu’un peu plus radical ( carrément une pause internet ) sur un autre sujet.
Le mal est cerné et le remède connu.

689. Achab - 05/10/18 11:25
Sinon, comme Degryse, j'ai lu Bolchoï Arena, et bonne surprise aussi.
Dessin un peu désuet et sans doute inadapté quand il s'agit d'en mettre plein les mirettes (avec les lacs de méthane de Titan par exemple), mais assez élégant quand même.
Découpage limpide malgré l'univers multiple, l'inévitable jargon technique et les enjeux sur différents niveaux.

Une revisite modernisée et optimiste (pour l'instant) du concept de la Matrice.

688. longshot - 05/10/18 11:15 - (en réponse à : suzix, Achab)
Puisse-t-il vous entendre.

687. suzix@bdp - 05/10/18 11:07
les grands esprits de rencontrent ... j'ai grosso modo préconisé la même sur le sujet de Marsault : déconnecte et fais-toi oublié. Les réseaux sociaux ont la mémoire d'un poisson rouge. Il y aura très vite d'autres choses à détecter ou combattre.

686. Achab - 05/10/18 11:02
Pourquoi tu commences pas par t'interdire Twitter à toi même ?
Perso, je m'en passe très bien. On pourrait m'y insulter quotidiennement que ça me laisserait totalement indifférent, vu que je ne le saurais pas.
Déconnecte. Prends l'air.
Il y a un côté masochistes à s'infliger une existence malheureuse sur un espace virtuel non vital...

685. critix - 05/10/18 10:51
Je viens de lire des menaces de SJW comme tous les jours et j'en pense qu'il faut interdire twitter.

684. Stefan - 05/10/18 10:22
Effectivement, le problème des collectifs et récits courts c'est souvent que pour chaque récit, on se dit que ça aurait pu être développé plus. C'est une contrainte forte qui laisse souvent quelques frustrations.

Il y avait aussi, chez certaines autrices, la crainte de faire des récits trop "à charge" trop "militants revendicatifs". D'où cette démarche chez certaines d'essayer de ne livrer que des faits le plus objectivement possible (avec la pleine conscience de ce que cette démarche a de contradictoire) sans livrer de jugement ni d'analyse et de laisser le lecteur se faire son opinion. Bien sûr ça a quelque chose d'artificiel, l'objectivité d'un récit n'existe pas vraiment, surtout sur des sujets aussi intimes. Mais c'est justement sur la façon dont elles font passer leurs idées sans avoir l'air de les imposer et l'impression de sincérité qui s'en dégage que réside l'intérêt, à mon avis de ces récit.

On s'est aussi posé la question de la pertinence, dans ce livre, de ne pas donner la parole à des auteurs homme. Parce qu'effectivement, le féminisme n'est pas et ne doit surtout pas n'être qu'une affaire de femme. Mais il nous a semblé que le milieu de la BD était globalement très masculin et que profiter de ce livre pour donner plus d'espace à des artistes qui ne soient pas des hommes, nous a semblé malgré tout pertinent.

683. Quentin - 05/10/18 09:38 - (en réponse à : Stefan)
Ce qui me dérange sans doute le plus, c'est l'idée qu'il suffit d'être femme pour être féministe. Raconter sa grossesse, c'est du féminisme. Raconter son viol, c'est du féminisme. Pourtant, s'il n'y a aucune analyse derrière ni aucune volonté de promouvoir l'égalité des sexes, je ne vois pas bien où est le féminisme. Les autrices du bouquin savent peut-être dessiner et raconter, mais ont-elles quelque chose à raconter, à part leur expérience de femme? La majorité des autrices du livre oui, mais les autres non. Elles se contentent d'étaler leur expérience ou leur opinion. Je trouve ca un peu facile.

Un autre regret est que le livre ne traite pas des dissensions au sein du mouvement féministe. Pour certain(e)s, lutter contre la prostitution est féministe. Pour d'autre, c'est lutter pour le droit d'utiliser son corps comme on veut (y compris en le prostituant) qui est féministe. Il aurait été intéressant d'en apprendre un peu plus sur le mouvement en tant que tel.

