Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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428. marcel - 06/07/18 10:07
Pour eviter les spoils, j'ai lu que le debut et la fin de ton commentaire. Et ca confirme mon impression. Heureusement que je me contente de lire ca dans Spirou, ca me ferait chier d'acheter les albums...

427. Quentin - 06/07/18 08:51 - (en réponse à : Pour Marcel)
J’ai fini le tome 11 de Seuls. ATTENTION SPOILER.

2 pages sur Dodji qui est toujours dans la prison du psychopathe sans visage dont on a déjà oublié le nom et le rôle dans l’histoire (si tant est qu’il en ait un, à part emmerder Dodji), 3 pages sur Anton qui se lance dans des spéculations d’astrophysique à deux balles pour dire qu’il existerait autant de fins de mondes que de trous noirs (ca nous fait une belle jambe), 1 page sur Terry qui est dans une tente sous la neige avec le maître des couteaux (ca c’est la seule chose dont je me souvenais à peu près, mais c’est vrai que c’est pas plus mal non plus qu’on me le rappelle), 2 pages sur Leila qui va se faire torturer par Saul, toujours aussi fou, qui va lui marquer au fer rouge sur la peau le numéro de la 8e famille (c’est laquelle encore ? Bof, on s’en fout), 3 pages sur Camille, qui est bien l’enfant minuit, qui veut ramener Yvan à la zone rouge, et qui va lui envoyer le ravaudeur, qui est entré dans la 11 famille (il n’y en avait pas 9 au total ? Roooh, je suis complètement largué), pour découper Yvan en petits morceaux et les ramener dans Fortville. Le ravaudeur est en fait Jonathan (c’est qui encore ? Un copain de la bande à Saul ou qqch dans le genre ?) qui agit sous le pouvoir des mouches. Les 30 autres pages sont sur Yvan qui essaye d’échapper à Jonathan et à ses cloueurs de nuit (histoire quelconque ; rien de bien intéressant là dedans). Bref, toujours rien sur la machine à démourir présentée dans le tome précédent. L'album laisse penser que la bande d'enfants va sans doute se retrouver dans un endroit qu’Anton a déjà identifié mais qu’on ne connaîtra que dans 2 ou 3 tomes (suspense intolérable). Il annonce aussi une guerre entre les différentes familles (?). Je pige toujours que dalle à cette histoire.

426. Lien Rag - 05/07/18 23:45 - (en réponse à : hors-sujet à propos du post 423)
Ce n'est pas de la BD mais un professionnnel m'avait dit que "Les alcooliens" est très bien, mais je n'arrive pas à en retrouver les références et je ne me souviens plus de l'auteur....

425. Quentin - 05/07/18 23:29 - (en réponse à : froggy)
Le sentiment de culpabilité est assez commun et généralisé. Tout le monde aimerait faire quelque chose pour aider un ami, mais rien ne marche si la personne en question n'a pas décidé que ca marcherait. La culpabilité est d'ailleurs bien présente dans la BD de Schréder. Le fils de Schréder se sent coupable de l'alcoolisme de son père alors qu'il le connaît à peine (il pense que c'est parce qu'il a été un enfant non désiré que son père à sombré dans l'alcoolisme). Schréder alcoolo est accueilli par un ami d'enfance qui le sort de la rue, lui donne du fric, veut le remettre sur pied, alors que Schréder ne pense qu'à vider la réserve d'alcool de son ami - il se retrouve rapidement à la rue. Tout au long de la BD, il rencontre plein de gens qui se mettent en 4 pour le sortir de sa misère, mais ce n'est toujours que pour mieux replonger, et descendre encore plus bas. Jusqu'au jour où il décide d'arrêter de boire ... et accessoirement aussi de faire de la BD :o)

424. marcel - 05/07/18 18:55
Bien sur. Dans le 1, il y a celui qui est probablement mon prefere, La fievre d'Urbicande.
Hormis le fait que ce soit des one-shots qui forment un univers coherent, j'aime aussi le fait que ca change de format, ou qu'on passe du N&B a la couleur, de la BD au recit illustre, de faire une version "jeunesse" de l'enfant penchee, etc... D'ailleurs, les auteurs ont etendu leur univers hors BD, par de la musique, des courts et moyens-métrages, des photos, etc...

