Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (25)

Les 213 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .



213. froggy - 05/02/26 05:17
Bess et Jodorwsky, Le lama blanc, Intégrale

Après la mort de son enveloppe terrestre, l'esprit du Dalaï Lama se réincarne dans un garçon blanc né accidentellement dans les montagnes himalayennes. Il devra endurer et surmonter de très nombreuses épreuves pour enfin arriver au stade ultime du nirvana.

Bouddhisme, chamanisme, ésotérisme, initiation douloureuse, surnaturel, paranormal, complexe d'Œdipe, violence, tortures épouvantables, souffrances extrêmes, destins tourmentés, héros solitaire doté d'une volonté inflexible et insurmontable, surpassement de soi-même, quoi d’autres ? Si vous aimez Jodorowsky, c'est quasiment l'entièreté de son catalogue de ses diverses obsessions que vous trouverez dans la lecture de cet album. Il manque seulement de l'heroic-fantasy et/ou de la science-fiction car l'histoire se déroule sur notre bonne vieille planète.

Cela commence plutôt bien et cela finit dans un gloubi-boulga presqu'incompréhensible sur une fin plus ou moins ouverte et une morale philosophique censée donner un sens à l'existence du lecteur comme la fin de L'incal le fut. Du Jodo pur jus, en définitive !

Georges Bess, le dessinateur, est un habitué à illustrer les scenarios du chilien, il a à son actif Juan Solo et Les jumeaux magiques, son dessin tient autant de Moebius que du regretté Arno, j'aime beaucoup car il apporte beaucoup d'expressivité aux personnages. Cel est nécessaire pour bien illustrer leur force de caractères ou au contraire leur veulerie. Les planches sont bien composées et sont agréables à contempler. Bess a bien découpé le récit et je n'ose pense à ce que Philippe Druillet en aurait fait si c'était a lui que Jodorowsky s'était adressé pour illustrer ce scénario.

Note finale ; 3,5/5. C'est la conclusion qui m'empêche de donner une meilleure note. Cette histoire se termine en un mysticisme de bazar auquel Jodorowsky nous a souvent habitué exaspérant à la longue.

212. froggy - 27/01/26 19:03
Gimenez, C'est aujourd'hui

Cet album comprend 3 histoires qui ont toutes pour point commun la mort. Dans la première, l'auteur met en scène son alter ego de fiction, Pablo, qui raconte les quelques jours qui précèdent le décès de son ami dessinateur comme lui, Raul. Dans la deuxième, il reprend le conte de Charles Dickens, Un chant de Noël avec les 3 visiteurs venus du passé, du présent et du futur de Pablo. Dans la troisième, Pablo se raconte car c'est aujourd'hui son dernier jour.

L’auteur conte avec talent ces 3 histoires ou il raconte tout simplement le temps qui passe., les rencontres que nous faisons, celles qui seront éphémères et celles qui dureront plus longtemps, voire toute une vie, les souvenirs et les regrets aussi. Tout y passe ou presque, la mémoire est sélective et on ne peut pas s rappeler de tout dans les moindres détails.

Gimenez ne fait pas dans une nostalgie maladie du genre c’était mieux avant, sentiment qui est tout simplement insupportable. Il ne fait que raconter l’inéluctabilité du temps qui passe, des choses qui changent et évoluent et c’est passionnant. Bien que ma vie soit complètement différente de celle de l’auteur, parfois, je n’ai pas pu ne pas me reconnaitre et m’identifier aux personnages de Pablo ou de Raul. Avec l’âge, son dessin est devenu plus sobre bien qu’immédiatement reconnaissable toutefois. Ses personnages sont toujours aussi vivants grâce a son talent et j’ai souvent été touche par les expressions qu’il leur donne, elles sont tellement justes.

Note fínale, 4,5/5. Carlos Gimenez a véritablement eu la grâce en réalisant cet ouvrage. Je le considère comme une indiscutable réussite qui ne pourra que vous émouvoir et vous toucher a moins que n’ayez un cœur de pierre. C’est un livre que je ne suis pas prêt d’oublier assurément.

211. froggy - 26/01/26 05:15
Sapin, Edgar

Edgar est le beau-père de l'auteur, il est portugais et a une vie peu banale. En effet, ce dernier, marxiste convaincu, a participé à la Revolution des Œillets de 1974 qui mit fin à la dictature militaire en vigueur jusque-là depuis des décennies. Il faisait partie d'un groupe d'opposition alors qu'il était en exil à Paris. Après être revenu au Portugal à la suite de la chute de la dictature et alors que la démocratie s'instaurait progressivement, il a été déçu par le libéralisme économique et est devenu finalement apolitique.

