Les 370 critiques de herve sur Bd Paradisio...

Les deux auteurs nous avaient offert une des bande-dessinées les plus remarquées de l'année, à mon humble avis, "block 109" . Cette oeuvre m'avait subjugué et j'étais impatient de découvrir ce nouveau one shot. Sans doute ,la barre étant placée très haute,je m'attendais à un nouveau chef d'oeuvre. Changement de format,changement de pagination obige(après le pavé de 200 pages,nous revenons à l'album cartonné classique de 56 pages), je me suis senti un peu frustré dans la lecture. En outre, l'aspect uchronie de l'histoire est beaucoup moins présent que dans le précédent album et nous retombons dans une aventure plus classique, celle de la vie de l'escadrille Normandie-Niemen durant la seconde guerre mondiale (avec évidemment des dates différentes), avec ses combats aériens, ses doutes et ses pertes. Par contre, le graphisme est toujours aussi époustouflant, entre le crayonné et le dessin.Les doubles pages sont d'une beauté à couper le souffle, vraiment Ronan Toulhoat possède un talent indéniable. A signaler que Canal Bd a sorti une édition à tirage limité (800 exemplaires) qui est de très bonne qualité, avec une couverture faisant songer à une affiche de propagande soviétique de la seconde guerre mondiale. Cet album est à lire non comme une uchronie (car sur ce terrain, j'ai été décu) mais comme l'histoire d'une amitié entre soldats. Un livre qui mérite le détour
Après un album "Etoile rouge", un peu décevant (mais la barre était placée très haute avec leur premier album) revoilà nos compères Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat qui nous présentent leur nouvel album. Outre mon admiration pour leur rythme de production assez soutenu, j'ai adoré cette uchronie qui est beaucoup plus proche de l'univers de l'excellent "Block 109" que ne l'était l'"Etoile rouge". Beaucoup d'allusions renvoient d'ailleurs à l'album fondateur, la plus flagrante étant la présence du sergent Steiner alias Walter Schell (mais j'avoue qu'il m'a fallu la dernière page du livre pour faire le rapprochement, signe peut-être que l'on peut lire les trois albums de cet univers séparement). Si le scénario, comme certains l'ont souligné, évoque avec intelligence des films comme "Platoon" ou encore "Apocalypse Now", je suis resté scotché devant la technique avec laquelle Ronan Toulhoat dessine cette jungle hostile, et ces mercenaires du Nouvel Ordre Teutonique. Un vrai film de guerre se déroule devant nos yeux. Vincent Brugéas n'est pas en reste en nous perdant en fausses pistes dans cette jungle hostile. Le dessin a gagné en maturité, le scénario en densité, bref que dire de plus sinon lisez le !
Derrière une très belle couverture signée Manchu, se déroule une véritable course poursuite entre Venise et la Turquie à la recherche de la mystérieuse jeune fille venue du plus profond des temps. C'est rapide, bien mené. On passe de scènes d'actions sous les eaux, aux poursuites en voiture , en passant par un combat aérien. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde dans ce quatrième opus d'une série qui continue à tenir ses promesses avec içi un mélange de James Bond et une pincée de Thorgal (cela fait certes un grand écart). Le titre "révélation" n'est pas usurpé car l'intrigue avance à grand pas avec quelques réponses à nos questions.
J'avais seulement lu, mais sans enthousiasme, les deux premiers volumes de cette série. Et puis est arrivée cette superbe intégrale en noir et blanc qui a complétement relancé mon intérêt pour cette histoire. En premier lieu, je suis resté scotché par le dessin de Lionel Marty, qui prend toute sa dimension avec les pages en noir et blanc. Les pleines pages comme la vision de Jérusalem ou encore celle de la macabre vue de la mosquée d'Al Aqsa, sans compter les innombrables scènes de bataille sur deux pages vous donnent une idée du talent de Lionel Marty. Contrairement à la version couleur des albums, l'atrocité des combats ressort encore plus en noir et blanc. Car c'est bien sur l'aspect sanglant des croisades (Thirault s'est d'ailleurs inspiré de la première croisade) que repose le scénario. Philippe Thirault nous propose un sacré mélange entre réalité et fantastique, le tout mélé d'une sombre histoire d'amour où gravitent trois personnages essentiels: l'envoutante et mystérieuse princesse, chef des guerriers Tafurs, Istavana; Hermance dit pieds du diable, doté de pouvoirs surnaturels et enfin Live Noir, guerrier sanguinaire et fanatique. Ces trois personnages sont lancés vers Jérusalem pour délivrer le tombeau du Christ. Thirault , grâce à une documentation solide, fait cotoyer ses personnages avec Godefroy de Bouillon, Hugues de Bonnefoy et autres croisés célébres. Une aventure sanglante, cruelle où les combats sont dessinés avec un réalisme qui peut parfois repousser le lecteur mais qui, pour ma part, m'a complétement conquis. Une très belle réussite.