Tu peux aussi voir sur Youtube l'integrale de leur serie Les Quarxs, qui passait sur Canal. Ca m'avait fascine a l'epoque, il faudrait que je revoie ca. Ces creatures inconnues ne dépareilleraient pas dans l'univers des Cites obscures, je trouve.


423. froggy - 05/07/18 18:45 - (en réponse à : Quentin)
Je te remercie de ce conseil, tu penses bien que le sujet m'interesse. Tous les proches de cette personne dont moi bien sur sommes totalement desempares et se sentont impuissants face a cela. Mais comment sais-tu que nous eprouvons tous un sentiment de culpabilite? Je ne connais rien sur le sujet de l'alcoolisme, n'imaginant pas uen seule seconde qu'un jour, j'y serai confronte de maniere si flagrante. Les seules choses que j'ai lues dessus sont sur le web quand j'y ai fait quelques recherches et il y a tellement de materiel parfois contradictoire que je ne sais plus quoi faire.

422. froggy - 05/07/18 18:37 - (en réponse à : Marcel)
Ainsi que je l'ai ecrit dans ma chronique, ayant recu cet album comme cadeau et decouvrant veritablement la serie, je n'ai pas lu le premier tome. Considerant cette agreable decouverte, je le l'ai mis ipso-facto sur ma liste des BD a acquerir. Et puis, j'ai vu que le tome 3 de cette integrale devrait sortir en novembre prochain.

Sinon, je te remercie des conseils pour les BD de Schuiten. Je verrai cela un peu plus tard, je tiens a les consommer en gourmet et non pas en gourmand.

421. Quentin - 05/07/18 09:49 - (en réponse à : froggy)
Je reviens sur ce que tu as écrit plus bas: je ne sais pas si vous avez un alcoolique dans votre entourage, il se trouve qu'une personne qui m'est tres proche et tres chere l'est et je peux vous assurer que cela n'a rien de la vision amusante qu'en donnent les auteurs au sujet de Schlingo. C'est franchement epouvantable et cela ne prete pas a rire, bien au contraire. Tout l'entourage de cette personne en souffre

Si le sujet t'intéresse, je te conseille fortement Amères saisons, de Schréder, un ami de longue date de Schuiten qui tient d'ailleurs la maison Autrique à Bruxelles (une maison de Victor Horta scénographiée par Schuiten). Schréder a été alcoolique et a vécu sans abri pendant des années, avant de s'en sortir. Il raconte cette vie aux enfers, et il parle un peu de l'impact que ca a pu avoir sur son entourage (il avait un enfant, notamment). C'est direct, franc, honnête, sans chichis, sans humour mal placé. C'est du lourd. Mais ca pourra peut-être t'aider à comprendre la situation de ton ami (et à te dédouaner d'un éventuel sentiment de culpabilité).

420. Quentin - 05/07/18 09:24
Heureux qui comme froggy découvre les cités obscures si tard et peut se réjouir d'immenses lectures qui vont lui procurer beaucoup de plaisir.

Laurent: Le thème des vieux fourneaux, après le 1er tome, c'est faire chier le système de l'intérieur. Le sujet devrait t'interpeler. Mais je suis bien d'accord que ces albums ne cassent rien.

419. suzix@bdp - 04/07/18 22:17
je comprends très bien que le thème ne plaise pas. Moi il m'a plu mais très vite lassé. J'ai trouvé que cela se répétait déjà au tome 2.

418. Victor Hugo - 04/07/18 22:09 - (en réponse à : suzix)
Pas besoin de te dire que je ne lirai pas les autres... merde je viens de le dire.

417. suzix@bdp - 04/07/18 20:14 - (en réponse à : laurent)
C'est pourtant le meilleur des "Vieux Fourneaux" que tu as lu.
Les autres ont a mes yeux perdu de l'intérêt une fois l'étonnement passé à voir ces vieux s'activer. La magie est passée au tome 2 mais bcp ont qd même apprécié.