Mathieu Sapin est dorénavant très confortable dans ses BD reportages. Cela se ressent rapidement dès les premières pages de cet album, il a bien construit son récit en alternant les passages du récit de la vie d’Edgar et ceux qui se déroulent de nos jours dans lesquels il montre le Portugal contemporain et son évolution, Il se met également en scène pour retrouver des traces d’Edgar lors de son séjour en France, notamment, pour retrouver un documentaire filme pour l’ORTF en 1967, dans lequel il jouait son propre rôle de refugie politique en France.

Je ne sais pas grand-chose de la politique au Portugal, la dictature était moins présente dans les informations que celle de son voisin de la péninsule ibérique, l’Espagne franquiste. J’y ai appris pas mal de choses intéressantes. Cela ne fait confirmer mon opinion que la vie de certaines personnes célèbres ou non est parfois passionnante soit en tout, soit en partie, ayant été le témoin ou et acteur d’évènements historiques exceptionnels.

Note finale, 4/5. Grace a l’indéniable talent de l’auteur, j’ai été happe par cet album que j’ai lu très rapidement. On aime ou on n’aime pas le dessin de Mathieu Sapin, qui je le reconnais est loin d’être parfait, ses visages sont parfois difformes ou très mal proportionnés, on passe outre ces détails car son album est d’une humanité bienveillante envers son personnage principal malgré quelques aspects rugueux et rêches de sa personnalité qui le rendraient antipathique a tous ceux qui ne verraient que ces traits de caractères..

210. pm - 21/01/26 18:48
Malgré ces défauts c'est quand même très bien.

209. froggy - 21/01/26 18:47
Encore un qui cause bien le france.

208. pm - 21/01/26 17:44 - (en réponse à : marcel)
Je me souviens de ces Tex, c'était quelques mots mais là, sur certaines histoires ça m'a paru pire.

207. marcel - 21/01/26 15:56
En plus, s'ils voulaient faire vite, il y avait les traductions anterieures.

206. marcel - 21/01/26 15:54
Il y avait eu ca avec les premiers Tex de Clair de Lune, clairement traduits par un italien (ce qui ne se fait jamais), qui confondait ou inventait des mots, en plus des fautes d'accord.

205. pm - 21/01/26 14:26 - (en réponse à : marcel)
C'est un peu comme si le traducteur n'était pas bilingue mais estimait qu'il parle suffisamment bien le français, ce qui n'est visiblement pas le cas, tout en étant ultra pressé par le temps, donc il oublie des trucs, merdoie dans ses copiés/collés...
C'est en effet assez étrange.

204. marcel - 21/01/26 11:24
C'est tres etonnant ce que tu racontes. Surtout que c'est un editeur plutot de litterature generale. Ou alors c'est la raison des erreurs : la BD, c'est de l'image, pas besoin de correcteur.
M'enfin, le traducteur pourrait a minima se relire.

203. pm - 21/01/26 11:13
Intégrale Frank Cappa de l'auteur espagnol ( d'origine allemande) Manfred Sommers
Inspiré par le célèbre photojournaliste Robert Capa cette série éditée un peu n'importe comment est enfin regroupée en un seul gros volume de 370 pages très complet contenant même des histoires incomplètes. Les histoires, souvent liées aux guerres mais pas uniquement, sont généralement très bonnes, émotionnellement très denses et sont servies par un graphisme de grande qualité, lorgnant sur Pratt ou Caniff avec un très bel encrage, mais à la sauce espagnole. Le héros , une sorte de mix de Robert Redford et de Charlton Heston , est souvent amené à faire des choix humains difficiles.
Mais, malheureusement il y a un mais, l'édition française n'est pas à la hauteur, très nombreuses coquilles, paragraphes écrits en double, traduction plus qu'approximative ( inférieure à google trad), des textes parfois à la limite du compréhensible, certains textes, bulles ou récitatifs restés en espagnol , sans parler des fautes de grammaire qui deviennent presque anecdotiques devant ce semi-charabia ! C'est vraiment dommage car une simple relecture aurait sans doute permis d'éviter ces erreurs.
Manfred Sommers mérite mieux.

202. Quentin - 17/01/26 14:05
Le château des animaux tomes 1-4 par Delep et Dorison chez Casterman.
Fable animalière racontant comment les animaux d’une communauté dominée par un taureau et ses chiens de garde fait une révolution pacifique et non-violente pour se débarrasser du tyran et instaurer la démocratie. C’est bien vu, bien raconté, bien dessiné - du début à la fin. Un vrai plaisir.