Mais ce sont des défauts caractéristiques des livres collectifs en BD. Celui-ci n'est pas moins bon que les autres et je ne regrette pas mon achat. J'ai appris des choses, c'était intéressant, et j'ai passé dans l'ensemble un bon moment de lecture :o)

682. Stefan - 05/10/18 00:34
Merci beaucoup Quentin pour cette analyse.

Je ne suis pas d'accord avec toi sur les "hors sujets". Ce sont des récits plus légers, c'est vrai, mais qui me semblent avoir leur place. C'était important aussi de faire quelque chose qui ne soit pas trop lourd. Qui n'aille pas chercher que des "cas", ou du "tragique" mais qui s'intéresse à des choses plus quotidiennes, plus banales, sans chercher à les dramatiser non plus. Ce n'est pas si facile d'aborder ces sujets sans donner l'impression d’exagérer ou de jouer les martyrs. J'ai trouvés que ces deux récits avaient une certaine justesse et une certaine sincérité plutôt efficaces. Je pense que quelque part ça participe bien à l'équilibre global du livre.

Sinon, c'est important quand même de préciser, on a commencé à parler et à préparer ce livre il y a plus de deux ans, au printemps 2016, bien avant l'affaire Weinstein. C'est assez long à monter un bouquin collectif comme ça. Il est sorti pile quelques semaines après que l'affaire ne commence. C'est sans doute la première fois, peut être bien la dernière, qu'on arrive à être autant dans l'air du temps, comme quoi tout arrive.

Mais sinon, oui, je crois que tu as bien saisi ce qu'on a voulu faire avec ce livre et content que tu y ais trouvé de l'intérêt.

681. Quentin - 04/10/18 22:41
Je viens de finir mon premier livre de chez Vide Cocagne: "Féministes. Récits militants sur la cause des femmes". Un truc bien dans l'air du temps, après l'affaire Weinstein et les digues que ca a fait sauter.

Il s'agit d'un livre collectif contenant 12 histoires (par 16 autrices), très inégales. Il y a les trucs complètement inintéressants, voire même hors sujet (sur les rêves d'Annaïg de devenir chanteuse ou sur la grossesse de Julie). Et puis il y a les trucs plutôt bien mais finalement assez convenus dans un bouquin sur le féminisme, comme des chapitres sur la formation de l'identité de femme et les renoncements que cela implique, le harcèlement de rue, l'expérience du viol, la femme objet, le vagin, le croisement entre féminisme et antiracisme (2 chapitres sur le sujet, celui sur l'asiatude plutôt réussi et celui sur l'intersectionnalité plutôt raté).

Et puis il y a les trucs plus inattendus, comme le chapitre sur les transidentités et intersexuations, qui aurait pu être vraiment bien s'il avait été mieux construit et plus pédagogique, mais qui s'enlise dans une masse de concepts confus (voire le petit lexique en fin de chapitre pour expliquer des mots comme blantriacal, cisgenre, cis-tem, dyadique, existrans, mégenrer, morinommer, transitude, etc.). Il est néanmoins intéressant de voir comme le féminisme se définit de manière très large comme un mouvement défendant tous les marginalisations identitaires, y compris pour des personnes qui ne se définissent ni comme hommes ni comme femmes (ca rejoint l'alliance entre féminisme et anti-racisme). Et ironique aussi de voir que la pillule de la transsexualité passe aussi mal chez les femmes que chez les hommes (voir par exemple l'image montrant un(e) transgenre mal rasé(e) en salle d'attente d'un gynécologue, se faisant foudroyer du regard par les autres femmes enceintes). C'est très bien de leur donner la parole et d'illustrer leurs misères psychologiques et sociales, mais j'ai trouvé dommage que l'autrice mélange plein d'expériences très différentes dans une michepape (comme on dit en belge) "non-binaire", ce qui rend le tout très confus, et qu'elle évacue les nombreuses questions que le chapitre soulève vis-à-vis du féminisme, notamment.