416. marcel - 04/07/18 20:04 - (en réponse à : froggy)
J'ai un doute en te lisant : tu n'as lu QUE cette deuxieme integrale ?... Pas la premiere ?...
Une petite precision : tu parles du scenario de Peeters, je precise juste que les deux auteurs écrivent ensemble.
Sinon, de Schuiten sans Peeters, je ne saurais trop conseiller ses premiers albums avec son frere Luc ou avec son professeur a l'institut Saint-Luc, Claude Renard. Et plus particulièrement Nogegon, dont je te laisse decouvrir le subterfuge narratif brillant.
Ces albums ont ete edites (ou reedites) dans les "series" Metamorphoses (avec Renard) et Les terres creuses (avec Luc), mais en realite, ce sont aussi des one-shots.

415. Victor Hugo - 04/07/18 19:47
Moi?
Le premier.

414. suzix@bdp - 04/07/18 18:56
tu as lu tous les albums ?

413. Victor Hugo - 04/07/18 18:41
Je viens de lire Les vieux fourneaux de Lupano et Cauuet chez Dargaud. Pas terrible, et qu'est-ce que les personnages sont moches, aucune empathie avec ces vieux cons.

412. froggy - 04/07/18 18:38
Schuiten et Peeters, Les cites obscures, Integrale T2

Aussi bizarrement qu'etrangement, on ne traite pas souvent ici de cette serie ou alors cela fut il y a fort longtemps quand il y avait plus de monde sur BDP. Et je me demande bien pourquoi car c'est remarquable. De mon cote, j'avais les yeux sur elle depuis fort longtemps mais pour l'avouer franchement, je n'y pensais pas tant que cela car j'ai du mal a prendre une serie en cours de route, ce qui etait un tort en l'occurrence car les albums sont totalement independants les uns des autres meme si les histoires se referent entre elles comme c'est le cas ici.

Je ne l'ai pas achete, on me l'a offert et si des fois, des ames bien intentionnees me font cadeau de BD et se trompent parce que j'aurais deja l'album ou bien parce que c'est une BD que je n'aime pas du tout, il s'est trouve ici que ce fut une bon choix.

De la serie, je ne connaissais que L'archiviste lu il y a si longtemps que je l'ai completement oublie. Ce recueil contient 3 recits, La tour, La route d'Armilla et Brusel, il est agremente de supplements qui firent l'objet d 'albums venus en complement de la serie.

Le premier recit raconte l'etrange histoire d'un homme dont le physique est celui d'Orson Welles dans le film Falstaff bien qu'au debut j'ai pense que les auteurs lui avaient donne celui de Victor Hugo (le vrai). Il est mainteneur de la tour et il va monter jusqu'a son faite avec l'aide d'une belle demoiselle, Milena. La deuxieme histoire est en fait un journal de voyage illustree dont seule la fin est une veritable BD. Il s'avere que ma preferee est la troisieme qui fut inspiree au scenariste par les travaux accomplis dans Bruxelles durant le 19e et le 20e siecle, travaux qui selon le dossier adjoint auraient profondement denature la ville. L'histoire est celle d'un fleuriste specialise dans les fleurs en plastique, Constant, qui est aux prises avec les promoteurs en charge des travaux mais aussi avec un medecin completement hallucine et une administration digne du film Brazil. Heureusement, pour lui, il y a Tina.

J'avais beaucoup entendu de Schuiten bien sur et en bien, evidemment, la lecture de cet album m'a enfin permis de combler ce qui s'est avere etre une lacune car j'ai ete emballe par la qualite de son style que je qualifierai d'ample, il faut dire que les scenarios de Peeters lui permettent de laisser libre cours a dessiner des immeubles aux architectures intrigantes et elegantes et des villes au modernisme digne du Metropolis de Fritz Lang.

On a tous lu ici meme recemment les explications de Laurent sur les perspectives au sujet du prochain Lucky Luke, je ne pense pas qu'il ait quoi que ce soit a ecrire au sujet de Schuiten. Il y a bien sur de nombreuses references connus, la tour du premiere album est inspiree de la Tour de Babel telle que celle vue dans les recits blibliques, mais il y a Manhattan et son unique panorama, des immeubles europeens egalement. Toutes ces influences deviennent sous la grace du crayon du dessinateur un paysage etrange, car familier mais nimbe d'irrealites factuelles. C'est harmonieux et gracieux et en meme temps cela met mal a l'aise car il n'y a plus aucune humanite dans le Brusel transforme, ce n'est plus la ville qui est au service de l'homme, c'est l'inverse qui a lieu. Shuiten accentue magnifiquement cet aspect des scenarios de Schuyten.

