Les 37 critiques de Tiburce sur Bd Paradisio...

Une oeuvre intéressante, mais qui passe un peu à côté de la cible. L'intrigue mélange le policier, le surnaturel, le sentimental, le drame, bref un peu tout.... et un peu trop pour un seul volume. Tout cela tient plutôt bien la route, les personnages sont bien décrits, le fil de l'histoire fluide, mais ca manque de densité. Le dessin est à l'avenant: très plaisant, mais assez lisse. Si bien que la lecture en est plaisante, mais pas marquante. En revanche, j'ai trouvé très bien d'avoir une intriigue en un tome, et les idées de base du scénario sont suffisamment bonnes pour que les auteurs puissent développer une série tout a fait intéressante sur plusieurs tomes, avec un univers spécifique.
Ca tient bien la route, je trouve. J'avais bien accroché sur le premier opus, et le deuxieme garde un rythme soutenu, mais l'intrigue perd un peu en crédibilité . En faitl'idée de base reste phénoménale; mais le scénario retombe dans un travers qui me pese un peu. A force de vouloir entremeler les personnages, on se retrouve a la limite du caricatural. C'est un peu "le tueur est le neveu du grand-pere de mon voisin d'en face, avec qui tu jouais quand tu étais petit". Bref, ca perd en credibilité, et je trouve cela dommage. On sent aussi se mettre en place de grosses pièces de l'intrigue pour le tome suivant... j'attends avec impatience. Le dessin, en revanche, est toujours aussi bon. En conclusion, c'est du solide, ca baisse d'un petit cran, mais le plaisir est là, et le tome suivant promet de bien belles choses...
Une très bonne surprise, que j'ai achetée suite aux excellentes critiques lues ici même. Et je ne suis pas déçu, de loin. Le trait est nerveux, parfois brouillon et imprécis, mais déborde d'énergie, de mouvement et d'expressivité. C'est assez différent de ce qui sort en ce moment, mais tellement bien que je suis passé sur toutes les petites imprécisions et anomalies pour savourer le tout. Idem pour le scénario : quelques imprécisions ou aberrations minueres qui font sourire, mais l'ensemble est bon. Et pour le coup, les auteurs réussissent un vrai tour de France en sortant deux tomes radicalement différents et qui pourtant sont exceptionnellement cohérents. Une vraie progression dans l'histoire et l'intrigue, meme si la fin est peu trop naive pour etre vraie. Mais au final, j'ai vraiment apprécié ces deux tomes, différents, énergiques, dynamiques, intenses. Beaucoup d'imperfections encore, mais ne boudons le réel plaisir qu'on en retire.
J'avais fini le premier tome en me disant qu'il y avait dans cette série un vrai potentiel que les tomes suivants devaient confirmer. Ce n'est pas le vraiment le cas, et je trouve que le résultat obtenu - en demi-teinte - n'est pas à la hauteur de ce qu'on pouvait en attendre. Il y a indéniablement de bonnes idées dans l'univers, les personnages, et les dialogues, qui rendent la lecture plaisante. Mais malgré cela, le scénario ne décolle jamais vraiment. Il manque ce petit moment où on comprend avec jubilation comment s'assemblent toutes les pièces du puzzle soigneusement mises en place. En ce qui concerne le dessin, l'ensemble est tout à fait convenable, avec quelques trouvailles graphiques qui se combinent avec quelques ratages dans les perpectives ou les physionomies. Bref, pas mal, mais un peu frustrant car le potentiel est immense, mais la marge de progrès encore importante.
Etonnamment, il n'y a pour ce tome qu'une seule critique, de Yannick (d'excellente qualité, comme toujours). En ce qui me concerne, j'ai hésité entre 3 et 4 étoiles, pour finalement n'en mettre que trois. Trois raisons à cela: 1. l'histoire baisse en intensité avec l'introduction d'un personnage-mystère que je trouve un peu gros, et qui détonne avec l'univers ultra-réaliste et historiquement très fouillé des précédents tomes 2. la colorisation s'est vraiment détériorée. les tomes précédents étaient tout en couleurs très froides et subtiles, qui contrastaient idéalement avec le scénario passionnel. Dans ce tome, je trouve que les couleurs "sonnent faux". Je ne sais pas comment dire mieux. Pas moches, pas mal faites, mais à côté de la plaque. 3. Les personnages perdent un peu en intensité. La mort d'Agrippine - notamment - laisse dans l'histoire un vrai vide que les auteurs peinent à combler. Voilà. En revanche, Murena reste une série exceptionnelle par la puissance du scénario et la véracité historique s'appuyant sur des recherches solides. Je reste enthousiasmé par la série, mais suis plus timide et circonspect sur ce dernier opus. J'espère que le prochain tome contredira cette intuition négative...