Et puis pour finir, il y a deux chapitres que j'ai énormément appréciés: l'un sur une travailleuse du sexe qui défend son métier (même si c'est surtout en tant que nécéssité et faute de mieux), et l'autre sur l'histoire de la grammaire Francaise, et sur la masculinisation forcée de la langue qui s'est opérée au 19e siècle, et dont je n'avais jamais entendu parler. Là on est véritablement loin des clichés, d'un cadre idéologique ou des trucs convenus, et on est dans des sujets solidement documentés, avec une réflection sociétale plus profonde que dans les autres chapitres, et engagés en prenant plus de risques.

Le livre a le mérite d'exister et de proposer un échantillon de toute la panoplie de féminisme qu'on peut trouver aujourd'hui, ce qui va du plus dogmatique et borné au plus émancipateur et révolutionnaire, en passant par le plus consensuel.

680. marcel - 26/09/18 14:42
Merci de tes retours, bert ! Bon, pas grand chose qui ait l'air tres motivant, cependant. Déjà que j'ai eu du mal avec Fear Agent, je crois pas me lancer plus avant dans Rememder. Et ton avis sur Riverdale confirme mes prejuges.

679. Mr Degryse - 26/09/18 14:23


Et si vous pouviez être qui vous voulez et partir explorer le cosmos dans un monde virtuel tellement convaincant qu’il paraît réel ? Une aventure passionnante, imaginée par Boulet et superbement mise en scène par Aseyn !

Dans un futur proche, le Bolchoi, réseau mondial de réalité virtuelle, a remplacé

Internet et pris le dessus sur le monde réel. Réplique parfaite de notre univers, il a relancé l’exploration spatiale car c’est aussi un immense simulateur pour les technologies futures. Marje, étudiante en astrophysique, va y faire ses premiers pas, guidée par son amie Dana, et découvrir les limites du Bolchoi et du réel…

Tout simplement excellent. Et cela que ce soit graphiquement ou d'un point de vue scénario. C'est riche, hyper bien découpé, sous influence évidence de manga mais très bien digéré
Hâte de lire la suite et replonger dans le bolchoi.

Coup de cœur mainstream du moment

678. Bert74 - 25/09/18 15:41 - (en réponse à : torpedo)
Bien entendu, j'ai toujours vu Terry Moore comme un chantre ultra-doué de l'étude des moeurs et à ce titre Motor Girl ne fait pas exception. J'apprécie ici toujours autant ses personnages et les relations entre eux (comme celles entre le Gorille et l'héroïne, d'ailleurs). Mais il avait jusqu'à présent le bon goût de nous éviter l'histoire prétexte.
Je trouve que ce n'est pas le cas ici et ça déçoit.

677. torpedo31200 - 25/09/18 15:33 - (en réponse à : Bert74 - post # 676)
Mais l' enjeu chez Terry Moore a toujours été la caractérisation des personnages. Et là, elle est très bien caractérisée, en moins de pages que d' habitude.

676. Bert74 - 25/09/18 15:00 - (en réponse à : Torpedo)
Je ne raffole pas trop des histoires qui se révèlent sans enjeu. J'ai toujours considéré ça comme un artifice faiblard.

Par exemple (dans un tout autre registre, mais quand même) j'ai toujours trouvé particulièrement crétin les films The Game ou Inception.

675. torpedo31200 - 25/09/18 14:50 - (en réponse à : post # 674 Motor Girl)
Ah moi au contraire, j' ai beaucoup aimé Motor Girl, que je trouve assez ambitieux en terme de structure et de format plus maitrisé. Difficile d' en parler car le récit change de tonalité et de perspective, mais à le noter je lui mettrais facilement un 4/5. Voire 4,5/5.
Mais ce n' est certes pas un titre très fédérateur.

