Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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825. froggy - 09/12/18 23:32
Sasmira 4, La petite boite rouge

Ou plus dure sera la chute.

Resume des epidodes precedents: a la suite d'un accident spatio-temporel, Stan et sa fiancee, Bertille, se retrouvent au debut du 20e siecle. Ils y rencontrent la belle et mysterieuse Sasmira, qui s'avere etre une egyptienne immortelle. Celle-ci tombe amoureuse du beau jeune homme. Mais Bertille vieillit rapidement. Pour sauver sa vie, ils doivent revenir le plus rapidement possible a leur epoque, c'est a dire a la fin du 20e siecle. Y arriveront-ils malgre toutes les embuches que leur creent Sasmira?

Comme tout le monde, il y a 21 ans, j'avais acquis le premier tome de ce qui etait la nouvelle serie de l'auteur de Balade au bout du monde. Comme tout le monde et telle soeur Anne du haut de sa tour, nous attendimes la suite qui se faisait attendre, attendre, attendre. 14 annees s'ecoulerent ainsi avant de la decouvrir. Cette fois-ci Laurent Vicomte ne dessinait plus, c'est Claude Pelet qui en prit la charge. Mais comme comme leur collaboration s'est soi-disant tres mal passee, c'est un troisieme dessinateur, en fait une dessinatrice, Anais Bernabe, qui prit la releve. A priori, cela du mieux se derouler car c'est elle qui signe le dessin de ce quatrieme et dernier album toujours sur scenario de Vicomte semble-t-il.

Pourquoi semble-t-il? A l'issue de ma lecture, j'ai eu la tres nette impression que l'editeur Glenat a voulu que cette affaire soit reglee au plus vite afin de passer a autres choses, ce qui expliquerait le fait qu'il n'y a eu que deux ans d'intervalle entre les tomes 3 et 4, alors qu'il y en avait eu cinq entre les 2 et 3. J'ai toujours lu que la serie devait comporter entre quatre ou cinq albums. Nous savons maintenant qu'elle en fera quatre. Lorsque Glenat l'a mise a son catalogue, je presume que dans les termes du contrat liant la maison d'edition grenobloise a Laurent Vicomte, il devait y avoir une stipulation que celui-ci devait livrer la suite le plus rapidement possible. Comme il s'est fait attendre pour des raisons que j'ignore (je prends avec de tres longues pincettes les rumeurs courants sur les forums de BD sur l'etat de sante de l'auteur), Glenat lui aurait force la main et lui aurait impose un collaborateur, puis un autre par la force des choses. Est-ce qu'il avait redige un scenario complet pour ce quatrieme tome avec decoupage et dialogues? J'en doute sincerement tellement le ton general de ce livre est different des trois autres. Il y a bien sur un synopsis mais a mon avis, cela n'est pas alle plus loin de la part de Vicomte. Quelqu'un d'autre l'a fait pour lui et n'a pas signe. Je me suis profondement ennuye durant ma lecture alors que ce n'avait pas ete le cas avec les trois autres. Il ne se passe rien ou pas grand-chose, on imagine le negre de Vicomte (a propos, en ces temps de politiquement correct, emploie-t-on toujours ce vocable dans le monde de l'edition?) ayant l'oeil gauche sur le synopsis y sabrant tout ce qui lui semblait inutile afin de boucler cette serie en 62 planches et l'oeil droit sur son PC y tapant furieusement pour le decoupage et les dialogues. Le recit est scinde en deux parties avec un epilogue, la deuxieme etant, n'ayons pas peur des mots, carrement grotesque telle qu'elle a ete ecrite et dessinee. L'epilogue nous apprend donc quelle est cette mysterieuse vieille femme que Stan a rencontre a la porte cochere de cet immeuble de l'Ile St Louis a Paris, est-ce Sasmira ou Bertille? Je ne vais pas l'ecrire ici meme mais si vous voulez aller au plus vite et le savoir, je vous invite a aller feuilleter cet album chez votre libraire le plus proche et aller directement a la fin sans passer par la case depart. Evidemment, vous ne toucherez pas 200 Euros.

Passons maintenant au dessin. La aussi, la difference de ton avec les tomes precedents est notable et la aussi, elle n'est pas en faveur de la qualite generale du livre. Pour le tome 3, la dessinatrice avait mis ses mains dans celle de Lecomte et avait reussi avec plus ou moins de bonheur a conserver un semblant d'unite graphqiue a l'ensemble, plutot moins que plus ont dit les mechantes langues. J'avais considere le resultat comme acceptable lorsque je l'avais lu. Mais avec cet album, je ne peux plus ecrire cela. Est-ce qu'elle a ete pressee par le temps forcee par l'editeur de respcter le delai que celui-ci lui avait impartie? Je le crois volontiers tellement elle n'a plus fait aucun effort, ou si peu, pour respecter le style de Vicomte. Ou alors, elle a trouve le scenario tellement bete qu'elle s'est dit que cela n'avait aucun importance apres tout. Baclons tout cela et passons rapidement a des choses qui m'interessent beaucoup plus. Ou sont passees la chaleur du dessin, sa sensualite, son animalite, toutes ces qualites qui ont fait du premier tome une des meilleures BD que j'avais jamais eu l'occasion de lire alors. Manifestement parties dans les limbes. Et le lecteur de se desoler de lire cela. Et d'enrager.

Ce ne sont que des supputations de ma part mais je me pose les legitimement quand on sait que cette serie aurait du etre une des plus belles et parmi les meilleures du FB. Elle avait tout pour elle et elle s'est fletrie comme la vieille femme qui ouvre cette histoire. C'est triste d'ecrire cela mais c'est la realite.

Note finale, .75/5. Insipide.

824. marcel - 09/12/18 21:36
Ou Joan Baez...

823. froggy - 09/12/18 21:25
Bien sur, c'est comme le musicien de jazz, Artie Shaw. Cela ne peut faire rire que des francophones.

822. marcel - 09/12/18 21:22
Ta vanne ne marche pas dans la langue d'origine...

821. froggy - 09/12/18 20:28
815. marcel - 07/12/18 15:40
Ah ! J'oubliais : c'est là-dedans qu'il a cree Flex Mentallo, personnage qu'il a ensuite developpe avec Frank Quitely dans une mini-serie.
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C'est un gag ce nom? Pourquoi pas Jimmy Grenadine pendant qu'on y est?

820. longshot - 09/12/18 16:15 - (en réponse à : marcel)
Oui oui, je sais bien qu'il a fait d'autres trucs, c'est juste que je n'ai encore pas eu l'occasion de les lire... Même dans Spirou, je me souviens — tu n'avais pas dû le lire, si tu n'as que les recueils — d'un supplément avec une histoire dont il fallait plier les planches pour rabouter les cases de gauche à droite et dévoiler ainsi d'autres dialogues.

Mais justement, il n'y a pas grand chose d'oubap... esque ? d'oubapiel ? Enfin qui rappelle l'OuBaPo dans cet album-ci. Alors que le sujet aurait pu s'y prêter...

Je me suis aussi demandé ce que j'en aurais pensé si je n'y connaissais rien. Me souviens que Stefan avait aussi eu un avis mitigé sur un album de la collection dont il connaissait assez bien le sujet. Et comme je disais j'ai beaucoup aimé celui sur la Bible. Ça peut jouer...

819. marcel - 09/12/18 14:51
J'avais parle a l'epoque du Lecroart (auteur que j'adore). Ne connaissant pas grand chose au sujet (contrairement a toi), je dois avouer que certains passages etaient trop ardus pour moi. Mais la lecture m'avait plu quand meme, papillon a la con compris. Manifestement, nous n'avions pas les memes attentes.
Le Bouzard etait, lui, effectivement excellent. C'est les deux seuls que j'ai lus.