Je suis tombé dessus en rangeant ma bibliothèque, et en ai profité pour le relire. Et je me suis régalé. L'histoire est très "film français", tout en demit-teinte, en subtilité, en revirement: un auteur vieillissant en mal d'inspiration qui décide de suivre le pas des héros d'un livre pris presque au hasard. et ca marche: la psychologie des personnages est très réussie et s'étoffe au fil des pages. Ils deviennent attachants avec leurs manies, leurs forces, leurs faiblesses, et le tout dégage une grande finesse. Le dessin est convenable sans être exceptionnel à mon goût, mais n'entrave jamais le déroulement de l'histoire. Le résultat est probant , avec une belle histoire subtile qui parvient à faire réfléchir (si, si !). Attention toutefois à être dans le bon état d'esprit pour commencer la lecture...
Autant le dire d'emblée, je suis décu par ce nouveau tome. J'avais adoré le tome 1, était plus sceptique sur le tome 2, et le tome 3 confirme mes craintes. Je ne pense pas que j'acheterai le tome 4... Plusieurs raisons à cela. Tout d'abord le scénario est devenu médiocre. Ca se traine, ca s'emberlificote, de nouveaux personnages proches du stéréotype apparaissent sans rien apporter, et la psychologie des personnages tient sur un timbre poste. Et les auteurs n'ont pas lésiné sur les grands rebondissements abracadabrants (du genre "oui, tu es mon ennemie, mais aussi mon amante. Et puis aussi ma soeur, car ta mère a donné naissance a des jumeaux."). Bref, ca patauge au point de friser le caricatural. Par ailleurs, L'univers perd de son charme, et les auteurs peinent à lui donner plus de profondeur pour compenser la perte de l'effet de surprise du tome 1. Le graphisme est moins incisif, même si certaines planches restent superbes. Conclusion : mouais, bof. Vraiment très très bof...
Tout le monde est élogieux... et moi aussi ! En fait, tout au long de cette série, je craignais une "sortie de route scénaristique". Un retournement complètement improbable, une baisse de rythme épuisante (le fameux "tome de transition"), une fin en queue de poisson. Et bien non, et c'est tant mieux. Chapeau bas, Monsieur Bajram pour un tel scénario! Comme pour tous les grands scénarios, celui-ci s'étoffe a chaque page, sans temps mort, ouvrant des pistes, les refermant, en rouvrant d'autres. Le tout suivant une logique qu'on devine partiellement. Et une fin fracassante, ou tout s'eclaire, et tout devient limpide ! Un vrai bonheur de construction et d'intensité... Le dessin lui, est toujours très bon et sans complexe, avec un recours à l'ordinateur judicieux et complement assumé (le logo du sponsor est en page 2). C'est beau, expressif, et bien fait. Bref, vous pouvez acheter les yeux fermés, cette fin est le point d'orgue de cette excellente série - une des toutes meilleures BD de science fiction.
Une oeuvre décalée, drôle, subtile, et teintée d'un charme délicieusement désuet : je me suis régalé. L'histoire se déroule dans un univers burlesque et cocasse du début du XXe siècle, où la société subit de plein fouet les soubresauts de l'instabilité politique de l'époque : anarchisme, montée en puissance des fascismes, communisme révolutionnaire, émancipation des femmes. Dans ce décor qui rappelle souvent Jules Vernes, on suit les amours légères et contrariées d'une apprentie journaliste qui joue les voleuses (version Fantomette) et d'une créature mi-homme mi-chat... Le tout sur fond de turbulences politiques en tout genre, où tous les coups sont permis. Bref, ca n'a rien à voir avec tout ce que vous avez lu auparavant ! Le ton est désuet, mais l'intrigue est subtile, et menée tambour battant tout au long de ces trois tomes. L'univers et les personnages sont cohérents et riches, les sujets abordés nettement moins légers qu'il n'y paraît (notamment la montée du fascisme, ou l'utilisation de la presse écrite comme instrument de manipulation), et il n'y a aucun temps mort. Le dessin si particulier de Yoann donne ici toute sa mesure, en rendant un mélange délicat et touchant de fantaisie, d'expressivité et de légèreté. On met quelques pages à "rentrer dedans", mais ensuite quel régal ! Bref, c'est excellent, touchant, fin, et très innovant. Je recommande vivement.
