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Les amants décapités de André BennLuc Brunschwig
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5 critiques
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Par :
Vincent
  
(31 oct. 2001)
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Un parfum de nostalgie m'envahit au moment d'écrire cette critique... Nostalgie du journal de Spirou, des aventures de Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe,etc... Le style graphique rappelle immédiatement cette époque et je l'ai beaucoup aimée. Les personnages sont super sympathiques et l'ambiance est remarquable : les planches du rêve sont supers (brrrrrr!!!!!), l'accident du train est très bien dessiné, l'ambiance mystérieuse et sombre de l'Ecosse est admirablement retranscrite avec les marais où on aimerait pas mettre les pieds une seconde, les vieux manoirs... Au niveau de l'histoire, ça tient la route. Se mélangent des aspects fantastiques et de thriller pour aboutir à quelque chose qui vous tient en haleine. Peut être même un peu trop. En effet, à la fin de cet album, on ne sait finalement pas grand chose : qui sont ces espèces de vikings qui se battent à coup d'épées en prononçant des mots incompréhensibles, que sont ces créatures qui habitent les marais, qui sont les deux femmes qui voyagent dans le train avec Mic, qu'est-il réellement arrivé aux parents de Mic, que signifie ce rêve étrange que fait Mic etc, etc... Donc beaucoup de questions !!!! Il va falloir que le deuxième album, qui apparemment sera la conclusion de ce qui s'annonce comme un two shot, soit vraiment à la hauteur. On l'attend donc avec impatience !
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Par :
Ereneril
   
(01 oct. 2001)
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Nostalgie quand tu nous tient...
Il y a quleques longues années, fidèles lecteurs de Spirou je me délectais à la lecture des avantures de Mic Mac Adam, mêlant humour et fantastique. J'emploie le mot fantastique au sens propre, retrouvant dans ces récits une ambiance à la Edgar Poe.
Ce nouvel ops est de très bonne qualité. On y retrouve tous les ingrédients qui avaient fait la qualité de ce récit. Un scéario bien monté et au mystère croissant dont on sait qu'il se cloturera dans le tome 2 (ca nous changera des séries à rallonge...). Les personnages assez caricaturaux n'en sont pas moins attachants et le dessin légèrement naif de Benn soutient tou ça.
Bref je ne suis pas très objectif mais j'ai rajeuni de 15 ou 20 ans en lisant cet album...
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Par :
Thierry Bellefroid
(30 sept. 2001)
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« Les amants décapités », tome 1 des « nouvelles aventures de Mic Mac Adam », par Luc Brunschwig et André Benn. Chez Dargaud.
Séduit par les propos tenus par Brunschwig dans une interview, André Benn s'est adressé à lui sans même avoir lu « Le pouvoir des Innocents » ou « L'esprit de Warren ». « C'est l'homme que je cherchais pour reprendre la série » avoue-t-il d'emblée. Et c'est vrai que la rencontre a porté ses fruits. Mic Mac Adam, abandonné par Desberg et Benn en 1987 après plus de trois cents pages d'aventures dans Spirou, connaît aujourd'hui davantage qu'une résurrection : une seconde naissance.
La force de Luc Brunschwig, on la connaît. A travers toutes les séries qu'il anime, on a pu découvrir deux constantes : l'épaisseur de ses personnages et sa maîtrise de la narration. Il en fait ici une nouvelle fois la preuve. Que savait-on de Mic Mac Adam, en 1987, après neuf ans d'existence ? Rien, ou presque. Le personnage était creux. Sans personnalité et presque sans passé (une vague cousine était apparue dans « La dernière chasse », une aventure de 1984 reprise dans « Les classiques du rire » consacrés à Mic Mac Adam par Dargaud en 96. Mais Phyllis, la cousine en question, s'était retrouvée assassinée au bout de... deux pages !) Brunschwig s'est donc attelé à construire un passé à son héros. Il le ramène sur les lieux de son enfance pour mieux nous plonger dans l'horreur : Mic doit identifier les corps de ses parents, disparus dix-huit ans plus tôt dans les marais d'Hillkirk. Le scénariste réussit le grand écart entre cette nouvelle approche plus psychologique et le respect du contexte de la série dans son ancienne mouture. Enquêteur de l'étrange en kilt (une sorte de Fox Mulder à l'écossaise avant la date, Mic Mac Adam ?...), Mic va se trouver confronter à un épais mystère dans lequel les différents protagonistes sont loin d'avoir tous levé leur masque. Brunschwig parvient à installer un climat de thriller à la Jean-Christophe Grangé avec corps momifiés et décapités sans pour autant sombrer dans l'horreur ou le glauque. Cela tient en partie au registre de l'émotion et de la tendresse dans lequel baigne le héros, plongé dans les souvenirs heureux et les lieux de son enfance. Cela tient aussi à la distance que Benn parvient à mettre dans son dessin. Une distance qui a toujours caractérisé la série mais qui, jadis, se doublait d'une bonne dose d'humour, aujourd'hui relégué au second plan. La noirceur de l'histoire et le trait « gros nez » de Benn se complètent admirablement pour nous faire retrouver ce qui faisait l'essence de la série, un mélange de mystère et de légèreté unique en son genre.
Que dire du dessin de Benn ? Ceux qui ont lu ses derniers albums (Woogee, chez Dargaud) retrouveront dans ce nouveau Mic Mac Adam toute l'évolution récente d'un travail devenu plus réaliste au fil des ans. Mais il est évident que Mic n'est pas Woogee pour autant. Benn s'est remis en question et il propose une fusion des genres qui lui réussit très bien. On regrettera parfois que les cases ne soient pas plus grandes, mais la profusion d'idées et la richesse du scénario ont amené les auteurs à faire le choix d'un album dense, afin de ne pas dépasser les 2X46 planches pour raconter leur histoire. A bien y regarder, on trouvera quelques ressemblances entre les personnages féminins de cette histoire et le trait de Dany, mais l'ensemble reste dans la lignée de ce que Benn a toujours fait : une ligne faussement « Marcinelle », proche d'un Wasterlain et d'un Mittéi et pourtant très personnelle. Il avoue avoir travaillé comme un fou. Ça se voit !
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Par :
greg21
  