La distinction, par Tiphaine rivière, chez Delcourt.
L’auteure illustre les arguments de Bourdieu en mettant en scène les interactions d’élèves entre eux et avec leur prof de socio, ainsi qu’avec leurs parents, les parents d’amis, de petits amis, etc. Tous les protagonistes, jeunes et vieux, issus de différentes classes sociales, s’entrecroisent et s’observent en coin, avec les postulats bourdieusiens en tête. C’est finement observé, intelligent, et férocement drôle. L’exercice n’était pas évident du tout, mais l’auteure s’en sort avec une grande distinction.

Soli Deo Gloria, de Deveney et Cour, chez Casterman
Deux enfants, jumeau-jumelle, nés quelque part dans une sorte de Saint Empire Germanique du 18e siècle, découvrent la musique naturelle dans leur enfance, et révèlent chacun des dons particuliers – elle pour le chant, lui pour la composition. On les suit et on les voit grandir, mûrir, progresser, en passant d’une rencontre et d’une cour à l’autre dans les troubles de l’histoire et du continent, et croisant quelques-uns des plus grands musiciens de la musique baroque. Le dessin en noir et blanc est très agréable, et la musique est représentée en arabesques et en couleurs. L’album est en soi un très bel objet, pas seulement la couverture mais également l’intérieur. Quant à l’histoire, si elle commence comme une belle harmonie, elle finit malheureusement sur des notes assez convenues. Globalement, cela reste néanmoins une lecture agréable.

#199: Oui, j'ai lu une version numérique, très pratique quand on veut agrandir les dessins pour voir tous les détails.

201. helmut perchu - 14/01/26 16:00
Deux filles nues de Luz. J'ai cru comprendre (sur ce forum notamment) que ce bouquin était vachement bien. Et très chouette lecture effectivement. Je recommande.

Mort à Trieste de Jason. J'aime beaucoup Jason et son graphisme mais j'avoue que cet album "surréaliste" (en hommage au surréalisme lui-même traité dans l'album ?) m'a perdu. Je ne recommande pas du tout.

200. pm - 10/01/26 18:58
De mon coté j'ai renoncé à le lire après une dizaine de pages. Trop difficile pour mes yeux, même avec la loupe, et le propos fait un peu philo de comptoir, le coté bande dessinée étant superflu dans ces premières pages ( en feuilletant j'ai vu que c'était davantage utilisé par la suite).
Et puis, le truc définitivement glaçant, ça commence par un horrible " Au final". Arghhh !
Reste l'objet qui est sympa.

199. pm - 10/01/26 17:09 - (en réponse à : Quentin)
MAM l'infiniment moyen: Qu'appelles-tu la version agrandie ? Je n'en ai pas vu la référence, sauf si tu parles de la version numérique.

198. Piet Lastar - 08/01/26 19:08 - (en réponse à : froggy)
Moi aussi, j'apprécie beaucoup Bouncer, les scénarios comme le dessin. D'ailleurs, j'ai lu un entretien de Boucq qui expliquait que les dernières histoires étaient de lui.

Pour la violence, je vais te répondre comme pour Katanga. Ce n'est pas la BD qui est violente mais les êtres humains. Ceux du Far West du XIXe comme ceux du Katanga du XXe.

Du coup, à posteriori, je comprends mieux tes réserves à propos de la violence dans Clifton. Elle y est moins légitime même si elle est burlesque.

197. froggy - 08/01/26 00:06
Bouncer 8, 9 & 12; To hell, And back, Hécatombe

Il n'est rien d'écrire que l'enfer est partout où se trouve le héros, Bouncer. Dans les 2 premiers titres qui forment un diptyque, il va être confronté à un véritable monstre de cruauté et d'ignominie acoquiné à sa mère dans une relation qui ne peut que rappeler qu'Œdipe et sa mère, Jocaste, un schéma cher à Jodorowsky, le scénariste de la série qui l'avait déjà utilisé pour en faire un des éléments clés de sa saga de science-fiction, La Caste des Méta-Barons. Cet enfer commence à Barro-City, la petite bourgade perdue dans le grand ouest américain où réside le héros, cela continue de plus belle sur alors qu'il est à la poursuite de l'assassin de son amie indienne et de leur bébé à naître et cela finit en apothéose dans la prison où vit cet assassin car il n'est autre que le fils de son directeur. Il est inutile d'écrire que cela finira très mal dans un déchainement de violences et d'atrocités plus épouvantables les unes que les autres. On ne compte plus les corps démembrés et mutilés.

Il en est de même pour le dernier tome de la série qui est une ode à l'appât de l'or. En effet, une grosse quantité du métal jaune se trouve dans la banque de Barro City, il attire toute une bande de malfrats qui vont tout faire pour s'en emparer. Cela n'ira pas sans conséquences pour Bouncer et ses proches. Conséquences telles qu'il ne pourra que quitter la ville a la conclusion de cette histoire qui est riche en évènements, retournements de situations et surprises diverses. Avec la violence montrée graphiquement en plus, cela aurait fait un superbe scenario de Charlier car cela s'étire sur 137 planches bien tassées, cela n'arrête quasiment jamais.