Un ratage en bonne et due forme, ou autrement dit, comment faire un premier tome excellent, un second moyen, et un troisième désastreux. Le tout pour arriver à un résultat final particulièrement décevant (surtout quand on a lu d'autres oeuvres de ces talentueux auteurs). Le début est très beau, soutenu par un bon scénario et une ambiance entre le réalisme et la poésie. Mais cela se dégrade au fil des pages : l'intrigue tourne au roman photo sans intérêt, les personnages deviennent des caricatures, et l'intrigue... on s'en fout complètement dès le tome 2. A croire que les auteurs ont pris peur devant l'audace de leur scénario, et ont préféré sombrer dans le conventionnel caricatural. Reste le dessin, souvent excellent et avec certaines planches absolument splendides, mais qui se banalise au fil des pages, comme appauvri par le scénario. J'ai lu ces trois tomes comme une intégrale, et les défauts s'amplifient au fil de la lecture. On peut lire le premier tome pour le dessin et l'ambiance, et s'épargner la lecture des tomes 2 et 3...
Plaisant, bien réalisé, mais hélas vite lu. Beaucoup de bons points, pour commencer. Les auteurs mettent très rapidement en place un univers classique mais intéressant, et qui laisse deviner pas mal de potentiel pour les prochains albums. Le rythme est cadencé, et l'action démarre dès la première page : on ne s'ennuie pas un instant. Côté dessin, le graphisme est maitrisé, pas vraiment original mais efficace et sans frioritures. En revanche, trois points négatifs à mes yeux. Tout d'abord, la priorité accordée à l'action et au rythme se fait au détriment de l'univers et des personnages, qui sont très peu détaillés. De ce fait, les personnages font très "archétypes déjà vus" et le récit manque de densité (d'où l'impression de "vite lu"). Ensuite, le ton du scénario ne trouve pas vraiment ses marques entre le l'approfondissement de l'intrgue et de l'univers, et le rythme effréné de l'action. Enfin, j'ai trouvé la colorisation de certains dessins franchement ratées, et gâchant un dessin de très bonne qualité. Au final, soyons honnête, voici un premier abum de bonne facture, agréable, avec pas mal de potentiel, faits par des auteurs manifestement talentueux. Ce n'est pas une oeuvre indispensable, mais c'est très plaisant, cela mérite 3 étoiles et demi...
C'est bien.... mais moins bien. Le premier tome étant presque parfait, le défi à relever n'était pas simple. Dans ce tome 2, les auteurs s'en sortent très bien, sans atteindre le niveau d'excellence du premier opus. Le dessin est excellent, parfaitement maîtrisé et bien colorisé. Je confirme que la mise en scène est parfois un peu aventureuse, mais cela ne m'a pas choqué. Le scénario est bon, mais laisse un peu sur sa faim pour trois raisons. 1-il devient plus classique, et perd donc en originalité et en densité 2-il nécessite de longues pages de résolution en fin de tome, ce qui est un peu indigeste et fait un peu "parachuté" 3- il laisse sur sa faim le lecteur, qui attend les réponses à la foison de questions soulevées dans le tome 1. Cela dit il reste encore trois tomes. Malgré ces petites critiques, ca reste très bon, très cohérent, et particulièrement plaisant à lire. Inutile de bouder son plaisir : c'est bien.
Un deuxième tome efficace, solide, sans superflu. Le scénario s'étoffe considérablement, avec une floppée de personnages qui s'entrecroisent, s'influencent, se combattent. Un grand échiquier passionant et touffu, sur lesquels les auteurs vont devoir faire bouger les pièces dans les prochains tomes (attention à l'enlisement...). L'ambiance guerre+fantastique conserve on originalité, et servie très efficacement par le trait froid de Cassaday et des couleurs ternes bien choisies. Petit bémol: il n'est pas toujours aisé de distinguer les différents protagonistes. Bref, c'est bien ficelé, bien dessiné, original, et dense. 4 étoiles, bien nettes.
