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278. suzix@bdp - 23/05/18 08:55
266. froggy - 22/05/18 17:40
Springer et Zidrou, La petite souriante

L'action se passe en Australie. Un homme, eleveur d'autruches, harcele par sa megere d'epouse la tue sauvagement et violemment. Il jette le cadavre encore chaud dans un puits abandonne. Il rentre chez lui et trouve sa femme vivante! Etonnant, non? Tres intrigue par ce pitch, j'en ai fait l'acquisition bien que j'avais peur que la resolution de l'intrigue ne serait pas aussi forte que le postulat de depart. Et j'avais raison. Mais la ou le bouchon a ete pousse loin, tres loin, trop loin est qu'en fait, il n'y a pas de resolution. Rien n'est explique. Le recit ne va strictement nulle part.
[...]
Le scenario etant ce qu'il est, c'est a dire qu'il n'est pas, la question du dessin est accessoire car l'ouvrage est insauvable.
Note finale: 0/5. Faites-vous plaisir, ne l'achetez pas


Je ne l'ai pas acheté à sa sortie mais je l'avais lu en rayon ... parce que c'est qd même super vite lu, chose qui va dans ton sens.
Par contre, je pense que tu n'as pas pris cet album par le bon bout. Il faut voir cela comme un hommage à la série "La 4e dimension". C'est une sorte de série-B entre fantastique, mystère et horreur. Si on place ça en ville et qu'on met une fin (et encore), on se rapproche d'un thriller de Hitchcock. Enfin c'est mon point de vue.
Non mon reproche est surtout que c'est trop vite lu car il n'y a pas d'intrigue.

277. pm - 23/05/18 02:07 - (en réponse à : froggy)
J'ai lu les commentaires sur bdgest, beaucoup ont plus ou moins ton avis mais chienvert, un ex de BDP comme tu t'en souviens sans doute, qui officie sous le pseudo d'un autre animal, un mammifère ongulé, a trouvé ça super bien.
Ce qui m'étonne c'est d'acheter ce genre de BD( j'allais dire à ton âge (;o)!), déjà le dessin de Springer je n'aime pas, je ne lui trouve aucun classe, la couv bof, le genre de BD où on passe devant sans même regarder.
Si j'ai bien compris tu t'es laissé avoir comme un bleu par BDgest. Sache tout de même que nombre de post de ce forum ne sont que des pubs déguisées, surtout quand ça poste avant la sortie de l'album.

276. froggy - 22/05/18 19:15
Marcel, ce n'est pas une BD d'horreur. Seules les scenes des meurtres sont horribles. Et si je n'aime pas les films d'horreur en general, il y a quelques films aux passages particulierement horribles que j'aime beaucoup The thing de Carpenter, Poltergeist entre autres. La scene de la tete du cheval dans Le parrain est memorable. Mais ce n'est pas le propos de tels films, en fait je n'aime pas les films gore. Je cherchais le mot.

Piet:
Je ne suis pas contre les fins ouvertes ou on laisse les explications au lecteur. Ici, j'aurais meme accepte une explication non rationnelle du genre reve, folie du personnage principal mais au moins une explication bon sang. Il n'y a rien d'explique dans La petite souriante, rien de rien. La BD n'a aucun sens et Zidrou n'est pas M.A Mathieu, cela se saurait deja non?

275. Piet Lastar - 22/05/18 19:04
Surtout si on fait le lien avec Ric Hochet, où le lecteur a une explication "clé sur porte". Il y a des récits où l'essentiel est le voyage pas la destination

274. marcel - 22/05/18 19:00
Je me pose une question en lisant ta critique (sur une BD que je n'ai pas lue, hein !) : j'avais cru comprendre que c'était une BD "d'horreur". Or, comme tu le disais y a pas longtemps, t'aimes pas les films d'horreur (qui, souvent, n'ont pas de vraie revelation finale mais jouent juste sur l'angoisse du moment).
Ceci explique peut-être cela ?...

273. Victor Hugo - 22/05/18 18:59
Non c'est pas étonnant, il y a plein de trucs pourris qui sont publiés (et Zidrou en est un spécialiste), les éditeurs ne lisent pas, ils s'en foutent.

272. pm - 22/05/18 18:52 - (en réponse à : froggy)
Ta critique m'a fait sourire, en fait j'ai du mal à le croire, ça relèverait d'un manque total de professionnalisme à tous les niveaux.
Je ne suis plus beaucoup la bande dessinée actuelle, je suis encore quelques séries et quelques auteurs mais je m'aventure rarement, ce qui est un grand tort, mais je n'ai plus du tout du tout de place. Déjà j'entasse dans des cartons ce que j'achète encore...
N'y aurait-il pas autre chose, le gars qui fantasme le meurtre de sa femme par exemple , genre les cases sont arrondies aux coins, ou quelque chose d'autre que tu n'aurais pas saisi, sinon c'est en effet vraiment très étonnant.

271. froggy - 22/05/18 18:21
Autre chose, je comprends que l'on ne soumette que le debut mais ensuite, quand les planches sont livrees, il n'y a personne qui puisse dire que c'est impubliable en l'etat? Ou bien, est-ce deja trop tard parce que des contrats auraient deja ete signes?

270. froggy - 22/05/18 18:19 - (en réponse à : Torpedo)
BDP s'arrete mais pas pas en face, j'y ai poste ma critique. Si Zidrou la lit, il saura.