(24 sept. 2001)
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c'est vrai qu'il y en a marre de ces albums à série. les gens preferent les "ONE SHOT" mais on ne peut pas passer à travers de Mic Mac Adam, ce héros Ecossais qui nous fait découvrir son pays comme on voudrait qu'il soit en vrai! C'est vrai que l'Ecosse est une nation "à mystere" (voir les Disney et autres") avec ses histoires de fantômes... mais là, on tombe en amour avec cet album qui parait si réel et si irréaliste en même temps.
Achetez, offrez, vous en ferez des heureux ou vous procurera beaucoup de plaisir!
je ne le dis pas souvent, mais là, vivement la suite!
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Par :
Chacalman
  
(20 sept. 2001)
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Je ne pourrais pas comparer ces « Nouvelles Aventure de Mic Mac Adam » avec celles scénarisées par Desberg, ne les ayant jamais lues. Mais rien que par l’ambiance, le ton, tout simplement l’histoire de ce premier tome mérite que l’on y prête un coup d’œil.
L’histoire en deux mots : le héros va dans son village d’origine pour retrouver la trace de ses parents disparus dans un marais. Pendant les recherches (qui vont s’avérer mouvementées) le scénariste nous retrace par petites touches l’enfance de Mac Adam : la cachette dans la cheminée, les sandwiches au concombre et au fromage de chèvre…
Brunschwig change de registre en s’attaquant à une reprise de série (àmha) de haute qualité et, même si je ne peux effectuer la comparaison avec les précédents je trouve que l’ambiance est bien restituée, le découpage tout ce qu’il y a de plus classique (mais qui est toujours efficace quelle que soit l’époque)… Seule l’introduction m’a gêné, étant un peu trop longue. En tout cas ça nous change de "« L’Esprit de Warren » ! :o)
Benn nous sert un dessin aux faux airs de Franquin mais c’est plaisant et amusant ; ce tome conserve un côté enfantin qui colle à l’esprit de l’histoire (notamment les flash-back).
Par contre les couleurs ne sont pas le point fort de cet album : certaines planches manquent de relief et des fonds de cases ou de vêtements rappellent quelquefois des séries de SF (dont « Sillage » sur laquelle travaille aussi l’équipe Color Twins). Mais finalement on referme ce premier tome content et on attendra le #2 avec intérêt.
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