Magistral, à tout point de vue. J'ai passé mes vacances à me délecter, à ma grande surprise car je ne suis pas normalement un grand amateur de manga. Mais "Sanctuary" pourrait convertir n'importe quel sceptique (tout comme Monster, ou 20th century boys, d'ailleurs). Je vais tout de même essayer de rester objectif, en dépit de mon enthousiasme manifeste. Sanctuary, c'est 12 tomes denses qui racontent l'irrésistible ascencion dans le Japon contemporain d'un yakuza et d'un homme politique qui ont un immense défaut : ils sont jeunes. Voilà pour les grandes lignes, en précisant que c'est clairement pour un public adulte avec violence, sexe, etc. Et la réalisation est impeccable. Le dessin est très réussi, rien à voir avec le trait parfois simpliste de certains mangas. Les portraits et les regards, notamment, sont souvent superbes. En plus, les mafieux ont des "gueules d'enfer" qu'on pourrait transposer direct au cinéma, un vrai régal. Quelques très rares dessins sont un peu déformés ou imprécis, mais l'ensemble est vraiment excellent. Je suis souvent sévère quant aux scénarios, mais là c'est une petite merveille : une intrigue en béton armé, un rythme d'enfer et surtout, surtout, des méchants intelligents, retors, charismatiques, imprévisibles. Des vrais méchants d'anthologie, quoi. En plus, l'intrigue rebondit sans arrêt, et les psychologies des personnages sont dépeintes avec finesse. Autre point positif, chaque tome est dense, il n'y a aucun temps mort, et la fin tient la route (ouf !). Bref, c'est un régal incontournable. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant délecté...
Deux auteurs qui n'en sont pas à leur coup d'essai, après le Pouvoir des Innocents qui reste une de mes oeuvres préférées. J'ai donc ouvert ce "Sourire du Clown" avec impatience. Conclusion : j'en ai trouvé la lecture "intéressante", mais pas vraiment captivante (ce qui fut une grande surprise). Plusieurs points positifs indéniables. Tout d'abord le dessin, impeccable, avec des couleurs directes qui lui donnent un côté doux et patiné très réussi. Le trait très réaliste permet de camper le décor de facon très crédible. On est -heureusement - loin d'un univers à la Largo Winch ou 97% des gens sont beaux comme des dieux. Là les héros sont des gens normaux, qui ressemblent et se comportent comme des gens normaux, et ça sonne juste. Par ailleurs, le format et le papier utilisés sont de très belle qualité et rendent la lecture particulièrement agréable (merci Futuropolis, c'est particulièrement très réussi). Enfin, les auteurs démontrent encore une fois leur talent en décrivant la vie d'une banlieue sinistre sans jamais tomber dans la caricature facile. Alors qu'est ce qui ne va pas ? Bah, je n'ai pas trouvé l'histoire particulièrement accrocheuse. Intéressante, surement, car elle fourmille de petites trouvailles asticieuses, mais on est loin de la claque reçue en lisant le Pouvoir des Innocents ou Warren. Je trouve qu'il y a trop de personnages dans cet opus, si bien qu'aucun n'est vraiment creusé. Et l'histoire reste "convenue", sans beaucoup de surprise. Bon, OK, j'en demande beaucoup pour un tome 1 qui doit planter le décor. Bon, re-OK, ca reste très au-dessus de la moyenne. Mais tout de même, je suis resté un peu sur ma faim. Cela dit, j'achèterai tout de même la suite parce que ce tome est suffisamment dense et les auteurs suffisamment talentueux pour que je recoive la "claque" tant attendue à la lecture du Tome 2. En tout cas j'espère...
Agréable, mais pas très convaincant. Pour faire court, et pour répéter les autres critiques, cette nouvelle série est un cran en dessous du génial "Tueur", mais mérite qu'on s'y attarde un peu. J'aime toujours autant le dessin de Jacamon, en particulier les visages de psychopathes et les scènes de combats rapprochés. Je le trouve en revanche moins affuté dans les scènes de grands espaces et de groupe, mais ca reste percutant. Le scénario m'a laissé plus sceptique, pour trois raisons. D'une part (et comme mentionné plusieurs fois par les autres critiques), les raisons qui poussent le héros a s'engager ne sont pas crédibles quand on a ses capacités physiques et intellectuelles. Ensuite, la personnalité du héros est trop lisse et s'efface derriere celle du baroudeur déjanté Anderson, comme si les auteurs se sentaient plus à l'aise avec les personnages franchement dérangés. Enfin, certains personnages n'apportent rien au scénario, comme la femme. Les auteurs s'y attardent mais ne la rendent pas crédible, si bien que le lecteur s'en fout complètement. Malgré cela, l'hstoire est intéressante, et on sen quelques grands éléments se mettre en place pour la suite. Au final, la lecture de ce premier tome est plaisante sans etre enthousiasmante. Le prochain tome sera donc décisif, et Jacamon et Martz ont tellement de talent qu'ils sont capables de nous sortir un grand cru....