269. Victor Hugo - 22/05/18 18:14
Chez Dupuis ils l'avaient mauvaise du succès de l'Elève Ducobu, qu'ils avaient refusé.

268. torpedo31200 - 22/05/18 17:53 - (en réponse à : froggy - post # 266 de ttes façons on s' en fout le forum va fermer...)
Et concernant Zidrou, Dupuis l' a peut-être mauvaise que sa meilleure vente se fasse chez Bamboo (L' adoption 1 + 2, 50 000 par tome) alors qu' ils ont investi sur lui depuis 10 ans et qu' il n' a jamais trop vendu sur son seul nom (Shi chez Dargaud se vend sur les dessins et il n' était pas connu à l' époque de Lydie)

267. torpedo31200 - 22/05/18 17:47 - (en réponse à : froggy - post # 266)
Je n' ai jamais entendu parler ou lu qu' un éditeur lisait des scripts en entier. En France, ils lisent souvent le début. (Ce qui déjà pose parfois question)

266. froggy - 22/05/18 17:40
Springer et Zidrou, La petite souriante

Ou y a-t-il un editeur chez Dupuis?

Je ne suis pas specialement attire par le nom de Zidrou capable du bon (la reprise de Ric Hochet n'est pas mal du tout et son Spirou par avec Frank Pe)) et du pire (le dernier Clifton en date, Just married) mais la, cela releve carrement du foutage de gueule.

L'action se passe en Australie. Un homme, eleveur d'autruches, harcele par sa megere d'epouse la tue sauvagement et violemment. Il jette le cadavre encore chaud dans un puits abandonne. Il rentre chez lui et trouve sa femme vivante! Etonnant, non? Tres intrigue par ce pitch, j'en ai fait l'acquisition bien que j'avais peur que la resolution de l'intrigue ne serait pas aussi forte que le postulat de depart. Et j'avais raison. Mais la ou le bouchon a ete pousse loin, tres loin, trop loin est qu'en fait, il n'y a pas de resolution. Rien n'est explique. Le recit ne va strictement nulle part.

C'est la ou je me demande comment cela se passe dans les maisons d'edition maintenant quand je vois le nombre de mauvaises BD qui sortent avec des auteurs devenus connus. Si je me pointais chez Media-Participations, moi froggy, avec un tel scenario, la meilleure reponse que j'aurais serait, "Le debut est intrigant mais il faut completement revoir la fin". Sinon, j'aurais droit a "Laissez votre adresse et on vous ecrira". Je m'appelle Zidrou et cela passe comme une lettre a la poste? Ne soumet-il pas son histoire avant d'en faire commencer le dessin afin d'avoir une seconde opinion au minimum ou bien que quelqu'un lui dise qu'il va droit dans le mur avec un tel scenario? Ne se rend-il pas compte que sa credibilite en tant que scenariste est maintenant serieusement atteinte? Car de mon cote, son nom est attache aux nouveaux Ric Hochet mais cela s'arretera la. Ou alors, il faudrait que lise une critique unanimement favorable sur son nouvel opus. Je suis furieux de m'etre laisse avoir comme cela.

Le scenario etant ce qu'il est, c'est a dire qu'il n'est pas, la question du dessin est accessoire car l'ouvrage est insauvable. Je ne connaissais pas Springer jusqu'a present. Son dessin est caricatural et me rappelle un autre dessinateur dont malheureusement je n'arrive pas a retrouver le nom a la minute ou j'ecris ces lignes. Peut-etre que l'un d'entre vous qui aura lu cette chose (ce que je ne vous souhaite pas) pourra m'aider sur ce point. Comme c'est de la caricature, tout est exagere meme les autruches. On ne va pas s'apesantir dessus.

La seule bonne chose de cet album et c'est bien la seule reside dans la maquette. Le carton de couverture est legerement granuleux et les coins ont l'air abime comme si le livre etait reste longtemps dans une bibliotheque et avait ete beaucoup lu. Cela ne sera pas le cas, une fois lu, vous n'avez qu'une envie, c'est de le jeter.

Note finale: 0/5. Faites-vous plaisir, ne l'achetez pas

265. bert74 - 22/05/18 11:40
Noonnn ??

264. torpedo31200 - 22/05/18 11:22 - (en réponse à : bert74 - post # 263)
Par le groupe qui l' a longtemps employé comme éditeur.

263. bert74 - 22/05/18 10:24 - (en réponse à : froggy)
si le scenariste etait un peu plus confirme dans son metier.

Faut lui pardonner. Il débute. Ca fait à peine 20 ans qu'il se fait éditer...

262. froggy - 21/05/18 01:04
Cuzor et Sente, Cinq branches de coton noir

Ou la premiere BD avec les participations involontaires de Jeanne Moreau, Oprah Winfrey, Robert Ryan, Sammy Davis Jr, Forrest Whittaker, Denzel Washington, Michel Simon parmi ceux que j'ai reconnus.

On ne presente plus Sente qui est un scenariste bien inegal capable du pire comme du moins pire, son seul meilleur est a mon avis le dernier B&M en date, Le testament de William S. Quant a Cuzor, je l'avais decouvert avec sa mini-serie, O'Boys qui est tres bien. De lui, j'ai aussi son album de XIII Mystery, Billy Stockton qui n'a pour seul defaut que d'avoir pris comme personnage principal ce personnage vraiment tres, tres secondaire dans la saga de l'amnesique le plus celebre du FB. J'ai aussi de lui son album de la serie Quintett de Giroud. C'est un bon dessinateur realiste sans genie certes mais certainement pas sans talent, son dessin est suffisamment personnel pour etre remarque.

