Les 50 critiques de Kieran sur Bd Paradisio...

Dans "30 jours de nuits", un groupe de vampire se révèle aux habitants de Barrow, un bled en Alaska, pour une orgie de sang d'un mois. L'histoire est bien rythmée et entretient bien son ambiance. L'atmosphère est aussi appuyée par le dessin Templesmith, un mélange brut de couleurs et d'encre qui préfère l'expression et l'ambiance à la fidélité d’une ligne graphique à respecter. Au final, il y a une bande dessinée terriblement efficace qui ne se cache pas de faire juste une série B, mais en y mettant les moyens et la qualité. Avec cet album, le scénariste Steve Niles est devenu la nouvelle coqueluche du comics américains. Il marche sur de l'or et remet au goût du jour les graphic novels US des années '80 et c’est bon tout ça.
Cette succession d'aventures d'un groupe de spationautes, fait presque penser à la série télé "Objectif nuls". La comparaison s'arrête là, "Space Cake", c'est con, mais c'est bon. Par contre, Leturgie pourrait facilement abandonner cette série embarrassante qu'est "Spoon & White" qui, je crois, tente d'être drôle.
Carlos Nine nous fait un Donjon ... cool. Carlos Nine fait aussi les couleurs ... cool. Carlos Nine va dessiner une aventure d'Alexandra ... cool. L'album sort, je me rue dessus, je le lis tranquille et franchement, je découvre le Donjon le plus NUL de la série. L'histoire n'a qu'un seul rebondissement et il se répète ... Alexandra est emprisonnée, elle s'évade et elle est emprisonnée à nouveau. Ooops, je viens de raconter l'album. Là, Trondheim et Sfar déçoivent, mis à part quelque détails qui annoncent d'autres albums et qui servent d'arrière plan. Quant aux couleurs ... tellement affreuses qu'elles déservent le dessin de Nine et forment une pâte verdâtre monotone. Reste le dessin de Nine, qui est défintivement la qualité de cet album. Carlos arrive à faire du flou, du brouillard et beaucoup de mouvement. Son dessin sera certainement désapprouvé par pas mal de lecteurs, mais il aurait mérité une version en noir et blanc. J'accorde un faible particulier pour les plans d'Alexandra parcourant les toits de la ville on ne sait plus où regarder entre les courbes d'Alexandra et le décor de la ville.
Voilà, la saga de la caste des Méta-Barons est bouclée ... dès le départ on aime ou on aime pas le mélange ultra-épique et auto-dérisoire choisit par les Jodorowska et Gimenez. En ce qui me concerne, j'ai marché 100 %, mais en général je fuit comme la peste les séries de SF (rarement bonne qu'il s'agissent de l'histoire ou du dessin). Cette album marque la fin d'une saga en huit volume et nous révèle au moins deux éléments majeurs qui ne donne qu'une seule envie ... tout relire de A à Z. La première n'est pas d'une grande originalité, mais clotures de façon spectaculaire l'histoire des deux robots qui parsème cette série de mauvaises blagues et l'autre révélation ... Je la trouve simplement bien vue, parce que franchement je ne pensais pas que ce point là servira d'encrage pour l'apothéose de la série. Je dirais qu'un seul mais ... [attention léger spoiler] La dimension positive de la fin et l'annonce d'une série qui raconte les aventures de sans-nom. J'ai eu l'impression de passer du grand au commercial, de quelque chose qui avait un certain souffle et qui se termine un peu gentillet. [fin du spoiler] Reste que le dessin de Gimenez est au top de sa forme et que les progret effectué depuis le début de la saga sont énorme. Il y a des dynosaures de la BD franco-belge qui ferait mieux d'en prendre de la graine. Quant à Jodorowsky qu'il continue à nous scotcher sur des séries comme ça et qu'il nous sorte un coffret DVD avec tous ses films aussi (surtout El Topo et Santa Sangre).
Avant-dernier opus des cosmonautes du futur et ni Larcenet, ni Trondheim ont décidés de se la couler douce, voici un album a priori pour enfants qui ne les prends certainement pas pour des imbéciles. On rit beaucoup et on attend la fin avec impatience.
Il y a toujours un certains plaisir à lire et à relire les albums de Margerin. Pour ce second volume de Momo, l'appréciation personnelle est moyenne. Oui, c'est du Margerin, mais c'est un peu tiède. On est loin des albums cultes des aventures de Lucien, Gilou et Ricky. Qui sont des personnages que Margerin arrive simplement à mieux faire fonctionner. Reste un album qui fait sourire du début à la fin et non seulement c'est déjà mieux que la majorité des albums dit d'humour, mais en plus c'est déjà une excellente raison d'acquérir ou de lire ce petit dernier.