Ce neuvième volume s'inscrit dans le droit fil des séries américaines à la mode où avocats, policiers et juges se disputent les premiers rôles. Même si c'est assez expéditif,en 48 pages, nous avons là tout le système pénal américain qui défile sous nos yeux: aux témoins récusés, en passant par les manoeuvres plus ou moins légales des avocats, rien ne nous est épargné. Et cela est assez efficace dans cet opus scénarisé par Denis Lapière et Franck Giraud, évidememt. Même si je n'ai pas trouvé le dessin d'Olivier Berlion aussi bien soigné que d'habitude, cet album colle parfaitement à l'esprit de la série.
Comme pour le deuxième volume de cette série ("le fils") avec le dessin de Daphnée Collignon, celui de Loïc Malnati tranche vraiment avec l'ensemble des albums déjà parus. Cela freinera certains pour l'achat de cette série mais pour ma part, j'ai apprécie le dessin épuré, avec un encrage assez épais de Malnati. J'ai eu l'impression que l'histoire faisait une pause avec cet opus ,où Ellen rejoint des néo-baba-cools lors d'un road movie avant que l'histoire ne la rattrape.Fallait- il pour autant consacrer 46 pages? Je n'en suis pas si sûr.Cette équipée semble, comme les blagues que se racontent les protagonistes, datée voire incongrue dans le déroulement du destin d'Ellen. Bref, un album assez bancal, un album de transition sans doute, avant d'aborder enfin, "le procès".
Les éditions Dupuis ont eu la bonne idée de sortir cette intégrale en noir et blanc. La même chose en couleur...je crois que je serai passé à côté. Fan de noir et blanc, je n'ai pu m'empêcher de m'arrêter devant cette bande dessinée. Car mon dieu que Jijé a du talent...certaines planches sont d'une beauté à couper le souffle. J'ai le souvenir d'albums de Jerry Spring en collection souple , avec des couleurs jaunies....et là je redécouvre cette série, qui certes avec Blueberry, Comanche, Bouncer ou encore les one shot de Vatine, semble avoir veillie mais qui respire la nostalgie et le côté boy-scout. Le scénario n'était, on le sait, pas le fort de Gillain mais il s'en sort très bien dans ses premiers albums...même si les rebondissemenst de dernières minutes comme dans "trafic d'armes" ou encore le caractère un peu caricatural des personnages (voir "Yucca Ranch") peuvent quelque peu rebutter un public plus jeune. Une superbe intégrale, précédée d'un dossier complet, qui devrait donc ravir, les lecteurs les plus anciens comme moi.
Asterios Polyp est un livre bien singulier, aussi bien sur la forme que sur le fond. Le choix d'une couverture n'est certes pas heureuse à mon goût (j'ai du faire plusieurs librairies avant de trouver un exemplaire en bon état, sans les coins écornés) mais David Mazzucchelli a su élaborer un dessin et un scénario très original et surtout une mécanique bien huilée. D'ailleurs, je rapproche cet album du fameux "Jimmy Corrigan" tant rien n'est laissé au hasard dans cette histoire: chaque personnage possède sa propre chartre graphique, Astérios n'apparait que de profil pendant tout l'album,chaque période posséde ses propres couleurs (le bleu ou le rouge pour la période avec Hana, le jaune pour son errance après l'incendie de son appartement) Un roman graphique d'une très grande qualité où les références mythologiques sont nombreuses. Astérios Polyp c'est évidemment une adaptation d'Orphée et de sa descente aux Enfers- comme par hasard,il rencontre Willy Illium qui veut adapter "Orphée underground"-, c'est aussi Ulysse résistant aux sirènes (ses élèves). Un roman graphique très exigeant , tant rempli d'allusions et de références, qu'une relecture est à conseiller. L'album incontournable de 2010 est là, ne passez pas à côté.Il commence par ailleurs à amasser une jolie petite moisson de prix. Incontournable vous-dis-je.