Il y a plein d'autres choses dans cet album qui devraient vous ravir dont les machines archaiques et modernes en meme temps. Il faut dire qu'on ne sait pas ou et quand ces histoires ont lieu, cela leur donne un caractere non seulement plus universel mais aussi plus intemporel. J'ai l'impression que ces Cites obscures sont impermables aux effets de mode et pourront etre lues tres longtemps sans que l'on puisse lui reprocher d'etre vieille.

Note finale, 4,5/5. Si vous ne connaissez pas et vouez etre depayse, soyez curieux et plongez vous dedans, vous ne le regretterez pas.

411. froggy - 02/07/18 17:59
Guantanamo ou un des echecs d'Obama, il en a plusieurs a son passif.

Il avait annonce que la prison fermerait dans les deux mois le jour de sa premiere investiture en janvier 2009. 9 ans et demi plus tard, c'est toujours ouvert. Ce n'est evidemment pas l'actuel locataire de La Maison Blanche qui va la faire fermer.

410. Quentin - 02/07/18 16:24
Le fauve d'or, pas le grand prix :o)

409. Quentin - 02/07/18 16:20
Alt-life, de Falzon et Cadène, au Lombard: Récit d'anticipation extrêmement inventif. On n'en comprend pas toujours toutes les subtilités, mais il y a plein d'idées, une réflection profonde sur la société et les relations humaines, une belle recherche graphique. C'est une réussite.

Guantanamo Kid. L'histoire vraie de Mohammed El-Gorani, de Tubiana et Franc, chez Dargaud. Cette BD raconte l'histoire incroyable d'un gosse de 14 ans qui a été arrêté au Pakistan alors qu'il sortait d'une mosquée, qui a été vendu aux Américains et transféré à Guantanamo, où il a passé 7 ans en détention avant d'être innocenté et libéré. Je savais que les USA avaient fait des erreurs monumentales dans leur guerre contre le terrorisme, je savais qu'ils avaient pratiqué la torture, mais qu'ils l'aient fait sur des mineurs qui n'ont même jamais mis les pieds en Afghanistan, là j'en tombe des nues. La BD retrace le parcours de Mohammed, son séjour à Guantanamo, les tortures, l'humiliation quotidienne, la manière dont les détenus résistaient à leur facon à l'oppression et gagnaient petit à petit des bribes de droits. L'histoire (vraie) tient en haleine du début à la fin. Amnesty International écrit le postface, où l'on apprend qu'il reste 41 détenus à Guantanamo, et que la grande majorité d'entre eux ne sont inculpés d'aucun délit. Ca fait froid dans le dos. On n'en croit pas ses yeux et on est révolté par tant d'injustice. Le travail des auteurs est remarquable; le ton est juste, sans misérabilise ni opportunisme idéologique mal placé. Un livre coup de poing qui figurera sans aucun doute parmi les incontournables d'Angoulème, et à qui je donnerais volontiers le grand prix.

408. Quentin - 30/06/18 13:27
Kramsky (pas Kramski)

407. Quentin - 30/06/18 13:26
Guirlanda, de Mattotti et Kramski. Une véritable tuerie graphique qui s'étend sur 360 paqes! Les dessins sont absolument sublimes; Mattotti se surpasse. Dommage que l'histoire soit si nulle.

Comme un chef, d'Aurita. Je redoutais un peu le pire, genre livre de recettes, mais la lecture s'est révélée très agréable. Je découvre un aspect de Benoît Peeters (son amour pour la cuisine) que je ne connaissais pas du tout. Le tout est présenté de manière chronologique, donc avec des aspects biographiques également intéressants. Aurita fait un très bon travail qui va bien au delà de l'illustration de ce que Peeters raconte. Elle en a fait une vraie BD, pas une interview illustrée. Comme quoi, Aurita peut encore faire de bons albums, quand elle s'y met - on mettra les 2 avant-derniers sur le compte d'un petit passage à vide. Une très bonne surprise.

406. heijingling - 29/06/18 02:25 - (en réponse à : Quentin)
"l'américanisation de cette BD, qui pompe pas mal de choses à Burns et aux X-men, qui utilise des noms anglais[...]Je me demande si Debeurme sait où il va ou s'il navigue à vue."
Bah, s'il pompe Trompe (ou pump up Trump), il navigue à vue, hein.