L'histoire est en 2 parties, la premiere etant racontee sous la forme d'un retour en arriere. En 1776, a la veille de la signature du Traite d'Independance des USA, une merciere de Philadelphie est chargee par le General Washington de coudre le premier drapeau de l'Union. On y trouve les 13 bandes blanches et rouges et dans un carre bleu situe en haut et a gauche de l'embleme, il s'y trouvera 13 etoiles mises en cercle, ces 13 etoiles representent chacun des 13 premiers etats signataires de cette union des Etats Unis d'Amerique. Or, sa servante et l'aide de cette couturiere, Angela Brown, qui est noire a cousu a l'insu de tous, une etoile noire derriere une de ses etoiles blanches en reaction apres la mort de 2 de ses proches parce qu'ils etaient noirs. Elle a consigne tout cela dans un journal. La deuxieme partie de l'histoire nous amene 168 ans plus tard exactement, en 1944, ou un petit commando de soldats de l'armee americaine est charge de recuperer ce drapeau qui est maintenant aux mains d'un officier de la Waffen SS quelque part dans une Europe en proie aux ravages de la guerre. Or, ce commando est compose uniquement de noirs.

C'est du lourd comme vous pouvez le constater et apres Les danois , je ne peux pas dire que le FB manque d'ambition. Il est loin le temps des series aux heros recurrents et immortels. J'ai bien aime le scenario justement de par son ambition et manifestement, il a du etre soutenu par son editeur car le livre aurait pu aisement etre scinde en 2 parties, l'ouvrage fait 164 pages et est paru en un tome unique. Je trouve cela tres bien et demontre que parfois, il faut etre audacieux en matiere de publication de BD. J'ai trop souvent ecrit ici meme que l'edition d'une meme histoire en 2 ou 3 albums nuit a l'appreciation de l'ouvrage et ce pour des raisons strictement commerciales, la separation souvent mal faite a lieu au detriment du lecteur et casse le rythme de l'histoire. En outre, souvent, il faut attendre de 12 a 24 mois pour attendre la suite et cela n'ajoute evidememnt pas a avoir une bonne appreciation. Ici, on nous a tout offert en une fois et pour le coup, j'y ai pris beaucoup de plaisir, j'aime les histoires bien denses.

Je n'ai pas aime le scenario parce que cette histoire est un peu trop dense justement. Tout le livre est evidemment un pamphlet contre le racisme et le traitement injuste dont les noirs ont fait l'objet depuis les debuts des USA. Pour etre vraiment juste, cela continue encore aujourd'hui mais la n'est pas la question. Il y a quand meme quelques invraisemblances et pas des moindres, ainsi un des jeunes freres d'Angela, l'aide noire de Philadelphie en 1776, va a l'ecole!!! Quand on sait que deja les colons blancs etaient le plus souvent analphabetes et que savoir lire et ecrire etait un veritable privilege reserve pour les classes superieures, je n'ai pu que tiquer en lisant cela. c'est totalement invraisemblable pour des pauvres noirs meme vivant dans un des etats du Nord de l'Union, c'est le cas de la Pennsylvania ou se trouve Philadelphie. Et puis l'analphabetisme est encore assez repandu ici aujourd'hui. Autrement, Sente prend son temps a raconter son histoire comme si il ecrivait un roman de James Jones qui ferait plus de 500 pages. Ainsi, il raconte la vie dans les barraquements de l'armee americaine et ce qu'y font les soldats de couleurs (c'est aussi comme cela qu'on les appelait, "colored people" avec les jolis termes de negros, niggers, niggas, etc). C'est bien car il veut detailler les relations entre les futurs membres du commando et nous les rendre attachants afin que leurs morts nous fasse tirer des larmes. Vous n'esperiez pas tout de meme qu'ils allaient tous s'en sortir non?
C'est pas bien car cela ralentit l'action et on attend d'entrer dans le veritable vif du sujet, la quete du drapeau. On est dans une BD pas dans un roman, c'est a dire un recit en images. Toutes ces caracteristiques auraient pu etre resumees en quelques dialogues si le scenariste etait un peu plus confirme dans son metier. Le recit ne bouge vraiment que lorsque les membres de notre commando sont enfin parachutes sur la Normandie, ce qui a lieu page 89 de l'album. Enfin, les choses vont bouger et elles vont vraiment bouger. Les hommes irons donc de Normandie a Bastogne en Belgique en passant par Paris et l'Alsace, cela n'ira pas sans mal donc.

J'aime bien le dessin de Cuzor ainsi que je pense l'avoir fait comprendre. Sa mise en page est impeccable et efficace, on suit toutes ces peregrinations c'est a dire que le dessin est d'une linearite exemplaire. On remarquera le choix des couleurs afin d'evoquer chacune des epoques du recit, vert et bleu pour l'epoque de la guerree en Europe, jaune pour celle du journal d'Angela Brown et orangee pour celle de 1776. Je ne vois pas ce que ces couleurs peuvent signifier. J'en ai fait une boutade au debut de cette chronique mais je ne vois pas pourquoi Cuzor a decide de prendre des acteurs plus ou moins celebres du cinema americain et francais. Cela m'agace assez car premierement, je trouve que cela denote une certaine paresse ou facilite de la part du dessinateur et puis cela gene ma lecture car je regarde plus la tete de l'acteur en lui donnant sa veritable voix que je lui en imagine une. Tout d'un coup, on me rappelle que je suis en train de lire une BD et je ne suis plus aussi captive. C'etait un procede amusant dans Ric Hochet, une BD qui ne s'est jamais prise au serieux, cela n'est pas bon dans une BD telle que celle-ci qui est beaucoup plus ambitieuse.

