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Le plein et le vide de David SalaJorge Zentner
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2 critiques
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Par :
Edouard

(04 avr. 2001)
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J'ai une tendresse toute particulière pour Zentner qui est un scénariste "pas comme les autres". Bourré de talent, cela va sans dire, d'une grande sensibilité et d'une grande humanité; ceci dit pour l'avoir lu et pour l'avoir rencontré. J'avais beaucoup aimé le premier album de Replay, tant au niveau de l'histoire engendrée que du dessin de Sala, très proche de la peinture, superbe. Les émotions des deux principaux personnages sont tellement fortes, tellement vraies, qu'on a l'impression que les couleurs servent de dialogues (je ne sais pas si je me fais très bien comprendre).. Soit, disons que le dessin sert merveilleusement un scénario fin, sensible et intelligent. Mais ca, c'était le premier album. je ne peux m'empêcher d'être un peu décu par le second. Trop répétitif quelque part, et trop rapide par un autre côté. On voit défiler les années à une vitesse incroyable, et j'ai un peu du mal à savoir quelle est la nécessité de faire évoluer les personnages sur tellement d'années, alors que finalement, le scénario est relativement simple, et aurait pu se dérouler sur bcp moins de temps. D'un autre coté, je trouve le début et la fin de l'album (on en revient à l'expression des titres) très lourd et très répétitif. On est déjà tellement gourmand et friand de chaque nouvel album, pourquoi perdre deux ou trois planches devant et derrière l'album pour exprimer exactement, au détail près, les mêmes cases et les m^mes planches. je sais qu'en littérature et en rhétorique, cela porte un nom et c'est considéré comme très beau, mais en BD, ça prend de la place et c'est un peu du gaspillage. Bref, un peu déçu par ce second album, qui ne nous apprend pas grand chose de nouveau.. mais qui reste esthétiquement parlant, un très bel ouvrage.
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Par :
Thierry Bellefroid
(02 avr. 2001)
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« Le plein... et le vide », tome 2 de la série Replay, par Sala et Zentner. Chez Casterman.
Avec une mise en couleurs qui rappelle de plus en plus celle de de Crécy (non seulement le de Crécy de Léon La Came, mais aussi celui du Bibendum Céleste), David sala poursuit cette très belle évocation du parcours d'un joueur professionnel imaginée par Jorge Zentener, l'un des plus talentueux scénaristes de la BD. Après un premier album très centré sur la relation d'amitié étrange entre deux adolescents -Don et Chubby-, nous suivons Don, seul. Et nous comprenons comment il devient un joueur professionnel, pourquoi et comment il est devenu superstitieux au point de pouvoir abandonner une femme à laquelle il tient sans l'ombre d'une hésitation. Toute sa vie va tourner autour de deux règles simples et Don ne voudra les remettre en cause sous aucun prétexte. On retrouve ici les traits de caractère de l'adolescent, exploités à l'âge adulte. Zentner a grandi avec son héros, il le suit de l'intérieur. Cela n'empêche pas cet album d'être un peu plus faible que le premier. D'abord parce qu'il s'y passe moins de choses. Ensuite parce que certaines pages sont carrément creuses, surtout celles qui représentent une année de la vie de Don par case. En soi, ce n'est pas nécessairement gênant, mais cela empêche en revanche de donner plus de place au personnage de Monna, qui tombe un peu du ciel vers la fin du livre. Dommage. Mais ne boudons pas notre plaisir. D'abord, il y a l'excellent dessin de Sala. Ensuite, il y a de très bons moments dans cette histoire. Notamment la partie relative aux frères jumeaux, les Fornasaro, qui fabriquent la meilleure crème glacée des Etats-Unis avec l'aide d'un Saint. On se croirait dans un film des frères Cohen !
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