405. froggy - 28/06/18 17:09 - (en réponse à : Quentin)
Je trouve cela bizarre de pomper des choses aux Burns.

404. Quentin - 28/06/18 17:04
Epiphania 2: Je confirme ce qu'en dit Thierry: c'est très bien. Avec un bémol cependant. Je suis un peu dérouté par l'américanisation de cette BD, qui pompe pas mal de choses à Burns et aux X-men, qui utilise des noms anglais (hard bee, pig, etc), et qui dépeint des scènes de sexe et de violence assez crues auxquelles Debeurme ne nous avait pas habitués. Bref, c'est un peu inclassable et déconcertant, et ca sent le racolage par moment. Je me demande si Debeurme sait où il va ou s'il navigue à vue.

403. marcel - 26/06/18 11:24
Je vous en ai parle en septembre mais comme ca vient de sortir en francais, je vous remets mon avis ici :

C'est pas (encore) sorti en français, mais j'ai lu We stand on guard, de Steve Skroce et Brian K. Vaughan.




L'idee de Vaughan est maline : nous sommes au debut du XXIIeme siecle et les USA ont tellement nie le rechauffement climatique qu'ils se trouvent en manque d'eau potable. Du coup, suite a une attaque contre la Maison Blanche (dont les responsables semblent... obscurs, dirons-nous), ils décident de tenir pour responsable... le Canada. Bah oui, c'est a cote, et ils ont plein de lacs. Et donc, ils envahisent le pays, une resistance s'est formee et on suit le parcours d'une jeune femme dont les parents ont été tues des le debut de la guerre.

Bien entendu, il y a en filigrane un questionnement de la politique martiale contemporaine des US (ce n'est pas pour rien qu'une des résistantes est une Syrienne naturalisee). Mais ca reste aussi une tres bonne histoire au premier degre. Apres, ca peut gratouiller un peu, puisqu'on nous donne le point de vue des "terroristes". Bref, c'est loin d'etre manicheen, et ce decalage, en prenant un pays voisin et ami, est assez interessant.

Cote graphique, Steve Skroce ne faisait plus de BD depuis longtemps, mais son dessin et sa mise-en-scene sont vraiment tres bien (malgré des couvertures etonnament pas tres belles). Mention aussi au toujours parfait Matt Hollingsworth aux couleurs.

Donc : guettez la sortie VF.


PS : Un des personnages, quebecois, parle en français dans le texte. Bon, c'est pas trop deconnant, mais y a quand meme beaucoup de fautes.



402. thierry - 25/06/18 13:54
Royal City #1 et #2: Jeff Lemire dans la lignée des Essex County: une histoire de famille qui oscille entre le tragique et le sensible. La famille Pike est en perdition et il faut que le père soit victime d'une attaque pour que la famille soit plus ou moins contrainte de se réunir. Il y a Pat, auteur d'un premier livre remarqué mais qui n'arrive plus à écrire; Richie, le looser pathétique; Tara qui voit son couple se détruire à cause de ses ambitions personnelles et patti, la mère froide et aigrie. Puis il y a Tommy, le petit dernier qui les accompagne tous. Mais Tommy est mort depuis bien longtemps. Et les fantômes de Tommy hantent les membres de sa famille. Un premier tome qui ne réussit pas complètement à convaincre, mais un second tome dans lequel Lemire se montre plus à son avantage. Et on sent que cette histoire ne pourra se juger qu'une fois terminée.


Epiphania #2: Debeurme fait toujours très fort. Il y a le ridicule que manie Clowes avec brio, l'étrangeté très burnsienne des mixbodies, un mélange de référence très diverses (à l'instar de Vespero, personnage marquant de ce tome 2, qui renvoie à un certain romantisme baroque allemand), un sous-texte politique indéniable. Et c'est très bien.


Enigma: du super-héros perché qui questionne le lien entre réalité et fantasme, l'identité et la filiation, le tout emballé dans une narration délirante de Milligan et le style faussement fouillis de Fegredo. Très bon.

401. froggy - 23/06/18 18:50 - (en réponse à : Murakami)
Tu ne les achetes plus?