Note finale; 2,75/5. C'est bien, c'est sur mais ce n'est pas extraordinaire, loin s'en faut a cause des defauts que je lui trouve

261. herve - 20/05/18 18:35
Wonderball #5 (je viens de lire les 5 albums d'une traite)

Cet album vient clore avec brio cette série qui m'a tenu en haleine sur 5 volumes. Les scénaristes Duval & Pécau ont su maintenir un suspens sur la longueur, sans pour autant avoir de baisse de régime.
Cela devient tellement rare d'avoir un scénario qui tienne la route sur seulement 5 volumes, sans avoir la tentation de rallonger la sauce pour des raisons commerciales, qu'il faut saluer le travail des scénaristes.
Le style très cinématographique de Colin Wilson donnerait presque envie de voir cette histoire adaptée au grand écran: tout y est, fusillades, explosion, poursuite, violence et pointe d'humour, bref je ne me suis pas ennuyé en découvrant la conclusion de cette histoire.
Très bonne série, qui se relit avec plaisir (au fil des sorties des volumes, je relisais l'histoire depuis le début sans que mon intérêt ne faiblisse)
A lire !

note:4,5/5

260. herve - 20/05/18 18:04
Hibakusha

Tombé dessus par hasard à la médiathèque, j'ai rapidement été sous le charme du dessin, tout d'abord, de Cinna (les quelques portraits du petit cahier graphique à la fin de l'album étant sublimes).La composition de la dernière page, sous le trait d'Olivier Cinna est remarquable.
Il a mis en image avec intelligence et talent une nouvelle de Thilde Barboni, qui peut faire un lointain écho au célèbre "Hiroshima, mon amour" de Marguerite Duras. Mais ici, nous suivons la rencontre entre Ludwig, Allemand, et une ravissante japonaise en 1945 à Hiroshima.
Sur fond de fin du conflit, cette histoire d'amour est sublime.
Un très bel album.
Une divine découverte

note:4/5

259. froggy - 20/05/18 00:17
C'est dommage que tu n'aies pas aime le dernier Fabcaro. Je l'ai beaucoup apprecie pour les memes raisons que tu uses pour ne pas l'aimer.

258. Victor Hugo - 19/05/18 16:51
Lu Et si l'amour c'était aimer? de Fabcaro. C'est mauvais. Il tente de faire rire en créant un décalage et ça ne marche pas, ce n'est pas drôle (j'ai souri à 2 endroits). Graphiquement c'est nul, quitte à faire une parodie de roman-photo, autant mettre les photos plutôt que les décalquer maladroitement. Le principe est celui des "messages à caractère informatif", mais à l'audio-visuel ça fonctionne par le ton des voix sur de vraies images (et parfois ça tombe à plat), et c'est un programme court, là c'est trop long. La classe américaine d'Hazanavicius fonctionnait par le background des acteurs détournés (et c'est longuet quand même). Là c'est chiant, on a même l'impression de lire un vrai roman-photo juste un peu décalé, mais c'est pas la poilade, on s'emmerde ferme et le lettrage est dégueulasse. D'ailleurs les seuls trucs à sauver sont les intermèdes.

257. Quentin - 16/05/18 10:46 - (en réponse à : Les Danois)
Pas aimé du tout cette BD. Le scénario est inutilement et artificiellement compliqué, et passe complètement à côté de toutes les questions de sociétés, qui sautent pourtant aux yeux. Le seul truc un peu marrant à la lecture a été de reconnaître les différents quartiers et bâtiments de Copenhague, mais pour le reste, la lecture était laborieuse et inintéressante.

256. suzix@bdp - 16/05/18 09:51 - (en réponse à : froggy)
ah ouais!? Donc pas convaincu par l'album. Dommage. Moi j'avais vraiment apprécié cet "apo/post-apo" particulier.

255. froggy - 16/05/18 01:30
Clarke, Les danois

J'ai acquis cet album attire par le pitch qui est des plus intrigants, des enfants blonds aux yeux bleus naissent de parents issus de l'immigration maghrebine, noire ou semite. Et ce n'est pas une naissance, c'en sont plusieurs centaines toutes geolocalisees en Europe du nord. Ces enfants ne sont pas nes d'une relation adultere mais sont tous le fruit de leur pere et mere legitime. Qu'est-ce que cela veut dire? Par quel miracle, ces enfants naissent sans le patrimoine genetique de leurs parents? L'affaire est grave et aura des consequences econmiques et surtout politiques. C'est sur cet aspect la de son sujet que l'auteur a voulu porter toute son attention, les consequences politiques de cette epidemie, car il faut bien l'admettre, cela en est une. Mais pour rendre son histoire plus attrayante pour son lecteur, il y a egalement une partie thriller avec la recherche du patient zero pour l'etablissement d'un vaccin.

C'est un sujet tres interessant que Clarke a ecrit et qui souleve plein d'interrogations. Le probleme est que ces questions sont telles que je me demande si il n'aurait pas du s'adjoindre les services d'un scenariste confirme qui l'aurait aide a mieux canaliser ses idees. En effet, il court plusieurs lievres a la fois et on ne sait plus trop ou va le recit, vers la consequence sociologique d'un improbable evenement ou vers le thriller avec ses poursuites, disparitions, personnages mysterieux et autres scenes d'action. Je trouve que cela nuit beaucoup a l'ensemble du scenario et a sa cohesion.

Decouvrant ce dessinateur, je constate qu'il est plutot bon, pas genial, genial mais pas epouvantable non plus, il est dans la bonne moyenne et c'est deja pas si mal considerant la plethore de soi-disants dessinateurs qui remplissent les etals et autres bacs des libraires., je vous laisse le soin de mettre les noms que vous voulez, vous en connaissez au moins un chez moi. Ses personnages sont bien types et characterises, ses decors sont bien rendus, sa mise en page est tres classique et ses cases bien composees. C'est donc d'une lisibilite exemplaire, on lit cela sans heurts, sans accrocs, l'oeil glisse au fil des cases et des pages, ce qui est bien mais ce qui n'est pas bien aussi car je ne me suis pas arrete sur une case, une planche en particulier qui aurait attire mon attention. Ce que je fais volontiers meme pour le Gipi bien que je n'ai pas aime son dernier album comme vous le savez tous.