C'est la représentation graphique de la violence qui me gêne le plus dans ces albums car à un moment, je me dis trop c'est trop. Cela devient du porn gore, il y a une espèce de complaisance de la part des auteurs à imaginer toutes ces horreurs. Il faut dire que ce n'est pas étonnant de la part de Jodorowsky, le créateur du héros et scénariste des premiers albums de la série, il nous a habitué à des déchainements de violence et à des personnages plus horribles les uns que les autres dans ses séries de science-fiction dérivées de L'Incal/John Difool.

Il faut dire que Boucq est un dessinateur hors pair, ses personnages, ses décors, ses paysages, tout y est impeccable. Je mentionnais Jean-Michel Charlier ci-dessus, il est dommage que Boucq n'ait jamais dessiné un de ses scénarios, pour peu que le créateur de Blueberry ait été inspiré, cela aurait donné un album formidable car François Boucq est capable de tout dessiner ainsi qu'il l'a prouvé ailleurs. Je lui trouve même la qualité de faire accepter la violence qui sous la plume d'un autre artiste moins doué et talentueux aurait été insoutenable et insupportable.

Note finale ; 4,5/5. Adorant les Blueberry de Giraud et Charlier, je n'ai pu qu'aimer ces albums à leur juste valeur d'extrêmement distrayants. La série de référence datant des années 60 et 70 ne pouvait pas représenter la violence de manière aussi sanglante à l’époque ; certaines scènes de L'homme qui valait $500.000 et Ballade pour un cercueil ont été édulcorées et la fin d'Angel Face déjà très choquante en 1976, a été atténuée. Les lecteurs amateurs de gore pourront se rattraper avec ces albums.


196. Quentin - 02/01/26 23:03 - (en réponse à : Quelques lectures de Noël)
L’infiniment moyen et plus si infinités, de Marc-Antoine Mathieu, chez Delcourt. J’ai acheté le pico livre, mais j’ai lu la version agrandie pour la facilité (c’était ça ou m’acheter des nouvelles lunettes). L’album montre le dialogue et les pérégrinations de deux individus philosophant sur l’infini – d’un point de vue conceptuel plutôt que d’un point de vue mathématique. Ça reste un album MAM pur jus, avec les fines réflexions, l’humour et les mises en abîmes habituelles, mais l’idée et le format du livre le rend complètement hors du commun. L’auteur a tout dessiné à l’échelle et le résultat est bluffant. Je me demande comment il a fait pour que sa main ne tremble pas. MAM n’a pas fini de nous surprendre, et c’est tant mieux.

Celle qui parle, d’Alicia Jaraba, chez Grand Angle. Publié en 2022 mais reçu comme surprise pour Noël. L’histoire de la Malinche, sorte de Pocahontas mexicaine qui a été l’interprète de Cortes, sa maîtresse, et qui l’a aidé à conquérir l’empire Aztèque. Lecture légère, fluide, prenante, apparemment bien documentée, et au ton intéressant (l’histoire d’une femme racontée par une autre femme, mélangeant petite et grande histoire). J’ai passé un bon moment de lecture, sans me prendre la tête.

Danser avec le vent, d’Emmanuel Lepage, chez Futuropolis. 12 ans plus tard, Lepage est de retour aux Kerguelen, mais cette fois-ci pour y rester plus longtemps et pour suivre le travail des scientifiques sur place. Exit le côté aventure, et place aux jeunes (et moins jeunes) chercheurs, à leurs projets, à la science et ses limites, et aux contradictions des scientifiques, qui font exploser leur bilan carbone pour aller étudier un écosystème fragile, et qui se laissent instrumentaliser pour affirmer la souveraineté de la France afin de vivre un rêve d’enfance. Lepage n’est pas un super journaliste ni un super documentariste. Son propos est confus, mais ses interlocuteurs lui servent leurs réflexions sur un plateau d’argent. Il fait le job en devenant pote avec l’équipe et en donnant la parole à différents chercheurs, avec une série de moments personnels parfois poignants. Et surtout, ses dessins restent toujours de toute beauté. Je sais qu’Hervé a été un peu déçu, mais moi j’ai bien aimé – j’ai trouvé ça meilleur que cache-cache bâton, et j’ai été content que cet album soit finalement très différent (pas une siomple répétition) de son voyage aux îles de la désolation.