400. Piet Lastar - 23/06/18 14:41
Je ne sais pas, je ne l'ai pas encore lu. Bientôt les vacances :)

399. Murakami - 23/06/18 08:41 - (en réponse à : froggy)
Je ne sais pas. Car je ne l'ai pas acheté...

398. froggy - 22/06/18 17:00 - (en réponse à : Piet, Murakami)
Alors? Le nouvel Aldebaran, ca vaut quoi?

397. totom - 21/06/18 21:51
Je me relis qq Cartland et m'aperçois que certains sont nettement mieux dessinés que les jeunesse de blueb
L'avant dernier, l'enfant lumière, qui se passe ds les neiges indiennes et même très bon
Dommage pour blueb du coup

396. suzix@bdp - 19/06/18 19:25
395. Quentin - 19/06/18 19:07
Tu devrais lire les albums de ta fille


Je vais plutôt lire le dernier Walking Dead ! (;o)

395. Quentin - 19/06/18 19:07
Le 5e et dernier tome est sorti. Chaque album est excellent en soi, et les 5 tomes font ensemble une très belle histoire où chaque tome a sa place et sa contribution. Le scénario est du grand art. Tout y est pesé et à sa place. Le dessin est très réussi également. Tu devrais lire les albums de ta fille

394. suzix@bdp - 19/06/18 18:36
J'offre "Les carnets de Cerise" à ma fille depuis le tome 1.
Bon là, elle commence à plus trop avoir l'âge ... au prochain tome je lui poserai la question.

393. Quentin - 19/06/18 17:35
Si vous voulez lire un chef d'oeuvre dans la BD pour enfants/ado, ne ratez pas "Les carnets de Cerise". Ca c'est de la toute bonne, que dis-je, de l'excellente BD, y compris pour les adultes. C'est vraiment très, très fort, très émouvant, très beau. Une des plus belles découvertes de ces dernières années.

392. Quentin - 19/06/18 17:32
Tout le génie de cette série est de faire miroiter des explications qui n'arrivent finalement jamais. Au contraire, le tout devient de plus en plus confus. Le tome 10 est un troisième cycle qui commence (sur du grand nimporte quoi), alors qu'on n'a toujours quasi pas de réponse aux questions soulevées par les cycles 1 et 2. Je trouve ca du foutage de gueule. Mais mon fils est accro alors je suis bon pour acheter le tome 11 qui vient de sortir.

391. herve - 19/06/18 16:51 - (en réponse à : marcel)
idem pour moi.
Je me suis arrêté au bout de 5 ou 6 volumes.

390. helmut perchu - 19/06/18 16:19 - (en réponse à : marcel)
Je peux pas te dire je me suis arrêté à la fin du premier cycle (tome 5 ou 6 donc) dont la fin m'a laissée pantois (d'ailleurs je m'en souviens plus).

389. marcel - 19/06/18 15:47
J'ai lu le tome 10 de Seuls (oui, je sais, j'ai du retard, mais c'est a cause des recueils de Spirou).
Euh... Comment dire ?... C'est moi ou il ne se passe plus rien dans cette serie ?... Et pas seulement sur ce dernier album.
J'ai l'impression que, passe le premier cycle, Vehlmann navigue a vue, et distille les informations au compte-gouttes. Rien de surprenant, rien d'attachant, d'autant que le groupe d'origine est maintenant separe depuis bien trop longtemps.
Vraiment, j'ai l'impression de lire des péripéties sans en avoir plus rien a foutre. Déjà, dans ce dernier, il y a quand meme la moitie ou les deux tiers occupes par les conneries du plus petit (j'ai déjà oublie son prenom) dans un magasin de jouets. On s'en tamponnerait pas un petit peu ?... Tout ca pour une petite revelation finale qui risque de ne pas avoir d'incidence avant deux ou trois albums.

Chuis tout seul a avoir cette impression ?...

388. pm - 19/06/18 00:39 - (en réponse à : froggy)

Bien sûr que c'est le livre que j'ai trouvé émouvant, comment pourrait-il en être autrement? Livre qui parle d'un personnage ...émouvant.

387. froggy - 19/06/18 00:16 - (en réponse à : Philippe et Marcel)
J'ai l'impression que je vous ai mal compris. A relire vos interventions, il me semble que c'est le livre que vous avez trouve emouvant et non la personne de Charlie Schlingo ainsi que je l'avais interprete. Me trompe-je?

Auquel cas, vous avez raison, il l'est mais pas assez a mon gout ainsi que je me suis explique longuement dessus.