De toutes facons, la lecture est agreable et vous passerez un bon moment a lire cet album meme si il ne remplit pas toutes les promesses qu'il detenait.

Note finale, 3/5. Je note un peu haut car c'est un sujet ambitieux allie a un dessin de qualite mais qui a mon avis aurait du etre mieux traite.

254. froggy - 15/05/18 23:08
Il va falloir que je me depeche, je suis plonge dans Lapinot et les carottes de Patagonie et il me reste encore 200 pages a lire.

253. pierrecédric - 14/05/18 21:01
Non, c'est mot pour mot ce que tu m'as dis y'a quelques temps, répéti-répéton-répéta.

Et toi, dix jours aussi pour te fourrer dans un autre site donc ?
Puisqu'apparemment celui-ci va disparaitre, actuabd ?

Sinon j'espère que ça va se ressaisir One punch man, parce que ça devient pas terrible.

252. torpedo31200 - 14/05/18 19:31 - (en réponse à : pierrecédric - post # 250)
Ce n' est pas vraiment de la répétition, plutôt de la nuance concernant tes centres d' intérêt.
Car il reste 10 jours pour essayer de te refourguer à un autre forum...

251. pierrecédric - 14/05/18 16:58
Puis "chaudement recommandé", comme d'habitude les goûts et les couleurs...

250. pierrecédric - 14/05/18 16:56
Tu te répètes mon con de torillette, ça fait deux fois que tu me dis la même chose.
Une prochaine troisième fois ?

Moui, tant mieux que vous ayez apprécié, c'est toujours ça

249. froggy - 14/05/18 16:31
C'est tant mieux pour vous que vous ayez aime cet album.

L'essentiel est que je l'ai lu, je regrette moins de l'avoir fait que d'avoir lu les Mondes d'Aldebaran de Leo. Mais comme chacun sait, c'est une BD comique qui ne le sait pas alors que j'ai trouve le Gipi franchement deprimant.

248. stefan - 14/05/18 14:10
poster des messages sur BDP.

247. torpedo31200 - 14/05/18 14:07 - (en réponse à : pierrecédric - post # 246)
Mais y a des trucs qui t' intéressent dans la vie ?

246. pierrecédric - 14/05/18 14:04
T'as pas l'air de comprendre ce que je veux dire...
C'est pas non plus une question de "bien" "pas bien" (entre guillemet), ça ne m'intéresse juste plus trop ces genres de trucs un peu crémeux.

245. suzix@bdp - 14/05/18 12:53
ok. donc tu n'as pas lu cette BD mais tu commentes l'avis d'un type qui lui l'a lue et de surcroit écrit des bouquins sur la BD ...

244. pierrecédric - 14/05/18 12:25
Ferme un peu la tienne sucette, il y a bien longtemps que l'on invente plus rien, les tenants et les aboutissants sur ce genre d'histoire laisse bien une petite idée.
Même un résumé.

243. herve - 14/05/18 09:49
J'avais adoré "la terre des fils" aussi.
C'est évident qu'à la lecture , on songe au roman "la route".
Gipi aborde ici beaucoup de thèmes sans en avoir l'air : de l'éducation à l'amour filial, en passant par le fanatisme, nous suivons une véritable quête du Graal - avec le livre de leur père - entreprise par ces deux ados, livrés à eux-mêmes.

242. suzix@bdp - 14/05/18 09:44 - (en réponse à : pc)
quand un professionnel de la BD te donne son avis, le plus sage est qd même de prendre le temps de la réflexion avant de lui répondre. Alors si en plus tu n'as pas lu l'album, mieux vaut fermer sa gueule.

241. pierrecédric - 14/05/18 06:27
Dans un futur incertain, un père et ses deux fils comptent parmi les survivants d'un cataclysme dont on ignore les causes. C'est la fin de la civilisation. Il n'y a plus de société. Chaque rencontre avec les autres est dangereuse. Le père et ses deux fils, comme les quelques autres personnages rencontrés, la Sorcière, Anguillo, les jumeaux Grossetête, les Fidèles, adeptes fous furieux du dieu Trokool, vivent dans un monde néfaste et noir. L'air est saturé de mouches, l'eau empoisonnée. L'existence du père et de ses deux fils est réduite au combat quotidien pour survivre. Le père écrit chaque soir sur un cahier noir. Qu'écrit-il ? Quel est son secret ? Nous l'ignorons, ses fils aussi. Ils aimeraient bien apprendre à lire, ils aimeraient bien savoir comment on vivait "avant". Mais le père, lui, refuse d'en entendre parler...

Waow... mer veille heu.

240. Danyel - 14/05/18 01:58 - (en réponse à : Objection votre Honneur.)
"La Terre des Fils" est ma meilleure lecture de l'année dernière. Ou comment les sentiments seront sauvés grâce aux livres et aux mots dans un monde ou le langage est en ruine. C'est un message extrêmement fort et profond servi par un dessin éblouissant. Quelque chose d'aussi puissant que "La Route" de Cormac McCarthy (je parle du livre, bien sûr).
Gipi est grand.