674. Bert74 - 25/09/18 14:43
A la demande collégiale de Marcel :

Riverdale
Des mots même du créateur et principal scénariste de la série, "comics adapté d'une série TV elle-même adaptée d'un comics". De la vertigineuse mise en abîme ou de l'enculage de mouche en règle, je vous laisse juge...

Ces principes philosophiques étant posés, Riverdale , c'est quoi ?
Archie est un comics au (très) long cours dont vous avez surement déjà entendu parler. Il a été créé fin des 30s -début des 40s et est une véritable institution aux US au point d'avoir sa propre structure éditoriale (Archie Comics). Il a suivi toutes les modes et tendance en BD (je crois qu’il y a même eu du Archie vs Zombie) et l’idée a été d’en faire une série TV dans l’air du temps.
La trame de fond est conservée : péripétie d’adolescent autour d’un triangle amoureux entre Archie, sa blonde, et sa brune. On balance là-dessus un peu d’ingrédients de soap new-school à la Desperate Housewife (disparitions mystérieuses, lourd passifs de certains personnages, secrets de familles, etc…) et on te sert ça comme un sundae bien chargée dans un dinner de l'Iowa.
Riverdale le comics est donc le lancement de ça avec de multiples histoires qui ont des répercussions dans les autres titres parallèles de cette sorte de relaunch (mais je crois que la série Archie canal historique continue par ailleurs) comme Riverdale présente Archie ou Betty & Veronica
Dans Riverdale, c’est plusieurs histoires entrecroisées qu’on suit écrites et dessinées par plein de monde. C'est l’histoire principale-introductrice écrite par la show-runner de la série TV (directeur créatif chez Archie Comics) , Roberto Aguirre-Sacasa, qui est la plus intéressante, les autres se révélant plus anecdotiques. On a quand même droit à un extrait de la partie Mark Waid-Fiona Stapples qui sera en fait déclinée dans Rivedale présente Archie et ça parait assez bon. Du coup je vais essayer aussi ces séries dérivées (comme Betty Veronica pour le côté Norman Rockwell-like proposé par Adam Hugues)
En revanche globalement, ça casse pas trois pattes à un canard. Mais... Pour le côté sociologique relecture d’une BD mythique (comme Urasawa avec son Pluto) ça vaut le coup d’œil et c’est surtout ça qui m’a attiré.
Difficile de donner une note, quoi..

Seven To Eternity
Je me méfie de Remender. Sa découverte au travers de Fear Agent m’avait ébloui. J’avais aussi été séduit par Last Days Of American Crime mais ses autres productions m’ont vite paru boursouflées et assez vides de sens…
De la boursouflure, on en a ici aussi mais je trouve que cela fonctionne pour cet univers de hard fanatasy riche et bariolé. On suit une multiplication des personnages dans une intrigue assez obscure, mais ca me plait assez, même si je ne vois pas vraiment où ça peut mener.
Je dis ça , mais attention, j’ai pas encore lu le 2. Bon, mais comme on dit « c’est le voyage qui est important » et là on est servi : multiplication des races, des géographies, des pouvoirs, des histoires… A ce titre, même si le dessin de Jerome Opena est sublime à contempler, je ne vois pas l’intérêt de la version N&B, tant la mise en couleur foisonnante donne du relief à l’aventure.
C’est exigeant (tendance chiant par moment), mais je pense que ça vaut le coup que je m’accroche.
Allez 3.69/5 pour voir où ça va.