386. herve - 18/06/18 22:01
Avec Les folles nuits de Cryptée Ardem a enfin les honneurs de la collection cartonnée des éditions "Dynamite". Il suit en cela le chemin d'Igor et Bocère avec La pharmacienne à cette différence près que pour Ardem, il s'agit là d'une réédition. Dans son "encyclopédie de la bande dessinée érotique" (édition "la Musardine"), Henri Filippini souligne que "le nom d'Ardem apparaît la première fois avec la publication des "Folles nuits de Cryptée" dans la collection des "Marquis" des éditions Glénat", toute une époque !
Je possède un certain nombre de bd signées Ardem, comme "Vidéos privées", "Chantages" ou encore"Tournage amateur", pourtant, je suis assez étonné de la maitrise du scénario par Ardem (alias Alain Mounier) sur son premier album de près de 64 pages. Car, contrairement à de nombreuses bd dites pour adultes, il y a une histoire, certes ponctuée de scènes pornographiques souvent crues - fellations, sodomies, doubles pénétrations...tout y est- , illustrée par un dessin de qualité. Même les récitatifs sont légions dans cette bande dessinée !
D'ailleurs l'histoire débute comme un film de Francis Leroi ( réalisateur entres autres de "Je suis à prendre" avec Brigitte Lahaie en 1978) où se côtoient, dans un décor luxueux, Maître et valets, majordomes, et servantes. Bref, un album témoin d'une époque révolue, celle où les films pornographiques n'avaient pas encore débouché sur le "Gonzo".
Avec cet opus, Ardem annonce sa marque de fabrique: soumission des femmes,un certain goût pour le chantage, le tout sur fonds d'histoire familiale.

Lecture réservée à un public très averti, il va s'en dire.

note: 4/5

385. herve - 18/06/18 21:30 - (en réponse à : froggy)
content que tu aies aimé "Extases"
Quant au journal d'Anaïs Nin, je l'avais dévoré il y a une vingtaine d'années. Très bons livres -il y a au moins 8 ou 9 volumes de mémoire- (il faut aussi se procurer le journal "expurgé")Son œuvre m'avait fait découvrir toute l'univers d'Henry Miller.

384. marcel - 18/06/18 20:49
On juge un livre pas autre chose.
Schlingo était probablement insupportable, m’aurait amusé 1/4h et exaspéré très rapidement mais ça n’a pas grand chose à voir.
Je comprends que tu ne puisses pas te détacher d’une situation personnelle vécue mais reconnait que c’est hors sujet.


J'allais ecrire a peu pres la meme chose...

383. froggy - 18/06/18 18:45
Tripp, Extases

Attention! Chaud dedans!

C'est sur les conseils avises d'Herve que j'ai acquis cet album bien que les BD de cul ne soient pas vraiment ma tasse de the. Entre un Crepax et un Blueberry, je n'hesite pas. Parce que pour etre un BD de cul, Extases l'est indubitablement. Mais si il fallait utiliser uniquement ce qualificatif, cela ne serait pas lui rendre service car c'est beaucoup mieux que cela.

A part celui d'Anais Nin, je ne pense pas avoir lu un journal intime car Extases n'est rien d'autre que cela. Le heros est donc JeanLouis Tripp lui-meme qui raconte sa vie sexeuelle, des premiers emois au moment de sa puberte jusqu'a sa vie d'adulte. J'ai cru comprendre que cela devrait comprendre 2 ou 3 tomes en tout. Tripp s'y met a nu aussi bien au sens propre qu'au sens figure mais egalement ses partenaires nombreux et nombreuses qui l'accompagnent dans ses decouvertes. Tripp ne baise pas, il fait l'amour, ce qui est completement different et ne fait pas de ce livre une BD pornographique. c'est pour cela que le titre est si bien choisi, Extases et que la couverture est si bien reussie egalement, le paradis artificiel de l'auteur n'est ni la drogue, ni l'alcool, c'est l'orgasme qui met en transe quiconque en ressent un. En psychanalyse, on appelle l'ejaculation masculine, la petite mort. On peut dire que Tripp est mort 1000 fois au moins mais ce sont toutes des belles morts et il nous les fait partager.