Je suis assez partagé à la lecture de Blacksad. Le dessin mérite 5 étoiles : sublime. Le trait, les couleurs et surtout les expressions sont tout bonnement à couper le souffle. On peut relire le tome 5 fois, on découvre toujours un petit détail superbe qui nous avait échappé. Je suis nettement plus réservé pour le scénario. La première moitié mérite 4 étoiles, car elle est bien menée, bien rythmée, et assez saisissante. En revanche, la deuxième moitié, c'est complètement n'importe quoi. Une étoile, voire zéro. Ca part dans tous les sens, ca n'est absolument pas crédible, et donc ca m'énerve !! Quel dommage, et quel gâchis pour des auteurs de ce talent... Au final, trois étoiles, et beaucoup de frustration.
Dallas Barr est une vraie bonne série de SF, dont les auteurs ont démontré leur talent à de multiples reprises (notamment l'incontournable "Guerre Eternelle"). Etant un fidèle de la première heure, j'attendais avec impatience ce tome 7 qui cloturait une aventure en deux volumes. Et, hélas, ce fut une déception. A la différence des autres tomes, le scénario est plus faible, souvent confus et carrément "bavard". Plusieurs pages sont couvertes de texte, certains aspects de l'histoire sont soulevés puis ignorés. Haldeman a du talent, donc ses idées sont souvent excellentes, mais il a peut-être cherché à en faire trop pour 96 pages seulement. Dommage, car l'impression finale est confuse, et je me suis demandé si j'avais vraiment tout compris... Par ailleurs, j'ai trouvé le dessin moins incisif et précis que d'habitude, notamment pour les personnages (tout ce qui est batiment, vaisseaux et paysages reste très bon). Bref, un tome plutôt raté pour une série qui reste très bonne, et injustement méconnue.
Sur ce coup là, je n'ai suivi que mon intuition, et ai découvert une oeuvre parue initialement en 1997. L'histoire raconte la vie d'un jeune français assez malin mais un peu flemmard qui va devoir se bouger un peu pour récupérer une situation qu'il a laissé se dégrader lentement. Le ton est assez léger et tendre, mettant l'accent sur la multitude petites découvertes (bonnes ou mauvaises) qu'implique toute expatriation: un apprentissage permanent, passionant, mais parfois franchement difficile. Tous ceux qui ont l'occasion de voyager (au japon ou ailleurs) se reconnaitront à coup sûr dans certaines scènes, traitées avec finesse et humour. L'histoire est bien menée, agréable, et très intéressante du fait des nombreux détails sur la vie urbaine japonaise qui émaillent le récit. Le dessin en noir et blanc est sobre et réaliste, et parvient à merveille à faire passer les émotions. Il transmet efficacement le subtil équilibre de réalisme (pour les descriptions de la vie de tous les jours) et de sentiments (pour les personnages). Enfin, le grand format et la qualité du papier rendent le plaisir de la lecture encore plus grand. Au final, c'est une histoire d'expatriation racontée avec finesse, intelligence et réalisme. Comme il n'y en a pas tant que ca, je remercie l'éditeur d'avoir eu la bonne idée de republier "Tokyo est mon Jardin". C'eût été vraiment dommage de passer à côté...
"Pour public connaisseur et averti": le Roi des Mouches est un petit bijou à ne pas laisser trainer entre toutes les mains (j'insiste...). C'est noir voire glauque, cru, violent, et d'un cynisme violent. L'histoire parle d'un type plutôt mal, enfermé dans un petit village où il meurt d'ennui, et qui se vautre avec joie et bonheur dans tout ce qui peut le distraire: petites magouilles, manipulations, sexe, drogue, etc. Le tout est traité avec virtuosité comme plusieurs petites histoires apparemment indépendantes mais qui se croisent, se recroisent, et finissent par se compléter parfaitement. L'autre très grande force du scénario est de ne jamais tomber dans le voyeurisme gratuit et inutile, en dépit de descriptions on ne peut plus crues. Un exercice d'équilibriste que les auteurs réussissent avec maestria pour un résultat extrêmement percutant. Côté dessin, c'est aussi excellent, et ce même si j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans et à m'en imprégner. Mais après quelques pages, force est de constater que le résutat est vraiment excellent. Le trait précis, les personnages un peu figés, les couleurs très ternes et sombres contribuent énormément à l'ambiance noire et crue. Je ne suis pas un grand fan de ce graphisme, mais la complémentarité avec le scénario est parfaite. Rien à redire, donc. Au final, Le Roi des Mouches est une oeuvre intense, dure, dérangeante et passionante. Une oeuvre originale, qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Excellent.
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