Motor Girl
Enfin un one-shot (ou mini-série) de Terry Moore. Enfin on n’a pas à attendre des années pour le fin mot de l’histoire. Une soirée complète et complétée dans sa complétude avec Motor Girl et c’est fait. Youpi ! Ca se fête ! Champagne !... Ben non, pas champagne en fait, un verre de cidre suffira car ça se révèle plutôt décevant.
C’est toujours un plaisir de lire du Terry Moore, hein, les dessins, les personnages et les dialogues sont aux petits oignons, mais je ne sors pas vraiment convaincu par cette histoire qui veut faire rentrer science-fiction/fantastique dans une réflexion sur un des aspects prégnant de l’actualité américaine : le retour de guerre des soldats US.
Je trouve que Moore est finalement beaucoup plus à l’aise sur la longueur (et c’est tout à son honneur, tant c’est ce qui pèche dans la grande majorité des auteurs BD) que sur le format d’histoire réduite. En fait, à la fermeture, on a l’impression qu’il aurait pu raconter ça avec encore 2 fois moins de pages. Reste quelques allusions et clins d’œil assez amusants, mais sans plus.
Tout juste la moyenne (2,50000000000000000/5)

Et last but not least Beauty
J’ai pas encore lu.
(mais c’est le genre d’histoire qui peut vraiment me plaire, tiens)

673. froggy - 22/09/18 01:15
Le livre en parle mais ce n'est pas confirme. Ce n'est pas infirme non plus.

672. feldoë - 20/09/18 20:07
Delporte a écrit pour Barbara ?
Pourtant, je viens de regarder sur mon cd, son nom n'y figure pas. Mais guère étonnant pour ce créateur si discret.

671. Lobabu - 20/09/18 16:34 - (en réponse à : Froggy)
Oui, je l'avais emprunté dans une bibliothèque et je l'avais trouvé passionnant.

670. froggy - 20/09/18 00:47 - (en réponse à : Lobabu post #666)
J'ai egalement ete surpris d'apprendre cela. Et cela d'autant plus, que c'est lui qui lui aurait ecrit les paroles de Dis, quand reviendras-tu? qui est un classique de la chanson francaise. Etonnant, non?

Pour le plaisir parce que c'est sublime:



Tu as lu ce livre?

669. herve - 19/09/18 22:02 - (en réponse à : torpedo31200 )
Effectivement, j'ai préféré "la décharge mentale" mais niveau éditorial (format, édition cartonnée, prix) ce dernier album de Vivès est bien foutu, si on le compare au "Chemisier" que je n'achèterai pas, mais que je lirai dès qu'il sera dispo à la médiathèque.

668. torpedo31200 - 19/09/18 21:42 - (en réponse à : herve - post # 667)
Bien aimé mais je le place quand même en-dessous des 2 BDCul qu' il a signé.

667. herve - 19/09/18 21:38
Avec Petit Paul, Bastien Vivès inaugure une nouvelle collection "Porn & Pop", dirigée par Céline Tran, plus connue sous le nom de Katsuni, dans le milieu du X.
En 2011, Bastien Vivès avait surpris son monde en publiant chez "les requins marteaux", "les melons de la colère", un ouvrage dérangeant et transgressif sur Magalie, une jeune fille pourvue d'une incroyable poitrine.
Avec "Petit Paul", Vivès nous présente des scènes de la vie de Paul, le frère de Magalie, qui lui est pourvu d'un membre disproportionné pour son âge.On retrouve évidemment les personnages des "Melons de la colère", avec les parents mais surtout Magalie, qui joue un rôle non négligeable dans cet album.
Il faut lire cet opus au second voire au troisième degré, et non le voir comme une simple bd porno. Car Vivès ose tout mais sur un ton humoristique.Il suffit de découvrir les pages d'introduction aux aventures de Petit Paul, qui sont des parodies des histoires de Martine, que tout le monde connait.
Je mettrai une mention spéciale à "Petit Paul récite une poésie" pour sa chute très surprenante.
Loufoque, drôle, osé (lisez "Petit Paul à l'anniversaire de Mohammed"), complétement immoral, ce livre est jubilatoire !

note: 4/5

666. Lobabu - 19/09/18 12:30 - (en réponse à : Froggy)
Il y a un truc qui m'avait surpris, c'est qu'il était très ami avec Barbara qu'il avait accueillie au début de leurs carrières respectives quand il tenait une espèce de cabaret...



 
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