Liz & Beth par herve
Les éditions Delcourt ont eu la bonne idée de réunir dans une très belle édition les aventures de Liz et Beth, aventures évidement à ne pas mettre à portée de tous. Ce qui retient l'attention, outre les prouesses sexuelles de nos deux amies, c'est le superbe dessin de G.Levis, alias Jean Sidobre, illustrateur du célèbre "Club des cinq". Il n'y a pas à dire, il sait dessiner les femmes. Les différentes histoires de cette intégrale mettent surtout en scènes des femmes entre-elles, quelques scènes de SM -style histoire d'O- et de déniaisement d'adolescents. Les aventures se déroulent le plus souvent dans un cadre assez huppé (châteaux, belles demeures) où les bonnes et gouvernantes jouent un grand rôle.Seules l'histoire du détournement d'avion tranche avec l'ambiance du livre. Plus proche des films érotiques voire pornographiques des années 70 que des films X d'aujourd'hui, cette bande dessinée ravira les nostalgiques de cette époque. A lire et à ranger dans vos bibliothèques en hauteur à cause des enfants.
Sixième tome de cette trilogie (et oui Loisel et Tripp ont inventé la trilogie en 8 volumes)qui n'en finit pas de me ravir. C'est vrai, il ne se passe pas grand chose dans ce village Quebecquois (contrairement à un certain village Gaulois, plus vivant). Pourtant Marie va semer la zizanie dans la quiétude de ces habitants plutôt austères. Loisel et Tripp , par un sacré tour de force,arrivent à me captiver par un scénario où, il faut l'avouer, le calme domine(le plus grand évènement réside dans l'attaque d'un ours). Une description parfaite d'un monde en (presque)autarcie (sinon le magasin général n'existerait pas), une description reposante qui de volume en volume exploite les qualités et défauts des habitants. Le dessin de Loisel et Tripp est toujours aussi réussi, et je regrette donc encore plus l'arrêt brutal de "l'arrière boutique du magasin général", qui reprenait les crayonnés de l'album. Je me doute que certains vont trouver que les auteurs tirent un peu sur la corde du succès mais cet album vient relancer la série avec une Marie transformée par son séjour à Montréal.
Ce dernier opus est dominé par la violence de la première à la dernière page. En effet, après 3 volumes décriant une Rome décadente, une Eglise débauchée où sexe et vengeance faisaient bon ménage, sous Borgia père, Jodorowsky appréhende une suite beaucoup plus sanglante et surtout plus libre avec l'Histoire.Car si Alexandre Dumas concédait le fait que violer l'histoire était légitime à condition de lui faire de beaux enfants, Jodorowsky s'éloigne de cette célèbre maxime. En effet, je n'ai pas encore eu le temps de vérifier ,mais ce scénario semble mélanger Charles VIII et Louis XII , et en tout état de cause, aucun roi de France n'a péri dans un Volcan. Autant cette fantaisie historique ne m'a pas dérangé lors des tomes précédent, autant les erreurs historiques finissent par m'irriter dans ce dernier volume.Car le destin de César Borgia , historiquement, fut différement de celui servi par l'ami Jodo. Bref, je suis partagé entre un superbe dessin de Manara, voire un de ses meilleurs que j'ai vu depuis des années et un scénario de Jodorowsky qui, une de fois de plus, reste assez approximatif sur le plan historique. Néanmoins, je recommande, à tous les amoureux du souffle épique et du dessin de Manara, l'achat de cette série, qui mérite amplement sa place dans vos bibliothèque.
Il aura fallu attendre plus de deux ans et des péripéties éditoriales pour que nous puissions découvrir enfin ce deuxième volume. Et bien l'attente en valait vraiment le coup. Le titre de la série porte bien son nom dans cet opus, qui se déroule en majeure partie dans ce fameux bois. Dufaux, qui signe pèle-mèle ce trimestre, un nouveau Murena, un nouveau cycle de Djinn et de Croisades, m'étonne par ce scénario qui relève à la fois du conte (voir les allusions au petit chaperon rouge dans le dessin), de la légende ou du mythe (comme celui de la belle et la bête, avec notamment une scène assez torride ). C'est original, bien amené mais surtout superbement illustré par une Béatrice Tillier au mieux de sa forme: personnages, costumes, un fabuleux bestiaire et les couleurs superbes....un régal pour les yeux. Espérons ne pas patienter deux années de plus pour connaitre la suite.
Je fais partie de ceux qui ont été ravi lorsque Yann et Meynet ont relancé cette série à la fois bien documentée et dynamique. Ce second opus de ce diptyque dédié à notre lointaine Province, est dense, riche et fort sombre. Nous apprenons, mais il faut attendre la fin de l'album, la véritable signification de "la cire qui chante". Yann a delaissé l'humour pour aborder dans cet album, une aventure plus dramatique que d'habitude ,avec cette recherche desespérée des enfants disparus lors du crash de l'avion.Seules les aventures sentimentales de Jaï apportent une note de gaité. Le dessin de Meynet est toujours aussi bon. On pourrait juste lui reprocher que ses femmes sont toujours superbes et se ressemblent un peu trop. Un bon album.
