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Les autres découvriront une histoire simple et honnête, une tranche de vie, celle de Frederik Peeters et de son amie Cati séropositive. Malgré la gravité du thème, Pilules Bleues se veut positif et montre que si la maladie les rapprochent de la mort, elle les rapproche également de la vie ... et c’est une belle leçon pour ceux qui ne profitent pas assez de la vie et de l’amour. Plus qu’un combat contre la maladie, c’est donc une hymne à la vie et à l’amour que le lecteur retrouve, tout en partageant la vie et les émotions du couple. Mais même si cette histoire ne m’a pas laissé indifférent, j’ai eu l’impression de ne pas la partager, de ne pas accrocher. C’est peut-être du au dessin qui ne m’a jamais plu ou l’impression de devoir suivre cette histoire à la lettre, sans recul, sans une petite place où me glisser. Juste un spectateur qui n’a pas son mot à dire ... et c’est dommage. Je crois que ce n’est pas l’histoire qui ne m’a pas accroché, mais Peeters et je suis certain que la même histoire racontée (et surtout dessinée) par Taniguchi m’aurait bouleversée. Bref, une bien belle histoire, mais vraiment pas fan de Peeters.
Je ne connaissais absolument pas Frederik Peeters, ni son éditeur Atrabile d'ailleurs, et c'est presque par hasard que j'ai lu cet album. Un volume épais, un dessin en noir et blanc doté d'une vraie personnalité à mille lieues des illustrations alléchantes destinées à dissimuler un scénario creux : de prime abord, "Pilules bleues" m'a paru séduisant. Le quatrième de couverture étant du genre silencieux, je n'avais aucune idée du thème de cette BD. Très vite, on comprend qu'il va être question d'un couple, d'amour et de vie quotidienne. L'auteur, dans la mouvance de David B, Satrapi ou Dupuy et Berbérian ("Journal d'un album"), s'engouffre dans le récit autobiographique. Comme ses illustres prédécesseurs, il le fait avec brio. Peeters a un sens peu commun de la mise en scène et sait traiter avec humour et poésie les petits riens qui font le grand tout de la vie. David B traite de la maladie de son frère dans "L'Ascension du Haut Mal". Peeters, lui, évoque le sida de sa compagne et du fils de celle-ci, issu d'une précédente union. Il ne s'agit pas de faire pleurer dans les chaumières ou de s'attaquer avec fureur au mur de l'indifférence ambiante : le propos de l'auteur est de raconter sa vie de couple dans laquelle s'immisce le virus, et il est surtout question d'amour et d'espoir, plutôt que de mort et de détresse. Les personnages sont très attachants, et les 190 pages passent à une incroyable vitesse. Que vous soyez sensible au sujet (qui ne l'est pas ?), amateur de bonnes histoires ou tout simplement curieux de découvrir un nouveau talent, il faut vous plonger dans ce très joli livre.
Les dessins sont agréables, ils aident à faire passer la pilule, justement, lorsqu'elle est un peu trop amère. Ils soulignent aussi l'autoderision de Peeters lorsqu'il s'enferme dans des scéances de questionnement un peu stériles mais nécessaires (j'aime beaucoup le recours aux animaux, entre le rhinocéros blanc et le mammouth...). Le trait sait aussi se durcir lorsque plane l'ombre de la seule véritable ennemie de cette petite tribu : la mort. Les séquences dans la maison des parents de Cati sont à ce titre très réussies. Le découpage en petits chapitres passe très bien, c'est équilibré, les flash-backs sont parfaitement intégrés. Finalement, le seul bemol qu'on peut faire à cette belle oeuvre, c'est d'être -en tant que lecteur- un peu trop tenu par la main. On est vraiment plongé dans la tête de l'auteur, on partage ses pensées les plus intimes, mais il n'y a pas de place pour le recul. Finalement, il nous montre cette belle histoire, mais on ne la partage pas. Condamnés à être spectateurs. Bah, après tout, c'est son histoire... et ca fait une bien belle bédé.
Réflexion, poésie, sensualité, légereté et lourdeur, tout y est. Au lecteur d'en tirer ce qu'il veut. mais je vous assure que vous n'en sortirez pas indifférent !
C'est certainement un exercice magistral d'humanisme, une bouffée de fraîcheur dans un sujet qui semblait tourner en rond ces dernières années. En effet, que dire encore aujourd'hui sur le sida qui n'a pas déjà été traité quinze fois et par quinze médias différents ? Frederik Peeters nous parle lui de la vie, de l'amour, d'une véritable histoire, d'une passion... On a trop "raisonné" à propos du sida, plaçant des interdits, des barrières, créant des handicapés de l'amour. Ce livre démontre que l'on peut aimer plus, mieux, plus profondément encore, en utilisant l'épreuve comme un adjuvant supplémentaire pour que l'histoire d'amour se surpasse, se transcende. Un album qui donne envie d'aimer, de laisser tomber son confortable quotidien raisonnable pour une passion sans barrières, c'est rare...
Frederik et Cati se sont croises sans vraiment se voir pendant quelques annees. Elle s’est mariee, a eu un enfant et divorce. Puis ce fut la vraie rencontre, quelques sortie, une relation serieuse qui se dessine et la revelation: Cati et son enfant sont tous 2 seropositifs. L’amour peut-il survivre malgre le virus ? Peeters nous repond sans sensiblerie ou langue de bois. Avec une grande simplicite, il nous fait partager sa vie quotidienne, son amour pour Cati, sa relation naissante avec le fils de celle-ci, ses questionnements, ses reflections, il tord le coup a quelques idees recues… L’amour de Frederik pour Cati transparait a chaque page. “Pilules Bleues” est une lecon de vie formidable.
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