239. froggy - 14/05/18 00:54
Gipi, La terre des fils

C'est tout a tout fait le genre de BD que je n'aurai jamais lue si certains d'entre vous ne l'avaient tres chaudement recommande ici meme. En outre, il a ete prime a de nombreuses reprises et est considere comme un des albums importants de l'annee 2017. Ce n'est pas une raison pour l'acquerir, me direz-vous et vous aurez bien raison. Cependant, dans ma quete d'aller vers des sentiers non battus en matiere de BD, en ce qui me concerne, cet album me semblait une bonne opportunite d'elargir mes connaissances. Je me suis donc dit, pourquoi pas? Apres tout, j'ai adore Stupor Mundi alors qu'a priori cela n'aurait pas du etre le cas si on s'en tient d'un strict point de vue du dessin. Je ne vais pas tourner autout du pot plus longtemps, je n'ai pas aime La terre des fils. Mais alors pas du tout! Et pourtant, c'est tres bien. Je m'explique.

Je ne suis pas tres amateur des recits post-apocalyptiques, cela tourne toujours autour des memes idees et themes; l'homme est redevenu une bete (ou presque), il n'y a presque plus aucun etre humain sur Terre, l'homo sapiens a quasiment ete decime, il y a toujours (ou souvent) une secte dont le chef manipule toujours ses membres plus credules les uns que les autres, la violence est omnipresente, on y meurt de faim puisque tout le monde tente de survivre tant bien que mal, il y a toujours une trace du passe ou tout le monde etait heureux et avait a manger a suffisance en permanence, il y a aussi toujours une femme qui sert de pretresse/sorciere (ou ce que vous voulez) et plein de gens aussi bizarres qu'etranges vivant en tres petites communautes tres recluses et qui ne vous veulent pas toujours du bien malgre leurs beaux discours et leurs manieres affables et hospitalieres; il y a aussi toujours un message venant de ce passe revolu afin d'informer les generations futures. Une variante au genre et qui semble plaire a certains est la presence de morts-vivants ou zombies. Cela justifie les scenes de cannibalisme car parfois, pour manger, donc vivre, il faut bien que quelqu'un d'autre passe a la casserole. Bien entendu, un recit post-apocalyptique est empreint du plus sombre pessimisme car il n'y a aucun futur possible et les rares notes d'espoir qui emergent ou subsistent sont reduites a neant. On est fichu les enfants, fini de rire!

Il y a tout cela dans cet album. Cela ne me derange pas, car ainsi que je l'ai souvent ecrit ici meme, ce qui fait la difference dans un recit, c'est le point de vue adopte par le ou les auteurs, la maniere dont le recit est construit, la characterisation des personnages principaux, l'enchainement des scenes, etc. Et c'est tout cela que je n'ai pas aime. N'oublions pas le dessin qui m'a laisse perplexe.

Donc, apres la fin du monde, un pere et ses deux fils tentent de survivre. Le pere a connu le monde d'avant, il en a garde un cahier vierge qu'il remplit en y ecrivant son journal. C'est encore une des rares personnes qui sait lire et ecrire et curieusement, il n'a pas pense a enseigner quelques rudiments de lectures a ses deux rejetons. Heureusment me direz-vous car sinon, il n'y aurait pas d'histoire. En effet, le pere meurt brusquement laissant son cahier a ses deux illettres de fils qui se demandant ce qu'il contient vont parcourir le vaste monde et demandant a toutes celles et ceux qu'ils croisent ce qu'y est ecrit. Cahier qui fait l'objet de convoitises car il contient parait-il des revelations. Je n'ai pas du tout accroche a cette histoire car je n'y ai absolument rien trouve d'original, cela fait 276 pages bien tassees et Gipi fait durer chacune partie du recit longtemps, longtemps, bien trop longtemps. Je prends pour exemple, les 10 pages qui suivent la mort du pere et ou l'auteur pour mieux faire sa demonstration les remplit de characteres mysteriux et bizarres afin de bien montrer l'illettrisme d'un des deux fils. 10 pages! Quand une suffirait amplement. Le reste est a l'avenant.

Quant au dessin, ma premiere impression lorsque j'ai entame l'album est de me dire que je serais capable d'en faire autant. je dois reconnaitre que je suis incapable de dessiner, j'ai rendu fou certains de mes professeurs de dessin au college par ma totale absence de competences dans ce domaine. Cette impression s'est averee fausse en definitive car certaines cases ou planches sont suffisamment reussies qu'elles demontrent que l'auteur a un reel talent. Mais je n'aime pas du tout ce style. J'ai ete bien entendu surpris au debut mais je ne me suis pas mis a l'apprecier au fur et a mesure de ma lecture comme cela avait ete le cas avec Nejib pour Stupor Mundi ou Burckel pour La nuit mange le jour, deux exemples recents de style graphique tres eloigne de mes canons ordinaires et que j'estime etre tres original. Pour en revenir a Gipi, j'ai meme trouve cela penible et ardu a lire. Il faut dire que le sujet de ce roman graphique ne m'a pas beaucoup aide dans cette direction.

Note finale; 1/5. Cet album a d'indeniables qualites mais ce ne sont pas celles que j'aime dans une BD. A vos risques et perils, donc.

238. froggy - 11/05/18 19:15
Duke 2, Celui qui tue

Ce deuxieme tome d'une nouvelle serie concue par un briscard de la BD confirme deux choses; malgre son age, Hermann a encore de la ressource et son fils Yves H. devrait maintenant penser a etendre ses activites scenaristiques hors de son pere puisqu'apres des annees d'egarement durant lesquelles il egarait ses lecteurs sans crier gare et annees durant lesquelles on etait en droit de penser legitimement qu'il emmenait son pere dans une voie de garage. Ce qui est comble pour un gars agé.