J'ai bien sûr relu le premier volume de ce dyptique avant de me lancer dans la lecture de cet album.Et je dois dire que, malgré le courage et le talent de Chantal de Spiegeleer, le dessin d'Antoine Aubin est plus en phase avec le trait d'Edgar P.Jacobs. D'ailleurs, Jean Van Hamme n'hésite pas à endosser l'habit du maître du Bois des Pauvres, en faisant évoluer nos deux héros dans des gouffres, grottes et labyrinthes de tout genre. Hélas, la comparaison s'arrête là. Certes,on adhère à cette recherche de tombeau mais notre damné Olrik est sous employé dans cet opus mais surtout la fin est....comment dire ...baclée? non, plagiée. Jean Van Hamme, après nous avoir livré ce mois-ci un excellent opus de Largo Winch, voire le meilleur avec "Mer Noire", et avoir relancé avec brio la série moribonde "Wayne Shelton" semble en panne d'inspiration avec les personnages emblématiques de Blake et Mortimer. En effet, la conclusion de l'album est calquée sur "Indiana Jones". Dommage pour nos héros.
Je m'attendais au pire avec cette déclinaison de Thorgal.En effet, depuis quelques années , les spin off des séries emblématiques envahissent avec peu ou prou de suucès les bacs de nos libraires. Derniers en date, les dérivés de XIII qui sont, il faut l'avouer , assez inégaux. Alors que penser de cette réecriture de la vie de la célèbre Kriss de Valnor, que nous avions quitté en fort mauvaise posture dans justement "Kriss de Valnor" de la série mère? Et bien, il faut l'avouer que j'ai été conquis par cet album. Et cela pour deux raisons: - d'une part grâce à un dessin qui ne démérite pas par rapport à celui de Rosinski, même si les décors sont moins fouillés et les dessins moins travaillés - d'autre part, le scénario est fort bien construit, et les rencontres fortuites et surprenantes avec certains personnages de la série mère ne restent pas inaperçues. Le caractère bien trempé de Kriss de Valnor s'explique par cette genèse et j'avoue avoir été agréablement surpris par cette osmose entre le dessinateur et le scénariste Yves Sente, déjà repreneur de la série phare. Une très bonne surprise donc, un surtout un agréable moment de lecture. Que demander de plus? Si! la suite.
Après "un long destin de sang" ,"notre mère la guerre" ou encore "Mattéo", la guerre de 1914 n'en finit pas d'inspirer nos scénaristes, et non des moindres. Cothias rejoint en effet Bollée, Kriss, et Gibrat dans la description de l'horreur humaine. J'avais parcouru dans la presse spécialisée quelques pages de ce récit mais je n'avais guère était enthousiasmé, à première vue: je ne suis pas en effet un grand admirateur de Mounier et puis la Grande Guerre a fait l'objet de plusieurs adaptions en bande dessinée cette année. Mais, devant l'insistance de mon libraire, j'ai bassement cédé (je sais , je suis faible) à l'achat pour deux raisons: primo, l'histoire est prévue en deux volumes; secondo il me la proposait dans un tirage spécial, celui de "canalbd éditions". Assez réservé donc sur cet album, j'ai rapidement été subjugué par cette histoire de médecin militaire connaissant son baptème du feu.La boucherie de 1916 , vu du côté médical, c'est assez original et on s'attache à ce jeune lieutenant Louis-Charles Bouteloup à travers les flash-back et son assurance dans les tranchées, face à ses nouveaux supérieurs et subordonnés. L'épisode de la trève d'une heure ,vers la fin de l'album ,est poignant et le premier volume s'achève sur une case à la fois pleine d'espoir et d'horreur. Un récit donc bien construit et très bien illustré par Mounier, assez éloigné de son univers habituel.Je suis ravi de retrouver un Cothias,(en compagnie de Patrice Odras)qui signe là un scénario de grande qualité. On peut légitimement rapprocher ce volume de l'incontournable série "notre mère la guerre" de Kris et Maël (éditions Futuropolis), tout en restant assez différent. Un récit original, halletant qu'il faut découvrir sans attendre.