Macbeth, des frères Brizzi, chez Daniel Maghen. Ayant bien aimé l’enfer de Dante et Don Quichotte de la Manche des mêmes auteurs, je me suis laissé tenter par ce nouvel album. Adaptation assez fidèle, plutôt réussie dans l’ensemble, mais qui passe un peu trop rapidement sur la folie qui frappe Macbeth, surtout vers la fin. J’avais espéré un peu mieux.

195. longshot - 30/12/25 22:48
Oublié de citer les auteurs du Sherlock Holmes : Cyril Liéron et Benoit Dahan, et c'est chez Ankama.

194. longshot - 30/12/25 21:56
C'est la faute à Molière — une histoire de la Comédie-Française, par Virginie Augustin et Michaël Le Galli chez Rue de Sèvres. Très chouette, vivant, bien écrit, souvent drôle. L'histoire de la Comédie-Française, de l'époque de Molière et de Louis XIV, à Bonaparte. Passionnant.

Garde à Vue. Petit guide pratique pour celles et ceux qui luttent pour leurs droits, par Ana Pich, chez Massot. Version enrichie, et redessinée, des planches qu'on peut lire ici. Le dessin est beaucoup plus soigné, le fond s'est enrichi de nombreux témoignages tant de personnes gardées à vue que d'avocats, médecins etc. À lire…

Dans la tête de Sherlock Holmes 3. Le cauchemar du Loch Leathan Première partie d'une nouvelle aventure. Nouvelle enquête très inspirée du Chien de Baskerville, de manière tout à fait assumée avec la citation en exergue. Ceux que les premiers volumes ont laissé de marbre peuvent passer leur chemin, moi j'aime assez.

193. helmut perchu - 15/12/25 12:19
Les 5 terres tomes 13, 14 et 15 (soit les 3 premiers tomes du cycle des ours). Pour cex qui ne connaissent pas on est dans un Game of Thrones animalier, la magie en moins. C'est toujours aussi bon, la série ne faiblit pas, les cycles se suivent et poursuivent la trame générale sans se ressembler, on n'est pas perdu malgré un grand nombre de personnages, la narration est fluide. Les auteurs glissent en plus sans lourdeur des thématiques de société en arrière plan (le patriarcat dans le cycle des singes, le racisme dans ce cycle des ours). Bref j'aime beaucoup.

192. froggy - 04/12/25 05:58
Davodeau, Loire

Invité par Agathe, son ancienne compagne avec qui il vécut 5 années auparavant, Louis arrive dans la petite maison du village des bords de Loire, maison qui y fut le nid de leurs amours. Il est étonné de la présence d'un couple qu'il ne connait pas et il l'est encore plus de la venue de Jalil, son successeur dans le cœur et donc dans le lit de son ancienne amie. C'est ensuite le tour de Suzanne et de Nicolas de faire leur entrée. Eux aussi ont connu une histoire avec Agathe, Suzanne ayant succédé à Jalil puis ce fut Nicolas. C'est à ce moment que les invités du couple qui a racheté a la maison à Agathe leur apprend que celle-ci est décédée en se noyant dans le fleuve si proche. Mais ils ne savent si cette mort fut volontaire. Et tout ce petit monde de rester quelques jours en évoquant la défunte.

C'est une nouvelle tranche de vie que nous propose Etienne Davodeau pour une histoire qui est dans la catégorie de ses fictions avec Chute de vélo et Lulu, femme nue. Pour une fois, j'ai bien aimé cette histoire au scenario bien construit, je préfère ses BD reportages que je trouve bien meilleures. Les personnages sont bien caractérisés et Davodeau réserve quelques surprises que je ne révèlerai pas bien entendu, surprises qui sont la bienvenue et évite au récit de ne pas être un téléfilm qui serait dessiné au lieu d’être filmé.

Le dessin de Davodeau est toujours le même mais là il a pris son temps et plusieurs pages pour nous montrer sa région natale, la Loire en aval de Tours. C'est un endroit assez particulier avec une lumière sans pareille ailleurs, je connais bien la région pour y avoir passé toutes mes vacances étant enfant. Entre deux discussions qu'ont les personnages, Davodeau nous montre la faune et la nature locale et c'est bien beau. Il a très bien reproduit l'endroit et on ne peut s'empêcher de penser à René Hausman qui lui aussi s'était spécialisé dans ce genre bien que le style graphique des deux dessinateurs est complètement différent.

Note finale : 4/5. C'est une histoire simple qu'Etienne Davodeau a dessinée tout simplement, sans fioritures, sans aucun chichis. J'ai pris beaucoup de plaisir à la lire. C'est le genre de livre qui vous laisse le sourire aux lèvres quand vous refermez l'ouvrage. Il faut dire que la fin est d'une rare sérénité, ce qui a contribué à ce sentiment que j'ai éprouvé.