Apres avoir ete confronte a un conflit entre un riche proprietaire minier et ses employes journaliers, le heros Duke doit maintenant retrouver une bande de pilleurs de diligences, bande qui ecume la region et a tendance a ne laisser aucun survivants derriere eux, une fois que ses membres ont mis la main sur les possessions des voyageurs. C'est bien connu, un cadavre ne parle pas. Mais il n'y aurait pas d'histoire si pour une fois, une petite fille n'avait pas echappe miraculeusement au massacre lors de la derniere attaque commise par la bande. Duke se remet en selle, au sens propre comme au sens figure et il aura rendez-vous avec son destin.

Ainsi que vous pouvez le constater, ce n'est qu'un western tout a fait classique qu'a ecrit Yves H. Le jeune trublion du scenario s'est assagi l'age venant et nous ecrit une histoire que l'on pourrait qualifier de quelconque si elle n'etait illustree par son pere. Ce n'est pas plus mal, je trouve, car il faut etre carrement genial pour dynamiter un genre ecule comme le western l'est et delivrer une oeuvre profondement originale qui renouvelle le genre. Je ne pense pas etre etre mechant en ecrivant que Yves H. n'est pas genial. Il commence a avoir du talent et ce n'est deja pas si mal.

Cela fait longtemps que le dessin d'Hermann n'est plus ce qu'il fut mais le bougre a encore de bonnes cordes a son arc. Il fait encore de belles choses et ce dernier album en est la preuve. Il y a des erreurs manifestes et je ne vais pas m'avancer sur le terrain du dessin de couverture dont certains ont ecrit si bien quand l'album est sorti et l'ont fait beaucoup mieux que moi je ne pourrai le faire du fait d'un total manque de connaissances dans la technique du dessin. Mais je trouve ces erreurs compensees par la qualite du scenario et surtout par l'energie que degage le style d'Hermann. Il y a quelque chose de visceral chez lui et en lui qui fait que ses BD sont uniques. Son grand Prix d'Angouleme est largement merite. Energie mais tension permanente aussi, ses personnages sont toujours sur le qui-vive, toujours pret a en decoudre evidemment par la violence car le meilleur ami de l'homme hermannien n'est pas ou n'est plus son cheval (cf. les retrouvailles de Red Dust et de Palomino, son cheval, dans Le desert sans lumiere), mais son revolver.

Finalement, je n'ai pas pu ne pas remarquer que les femmes presentes dans ce recit sont enfin dessinees correctement. Tous ceux qui aiment Hermann, j'en suis bien entendu, savent depuis longtemps que c'etait une de ses faiblesses, certaines des femmes nees sous sa plume sont caricurales pour ne pas ecrire carrement grotesques. J'espere que la suite de son oeuvre nous confirmera cette nouvelle tendance chez lui.

Note finale, 3,75/5. Ce n'est pas genial mais c'est de l'Hermann donc cela ne peut etre que bien.

237. Stefan - 09/05/18 09:06 - (en réponse à : Froggy)
De rien, de rien, ça me fait plaisir.

236. suzix@bdp - 09/05/18 08:53 - (en réponse à : pour faire plais' à Bert)
Lu Une nuit à Rome #3 de Jim chez Bamboo - Grand Angle (avril 2018).

Ben ... c'est pas mal. Il y a qq longueurs et un peu d'apitoiement mais j'ai bien aimé. Il va y avoir un 4e volet. ... ah ah est-ce que cela va bien se terminer? Les paris sont lancés! Hervé un avis? (;o)

235. froggy - 07/05/18 18:58
Fabcaro, Steak it easy

Entre deux nouveautes de l'auteur dont la prochaine est annoncee pour ce mois de mai chez Glenat, Moins qu'hier (plus que demain), tel est son titre, je continue a decouvrir ses oeuvres passees.

Je continue a rendre grace a Stefan qui me l'a fait decouvrir il y a 3 ans avec Talk show et a Marcel qui a ecrit ici meme et souvent qu'il me fallait lire ses productions precedentes.

Steak it easy reunit en un unique livre 3 de ses premiers albums, Le steak hache de Damocles, Droit dans le mur et Like a steak machine. Les deux premiers ont trait a l'auteur lui-meme puisque c'est un recit autobiographique ou il raconte son enfance, adolescence, ses annees d'universite et ses debuts dans la vie professionelle mais toujours sous la forme de l'humour et de l'autoderision. Dans le troisieme, Fabcaro raconte des anecdotes toutes liees a des chansons diverses et variees qui l'ont marquees.

J'aime beaucoup Fabcaro car sa pratique de l'autoderision est irresistible. En cela, il me rappelle Woody Allen qui l'a pratique egalement regulierement au debut de sa carriere cinematographique avec certains bons mots ou quand il se mettait en situation d'echec. Se moquer d'abord de soi avec une telle acuite permet evidemment de voir le monde sous un autre angle et de se moquer de lui plus ou moins gentiment, Fabcaro a un manque de confiance en soi qui lui permet d'etre caustique et sarcastique. Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais je me suis bien reconnu dans ses annees d'adolescence meme si il a grandi a Montpellier et moi dans la banlieue parisienne, c'est terrible comme ces annees vous marquent a vie telle un sceau au fer rouge sur votre peau.

Evidement, tout n'est pas de qualite egale, certaines saynetes sont meilleures que d'autres, c'est la loi du genre. Elles ont cependant le merite d'etre toutes droles et amusantes bien que certaines soient un peu tristes mais il y en a qui sont franchement comiques et m'ont fait eclater de rire de par le gag lui meme mais aussi comment Fabcaro l'amene. Seul le troisieme volume m'a un peu decu, car d'abord je ne connais pas toutes les chansons citees mais ensuite, ce n'est pas aussi drole que celles des deux tomes precedents, elle n'en ont pas ce caractere universel ou chacun peut se retrouver.