J'ose l'affirmer ici: c'est un très bon cru que ce 17ème (déjà!)opus de Largo Winch. Beaucoup d'humour ponctue le récit: les tirades de l'inspecteur sur les parachutes dorés ou encore sur le taux de criminalité à New York sont fort bien amenés. D'ailleurs, comme dans "Coke en stock" d'Hergé, Van Hamme fait réapparaitre une brochette de personnages rencontrés dès la première aventures de Largo Winch. Ces guest-stars jouent tous un rôle important dans cette aventure. Il faut noter également le clin d'oeil de Philippe Francq à son scénariste qui reprend le rôle de l'avocat de notre multi-milliardaire.(décidement après le dernier Wayne Shelton, JVH est très présent , dans tous les sens du terme, dans ses bande-dessinées). Non seulement on retrouve d'anciens personnages mais certaines situations du passé se renouvellent (voir la une du journal suisse à la fin). Distrayant, atypique (une interview de trois pages de Largo Winch est présente au cours de l'album), drôle et sans aucun temps mort, ce "Largo" se révèle être un des meilleurs de la série, pour le moment.
Il flotte sur cet album un parfum du "prisonnier du Zenda". Certes notre prolifique scénariste emprunte bien des élèments à ce film de capes et d'épées des années 50, mais on lui pardonne tant j'ai été ravi de retrouver un Wayne Shelton en pleine forme après un diptyque très décevant, à tel point que j'allais arrêter cette série si Cailleteau était resté aux commandes. Ravi aussi de voir cette histoire traitée en un seul volume.Van Hamme ne perd pas de temps: c'est drôle, dynamique, cela flingue à tout va, bref un bon moment de lecture. Le dessin de Denayer est toujours aussi bon, aussi vif et on sent qu'il s'est fait plaisir à dessiner des camions (comme dans la premier volume) Avec des allusions à Tintin et à Jean Van Hamme himself (voir la dernière page), cet album remet en selle un héros qui paraissait un peu fatigué.
Trois Christs par herve
Bajram débarque là où on ne l'attend pas avec cette histoire du suaire de Turin déclinée en trois versions différentes. C'est un album conçu comme un puzzle où cases et dialogues renvoient à l'une et l'autre des versions.Quasiment une démarche mathématique qui malheureusement me laisse un peu froid au final. Ces approches sont certes bien construites, trop bien même, mais le lecteur n'arrive pas à s'attacher aux personnages. Pour apprécier le travail de Valérie Mangin et de Denis Bajram, il faut sans doute une relecture en s'appuyant sur l'ensemble des renvois cités page 8 mais c'est un peu fastidueux. Par contre, j'ai été rééllement conquis par le dessin de Bajram, à milles lieux de sa superbe série "Universal one War".. On sent dans chaque vignette le travail de bénédictin du dessinateur, notamment dans la troisième histoire où les couleurs, qui ont de l'importance dans le récit, sont superbe. Un avis mitigé donc pour cet album étonnant qui mérite une lecture soutenue.
Nous avions laissé Nico dans une mauvaise posture dans le précédent album, et bien avec ce second opus intitulé "Opération Caraïbes" nous retrouvons notre espionne encore plus James Bond que jamais. En effet, outre le titre, les références au héros de Ian Fleming sont légions dans cet album: que ce soit la base sous-marine ou encore la référence au Spectre (avec le fameux chat) ou les costumes et les décors, tout fait songer aux films avec Sean Connery. Mais cet opus croule sous les références et allusions, parfois inutiles si bien que le lecteur finit par en avoir le tournis. Je cite pèle mèle: apparition de Truffault s'entretenant avec Alfred Hitchcock, d'un Bob Dylan ahuri,d'un personnage issu de la série "Thundebirds" qui a bercé mon enfance et j'en passe. Par contre quelque jeux de mots plutôt faciles m'ont gaché quelque peu ma lecture, du genre : "Cuba! non coup bas!" ou encore en parlant de Dallas, partenaire de Nico: "Dallas et Kennedy n'ont jamais fait bon ménage..." Les ficelles du scénario sont si grosses qu'elles ressemblent à des cordes et pourtant....ça marche. Le dessin de Berthet y est sans doute pour beaucoup et cette uchronie est assez réussie dans l'ensemble. Malgré les facilité scénaristiques, on ne s'ennuie pas une seconde dans les aventures de Nico. Une histoire rafraichissante, hautement improbable donc à lire. J'ajoute que, comme pour le premier album, les éditions Dargaud ont eu la bonne idée d'éditer un tirage spécial avec dos toilé, qui ajoute au côté rétro de cette bd. La fin,volontairement ouverte, peut laisser songer,je l'espère à un nouveau cycle.
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