
« L'île verte », premier tome de « L'odyssée du temps », par Peroz et Graveline. Chez Paquet.
Sorte de remake de Robinson Crusoë, « L'odyssée du temps » est beaucoup plus qu'une simple BD : un projet ambitieux né de la volonté d'une société spécialisée dans les univers multimédia pour enfants. La cible de cette série en quatre tomes est très définie, il s'agit des 8 -12 ans. L'objectif est double : d'abord, créer un univers de bande dessinée qui exalte les valeurs de l'environnement tout en proposant un vrai récit d'aventure. Ensuite, à partir de là et du site internet (www.chumballs.com) qui est lié à cet univers, décliner une gamme de produits dérivés qui passe notamment par le jeu vidéo. Tout cela est-il compatible avec un propos généreux et spontané ? Eh bien oui, les deux gamins et leur robot « analyseur » échoués sur une île vierge sont très réussis. Dans une société futuriste (2070) où la nature est presque totalement éradiquée subsiste une île préservée, « Lîle verte ». Chaque enfant y séjourne une semaine dans sa vie, afin d'avoir un contact avec la nature et les animaux. Stel, 10 ans et Tom, 12 ans, font partie du voyage. Mais un grain de sable se glisse dans la mécanique. Les deux enfants échouent sur une île hostile où ils font bien vite la connaissance d'une jeune indienne amnésique. Quête d'identité, aventure et respect de la nature sont au rendez-vous. Mais la scénariste choisie pour mener à bien ce projet, Michèle Graveline, réussit parfaitement à éviter les écueils ; son récit est drôle, tendre, inattendu. Maxime Péroz, le dessinateur, lui a donné un graphisme très épuré aux couleurs vives qui devrait toucher les 8-12 ans sans trop de problèmes. Bref, cette entreprise originale (qui bénéficie du soutien de la Fondation Nicolas Hulot) devrait rapidement trouver son public.
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