Fabcaro n'est pas le meilleur dessinateur du monde mais son style graphique convient parfaitement a ses histoires. Il capte merveilleusement bien les expressions des gens et la sienne en particulier. Les decors et accessoires sont succincts mais ils ne sont la que pour caracteriser le lieu ou etre source d'un gag. Ce style me semble etre le plus le sien que celui que j'avais decouvert avec Talk show, celui-ci est unique dans ce genre.

Une derniere chose qui m'a fait bien sourire quand j'ai achete le livre qui est bien entendu une reedition, c'est que maintenant l'editeur y a fait mettre un beau bandeau rouge ou est inscrit "Par l'auteur de Zai, Zai, Zai, Zai". Quand on sait les delires que Fabcaro a fait de ce bandeau dans son Pause, cela evidememnt apporte un beau sourire aux levres.

Note finale, 4/5. Ne ratez pas une occasion supplementaire de rire, la vie est trop courte pour cela.

234. froggy - 07/05/18 18:16 - (en réponse à : Helmut)
Je suis curieux de lire ce deuxieme tome me demandant comment Jousselin est arrive a se renouveler sans lasser. L'achat est prevu dans un mois quand je viendrai a Paris.

Je suis surpris qu'on en ait aussi peu parle ici qu'en face. Est-ce que le souffle est deja tombe? Qui d'autre l'a lu ici meme?

233. helmut perchu - 07/05/18 17:34
Imbattable tome 2

Que vaut cette série une fois l'effet de surprise du tome 1 passé ? Et ben je suis mitigé ma bonne dame. J'aime toujours autant les histoires courtes et simple mais sur les 2 histoires plus longues, 2 sentiments. La première, celle avec "je sais plus son nom mais son pouvoir est lié à la couleur" est assez ratée et confuse je trouve, on a l'impression qu'il y avait mieux a faire, en simplifiant les choses peut-être. La deuxième par contre, celle avec l'extra-terrestre, plus courte et moins complexe, est par contre très réussie !

Bref vive la simplicité et vivement le tome 3 quand même !

232. herve - 06/05/18 23:25 - (en réponse à : froggy)
J'ai aussi adoré cet album,enfin ce diptyque.

231. froggy - 06/05/18 22:50
Astier et Pautot, Face au mur 2

Ou le crime ne paie pas sauf si on s'appelle Agatha Christie.

Ceci est la suite et la fin des aventures penitentiaires et criminelles du scenariste, Jean-Claude Pautot, ex-truand qui s'est rendu qu'une vie faite de rapines et de debauches ne rend pas plus heureux que celle de l'honnete homme qui tente de frauder le fisc et de faire sauter ses contraventions mais qui se couche dans son lit tous les soirs apres une dure journee de labeur. En effet, c'est dur de toujours avoir la police aux fesses.

Conformement a la structure scenaristique du premier tome, le recit est construit sous la forme d'allers et retours entre differentes periodes marquantes de la vie du gangster, enfance, adolescence, premiers delits et l'engrenage car une fois que l'on a commence, il est difficile de faire marche arriere. Et les premieres victimes ne sont pas forcement les banques braquees, ce seraient plutot les proches du heros, ses parents bien sur mais aussi sa femme et ses enfants.

De maniere tout aussi efficace que dans le premier album, Astier a tres bien illustre cette histoire qu'il a scenarise lui-meme. On entre de plain-pied des la premiere case dans cette aventure qui se termine par la liberation ultime du criminel qui ne veut plus l'etre. L'action n'arrete pas avec ses moments de relachement et ceux plus mouvementes. Mais ces moments de relachement ne signifient pas que la pression tombe, bien au contraire, il y a toujours celle de la police qui recherche cet homme car il est constamment en cavale. Chaque partie du recit est bien raconte et bien amene bien que par moments, j'aurais apprecie que la structure soit plus lineaire. Ainsi, j'aurais mis ensemble et chronologiquement les episodes de l'enfance et de l'adolescence plutot que de les separer comme Astier l'a fait. Mais en meme temps, le fait de montrer a l'antepenultieme chapitre que tout a commence des son plus jeune age permet de demontrer que la clef de cet homme date de ce moment la de sa vie, le livre se finit sur l'homme qui recouvre enfin sa liberte et entend bien de ne jamais se retrouver en prison, face au mur comme il dit.

Finalement, je recommande de lire les deux tomes d'une traite en attendant une integrale qui devrait probablement voir le jour bientot. Je le ferai un jour mais pas maintenant car j'ai encore plein de bouquins en instance d'etre lu au pied de mon lit.

Note finale, 4/5. C'est un formidable recit d'aventures d'autant plus passionnant que c'est authentique car comme chacun sait, la realite depasse toujours la fiction.


230. Quentin - 06/05/18 11:45
Levants, de Nicolas Presl, chez Atrabile

J'aime beaucoup Nicolas Presl, et à mon grand étonnement, je ne me lasse jamais de ses albums. Il arrive chaque fois à me surprendre là où je ne l'attend pas.

Rebelotte avec Levants. Presl reste toujours dans la BD muette mais développe un récit à tiroirs, avec des couleurs de cases différentes pour suivre le fil du récit (ca marche très bien). Une histoire au (et sur le) proche orient, tout à la fois quelconque, dramatique et belle. Un beau mélange de genres.

229. suzix@bdp - 02/05/18 15:39
ah zut, moi qui comptais justement (pour une fois) ne pas relire le tome précédent ... j'ai l'impression que c'est distinct pourtant non?



 
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