Sinon, de Lecroart, il ne faut pas se limiter a ses fifiches dans Spirou : pilier de l'Oubapo, il a realise plein d'albums a contraintes vraiment excellent (si tu aimes par exemple MA Mathieu). Un album cyclique (la suite de la fin est au debut), un palindromique (lisible dans les deux sens), quelques pages lisibles soit normalement, soit facon manga VO, et plein plein plein d'autres idees formidables. Et ce sont des albums qui tiennent sur la longueur.

818. longshot - 09/12/18 13:55 - (en réponse à : heijingling)
Merci pour le lien, je regarderai ça.

Je crois que tout le monde a pensé que Lécroart était l'auteur idéal, y compris Vandermeulen et Nathalie Van Campenhoudt qui dirigent la collection. Et y compris peut-être Lécroart lui-même, qui évoque dans l'intro « son penchant pour les mathématiques » et « son goût pour les sciences ». Hm. Mais en y repensant, je n'ai jamais rien lu de lui que des dessins d'humour ou des histoires courtes. Savoir s'il tiendrait la route sur la longueur... J'aurais peut-être dû me méfier.

Et là je rejoins ce que tu disais sur le scénario et la narration : concrètement, le livre prend la forme d'une longue conversation entre les auteurs, accompagnés pour l'occasion de l'inévitable papillon. Ce dialogue court tout au long du livre, sans interruption. Les auteurs sont représentés à chaque page, pratiquement à chaque case. On passe d'un sujet à l'autre au détour de l'un ou l'autre prétexte narratif qui embrouille plus qu'il n'aide — contrairement au livre sur la Bible qui suit une progression historique, ici il n'y a guère de fil conducteur. Les sujets traités auraient pu l'être dans un autre ordre. Une conversation à battons rompus, quand on y prend part ça peut être passionnant, mais quand on n'en est que spectateur... Sans doute aurait-il mieux valu découper l'histoire en chapitres indépendants — et virer ce fichu papillon. Le sujet est déjà assez complexe comme ça...

(Après, attendu ou inattendu, pour les auteurs, je ne sais pas : pour un béotien comme moi, Bouzard sur le rugby est tout à fait attendu par exemple : il m'a fallu un moment pour me rappeler que c'était le foot, le sport de baballe dont il avait déjà longuement parlé...)

817. heijingling - 09/12/18 12:16
Dommage ce que tu dis du Lécroart, j'aime bien aussi ce qu'il fait, son univers d'autant plus absurde qu'il suit une certaine rigueur et logique scientifique, et a priori, c'était l'auteur idéal sur ce sujet. Je n'ai pas lu beaucoup de volumes de cette collection, mais en général je suis plutot décu, plus d'ailleurs par les auteurs attendus sur un sujet que par les inattendus (le Bouzard sur le rugby, qu'il ne connait pas du tout, est assez drole et bien fait.)

De Römer, tu peux jeter un oeil sur ses cours au Collège de France, l'homme est très sympathique et ses cours relativement faciles à suivre, bien que pointus, et amusants. Pour ces livres, je pense d'ailleurs que la réussite dépend bien plus du scénariste et de la narration que du dessin.

816. longshot - 09/12/18 11:26
Deux albums de la Petite Bédéthèque des savoirs (je voulais écrire deux petits albums, mais c'était redondant) : Le Hasard, par Ivar Ekeland et Étienne Lécroart ; et Naissance de la Bible, par Thomas Römer et Léonie Bischoff.

J'ai choisi le premier parce que je connais le sujet et que j'étais curieux de voir ce que Lécroart allait en faire. Bon, c'était un peu casse-gueule, et malheureusement le résultat... Le passage sur le problème de Monty Hall, par exemple, est mis en scène d'une manière plutôt bavarde et finalement assez confuse. Le Bref. J'aime bien Lécroart. Faudrait que Dupuis sorte un recueil ou deux des Fifiches du Proprofesseur, tiens, ça ce serait une idée.

Le second, je l'avais choisi pour la raison opposée : je n'y connais rien. Et j'ai beaucoup aimé. Le dessin est plutôt agréable, avec un joli travail sur la couleur, et le propos, qui aborde les liens historiques entre les récits mythiques du pentateuque et les conditions dans lesquelles ils ont été écrits et intégrés au corpus, est à la fois très clair et très intéressant, éclairant sur certaines contradictions ou paradoxes du texte, une mise en garde convaincante (une de plus...) contre la tentation d'une lecture littérale. Je lirais volontiers un tome 2. Il y a de la matière. Je jetterai peut-être aussi un œil aux livres non-dessinés de Römer — mais vu ma pile « à lire », ça attendra...

815. marcel - 07/12/18 15:40
Ah ! J'oubliais : c'est là-dedans qu'il a cree Flex Mentallo, personnage qu'il a ensuite developpe avec Frank Quitely dans une mini-serie.

814. marcel - 07/12/18 15:38
Bon, j'ai pas beaucoup chronique de trucs ces derniers temps parce que ca fait des semaines que je suis presque uniquement sur la meme chose : le run de Grant Morrison sur Doom Patrol (il en a fait 45 épisodes), entre la fin des annees 80 et le debut des 90s, avant donc la creation du label Vertigo ou il a fini par se retrouver.



J'avais lu (et adore) The Invibles, et c'était quand meme le truc le plus barre de Morrison. Ben a cote de Doom Patrol, c'est sage et carre comme du Alix !
La vache ! Je sais pas a quoi il tournait quand il écrivait ca, mais c'était clairement de la bonne. Entre la Brotherhood of Dada (des terroristes qui ont emprisonne Paris dans une peinture), les Scissormen, les Men from N.O.W.H.E.R.E. qui parlent en acrostiches qui donnent toujours "nowhere", leurs ennemis sont bien barres.
Les membres de l'equipe elle-même : un chef chelou en fauteuil roulant qui mange des tablettes de chocolat, un cyborg dont seul le cerveau est d'origine, une... "entite" nee de la fusion d'un homme, d'une femme et d'une sorte de dieu, une rouquine a poil sans visage mais un œil entre les nichons, une schizo aux multiples personnalites, une fille-singe dont on comprend pas bien ce qu'elle fout la... Le pompon etant Danny the street, une... ben une rue consciente, en fait, capable de se faire une petite place discrete dans n'importe quelle ville du monde pour se deplacer.
Et tout est comme ca, completement tare, surprenant, deconcertant. Quand je pense qu'ils préparent une serie tele, je me demande bien comment on peut retranscrire ca...

Graphiquement, c'est principalement realise par Richard Case (avec quelques fill-in de Sean Phillips, Kelly Jones, etc...), qui a un dessin assez passe-partout a la base, mais fait preuve de creativite et d'une bonne mise-en-scene.



Les couvertures, elles, sont principalement de Brian Bolland (voir au-dessus) dans un premier temps, puis de Simon Bisley.
Une mention speciale pour un HS intitule Doom Force et qui se moque ouvertement de la X-Force de Liefeld, de ses scenarios too much et de ses légendaires erreurs anatomiques (on est en 1992).



Au final, j'ai quand meme prefere The Invisibles, parce que la trame principale est plus structuree sur la longueur, mais il y a des épisodes proprement hallucinants. Si vous voulez faire un voyage en absurdie, c'est tout de meme un bon transport.

813. pierrecédric - 07/12/18 13:56
Aaaaaah, ça y est, le gag de Gaston qui m'a vraiment fait marrer que je n'ais pas depuis plus de 20 ans:

812. Quentin - 06/12/18 12:06
J'ai lu hier le chemisier de Vivès. C'est en quelque sorte sa version du "Déclic" de Manara, ou comment une bourgeoise timide et vertueuse se décoince pour s'envoyer en l'air avec plaisir et sans état d'âme sous l'influence d'un objet fétiche.