191. longshot - 03/12/25 20:53 - (en réponse à : Piet)
Oui, autant j'ai apprécié d'avoir le monde de l'édition et ces références à la bd d'horreur et au comics code en toile de fond, autant l'intrigue… Trop de fils en parallèle, peut-être ? Trop de choses ? Ça fait forcé…

190. pm - 03/12/25 17:34
Erreur de sujet.

189. pm - 03/12/25 17:34
Et je précise que n'étant pas fétichiste de mon nom je me fiche qu'une dédicace soit à mon nom ou pas. C'est le dessin, en tant que petit original, qui m'intéresse.

188. Piet Lastar - 02/12/25 23:18 - (en réponse à : longshot)
D'accord avec toi. "L'intrigue" de la censure dans la BD ne m'a pas passionné. Il y avait moyen de faire mieux avec ce personnage.

187. longshot - 02/12/25 22:59
Lu Weekly, de Juan Díaz Canales et Giovani Rigano. L'album s'inscrit dans l'univers de Blacksad, et raconte donc les débuts du personnage de Weekly. Le dessin est à la hauteur de la série d'origine, pour ce dont je me souviens. Le scénar, lui, est grand-guignolesque, ce qui n'est pas qu'un reproche : ça colle assez bien à l'univers des comics d'horreur qui est en toile de fond de l'intrigue, et j'ai apprécié la référence. Seulement j'ai aussi trouvé les transitions abruptes, certaines réactions improbables, au point d'interrompre ma lecture, de relire certains passages pour comprendre ce qui se passait. Bref, j'ai trouvé ça sympa mais je suis un peu déçu.

186. heijingling - 29/11/25 13:13
La clomi...cocomimili...clomli....rhaaa...L'encyclopédie des comics!!!

185. heijingling - 29/11/25 13:10
Selon la comicopledia de Lambiek, il a été son assistant sur les décors de Ringo, Bruno Brazil et Bob Morane, et pas d'autres séries indiquées.

184. Piet Lastar - 29/11/25 12:54
Je pensais que Coria était l'assistant pour les décors de Vance dans Bruno Brazil, Ringo, Bob Morane et B.J. Hawcker.

M'a trompé...

183. heijingling - 29/11/25 12:35
-pm: "Ainsi on comprend que tu détestes Vance, qui est souvent coté comme réaliste élégant."

Alors déjà je ne déteste pas Vance, je trouve même effectivement son dessin assez élégant, du moins ses décors, très beaux dans Bruce J. Hawker, mais je ne peux décemment pas en dire autant des têtes de ses personnages, qu'il ne sait faire que de face ou de profil, et des histoires de son best-seller...
Ensuite, quand je dis avoir un faible pour ce type d'encrage dans le dessin réaliste, j'entends une faiblesse de ma part, car il s'agit grâce à un encrage assez épais de donner un molletonnage et ainsi une illusion de souplesse à un dessin raide (la tare absolue du dessin réaliste), qui permet dans le cas d'Hubinon par exemple de me faire passer la pilule des mentons virils carrés que j'ai en horreur, et qui ressortent grotesquement dans XIII. C'est cette même technique d'encrage qui me permet aussi d'apprécier malgré leur raideur le dessin de personnage de Leloup ou Jacobs (Jacobs, c'est encore autre chose, déjà, il n'est pas si raide que ça, et, comme ses encadrés, ça participe à sa théâtralité).

-pm: "Et tu dois bien aimer Sirius ( moi aussi). Je conseille le fantaisiste mais oublié Caramel et Romulus."

J'adore Sirius mais chez lui, comme chez Jijé, l'encrage n'est pas un cache-misère car leur dessin n'est pas raide.


-egoes: "Je vois ce que tu veux dire, mais ta liste ne contient que des auteurs dont le trait est immédiatement reconnaissable et qui ont un dessin très "personnel".
C'est précisément ce que je reproche aux deux dessinateurs que je cite : leur manque de personnalité, cette "neutralité".


Certes, mais les dessinateurs que j'ai cité ont l'énorme et irrémédiable désavantage par rapport à Henriet de ne plus produire. Lire Henriet est donc un peu un plaisir coupable :) Ceci dit, son dessin n'est pas moderne ou créatif mais est assez agréable par lui-même, et reconnaissable, même si pas d'une personnalité hors norme.

182. egoes - 29/11/25 01:19 - (en réponse à : heij 178)
Je vois ce que tu veux dire, mais ta liste ne contient que des auteurs dont le trait est immédiatement reconnaissable et qui ont un dessin très "personnel".
C'est précisément ce que je reproche aux deux dessinateurs que je cite : leur manque de personnalité, cette "neutralité".