La deuxieme chose qui differencie cet album d'une BD pornographique est l'humour. En effet, si cela n'etait qu'une enfilade de scenes de sexe, le livre n'aurait aucun interet, il faut un ton, un point de vue. Et l'auteur a adopte celui qui me plait le plus, celui de l'humour auquel je ne peux pas ne pas reagir quand il est aussi bien maitrise que Tripp le fait. Il semble qu'il ait aussi adopte comme principe de vie la citation de Fontenelle, "Il ne faut pas prendre la vie trop au serieux car de toute facon, vous n'en sortirez pas vivant". Cet humour allege tellement l'ouvrage qu'il en rend la lecture aussi savoureuse et delectable qu'un excellent champagne bien frais (cela me fait penser que 'il n'a pas encore essaye la celebre turlutte au champagne de chez Mme Claude... Souvenirs, souvenirs. Mais je m'egare. LOL). Tripp se regarde et regarde son passe avec distance et le sourire aux levres. "Je me suis bien amuse" nous dit-il, "A votre tour d'en profiter"

Pour en revenir a nos moutons, Tripp avec une totale absence d'impudeur se met en scene et il le fait d'autant mieux qu'il n'est pas toujours a avantage a certains moments. Cela cree evidemment une empathie de la part du lecteur. Je pense que n'importe quel homme se reconnaitra un peu ou beaucoup dans les emois pubertaires de l'adolescent qui prend conscience de la gente feminine.

Je n'avais rien lu de l'auteur jusqu'a present et j'ai bien aime le dessin qui est realiste avec un tout petit peu de caricature, ce qui va evidemment de pair avec l'humour. J'ai beaucoup aime certaines trouvailles graphiques qui reenforce le ton de l'ouvrage et font bien rire. Et puis, il y la metaphore du satyre a l'enorme sexe qui accompagne JeanLouis qui fait avancer le recit pour les moments d'introspection. Pour le reste, comme le heros fait l'amour (et souvent), Tripp dessine l'acte sexuel comme il est, c'est a dire aux corps nus aussi bien masculins que feminins tendus et alanguis de desir et acceptant avec joie les caresses et autres choses que l'on peut faire dans de tels moments. Il est evidemment que cette BD n'est pas pour les prudes et les begueules, les autres y trouveront leur compte.

Je ne peux enumerer toutes les autres choses qui remplissent cette BD et en rendent la lecture tres distrayante.

Note finale; 69/100. Intimissime

382. pm - 18/06/18 18:12 - (en réponse à : Froggy)
On juge un livre pas autre chose.
Schlingo était probablement insupportable, m’aurait amusé 1/4h et exaspéré très rapidement mais ça n’a pas grand chose à voir.
Je comprends que tu ne puisses pas te détacher d’une situation personnelle vécue mais reconnait que c’est hors sujet.

381. froggy - 18/06/18 16:34
Pour en finir avec le Cestac & Teule, je ne sais pas si vous avez un alcoolique dans votre entourage, il se trouve qu'une personne qui m'est tres proche et tres chere l'est et je peux vous assurer que cela n'a rien de la vision amusante qu'en donnent les auteurs au sujet de Schlingo. C'est franchement epouvantable et cela ne prete pas a rire, bien au contraire. Tout l'entourage de cette personne en souffre.

Et puis, il y a aussi le fait qu'il ne se lavait pas. Franchement, je ne vois rien d'emouvant dans un type alcoolique et qui sent mauvais. Cela a peut-etre un cote charmant et boheme pour celui qui voit cela de loin ou le lit dans un livre, mais pour celui qui le cotoie au quotidien, c'est tres different. Il n'empeche que Schlingo etait surement quelqu'un de tres interessant, en cela, Cestac et Teule lui ont rendu justice.

380. torpedo31200 - 18/06/18 12:58 - (en réponse à : pm - post # 379)
Pareil pour le Zep.

379. pm - 17/06/18 11:37
je veux juste qu'on me raconte une bonne histoire.

Pas mieux.

Et je ne sais pas si c'est moi qui devient vieux et grincheux mais ça me semble de plus en plus rare. Je viens de lire le dernier Zep, "The End", tout le monde a l'air de trouver ça génial, j'ai trouvé ça juste pas mal. L'idée n'est pas mauvaise, les sentiments sont bons, le dessin est correct mais c'est quand même du vite lu et ça manque un peu de souffle.



 
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