J'ai trouvé ca très bien. C'est du bon Bastien Vivès. Le scénario est sans doute un peu moins bien construit que les précédents. Il a l'air de marcher un peu plus à l'intuition dans celui-ci, mais je trouve que ca passe bien. C'est en tout cas psychologiquement beaucoup plus fouillé que Manara. Niveau dessin, pas vraiment de grand moment clé comme on en a dans les précédents albums, mais tout reste bien lisible, fluide, et bien ficelé. Bref, pas le meilleur album de Vivès, mais ca reste une très bonne lecture.

811. froggy - 05/12/18 00:41
Meta-Baron 6, Sans-Nom le techno-baron

Le titre et la couverture nous le revelent d'emblee, le meta-baron s'est affilie a la caste qu'il a toujours honnit et qu'il execre au point d'en esperer la destruction , celle des technos-technos.

Apres avoir lu cette deuxieme partie du diptyque commence avec l'album precedent, Rina la meta-gardienne, j'ai la tres, tres nette impression qu'il n'y rien ou quasiment rien de Jodorowsky, le createur du personnage. Cela se ressent tres nettement dans les dialogues et certaines sequences. Jerry Frissen, le scenariste, a cependant concocte une intrique qui conclut beaucoup plus agreablement ce troisieme cycle qu'il n'avait commence. La ou on retrouve l'esprit de Jodorowsky, c'est dans les dilemnes corneliens auxquels sont confrontes les heros, dilemnes crees par des ennemis qui ont autant d'humanite qu'HAL 9000, l'ordinateur de 2001, l'odyssee de l'espace, en a. C'est vous dire. La cruaute en plus. J'aime bien ces histoires car en fait, quand on y pense cela releve plus du melodrame dans l'espace qu'autres choses. A la limite, cela pourrait presqu'etre un roman-photo tellement tous les personnages sont outres dans tous les sens du terme. Ces choix corneliens sont terribles et n'offrent generalement aucune echappatoire, quoi qu'il advienne, le heros a perdu ou perdra quelque chose qui lui est tres cher, l'etre aime le plus souvent. Et si jamais, il pense s'en sortir, il se retrouve comme le heros joue par Warren Beatty dans A cause d'un assassinat, le film de Pakula ou Yves Montand a la toute fin de La menace de Corneau. Le Destin joue un role tres important dans ces sagas jodorowskiennes.

Compare a l'album precedent, j'ai plus apprecie cette fois-ci le dessin de Secher. Ses personnage sont biens croques bien qu'a quelques reprises, j'ai trouve que le personnage de Rina aurait pu tout aussi bien etre dessine par Don Lawrence dans un de ses Storm. Secher fait tout pour que la lecture se deroule sans aucunes asperites, decoupage et cadrage bien sur (les deux mamelles de la BD) mais aussi composition des cases et des planches et finalement les personnages et les decors qui ne sont ni envahissants, ni succincts.

Note finale, 3,75/5. C'est du tres bon travail qui devrait satisfaire tous les amateurs de la serie.

810. Bert74 - 04/12/18 19:09 - (en réponse à : longshot)
Debleu, c'est surtout le lettrage qui devient dur à appréhender !

C'est moche de vieillir, je te le dis mon gars !!

809. Lien Rag - 04/12/18 18:34
J'avais beaucoup aimé l'empire de l'atome moi, justement parce que le scénario (très référencé, notamment sur de la SF des années 50, et directement les Seigneurs de l'Instrumentalité de Cordwainer Smith) arrivait très bien à retomber sur ses pattes, après il faut le reconnaître pas mal de détours...

808. longshot - 04/12/18 11:42
C'est ça. Libon a ce trait un peu crado que j'aime beaucoup, et à la réduction je trouve qu'il perd vraiment en lisibilité.

807. Stefan - 04/12/18 11:19
C'est un peu plus grand que du comics mais c'est plus petit qu'un cartonné FB classique.

Moi aussi, j'ai trouvé ça dommage.

806. marcel - 04/12/18 11:14
J'ai pas eu l'album en main : c'est un petit format ?... Genre comics ?...

805. longshot - 04/12/18 10:50
J'ai lu Les Cavaliers de l'Apocadispe, et j'avoue que j'ai été un peu déçu : c'est peut-être moi qui ai la vue qui baisse, mais je trouve que ce petit format gâche vraiment le dessin de Libon. Ça reste très drôle, mais on y perd quand même beaucoup. Dommage.

804. froggy - 04/12/18 01:05
Alix 37, Veni vidi vici

Le comite Martin a choisi cette fois ci un scenariste dont je ne m'attendais pas du tout a ce qu'il ecrive un episode de la saga du heros antique. En effet, ce n'est rien de moins que l'auteur du remarquable (et remarque) Ascension du haut mal qui a ecrit cet ouvrage. Quand on connait cet album qui est un des fleurons de l'Association, on se dit que l'auteur commet ainsi un grand ecart vertigineux considerant qu'il n'y a strictement aucun rapport entre ces deux univers, tout aussi impitoyables l'un que l'autre.

Cesar a envoye Alix a Samosate situe en Asie Mineure pour y collecter des livres pour la bibliotheque qu'il a l'intention de creer a Rome. Comme il ne peut pas voyager seul, il est bien sur donc accompagne de son fidele compagnon, Enak. Or, les esprits y sont agites a cause de plusieurs evenements qui arrivent simultanement ou presque, une annee plus longue que d'habitude a cause d'un changement effectue dans le calendrier grace a Cesar, le recent assassinat de Pompee et puis, il y a la presence inquietante d'Arbaces dans les parages, l'ennemi jure d'Alix dans les premiers titres de la serie. Il ourdit sombres complots et tenebreuses entreprises afin de destabiliser la Pax Romana toujours fragile dans cette region nouvellement conquise par les legions romaines. Il en profiterait bien pour se debarrasser definitivmeent de son adversaire et bien entendu d'en tirer egalement un profit pecunier personnel. Est-ce que cela sera?

Franchement, je ne suis pas sur que David B. etait l'auteur ideal pour un nouvel opus dans la serie. J'ai vraiment l'impression qu'il a inutilement rempli son histoire de differents elements dont l'addition nuit a une bonne comprehension du scenario. Je ne les ai pas tous mentionnes, j'en ai garde un comme element de surprise si il vous prenait l'envie de lire cet album apres cette chronique. C'est ainsi que je me suis parfois senti un peu perdu durant ma lecture tel le heros qui s'egare dans le dedale des souterrains qui traversent la ville de part en part. Il est evidemment plus difficile d'aller vers la simplicite, ici David B. a peche par manque de confiance en soi, je trouve. Il en est ainsi du decoupage ou ayant trop de materiel a trite, il modifie regulieremement la structure du recit, a partir de la 30e planche environ, le lecteur alterne avec des planches de 4 et 5 bandes. Cela casse le rythme de lecture, je trouve. Faire cela dans une BD devrait etre exceptionnel et justifie par les besoins du scenario telle la scene de l'evasion dans le XIII, Toutes les larmes de l'enfer, ou le heros et son acolyte frenetique doivent avancer dans un tuyau qui retrecit.