Sandman" en français deuxième tentative : A nouveau un éditeur francophone s'essaie à l'aventure de tenter de publier cette saga fleuve (anglais ~ 75 x 22 pages) et fantastique qui s'est imposée à travers les année '80 comme la première série "continue" avec une fin prévu. Neil Gaiman, le scénariste, a monté cette aventure fantastique autour d'un dieu des rêves appelé tantôt Sandman, tantôt Morpheus et changeant aussi allégrement de forme. Là où Delcourt ne se mouille pas, c'est que l'histoire est forte et se porte elle-même. Quant au dessin ? La série a eu la chance d'être illustrée par des jeunes talents des années '80 et a su conférer une touche tourmentée, bien New Wave à cette série, le mauvais côté c'est que ce style parait bien brouillons à présent. Un jeune public n’apprécierait pas directement les premiers volumes de cette saga (pourtant excellents comme le reste). Le choix de commencer par le 4ème volume est certainement aussi dû aux dessins bien sombres de Kelley Jones, digne successeur de l'énorme (mais plutôt déchu quand même) Bernie Wrightson. Bon, Delcourt commence à publier le volume 4 de cette saga. C'est justement aussi une des meilleures aventures de Sandman. Dans une crise culpabilité, il retourne en enfer (volume 1) pour récupérer une ex-fiancée qu'il y avait condamnée. Il s'attend à un combat conte Lucifer et découvre que l'enfer a été vidé de ces démons et de ces damnés. Lucifer vient et lui donne les clefs de l'enfer pour en faire ce qu'il veut. Sandman ne se doute pas un instant que dans les jours qui suivront d'autres dieux débarqueront dans le monde des rêves pour le convaincre, voire le forcer à leur donner cette clef. Publier la série dans l'ordre ... aurait peut être abouti à un échec commercial peut être et en commençant avec "La Saison de brumes", il commence avec le meilleur. Néanmoins, le final de cette série est un terrible enchaînement qui nécessite bien de connaître cette saga depuis ses premières pages. Une série rare et exceptionnelle ...
Chic un nouveau Professeur Bell. Le dessin de Tanquerelle continue à coller de très près à celui de Sfar et apporte toujours un petit quelque chose de plus. Avec cette "Promenade des anglaises" on arrive pas au niveau du précédent opus (simplement excellant), mais on poursuit les aventures rocambolesque d'un anti-héros noir et mystérieux à souhait. On pourrait bien imaginer que cette série ne compile que les hauts-faits du Professeur et que le restant de sa sombre vie ne recelle que des histoires terribles. Lors de cette Promenade Bell se fait de nouveau amis, se fait de nouveau ennemis (on croise d'ailleurs le mexicain du premier volume) et il se fait séduire par une femme qui semble être faite sur mesure pour un personnage sombre et torturé. On retrouve le souffle des histoire étranges de Sfar comme on peutles voir dans son excellant "Paris-Londres".
Les images de Burns se gravent dans la mémoire de ses lecteurs. Avec la série Black Hole les rétines du lecteurs sont mises à rudes épreuves et il doit adapter ses yeux au royaume noir des images de Burns. Black Hole c'est aussi la première histoire continue de son auteur et il continue (aussi) à décortiquer le pire des affres de l'adolescence qui chez lui devient presque une maladie sexuellement transmissible et asociale. Burns nous fait souffir en ne livrant également qu'une poignée de page annuelles. Je les lit en anglais et il parait que la fin est proche. C'est à la fois un bonheur et une désolation de savoir que le final est proche de la fin des histoires de Black Hole, mais cette série rare ne manquera pas de relecture pour mieux comprendre et adapter son regards aux pénombres graphiques de Charles Burns.
Bon, pour commencer je précises que je ne suis pas un fan de Conan, mais la qualité de l'édition fait une telle place aux illustrations de Buscema qu'on ne peut que tomber d'admiration devant un maître du genre.
Mariko Parade par Kieran
L'album partait mal avec Boilet qui trouve une mangaka pour remplir les trous entre ses propres histoires afin de les faire tenir dans une sorte d'histoire continue. Pourtant ça marche. Le dessin de Takahama est différent, mais colle bien à celui de Boilet et le principe de départ s'inverse : l'album devient plutôt une histoire de Boilet racontée par Takahama (vous suivez ?) parsemée de petites anecdotes, de souvenirs illustré par Boilet himself. Quant à l'histoire ? Le "personnage" de Boilet pars pour le week end sur une île avec Mariko, sa copine, son modèle, sa muse. Le temps de visiter, de s'aimer et de pleurer. Un très bon album.
Je ne sais pas comment, mais que quelqu'un secoue un peu Yann. De grand ou bon scenariste, il est en train de se transformer en gros tâcheron. Qu'il s'agisse de Pin-Up, des Innommables ou de Spoon & White, les histoires ne marchent plus : Pin-Up a perdu son charme et ressemble de plus en plus à une formule standardisée digne d'un scénario de Van Hamme. Pire Pin-Up se repompe soi-même. Les Innommables ... sont devenus juste lourdingues. Quant à Spoon & White, heureusement il reste le plaisir et l'énergie du dessin de Leturgie pour sortir l'album de la morosité totale. Il n'y a plus vraiment d'esprit, la formule c'est éculée en ... quatre album et rien n'évolue. Je préférerais bien qu'il continue ses autres séries. Peut être, que la BD française devrait commencer à comprendre que les série de nos "papas" on n'en veut plus. Les formules manichéennes et statiques n'exite plus grand monde. Bon, c'est un appel aussi que Yann arrête de se gâcher. Il a déjà pondu un grand nombre de bijous en BD francophone et avec les talents qui l'entoure ont peut toujours espérer une résurrection.