181. pm - 28/11/25 14:48 - (en réponse à : Heijingling)
Et tu dois bien aimer Sirius ( moi aussi). Je conseille le fantaisiste mais oublié Caramel et Romulus.

180. pm - 28/11/25 14:46
Vance qui est souvent coté comme réaliste élégant.

179. pm - 28/11/25 14:21 - (en réponse à : Heijingling)
Ainsi on comprend que tu détestes Vance.

178. heijingling - 28/11/25 13:37
Elégant, c'est parce que dans le dessin de BD réaliste j'ai un faible pour les encrages épais qui arrondissent les angles, à la Reding, Paape, Hubinon, et classique, vu ce que je mets comme références...

177. egoes - 27/11/25 23:54 - (en réponse à : heij 172)
C'est comique, moi j'aurais dit "sans âme" à la place de "classique et élégant".
Avez Surzhenko, pour les Thorgal, je trouve que c'est ce qui est arrivé de moins bon depuis longtemps (bon, j'exagère un peu, parce qu'il y a d'autres trucs encore plus horribles, mais c'est quand même vraiment pas folichon, comme dessin).
Comme quoi, les coups et les douleurs...

176. pm - 27/11/25 20:01 - (en réponse à : Torpedo)
Ok, merci.
D'accord avec ton ressenti.

175. torpedo31200 - 27/11/25 19:32 - (en réponse à : pm - poqt # 174)
Pas sous la main mais lu, il me semble qu' il y a des pages blanches pour indiquer des époques différentes (2 + 1 épilogue).
La 2nde période est bien mieux. Moi aussi j' avais un peu tiqué quand je l' ai lu.

174. pm - 27/11/25 17:55 - (en réponse à : Torpedo)
Je suis entrain de lire Moonlight express de Clérisse et Smolderen et il y a un truc bizarre sur mon exemplaire, les pages 75 et 76 sont blanches ! On a la page 74 puis une feuille blanche recto verso puis la page 77. Est ce un défaut de mon exemplaire ou est ce normal ? As tu un exemplaire sous la main ?

173. Piet Lastar - 26/11/25 17:55
Pour moi, Henriet c'est Dent d'Ours et Black Squaw

172. heijingling - 26/11/25 13:38
"le dessin de Henriet (auteur que je découvre ici) est magnifique."

Etonnant que tu ne connaisses pas Henriet, une série comme Damoclès correspond tout-à-fait à ce que tu apprécies, et je trouve son dessin très classique assez élégant en effet.

171. herve - 25/11/25 08:50
La vallée des oubliées P Dubois & Henriet

Après avoir parcouru la version couleur, j'ai tout de suite opté pour l'édition noir et blanc de l'album tant j'ai trouvé que les couleurs figeaient les personnages et ne collaient pas à ce western.
Et, je pense avoir bien fait. Dans cette version n&b, le dessin de Henriet (auteur que je découvre ici) est magnifique.
Mais j'avoue avoir acheté cet album sur le seul nom de Pierre Dubois, dont les deux autres western "Sykes" et "Texas Jack", publiés aussi chez le Lombard (collection Signé) m'avaient enchanté. Il faut dire que Pierre Dubois, que je croisais régulièrement lorsque j'étais étudiant à Rennes, prend son temps pour installer son intrigue et ses personnages : 144 pages de poursuites, de fusillades, de trahisons aussi, bref du bon western.
Les personnages sont bien campés, et on retrouve ce qui fait le sel des bons westerns : du propriétaire terrien véreux, au jeune cow boy fougueux, au colporteur (Scurly, personnage attachant) en passant par la jeune fille ingénue ou beaucoup moins farouche. Même les indiens ne sont pas oubliés!
j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée, et les amateurs de western devraient se tourner vers cet album, qui mérite que l'on s'y attarde.

note: 4/5

170. herve - 23/11/25 15:56
Blake et Mortimer: la double exposition

J'avais découvert les planches de "La double exposition" sur le site "centaur club" consacré à Blake et Mortimer, et je me faisais une joie de découvrir enfin cet album. J'ai été très surpris par le format, qui s'inscrit dans la collection "le nouveau chapitre" . J'avais déjà éviter l'achat de "la fiancée du Dr Septimus" tant les dessins s'éloignaient de la conception que je me fais de Blake et Mortimer.
Mais là j'ai craqué sur le seul nom de Laurent Durieux ,dont le travail m'avait bluffé sur "le dernier pharaon", et sur les planches visibles sur le site du "centaur club".
Il faut avouer que le format ne rend pas hommage au travail de Laurent Durieux, et à mon avis, il aurait mieux valu éditer ses dessins sous forme d'un art-book que sous ce format actuel.
Le stick de François Shuiten "l'histoire de Blake et Mortimer que tout le monde veut lire" m'a semblé bien trompeur.
J'ai lu cette aventure sans réel intérêt, et j'ai eu même l'impression qu'il manquait une page à mon exemplaire tant la fin m'a semblée incongrue.
Bref une grande déception.