Si on se fie seulement a la couverture, on se dit qu'on va voir un Alix moderne. Je m'empresse de vous ecrire que ce n'est pas du tout le cas ici. Le dessin de couverture montre un Alix et un Enak moderne alors que le dessin interieur est ouvertement copie sur celui de l'episode qui nous montrait la mort d'Arbaces, La tiare d'Oribal. Je suis surpris de ce choix car les recents albums de Marc Jailloux qui precedent celui-la sont plutot a rapprocher des albums des annees 60 avec a sa tete, Les legions perdues. Une fois de plus apres le desastreux Cite engloutie dessine par Ferri, les lecteurs sont perdus. On releve des differences dans les dessins des B&M post-Jacobs bien entendu, mais la, les differences de style sont plus minimes et donc plus acceptables car chaque dessinateur a a charge de respecter a la lettre le premier paragraphe du cahier des charges, a savoir que le B&M-Etalon est La Marque Jaune. Chez Casterman, pour Alix, on ne sait pas, on ne sait plus. A-t-on jamais su en definitive? Chacun fait ce qu'il veut, il me semble. C'est un choix comme un autre mais cela manque terriblement d'unite graphique. Je presume que ce choix de prendre l'episode de La tiare comme reference graphique s'est probablement impose du fait de la presence d'Arbaces dans le scenario. Il me faut admettre que parfois la copie est trompeuse, on croirait presque lire du Martin mais le plus souvent, ce n'est pas le cas. Durant ma lecture, j'ai eu la tres nette impression qu'Albertini, le dessinateur, n'arrivait pas a tenir la longueur en se tenant a ce style. Il y a ainsi des erreurs de perspectives et d'echelles etonnantes et surtout tellement choquantes que je me suis arrete dessus car interloque. ce n'est pas bon signe.

Je ne sais pas combien de membres a ce comite Martin et surtout combien de temps il durera. Peut-etre plus tres longtemps considerant les legions d'amoureux de la serie qui la lachent. Cele sera mon cas, car a moins d'une unanimite generale de part et d'autres des forums, cet album sera mon dernier de la serie. C'est dommage, je ne saurais jamais si Alix embrasse la nuque d'Enak ou si Enak est eunuque ou plus prosaiquement, si il nique Enak.

Note finale, 1,75/5. Dispensable

803. herve - 03/12/18 14:49
"Kivu" Van Hamme & Simon

J'avais un apriori négatif sur cette bande dessinée, sans doute en raison d'un dessin daté trop années 70, à mon goût et d'un scénario que je pensais être beaucoup plus centré sur le personnage de Denis Mukwege, qui sera désigné comme "prix Nobel de la paix 2018"
Finalement, j'ai passé un agréable moment de lecture même si l'histoire est tout de même assez dure et cruelle. Je regrette que les pages introductives au récit à proprement dit font peu redondance avec la présentation que l'on fait de l'économie du Congo à notre ingénieur des mines.
Sinon, Van Hamme nous livre un scénario béton, qui allie aventures et guerre économique, sujets de prédilections pour lui,
Le tout sur un fond social et politique très instructif. J'ai appris pas mal de choses en lisant cette bande dessinée, et pas seulement l'existence du fameux docteur Denis Mukwege !
Bref, une très bonne surprise.

note 3,5/5

802. froggy - 01/12/18 22:22
XIII Mystery 13, Judith Warner

Ou lesbien raisonnable?

Nous savions depuis longtemps que Van Hamme avait decide d'ecrire ce 13e album de la serie derivee, 13 fois 13 ou un album sans 69 comme on peut s'en rendre compte apres sa lecture.

Pour celles et ceux qui ne le savent peut etre pas encore, mais y-en-a-t il encore dans cette salle?, Judith Warner est la belle pharmacienne de Greenfalls, la petite ville des Rocheuses lieu de l'action du diptyque de la serie mere, Le dossier Jason Fly/La nuit du 3 aout. Ce n'est rien de dire qu'elle y a un serieux probleme oedipien puisqu'elle est folle a en crever du potentat local qui pourrait etre largement son pere (ou on voit donc Van Hamme aller sur les traces de Jodororowsky qui lui ausssi nous a gratifie de savantes variations sur le celebre complexe). Heureusement que l'amnesique le plus celebre du FB est passe par la, tout d'abord en couchant avec elle, ensuite parce que le potentat est alle rejoindre la terre de ses ancetres. Quelques annees plus tard, la belle Judith s'est installee en Californie ou elle a ouvert une pharmacie homeopathique.. Accessoirement, elle loue une chambre disponible dans son logement a des femmes seules exclusivement. C'est ainsi qu'une jeune femme debarque chez elle sans crier gare pour louer la chambre en question. Le hasard fait que cette jeune femme n'est autre qu'une autre belle de la serie mere, mais beaucoup plus letale puisqu'il s'agit de Jessica Martin, la tueuse a gages lesbienne qui elle aussi a succombe aux charmes de l'amnesique. Elle a ses trousses le FBI mais aussi Danny Finkelstein, le frere du journaliste assassine a Miami au debut de l'album de la serie mere, The XIII Mystery-L'enquete, qui enquetait avec son collegue, Warren Glass, sur cette tenebreuse affaire, le meme Glass, qui sera tue par Jessica, Danny voulant les venger tous les deux. A partir de tout cela, la belle Judith voit son destin basculer. Cet album vous raconte comment.

C'est du Van Hamme, c'est efficace, l'homme connait son affaire, il sait construire un scenario et allie scenes d'action et scenes au rythme plus lent. Le probleme est que tel Hitchcock avec ses derniers films, il n'y a plus d'allant, plus de nouveautes, plus de surprises surtout. Van Hamme compte plus sur sa technique de scenariste que sur ses capacites a etre innovant. Bon apres tout, il a 79 ans, on peut l'excuser. On ne peut plus lui demander de l'etre autant qu'il ne le fut. Ce qui serait interessant a lui demander, c'est de lui demander quelle est l'origine de sa fascination pour l'homosexualite feminine. Un traumatisme d'enfance peut-etre? Le scenariste met donc en scene deux tres belles femmes dont une lesbienne, que croyez-vous qu'il arrivera? Pour la premiere fois dans son oeuvre, si mes souvenirs sont bons, nous assistons a plusieurs scenes a l'erotisme soi-disant torride. J'ecris soi-disant torride car tout cela est bien fade en definitive. Un autre serieux bemol dans cette histoire est le nombre incroyable de coincidences dont la moindre n'est pas la premiere qui fait debuter l'histoire, Jessica voulant louer la chambre d'hote de Judith.

C'est le premier album du dessinateur, Olivier Grenson, que je decouvre. On va etre aimable, c'est bien mais il n'y a pas de quoi sauter au plafond. Sur un autre faible scenario de Van Hamme, Giraud dans La version irlandaise avait reussi a veritablement l'illumine. Et je ne parle pas de Vance qui arrivait a couvrir graphiquement les faiblesses et carences des derniers titres de la serie originale. Ce n'est pas le cas ici, Grenson n'a pas leur talent et ne peut arriver a transcender un materiau faible au depart. Je ne trouve pas la couverture tres reussie, la Judih Warner de Vance etait beaucoup mieux, plus sensuelle, plus animale mais en meme temps racee et en ayant du chien. Celle de Grenson est une jolie femme certes mais dont la personnalite n'est plus rendu par le dessin. Il en est de meme pour Jessica Martin. Itou pour les hommes, ils ont souvent l'air d'avoir ete botoxes. La scene finale entre les deux femmes et le journaliste manque serieusement d'intensite graphique.

Je vous fais grace du pinaillage sur les erreurs de documentation mais disons simplement pour le scenariste que le notaire aux USA est quelque chose de completement different de celui d'en France et pour le dessinateur, les sieges d'avion en classe affaire ont chacun deux accoudoirs, EL-Al n'a pas d'A380, uniquement des Boeing et n'assure pas de liaison directe entre San Francisco et Tel Aviv.