Des français s'essaient à un travail à l'US. Une équipe se partage le travail et chacun tente d'exceller dans son domaine. Le résultat semble se faire dans le concensus. Graphiquement l'album est très très tiède et lisse. Les personnages de ce premier volume sont uniformes et caricaturaux. Les décors sont pas mal, mais les couleurs n'ajoutent rien d'original (comme malheureusement bcp. de BD francophone). Reste une histoire que je ne connait pas (nan j'ai pas lu les romans) et qui semble proposer un univers de SF peut être plus cohérent et mieux définis que d'autres séries du registre. La qualité offerte et ce avec le prix d'un album standard ne risque pas de favoriser le succès de cette méga-série qui risque bien de devenir encore plus coûteuse que Donjon. Un format plus réduit ou un nombre de pages supérieur m'aurait bien plus incité à en poursuivre l'acquisition. Un gros dommage pour ce qui aurait pu être un renouveau en BD-SF.
Je viens de lire ce second tome du "Retour à la terre" et j'avoue avoir ri tout seul dans mon coin et que j'ai savouré chaque page. Son autobiographie "écrite par un autre" se poursuit entre son désir compulsif à monter son potager et ses angoisses face l'horloge biologique de sa copine. Larcenet continue à faire des albums disparates et étonnants... vivement le prochain, pourvu qu'il ne soit pas trop occupé à faire les affiches de la fête du cochon.
L'incal toujours l'Incal et encore l'Incal. Les aventures les plus délirantes d'un détectives raté dans le plus grand space opéra jamais illustré. Une pierre blanche dans la BD SF, marqué d'un investissement graphique d'un Moebius en pleine forme et alimenté par la plume psychédélique d'un Jodorowsky coincé entre un humour étrange et une révélation mystique intergalactique. Album fourre-tout qui tiens la route a un rythme halentant. Relire l'Incal c'est le redécouvrir, rééditer l'Incal c'est l'occasion de montrer une oeuvre déjà mainte fois copiée, mais jamais égalée. Même Jodorowsky a essayé sans réussir. Quant à Luc Besson avec son cinquième élément ... il ne fait même pas de l'ombre au pouce de John Difool. Une seule grande question est-que la suite de l'Incal toujours assurée par Jodorowsy et Moebius sera-t-elle à la hauteur ?
Prosopopus par Kieran
Un album muet, donc silencieux, qui laisse sa place au superbe dessins de Nicolas de Crecy qui se lâche également dans une histoire délirante d'un tueur poursuivit par son "Prosopopus" et plus rien n'est vraiment ce que l'on croit. Excellant.
Bonne idée de réédition du premier (et dernier en solo) album de Beltran. D'ailleurs la présentation faussement vieillie est assez réussie (mais plus tard ...). L'histoire de ce "Ventre du Minotaure" est un petit délire doucement surréaliste d'un type qui perd sa montre dans un vagon de métro bondé. Il se baisse et découvre un univers fellinien peuplé de gens étrange ne vivant que dans ce labyrinthe de couloirs et de jambes. A le relire, on se demande pourquoi il s'est mis à l'informatique et pourquoi il illustre actuellement ce que Jodorowsky peut faire de plus mauvais. Dommage.
Jade (Clifton) par Kieran
Déception totale. Avec le changement de scénariste et de dessinateur la série avait commencé à battre de l'aile autour des numéros 11 et 12. Avec la sortie de ce "Jade", je me suis dit "pourquoi pas" et je ne sais toujours pas ce qui m'a pris. Malgré le retour du scénariste des excellents premier numéro "Jade" ne propose qu'une pâle répétition des meilleures moments de ce qui fit le succès des anciens Clifton. Désolé, on ne fait pas rire en répétant des blagues sans inspiration. Quant au dessin ... on sent trop que le style Clifton n'est pas celui du dessinateur. Il se lache un peu pour le personnage féminin de service et propose quelque chose de bien plus réussi que le reste. Contrairement au passage de témoin de la série "Soda", Clifton ne s'est pas encore ressaissi. Par contre, si vous ne connaissez pas les 11 ou 12 premiers ...
Une réédition sympa. Voilà ce que ça donne lorsque Yann revisite à sa façon du Dickens. C'est bien loin du dessin animé plutôt raté et c'est tant mieux. Le dessin d'Edith et les couleurs donnent un ton ... digne de Dickens. Un excellent album noir pour les enfants.
La suite du Legs de l'Alchimiste confirme bien la qualité de cette série. Tanquerelle améliore encore son dessin qui s'éloigne de mieux en mieux de celui de Sfar. Quant à l'histoire ... elle suit celle de la bague et d'une jeune femme très aventurière qui se retrouve coincée dans une histoire de spiritisme et de sociétés secrètes. Le tout est bien servi avec humour et sur un rythme très efficace. Vivement la suite ou alors un autre "Professeur Bell".
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