note : un sévère 1/5

169. herve - 23/11/25 15:38
Blake et Mortimer: La menace Atlante

Après avoir lu la version crayonnée de "la menace Atlante", je devinais que l'album allait être graphiquement réussi Et , il l'est indubitablement.Peter Van Dongen, s'inscrit avec Ted Benoit et Antoine Aubin parmi les meilleurs repreneurs des personnages imaginés par Edgar P. Jacobs. J'ai découvert cette nouvelle aventure avec l'édition dite bibliophile, qui outre un papier de qualité , restitue des couleurs vintage qui sied parfaitement à la suite de "L'énigme de l'Atlantide" . Van Dongen a particulièrement soigné les "méchants", notamment Magon que je trouve très réussi.
Par contre, que ce soit l'édition normale ou bibliophile, les couvertures sont , à mon avis ratées.
Quant au scénario d'Yves Sente, même si parfois il se perd dans de bavardes explications assez lourdes vers le milieu de l'album, il tient la route. Contrairement à "Signé Olrik" qui se lisait assez vite, j'ai pris mon temps pour le lire. Les postiches d'Olrik finissent aussi par lasser le lecteur. Il faut que Sente se renouvelle.
J'ai été assez surpris par le côté moderne du gouvernement britannique qui s'implique dans la recherche d'énergie renouvelable alors que l'action se déroule fin des années 50, début des années 60 ! Mis à part ces bémols, j'ai passé un très agréable moment de lecture en retrouvant Blake et Mortimer. Nous retrouvons les déguisements d'Olrik, les trahisons, le côté science fiction et aventures, le tout servi sur un dessin magnifique.
J'ai même retrouvé , hommage à Tintin, le même journaliste qui, au début du "Trésor de Rackham le Rouge" espionnait les deux marins assis à la table voisine, en train de faire parler le marin pêcheur dans la taverne!
Il ne faut pas oublier que sortaient le même jour que "la menace Atlante" deux autres ouvrages consacrés à Blake et Mortimer, "Double Exposition" (décevant) et " Diabolique !" (très intéressant mais cher!)
Pour une fois, Yves Sente nous délivre du bon travail sur cette série, et cette suite de "L'énigme de l'Atlantide" vaut vraiment le détour

note: un généreux 4/5

168. pm - 22/11/25 18:39
Les récitatifs chez Jacobs étaient redondants avec l'image mais ils ajoutaient un caractère grandiloquent et théâtrale, là Sente nous pond des explications à n'en plus finir qui casse le récit et qui n'ont guère d'intérêt.

167. pm - 22/11/25 18:35
Et il y a un bon petit anachronisme avec Mortimer très en avance sur son temps concernant les énergies renouvelables !

166. pm - 22/11/25 18:30
Lu le dernier Blake et Mortimer " La menace Atlante", je ne sais pas si c'est moi mais j'ai trouvé ça super chiant, j'ai eu du mal à le terminer, ou plutôt tout le milieu avec ces explications interminables qui m'ont bien gonflé. Et pourtant le dessin est bon, Van Dongen, que je suis depuis Rampokan et que j'avais rencontré à Angoulême au début des années 2000, est un excellent dessinateur. Mais Sente, pitié !

165. torpedo31200 - 19/11/25 10:49 - (en réponse à : herve - post # 162)
Les premiers aventuriers, c' est dans La lune est blanche (2014)

164. Quentin - 19/11/25 07:05
L'abîme de l'oubli, de Roca et Terrasa, chez Delcourt. La guerre d'Espagne a fait des centaines de milliers de morts. Après la guerre, des dizaines de milliers de gens furent exécutés sommairement pour le simple crime d'avoir eu des idées penchant à gauche, les corps étant jeté dans des fosses communes anonymes. 3/4 de siècle plus tard, des descendants demandent à ce que les corps soient enterrés dignement. Parcours du combattant pour avoir les autorisations et les financements (accordés ou refusés au gré de l'alternance entre gouvernements de gauche et de droite), puis arrivent les anthropologues qui exhument les corps et essayent de les identifier, remuant des choses et des sentiments que certains aimeraient garder enfuis. Surgissent alors du passé non pas juste des os, mais des histoires personnelles, faites de joies et de peines, d'amour et de larmes, d'actes odieux et héroïques. La petite histoire rejoint la grande dans cette bande dessinée très bien narrée, qui apporte sa pierre à la réconciliation du présent et du passé. J'ai beaucoup aimé.



 


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