Note finale, 2/5. Insignifiant

801. nem° - 01/12/18 17:14 - (en réponse à : oula)
*revanche

800. nem° - 01/12/18 17:13
Ca m'arrive. Bon, je viens de le finir. C'est très beau, il y a des double-pages ultra-picturesques, je sais pas si ça se dit, mais je m'en fous. En revnahce, je m'attendais, je sais pas... à quelquechose de plus surréaliste, plus mystique. Mais ça dit à suivre, en bas de la 220e page, donc qui vivra verra, et tutti quantique.

799. froggy - 01/12/18 16:23 - (en réponse à : Nem°)
Tu achetes donc des BD? Je le savais! :))

798. nem° - 01/12/18 12:30
Comme la politique c'est nase, j'ai acheté une BD. J'ai décidé de craquer pour L'age d'or. Je vous dis plus tard ce que j'en pense, mais à priori c'est super beau. D'ailleurs le bouquin est magnifique.

797. froggy - 30/11/18 16:19
De mon cote, voila ce que j'en avais ecrit:

Clerisse & Smolderen, Souvenirs de l'empire de l'atome

J'ai decouvert ce duo d'auteurs tres talentueux l'annee derniere avec L'ete Diabolik qui m'avait beaucoup plu, suffisamment pour que j'acquiers leur opus precedent, celui-la en l'occurrence. Une des raisons supplementaires a cet achat est que j'avais lu des commentaires tres elogieux sur ces Souvenirs a l'epoque de sa sortie (2013) et que j'avais garde cela en tete. J'ai profite de l'offre de vente de Suzix a un prix tres raisonnable et connaissant sa maniaquerie sur l'etat de ses albums, je savais a l'avance que j'en aurais un impeccable.

La difference entre ces deux albums est comme celle entre le jour et la nuit, l'un se lit sans problemes du fait de la linearite de son scenario, L'ete, l'autre nettement moins et c'est de celui-ci qu'il s'agit. J'avoue sans honte que la construction du scenario m'a laisse plus que perplexe car je n'en vois absolument pas l'utilite. Le point du depart se situe au Mexique puis l'histoire nous emmene aux USA, Washington et New York entre autres et en Belgique avec des retours en arriere sur l'enfance du heros dans le Shanghai des annees 20 et quelques intermedes a Zakopane en Pologne ou le temps se gate. On pourrait se croire dans un film de James Bond si ce n'est que le scenario nous entraine sur une autre planete dans un futur tres lointain car notre heros y est en contact telepathique avec un seigneur, veritable heros sur cette planete pour les exploits qu'il a realises. Tout cela serait tres bien si ce n'est que Thierry Smolderen, a decide de situer les differentes scenes de son recit a differentes epoques situees dans les annees 50 et 60 mais dans un ordre non chronologique, on commence donc au Mexique en 1964, puis on est en Chine en 1926, la troisieme sequence nous emmene a Bruxelles en 1958, la quatrieme a Zakopane en 1950, la suivante a Rhode Saint Genese en 1956, puis nous sommes a Washington en 1953, etc. Comme chaque scene ne fait que quelques pages seulement et que les informations sont distillees au compte-goutte, on a l'impression d'assister a une suite de sketch sans lien apparent qui les relieraient, ce que je trouve fort desagreable. En effet, l'humble lecteur que je suis avec un QI normal a envie de se detendre en lisant une bonne BD, je veux bien des faire des efforts mais il ne faut pas trop m'en demander non plus. Tous ceux qui ont lu les premieres histoires ecrites par Yves H., le fils d'Hermann, savent de quoi je parle. Il faut etre tres fort ou avoir beaucoup d'experience pour ecrire un tel scenario afin que le lecteur ne soit pas largue dans le premier virage, ce qui fut mon cas durant ma lecture. Je pensais au tres beau film d'Alain Resnais, Je t'aime, je t'aime au fur et a mesure de ma lecture. Ce film de science-fiction a un montage completement eclate avec des scenes parfois tres courtes jusqu'a atteindre un seul plan dans certains cas car c'est l'histoire d'un homme joue par Claude Rich qui se souvient de son passe, ce qui fait que sa memoire va et et vient sans logique apparente mais tout reste parfaitement clair pour le spectateur quand on voit le film. J'ai la tres nette sensation que Smolderen avait beaucoup d'ambition quand il a ecrit son histoire mais il aurait du travailler dessus beaucoup plus afin de rendre la chose beaucoup plus comprehensible. Il a ouvert beaucoup de portes, en a referme certaines mais pas toutes. J'admets les fins ouvertes qui laissent au lecteur la possibilite de terminer ou de donner la conclusion qu'il desire a l'ouvrage mais pas au point ou on l'impression que le scenariste s'est laisse deborde par son oeuvre et ne sait pas ou plus comment le finir intelligemment effare par son trop plein. Cela fait qu'on ne sait pas tres bien l'interpretation qu'il faut donner a cette histoire. Mais peut-etre etait-ce le but de Smolderen? Pour conclure sur le scenario, je pense qu'il a ete tres pretentieux ou trop confiant dans sa capacite a raconter cette histoire a la structure completement casse, je devrais ecrire plutot avec une structure hors du commun. Tels les Shadoks, il a voulu faire complique quand il pouvait faire simple. Ou alors, plus prosaiquement, il souffrait de troubles de deficits de l'attention.

A la difference du scenario, j'ai adore le dessin d'Alexandre Clerisse que j'avais deja fort apprecie avec L'ete Diabolik. J'aime beaucoup ce style qui me rappelle celui pratique dans les dessins animes des annees 50 de la UPA, le studio de dessins animes qui revolutionna le genre dans les annees 50 avec des cartoons tels que Gerald Mc Boing-Boing (si vous ne connaissez pas ca, courez vite en voir car c'esty sublime). Ils influencerent grandement l'industrie du dessin anime, meme les animateurs de chez Disney y succomberent avec Les 101 dalmatiens par exemple. Avant eux, Tex Avery avait adopte cette nouvelle charte graphique pour les derniers cartoons qu'il realisa a la MGM abandonnant le style classique qui faisait sa marque. C'est un style graphique tres particulier qui va a l'essentiel ou les decors sont reduits a leur plus simple expression, parfois vaguement esquisses, les personnages et animaux etant egalement dessines dans la meme veine. A ma connaissance, il n'y pas de dessinateurs de la BD FB qui aient choisi un tel graphisme a part peut-etre les decors realises par Will pour Tif et Tondu, Spirou et Fantasio et Benoit Brisefer, toutes BD realisees dans les annees 50 comme ceux de l'age d'or de la UPA. L'avantage de ce scenario qui se deroule principalement dans les annees 50 est qu'il est en parfaite osmose avec ce type de dessin.

J'ai note quelques references ici et la cependant, Franquin et Zorglub, bien sur mais aussi Greg et les hommes-grenouilles volant vus dans une de ses series parues dans le journal Tintin, Christine Hendricks de la serie tele Mad men. Il doit m'en manquer mais j'etais trop accapare a essayer de reconstituer les fils de cette histoire.

Note finale, 2.5/5. Seulement pour le dessin car ce n'est pas que ce soit mauvais, loin de la, je ne suis pas du tout rentre dedans a cause du scenario

796. herve - 29/11/18 16:46 - (en réponse à : oups)
je l'ai lu deux fois

795. herve - 29/11/18 16:45
de mémoire, je l'ai eux fois (rien que pour repérer les clins d’œil)

794. helmut perchu - 29/11/18 16:41 - (en réponse à : hervé)
Tout était clair pour toi dès la première lecture ou tu as du la relire au moins une 2e fois pour bien appréhender l'histoire ?

793. helmut perchu - 29/11/18 16:38 - (en réponse à : froggy)
Comme toi j'avais beaucoup aimé L'été Diabolik et c'est pour ça que je me suis laissé tenter par L'Empire...

792. herve - 29/11/18 16:34
moi, j'avais adoré cet album

j'avais écrit ceci :
Un véritable Ovni que cette bd intitulée sobrement Souvenirs de l'Empire de l'Atome , de Thierry Smolden (à qui l'on doit déjà cette superbe série Ghost Money et A. Clerisse, dont je découvre le dessin)
Tout d'abord, un Objet éditorial de grande qualité édité étrangement par Dupuis alors que le format le rapprochait plus des albums en provenance de "Futuropolis".
Découpée en plusieurs chapitres, qui vont dans le désordre de 1926 à l'an 110 000 dans le futur, en passant par l'année charnière 1958, cette histoire peut paraître confuse, voire compliquée mais elle bénéficie d'un scénario en béton qui en fait une lecture très fluide et très agréable.
Bref, cette bande dessinée est un véritable régal, voire la révélation de l'année 2013.
Véritable hommage aux thèmes de science fiction developpés dans les années 50 (et inspirée apparemment d'un fait divers réel), cet album réconcilie à la fois le franco-belge (avec l'exposition universelles de Bruxelles de 1958 ) et l'inspiration des bd américaines de science-fiction.
On y croise d'ailleurs un André Franquin et une rousse plantureuse et incendiaire issue de Mad Men)un clone de Zorglub, et certainement d'autres références (une ford T, un Georges Bush Sr) qui mériterait une seconde lecture.
Ouvrage fort riche et à plus d'un titre intéressant, qui , s'il le fallait, est encore réhaussé par le magnifique dessin décalé d'Alexandre Clarisse qui donne à cet album à la fois cet aspect désuet des années 50 et toute sa modernité.
Un comble, non?
Bref, s'il ne fallait conseiller qu'un seul livre à lire depuis ce débur 2013, ce serait sans nul doute celui-là.

791. froggy - 29/11/18 16:29 - (en réponse à : Helmut)
Je l'ai chronique ici quand je l'ai lu apres que Suzix m'ait vendu son exemplaire. Tu peux aller lire cela si l'envie t'en prend. Mais je suis comme toi, le scenario est incomprehensible. Je l'avais acquis parce que j'avais lu des memes auteurs L'ete Diabolik, leur opus suivant. Celui-la, je te le recommande chaudement, c'est aussi clair que lineaire et en plus, c'est tres bien. C'est pour cela j'avais ete surpris et decu de ce Souvenirs de l'empire de l'atome.

790. helmut perchu - 29/11/18 15:06
Souvenirs de l'Empire de l'Atome de Clérisse et Smolderen. Je vous fais pas le pitch j'ai rien compris.

789. Quentin - 28/11/18 14:46 - (en réponse à : helmut)
Entièrement d'accord sur 23 prostituées. L'auteur marchait sur des oeufs, mais il s'en sort très bien et pose de bonnes questions.

788. helmut perchu - 28/11/18 14:38
23 prostituées de Chester Brown. Un livre ou l'auteur livre son histoire et son point de vue concernant l'amour tarifé. Même si je suis loin d'être d'accord avec la vision de Chester Brown, c'est plutôt intéressant.

787. suzix@bdp - 28/11/18 10:39
785. herve - 28/11/18 10:23 - (en réponse à : suzix)
Et tu continues à les acheter !!!!


... ben pour tout te dire, là ça touche le fond. Il se pourrait que je fasse comme certaines séries et que je revende les 5, 10 ou 15 derniers tomes histoire de solder l(affaire.

786. Mr Degryse - 28/11/18 10:23
Zombillenium tome 4 après avoir relu les précédents à la suite :


C'est vraiment une déception pour moi. L'album fait petit par rapport aux autres. petit en pagination , me semble t'il mais petit aussi dans ce qu'il raconte.
Déjà il y a trop de non dits par rapport au tome précédent. Et puis l'album fait clairement introduction d'un nouveau cycle. C'est clairement à suivre ( la suite la plus franche des 4) alors que c'était vraiment une série qui fonctionnait bien sur l'aspect one shot avec une grande trame globale. Là, on va encore devoir attendre combien d'année pour avoir le développement de cette courte introduction.

Le fort de cette série a toujours été ces personnages. Là, si la nouvelle sorcière est très bien réussie graphiquement, elle n'a aucun développement, aucun accroche sur le personnage. Et je ne parle même pas de l’intérêt du nouveau personnage humain et de sa caractérisation.
Les persos qu'on aimait bien auparavant apparaissent à peine ou si peu et ne sont que l'ombre d'eux même. Un personnage de méchant si réussi comme Bohémond ( dans le 3 ) n' a plus aucun intérêt.

Pire je ne suis même pas sûr que l'auteur savait réellement ou il voulait nous mener depuis le départ ou si il improvise. Pas sûr qu'il n'y ait pas d'incohérences entre les volumes.

Bref une grosse grosse déception ( c'était une grosse attente pour mois depuis longtemps) qui sera peut être comblée avec un tome suivant qui formera un tout homogène mais en l'état

7à 8/ 10 pour le dessin ( superbe couv)
3à 4/10 pour le scénar

785. herve - 28/11/18 10:23 - (en réponse à : suzix)
Et tu continues à les acheter !!!!

784. suzix@bdp - 28/11/18 09:58
Lu Les Tuniques Bleues #62 de Lambil & Cauvin chez Dupuis (novembre 2018).

Nul. Moche. Même pas de connivence avec Chesterfield et Blutch. Mal dessiné. Scénario aussi mince et prévisible qu'un copie de CP.
Note 0/5.

783. longshot - 28/11/18 09:43 - (en réponse à : je viens de lire ça fait bien deux mois mais je n'ai pas eu le temps de le raconter avant)
Appelez-moi Nathan (Catherine Castro et Quentin Zuttion, chez Payot) : une BD inspirée de l'histoire vraie d'un jeune garçon trans. Témoignage touchant et qui sonne plutôt juste, mais peut-être un peu léger ?

Corps et âme (Matz et Jef, d'après un scénario de Hill pour le film « Tomboy »; chez rue de Sèvres) : Que c'est mauvais. J'avais vu par hasard la bande-annonce du film, et ça avait l'air d'un sacré nanard. La BD confirme. Des fois on lit des trucs, et jusqu'au bout, juste pour le plaisir de constater à quel point c'est navrant. On croirait lire l'« origine story » d'une anti-héroïne qui s'appellerait Punishette : Frank Cas... Kitchen, Frank Kitchen, tueur à gage se réveille un matin transformé en une créature sculpturale par une mad doctoresse qui s'adonne à la chirurgie sur les sans-abris et les prostituées, et qui lui en veut à mort pour une raison que le lecteur attentif, ou même pas attentif d'ailleurs, n'aura aucun mal à deviner tellement le scénar est nul. Bref, ayant compris qu'il ne récupèrerait jamais sa bite, Franck décide de combattre le crime et le patriarcat en tabassant les clients violents de ses nouvelles amies prostituées. Fin.

Sinon j'ai lu également l'Âge d'Or de Pedrosa, que comme tout le monde j'ai beaucoup aimé. Sans être complètement-complètement emballé : si les pages sont très belles, je les ai trouvées parfois un peu confuses, et certaines révélations sont un peu trop attendues... Vivement la suite, quand même.

782. dalexandre - 27/11/18 11:20
J'ai lu hier Thorgal: Aniel

Pour faire court, en tant que purge, c'est efficace.

Le dessin de Rosinsky est au mieux brouillon et la couleur directe ajoute à la confusion. Ce n'est clairement pas son meilleur travail. Il est bien dommage de finir sur cette triste note.

Le scénario donne sérieusement l'impression que Yann ne savait pas comment rendre épique le retour à la maison et la gestion du cas d'Aniel. Résultat: il préfère partir faire un tour dans "Le Mal Bleu" histoire de meubler. Bonne idée? Bof.

Et la cerise sur le gâteau, il n'a pas pu s'empêcher de placer sa Yann's touch. Vous savez, ce petit quelque chose qui rend ses scénarios irritants depuis quelques années...

Je parle de ses clins d'oeils aussi délicats qu'une main au cul dans le métro. On a donc droit à un personnage nommé "Servään" (comme dans Odilon Verjus) et un autre "Frippyah" (comme dans un paquet d'albums récents ayant au générique un "Fripiatov" ou autre). Mention positive, il a pas placé de Schlirf ou Eigrutel mais ce sera pour le prochain tome, assurément.

Ce genre de petite touche, dans une série qui se veut heroic-fantasy au premier degré sans trace d'humour représente une faute de goût.

Malheureusement, ce travers s'ajoute au fait que l'intrigue est plus que moyenne, me confortant dans ma bonne décision d'avoir arrêté Thorgal avec Van Hamme.

Note: 1/5, un point juste pour avoir bouclé une période bien fadasse du viking.

781. marcel - 27/11/18 01:27
J'aimais beaucoup Lamquet, jusqu'à ce qu'il se mette a l'ordi avec sa serie precedente (dont le titre m'echappe). Il etait dans les premiers a se servir de cet outil, malheureusement, il s'en sert mal et cela nuit a ses planches. Si tu as l'occasion de lire un de ces jours une de ses œuvres précédentes (il a fait de tres bons recits de SF comme Quasar ou Tropique des etoiles), ca vaut beaucoup plus le detour graphiquement.

780. froggy - 27/11/18 00:38
Alpha 13, Le syndrome de Maracamba

Ou dur, dur de passer juste apres Moebius.

Tel soeur Anne du haut de sa tour, j'attendais de voir venir cet album qui est la fin d'un tryptique au suspense infernal. Cet album est le 13e de cette serie et on peut dire qu'il porte bien son numero, il aura fallu attendre 5 ans pour le decouvrir, ce qui me semble un peu long pour lire la conclusion d'une histoire d'espionnage au suspense infernal. En face, on y ecrit qu'il a ete enfante dans la douleur. Manifestement, les auteurs ont decide de ne pas etre egoiste et de faire partager leur douleur avec leurs lecteurs, ou plutot ce qu'il en reste, je presume qu'apres 5 ans il y en a moins. Pour tout vous dire et ainsi que je l'avais fait pour les derniers inenarrables Mondes d'Aldebaran que j'ai achetes je voulais seulement savoir comment cela se finissait.

Donc l'agent secret Alpha a disparu dans le soi disant accident de son helicoptere a la fin de l'episode precedent. Mais en fait, il n'est pas mort. Si, si, je vous assure. Il s'est fait passer comme tel. C'etait une ruse. Il a ete recueilli avec l'espionne qui l'accompagnait. Et tous les deux de se retrouver dans une ile paradisiaque des Caraibes ou ils vont couler quelques jours heureux dans une luxueuse maison. Mais cela ne durera pas car des gens aussi mal intentionnes qu'aux mines patibulaires le recherchent toujours pour le tuer. Manifestement, sa ruse n'a pas eu le resultat escompte.

C'est l'ancien dessinateur de la serie, Jigounov, qui les ecrit maintenant puisqu'il a passe la main a Lamquet lorsqu'il a repris XIII des mains devenues malheureusement et fort tristement parkinsoniennes de Vance. Pour resumer, il a mis en scene des gens qui font des choses, parlent, mangent, complotent. On lit cela sans deplaisir certes, mais sans plaisir non plus a cause d'un tel manque d'entrain de la part aussi bien du scenariste que du dessinateur. Le scenario avance mais il est construit maladroitement, gauchement. Il faut lire ce qu'il advient du personnage qui commence l'album. Autant l'ecrire franchement, on se fiche eperdument de ce qui peut arriver aux heros. Durant ma lecture, je me suis totalement desinteresse de leur sort, ils n'ont aucun charisme, aucune personnalite. Ce n'est pourtant pas complique d'interesser les lecteurs surtout dans un thriller, genre mecanique si il en faut, il faut un minimum de description des personnages afin de les situer. C'est le b-a-ba du metier de scenariste.

De Lamquet, je n'ai que ses Alpha. cela devrait etre la seule chose que j'aurais de lui car lorsque j'ai ecrit plus haut qu'il est difficile de passer apres Moebius, c'etait plus qu'un euphemisme en ce qui concerne cet album, c'est une triste realite. Il faudrait que vous voyiez les dessins des 3 premieres planches pour vous en rendre compte vous-memes, elles piquent tellement les yeux qu'elles ont les memes effets sur eux que des gaz lacrymogenes en auraient. C'est dessine bien sur mais l'utilisation de l'ordinateur et des logiciels est tellement laide que j'ai failli en tomber raide de saisissement. Le dessinateur a melange differentes sources photographiques pour les assembler, il y a donc une route dans une foret enneigee, une voiture qui manifestement a ete ajoutee dans ce decor puis c'est le tour d'un personnage et enfin celui des accessoires. Le probleme est qu'il n'a pas respecte les echelles ou les proportions, certains elements du decor sont manifestement sous ou surdimensionnes selon le point de vue que l'on prend. Tout cela constitue fait un bric-a-brac graphique qui laisse dubitatif et songeur. De ma vie, je n'ai jamais vu un telephone portable aussi gros. Vous rajoutez a cela des couleurs realisees bien entendu a l'ordinateur et vous avez un cocktail que vous jetterez aux orties des la premiere gorgee. Pauvres orties! Elles auront autant de chances de survie apres cela que la pauvre plante verte arrosee au Sani-Cola au debut de Vol 714 pour Sydney.

Le Lombard dans un elan d'optimisme insoupconne annonce un 14e album, il devait s'intituler Dominos. Je pressens deja que cela aura un rapport avec une certaine theorie. Vous savez bien, le premier qui tombe entraine les autres. Cet Alpha etant mon omega de la serie, je ne tomberai pas si jamais il parait un jour considerant le temps qu'il a fallu pour realiser ce cycle, 9 ans en tout entre le premier episode et celui-la. Dur, dur pour une histoire a suspense (infernal).

Note finale, 1/5. Aucun interet. Cet Alpha est beta..

779. froggy - 26/11/18 00:26
Moebius, Arzach/Le garage hermetique

Ou je ne sais pas par ou commencer pour ecrire que c'est purement et simplement genial.

Je ne me souviens plus du tout quand j'ai lu cela pour la derniere fois. Et je me demande si cela n'a pas ete une bonne chose en defintive car me plonger a mon age dans ce recueil a ete comme un bain de jouvence. Je me rappelais bien d'Arzach mais absolument pas du Garage.

Il est quasiment impossible de resumer les intrigues de ces deux histoires. Arzach est une suite de petites saynetes sans paroles. Il y a un scenario pour chacune d'entre elles, ce sont des recits courts, de 8 planches. Il s'y passe des choses mais quoi? Malgre ce que j'en ecris, c'est parfaitement comprehensible. Il faut se laisser emporter par la magie du dessin. En effet, Moebius a realise lui meme les couleurs de ces histoires. Ainsi que l'explique fort bien Daniel Pizzoli dans la postface qui accompagne l'album, Moebius les a harmonieusement combinees avec le noir et blanc des ses hachures et pointilles. Le resultat laisse pantois, c'est d'une sublime beaute.

Exactement le contraire d'Arzach, Le garage hermetique est un long recit de 98 planches en noir et blanc. Ce n'est pas moi qui vais vous dire de quoi ca parle parce que je n'en sais strictement rien, il n'est meme pas dit que l'auteur lui-meme aurait pu resumer son histoire. Cette bande est parue dans le mensuel Metal Hurlant au rythme de 2 a 3 planches a chaque fournee, plutot deux que trois d'ailleurs. A mon avis, Moebius l'a manifestement concue pour se reposer entre 2 Blueberry et des scenarios a tiroirs de Charlier, son principal gagne-pain. J'imagine le dessinateur partir sur une idee, dessiner son truc, deposer ses planches a Metal. Et un mois plus tard d'y revenir et de continuer en se rappelant vaguement de qu'il avait dessine un mois avant. Je ne sais pas, j'imagine seulement. Le Garage est un recit construit selon le principe du jeu du cadavres exquis cher aux Surrealistes mais dont seul Moebius aurait ete l'auteur. Il fait 98 planches, sa parution s'est donc etalee sur plusieurs annnes et cela s'est arrete parce qu'il avait probablement envie de passer a autres choses. Je presume que c'est au moment ou il s'est attaque a John Difool, la serie de SF definitivement plus mainstream que les deux recits de cet ouvrage. En effet, tel que c'etait parti, cela aurait pu durer encore plus longtemps. Il faudra faire remarquer que de nombreux elements graphiques que l'on verra ulterieurement dans les John Difool furent crees ici. De toutes facons, l'histoire n'a strictement aucune importance, l'interet est ailleurs puisqu'on pourrait reprendre le nom du poeme de Baudelaire, Invitation au voyage comme sous titre au Garage. Et c'est exactement cela, une invitation a un voyage qui va vous emmener vers un univers, bizarre, etrange, effrayant, deroutant. Moebius va offrir a sa bande tout son talent de dessinateur, le resultat etant une veritable fete pour les yeux. Il est evident que sa realisation l'a encore fait progresser dans son art. Je vais me refugier derriere le talent de Marcel Proust qui, dans La Recherche, faisait dire a Mme Verdurin qu'elle manquait de mots pour juger d'un opera de Wagner qu'elle avait adore. C'est exactement cela que j'ai ressenti durant ma lecture et pendant que je preparais mentalement cette chronique. On est plus en presence de sensations qu'autres choses. Et malheureusement, je n'arrive pas a retranscrire par ecrit tout ce que j'ai ressenti durant ma lecture. C'est genial mais je n'arrive pas toujours a savoir pourquoi.

Il y a une chose que j'ai enormement aime dans Le Garage, c'est l'humour, chose a laquelle je suis tres sensible comme vous le savez tous. Cette bande en a beaucoup. On le constate principalement avec les titres que Moebius a compose pour chaque episode et dans les resumes des episodes precedents. On ne rit pas aux eclats mais on sourit souvent parce que c'est gentiment malicieux et pas du tout mechant, cela detend considerablement l'humeur du lecteur. A cela, il faut ajouter certains details dans le dessin, le decoupage. Je ne vais pas en faire une liste exhaustive, vous verrez tout cela de par vous meme. manifestement Moebius ne se prend pas du tout au serieux et ne veux surtout pas avoir la grosse tete, il realise la bande pour se reposer, se detendre mais aussi explorer des possibilites graphiques, c'est a dire creer en toute liberte avec le minimum de contraintes. Son decoupage est excellent et cela m'a permis de me rendre compte que ce qui sauvait les Mister Blueberry (a part le dessin bien entendu) qu'il a concus seul, en etait justement le decoupage, je ne suis pas sur que Giraud etait interesse pour faire un scenario a la Charlier. Ou comment les progres acquis durant la realisation du Garage ont permis la realisation de bons episodes de Blueberry post-Charlier. Et ce sont deux series aux antipodes l'une de l'autre.

Et le dessin? me demanderont ceux qui ne l'ont jamais lu. Comment est-il? En un mot, somptueux. C'est inimaginable d'avoir autant de talent. Et ce qui est formidable, c'est que Moebius n'en fut pas avare, il est evident qu'il aimait dessiner ces bandes de SF qui j'en suis quasiment certain l'attiraient plus que de faire du Blueberry. Il y est inspire de bout en bout. dans ceraines cases, il a pris son temps pour multiplier les details, details que le le lecteur presse survelora mais que d'autres remarquerons, je ne suis pas sur de tous les avoir vus bien que j'ai pris beaucoup de temps (plus que je n'en ai fait d'habitude) pour lire l'album afin de mieux le savourer. C'est si beau qu'on pourrait succomber au Syndrome de Stendhal. C'est bien simple, c'est l'equivalent en BD de ce que Mozart fut pour la musique. Genial, osons le mot.

Le postfacier explique (mieux que moi cela va sans dire mais cela ira mieux en le disant) en quoi cette oeuvre fut veritablement revolutionnaire dans la BD et fut un veritable choc pour tout le monde a l'epoque. Il y a vraiment de quoi. Il explique egalement certains parti-pris de mise en scene. C'est passionnant a lire et il permet de decoder tout cela un peu mais pas trop, juste ce qu'il faut afin que cette BD conserve son mystere.

Je ne regrette absolument pas mon achat.

Note finale: 5/5. Il est difficile de contenir son entrain quand on lit une BD aussi enthousiasmante. Pour la troisieme et derniere fois, c'est genial.

778. froggy - 25/11/18 17:20
Lobabu:

Jonathan Fly est effectivement tres mauvais en autre pour les raisons que tu as mentionnees et pour d'autres qui avaient fait l'objet de ma chronique de lecture. Par contre, j'ai bien aime Alan Smith si on accepte le parti pris que ce type est l'homme le plus malchanceux du FB.

Herve:

Je suis comme toi, je pense sincerment que ce Thorgal sera mon dernier. Ou alors, il faudrait que Yann se revele un prodigieux scenariste a la hauteur de meilleurs de la serie, ce dont je doute considerant le bonhomme.

Pour le Rene Sterne, je pensais bien que qu'il ne plairait pas a tous, mais il semble que je sois le seul a etre unanime pour l'apprecier.

777. herve - 24/11/18 18:24
lu le premier volume d'"une aventure de Renée Sterne".

Cette aventure dans l'Ethiopie des années 30 est assez bien amenée.
Le scénario est riche, voire dense. Pas mal de clins d’œil sont glissés dans cette aventure comme les références à Agatha Christie, à Henry de Monfreid,ou encore à Peter Ustinov mais je n'ai pas adhéré au dessin de Clément Oubrerie, qui sur "Pablo" ou "Voltaire amoureux" m'avait habitué à mieux.
Dommage car cette enquête policière, doublée d'une aventure à la Indiana Jones , est agréable à suivre.

note:2,5/5

776. herve - 24/11/18 18:15
Thorgal #36: Aniel

Après deux albums décevants, enfin un "Thorgal" lisible et qui revient aux origines de la série. Yann reprend le flambeau avec intelligence,en succédant à Dorison et à Yves Sente. En reprenant des personnages du "mal bleu" -qui au demeurant n'est pas le meilleur de la période Van Hamme- le scénariste fait revenir Thorgal en pays de connaissance.
Certes le scénario est parfois rapide, avec quelques ellipses, mais je crois qu'il fallait cela pour achever une histoire qui s'enlisait depuis "la bateau sabre".
En faisant rentrer Thorgal au pays (comme indiqué sur le sticker de promo), Yann va sans doute réconcilier pas mal de lecteur avec cette série.
Mais, je pense qu'il faut savoir arrêter une série, et cet album sera sans nul doute pour moi, le dernier que j'achète...sauf heureuse surprise, par la suite.

note:3/5



 
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